- Speaker #0
Entre nous, c'est une histoire de confiance, une histoire qu'on écrit doucement.
- Speaker #1
Bonjour à tous, on est avec un podcast très très particulier, vous savez que j'adore faire ça et de faire parler les gens et aujourd'hui je vais mettre sur le grill quelqu'un que vous appréciez, que vous voyez déjà beaucoup à la télévision, mon ami Cléso Pogran.
- Speaker #2
Bonjour, bonjour à tous, alors c'est amusant que tu dises... On va essayer de me faire parler, je suis bavard, tu vas être obligé de m'arrêter, parce que me faire parler c'est pas trop compliqué, faut me faire taire.
- Speaker #1
On va creuser, on va creuser,
- Speaker #2
on va creuser. Je suis à ton écoute en tout cas.
- Speaker #1
Eh ben écoute, on se connaît un petit peu déjà, on a eu l'occasion de se croiser deux fois.
- Speaker #2
Oui, même un peu plus pour préparer, parce qu'effectivement j'ai eu l'honneur d'être choisi pour présenter deux conventions Shiva, et puis on a eu l'occasion de papoter ensemble pour préparer, et de se rendre compte qu'on était sur la même longueur d'onde sur bien des choses.
- Speaker #1
Oui, et puis tu es un client Shiva aussi. C'est vrai. Et je l'ai découvert au moment où j'ai déjeuné avec toi la première fois.
- Speaker #2
Oui, avant qu'on se connaisse, vous m'aviez choisi pour présenter cette soirée Shiva. Vous ne saviez pas que j'étais client, mais je l'étais depuis 7-8 ans maintenant. Oui, je sais,
- Speaker #1
c'est marqué sur les affiches.
- Speaker #2
7 ans, je crois.
- Speaker #1
Oui, 7 ans avec Marie-Chantal. Exactement. On aura l'occasion d'en parler tout à l'heure. Et ça, c'est vrai que pour nous, c'était un honneur de t'avoir pour la campagne. mais moi j'ai envie de parler avec le Christophe que j'ai commencé à connaître, je trouve que t'es quelqu'un d'incroyable très solaire et je pense que les gens et le public t'adorent pour ça parce que t'es quelqu'un qui envoie du bonheur et du feel good à chaque fois qu'on se voit, qu'on te voit en tout cas c'est ce que je ressens c'est gentil,
- Speaker #2
j'essaye en tout cas je fais ce métier là pour parler aux gens je suis dans cette espèce d'envie de générosité, de partager et que ce soit pour les informer dans des émissions d'info, pour les divertir dans des émissions plus amusantes euh... Moi, mon objectif, c'est d'aller vers les gens et de parler avec eux. Donc, voilà, je suis à ta dispo.
- Speaker #1
Et puis, tu es servi parce que tu parlais avec beaucoup de gens quand même. Sur pas mal d'émissions. J'ai de la chance. C'est génial. Je te vois évoluer. Tu sais que je suis fan et que je regarde.
- Speaker #2
Elle regarde Secret Story. Elle vote parfois.
- Speaker #1
Oui, je vote parfois. Et oui, j'ai 58 ans et je regarde Secret Story.
- Speaker #2
Bien.
- Speaker #1
J'avoue, j'adore ça.
- Speaker #2
On prend même des ménagères de plus de 50 ans,
- Speaker #1
tu vois. T'es gentil. Ménagère, en plus, ça tombe bien. C'est juste mon métier. Exactement.
- Speaker #2
On est pile poil dans la cible.
- Speaker #1
Bon, avant de parler de Secret Story, parce que c'est quand même une actualité très forte dans ton parcours et depuis des années, je voudrais parler quand même de tout avant. Et surtout, on va essayer de revenir au début, parce qu'on connaît Christophe aujourd'hui. C'était qui le petit Christophe ? Tu viens d'où ? T'es né où ?
- Speaker #2
C'est le même en plus petit, avec moins de barbe. Écoute, je suis né en banlieue parisienne, à Massy, dans le 91, de parents originaires de Bordeaux, du bassin d'Arcachon. Donc j'ai toujours dit chocolatine depuis tout petit, même si j'ai été élevé en banlieue parisienne, mais on disait chocolatine à la maison. Et voilà, mon papa était cadre commercial, ma maman mère au foyer. Et voilà, elle s'est occupée de ses enfants. ma grande sœur qui s'appelle Nathalie, qui a 7 ans de plus que moi, et de moi avec passion et dévouement. C'est un peu une maman à l'ancienne, c'est un peu une femme des années 50, elle n'a jamais travaillé, elle s'est occupée de sa maison, de son mari, de ses enfants, et elle m'a appris beaucoup de belles valeurs, et beaucoup de choses du quotidien. La cuisine notamment. Ah, tu aimes la cuisine. Ah oui, j'adore ça. Elle m'a donné envie et appris à cuisiner quand j'étais petit. Et ma mère était extrêmement maniaque en termes de ménage. Donc, je peux te dire que chez moi, on pouvait manger par terre. En revanche, elle n'a jamais laissé entrer une femme de ménage à la maison. C'était elle qui faisait tout. Et autant elle m'a transmis la cuisine, autant pour le ménage, j'ai préféré faire appel à des professionnels qui savent vraiment faire et bien mieux que moi. Mais en tout cas, je suis toujours un peu maniaque aussi. Donc, j'essaye de ranger et de laver un petit peu avant que Marie-Chantal arrive.
- Speaker #1
Non, mais vous êtes beaucoup à faire ça. Beaucoup de clients aujourd'hui avec le respect justement avec leur emploi de maison font en sorte ce matin, c'est marrant, j'ai vu un client aussi qui disait je fais un peu tout avant qu'elle arrive. Oui,
- Speaker #2
alors si elle me regarde, elle va dire quand même il abuse. Il reste du boulot, je confirme. Il reste quand même pas mal de choses. Mais non, voilà, j'étais un petit garçon très joyeux et j'ai eu la chance d'avoir... des parents aimants et à l'écoute. Et donc tu as une soeur ? Oui, j'ai une grande soeur, oui.
- Speaker #1
Et elle fait quoi ?
- Speaker #2
Elle s'appelle Nathalie, elle a fait une école de commerce et elle a suivi son mari en Allemagne. Ils sont partis s'installer en Allemagne, donc ça fait très longtemps qu'elle vit en Allemagne maintenant. Elle bosse dans une grande boîte là-bas. Et voilà, donc...
- Speaker #1
Donc toi, tu es resté dans le Giron ?
- Speaker #2
Oui, moi je suis resté, oui, alors vraiment pas loin puisque la première maison que j'ai pu acheter quand j'ai commencé à travailler, c'était à peu près à 5-6 kilomètres de chez maman. Je dis maman parce que j'ai perdu mon papa assez jeune, j'avais 24 ans donc voilà ça a été... Je pense que c'est aussi pour ça que j'ai voulu rester proche de ma maman, même physiquement, géographiquement, parce que j'avais l'impression que je devais quand même m'en occuper.
- Speaker #1
Tu t'en occupes encore aujourd'hui ?
- Speaker #2
Bien sûr je m'en occupe et inversement, elle s'occupe aussi... Pour tout te dire, quand notre petit garçon est né, on a un petit garçon qui s'appelle Valentin, il a 6 ans maintenant, Quand notre petit garçon est né, elle a vendu sa maison, elle est venue... acheter un appartement juste à côté de chez nous, à 5 minutes à pied et ça va parce qu'elle aime bien son gendre et son gendre l'aime bien, donc tout va, tout se passe bien et elle est ravie de pouvoir s'occuper de son petit-fils et c'est pour ça qu'elle voulait être en proximité avec nous.
- Speaker #1
Mais ça c'est ça les liens,
- Speaker #2
la magie du lien Exactement et c'est une vraie preuve d'amour ça
- Speaker #1
Alors, petit garçon ensuite, qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu arrives là, sur ce fauteuil avec toute cette actualité qui te suit Merci. Comment t'en es arrivé là ?
- Speaker #2
Moi, j'ai toujours eu envie de faire ce métier depuis tout petit, de faire de la radio, de faire de la télévision. J'ai eu cette passion vraiment pour le petit écran et pour la radio aussi. Alors, comment c'est né exactement ? Il y a plein de gens qui pensent que quand on a envie de faire un métier public, c'est qu'il y a un truc, qu'il y a une faille, qu'il y a quelque chose qui a provoqué ça. Alors, je ne sais pas exactement. Moi, je sais que j'ai eu une enfance pas évidente. alors une enfance... Très heureuse à la maison, mais à l'école pas évidente. Et j'ai été victime de ce qu'on appelle aujourd'hui le harcèlement scolaire. Mais moi j'ai 49 ans, donc à l'époque, il y a une quarantaine d'années, le concept de harcèlement scolaire n'existait pas. Mais il existait quand même. Mais il existait pour de vrai, mais on ne mettait pas de nom là-dessus. On disait, oh ils se sont chamaillés. Mais c'était un peu plus que ça. Et je pense que je me suis beaucoup réfugié à l'époque dans les émissions de télé, à la télé.
- Speaker #1
Tu regardais la télé ?
- Speaker #2
Je regardais beaucoup la télé, je regardais Dorothée beaucoup. D'ailleurs, c'est une des choses que je lui ai dites quand j'ai eu la chance de la rencontrer en vrai, parce que ça fait partie des gens qui m'ont donné envie de faire ce métier de la télévision. Et je lui ai dit, à une époque où j'avais l'impression d'être très solitaire, de ne pas avoir de copains justement, c'était mes amis, les gens de la télé. Et j'avais l'impression que le monde de l'autre côté de l'écran était plus beau, était plus bienveillant, plus heureux, plus coloré. Et je pense que c'est ce qui m'a donné envie de passer de l'autre côté de l'écran, justement.
- Speaker #1
Alors, t'as fait comment ?
- Speaker #2
Eh bien, en fait, c'est marrant parce que parfois on me pose la question, genre depuis combien de temps ? Moi, j'ai l'impression d'avoir, je n'en sais rien, plus de 35 ans de métier. Parce que j'ai commencé en fait la radio sur une petite radio. locale, j'avais 14 ans. Dans l'Essonne, puisque j'habitais dans le 91, en banlieue parisienne.
- Speaker #1
Peut-être une vie difficile avec l'école, le harcèlement, mais quand même du courage pour aller faire ce déraillot.
- Speaker #2
Je pense que ça a été même un moteur. Moi, tout ce que j'ai pu me prendre dans la gueule, il y a des... Vraiment, ça dépend de ton caractère. Il y a des gens que je pense que ça referme sur eux-mêmes et qu'il faut aider, qu'il faut soutenir. Et à l'inverse, moi, ça a été une espèce de moteur incroyable. en disant je vais leur prouver que je peux faire des choses un révélateur ouais je pense que ça a été vraiment quelque chose un booster un catalyseur ça m'a donné envie de bouger encore plus pour réussir à réaliser ces rêves là et je me rappelle on avait des annuaires à l'époque il n'y avait pas internet et moi je me rappelle j'avais pris l'annuaire et cherché des radios et j'avais appelé En fait, j'avais 14 ans et j'avais appelé. Vous ne cherchez pas un animateur ? J'avais une petite voix en plus. J'avais moyennement mué, on va dire. Et j'ai commencé sur une petite radio locale comme ça.
- Speaker #1
À 14 ans ?
- Speaker #2
C'était tous les samedis après-midi et ma maman m'accompagnait. C'était à 20 kilomètres.
- Speaker #1
Donc elle te suivait dans l'histoire ?
- Speaker #2
Ah ben elle était obligée. J'avais des parents qui étaient plutôt, comment dire, très discrets, très en retrait, plutôt introvertis. Et ils se demandaient qu'est-ce qu'on a fait pour avoir un fils pareil ? Qui voulait tout le temps, qui parlait fort, qui faisait du théâtre. Et bon voilà, j'ai un peu fait l'inverse de ce qu'eux m'ont appris. Pas forcément attendait, parce que j'ai eu la chance d'avoir des parents très à l'écoute et qui ont toujours fait en sorte que je sois moi-même. À l'époque, j'ai voulu faire des études de lettres. Je faisais un bac L parce que j'étais passionné. Moi aussi, j'étais passionné. Oui, mais alors généralement, on vous dit toujours, il faut faire un bac S, etc. Mais mes parents, ils ne m'ont jamais forcé à faire quoi que ce soit. Ils m'ont dit de faire ce que j'avais envie de faire. Et ça, je pense que c'est le plus grand respect qu'on peut... donné pour un enfant. Dès lors, je ne fais pas n'importe quoi, évidemment. Mais il faut écouter les spécificités de ces enfants. Ils m'ont soutenu et accompagné dans ce que j'avais envie de faire. Et ça, c'est un grand privilège.
- Speaker #1
Oui. Radio, t'as fait ton bac L ?
- Speaker #2
J'ai fait un bac littéraire. Après, j'ai fait Hippocane. Des études de lettres. J'adore. Des études. Ensuite, j'ai continué à faire de la radio. Je suis passé sur une autre radio. à Paris. Et puis ensuite, j'ai passé les concours d'école de journalisme parce que ma maman me disait toujours il faut que tu aies un bagage. Tu ne peux pas juste faire de la radio comme ça. Il faut que tu puisses... Si jamais un jour, ça ne marche pas, la télévision, la radio, tu peux être journaliste dans la presse écrite, etc. Mais il faut faire des études. Donc, j'ai fait une école de journalisme, en l'occurrence à Bordeaux et j'ai habité à Bordeaux pendant deux ans chez mes grands-parents puisque originaire de Bordeaux. Ah,
- Speaker #1
ça, c'est génial. Super.
- Speaker #2
Oui, oui. Donc, c'était un beau... Un parcours chouette.
- Speaker #1
Donc, loin de maman quand même.
- Speaker #2
Loin de maman, mais j'avais quand même m'ami sur la première année, on va dire. La deuxième année a été un petit peu... La fin de première année de mes études a été un peu plus complexe parce que mon grand-père... a découvert que j'étais homosexuel et il ne l'a pas supporté, il m'a foutu dehors. Donc là, j'ai été mis dehors avec les bagages devant, sur le trottoir, devant la maison. En faisant le fou le camp.
- Speaker #1
Compliqué.
- Speaker #2
Ouais, ça a été compliqué et c'était...
- Speaker #1
T'avais quel âge ?
- Speaker #2
J'avais 19 ans.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
19 ans et...
- Speaker #1
Et tu savais depuis, ça faisait... Tes parents étaient au courant ?
- Speaker #2
Oui, mes parents étaient au courant. En fait, moi, je me suis toujours senti depuis... Aussi loin que je me rappelle, peut-être à 8 ou 9 ans, je le savais déjà, je le sentais. Comme beaucoup d'enfants sentent quand ils sont attirés par des filles et inversement. Moi, je sentais qu'il y avait quelque chose qui n'était pas comme tout le monde. Qui n'était pas tout à fait dans la majorité, dans la norme. Mais j'ai eu la chance d'avoir des parents qui ont complètement accepté. Mais je n'avais pas fait mon coming out familial. Mon grand-père l'a su. Et je me rappelle, c'était très violent. parce que il disait, il avait dit à ma mère à une réunion de famille, c'est vraiment la honte de la famille. Et ça quand t'as 19 ans, que t'as toujours été un garçon bien élevé, que tu faisais tes études, que t'as toujours été droit, tu vois. J'étais pas un délinquant puissant. C'est violent. Il n'y avait aucune raison de dire que je pouvais être la honte de toute la famille. Et je pense, tu veux que je te dise, en t'en parlant là, je... C'est très émouvant. Par rapport à ce qu'on disait sur l'enfance, sur le harcèlement que j'ai pu subir quand j'étais petit, je pense que ce mot-là de la honte de la famille, c'est encore une fois quelque chose qui m'a aidé paradoxalement parce que je me suis dit, tu vas voir, je vais devenir la fierté de toute la famille. Et je pense que ça a vraiment été un moteur très important. C'est une idée de revanche.
- Speaker #1
C'est dur. C'est dur mais est-ce que tu t'es réconcilié ou les choses se sont...
- Speaker #2
Alors non mais tu trouves ça dur, je vais te raconter des choses encore plus dures, je suis désolé. J'ai perdu mon papa, je te le disais, quand j'avais 24 ans, il a eu un cancer et voilà, il est mort très jeune hélas. C'était son beau-père mais c'est lui qui l'avait élevé, ce grand-père. Mon père a été enterré en région parisienne, donc mon grand-père est venu de Bordeaux en train et je suis allé le chercher avec mon cousin à la gare. Mon cousin de l'autre côté de la famille, donc quelqu'un qu'il connaissait. C'est quand même moi. Ce n'était pas directement de son côté de la famille, mais de l'autre. Et quand il est descendu du train, je lui ai pris sa valise. Il ne m'a pas regardé. Il a embrassé mon cousin. Il s'appelle David. Et il est allé dans la voiture. Il s'est assis à l'arrière de la voiture. Et je n'ai pas entendu le son de sa voix. Pour l'enterrement de mon propre père. J'étais un fils qui perdait un père. C'est quand même quelque chose de... Et il n'a pas été capable d'aller. Au-delà de, je ne sais pas, de ce malaise, de cette... Cette aversion qu'il pouvait avoir vis-à-vis des homosexuels. Et pour lui, cette haine-là était plus importante que la mort de mon père. Et que le bien-être de son propre petit-fils. Et il ne m'a jamais adressé la parole jusqu'à sa mort. Je ne l'ai pas revue en vrai. Je ne l'ai pas revue du tout. Mais tout le reste de la famille a été très accompagnant et m'a soutenu. Donc il a été même un peu mis de côté dans la famille finalement. Mais ça veut dire... Ce que je raconte là, je ne vais pas raconter souvent mais... Ça explique beaucoup de choses sur les combats que je mène, et notamment pour une fondation qui s'appelle Le Refuge, qui est une fondation qui recueille des jeunes homos jetés dehors de chez eux par leurs parents. Et là, ça arrive encore, ça arrive beaucoup, même beaucoup plus qu'on ne le croit. Et ces parents sont tellement homophobes qu'ils ne supportent pas l'idée de vivre sous le même toit qu'un enfant. Ils sont les papas ou les mamans ? Ça peut être les deux, vraiment. Parfois, on se dit que c'est plus les pères, mais pas forcément. Mais je suis... ambassadeur de cette fondation. J'ai encore participé à la campagne estivale, à une campagne d'affichage. J'interviens dans des classes contre le harcèlement et l'homophobie. Donc... J'ai eu la chance, moi, d'être soutenu par le reste de la famille. Tous n'ont pas cette chance-là. Et tu as des gamins qui se font mettre dehors en plein hiver avec un baluchon et qui dorment sous un pont juste parce qu'ils ont le malheur pour une fille d'aimer une fille ou pour un garçon d'aimer un garçon. Et tant que ça existera encore, je continuerai d'essayer de prendre la parole pour tenter de faire bouger un petit peu les choses dans la société, à mon niveau, parce que je ne suis pas un magicien. Mais si ça peut aider un petit peu, je pense que c'est important de parler.
- Speaker #1
On a quelque chose en commun par rapport à aider. Par rapport aux emplois de maison, Pareil des délices. situations compliquées, qui sont autres. Tu as pu voir pendant la convention, les fondations, ces choses-là, pour aider, donner un coup de main, et que ce soit sur toutes les causes. Il y en a plein. Il y en a tellement des causes, mon ami, comme je dis toujours. Mais c'est vrai que à notre niveau, quand on commence à avoir une renommée, alors toi, tu as une renommée différente de la mienne. Non, mais une marque,
- Speaker #2
c'est une renommée importante aussi. Je pense que tout le monde euh soit dans sa vie, soit des personnalités publiques qui ont la chance d'avoir des projecteurs, ce qui fait qu'on vous écoute un peu plus, mais tout le monde a un rôle à jouer dans la société. Il ne faut rien laisser passer. Quand on voit quelque chose qui vous choque, il ne faut pas se dire, rentrer chez soi et se dire « j'aurais dû dire quelque chose » si on entend quelque chose sur son lieu de travail, de moqueur, de raciste, de violent, de misogyne, d'homophobe. Il faut parler, il ne faut pas laisser passer ce genre de choses. Alors c'est un peu facile à dire, évidemment, parce que... On est un peu privilégié quand on a la chance de faire un métier public, mais je ne l'ai pas toujours été. Et il y en a beaucoup qui ne mettent pas leur notoriété au service d'une cause. Pour moi, c'est naturel et c'est très important. Et je pense qu'on peut tous faire des choses à son niveau. Ah bah écoute, je ne peux qu'être d'accord avec toi.
- Speaker #1
Et puis en plus, ça me touche beaucoup ce que tu me dis parce que... J'aime pas l'injustice. On a le droit d'aimer qui on veut. Et je trouve que... Et d'ailleurs, je suis très heureuse quand je vois que ta vie va bien, je te suis sur les réseaux.
- Speaker #2
Mais oui, ça va très bien, on a eu la chance de devenir papa avec mon mari, un petit garçon à 6 ans. On est très heureux. Mais c'est vrai que... J'interviens dans des classes de temps en temps, dans des collèges notamment, contre le harcèlement et l'homophobie avec des associations. Et l'année dernière, je suis intervenu dans une classe, il y a un gamin qui doit avoir 14 ou 15 ans je pense, c'est une classe de 3ème, et il nous a raconté, il m'a raconté en sortant de la classe après, et ça faisait partie de son quotidien. Et il me disait, tous les matins, je prends mon sac, je monte dans le bus, on me traite de sale pédé je me fais insulter je vais m'asseoir au fond du bus et je me fais insulter puis quand je ressors pour aller à l'école pour aller dans ma classe je me fais insulter en fin de journée à dix-sept heures je reprends mon bus je me fais traiter de pédé quand je monte dans le bus je me refais insulter Et il dit, bon, la routine, c'est mon quotidien. Et il ne peut pas en parler à ses parents. Nous, il nous en a parlé parce qu'il y avait une association. Moi, j'étais là, j'avais parlé de mon homosexualité. Donc, il était libre d'en parler. Il ne pouvait pas en parler à ses parents parce qu'il avait peur de la réaction de ses parents. On n'imagine pas la solution. solitude de ses gosses. Et il faut savoir que la première cause de suicide chez les adolescents, c'est lié à un contexte de harcèlement homophobe. C'est... Le taux de suicide chez les jeunes homos est beaucoup plus élevé que la moyenne. Il faut comprendre pourquoi. Il faut comprendre que quand t'es un gamin, que tu te fais insulter par les autres, etc., et qu'au sein de ta propre famille, tu n'es pas sûr d'être soutenu, et que t'as peur aussi d'être rejeté par les tiens, tu n'as rien à quoi te raccrocher. Et là, tu peux être dans une espèce de désarroi si fort, si important, que tu peux en arriver à commettre l'irréparable. Et j'ai discuté avec une maman, je crois que c'était il y a un an et demi ou deux ans, qui est maintenant mobilisée contre le harcèlement scolaire, et qui me racontait ce qui lui est arrivé. Et qui me racontait au petit déjeuner, elle appelait son fils, qui ne venait pas. Elle a tapé à la porte, il ne venait pas, elle a ouvert la porte, il s'était pendu. Et aujourd'hui, elle combat pour les autres. Mais quand j'entends qu'il peut arriver des choses pareilles, dans les familles, des drames, tu n'imagines pas les appartements, tout le monde a l'air heureux, on sourit, l'école, il y a des drames intimes qui se jouent juste dans des chambres d'ados, des chambres de gamins. gamin, sous une couette d'ado, dans une chambre qui est fermée, tu ne sais pas ce qui peut se passer. Tu ne peux pas savoir ce que les réseaux sociaux, par exemple, peuvent amener comme haine. Et c'est pour ça que je suis très mobilisé pour tout ça, parce qu'il y a un vrai combat à mener sur cette question du harcèlement qui peut irriguer toute la société, qui peut faire du bien à toute la société. Pardon, je suis très bavard. Non, non,
- Speaker #1
ce n'est pas très bavard, mais tu es très touchant parce que c'est un sujet très important.
- Speaker #2
Très important.
- Speaker #1
Très important. Parce que moi, j'ai plein d'amis aujourd'hui qui ont eu aussi, comme toi, et en plus ce sont les meilleurs. leurs amis souvent.
- Speaker #2
Toi tu es une icône gay toi. Regarde-moi ce t-shirt rose. Ça veut tout dire.
- Speaker #1
J'ai chanté comme Nalida.
- Speaker #2
J'espère bien. Moi je veux mourir sur scène. Oui je veux mourir sur scène. Pas tout de suite.
- Speaker #1
Pas tout de suite. Mais c'est vrai qu'en plus j'ai eu des amitiés extrêmement fortes parce qu'il y a une sensibilité qu'on partage et c'est vraiment une détresse que j'ai ressentie aussi chez ces personnes-là. qui aujourd'hui... J'espère que ça change quand même. J'ai un espoir quand même parce que je me dis, moi je suis parti d'une génération où c'était dur. Quand tu regardes celle d'avant, c'était encore plus dur. Quand tu regardes celle d'avant, encore.
- Speaker #2
Les gens se cachaient beaucoup plus. Aujourd'hui, on a le droit de se marier. On a le droit d'être en couple de manière beaucoup plus libre. On peut évidemment fonder une famille, comme on a pu le faire avec Justin. Donc, les choses ont beaucoup évolué. Et dans l'image aussi, Mais parallèlement à cette visibilité des couples homosexuels, il y a aussi eu une agressivité qui... Sauvage. C'est ça. On est plus visible, donc on est plus susceptible d'être attaqué. On devient un peu plus des cibles. Il y a moins de gens, beaucoup plus de gens qui acceptent et moins de gens violents. Mais les gens violents le sont parfois davantage. C'est ça en fait la différence.
- Speaker #1
Et oui, et c'est souvent des gens malheureux. Ceux qui agressent, c'est quelque chose aussi...
- Speaker #2
Parfois c'est des gens qui n'assument pas leur propre homosexualité, qui le refusent, pas toujours, mais... Il faut en tout cas être conscient du poids d'une prise de parole publique dans ces cas-là. Même les hommes politiques, par exemple, parfois peuvent faire des déclarations extrêmement violentes qui peuvent concerner nos familles. Je parle plus de familles puisque c'est de ce dont on parle là et que c'est des questions qui viennent dans l'actualité de temps en temps.
- Speaker #0
Voilà, il y a des choses qui peuvent être extrêmement violentes. Il faut être conscient de la parole qu'on a, de ce qu'on dit et du poids que ça peut avoir.
- Speaker #1
En tout cas, bravo à toi pour ce que tu fais.
- Speaker #0
C'est la moindre des choses. Je ne me vois pas faire autrement. De côté,
- Speaker #1
assumer. Bravo à toi de partager. Le public t'aime quand même. Aujourd'hui, je vois tes abonnés. Je vais voir sur tes réseaux.
- Speaker #0
Les gens qui me suivent ne sont pas homophobes, forcément.
- Speaker #1
Oui, mais tu en as quand même beaucoup. C'est quand même sympa. Tu as aujourd'hui un parcours incroyable. Parce que quand tu veux... Enfin, je vois, plus ça vient, plus j'ai l'impression de te voir encore plus qu'avant.
- Speaker #0
Mais c'est vrai, ça avance. Oui, ça avance. Non, mais ce qui est marrant, c'est que pour le coup, j'ai peut-être été un peu, comment dire, j'ai parlé de choses graves là. Mais c'est bien de le faire. Voilà, parce que c'est des combats importants. Mais moi, ce que j'essaye de faire aussi, c'est de faire passer ces messages de manière à l'inverse. Très positive et joyeuse. C'est pour ça qu'on fait des blagues aussi. C'est pour ça que je partage des images de ma famille sur les réseaux sociaux de manière très joyeuse et naturelle. simplement... banaliser, entre guillemets, nos couples et nos familles. Donc, je ne suis pas dans l'idée de la revendication avec le point levé ou ce genre de choses. Mais il y a des gens qui le font et qui le font très bien. Mais moi, ce n'est pas ma manière de combattre, entre guillemets. En tout cas, ma manière de faire avancer les mentalités. J'essaye de le faire plutôt en partageant des images positives, joyeuses. Et je pense que c'est efficace. J'espère, en tout cas.
- Speaker #1
Pour moi, c'est efficace parce que ça donne l'image de quelqu'un qui a réussi à être heureux et de réussir. Quand je te vois, c'est le bonheur incarné.
- Speaker #0
Je suis très heureux parce que, honnêtement, je fais le métier que j'aurais aimé faire quand j'étais gamin. Je t'ai dit, j'ai commencé la radio à 14 ans.
- Speaker #1
On a loupé l'étape après. Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Quand j'ai découvert mon homosexualité, je me suis dit, je ne pourrai jamais être parent. Et pour moi, c'était très important l'idée de fonder une famille. Et puis, j'ai réussi à pouvoir le faire. J'ai pu me marier. Tu as trouvé aussi l'homme de ta vie. J'ai eu la chance de rencontrer l'amour. Voilà. Franchement, tu te dis que je suis souriant, je n'ai pas de quoi faire la gueule.
- Speaker #1
C'est super. Et puis, en plus, nous, on t'apprécie énormément parce qu'à chaque fois qu'on se voit, c'est de plus en plus fort. Et on se marre aussi.
- Speaker #0
C'est important.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
j'aime bien partager des ondes positives. C'est un des slogans de TF1. Partageons des ondes positives. Mais mine de rien. Pardon, mais en ce moment, ce n'est pas si facile. Non. Et ce n'est pas si courant.
- Speaker #1
Les mêmes âges de foot ne sont pas faciles.
- Speaker #0
On a envie d'avoir du positif. On a besoin d'avoir du positif. Et il y a tellement de conflits, il y a tellement lieu de s'engueuler que si jamais on peut essayer de partager des choses positives et de se dire que oui, on peut vivre tous ensemble malgré nos différences. Et je dirais même que nos différences, à l'inverse, c'est ce qui nous renforce, c'est ce qui nous rend plus forts, qui nous rend plus riches, plus intéressants. si on était tous... comme des petits pois à se ressembler, ce serait une tristesse absolue. C'est formidable la différence. Dès lors que les gens sont positifs, sont bienveillants, c'est formidable. Donc voilà, j'ai un peu un discours de Miss France. Donc votez pour
- Speaker #1
Miss Essonne. Et donc, t'es arrivé en télé, machin, bidule, à quel moment ? Parce qu'on te voit depuis... Ah oui, pardon. J'ai l'impression de te voir dans le paysage depuis longtemps.
- Speaker #0
C'est normal, c'est parce que... Ça fait un moment, mine de rien. J'ai commencé, j'ai fait mes études de journalisme, donc une école de journalisme à Bordeaux. J'ai fait mon premier stage à LCI en avril 99. Ça commence à faire un petit peu. 27 ans,
- Speaker #1
mon ami, 27 ans.
- Speaker #0
Et ensuite, j'ai travaillé, j'ai fait un stage de fin d'études. Comme ça marchait bien, ils m'ont repris après. Et puis j'ai... commencer à grandir au sein du groupe TF1, petit à petit. J'étais dans de l'info à la base, et puis j'ai fait aussi un peu de divertissement à côté. Puis les choses se sont installées, mais il y a des gens pour qui ça va vite. Moi, c'était lent, mais on va dire sur le long terme, j'espère en tout cas, j'ai posé des bases. Et voilà, là, j'ai la chance d'avoir, bonjour avec vous, émission quotidienne en direct, entre 10h et 11h, tous les jours sur TF1. Me dire, dire aux petits garçons que j'étais, quand j'avais 10 ans, dire un jour tu auras une émission tous les jours en direct sur TF1. J'aurais pas cru. Je touche du bois. Où est-il du bois ? Là, c'est de la pierre. Il n'y a pas de bois.
- Speaker #1
On va trouver après.
- Speaker #0
Là ! La coudoir est en bois.
- Speaker #1
Mais c'est chouette parce que tu es bien ancré aujourd'hui avec des rendez-vous. En fin de compte, c'est du quotidien. En fin de compte, les gens t'apprécient parce que tu fais des choses régulières. dont l'émission Bonjour qui devient régulière. Oui, je rentre dans le salon des gens.
- Speaker #0
C'est tous les ans. Je rentre dans le salon des gens. Et en fait, c'est ça que je trouve hyper émouvant et que j'aime beaucoup. C'est que, mine de rien, quand quelqu'un fait le choix d'allumer la télé... Il te fait rentrer chez lui. C'est que le mec qui voit à la télé ou la nana, il se dit bon, il est suffisamment sympa pour que je veux bien qu'il soit sur mon canapé à côté de moi. Parce que c'est un peu ça finalement, notamment les gens qui sont seuls. Donc je trouve que c'est très très important ce lien qu'on crée avec... Moi je le dis toujours, Rodolphe Bellemère, c'est le big boss de TF1, je dis... En fait, ce n'est pas lui mon patron. Oui, bien sûr, c'est lui mon patron. C'est public. Il ne va pas se fâcher. Mais mon patron, c'est Claudine de Saint-Malo, c'est Monique de Tarbes, c'est Kevin d'Aubervilliers. C'est les gens qui me regardent, qui me font la gentillesse de me suivre, d'être fidèle, de m'envoyer des messages sur les réseaux pour me dire comment ils ont apprécié telle ou telle émission. C'est un lien tellement fort qu'on peut créer avec les gens, avec le public.
- Speaker #1
Et ça devient rare. Ça devient rare ce genre d'émission où les gens sont en direct.
- Speaker #0
Oui. il n'y a pas beaucoup de directs je trouve que en plus tu reparles aux gens qui sont chez eux c'est on va dire c'est un vintage moderne ce que tu fais parce que ça manquait on a un vrai rapport là où tu as raison c'est que l'idée c'est vraiment de mettre en place dans l'émission Bonjour avec vous une espèce de lien direct une sorte de libre antenne c'était beaucoup en radio mais qui se fait peu en télévision et de faire réagir sans arrêt nos téléspectateurs sur ce dont on parle en direct. Donc j'ai une tablette, je vois les messages écrits qui s'affichent en direct, et puis il y a des gens, maintenant on a un répondeur téléphonique, il y a des gens qui nous envoient des messages. Oui,
- Speaker #1
un répondeur téléphonique.
- Speaker #0
Mais oui, il y a des gens qui nous laissent des messages, et c'est génial, parce qu'on est dans la vraie vie des gens. Et c'est ça qui me plaît, cette hyper proximité-là, et avec des thématiques vraiment de la vie de tous les jours, de la vie quotidienne, et moi je me sens très à l'aise dans cette matière-là, ça me plaît beaucoup.
- Speaker #1
Ça manquait, je te souhaite une longue vie là-dessus.
- Speaker #0
Je retouche du bois. Décidément.
- Speaker #1
Et Secret alors ?
- Speaker #0
Secret Story, bah écoute c'est un bonheur, je m'amuse énormément.
- Speaker #1
Je vois.
- Speaker #0
Je m'amuse beaucoup parce que c'est une émission que j'adore.
- Speaker #1
T'es drôle, t'es drôle, tu sais que tu peux mourir de rire.
- Speaker #0
J'essaie de m'amuser et si jamais j'arrive à vous amuser aussi. Moi je suis le premier téléspectateur en fait de cette émission. Parce que je la regardais quand j'étais téléspectateur simplement et depuis que je la présente maintenant depuis 2015, je suis à la fois présentateur et téléspectateur de toutes les séquences et moi je m'éclate. Ouais.
- Speaker #1
C'est ça. Il y a des choses vraiment directes. Il y a des choses que tu ne sais pas.
- Speaker #0
Très souvent, ils adorent me piéger dans l'émission. Je le vois. Je demande toujours à ne pas avoir le nom de la personne éliminée dans l'enveloppe parce qu'ils le savent à l'avance au moment où ils ont la décision avec le... le huissier de justice qui surveille que tout se passe bien au niveau des votes moi je préfère avoir la surprise donc j'ai vraiment la réponse quand le huissier me remet le courrier que j'ouvre la lettre là je vois vraiment, parfois je suis surpris là tu étais surpris la dernière fois sur la première élimination de la saison elle s'appelait Lou en l'occurrence j'ai été surpris donc on me voit faire je pensais pas que j'étais en plan les gens on en fait un même après une petite vidéo, un petit gif mais c'est rigolo parce que mais c'est l'avantage du direct il peut tout se passer et souvent je trouve que la télé-réalité n'a pas forcément bonne presse alors que c'est des programmes qui sont...
- Speaker #1
ça a un peu changé ça a changé quand même je trouve que c'est... Secret Story a une très belle image parce que c'est un peu l'émission premium ouais c'est sympa les castings sont bien faits je trouve que c'est bien vrai puis on montre une jeunesse différente que celle qu'on aime bien stéréotyper dans d'autres émissions ils ont l'air tous bien élevés très sympa une
- Speaker #0
émission comme Secret Story ça a même un Presque un rôle social ou sociétal. Parce qu'on peut découvrir aussi à quoi ressemble la nouvelle génération, comment ils s'expriment, quelles sont leurs valeurs, quelles sont les choses qui comptent pour eux. Et on voit cette évolution-là. Les candidats, la façon dont ils se comportent aujourd'hui dans la maison, ça n'a rien à voir avec ceux que j'avais en 2015. Tu vois l'évolution de la société, une solidarité plus importante quand même, moins d'acrimonie.
- Speaker #1
J'ai envie d'aimer les autres. J'ai envie de le lien. J'adore, tu sais, Donc... t'en as bien rigolé avec moi que je regarde ce genre d'émission elle est crâne, elle me demande des tips elle me demande des coulisses mais j'adore ça parce que c'est vrai que moi j'ai besoin de me nourrir de ça aussi parce que je regarde parce que ça me divertit et en même temps ça me donne un regard aussi justement sur les jeunes générations que je trouve fabuleuse parce qu'est-ce qu'on les critique c'est vrai, ils s'en prennent plein la gueule ils s'en prennent plein la gueule je trouve qu'on dépend de ces gens là aussi ils vont quand même faire l'avenir et je trouve que là il y a du fil goût, des gens qui sont un peu plus responsables ouais ouais Euh... Et puis, ils ont eu moins de chance que nous pour s'amuser comme des fous, comme nous, on a pu avoir.
- Speaker #0
Moins d'insouciance, sans doute.
- Speaker #1
Moins d'insouciance. Et je trouve quand même qu'ils véhiculent des choses de plus en plus positives. Et moi, je sais que ça plaît aux gens. Et en plus, ce que j'adore dans ce genre d'émission, c'est qu'elle vit énormément à travers les réseaux sociaux. Parce que je crois que ma fille ne regarde pas l'émission, mais regarde tout ce qui s'est passé.
- Speaker #0
Exactement. C'est-à-dire qu'il y a vraiment plusieurs façons de regarder. Et c'est amusant. Là, je disais, depuis qu'on a lancé l'émission, il y a plus de 15 millions de personnes qui ont été en contact avec Secret, qui ont entendu parler, qui savent qui sont les candidats. On n'a pas 15 millions de téléspectateurs, mais on a des gens réguliers. La marque Secret Story existe. Maintenant,
- Speaker #1
c'est une plateforme très connue.
- Speaker #0
Non seulement sur TF1+, mais aussi maintenant tous les programmes de TF1+, donc notre plateforme, sont accessibles sur Netflix.
- Speaker #1
C'est génial.
- Speaker #0
Donc ça donne une autre opportunité, notamment les gens peut-être qui n'ont plus le réflexe d'aller sur... qui ne regardent plus la télé, qui n'ont plus le réflexe d'aller sur TF1+, qui n'iraient pas sur cette plateforme parce que c'est uniquement lié à la chaîne. Là, ils se disent, il y avait cette émission. que je regardais quand j'étais plus jeune, je vais la regarder, je pense que ça nous ouvre à un autre public.
- Speaker #1
Bon, je suis très heureuse pour toi. Maintenant, on va parler un petit peu de ménage, mon ami. Oui,
- Speaker #0
volontiers !
- Speaker #1
Alors, ton duo avec Marie Chantal,
- Speaker #0
là ! C'est une affaire qui roule.
- Speaker #1
Whoopi Goldberg, pour les intimes.
- Speaker #0
C'est vrai qu'il y a un petit air de Whoopi Goldberg. Marie Chantal, c'est une nana géniale que j'ai rencontrée en 2019, quand j'ai fait appel à Shiva. Pour tout vous dire, j'avais eu une autre... quelques mois mais je n'étais pas très content, c'était un conseil d'un voisin de voisin c'était pas bien organisé, ça ne s'est pas très bien passé je n'étais pas très en confiance et ma mère me dit tu devrais aller chez Shiva c'est grâce à maman ?
- Speaker #1
merci, elle s'appelle comment ? Michel,
- Speaker #0
merci beaucoup et elle me dit, j'ai vu la pub comme quoi ça marche elle me dit j'ai une voisine, il paraît qu'ils sont superbes donc là, je suis allé voir je suis allé voir et... L'agence Shiva qui était à Meudon à l'époque, dans le 92, et je leur ai demandé, et je leur ai dit, bon, vu que je suis quelqu'un qui a une notoriété, etc., j'ai besoin d'avoir vraiment quelqu'un de confiance. Il y a toujours besoin de quelqu'un de confiance, évidemment, mais a fortiori... Encore plus. Voilà, encore plus, même si je sais que c'est, pour le coup, l'intimité, ça fait partie des choses de base quand on fait ce métier-là, mais quand même. Et là, on dit, et puis quelqu'un qui aime les chiens, c'est important, puisque j'ai un chien. Et il ne faut pas avoir peur des animaux. Il faut être à l'aise avec les chiens et les Ausha, parce que j'ai deux. Et puis quelqu'un qui aime bien les poils, parce qu'on est quand même deux hommes plus deux animaux. Donc il y a des poils à la maison.
- Speaker #1
Et un petit homme.
- Speaker #0
Et un petit homme, il perd juste ses cheveux pour l'instant. Il a 6 ans, donc ça va. Non mais, et là on m'a dit, Marie-Chantal, elle est super. Testez-la et puis ça se passe bien. Et ça fait 7 ans que ça se passe bien.
- Speaker #1
Et en plus, je sais qu'elle est... Elle t'aime énormément.
- Speaker #0
On s'entend très bien, on s'aime beaucoup. Et c'est quelqu'un qui a vu l'arrivée, la naissance de Valentin, qui avait gardé des enfants pendant des années avant. Elle avait une autre vie où elle était dame de compagnie, où elle gardait des enfants. Et elle est d'une douceur, d'une gentillesse, toujours positive. Et c'est quelqu'un, surtout quelqu'un de confiance. Je sais que c'est quelqu'un... Vraiment, je n'ai pas le moindre doute. Et ça, c'est extrêmement précieux.
- Speaker #1
Je te remercie parce que tu en as bien parlé devant mille personnes. C'est vrai, à la convention. Et quand je lui ai dit au moment du shooting, tu n'étais pas là, mais elle s'est mise à pleurer. De bonheur quand je lui ai dit, tu sais Christophe, vous savez Christophe, a parlé de vous devant mille personnes. Et là, on a eu une émotion. Vraiment, moi aussi, je suis toujours très touché quand je vois une employée maison qui est aussi investie et qui est aussi sincère.
- Speaker #0
Mais elle est très attachée à nous parce qu'on a eu, comme beaucoup de gens, on peut avoir des problèmes. Et on a eu l'année dernière un cambriolage, un homejacking. Ça a été compliqué. Gisela, mon mari s'est retrouvé à l'hôpital. Bref, c'est quelque chose, ça a été un moment très traumatisant pour notre petit garçon aussi. Et il se trouve que Marie-Chantal... C'était le matin où elle devait venir. J'ai complètement... Évidemment, je n'ai pas pensé à la rappeler en disant « C'est pas la peine de venir. » Elle est arrivée. Il y avait des flics dans le jardin. Elle était terrorisée. Elle est montée l'escalier. Elle avait peur qu'il nous soit arrivé... encore plus malheur que ce qui est arrivé. Donc elle est tombée sur Valentin qui était là, elle lui a fait un bisou. Elle était très choquée. Je sais qu'elle était très choquée. Elle nous avait envoyé un message. Elle a dit, si je peux servir à quelque chose. Elle a donné ses coordonnées aux enquêteurs au cas où ils voulaient lui poser des questions si elle avait vu quelque chose. Bon, voilà. Et j'ai senti qu'elle était vraiment bouleversée. Et ça m'a beaucoup touché. Elle s'est un peu occupée de Valentin, qui était un peu inquiet, forcément, contre ce qui nous était arrivé, même si on a essayé de le protéger, qu'il n'a pas vu les voleurs. Mais quand même, il a bien vu. Il y avait des flics partout. Après, il était très fier parce qu'il a eu des battes de policiers. Ah, c'est sympa ça. Scratch, là, pour mettre. Il était hyper fier. Il se la pétait à l'école. C'était super. C'était un petit garçon, donc il a... Il a vécu ça comme un petit garçon. Dieu merci. Mais oui, Marie-Chantal a été là ce jour-là. Et... Son regard, sa bienveillance, sa façon de... Ouais,
- Speaker #1
j'ai envie de dire de...
- Speaker #0
d'être solidaire de ce qu'on avait vécu et d'être vraiment sincèrement avec nous, ça m'a beaucoup touché.
- Speaker #1
Bon écoute, c'est ça la magie de ce qu'on fait chez Shiva, on essaie de créer des relations. C'est pas un casting mais presque. T'as raison,
- Speaker #0
c'est pas un casting de télé-réalité.
- Speaker #1
Non mais c'est un casting parce que tu es venu, tu as dit, les gens ont adapté, tu as trouvé la personne rêvée et idéale. Et aujourd'hui, quand on l'a rencontré au studio Harcourt, j'ai vraiment senti... Enfin, les prises de photos, tous les deux, c'était un truc de... Ah bon,
- Speaker #0
on s'est bien amusés en plus. Ouais, c'était génial. Les coulisses, c'était très drôle. Il faut comprendre que quand on décide d'ouvrir sa porte, de laisser quelqu'un extérieur rentrer chez soi, dans son intimité, c'est déjà compliqué. Moi j'ai mis beaucoup de temps avant, mais pas pour des raisons...
- Speaker #1
Surtout avec une maman qui était...
- Speaker #0
Oui exactement, qui était hyper maniaque du ménage.
- Speaker #1
Qui m'a très bien conseillé.
- Speaker #0
Mais c'est vrai que, tu vois, au début je n'avais pas de notoriété, donc ce n'était pas lié à ça, ce n'était pas par rapport à ça. C'est juste que... Je ne me sentais pas à l'aise à l'idée que quelqu'un rentre chez moi, parce que je me disais que c'est un étranger. Et en fait, ce qui est génial, quand tu commences à avoir une relation de long terme avec quelqu'un comme ça qui t'aide, c'est comme ça que je vois les choses. Je ne dis pas que c'est une femme de ménage, même pas une employée de maison, c'est quelqu'un qui nous aide à la maison. Et je ressens vraiment ça comme ça. Et je dispute Valentin de temps en temps, parce que l'autre jour, il m'a dit un truc, c'était le bazar dans sa chambre. Il me dit « Marie-Chantal, elle va ranger » . d'une... Ça ne se passe pas comme ça, mon bonhomme. T'es gentil. Elle est là pour t'aider, pour faire ton lit, pour laver par terre, etc. Mais elle n'est pas là pour ranger tous tes bonhommes, tous tes Dragon Ball qui sont en bordel. Il faut respecter les gens. C'est très important. Et c'est vrai que moi, j'ai un peu l'impression qu'elle fait partie de la famille.
- Speaker #1
C'est le cas.
- Speaker #0
Oui, c'est un peu le cas.
- Speaker #1
C'est le cas parce que moi, j'ai eu la chance d'avoir quelqu'un... Quand je suis arrivé sur Paris, j'avais mes deux enfants. Monogame, j'étais toute seule.
- Speaker #0
Et ça, c'est du boulot. Deux gosses et une maison.
- Speaker #1
Et plus un boulot de fou. Et j'ai trouvé quelqu'un d'incroyable qui m'a aidé. Et à la maison avec mes enfants. Après, les enfants ont grandi. Après, elle est partie à la retraite. Et c'était avant Shiva. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, ça reste toujours la deuxième maman. La deuxième maman de mes enfants.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
Et ils l'ont toujours vue comme ça. Et elle vient d'Haïti. je fais dédicace pour Yolette. Yolette, si tu m'entends, je sais qu'on a beaucoup d'amour encore entre nous et je n'ai jamais pu la remplacer.
- Speaker #0
Je n'ai jamais pu. C'est quoi, tu fais le ménage toute seule maintenant ?
- Speaker #1
Oui. Je suis une dingue de ménage parce que je suis comme ta mère, je suis une grande maniaque. Je suis une dingue.
- Speaker #0
C'est drôle. C'est mon sport.
- Speaker #1
Je suis une très grande maniaque et je fais beaucoup d'astuces.
- Speaker #0
Il faut que tu m'invites à la maison que je vérifie. Je suis une maniaque,
- Speaker #1
j'ai des Ausha, j'en ai trois et pour moi, ça me vide la tête. Donc quelque part, je suis content d'être chez Shiva parce que j'adore ça, ça me vide la tête.
- Speaker #0
Au moins, tu maîtrises le sujet puisque tu fais toi-même le ménage. Donc tu sais comment ça marche. Non, mais ce que je trouve hyper touchant avec ce qui s'est passé avec Shiva depuis plusieurs années maintenant, là pour le coup, je le dis de manière totalement extérieure, mais c'est la façon dont vous communiquez depuis des années, je pense que ça a fait un bien fou à ce métier de femme de ménage ou d'employé de maison. mais c'est la même chose au final et que plein de gens avaient une vision peut-être un peu plus méprisante mais quand même en tout cas moins valorisante bien sûr que si et je pense qu'avec tout ce que vous avez fait avec la campagne Harcourt, avec tout ce travail qui est fait, cette image là a vraiment changé et c'est une je pense pour beaucoup de ces femmes et de ces hommes ils sont plus rares mais il y a quelques hommes aussi une fierté de se dire que Merci. On s'occupe des maisons, des gens, on rend les maisons plus belles.
- Speaker #1
Et pas forcément que chez Shiva, tu sais. Non, bien sûr. On a bousculé tout le reste. L'image de manière globale, par exemple. Là, on a recommuniqué sur cette dernière campagne, plus Shiva, nos valeurs, ce qu'on fait. Mais les premières ont été vraiment pour le métier.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Mettre en valeur.
- Speaker #1
Voilà, parce qu'il y avait une mission, il fallait que quelqu'un parle sur ça. Et c'est pour ça qu'on a fait ces campagnes-là. C'est pour tout ce monde-là, ils sont un million. Oui, carrément. Il y a un million en France à travailler. Dans les domiciles, dans tout.
- Speaker #0
Il y a plein de gens qui sont concernés en fait, c'est ça qui est... On a tous dans notre famille proche ou plus ou moins proche des gens qui ont fait des ménages, parfois c'est temporaire pour payer des études, pour ça. Et c'est un métier, c'est un très beau métier en fait. Ça veut dire prendre soin. C'est prendre soin de la maison, prendre soin d'une famille.
- Speaker #1
C'est maison, famille ou restaurant. Parce que le ménage se fait partout. J'imagine que chez TF1, tu as aussi des gens qui viennent au ménage. Qui sont dans l'invisible du matin et que tu les revois l'après-midi ou le soir. Donc c'est un monde qui n'est pas toujours visible, mais qui est nécessaire pour toutes les activités aujourd'hui. Tu as raison.
- Speaker #0
Et pour couler la boucle par rapport à ce qu'on s'est dit au début, j'ai oublié de dire, mais c'est très important, donc je voudrais rajouter parce que je pense que c'est important pour les gens. Moi, quand je suis allé à l'agence Shiva, et que j'ai demandé, j'ai dit... Et puis, il faut que ce soit quelqu'un qui soit open. Parce que nous, on est deux papas avec un petit garçon. Enfin, il n'était pas encore né, mais le projet était en cours. Et on dit, ça évidemment, il n'y a aucun souci. Et j'en ai pas mal parlé à Marie-Chantal aussi. Parce que ce n'est pas anodin. Quand on rentre dans l'intimité des gens, on rentre aussi dans cette intimité familiale. Et des schémas de famille qui peuvent être un peu différents de la majorité. Et nous, évidemment, il n'y a jamais eu de souci. Mais c'est hyper important. que les personnes qui nous ont conseillé avec Marie Chantal, etc. aient été à l'écoute de ça. Parce que vous, votre boulot, chez Shiva, mais après, toutes les autres sociétés, C'est de faire en sorte que les gens soient à l'aise, soient heureux, soient bien et fassent confiance. Et que ça matche. Exactement, et que ça matche. Donc évidemment, la façon dont on vit, son rythme de vie, si on est homosexuel, il faut être bien sûr que... On rentre dans l'intimité. On rentre dans l'intimité. Et c'est pour ça que je voulais en parler parce que... par rapport à ce qu'on disait au début, oui, c'est très important aussi. Et ce n'est pas exhiber quoi que ce soit. C'est simplement que ça fait partie de notre vie. Et là, je ne parle pas de notre vie sexuelle, mais de notre vie familiale. Et voilà, il se trouve que ce sont deux garçons qui vivent sous le même toit et qu'on élève un petit garçon ensemble. Et le chien. Et le chien et le chat. Un chat ? Un chat. Mais avec les poils ressentis plusieurs parce qu'il en perd beaucoup. Donc, il faut que je le brosse un peu plus. Parce que sinon, ça bouche l'aspirateur et ça fait râler Marie-Chantal.
- Speaker #1
Oui, elle râle.
- Speaker #0
non elle ne râle pas mais mon aspirateur commence à fatiguer elle m'a fait des petites réflexions récemment donc je vais avancer là dessus en tout cas j'adore cet échange avec toi un plaisir on arrive à la fin, le temps passe vite je pense qu'on a beaucoup parlé est-ce que tu as envie de me dire quelque chose comme ça de ta vie de tes projets j'ai envie de te dire que j'ai passé un très bon moment avec toi et que je pense que la façon dont On a discuté là et donc tu as été à l'écoute et je pense à l'image de la façon dont... dont la société doit être à l'écoute de tout le monde. Et je pense que si tout le monde avait cette écoute-là, cette bienveillance-là,
- Speaker #1
le monde tournerait un petit peu mieux. Donc, continuons à parler.
- Speaker #0
Même si on est parfois un peu bavard.
- Speaker #1
À partager, en tout cas. En tout cas, tu sais, moi, j'ai beaucoup de valeurs. J'essaie de les transmettre par des images, par des mots. J'aime bien aussi, j'ai aussi, comme toi, faire un parcours littéraire. Mais c'est vrai que toutes ces valeurs de courage, de détermination, de dignité, de liberté, tous ces mots que je dis. Pour moi, l'évolution d'une société, c'est de la tolérance, la bienveillance. Et d'accepter les gens tels qu'ils sont, de les remettre dans le droit chemin quand ils vivent des vies, ça c'est sûr qu'on ne peut pas non plus dire que tout le monde est beau et que tout le monde est gentil.
- Speaker #0
Non mais ça va dans le bon sens, je pense.
- Speaker #1
Il y a du boulot,
- Speaker #0
mais ça va dans le bon sens.
- Speaker #1
Il y a du boulot et chacun doit mettre sa petite pierre à l'édifice. En tout cas, merci de mettre la tienne, parce que tu m'as beaucoup touché avec ton histoire.
- Speaker #0
Merci, c'est gentil.
- Speaker #1
Voilà, et puis écoute, on va continuer à se voir sur d'autres...
- Speaker #0
Mais oui, bien sûr ! Ce n'est que le début de nouvelles aventures. Et comme dirait l'autre, tu sais, d'ici la prochaine fois qu'on se voit, je n'ai qu'un seul slogan. Soyez beau, soyez grand, soyez... Beaugrand ! Voilà,
- Speaker #2
c'est facile ! Mais qui finissent pourtant, compter les unes pour les autres Entre nous, c'est une histoire simple Mais les histoires simples sont souvent celles Qui changent les vies plus longtemps