- Speaker #0
Bienvenue sur Entre nous, le podcast des histoires qui nous relient. Ici, les liens nous parlent, les rencontres nous déplacent, les histoires nous bouleversent. On écoute les parcours de vie, les trajectoires croisées, les liens et ce qu'ils font naître en nous. Chaque invité ouvre une fenêtre sur son univers et sur les rencontres qui l'ont porté jusqu'ici, puis nous amène vers une personne qui l'inspire, déroulant une chaîne de témoignages unique, vibrant et profondément humain. Tu viens avec nous ?
- Speaker #1
Caroline, je ne sais pas si elle se rend compte à quel point, elle le sait, je l'ai déjà dit, mais elle est tout, elle est forte, elle est douce, elle est entreprenante, elle écoute, elle est inspirante, elle est inspirée, elle a du goût, elle porte les autres. Elle aide les autres, elle révèle, et d'ailleurs elle m'a beaucoup aidée pour ça aussi, elle révèle les femmes. Et elle le fait d'une manière ultra douce et ultra appropriée pour qu'on arrive à se sentir bien et à prendre confiance en fait. Et elle a cette manière d'accompagner les femmes pour qu'elles puissent être comme elles ont envie d'être, qui est vraiment très propre à sa personnalité. Elle nous emmène et en même temps, elle arrive à se laisser embarquer dans des univers, tout en restant discrète et en laissant la place aux gens qu'elle photographie, mais en même temps en captant exactement ce qui se passe chez les gens qu'elle photographie. Et c'est assez fou. Et je pense qu'aujourd'hui, les gens lui font confiance parce que les gens apprennent. C'est comme de la thérapie. Elle a vraiment un regard, je pense, thérapeutique sur les femmes.
- Speaker #0
Bonjour Caroline.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
On vient d'entendre Émilie. l'invité de l'épisode 2, parle-nous de toi ça te fait quoi ?
- Speaker #1
j'ai une petite boule dans la gorge c'est très beau ce qu'elle a dit j'accueille tout ce qu'elle me dit ça me touche beaucoup et puis je me dis si je fais du bien aux gens aux femmes mais aux gens tant mieux et ouais ... Je suis quand même fière.
- Speaker #0
Ah, bien.
- Speaker #1
Je suis fière, oui.
- Speaker #0
T'as accueilli et t'es fière, c'est vrai. Oui. Ok. Donc, tu es photographe, Émilie l'a dit, mais tu n'as pas toujours fait ça. Dis-moi ce que tu faisais avant d'être photographe.
- Speaker #1
Alors, j'ai eu plusieurs vies avant d'être photographe. J'ai travaillé dans les ressources humaines à Luxembourg pendant, on va dire, peut-être une dizaine... plus ou moins une dizaine d'années. Et même avant ça, mais c'est vrai que je ne le dis pas à chaque fois, parce qu'il y a très longtemps, je travaillais dans le milieu commercial, j'étais dans la formation professionnelle. Donc je vendais des formations professionnelles, donc de l'anglais, de l'espagnol, etc. dans les entreprises, pour qu'ils soient formés. Donc j'ai eu cette casquette de conseillère en formation commerciale, et ensuite j'ai repris mes études en 2007. pour faire des ressources humaines. Et ensuite, de 2007 à, on va dire, 2015-16, je n'ai plus les dates exactes en tête, j'étais RH. Et puis ensuite, au fur et à mesure, je suis passée photographe.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a fait que tu as arrêté d'être
- Speaker #1
RH ? Si tu veux, moi j'aimais quand même mon travail. Je travaillais à Luxembourg, j'avais un très bon salaire, j'avais des journées ultra rythmées. C'était meeting sur meeting, c'était le matin je me lève à pas d'heure, je rentre à pas d'heure, j'avais pas de vie. Enfin, je rentrais chez moi, il était 21h, passé, je mangeais un truc vite fait, puis j'allais au lit, puis le lendemain c'était reparti. En fait, je vivais pour travailler. Et en fait, le week-end, je récupérais de la semaine parce que j'étais KO. Et souvent sur la route, comme ça, en allant à Luxembourg, parce que tu mets deux heures pour y aller parce que t'as des bouchons, t'as le temps de méditer en fait sur ta vie. Tu as le temps de méditer, tu as le temps de te poser 15 000 questions. Et tu te dis, mais en fait, Caro, c'est quand tes prochaines vacances ? Mais tu vas attendre tes prochaines vacances combien de temps ? Et puis, ça va être ça toute ta vie. Et je sentais au fond de moi, vraiment au fond de moi, qu'il y avait quelque chose qui demandait de l'ailleurs, autre chose. J'aspirais vraiment à sortir de ce cadre. Et pourtant, j'avais une belle situation, j'avais des super collègues. Mais ça ne me comblait pas. Je n'étais pas forcément toujours alignée. Et voilà. On s'est regardé des vidéos sur YouTube et notamment de deux voyageurs. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi eux, mais en tout cas, il y en avait deux. Un garçon, c'est Alex Vizeo et une autre nana qui s'appelle Morgane. Les Little Gypsies, bref, c'est des gros, gros influenceurs. Enfin, c'est vraiment... Aujourd'hui, ils explosent. Et j'ai trouvé géniaux parce qu'ils sont partis en voyage, ils ont fait des trucs et en sac à dos. Et ça m'attirait. Et je me suis dit, mais en fait, pourquoi pas moi, quoi ? Pourquoi pas moi ? T'as quel âge à ce moment-là ? J'avais déjà 33, à peu près. 32, 33, quand j'ai vraiment commencé à me poser des questions. Et voilà, et à un moment donné, tu sais... Ça cogite, ça cogite, ça cogite. Et je me suis dit, en fait, vas-y, tu sais quoi, pourquoi pas, quoi ? Et puis, c'est pas grave, on a le droit de se planter, en fait. Même si c'est pas la meilleure décision de ma vie, même si je me rends compte, en cours de route, sur le chemin, que c'est pas fait pour moi, que je flippe, que je tombe malade, que peu importe, eh ben, il sera toujours temps de revenir, en fait.
- Speaker #0
Non, mais c'est hyper intéressant, ce que tu racontes, parce que tu dis que t'avais 33 ans, c'est à peu près l'âge où Ou en tout cas, la société nous dit qu'il faut qu'on ait un travail très fixe, voire même un conjoint, qu'on commence à faire des enfants. Et tout, à l'âge d'un, tu dis non.
- Speaker #1
Non. Non, mais je n'avais pas de conjoint. Je n'avais pas d'enfant. Je n'avais rien. En fait, tu vois, c'était ça aussi. Les planètes s'alignaient pour que je puisse prendre ce genre de décision. C'est sûr que je n'aurais peut-être pas pris ce genre de décision si j'étais établie et voilà. Et encore, ça ne veut rien dire. Ça ne veut pas dire qu'on est établi, qu'on est établi toute notre vie. Ah oui, oui, non, mais bien sûr. Mais voilà, et donc j'ai pris cette décision-là, je suis allée voir mon boss, et je lui ai dit, bon, ben voilà, j'ai envie de partir. Bon, il n'a pas voulu, on a négocié, et puis finalement, on est parti en très bon terme. Je suis partie en très bon terme, mais j'ai négocié mon départ, et je suis partie en octobre 2014.
- Speaker #0
Tu as mis du temps à mûrir ce projet, ou ça s'est fait un peu sur un coup de tête ?
- Speaker #1
Non, non, j'ai réfléchi à partir, ça faisait peut-être au moins un an que c'était dans ma tête. que je voulais faire autre chose, que je voulais vraiment sortir de ce cadre, mais je ne savais pas encore comment. Et en fait, comme je ne savais pas quoi faire, comme je ne savais pas que c'était la photo mon truc, mais je ne savais pas que c'était mon métier encore, je ne savais pas, moi j'étais RH. Et je me suis dit, je ne sais pas ce que je veux, mais j'ai envie d'autre chose. Donc l'envie d'autre chose, comme ça ne venait pas et que je n'avais pas d'idée, et que je ne savais pas quel était mon talent, ou que je ne savais pas c'était quoi mon don, ou je ne sais pas comment on peut dire ça. je me suis dit, tu vas peut-être aller le découvrir.
- Speaker #0
Tu es quand même dans cette idée-là de te retrouver, de te connecter à toi-même.
- Speaker #1
Oui, c'était ça. Et puis, c'était voir ce qui se passe ailleurs. Parce que la France, c'est super, mais il y a d'autres choses à découvrir dans la vie. Et donc, j'y suis allée vraiment pour, comme je te disais tout à l'heure, pour me prendre une claque. Tu vois, t'es partie.
- Speaker #0
Où ? Tu savais où tu allais ?
- Speaker #1
Alors, je suis partie à Bali. Je suis arrivée à Bali, c'est fou, le 16 octobre 2014. Je suis retournée à Bali et la vie a fait que, je ne l'ai pas cherchée. Je suis retournée à Bali là, le 16 octobre 2025, 11 ans après. Autant te dire qu'entre temps, il y a eu des choses qui se sont passées, mais c'est trop bizarre. Ensuite, je suis partie deux mois en Australie.
- Speaker #0
On est d'accord, tu étais... totalement solo. Dans ton road trip, tu étais partie seule avec ton sac à dos, sans rien. Ton appareil photo.
- Speaker #1
Et mon appareil photo, bah oui.
- Speaker #0
Ton appareil photo alors que tu ne faisais pas de photos.
- Speaker #1
J'avais fait un petit peu de photos quand même, mais j'étais pas du tout pro. Pas du tout. Et puis j'imaginais pas du tout être photographe.
- Speaker #0
Tu pars avec ton appareil photo pour ramener des souvenirs de ce périple.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Mais il était là et puis j'ai pris plein de photos. C'était très chouette. Et après je suis partie deux mois en Australie. Et en fait, en Australie, à la base, je voulais faire Bali, Australie, Nouvelle-Zélande. Et en fait, en Australie, c'était très chouette, mais je n'ai pas pris la claque que j'avais en Asie. Parce que vraiment, l'Asie, c'est deux mondes différents. Entre chez nous et l'Asie, c'est vraiment deux mondes différents. Et en Australie... Il y a quand même ce côté pays développé, je ne sais pas comment, peut-être pas pays développé, ce n'est pas le mot approprié, mais plus occidental, avec une culture quand même britannique. Et donc du coup, c'est vrai qu'il y avait quand même, découvrir l'Australie et ses paysages, c'était merveilleux, mais je trouvais que dans la mentalité, c'était peut-être un peu trop proche de ce que je connaissais déjà. Et moi, j'avais vraiment besoin de prendre des autres saveurs, des autres odeurs, des autres goûts, une autre langue. Je ne voulais rien comprendre, en fait. Je ne voulais même pas comprendre l'alphabet. Enfin, c'était vraiment... Quand tu vas en Thaïlande, tu ne comprends pas l'alphabet. Donc, voilà, je voulais vraiment ça. Donc, au bout de deux mois, en Australie, je me suis dit, ben non, je ne vais pas aller en Nouvelle-Zélande parce que je pense que ça va être la même chose. Je vais me retrouver dans un schéma, peut-être, de pensée que je connais. En fait, tu vois, c'est ça. C'est plutôt la mode de pensée. Et j'ai changé d'avis et j'ai passé le nouvel an en Australie là. Et le 1er janvier, je suis partie en Thaïlande et j'ai continué mon voyage en Asie. Donc après, j'ai fait Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam.
- Speaker #0
En combien de temps ?
- Speaker #1
Quatre mois. Un mois à chaque fois. Un mois en Thaïlande, un mois au Cambodge, plus ou moins un mois au Laos et plus ou moins un mois au Vietnam.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui fait qu'au bout de quatre mois, tu te dis bon allez, cette fois je rentre ?
- Speaker #1
En vrai, si je suis très honnête avec moi-même, je n'avais pas envie de rentrer. Mais il fallait que je rentre parce que ma famille, parce que j'avais quand même envie de rentrer voir ma famille. Et puis, le compte en banque qui s'épuise. Je ne peux pas vivre comme ça parce que je ne travaillais pas. Donc, j'avais mis de l'argent de côté. Et puis, à un moment donné, il fallait bien que je rentre pour renflouer les caisses.
- Speaker #0
Tu reviens. Et la photographie t'appelle toute.
- Speaker #1
J'ai retrouvé un travail à Luxembourg à mi-temps. Je savais quand même qu'il fallait renflouer les caisses. Et à côté, j'ai créé ma boîte de photos. Enfin, j'étais en auto-entrepreneur. Parce que j'avais déjà fait des photos de mariage aussi, de collègues, d'amis. Et je voyais que ça prenait bien. Et on me demandait de plus en plus. Donc, je me suis dit, tu sais quoi ? Vas-y, fais-le, essaye. Et c'est comme ça que c'est venu. Mais je n'y suis pas allée du jour au lendemain. Je suis venue petit à petit. Et ça a pris. Et à un moment donné, je me suis dit que je vais me mettre en plein temps. Mais ce n'est pas moi qui suis allée chercher la photo. C'est plutôt les gens qui m'ont demandé de les prendre en photo. Et comme les gens ont demandé, je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose à faire. Et c'est comme ça que ça s'est passé.
- Speaker #0
Tu t'es lancée du coup vraiment en quelle année ?
- Speaker #1
En 2016, j'ai établi mon entreprise en juillet 2016.
- Speaker #0
Est-ce que tu connais la numérologie ?
- Speaker #1
J'avoue que pour moi tout ça c'est encore assez flou, mais en tout cas de ce que j'ai pu comprendre, ce n'est pas de la voyance, ce n'est pas du tout ça. Il y a même apparemment des dirigeants d'entreprises, mais qui pèsent des millions, qui font appel à la numérologie parfois. pour prendre des décisions dans leur vie.
- Speaker #0
Exact. C'est fou.
- Speaker #1
Mais j'y connais pas grand-chose.
- Speaker #0
La numérologie, t'as raison, c'est ça. En fait, c'est la symbolique des chiffres et en quoi ils influencent notre personnalité. Donc là, ça va être tout ce qui est date de naissance, aussi ton prénom. Les lettres de ton prénom constituent des chiffres, enfin des numéros. Et ensuite, tu les combines et ça te donne des traits de caractère. T'as des numéros qui sont forts en toi, plus ou moins forts. ils peuvent être contrariés aussi. Et après, tu as la numérologie plus collective. Et donc ça, c'est l'année en cours qui est importante. Et il se trouve que 2016, c'était une année en neuf. Parce que quand tu additionnes 2 plus 0 plus 1 plus 6, ça fait neuf. Et en 2025, on est aussi en année neuf. 2 plus 2 plus 5, ça fait neuf. Et donc, l'année neuf, elle est assez puissante en général. Oui, ça sent bien passer.
- Speaker #1
Oui, oui,
- Speaker #0
oui. C'est une... période de fin de cycle, parce qu'après on repasse en année 1, de libération et de transformation intérieure. Les thèmes principaux de l'année 9, c'est la clôture et le bilan. Tu fais le tri dans ta vie, dans tes projets, dans tes relations et dans tes habitudes. C'est aussi le symbole de la libération et du pardon. On se libère de tout le poids que tu as traîné, même potentiellement des années précédentes et des blocages passés. L'humanité et la générosité, et c'est là où je trouve que c'est intéressant pour toi. Ça te pousse à penser aux autres et à les aider. Et du coup, par la photo et du lien que tu as avec les personnes que tu photographies, tu les aides, c'est ce que disait Émilie. Donc, transformation intérieure aussi, c'est une année, comme je le disais, intense. Et ça pousse à se recentrer sur soi. Et elle te prépare à l'année 1 qui vraiment te propulse. Alors est-ce que tu te retrouves un peu, ça t'inspire ?
- Speaker #1
À 1000%.
- Speaker #0
Quel bilan tu fais du coup en 2025 ? Parce que du coup, si tu clôtures ton premier cycle de 9 années ?
- Speaker #1
C'est dingue la question que tu me poses parce que je suis vraiment en pleine dent, c'est fou. Tu sais, j'écris des trucs et tout pour faire des bilans. Ok, alors 2025, qui n'est pas encore fini, mais on va dire que ça a été une année ultra intense. Qu'est-ce que j'ai appris ? Si tu veux, je peux reprendre mes notes. J'ai appris à ne pas baisser les bras.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y,
- Speaker #1
sans toi, l'une, moi, si tu veux. Si tu veux,
- Speaker #0
je te lis littéralement ce que j'ai fait.
- Speaker #1
Comme ça, tu vois que je ne sais pas du tout...
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
J'avais fait plusieurs choses. J'en avais fait deux trucs différents. Mais en tout cas, ce que j'ai fait hier ou avant-hier. Donc, 2025, on va dire un peu mon bilan. La volonté de ne pas baisser les bras. La détermination de réaliser mes rêves. Et se battre pour la justice. Ouais. Je me suis beaucoup battue cette année, pour moi, pour ma fille, pour beaucoup de choses. J'ai comme cette rage de... Tu vois, c'est vraiment la rage de vivre, quoi. C'est cette urgence de vivre. Mais bon, ça, c'est plus personnel lié à mes parents, enfin bon, bref. Mais vraiment, ce truc de se dire, putain, on est là, on n'est pas là très longtemps. Et puis, pour certains, ils ne sont vraiment pas là très longtemps du tout. Il y en a certains, ils partent vraiment trop tôt. Donc, bordel de merde, on va arrêter les conneries et on va se bouger pour faire ce qu'on a envie de faire. Mais c'est vraiment ça que j'ai au fond de moi. Et je me dis, mais punaise, faisons, faisons-nous kiffer. On n'est pas là pour subir. Surtout qu'on a cette chance, nous, je trouve, ici, quand même, de pouvoir être accompagnés sur des projets pro, par exemple. On a accès à des formations en ligne, on a accès à plein de choses. On a des vacances, on peut faire des récup, on peut faire des trucs, des machins. On peut. Et je trouve que c'est une chance ici aussi de pouvoir s'offrir ça.
- Speaker #0
Il me semblait que tu l'avais quand même déjà en toi, ça. Quand il y a dix ans, tu étais sur le trajet Luxembourg-France, tu te dis déjà ça quand même. Tu as déjà cette urgence de vivre à 33 ans. Oui. Il faut se le rappeler. Pour toi, c'est important quand même de se le rappeler.
- Speaker #1
Oui, oui. Mais ça, je pense que c'est venu depuis il y a bien longtemps, depuis la perte de ma mère, très tôt. Donc du coup, je pense que j'ai ça en moi, où je me dis, en gros, du jour au lendemain, on peut partir. Et non, en fait, il faut y aller, quoi.
- Speaker #0
Est-ce que tu veux lire un autre passage ?
- Speaker #1
Ouais, de ce que je laisse derrière moi. Donc ça, c'est ce que je laisse derrière moi. La colère, le contrôle, je laisse tout ça derrière moi. Les vieux schémas, ce que je pense, c'est-à-dire ce que je suppose ou ce que j'aurais fait n'est pas forcément source de vérité. Ne plus dire oui alors que je pense non, pour faire plaisir aux gens. Je laisse de côté les relations, je ne me sens pas à l'aise ni à ma place, je prends de la distance. Je n'attends pas qu'on me choisisse, je choisis et je connais ma valeur.
- Speaker #0
Tu fais le tri. Oui, je fais le tri.
- Speaker #1
Tu vois, c'est ça. Oui,
- Speaker #0
vraiment.
- Speaker #1
Après, c'était quoi le bilan 2025 ? Je ne sais plus, c'était des « qu'est-ce que je suis fière de moi » ou c'était plutôt les… je ne sais plus ce que je disais, bref, je disais que j'étais courageuse. que j'étais une femme libre, inspirante, talentueuse et créative. T'as vu quand je dis que je suis fière de moi ? Mais pour sortir ça, parce que...
- Speaker #0
C'est très dur de parler de soi positivement.
- Speaker #1
Oui, ça, ça fait partie d'un boulot. Mais il faut se le dire aussi, quand on est badass, on est badass, quoi.
- Speaker #0
Alors déjà, je pense qu'on l'est vraiment toutes d'une manière différente et pour des raisons différentes. Mais oui, c'est très dur. C'est pour ça que j'aime bien commencer les épisodes par quelqu'un d'autre qui parle de nous. Parce que je pense que tu n'aurais jamais parlé de toi. de toi comme Émilie a pu parler de toi. Parce qu'on se valorise mais quand même pas au point où... Et puis pourtant, je pense que sincèrement, tu es comme ça. Mais on ne va pas... Enfin, ça fait du bien d'entendre quelqu'un parler de nous comme ça.
- Speaker #1
Oui. C'est vrai que d'entendre des... Comment dire ? Des compliments ou du moins de se les dire, de se le dire, de se le... C'est pas un exercice toujours facile parce qu'on est toujours avec de la pudeur ou aussi de se dire « Oh, mais qu'est-ce que les gens vont penser ? » Regarde, je dis que je suis talentueuse. Bah ouais, mais en même temps, on n'arrête pas de me le répéter. Donc je vais peut-être finir par le croire.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Alors c'est sans... Parce que je ne suis pas du tout une personne qui se la pète en vrai. Vraiment pas du tout. Mais ça peut paraître ça. Aussi, ça fait partie de mes nouvelles résolutions. C'est dire, parce que les autres y pensent, on s'en fout un peu.
- Speaker #0
J'avais entendu une fois ça justement. On n'arrête pas de nous dire des choses positives. Mais le jour où nous on le dit... On passe pour quelqu'un de prétentieux, mais en fait, vous passez la journée à me dire ce que je viens de dire. Mais c'est ça.
- Speaker #1
Mais c'est ça. Et puis, c'est quand même reconnaître sa valeur, quoi. Parce que ça fait du bien. Mais ça, c'est super récent. J'ai appris à le faire. J'ai appris à le faire avec ma psy, mais en fait c'est super bon pour la santé mentale, c'est super bon pour se booster. Alors je ne suis pas tous les jours en train de me dire que je suis la meilleure, pas du tout, j'ai plein de... Mais quand tu réussis des trucs et quand les gens te disent ce qu'Emilie a dit, à un moment donné, il faut peut-être se dire que ce n'est peut-être pas faux.
- Speaker #0
Quels sont tes clients, ton type de projet ?
- Speaker #1
Alors moi c'est beaucoup l'humain, donc ça va beaucoup être des portraits. des familles, des portraits d'entrepreneurs, des mariages. Voilà, ça va être beaucoup ça. Ça va être beaucoup au travers des émotions et ce que, bon, Émilie disait tout à l'heure. Oui, j'aime bien les émotions et puis voir un peu ce que les personnes dégagent à travers un regard, à travers une attitude. Donc, je me spécialise de plus en plus dans les portraits féminins. Et là, c'est pareil. Je ne l'ai pas cherché du tout. Je ne peux pas l'expliquer. C'est qu'il y a de plus en plus de femmes qui sont venues me voir parce que j'ai photographié des femmes durant des événements. Et puis, je ne sais pas, j'ai peut-être ce naturel qui fait que j'arrive à les mettre à l'aise, à les faire poser. Je ne peux pas l'expliquer. Mais j'aime aussi vraiment photographier ça, ce côté féminin, la beauté féminine. J'aime bien ça, je me sens à l'aise là-dedans, ça m'appelle. Vraiment, je kiffe ça. Donc forcément j'y vais et forcément ça marche. Enfin, forcément ça marche. Non, ça ne marche pas aussi bien que ce que j'aimerais, mais en tout cas, on vient de plus en plus me voir pour ça. Que ce soit à titre pro ou que ce soit à titre perso d'ailleurs. Il y a des gens aujourd'hui qui viennent me voir, qui me disent, bon ben voilà, moi j'ai envie de faire un photo shooting pour moi. Je dis, ben oui, on y va.
- Speaker #0
Quand on a préparé l'entretien. Tu m'as dit une phrase qui, moi, m'a marquée. Tu m'as dit que ton objectif, en tout cas, c'était de faire ressortir la beauté de l'âme. Comment est-ce que tu juges ? Comment est-ce que tu vois si une photo, elle fait ressortir la beauté de l'âme ? Comment tu le perçois ?
- Speaker #1
C'est quelque chose qui n'est presque pas explicable ou palpable. En fait, moi, je pense que la seule validation, c'est... la personne qui regarde la photo. En fait, quand je shoot, moi, je vais voir quelque chose qui m'intéresse. Je vais voir une richesse dans la photo. Je vais guider un petit peu. Et après, donc, je shoot. Et c'est là, au moment où je montre, en direct, tout de suite après, je montre. Et quand je vois la personne qui a, tu vois, le regard qui fait... Ou qui dit, ouais, OK. Là, c'est bon. En fait, ça valide. Et ça valide parce que je pense que la personne se reconnaît. Et en fait, quand la personne se reconnaît, Ou parfois, elle ne se reconnaît pas, mais ce que je veux dire est plus ou moins OK avec l'image qu'elle renvoie. Elle se sent bien sur la photo, valide son image, ou peut être aussi émerveillée de son image. Là, pour moi, c'est OK, c'est bon, c'est validé. Donc, ça veut dire que je peux continuer sur cette voie-là. Je mets la personne en confiance. Donc, la personne, c'est à ce moment-là, en fait. Je pense que c'est ça aussi qui fait que les personnes se sentent bien. Je ne suis pas derrière mon objectif. à shooter pendant une heure et à ne rien montrer. Parce que la personne qui est derrière, en fait, elle est là, mais elle ne sait pas ce qui se passe. Et en fait, moi, je suis là, je suis tout le temps en train de valider. Tu vois ? Regarde. Comment tu te sens ? T'es bien ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Vas-y, on continue. Et en fait, c'est ça. C'est ça qui fait que la personne, je pense, se sent bien et que du coup, elle se détend. Et cette histoire d'âme, je n'ai pas de pouvoir magique, mais je ne sais pas comment dire. C'est vraiment que la personne... se valident en photo. Et là, je ne peux pas t'expliquer. Oui, quand je suis en train de shooter, des fois, je suis dans ma bulle, mais que avec la personne. Des fois, on shoot dans des lieux publics. Je n'entends personne, je ne vois personne. Je n'en ai rien à cirer. Et je suis là avec mon truc et je fais mon truc. Je suis dans ma bulle. Et je sais ce que je veux ressortir. Je sais ce que je veux. Je ne peux pas l'expliquer.
- Speaker #0
Tu gères la séance de la même manière. Si c'est un... une chef d'entreprise que si c'est ta voisine.
- Speaker #1
Oui. Évidemment, on n'est pas sur le même thème. C'est sûr que dans le corpo, on est peut-être un peu moins dans le côté personnel, où on va pouvoir plus se livrer. En fait, une nana qui va faire appel à moi pour un shooting vraiment perso, pur plaisir, c'est clair qu'on ne va pas dégager la même énergie, on ne va pas dégager la même chose. D'ailleurs, le dress code, il ne sera pas le même. Mais moi, sur tous mes shootings, quoi qu'il arrive, même pro, je dis toujours... Et ça, c'est encore ce matin, en rendez-vous, j'ai dit, si tu n'as pas l'habitude de te maquiller, ne va pas me mettre du fond de teint et trop de trucs, parce que ça ne va pas te ressembler. Et si tu n'es pas à l'aise sur la photo, tu vas subir le moment et ça va se voir. Et en fait, ça va se ressentir sur la photo et donc sur l'âme. Mais voilà, même dans le professionnel, même si on ne va pas forcément creuser au fond, il faut toujours que ce soit cohérent avec qui tu es. et avec le business que tu veux incarner. Tu vois, la personnalité que tu es dans ton business, il faut que ce soit cohérent. Ne va pas me mettre des talons si tu es tout le temps en basket.
- Speaker #0
Est-ce que dans ta vie perso, tu es attentive du coup aux non-verbales des gens ?
- Speaker #1
Parce que moi,
- Speaker #0
j'ai l'impression que l'œil des photographes... C'est drôle. ... nous crie tout le temps.
- Speaker #1
Mais tellement pas ! Mais tellement pas ! Non, vraiment pas. Non, non, vraiment pas. Par contre, moi, j'ai une déformation professionnelle, c'est la lumière. C'est-à-dire que je vais voir un rayon de soleil et un truc et un machin, je fais « Ah là, ça serait génial, ça serait super » . Ce n'est pas pour autant que je vais sortir mon appareil photo. Par contre, je ne scrute jamais les gens à me dire « Ouais, elle ferait comme ci, comme ça » . Non, jamais. Jamais, jamais, jamais. Non. Et d'ailleurs, pour les personnes qui me connaissent, quand je voyage, tout le monde me dit « Ah, t'as dû prendre des super photos à Bali, nanani, nanana » . En vrai, quand je voyage, je ne suis pas collée à mon appareil photo. J'ai vraiment besoin de m'imprégner de l'espace, du voyage, de vivre le truc. Alors j'ai mon iPhone comme tout le monde, mais je vais sortir mon appareil. Là par exemple, ces deux dernières semaines à Bali, quand je suis allée deux semaines, j'ai dû sortir mon appareil photo, allez, trois fois quoi, et encore. Mais parce que je n'avais pas besoin, je n'avais pas envie.
- Speaker #0
Tu restes en contact avec certaines personnes que tu as photographiées ?
- Speaker #1
Oui, j'ai des personnes avec qui on crée vraiment des liens, avec qui on peut même devenir amie. Si je prends par exemple l'exemple de Céline, avec qui on est resté en contact. Alors elle s'est mariée l'année dernière et on est resté en contact. On s'est revus. J'ai fait appel à elle aussi pour un shooting photo parce que j'avais besoin d'avoir... une modèle pour illustrer mes portraits féminins. Et puis en fait, on a échangé, elle m'a parlé de son projet de coaching en images, et je lui ai dit, mais en fait, c'est génial ton idée, parce que moi j'avais en idée de créer une retraite pour les femmes, justement, à travers l'image. Et en fait, faire une retraite juste de photos, sans contenu derrière, sans fond vraiment, parce que moi je me... Je ne me considère pas vraiment comme thérapeute, enfin je ne me considère pas du tout comme thérapeute en fait. Je trouvais ça peut-être un peu léger et je voulais coupler mes photos avec une expertise. Et donc en discutant avec Céline, je me rends compte que ça matche et qu'on se dit mais ouais, vas-y, go, on le fait quoi. Et donc c'est pour ça qu'on a créé notre concept Maison Fémina. C'est des retraites qu'on organise sur des formats courts ou des formats plus longs. et l'idée c'est de faire des ateliers avec Céline sur le conseil en images et la féminité, le coaching en images et la féminité. Donc elle va faire quelques ateliers sur un petit peu de développement personnel aussi, c'est l'image que je renvoie, on a une image en tête et je ne vais pas dévoiler tous ces ateliers mais en fait il y a des choses assez percutantes qu'elle met en place à travers l'image. Après, des ateliers beaucoup plus pratiques aussi sur le morphostyle, sur la colorimétrie, sur du maquillage naturel de tous les jours. C'est vraiment travailler aussi bien son image extérieure qu'intérieur. Et moi, j'interviens en tant que photographe pour faire des portraits durant cette retraite. Et donc aussi, comme je t'en ai parlé tout à l'heure, à travers un portrait, à travers une séance photo, il y a aussi ce côté parfois, waouh, des clics. se sentir bien, se reconnecter à soi. Et donc, en fait, tout est assez complémentaire.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des demandes ou des rencontres avec des femmes que tu as pu photographier ? t'ont changé ?
- Speaker #1
Une fois, j'ai shooté une personne qui m'a énormément touchée. On était en studio. Je lui ai dit un truc en shootant. Je lui ai dit « souris à la vie » . Elle s'est mise à fondre en larmes. Et parce qu'elle me dit « mais tu sais Caro, ça me fait trop du bien ce que tu me dis, mais c'est vrai que je ne prends pas assez le temps pour moi parce que je suis tout le temps en train de courir. » Et voilà. Et moi, ça m'a vraiment touchée, ça m'a marquée parce que je me dis « si je peux, j'ai un peu les gens, on leur apporte. » porter un peu quelque chose de cool, je trouve ça chouette.
- Speaker #0
J'avais cette intuition quand on a préparé l'entretien aussi, que la solitude t'inspire. Est-ce que je me trompe ?
- Speaker #1
Oui, la solitude, c'est vraiment marrant parce que personne ne m'a sorti ça, personne ne m'a jamais dit ça. Par contre, on me demande souvent, mais ça ne te dérange pas de partir toute seule ? Ça ne te dérange pas de voyager toute seule ? Moi, je m'entends très bien avec moi-même. Je n'ai aucun problème à être toute seule. Au contraire, des fois, je la cherche, la solitude. C'est marrant parce que mon père, souvent, il mangeait des fois seul au resto par rapport à son taf et tout. Et moi, quand j'étais petite, je me disais, oh là là ! Ça doit être dur de manger tout seul, c'est un peu la honte, t'es tout seul, ça fait un peu piste. En fait aujourd'hui je ne me pose même pas la question. Ah tu fais ? Ah ouais ?
- Speaker #0
Et donc au-delà des portraits que tu proposes, tu fais aussi des mariages ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et comment est-ce que tu te mets en relation ? Comment on te trouve ?
- Speaker #1
Il peut y avoir des recommandations, du bouche à oreille. Et puis aussi il y a le salon du mariage L'amour, l'amour, l'amour, que Émilie, que tu connais maintenant. organise et donc c'est vrai qu'on est un réseau de prestataires où on se connaît quand même tous bien, plus ou moins bien et on a l'habitude de travailler ensemble.
- Speaker #0
Et du coup il y a des prestataires que tu retrouves chaque année ou même en dehors ?
- Speaker #1
Oui, il y a des prestataires qu'on retrouve chaque année, qui travaillent régulièrement avec Émilie. Par exemple, chez Achou Patisserie, Charlotte, où on se retrouve tous les ans avec le plus grand plaisir. Et en fait, tu vois, le professionnel amène aussi des relations amicales, parce qu'au fur et à mesure du temps, avec Charlotte, tu vois, on s'est liés d'amitié. Donc, c'est une rencontre très, très inspirante aussi, que ce soit à titre professionnel ou à titre personnel, parce que... C'est un petit bonbon, quoi.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une phrase qu'on a pu te dire un jour qui t'est restée ?
- Speaker #1
Mon guérisseur baliné, il m'a dit, tu es quelqu'un de très intuitive. Est-ce que tu écoutes ton intuition ? Je ne lui dis pas, peut-être pas assez. Il m'a dit, oui, c'est peut-être pour ça que des fois tu te plantes.
- Speaker #0
Donc, il m'a dit, vraiment, suis ton intuition.
- Speaker #1
Et il a tellement raison.
- Speaker #0
Ton intuition, tu l'entends quand même parce que tu es capable de dire que tu ne l'as pas suivi. Donc, c'est quand même, tu as une petite voix.
- Speaker #1
En fait, j'ai une petite voix,
- Speaker #0
mais tu lui dis non.
- Speaker #1
que des fois, je lui dis non.
- Speaker #0
Et en fait, l'intuition me dit, tant pis pour toi. Et aujourd'hui, je comprends pourquoi. Et donc maintenant, je l'écoute.
- Speaker #1
Mais des fois, je ne suis pas tout à fait sûre de moi. Des fois, c'est dur d'écouter son intuition parce que le mental reprend à chaque fois dessus. C'est ultra dur. Donc, je veux dire, c'est une des dernières phrases qu'on m'a sorties. C'était ça.
- Speaker #0
On arrive tout doucement à la fin de notre échange. J'ai encore une question pour toi. Si tu devais faire un autoportrait de toi, Aujourd'hui, dans ta vie actuellement, comment tu le qualifierais en termes de photos ? Par exemple, manque de luminosité ou c'est un peu flou ?
- Speaker #1
Je me dirais assez équilibré, plus équilibré que l'année dernière. L'année dernière, c'était le flou. Et là, en fait, on a fait une belle mise au point. Non, mais c'est fou de dire ça. C'est une mise au point. Donc la mise au point est très bien, elle est nette. Non, je me vois assez déterminée, je me sens confiante sur ma photo.
- Speaker #0
Écoute, merci beaucoup. Avec plaisir. Cet échange très inspirant. On va continuer en off notre petit échange tous les deux. parce que tu vas me parler d'une personne inspirante que tu souhaites que j'interview dans l'épisode suivant, puisque du coup, je le rappelle, mais tous les épisodes sont reliés entre eux. L'invité m'amène au suivant. Vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes d'écoute. N'hésitez pas à mettre un petit avis, un petit commentaire. Ça fait grandir le podcast, c'est une grande aide. Merci beaucoup et à bientôt.