- Speaker #0
Bonjour, je suis Cécile Albert, naturopathe spécialisée dans l'accompagnement de la femme, et je suis très heureuse de vous partager ces discussions entre nous. On dit qu'il faut un village pour élever un an. Je crois que si aujourd'hui beaucoup de femmes vivent la maternité comme en Rade Marrakech et Sumers, c'est notamment parce que ce village a été remplacé par une grande solitude. Dans ce podcast, c'est un peu de ce village christiste, j'y reçois des femmes, des mères qui partagent leurs bons conseils pour une maternité plus apaisée, plus joyeuse et moins isolée. Si vous souhaitez soutenir ce podcast, rien de plus simple, il suffit de lui laisser un avis 5 étoiles et un commentaire et de le partager autour d'eux. Bonne écoute !
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a un moment idéal pour devenir parent ?
- Speaker #0
C'est l'un des sujets que j'aborde avec Swan dans cet épisode. En devenant mère 21 ans, à la grande surprise de son entourage, Swan décide de répondre à un désir profond et au tamine qui est le sien, et celui de son amour. C'est armé d'une grande confiance et sans prise de tête qu'elle aborde la suite des événements. Naissance express et instinctive de son premier, postpartum sans nuages, puis une deuxième naissance à domicile inopinée. Comme quoi il n'y a pas d'âge pour se faire confiance et pour écouter ses désirs les plus profonds, ainsi que se lancer dans l'aventure. Allez c'est parti, on papote ! Bonjour Swan ! Bonjour Cécile ! Super contente ! qu'on puisse papoter ensemble. Est-ce que tu peux commencer par nous en dire un peu plus sur toi ?
- Speaker #1
Je m'appelle Swan Amber, j'ai 25 ans. Je suis mariée avec Arthur, avec qui ça fait bientôt 7 ans qu'on est ensemble. On habite dans une ferme entre Sens et Auxerre. Et ensemble, on a deux enfants. Camille qui va avoir 3 ans en décembre et Suzanne qui, elle, va avoir 1 an en décembre et on attend notre troisième pour février.
- Speaker #0
Bon, et ça va ? T'es en forme ?
- Speaker #1
Ça va, oui. Là, ça va mieux.
- Speaker #0
Ça va mieux ? Le début était un peu rude ?
- Speaker #1
Le premier trimestre, moi toujours.
- Speaker #0
Ah ouais, ma pauvre. Je compatis très grandement. Comment s'est passée pour toi la découverte de la maternité ? En te présentant, tu nous dis que tu as 25 ans et que tu es enceinte de ton troisième enfant. Donc ta découverte de la maternité, elle s'est faite particulièrement jeune, en tout cas étrangère. beaucoup plus jeune que la moyenne. Est-ce que tu peux revenir un peu sur ce début, cette découverte de la maternité, qu'on comprenne ce qui a pu te pousser à avoir envie d'un enfant à une période où la plupart d'entre nous n'en ont pas envie ? En tout cas, ne se pose pas la question. Comment ça s'est passé pour toi, cette découverte de la maternité ? Tu en étais où dans ta vie, dans ton couple ?
- Speaker #1
Alors, en fait, moi j'ai toujours voulu être mère. Ça n'a toujours été une évidence. J'ai toujours aussi voulu être mère tôt. J'avais l'intuition que je serais mère très tôt, encore plus tôt que ce qui s'est passé réellement. Quand j'ai eu 21 ans, ça faisait déjà trois ans que j'étais avec Arthur. J'ai eu une envie un peu viscérale d'avoir un enfant. Donc, j'étais étudiante en fait en école d'ingénieur. Donc, ce n'est pas forcément évident. Et il y a beaucoup de personnes qui considéraient que ce n'est pas le bon moment. Mais moi, je ne voyais pas, je ne comprenais pas pourquoi est-ce que plus tard, après les études, ce serait un meilleur moment ? Pour moi, là, j'étais en alternance, donc j'avais un salaire. Arthur aussi était payé. Enfin, on était financièrement indépendants tous les deux. Ça faisait un moment qu'on vivait ensemble. Donc je ne comprenais pas pourquoi ce serait plus simple plus tard. Moi, ce qui était important, c'était déjà... Je voulais être sûre du père qu'auraient mes enfants. Donc je voulais être certaine que ce soit la bonne personne. Et en fait, on avait déjà commencé à parler mariage avant ce projet bébé. Et... Et deuxièmement, je voulais être financièrement indépendante et stable parce que je voulais qu'on puisse subvenir aux besoins du bébé nous-mêmes sans avoir besoin de notre famille ou d'autres choses. Donc pour moi, c'était très important. Et en fait, Arthur, lui, il était plus dans un schéma classique études, mariage, bébé. Et donc c'est vrai que je l'ai un peu tanné. Enfin... On en a beaucoup discuté et je... Enfin, moi vraiment, je ne comprenais pas pourquoi ce serait plus facile plus tard. Donc c'est pour ça que j'ai eu ce désir. Et un jour, il m'a dit « Bon, allez, ok, je suis partant » . Je suis tombée enceinte pratiquement tout de suite. Ça a été très rapide.
- Speaker #0
Et donc, à ce moment-là, quand tu tombes enceinte, tu as 21 ans ?
- Speaker #1
Oui, j'ai 21 ans, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que tu n'avais pas peur de te retrouver complètement en décalage par rapport à tes amis qui étaient encore en études ou au tout début de leur vie professionnelle ? peu d'exemples de mères de ton âge. Est-ce que tu as eu des craintes comme ça avant de te lancer ?
- Speaker #1
Alors à ce moment-là, je n'y pense pas. Je ne pense pas à tout ça. Je me projette très bien avec mon bébé, mais je ne me dis pas qu'il va y avoir un si gros décalage. Oui, comme tu dis, je n'ai pas forcément les mères qui m'entourent. C'est mes tantes et ma propre mère. Et en fait, ça remonte quand même à quelques années, leurs expériences de maternité avec un nourrisson. Donc c'est vrai que je ne me pose pas cent mille questions. En fait, à ce moment-là, je sais qu'on sera tout à fait capable d'élever un enfant. Et donc en fait, ça s'arrête un peu là.
- Speaker #0
T'es assez sereine en fait. Et sinon, le fait de te retrouver après, avant d'avoir un enfant, on ne s'en rend pas forcément compte. Mais tu vois, mine de rien, 21 ans, t'es dans ta vie étudiante. Alors, tu es en alternance, donc tu bosses, tu as des contraintes, mais sinon, tu n'as quand même pas énormément de contraintes. Tu vois, tu n'as pas encore beaucoup de responsabilités, etc. Et donc, tout d'un coup, c'est quand même faire rentrer dans ta vie et dans celle de ton conjoint beaucoup de responsabilités. Et ça, ça ne t'effrayait pas ?
- Speaker #1
Non, pas du tout. En fait, j'ai été assez baignée quand même dans la maternité puisque mes tantes, en fait, elles ont eu leurs enfants quand moi, j'étais ado. Je me souviens très bien de les voir enceintes, élever leur bébé, etc. Donc en fait, ça ne me faisait absolument pas peur. Et oui, c'est vrai qu'il y a quand même la vie étudiante qui est chouette. On peut faire un peu ce qu'on veut. Mais j'avais ce besoin d'avoir un enfant. Et puis, ça ne me dérangeait pas vraiment d'arrêter de sortir, de voir des amis autant, aussi souvent que je le faisais avant.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu l'impression que c'était un gros renoncement ? à quoi que ce soit.
- Speaker #1
Non, voilà. Je n'ai pas eu du tout l'impression que c'était un renoncement et je me suis dit qu'on ferait les mêmes choses avec le bébé. Il faudra juste qu'on s'organise. Mais pour moi, ce n'était pas un renoncement. Ensuite, mes parents, en fait, ils nous ont toujours emmenés partout. Donc, je pense que j'avais aussi cette vision que les enfants n'étaient pas un frein, en fait. On était une famille, on faisait tout ensemble et c'était normal. Donc... Oui,
- Speaker #0
les enfants n'étaient pas un frein. Tu avais ça en tête, quoi.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et donc tu l'annonces à tes parents, à tes amis. C'est quoi leur réaction ?
- Speaker #1
Alors je l'annonce et ils sont tous super contents. Ils sont tous très très contents pour moi. Ils sont heureux. Pour ma mère, elle m'a toujours dit que l'arrivée d'un bébé, c'est une immense joie et c'est quelque chose de magnifique. Donc, peu importe quand ça arrive, c'est magnifique. Donc, vraiment, tout le monde est très content. C'est vrai qu'aussi, quand on l'annonce, on dit que je pense que ça, ça a mis des... Il y a certaines personnes qui ont pensé que ce n'était pas voulu du coup, parce qu'on leur a dit que c'était arrivé un peu plus tôt que prévu. Parce que c'est vrai que par rapport à nos plans initiaux, c'était plus tôt. Mais ce n'est pas pour autant que ce n'était pas désiré. Mais tout le monde le prend très bien. Après, il y a mes beaux-parents qui nous ont quand même avoué, maintenant trois ans après, qu'ils étaient un peu stressés au début de savoir si on allait continuer nos études et de comment ça allait se passer. Mais franchement, je n'ai eu que des bons retours. Tout le monde était content. En tout cas, ils ne me le disaient pas. Si ce n'était pas le cas, je n'en entendais pas parler.
- Speaker #0
Et comment se passe alors cette première grossesse ? Toi qui avais ce désir de maternité si fort, quand tu te retrouves enceinte, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Ça se passe, je suis très contente. Les trois premiers mois, je suis très fatiguée et j'ai des nausées. Donc c'est assez dur parce qu'en fait on a attendu l'écho du premier trimestre pour l'annoncer. Pendant trois mois, je me retrouve à devoir cacher ma grossesse, donc à être super fatiguée et pas très bien au travail ou en cours. et à devoir le cacher à tout le monde. Et ça, c'était assez difficile. C'était assez difficile. Mais ensuite, en fait, quand je rentrais chez moi, j'allais me coucher à 18h. Et au final, j'arrivais à récupérer. Donc, ça s'est quand même bien passé. Au reste de ma grossesse, j'étais super en forme. J'ai continué à travailler jusqu'à deux semaines avant mon accouchement. Enfin, j'étais vraiment au top. Super grossesse.
- Speaker #0
Ok, trop bien. Donc vous vous préparez joyeusement à accueillir ce premier enfant. C'était quoi le plan pour l'accouchement ? Tu avais suivi une préparation particulière ? Tu avais des envies ?
- Speaker #1
Alors moi, j'avais envie d'accoucher sans péridurale. En fait, je pense que c'était une façon de prouver que j'en étais capable. Oui. C'était pour moi aussi, j'avais envie de me sentir fière et j'avais aussi envie... Enfin je ne sais pas trop qui est-ce qui m'a poussée à faire ça, mais en tout cas je voulais accoucher sans péridural. Mais je n'étais pas fermée à la péri. Je me suis dit on va voir comment ça se passe, je n'ai jamais accouché donc je ne sais pas. Si j'y arrive tant mieux et si je n'y arrive pas, je n'en ferai pas tout un drame. Voilà, mais c'était quand même mon projet et au fond de moi je pense que j'aurais été vraiment déçue de ne pas y arriver. Et après niveau prépa, je n'ai rien fait de particulier parce qu'en fait entre les cours et... Et le travail, parce que j'avais quand même pas mal d'heures de route entre mon lieu de travail et mon lieu de cours. Donc en fait, j'avais un rythme assez soutenu, donc je n'ai fait aucune prépa. J'ai juste lu des récits de femmes qui avaient accouché sans péridurale. Et après, je me suis dit « Mon corps sait faire, on y va et on gérera le moment venu. »
- Speaker #0
Ok. Et tu prévoyais d'accoucher où ?
- Speaker #1
Je prévoyais d'accoucher… On habitait en région parisienne à l'époque. Je prévoyais d'accoucher à l'hôpital qui était à 10 minutes de chez moi. C'était plutôt confortable.
- Speaker #0
D'accord. Et alors, comment se passe ce premier accouchement ?
- Speaker #1
Comment ça se passe ? Mon terme était prévu le 12 décembre et il ne se passe rien. Il ne s'est rien passé une seule journée. J'étais désespérée. Après, je m'en doutais un peu parce que ma mère a accouché après-terme pour chacune d'entre nous. On est 4 nuits. Donc, je me suis dit que j'attends, j'attends. Je suis désespérée. Et en fait, il faut savoir que c'était la semaine d'examen. Enfin, ma semaine d'examen. Mais vu que moi, j'étais enceinte jusqu'au cou, ils m'avaient dit « Restez chez vous » . Parce qu'en fait, mon école, elle était quand même à 3h30 de route de là où on habitait. Et j'y allais toutes les deux semaines, en fait. Donc là, ils m'ont dit « Reste chez toi, couche tranquillement. Tu rattraperas les exams un autre moment » . Ils étaient aussi la semaine d'exam d'Arthur.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
nickel. Donc lui, il avait examen tous les jours, sauf le mardi. Et moi, mon terme, c'était le lundi. Et en fait, j'ai accouché dans la nuit du lundi au mardi. Donc coup de vol, je pense qu'en fait, c'est mon cerveau qui a fait ça à ce moment-là.
- Speaker #0
Il y avait un créneau.
- Speaker #1
Et en fait, l'accouchement s'est hyper bien passé. J'ai commencé à avoir des contractions vers 3h du matin. Vu que c'était mon premier accouchement, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. les contractions me faisaient très mal et elles étaient déjà rapprochées toutes les cinq minutes. Donc, déjà, je prends un space-fond, je me dis ça va passer. C'est pas du tout passé. Et donc, je commence à compter les contractions avec mon appli et l'appli me dit « allez à l'hôpital » . Donc moi, je rigole, je me dis mais ça fait une demi-heure que j'ai des contractions, je ne vais pas aller à l'hôpital. Je reste chez moi, au bout de deux heures de contraction, j'ai vraiment mal et je dis à mon mari « allez, on part en fait » . On s'en va, fait les bagages, je m'en fiche, je veux la périr. Là, je ne suis pas bien. Lui, il se dit qu'elle ne va pas réussir à tenir si on part tout de suite. Elle va arriver à la maternité, ils vont lui faire un monito. Ça ne va pas le faire, j'essaye de jouer la montre. Donc, il a vraiment pris tout son temps pour préparer les bagages. Et en fait, au final, il a mis une heure à faire tout ça. Donc, on est arrivé à la maternité. Il était 6h, 6h, 6h15. Donc, ça faisait un peu plus de 3 heures que j'avais des contractions. Et en fait, j'étais déjà à dilatation complète. Donc ils m'ont dit, let's go, poussez si vous avez envie. Et en fait, après, mon bébé est né à 6h58. T'es arrivée à la maternité vers 3h ? J'ai commencé à avoir des contractions vers 3h et je suis arrivée à la maternité à 6h-6h15.
- Speaker #0
Et t'as plus d'une demi-heure après quoi.
- Speaker #1
C'est ça, oui.
- Speaker #0
Hallucinant. Et donc, en arrivant, petit à petit, tu ressens l'envie de pousser et tu pousses et il sort quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Il sort et donc au final, entre la première contraction et son arrivée, il y aura eu 4 heures.
- Speaker #0
Hallucinant.
- Speaker #1
Donc super rapide pour un premier.
- Speaker #0
Hyper rapide pour un premier. Et hyper rapide mais du coup, toi tu réalises un peu ce qui se passe ou pas ? Parce qu'à l'inverse, quand c'est rapide comme ça pour un premier, si on s'attend à ce que ce soit un peu plus classique et un peu plus long, ça peut être presque un peu choquant que ça se fasse si rapidement. Tu le vis comment toi ?
- Speaker #1
En fait, je le vis plutôt bien parce que quand j'arrive à la maternité et qu'ils me disent que je suis à dilatation complète, Je me dis : "Ouf, c'est bientôt fini quoi ! " J'étais pas en position gynécologique quand il est sorti. Donc elles m'ont remis en position gynécologique placenta etc d'accord et donc en fait mon bébé n'était pas sur moi pendant ce temps là il était avec mon mari et en fait je pense que j'ai c'est ce moment là qui est un peu flou dans ma tête par en fait c'est une fois qu'il était sûr moi que j'ai réalisé qu'ils étaient vraiment sorti je me souviens même que j'ai eu quelques points j'ai eu deux trois points assez superficiel et bon j'avais pas de péridurale du coup ils m'ont mis un petit petit anesthésiant clairement on sent tout Et elle me disait ça va, je vous fais pas trop mal. Et je leur disais mon bébé est sur moi, tout va bien.
- Speaker #0
Tu planais un peu quoi ?
- Speaker #1
Ouais c'est ça, une fois qu'il était sur moi, tout allait bien.
- Speaker #0
Bah ouais et puis toi qui avais ce désir de maternité si forte, voilà avec un petit bout de chou dans les bras quoi.
- Speaker #1
Ouais c'est ça et j'étais assez fière d'avoir réussi à le sortir comme ça.
- Speaker #0
Ah ouais je comprends. Et comment se passe... Comment se passe la découverte de cette nouvelle vie, de cette vie à trois ? Comment se passent les premiers jours et les premiers temps du postpartum ?
- Speaker #1
Ça se passe très bien. En fait, au début, on est très entourés parce que c'est la période de Noël. Donc ça a été un peu fatigant parce que du coup, il a fallu... On avait beaucoup de monde directement après la sortie. Mais c'était quand même super d'avoir un coup de main et de ne pas avoir à gérer tout, la gestion des repas, etc.
- Speaker #0
Oui, tu m'étonnes. Bien sûr.
- Speaker #1
Donc ça se passe bien. Après moi, j'ai eu besoin de quelques mois quand même pour me sentir vraiment mère. Au début, c'était un peu difficile pour moi. J'avais l'impression d'être un peu comme une nounou. Je m'occupais très bien de mon fils, mais j'avais du mal à me dire que j'étais sa maman. J'avais du mal à me dire qu'il me regardait comme moi je regarde ma mère. Donc j'ai eu besoin d'un petit moment... Ce n'est pas pour autant que je ne l'aimais pas, mais c'est juste que j'ai eu besoin d'un moment pour me sentir vraiment mère. Et après, c'était vraiment très beau. Nous, on n'a pas eu de gros soucis. Ça s'est fait assez naturellement en fait.
- Speaker #0
Et donc toi, tu accouches alors que tu es en alternance. Quel est le plan du coup pour la suite ? Tu dois terminer ton alternance ou tu l'as terminée ? Tu dois chercher du boulot ?
- Speaker #1
Du coup, il me reste encore un an et demi quand même. Donc j'ai eu beaucoup de chance parce que j'ai accouché juste avant le départ des stages à l'étranger, de toute la promo. Donc tout le monde partait à l'étranger, moi je restais en France avec mon bébé. Et après, à la fin de ces trois mois de stage à l'étranger, tout le monde retournait en entreprise et puis après on reprenait le rythme d'alternance normal. Et donc j'ai continué mes études comme si de rien n'était. Il y a juste eu cette partie où j'ai été en congé maternité, et en fait, j'ai fait le stage à l'étranger plus tard dans mon cursus. Et donc au final, j'ai continué comme ça jusqu'au diplôme.
- Speaker #0
Ok. Et donc il était gardé comment votre petit ?
- Speaker #1
Il était gardé quand j'étais en alternance. Donc quand j'étais en entreprise, c'est ma maman qui le gardait, parce qu'on n'habite pas si loin. Et par contre, quand j'étais en... Donc en fait, on est dans le 91 quand je travaille. Par contre, quand je suis à l'école, on est en Haute-Marne, dans le 52. Donc là, il y a trois heures et demie de route. Et donc là, il est gardé chez l'assistante maternelle. En fait, ce qui s'est très bien fait, c'est qu'à partir du moment où Camille était née et que mon congé de maternité était terminé, Arthur, lui, il était en période de révision de la grègue. Il passait la grègue cette année-là. Donc il avait quand même pas mal travaillé. Mais il avait beaucoup moins de cours Donc en fait, il m'a accompagnée pratiquement tout le temps en Haute-Marne.
- Speaker #0
Oui, génial. Donc vous n'avez quasiment pas dû être séparées.
- Speaker #1
Je crois qu'on a été séparées que quatre jours, deux fois quatre jours.
- Speaker #0
Les choses se goupillent bien. Donc vous prenez le rythme un peu de cette nouvelle vie à trois. Vous apprivoisez votre rôle de parent. Toi, ça prend un peu de temps, mais petit à petit, tu... Tu trouves ta place en tant que maman. Comment est venu le désir d'un deuxième enfant ?
- Speaker #1
Alors moi, dès que j'accouche, je veux un deuxième enfant.
- Speaker #0
C'est venu très vite.
- Speaker #1
Je me souviens être dans la salle, enfin d'être à la maternité et de dire à mon mari, on recommence. Enfin, je voulais vraiment enchaîner. Mais il y avait cette histoire d'études. Je devais terminer mes études. Et en fait, là, ça se goupillait bien. Et puis, Et si j'accouchais encore une fois pendant mon cursus, là ça allait se compliquer. Donc en fait le plan c'était que j'accouche, je terminais en juillet 2024 et donc le plan c'était d'accoucher après juillet 2024. Donc il fallait qu'on fasse gaffe avant ça. Et en fait, au final, je tombe enceinte en novembre 2023. Donc accouchement prévu en août 2024. Donc parfait, sauf que je fais une fausse couche. Ça m'a permis de rencontrer... J'ai intégré un groupe d'autres femmes qui avaient fait une fausse couche. Et en fait, on est très soudées, on se parle presque tous les jours. Et donc en fait, ça m'a beaucoup aidée et ça a un peu changé la donne pour mon deuxième postpartum. parce que c'est vrai que je me sentais un peu seule pour le premier et pour le deuxième pas du tout et je pense que ça a joué un grand rôle incroyable, c'est génial d'avoir pu trouver ce soutien pour traverser la fausse couche c'était vraiment très très bien et après donc en fait je suis retombée enceinte en mars 2024 donc voilà et donc accouchement prévu en décembre décembre 2024 donc là bien après la fin de mes études donc Donc, tout était OK.
- Speaker #0
Et donc là, dans l'idée, c'était après la fin de tes études. Mais du coup, là, dans l'idée, tu cherchais du boulot après tes études ou comment tu t'organisais ?
- Speaker #1
Alors là, en fait, l'idée, c'était qu'Arthur, lui, en septembre, il devait prendre son premier poste de prof. Et donc, on ne savait pas où en France.
- Speaker #0
Ah oui, bien sûr.
- Speaker #1
Donc, en fait, moi, je ne pouvais pas chercher de travail avant cette demande.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Ensuite... En septembre, j'aurais été enceinte jusqu'au cou. Donc pour trouver du boulot, ça allait être compliqué. Et moi, je voulais prendre au moins six mois de pause avant de reprendre pour être six mois avec mon bébé. Donc en fait, le plan, c'était moi, je ne cherche pas de travail. Je reste à la maison et je garde Camille qui lui, en fait, va avoir deux ans.
- Speaker #0
Oui, OK. Donc vous avez fait ce choix-là que toi, tu mettes pour l'instant entre parenthèses. la vie pro et que tu puisses garder votre enfant et puis, accessoirement, mener à terme cette grossesse. Et ensuite, prendre un peu de temps avec votre deuxième bébé. Ok. Et ta grossesse se passe bien ? T'es pas trop stressée du fait de l'expérience de la fausse couche ?
- Speaker #1
Si, les trois premiers mois déjà, j'ai des nausées plus fortes que pour le premier. Ça dure plus longtemps. Je suis très stressée. En fait, j'attends qu'une chose, c'est la théâtre. C'est qu'on me dise, à la fin du premier trimestre, c'est bon, tout va bien. Donc je suis assez stressée, mais en même temps, j'essaie de ne pas trop y penser en me disant qu'en fait, on ne peut rien y faire et qu'il faut y croire pour ce bébé. Donc c'est un peu...
- Speaker #0
Pas facile.
- Speaker #1
Ce n'est pas facile. Et en plus, en fait, je suis très fatiguée et je garde Camille. Et en fait, j'ai encore six mois d'études parce qu'au tout début de ma grossesse, je suis encore étudiante. Donc, j'ai mes partiels à passer, mes derniers partiels. Donc, il faut que j'assure. Quand je ne suis pas à l'école, je garde Camille. Donc, c'est assez fatigant, mais ça le fait. Et nous, on arrive toujours à passer les étapes avec de l'organisation. Donc, ça passe et après, par-dessus...
- Speaker #0
Ça ne vous ébranle pas plus que ça. C'est dense, c'est un peu sportif, mais vous restez soudés et ça ne vous ébranle pas plus que ça, quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Et après, passé le premier trimestre, je suis en forme comme pour le premier. Tout va très bien.
- Speaker #0
Trop bien. Donc la grossesse se passe bien. C'est quoi ton projet cette fois-ci pour l'accouchement ? Parce que donc, premier accouchement rapide, physiologique comme tu souhaitais. Là, pour le deuxième, c'est quoi le plan ?
- Speaker #1
Alors là, le plan, je me renseigne beaucoup plus sur l'accouchement physio. Parce qu'en fait, ce n'est quand même pas la même chose sans péril et complètement physio. Donc, je me renseigne vraiment à fond. Oui, absolument. j'ai envie d'accoucher à la maison. Je veux accoucher à la maison, mais à ce moment-là, on habite à trois et dans l'aube, c'est la maternité ou rien. Il n'y a pas de maison de naissance, il n'y a pas de plateau technique et il n'y a pas de sage-femme qui accompagne le domicile. Pour plein de raisons, je dis que je laisse tomber mon projet et j'irai à la maternité, mais j'espère quand même, secrètement, que j'accoucherai à la maison trop rapidement.
- Speaker #0
Tu as quand même un peu en tête ce plan-là ?
- Speaker #1
C'est ça, j'ai quand même un peu en tête ce temps-là.
- Speaker #0
Mais il peut te comprendre au vu de la rapidité de ton premier accouchement.
- Speaker #1
Voilà, je prie beaucoup pour ça, je me visualise beaucoup accouchée chez moi. Mais d'un autre côté, je ne veux pas trop me focaliser là-dessus parce que je ne veux pas être déçue et le plan, c'est quand même d'aller à la maths.
- Speaker #0
Comme tu le dis, effectivement, c'est important de distinguer un accouchement physio et un accouchement sans péril. En fait, l'accouchement dit physiologique, c'est vraiment l'accouchement qui... respecte le mieux possible, qui respecte la physiologie de l'accouchement et qui ne vient pas perturber tout le processus naturel de l'accouchement. Et on peut totalement perturber le processus naturel de l'accouchement de plein de manières et pourtant ne pas avoir de péridurale. Effectivement, c'est deux choses différentes. Par ailleurs, le fait d'avoir une péridurale ne veut pas forcément dire qu'on lâche complètement le respect de la physiologie. Enfin, tu vois, ce n'est pas parce que paf, tu as une péridurale que bon, ok, on laisse tomber toute la physiologie et on n'essaie pas de favoriser le plus possible les bonnes sécritions hormonales, etc. Donc, tu as raison de faire cette distinction. Donc, toi, tu visualises ça. Tu te fais accompagner par une sage-femme pendant ta grossesse ?
- Speaker #1
Je me fais accompagner par une sage-femme. D'ailleurs, je change trois fois de sage-femme pendant ma grossesse parce qu'on a déménagé. J'ai changé plusieurs fois de sage-femme et je me dis que j'ai déjà accouché une fois, donc je n'ai pas besoin forcément de préparation. Je veux juste aller chez la sage-femme pour qu'elle checke que tout est OK, qu'elle me fasse les échos. Et ensuite, je vais me débrouiller le jour J. Par contre, à chaque fois que je croise une sage-femme, elle me dit « Méfiez-vous, c'est allé très vite pour le premier. Là, vous habitez à plus d'une demi-heure de la maternité. Achetez une bâche. » Voilà, donc elle me dit quand même « Achetez une bâche, mettez-la dans votre voiture. Comme ça, si vous perdez les os dans la voiture, elle ne sera pas ruinée. »
- Speaker #0
Et donc, le jour où j'y arrive, comment il se déclenche cet écouchement ?
- Speaker #1
Encore une fois, mon terme est prévu le 4. Il ne se passe absolument rien.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Donc là, je suis désespérée. Franchement,
- Speaker #0
j'en ai marre.
- Speaker #1
Pourtant, tu le sais. Je sais, mais là, j'attends encore plus que le premier parce que je commence à souffrir du manque de mobilité. J'ai plus de mal à porter mon fils. Il veut que je le tire sur son tracteur. C'est difficile pour moi. Donc là, j'ai envie que le bébé sorte. En fait, l'accouchement est prévu pour le mercredi. Ma maman est à la maison depuis lundi pour justement pouvoir garder Camille quand on irait à la maternité. Donc le mercredi, il ne se passe rien. Je me réveille jeudi matin, il ne se passe rien. À 7h45, j'écris un message sur mon groupe de fausses couches pour leur dire... Il ne se passe toujours rien, ce bébé va s'appeler Désirée et j'en ai marre. » Donc elle rigole. Et en fait, je commence à avoir des contractions à 8h30.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc 8h30, je commence à avoir des contractions. En fait, on était tous dans le lit en train de faire la grasse mat. Donc moi, je me lève, je m'habille. Et là, je commence à sentir que j'avais eu des petits épisodes de fausses... Enfin de contractions, mais pas de travail avant. Et donc je me dis « Là, c'est un peu différent, mais j'attends de voir. » Donc j'attends de voir, il est 8h30, je m'habille. À 8h45, je commence à avoir quand même assez mal, mais je mange un petit peu, je me dis si c'est pour aujourd'hui, comme ça j'aurai quelque chose dans le ventre. Et à 9h, là je dis à mon mari, appelle tes collègues, tu ne tireras pas cet après-midi en cours, dis à tes élèves que tu reportes le cours parce que je pense que c'est pour aujourd'hui. Donc ça commence comme ça, là il est 9h, à 9h15... J'écris un message sur mon groupe et je leur dis c'est pour aujourd'hui. En fait, revirement de situation, je perds les os dans la foulée et à 9h30, le bébé sort. Donc là, c'est à 8h.
- Speaker #0
C'est-à-dire que première contraction à quelle heure ?
- Speaker #1
8h30.
- Speaker #0
Première contraction à 8h30 et contraction très, très forte ou pas ?
- Speaker #1
Au début, ce n'était pas très fort. En fait, je pense que les contractions fortes, elles ont vraiment duré une demi-heure, de 9h à 9h30.
- Speaker #0
Hallucinant. Donc tu te réveilles, tu as une contraction, petit à petit elle s'accélère, tu perds les os et un quart d'heure plus tard, ton bébé est dans tes bras.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Et entre temps, en fait, il faut savoir que j'avais mal, donc je n'avais pas envie qu'on m'embête. Il y avait mon fils qui était là, il voulait que je jouais avec lui. Je ne sais plus trop ce qu'il voulait, donc je le donne à un placement juste pour que tu... Alors moi, j'ai mal. Tu le gères. Je dis à mon mari, va prendre un petit déj, tu finis les bagages, on se casse. Moi, je me mets dans la chambre et je lui dis laisse-moi tranquille, j'ai mal. Laisse-moi, il faut que je gère mes contractions tranquillement.
- Speaker #0
Tu voulais être dans ta bulle. T'avais besoin de sa bulle tranquille.
- Speaker #1
Et en fait, mon bébé sort et tout le monde débarque parce qu'il l'entend pleurer. Ils hallucinent ? Oui, c'est ça. Ils se disent mais attends, il est déjà sorti là ?
- Speaker #0
Ils sont un peu... Oui, ils sont hallucinés, c'est ça.
- Speaker #1
Ils sont complètement sonnés, quoi. Ils doivent halluciner.
- Speaker #0
Tout le monde rigole. Mon mari, il dit, je le savais, quand t'as perdu les os, je le savais. Il avait même mis une serviette sur le lit. Moi, j'étais en bas du lit. Et il en avait mis une pour quand le bébé serait sorti, pour qu'on puisse le sécher. Donc, en fait, lui, il avait compris.
- Speaker #1
Et toi, qu'est-ce que tu te dis, là ? Quand t'as ton bébé dans les bras et que ça fait même pas une heure ? que tu ressens vraiment des contractions fortes, tu te dis quoi ? Tu réalises ce qui vient de se passer ? Tu es trop contente ou tu ne réalises pas ? Ou il y a eu un peu de panique ? C'est quoi un peu tes impressions, tes sensations ?
- Speaker #0
Il n'y a pas eu de panique. En fait, quand j'ai commencé à sentir que là, c'était le moment que je sentais le fameux cercle de feu, je me suis dit, ok, c'est tout pour tout de suite. Je ne m'y attendais pas forcément. Mais il faut juste que je récupère ce bébé, que je ne le laisse pas tomber par terre quand même. Tu t'es mise comment du coup pour le récupérer ? En fait, j'étais debout, donc je l'ai attrapé entre mes jambes et je l'ai mis sur moi.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Ça, ça s'est fait très naturellement. J'avoue que c'était un peu ma hantise avant quand je disais ce que j'avais lu beaucoup d'accouchements à domicile. Et j'avais peur de ne pas réussir à récupérer mon bébé. Et en fait, non. Ça s'est fait facilement. C'est instinctif.
- Speaker #1
Et là,
- Speaker #0
je rigole un peu. Dans ma tête, je me dis, mais personne n'attend. C'est un film. Le truc, c'est comme dans les films, quand ils coupent des scènes. Je me dis, c'est exactement ça.
- Speaker #1
C'est-à-dire qu'il te laisse, il va se couler un café et il revient avec son café chaud, le bébé est né. C'est un peu ça qui s'est passé. Et tout de suite, toi, tu es super contente de cet accouchement ?
- Speaker #0
Ah oui, moi, je suis tout de suite super contente. Je me dis, c'est génial. On a un échange de regards avec mon bébé. Et là, je me dis, je suis trop contente. Mon aîné, du coup, il a un an. Non, il a deux ans, pardon.
- Speaker #1
Il a deux ans, oui.
- Speaker #0
Il a deux ans et en fait, lui, il dit, le bébé est sorti. Voilà, c'est ça. Il est trop content parce qu'après, il y a les pompiers qui arrivent.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Donc, il voit le camion aux pompiers, il est trop content.
- Speaker #1
Parce que du coup, vous n'aviez pas de sage-femme qui pouvait venir à domicile après ? faire une visite post-naissance ou quoi que ce soit ?
- Speaker #0
Non, en fait, on n'avait personne. On n'avait pas trop réfléchi à ce plan non plus.
- Speaker #1
Donc, en fait,
- Speaker #0
une fois que ma fille est sortie, on a appelé tout de suite le SAMU. J'ai dit à mon mari, appelle-les et tu leur dis que c'est fini, que j'ai accouché. Et donc, en fait, ils sont venus une demi-heure après. Ils ont mis à peu près une demi-heure, peut-être un peu plus à venir. Ils ont vérifié que tout aille bien et après, ils nous ont transféré à la maternité.
- Speaker #1
Ok. Sachant que toi, ta délivrance, la sortie du placenta, c'était faite dans la foulée de la naissance ?
- Speaker #0
Non, en fait, alors là, c'est la partie où je ne savais pas trop gérer la délivrance. Parce que quand j'étais à la maternité pour mon premier, j'ai eu une délivrance, je ne sais plus trop comment ils appellent ça, dirigée, je crois. Et donc en fait, si tu injectes de l'ocytocine à la sortie du bébé, le placenta sort dans la foulée et tu n'as rien à faire. Et donc là, je m'étais beaucoup renseignée. Donc je savais que c'était normal s'il restait un peu longtemps, etc. Mais par contre, en fait, je ne savais pas comment il fallait le pousser. Et à quel moment il fallait le pousser. Et donc en fait, c'est quand je suis arrivée à la maternité qu'ils m'ont dit qu'il était déjà décollé. En fait, il faut juste que vous poussiez en dehors.
- Speaker #1
Je te pose la question de savoir si vous aviez une sage-femme dans le coin. parce que Effectivement, dans l'absolu, une fois que le bébé est né, si tu as une sage-femme, avec le placenta éventuellement est sorti, si tu as une sage-femme qui vient vérifier que tout va bien, en soi, tu n'as plus grand-chose à faire à l'hôpital. Je me dis, pour des personnes qui nous écoutent et qui savent que ça pourrait leur arriver, si tu as le contact d'une... Tu es une sage-femme libérale qui peut venir assez rapidement vérifier que tout va bien. Ça t'évite un déplacement à l'hôpital, quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Moi, j'ai été assez frustrée, en fait, de rester trois jours à la maternité alors que j'étais trop riche à la maison.
- Speaker #1
Mais pourquoi tu es restée trois jours ?
- Speaker #0
En fait, ma fille, elle a été placée en protocole infectieux vu que l'accouchement s'est fait à domicile. Et donc, ils nous ont surveillés pendant trois jours.
- Speaker #1
Attends, ils l'ont placée en protocole infectieux parce qu'elle est née à domicile ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ils ont dit, vu que ce n'est pas stérile, etc., on ne sait jamais. On est resté trois jours, ils ont pris sa temps. La température, je ne sais plus combien. Il checkait sa température. Et au final, on est sortis et tout allait très bien.
- Speaker #1
Ok. C'est vraiment lunaire. Et c'est vraiment ne pas tenir compte, ne pas être au fait de ce qu'est la réalité de l'accouchement à la maison. Mais c'est comme ça. Ok. Donc, un peu longuet, mais vous voulez de retour à la maison. Et comment se passe ce deuxième postpartum ?
- Speaker #0
Alors là, ça se passe vraiment différemment. parce qu'en fait, quand on a déjà un aîné, c'est vraiment pas pareil.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Donc, en fait, moi, je trouve que c'est beaucoup plus facile. Déjà, les suites de couches immédiates se font, mais déjà, j'ai pas de point de suture, j'ai rien du tout parce qu'elle est sortie... En fait, elle est sortie comme une lettre à la poste, quoi. Donc, vraiment, ça se passe très, très bien. tout va bien et je me sens beaucoup moins isolée parce que, justement, j'ai ce groupe-là avec lequel j'échange beaucoup. Et j'ai aussi... Entre-temps, en fait, je me suis aussi fait d'autres amis-mamans. Puis, je ne doute pas de mon rôle ni rien. Vraiment, là, c'est très fluide et tout se fait très bien. C'est serein,
- Speaker #1
quoi. Génial. Donc, vous trouvez votre rythme comme ça, tous les quatre, et ça se fait assez paisiblement, quoi.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Trop bien. Et donc là, te voilà enceinte de votre troisième petit chou. C'est quoi le plan pour l'accouchement, du coup ?
- Speaker #0
Alors là, le plan, c'est l'accouchement à domicile. Parce qu'une fois qu'on y a goûté, je pense que c'est difficile de faire marcher.
- Speaker #1
Surtout quand on y a goûté avec autant de simplicité que toi. Je ne dis pas simplicité dans le sens où tout était facile, mais dans le sens où ça s'est vraiment passé de manière très fluide.
- Speaker #0
Voilà, donc en fait, là, on a déménagé. Donc là où on est dans Lyon, il y a possibilité de se faire suivre par une sage-femme qui propose l'accouchement à domicile.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
Donc c'est le plan. Après, elle m'a quand même prévenu qu'elle n'aurait peut-être pas le temps d'arriver au vu de la rapidité de mes précédents accouchements. Mais qu'elle serait là pour vérifier le placenta, que tout le monde va bien.
- Speaker #1
Pour t'éviter l'aller-retour à l'hôpital, quoi.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'est ça.
- Speaker #1
elle peut venir vérifier que le bébé va bien que la délibérance s'est bien passée que le placenta est complet génial donc c'est ça le plan on a vraiment hâte et j'espère que ça se passera comme ça et si ça se passe pas comme ça c'est
- Speaker #0
pas grave t'es consciente,
- Speaker #1
t'es sereine mais on accueille des choses comme elles viennent aussi trop bien je compte sur toi pour me tenir au courant Tu me diras comment s'est passé cet accouchement, s'il a pu avoir lieu à domicile, s'il a duré un peu plus que le temps de se faire couler un café ou pas. Je compte sur toi pour me tenir au courant. Pour terminer, je vais te poser les questions un peu plus brèves. Est-ce qu'il y a un livre qui t'a inspirée en particulier pendant ton parcours de maternité ?
- Speaker #0
En fait, il y a deux livres qui m'ont beaucoup inspirée et qui ont motivé mes projets d'accouchement physio. C'est « J'accouche bientôt, que faire de la douleur ? » qui explique très bien tout le processus de l'accouchement. Donc moi qui suis un peu logique, c'est parfait. Et après, c'est « C'est mon accouchement » qui est super, vraiment super.
- Speaker #1
Le livre de Floriane ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Oui, il est canon. J'ai reçu Floriane dans le podcast. C'était un superbe échange. C'est vrai que son livre est pépite.
- Speaker #0
Son livre est génial et je trouve qu'il y a énormément d'infos pour les personnes qui veulent accoucher à domicile. Et je pense que c'est aussi grâce à ce livre-là que j'étais aussi sereine et que ça ne m'a posé aucun problème d'accoucher chez moi.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a une figure maternelle qui t'inspire en particulier ?
- Speaker #0
Je dirais qu'il n'y a pas forcément une figure en particulier qui m'inspire. Mais c'est vrai que je me suis beaucoup basée sur l'expérience de ma maman qui s'est vraiment dévouée pour nous élever toutes les quatre. Et que j'admire quand même beaucoup pour tout ce qu'elle a fait pour nous. Et puis après, il y a toutes mes tantes. On échange vraiment beaucoup et assez régulièrement autour de nos maternités respectives. Et je trouve que c'est vraiment précieux.
- Speaker #1
C'est beau d'avoir des... Plein de figures maternelles comme ça dans son entourage proche et familial. Quel est ton plat chouchou en postpartum ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai accouché en hiver à chaque fois. Donc j'aime bien les plats du genre une petite raclette, une bonne tartiflette. Ça, ça me remonte toujours le moral.
- Speaker #1
Ça, ça te remonte le moral ? Dans le creux de l'hiver, une nuit un peu difficile, une tartiflette et ça repart.
- Speaker #0
Surtout, en plus, après neuf mois à ne pas manger de la charcuterie, je me rattrape.
- Speaker #1
Quelle a été pour toi la plus grande difficulté de ton parcours de maternité ?
- Speaker #0
Alors, je dirais qu'il y a eu la solitude pour mon premier postpartum, que j'ai quand même bien vécu, mais je trouve qu'on n'est pas assez entouré. On n'est pas assez entouré, voilà. Et après, j'ai eu aussi une phase un peu plus compliquée cet été, quand on a déménagé, puisque j'étais... À la fin de mon premier trimestre, j'étais vraiment KO. Il y avait les deux petits à gérer. Et c'est vrai que c'était assez sportif. Et là, pour le coup, j'ai un peu accusé le coup. Pourtant, d'habitude, ça ne nous ébranle pas plus que ça. Mais là, vraiment, c'était difficile. Mais en fait, au final, on communiquait énormément avec mon mari. Donc, on a fait équipe et c'est passé. Mais c'est vrai que c'était dur.
- Speaker #1
Tu dirais que face à cette difficulté, le fait de faire équipe en couple a été une des... une des ressources principales. Oui,
- Speaker #0
je pense. Nous, on a toujours fait équipe. Et justement, ça allait un peu moins bien parce que je trouve qu'on faisait moins bien équipe. Donc, on a pris le temps de discuter, de mettre les choses à plat. Et après, on est ressortis plus fort. Et là, oui, on faisait vraiment équipe. Et donc, quand on fait équipe, tout va.
- Speaker #1
Et pour terminer, est-ce que tu aurais une pépite ? à nous partager dans ton parcours de maternité ? Tu sais, le genre de souvenir que tu peux te repasser en boucle ?
- Speaker #0
Mon deuxième accouchement. Vraiment, la rencontre de mon fils avec ma fille. D'ailleurs, en plus, on s'est trompé dans le sexe de ma fille à la naissance.
- Speaker #1
C'est-à-dire ?
- Speaker #0
En fait, on n'avait pas demandé à savoir. On voulait que ce soit la surprise à l'accouchement. Sauf que dans l'émotion, moi, on m'avait tellement dit que j'allais avoir un deuxième garçon. qu'il fallait que je vérifie ça. Donc, j'ai dit à tout le monde, c'est un garçon. Alors que pas du tout. Donc, c'est un moment drôle, ça.
- Speaker #1
Bon, écoute, merci beaucoup, Swan, pour ce partage. Et puis, bonne continuation avec tes petits choux et puis avec ce deuxième accouchement qui se profile, que je te souhaite aussi merveilleux que celui que tu as vécu là. et puis à très vite ! Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous et à lui laisser 5 étoiles et un commentaire. Je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour une nouvelle discussion entre mères.