- Speaker #0
Entre nous, c'est une histoire de confiance, une histoire qu'on écrit doucement.
- Speaker #1
Bonjour à tous, je suis Catherine Malassagne, directrice générale de Shiva. Aujourd'hui, encore un podcast, mais très particulier celui-là. Je l'attendais, parce que j'ai la chance de parler avec quelqu'un que j'apprécie beaucoup. et qui, vous allez le reconnaître, est déjà depuis longtemps la voix de Shiva, mais pas que. Et on va parler beaucoup avec Michel Bonpoil. Bonjour Michel.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #1
Je suis ravi de te rencontrer et de te voir et on va échanger avec plaisir. sur plein de choses tous les deux je sais que tu as une carrière bien riche de comédien de voix, plein d'autres choses t'aimes bien les beaux mots, les belles phrases j'ai déjà eu la chance de participer avec toi à des enregistrements radio parce que tu es la voix de Shiva depuis de nombreuses années mais on va pas parler de ça tout de suite on va parler déjà de toi et de ta carrière donc tu as commencé quand et par quoi ?
- Speaker #2
J'ai commencé un peu par hasard à Nantes. Je suis né à Nantes, je suis Nantais, et je revenais d'un voyage en Inde, j'avais 19 ans, et j'ai croisé Place du Commerce à Nantes, Jean-Michel, qui m'a dit qu'il était au conservatoire. Et je lui ai dit, mais tu sais, je ne suis pas du tout musicien. Il m'a dit, non, conservateur de théâtre. Et d'ailleurs, Michel, je me souviens, et puis on reparle un peu du collège, du lycée, et il me dit, pourquoi tu ne t'inscriras pas ? Et je me suis inscrit au conservatoire de Nantes. J'ai été reçu, et comme eux, ils étaient en classe, disons, préparation pour devenir comédiens professionnels, il fallait passer une scène, donc j'ai demandé conseil à Jean-Michel, qui m'a orienté vers une scène d'Arlequin, dans la double inconstance, de Marivaux. Et donc j'ai joué cette scène devant le jury du conservateur de Nantes pour pouvoir passer dans la classe professionnelle. J'étais reçu. Je me suis dit, ça fait déjà deux fois que je suis reçu. Tiens, c'est sympa. Et donc à la fin de cette année scolaire au conservateur de Nantes, où j'ai beaucoup lu, j'avais beaucoup de retard. J'ai commencé à lire Shakespeare, j'ai commencé à lire Corneille, Racine. Et évidemment, à la fin de l'année scolaire, tous ces gens qui étaient devenus mes copains, Jean-Michel, mais d'autres, et des copines, sont tous passés à Paris, passés les concours de la rue Blanche. A l'époque, la rue Blanche était encore à Paris, rue Blanche, l'ENSAT, l'École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre, et le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique à Paris. Et donc, tout ce petit monde est monté à Paris, passé les concours, et À ma grande stupéfaction, j'ai été reçu à la rue Blanche. Je pense... grâce à certains dieux, peut-être, j'en sais rien. En tout cas, ce qui s'est passé, c'est que j'ai passé le concours et il se trouve que la scène qui était imposée, c'était une scène de l'échange de Paul Claudel, et il se trouve que la veille ou l'avant-veille, j'avais vu un spectacle qui représentait l'échange et donc j'avais encore... Mouah ! Des images du spectacle. Et donc, je me suis amusé à ne pas reproduire ce que j'avais vu, mais à changer ce que j'avais vu en m'en souvenant la façon de parler, Claudel, etc. Et j'ai été reçu à la rue Blanche. Et donc, j'ai commencé, j'ai fait deux années à la rue Blanche et ensuite, j'ai passé le concours de la grande école. celle que tout le monde veut avoir, le conservateur national supérieur d'art dramatique de Paris. Et sur les 1200 candidats, nous étions 25 cette année-là en 1987. Et j'ai fait partie de cette petite bande-là et j'en suis sorti trois ans plus tard en 81. Non, je suis rentré en 84, je suis sorti en 87.
- Speaker #1
Félicitations.
- Speaker #2
Voilà, et après... Le destin. Oui, le destin.
- Speaker #1
Le hasard et le destin.
- Speaker #2
Et les amis. Je pense que si j'avais un conseil à donner aux auditeurs qui sont dans l'interrogation de qu'est-ce que je vais faire de ma vie, qu'est-ce que je vais devenir, en fait je pense que c'est un mélange d'audace, de curiosité, d'écoute de soi-même en disant « Bon, ça je suis pas sûr de faire ça pendant... » 25, 30 ans, et parfois, un ami, comme c'est le cas de Jean-Michel, qui me dit, inscris-toi, alors, si ça n'avait pas Si je n'avais pas été reçu, je ne suis pas sûr que j'aurais été celui qui continue, qui absolument veut repasser le concours. Je pense que j'aurais dit, tu vois, c'était sympa de le passer.
- Speaker #1
Tu avais ce talent tout simplement, Michel.
- Speaker #2
Alors je ne sais pas. Michel Bouquet dit que le talent, c'est un peu plus tard qu'il arrive. Il y a des prédispositions. Il y a du corps qui bouge bien, il y a de la voix qu'on écoute. On écoute. Ils ont dû écouter. Ils se sont dit, tiens, c'est marrant celui-là. Il est étonnant celui-là. Tiens. Et pourquoi pas lui ? Tiens, ok. Donnons-lui une chance à celui-là. Parce que c'est des gens qui regardent, qui écoutent et qui choisissent. Donc voilà comment l'histoire du... du théâtre et de ma rencontre aussi avec la littérature, est arrivé à Nantes en 1979,
- Speaker #1
78-79.
- Speaker #2
Hier ? Avant-hier, juste avant.
- Speaker #1
Alors c'était quoi ton premier rôle, justement ? Est-ce que tu t'en souviens ?
- Speaker #2
Je me souviens très bien. Mon premier rôle, c'est pendant que je suis élève au conservatoire de Nantes, je suis engagé. pour illustrer des fables de La Fontaine dans la galerie commerçante d'une sorte de centre commercial un peu au champ, je ne sais plus si c'est casino, je ne sais plus si c'est... Et donc j'étais déguisé en agneau, j'avais une tête de... on avait des... on était payé 500 francs, c'est le premier cachet, 500...
- Speaker #1
C'est beau !
- Speaker #2
500 francs, petit collant blanc. Petit t-shirt blanc et masque de loup ou masque d'agneau ou masque de chien et on illustrait les faves de la fontaine et on a eu du succès. Les gens faisaient leurs courses mais s'arrêtaient pour regarder les élèves du conservatoire de Nantes. Donc ça c'est mon premier cachet et après mon premier vrai rôle c'est quand je suis rentré à la rue Blanche. Alors, non, c'était avec l'école. Le vrai spectacle professionnel, c'est les Nuits de l'Enclave, Roméo et Juliette, monté par René Jauneau quand je viens de terminer ma première année conservatoire et que je suis engagé pour faire le festival de Valréas. Bien, voilà. Et donc, on va partir à plusieurs dans une petite voiture, on va louer des gîtes et on va jouer un mois, un mois à peu près à Valréas. Génial quoi. En plein air, à 22h. En Badoor. Voilà, ça c'était génial. Et je jouais Tibalt.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Et après, et pendant... Et pendant tout ce temps-là, tu as eu aussi des rôles dans des séries, dans des films ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
On te voit régulièrement ?
- Speaker #2
Oui. Alors, mon premier rôle, en fait, c'est Francis Giraud qui me l'a donné quand je suis sorti du conservatoire. Il a fait un film qui s'appelle « L'enfance de l'art » qui a été sélectionné à Cannes en sélection officielle, où je joue le rôle principal masculin. C'est un film qui n'a pas eu un grand succès, mais qui m'a permis de faire d'autres choses ensuite. Mais moi, au départ, j'étais quand même avec cette vocation, enfin qui s'est développée, parce qu'avant je ne l'avais pas, cette vocation est arrivée un peu comme ça, c'était le théâtre. Jouer les grands textes. Jouer Shakespeare, jouer Pierrandello, jouer Molière. Donc, en sortant du conservatoire, j'ai été engagé par Jacques Lassalle, qui était directeur... à l'époque du Théâtre National de Strasbourg, et j'ai joué en fitrion. Donc je fais partie des classiques. Si vous achetez un classique dans une librairie en fitrion, vous pouvez peut-être m'apercevoir avec ma perruque et mon costume 18e, 17e. d'amphitryon. Et puis après, j'ai joué du Pirandello, j'ai joué aussi du théâtre contemporain avec Catherine Hahn. Et puis après, les agents, et puis un petit peu à la télé, un petit peu au cinéma, les tournées au théâtre. C'est la vie de comédien.
- Speaker #1
Et puis la voix. A cette voix, comment c'est venu cette histoire de voix ? Parce que tu as une voix exceptionnelle qui envoûte. Moi je suis tombé raide quand on m'a présenté en 2018 ou 2019, je ne sais plus depuis quand. Non, perdu. C'était quand ?
- Speaker #2
Alors justement, on s'est vu l'autre jour, on a évoqué, ça fait combien de temps que tu m'as posé la question ? Tu m'as dit, Michel, ça fait combien de temps que tu fais la voix ? Et je t'ai répondu environ 10 ans. Et tu m'as dit non. Non, Michel, je me suis renseigné, c'est 9 ans. Et en fait, je me suis renseigné, de mon côté, parce que je ne sais plus. Et donc, j'ai appelé Charles Neuville, qui est le responsable... les voix, je suis dans cette agence, Charles Neuville, qui est un ami, et il m'a dit non, tu as commencé en octobre 2013, donc ça fait presque 13 ans, ça fera 13 ans en octobre
- Speaker #1
2026, que je fais la voix
- Speaker #2
Shiva, et donc vous voulez savoir comment ça a démarré ça ?
- Speaker #1
Ben oui, tiens, déjà la voix, tout simplement le fait que ta voix... C'est qu'avec nous, tu fais aussi d'autres voies. Alors,
- Speaker #2
avec vous, c'est vraiment un truc spécial.
- Speaker #1
Ça fait plaisir.
- Speaker #2
C'est spécial parce que c'est de la fidélité qui dure depuis 13 ans. Parce que parfois, on fait une pub et puis ça dure 2-3 ans. J'ai fait Citroën, C4, Picasso, par exemple. J'ai fait ça pendant des années. Et puis bon, je n'ai pas été reconduit. Après, j'ai fait des choses pour le Réal, etc. Mais si vous voulez que je vous raconte comment ça s'est passé, je veux bien vous raconter, ça s'est passé à Lausanne.
- Speaker #1
Tu as du mal avec le tueur, mais ce n'est pas grave, on va y arriver. Oui. C'est notre génération, on a du mal.
- Speaker #2
Non, pardon. Et donc, ça commence à Lausanne, cette histoire. C'est-à-dire qu'en fait, j'ai rencontré un garçon qui s'appelle Olivier Peignet, que je connaissais depuis la rue Blanche, et qui lui faisait beaucoup, beaucoup de voix. et qui me dit un jour, mais tu devrais, pourquoi tu n'essayes pas ?
- Speaker #0
Je dis,
- Speaker #2
écoute, je ne sais pas, ça ne s'est pas présenté, je travaille au théâtre, voilà, donc pourquoi ? Il me dit, écoute, moi je suis dans une agence, Charles Neville, c'est très sympa, je te propose d'enregistrer quelque chose, de lui donner, puis après il te dira si ça l'intéresse ou pas. ou pas. Ok, d'accord. Donc j'enregistre, je suis à Lausanne, et donc l'ingénieur du son, du metteur en scène avec qui je travaille, qui s'appelle Joël Joanneau, avec qui j'ai fait plusieurs spectacles, que je salue s'il m'écoute. Et donc, Et donc, je me retrouve avec son ingénieur du son, Pablo Bergel, et on se retrouve dans un petit caisson, dans un décor de Lausanne, et j'enregistre deux-trois bêtises que j'ai trouvées dans des revues un peu comme ça, Cosmopolitan, Elle, des trucs comme ça. Et donc, je commence à lire devant le micro, Dior. J'adore. Et puis je dis quelques phrases. Et puis Pablo me dit, je crois que c'est bien, on a ce qu'il faut. Je pars avec mon petit CD à Paris, je donne ça à Charles. Et Charles me répond, écoute, j'ai écouté ton enregistrement. C'est un peu... D'abord, c'est très mauvais. Le son est très mauvais. Heureusement que je te connais au théâtre et que tu es l'ami d'Olivier parce que je pense que je n'aurais pas donné suite. C'est très très mauvais. Il m'a dit, cette chose qui m'est restée, c'est un peu comme si tu voulais devenir mannequin et que tu présentais un book mais tes photos, tu les avais faites dans un photomaton à la gare du Nord.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Donc autant dire que c'était très mauvais mon enregistrement. Pablo, c'était mauvais. Je te le dis si tu m'entends, Pablo, c'était très mauvais le son. Je ne lui ai pas dit à Pablo, mais bon. Il est temps de lui dire maintenant. Maintenant, il le sait. Et donc, Charles me reçoit et me dit, écoute Michel, pour avoir un truc de qualité que je peux présenter à des éventuels clients qui me demandent des voix, il se trouve qu'Orange, en ce moment, cherche quelqu'un. Donc, tu vas aller là-bas. Tu vas dire que tu viens de ma part, et à la fin de l'enregistrement, tu leur demandes de récupérer ce que tu as enregistré sur un petit CD, et puis tu rentres à la maison et tu me donnes ça. Donc je vais chez Orange, enfin je vais dans un studio, un vrai studio, donc je découvre un vrai studio d'enregistrement, et voilà, je fais le jeu de ce qu'ils avaient prévu de caster. Et le type me dit à la fin, écoutez, je trouve ça formidable, j'ai tellement envie de vous engager. Et donc j'ai été engagé par Orange pour faire une campagne qui s'appelait, je ne sais pas si vous vous souvenez de ça, c'était très beau, c'était simplement des mots, une claque. Il y avait des images, quelqu'un donnait une image, et puis après, donc c'était des mots qui avaient des sens différents avec des scènes différentes. Donc il y avait une claque, il y avait un cri, c'était quelques mots à dire, mais qu'on répétait, donc je disais une claque, une claque, un geste. Un geste. Et donc, j'ai fait ça sans savoir ce que je faisais. Je voyais les images, j'ai enregistré ce que je ressentais, avec simplement le mot qui était prévu de dire, et le type m'a dit, mais...
- Speaker #1
Merveilleux. Ça va.
- Speaker #2
Ça me plaît, je vous engage. Donc j'ai dit à Charles, écoute, je suis pris, il m'a dit c'est une bonne nouvelle, on va travailler ensemble, et voilà, et depuis, voilà. Et Shiva, un jour je suis venu, j'ai enregistré, je me souviens, je suis arrivé et je devais dire, les premiers mots c'était, tout est rangé. Tout est la vie repassée. On n'attend même pas. Et donc il y avait une sensualité dans le message que je trouvais très douce, très agréable, très chaleureuse, comme ça, la campagne. Et puis j'étais pris, et puis on m'a rappelé. Et puis voilà, ça fait 13 ans et j'espère que ça va durer encore une quarantaine d'années, une cinquantaine d'années.
- Speaker #1
Oui, au moins, au moins. Donc justement, on a enregistré la semaine dernière.
- Speaker #2
Oui, la semaine dernière.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
c'était bien.
- Speaker #1
Tu as bien aimé les mots que tu as dit.
- Speaker #2
Oui, j'ai beaucoup aimé, je te l'ai dit. Je trouve que Shiva, ça reste toujours des campagnes, parce que parfois... On arrive dans un studio pour enregistrer un message, on ne sait pas trop ce qu'on va enregistrer, et on se dit, oh merde, c'est pas super bien écrit, on fait un peu de la retape comme ça, on essaye de vendre un truc soi-disant... Et je trouve Shiva, c'est singulier dans la mesure où... C'est parce qu'il se trouve en plus que moi j'ai une...
- Speaker #1
Et on va en parler.
- Speaker #2
Une dame de maison, enfin comment on dit ?
- Speaker #1
Une employée de maison. Une employée de maison. Mais une dame c'est joli.
- Speaker #2
Une dame de maison qui travaille chez moi.
- Speaker #1
Asna.
- Speaker #2
Asna, elle s'appelle Asna qui a remplacé Anna, parce qu'Anna est tombée malade, donc maintenant c'est Asna. Et c'est vrai... que j'ai une confiance absolue, que n'avait pas ma femme avec ses anciens employés de maison, parce qu'il n'y avait pas la couverture Shiva, c'était un peu... Alors c'était déclaré, mais est-ce que vous pouvez me donner ça, puis ça, et puis tiens, il y a une montre qui a disparu, t'es sûr ? Non mais c'était... Je l'ai retrouvé... Bon, voilà, il y avait une sorte de... Alors que là...
- Speaker #1
Exceptionnel.
- Speaker #2
C'est super rassurant. Parce qu'on donne ses clés quand même. On donne les clés de... De chez soi. De chez soi. Et là aujourd'hui d'ailleurs, elle est là parce qu'elle travaille le mardi, et donc ce matin elle est arrivée à 9h, et elle m'a dit, monsieur Michel, qu'est-ce que je fais des clés, parce qu'il y a des vacances, on part en vacances après, donc on va se retrouver en septembre, parce que normalement je ne garde pas les clés, on ne sait jamais. Ah je dis, ah bon ? Oui, je préfère, parce que comme je vais partir, imaginez qu'il se passe quelque chose chez moi où j'habite et que c'est de clé, etc. Donc non, je préfère que vous la déposez dans la boîte aux lettres, vous la récupérez et vous me laissez un message en me disant que vous l'avez bien. récupéré, comme ça moi, avec mon employeur, je suis tranquille, j'ai bien rendu la clé pour cet été, et j'ai le message qui confirme que monsieur a bien récupéré la clé, donc je peux partir en vacances sereinement. Donc je trouve ça bien ces petits trucs-là.
- Speaker #1
La sécurité, on appelle ça.
- Speaker #2
Sécurité, ça rassure.
- Speaker #1
On en a parlé d'ailleurs dans le message radio. Voilà. De sécurité, de confiance, de liberté.
- Speaker #2
Oui, de liberté. d'horaire, je suis pas là, je suis là moi des fois je pars retourner etc, donc je suis pas là le ménage a été fait donc pourquoi le refaire si ça a été fait elle me dit pas de problème donc il y a une souplesse et puis pour revenir à au message de cette année, c'est-à-dire le lien. Je vais vous raconter une petite histoire.
- Speaker #1
Allez, une petite preuve, on ne dit pas des bêtises.
- Speaker #2
Voilà, une petite preuve. Asna travaille à la maison, a donc sa clé. Et moi j'étais en Normandie, ma femme est en Bretagne. Je rentre tranquillement de Normandie, j'arrive à Paris, j'appelle mon fils en disant, voilà, Rafa, ce qui serait bien, c'est que tu puisses passer d'ici une demi-heure, trois quarts d'heure. Écoute, je dépose deux, trois affaires à la maison, et ensuite, je vais garer la voiture, voilà, et ensuite, je reviens, allez, compte trois quarts d'heure, dans trois quarts d'heure, tu peux arriver à la maison, il n'y a pas de problème. Et c'est là que je constate, au moment où j'allais, pas ouvrir la porte, mais juste avant,
- Speaker #1
aïe.
- Speaker #2
que j'avais oublié la clé. J'ai oublié la clé de l'appartement dans lequel j'habite. C'est quand même dingue. Donc, je me dis...
- Speaker #1
Gros problème.
- Speaker #2
Merde. J'ai une glacière, j'ai un petit homard que j'ai rapporté de Normandie, que j'ai fait cuire moi-même, voilà, qui est dans la glacière. Je me dis, Cécile, ma femme, rentre avec le train de 23h quelque chose. L'homard a le temps de rouler une seconde fois. Il est 15h, je suis mal. Et il fait relativement chaud, déjà. Et, ding-dong, la petite tête, je me dis, mais il y a Asna, je peux peut-être appeler Asna, j'appelle Asna, qui me dit qu'elle travaille, qu'elle est dans le sud de Paris, et qu'elle en a pour une heure de travail, et qu'après elle doit prendre des transports pour revenir chez elle dans le 17ème. Je lui dis, bah écoutez, voilà, on peut se retrouver d'ici une heure et demie vers Guimauquais ? Elle me dit, bah oui, parfait. Et puis j'ai fait deux, trois courses, j'ai pris la voiture avec les embouteillages, etc. Et je suis arrivé à Guimauquet, elle m'a appelé, je lui ai dit, je suis là, c'est quelle voiture ? C'est la voiture rouge, j'ai baissé la vitre, elle m'a donné la clé, il était
- Speaker #1
5h45. Elle a sauvé le homard.
- Speaker #2
Elle a sauvé la soirée homard du lendemain, mais c'est surtout qu'elle a la clé, c'est la seule.
- Speaker #1
Et elle était disponible.
- Speaker #2
Et elle était disponible. Elle était là. Et elle a bien voulu rentrer chez elle, monter chez elle, descendre de chez elle, pour me remettre la clé. Donc voilà. Donc si elle nous entend, Asna, merci beaucoup. Mais je dois remercier.
- Speaker #1
Super. Moi j'adore ces histoires-là.
- Speaker #2
Voilà. C'est une petite anecdote.
- Speaker #1
Ben oui, c'est le vrai lien. C'est vraiment le respect.
- Speaker #2
Et donc quand vous m'avez parlé de la campagne cette année du lien, je vous ai raconté ma petite histoire et vous m'avez dit, ah, si on fait un podcast, peut-être que... Donc je suis content d'avoir raconté cette histoire.
- Speaker #1
Et puis en hommage à Asna.
- Speaker #2
Asna, oui, oui.
- Speaker #1
Aujourd'hui, elle fait partie de notre grande communauté. On a aujourd'hui 60 000 employés de maison qui travaillent pour leur particulier employeur. Et ça se passe très, très bien. Et on est ravis. J'espère, comme je le dis à chaque fois, quand je rencontre quelqu'un qui est client Shiva, C'est bon. Vous avez tous ce même niveau de service, et que ça vous plaît, et que ça rend votre vie bien meilleure. Et justement, on va repasser au dessus, qu'est-ce que tu penses du fait que Shiva veuille mettre en avant la reconnaissance par rapport à tout ce personnel, à tous ses employés maison, et le mettre en lumière, tous ces gens, un peu dans le monde invisible, et les rendre plus visibles ?
- Speaker #2
Je trouve ça humainement très juste. déjà, parce que je pense qu'on a tendance, surtout dans les grandes villes, comme Paris, non pas à mépriser parce que les gens en ont besoin. Voilà, pour les enfants, il y a les enfants, il y a aussi les employés de maison qui s'occupent des enfants, qui gardent les enfants, qui s'occupent du ménage aussi, qui préparent même les repas, en attendant que les parents qui travaillent reviennent. qui vont chercher les enfants à l'école, etc. Donc il y a un rôle éducatif aussi des employés de maison. Mais en ce qui concerne le ménage et le repassage, je trouve que c'était un métier, c'est un métier indispensable, parce qu'il y a un vrai savoir-faire. Il y a les professionnels du ménage. il y a des non professionnels du ménage parfois soi-même on n'est pas professionnel du ménage, moi ma femme me dit souvent Michel t'as une exigence sur les carreaux une patience que je n'ai pas je dis oui parce que les carreaux c'est pas seulement les vitres c'est l'ensemble c'est de revérifier c'est de checker en fonction du soleil oh la lumière elle est là maintenant oh putain Ah oui d'accord, ok, je vais, je vais, je vais, voilà, c'est la qualité du linge avec lequel on frotte, c'est le produit avec lequel on frotte, donc il y a tout ça, c'est un vrai métier. Et je trouve que les mettre en photo... Alors il y a l'histoire du crédit d'impôt aussi, parce que ça aussi ça raconte qu'on peut, ok, on donne de l'argent, mais on peut défiscaliser un petit peu, on peut avoir une réduction. Donc ça c'est très bien pourvu que ça dure cette histoire, parce que bon...
- Speaker #1
On espère.
- Speaker #2
Voilà, mais... Je suis un homme qui a été marié, qui a des enfants, mais je m'en suis beaucoup occupé. Quand j'étais avec ma femme, avec laquelle maintenant je ne suis plus, et je m'occupais de tout. Parce que je n'avais pas confiance. Je n'avais pas confiance, en fait. Mais pas uniquement. Histoire de clé, je ne suis pas là, C'est qu'en fait, je suis assez... Maniaque. Un peu maniaque.
- Speaker #1
Un petit peu.
- Speaker #2
Un petit peu. C'est-à-dire qu'en fait, si je demande à quelqu'un de faire les carreaux, ou de nettoyer le frigo, ou de recharger l'aspirateur, ou de nettoyer l'aspirateur, ou de faire ci, ou de faire ça, le problème c'est que si je paye quelqu'un qui le fait, et puis que je reviens et que je vois qu'en fait ça a été fait à moitié, ça me met en colère. Alors moi, je passerais évidemment plus de temps, je serais un peu plus obsessionnel avec ça, et donc j'ai longtemps fait le ménage, et d'ailleurs quand Cécile m'a dit, ça serait bien qu'on prenne quelqu'un, je dis, attends, je suis intermittent du spectacle, j'ai du temps, l'intermittent c'est du temps aussi, ils s'accordent, je peux le faire. « Écoute, on va prendre quelqu'un, d'ailleurs Shiva, bah oui, tiens, voilà. » « Ça tombe bien,
- Speaker #1
je les revois. »
- Speaker #2
Et donc c'est du travail bien fait, donc j'ai confiance, c'est super bien fait. Et même, j'ai envie de dire...
- Speaker #0
parce que des fois elle nous demande qu'est-ce que vous voulez que je fasse est-ce qu'il y a une demande particulière du repassage ici, est-ce que je change les draps de cette chambre là etc et puis des fois on demande, il y a ça et puis des fois on ne demande pas et puis on découvre que ça a été fait on n'avait rien demandé et ça je trouve ça très sympa parce que ça veut dire qu'en fait on est ensemble il y a ce lien voilà c'est voilà c'est C'est agréable et donc oui, j'espère que je vais rester longtemps avec Astana et qu'Astana va rester longtemps avec nous parce qu'elle travaille chez nous mais elle travaille ailleurs.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et je pense qu'elle a plein de... j'espère qu'elle a plein de...
- Speaker #1
C'est pour ça qu'elle vient chez nous aussi, c'est parce qu'on retrouve des...
- Speaker #0
Des clients.
- Speaker #1
Des clients et ça c'est pour elle une vraie sécurité. Ouais. Donc on parle beaucoup, on milite beaucoup là-dessus, c'est de... De lutter contre le travail noir, mais on peut encore en parler, parce qu'avant, il y avait... Ben c'est ça. Quand on est à l'avance immédiate du crédit d'impôt, il y a quand même beaucoup de travail noir, mais qui peut être demandé aussi par l'employé de maison. Tu en as parlé tout à l'heure en disant qu'elle demandait en direct. Avant, tu avais eu des employés de maison. Oui, oui. C'est aussi de leur trouver toujours des particuliers employeurs, parce que chez nous, c'est mode mandataire, et donc tu as les particuliers employeurs. On appelle clients.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
C'est de leur en trouver. Et c'est vrai que de ce fait, elles sont conscientes que tu es... vraiment son client, son bénéficiaire. Et c'est pas nous, tu fais deux heures par-ci, deux heures par-là. Et donc elles s'adaptent aussi les personnes avec leurs clients, elles sont bien. La majorité d'entre elles, la grande majorité d'entre elles sont très très heureuses de travailler avec nous, de toute façon parce qu'elles se sentent aussi en sécurité. On en trouve des bons clients aussi parce qu'il y a aussi l'autre sens. Des fois les clients ne sont pas toujours sympas non plus et on veille aussi à cette relation-là et faire en sorte que que ce soit sur mesure, que les gens s'accordent. Je suis toujours très contente quand j'entends quelqu'un me dire qu'il est ravi, que ça change la vie, les liens, c'est important, c'est toujours la première chose. La campagne qu'on a pu faire, la magie du lien, toutes les photos qu'on a pu faire, tous les clients qui sont venus faire ces photos ont dit qu'on le fait pour elles. Ce n'était même pas pour eux, c'était pour elles. donc ici ils ont tous Tous ceux que j'ai rencontrés, tous ceux que je vois ont cette relation forte avec leur emploi de maison, qui peut être homme ou femme, parce qu'on a eu aussi des hommes emploi de maison, donc on en a aussi beaucoup.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Oui, on en a pas mal, beaucoup plus qu'avant, parce que la première campagne, on avait mis un homme qui est vraiment emploi de maison, un asiatique qui est très très sympathique et merveilleux, et ça a déclenché aussi une vocation chez plein d'hommes. Donc on a de plus en plus d'hommes employés de maison, c'est des trucs de fou, on s'est même rendu compte des vocations. On a même des anciens, il y a un gars qui est en photo qui était un employé de maison qui était gendarme par exemple, qui a tout lâché pour être employé de maison, major d'homme, c'est vraiment des trucs complètement atypiques. Et il est excellent, il se sent beaucoup mieux là-dedans. donc quand on voit ces reconversions ces gens qui ont parce que nous notre fait de de faire en sorte que ce soit un beau métier, que ce n'est pas un faux métier, c'est de le valoriser. On a donné envie à des gens de venir faire ce métier parce qu'ils sont fatigués de pas mal de choses aussi. Ils trouvent 3, 4 clients, ils sont bien et ça leur va bien. Donc j'espère qu'on va encore avancer dans cette image-là pour donner envie à des gens de le faire, donner envie à des gens aussi de déléguer, de prendre du ménage parce que ça crée de l'emploi, ça crée des liens. Ça crée des mélanges aussi de cultures. Donc je trouve ça super bien aussi. Les sujets sont un peu balayés. Et on essaie de faire ça sympathiquement. Tout n'est pas rose et violette. Mais on participe à ça.
- Speaker #0
Moi, comme tu me poses des questions, moi je te raconte mon expérience. Mon expérience, elle est super positive. Voilà. Et si un snab me dit demain... Bon, ben, finalement, je vais m'arrêter bientôt. Bon.
- Speaker #1
Ça fait mal.
- Speaker #0
Oui, parce que, voilà, on a des échanges.
- Speaker #1
Des habitudes.
- Speaker #0
Des habitudes, on s'envoie des messages. Est-ce que, parce que parfois on... Ça change les dates, on ne sait pas trop, il y a des trucs, des urgences.
- Speaker #1
Et puis elles ont des urgences elles aussi.
- Speaker #0
Voilà, mais en général c'est plutôt moi qui fais la demande, en disant voilà, finalement mardi, est-ce que vous pouvez, parce que je serai là et puis j'ai pas envie de... Parce que j'aime pas trop être là quand elle est là.
- Speaker #1
Ah ça c'est marrant. T'as deux sortes de clients, t'as les clients qui veulent être là, absolument.
- Speaker #0
Pour voir un peu tout ce qui se passe. Non, pour échanger,
- Speaker #1
pour parler, blabla. Ah bon ? Coucou ! Tu sais, tu as plein de clients qui ont bien aussi échangé. Tout à l'heure, j'ai eu un de notre client. Il aime bien être là parce que lui, il a mis dans la maison plein d'animaux et tout. Et sa femme a un très bon boulot. Lui, aujourd'hui, il se consacre plus. Il a aussi un boulot. Il est plus à la maison. En plus, il a des fondations. Il s'occupe de trucs incroyables. C'était très passionnant. Et le fait que Bonnie arrive chez lui, ça lui fait du bien aussi parce qu'ils échangent, ils parlent.
- Speaker #0
D'accord, d'accord.
- Speaker #1
Ce lien... aussi tu as aussi des personnes seules qui aiment bien aussi ah oui évidemment oui oui il y a de tout et après il y en a d'autres qui justement on ne les voit pas très souvent mais ça se passe quand même très très bien mais on a deux écoles moi j'aime bien j'aime
- Speaker #0
bien être là pour l'accueillir si je suis là et ma femme en général comme elle va travailler vers 9h 9h 9h15 on échange un petit peu tous les trois après J'ai l'impression que si je lui commence à parler un petit peu à droite... Et puis, j'ai l'impression de la gêner, parce qu'elle a son parcours. Elle commence par la cuisine, après elle va dans la salle de bain.
- Speaker #1
Elle est assez habituée.
- Speaker #0
Voilà, là, tout à l'heure, j'étais là, je me suis changé dans la chambre, elle me dit, vous pouvez laisser la porte ouverte après, en partant ? Ça me fait un peu d'air. Oui, d'accord. Et donc, elle a son ordre, elle sait qu'elle commence par ça, après elle va passer dans cette chambre-là, faire du repassage. Je... Voilà, je la gêne. Je sens que je la gêne.
- Speaker #1
Donc je préfère la laisser travailler. Et puis après, tu as la satisfaction de rentrer chez toi et que... Tout est lavé, repassé, comme si vous l'aviez fait.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Je me souviens du spot.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Sauf que vous ne l'avez pas fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Sauf que vous ne l'avez pas fait. Mais c'est encore mieux que si c'est vous qui l'aviez fait.
- Speaker #1
Oui, c'est incroyable. J'en ai spoté pas mal non plus. Oui,
- Speaker #0
oui. Non, mais j'aime bien. Les spots Shiva sont caressants, sont doux. Pour faire une petite métaphore sur le cinéma. Je dirais que, je ne sais pas si vous connaissez ce cinéaste soviétique Andrei Tarkovsky. Non. Non. Alors bon, moi c'est un type que j'admire beaucoup, qui a fait sept films, qui est mort assez jeune. Mais en fait, il parle de la chaleur du foyer. Et je trouve que la campagne Shiva parle de la chaleur. du foyer, la maison.
- Speaker #1
On en a bien besoin.
- Speaker #0
On rentre, on est bien. C'est doux, ça sent bon, c'est propre. On est bien. Il y a quelque chose de rassurant, de chaleureux, de protecteur. Je trouve que les mots que je dis quand je parle de Shiva, ce sont des mots qui m'évoquent la chaleur du foyer.
- Speaker #1
Merci Michel.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Ça fait du bien d'entendre ça.
- Speaker #0
Non mais c'est sincère.
- Speaker #1
Oui j'ai vu. Pour moi c'est ça. Tu aimes faire ces spots.
- Speaker #0
Oui j'aime beaucoup.
- Speaker #1
C'est toujours des belles rencontres. Moi je n'ai pas été là à chaque fois mais je sais que...
- Speaker #0
Je me régale.
- Speaker #1
Oui c'est sympa.
- Speaker #0
C'est très sympa.
- Speaker #1
Et puis les mots sont bons. Et puis toute l'équipe est sympa de toute façon. Toute l'équipe qui est sur le plateau est très très sympa.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Et c'est vrai qu'on passe un agréable moment. C'est quoi ton actualité en ce moment alors ?
- Speaker #0
Alors, mon actualité en ce moment, c'est un peu compliqué parce que moi qui ai fait beaucoup de théâtre, maintenant j'ai envie d'en faire moins, parce que le problème du théâtre c'est que c'est pas beaucoup de sous, pour beaucoup de temps, on travaille le samedi, parce qu'on joue deux fois le samedi, si on est au théâtre privé on joue deux fois le samedi, on joue le dimanche. Donc j'ai lu pas mal de pièces, je devais faire une pièce avec Michel Cymes là au Théâtre Saint-Georges, et puis finalement je me suis dit, si je m'engage en septembre, ça a marché, donc je vais aller jusqu'au mois de mai. Ça veut dire qu'il n'y a plus de vacances possibles,
- Speaker #1
à part le lundi et le mardi,
- Speaker #0
sauf que ma femme travaille encore. Et donc, elle me dit, si tu fais du théâtre, forcément, on va se croiser. Tu rentres le soir, si tu joues à 9h, 11h, tu rentres à minuit. Le matin, tu dors. Enfin, voilà. Et puis, quand je rentre du boulot, tu es au théâtre. Donc, voilà. Donc, ça, c'est un peu terminé. Donc, maintenant, je suis plus sur les tournages, cinéma et télé. Et là, l'actualité, c'est... Alors, j'attends des réponses. j'ai passé des essais parce que on passe des essais alors on t'en parle pas on va pas porter non voilà on passe des essais il y a un film qui sort avec il y a un film qui sort qui sort que j'ai fait alors là il y a, alors si parce que l'autre jour on m'a parlé, on m'a dit tiens je ne savais pas que tu t'étais président d'un club de baseball et je ne comprends pas ce qu'il me raconte lui, attends mais qu'est-ce qu'il me raconte et en fait c'est parce que c'est passé sur Netflix et c'est un, il y a beaucoup de films qui sortent au cinéma et qui ont une deuxième vie sur Netflix des films qu'on a un peu oubliés. Et donc, j'étais dans le film avec Cluzet et José Garcia, qui s'appelle Canaille, où je joue le directeur du club de baseball.
- Speaker #1
Tu vois, tu n'as pas toujours été un avocat.
- Speaker #0
Voilà, directeur du club de baseball. Et puis, ça c'est sur Netflix en ce moment, je crois que ça joue encore. Et puis, il y a un film aussi américain dans lequel j'ai joué qui s'appelle Le Goût du Vin. Oui, ça m'arrive de jouer un petit peu en anglais. Et puis, là, il y a un film qui va sortir au mois d'août. Je crois que c'est mi-août, qui s'appelle « Tomber du ciel » . Et donc, c'est un film, c'est une comédie qui raconte l'histoire d'un étudiant qui est joué par Elias Djadel, qui est un humoriste, et qui raconte, parce que c'est une histoire vraie, ça lui est arrivé, il était un peu en échec scolaire dans le nord de la France. Il est musulman. Et au début du film, il y a quelque chose qui se passe dans son lycée. Finalement, il est renvoyé du lycée. Et ça veut dire qu'il va rater encore son bac pour la troisième fois. Mais il y a un lycée en France qui accepte de le prendre.
- Speaker #1
Les causes perdues.
- Speaker #0
Voilà, la cause perdue. Et c'est... Mais ça a peut-être posé un problème aux parents, donc le proviseur reçoit les parents en disant « Je suis un peu désolé, c'est la seule possibilité pour Ilyes de peut-être passer son bac, mais ça ne va pas vous plaire parce que, je sais, vous êtes musulmans, et là, c'est le lycée catholique à Chablis, en Bourgogne. » Et finalement, les parents disent « Tu vas aller à Chablis, Ilyes, et tu vas... » passer ton bac là-bas, t'as compris ? Et donc, Iliès va débarquer en Bourgogne, et là, je vous laisse aller au cinéma, ça s'appelle Tomber du ciel, ça sort mi-août, et donc c'est les aventures de ce garçon, avec... qui va rencontrer Josiane Balasco qui est la directrice de l'école Fred Testo.
- Speaker #1
Et toi tu fais quoi ?
- Speaker #0
Et moi je fais le rôle d'un superviseur cardinal monseigneur qui vient regarder un peu justement il y a des journées portes ouvertes pour voir s'il y a un peu d'inscription parce que ça va mal c'est un lycée catholique comme il y en a en France en ce moment on est obligé d'en vendre certains pour pouvoir restaurer les toitures de certaines églises parce que Voilà, ça manque de sous, et donc il y a de moins en moins de monde dans certains lycées catholiques, notamment en province, et donc il y a des grands domaines qu'il faut entretenir, comme ça. Et donc je suis un monseigneur qui arrive de Lourdes, et je regarde un peu ce qui se passe dans cette école. et apparemment Balasco pense que c'est foutu puisqu'il n'y a pas assez d'inscrits et que ça va être vendu et qu'elle va terminer c'est sympa il va y avoir un retournement bien sûr et une jolie morale et c'est sympa c'est un film sympathique chaleureux, bien joué, drôle touchant c'est un film Euh... qui sort bientôt et si vous avez envie il faut y aller Michel, en tout cas tu fais toujours des rôles un peu sérieux quand même oui je fais des rôles sérieux des rôles sérieux mais dans des comédies Je suis rentré conservateur avec une scène de Fédot. Mais très vite, quand j'ai été élève au conservatoire, très vite, ce qui m'intéressait, c'était la tragédie. Pour moi, il fallait jouer des...
- Speaker #1
Des tragédies grecques ?
- Speaker #0
Oui, des tragédies grecques, des pièces de Strindberg, des rôles dramatiques. Et en fait, je crois profondément que je suis un acteur comique. Mais... J'ai été choisi aussi pour jouer... En fait, quand on est... Regardez Michel Bouquet. Michel Bouquet qui était professeur au conservatoire, qui nous a quittés il n'y a pas si longtemps, qui a eu un hommage aux Invalides. Et donc, ce Michel Bouquet, qui était l'être le plus chaleureux du monde, jouait des salopards. Tout le cinéma. toujours, avec son nez un peu comme ça. Et il jouait des Javert, il jouait chez Chabrol des hommes vicieux, des hommes méchants. Et c'était un homme très très sympa. Et il se vengeait un peu au théâtre, puisqu'il allait jouer le roi Sommer, il allait jouer Molière, il a joué le malade imaginaire, etc. Et donc, au cinéma, il me disait tu sais ton... Si on te donne déjà du travail pour jouer un méchant ou un homme sérieux, même si tu ne l'es pas ou tu voudrais ne pas l'être, donc je prends aussi ce qu'on me donne.
- Speaker #1
En tout cas, tu es une personnalité très intéressante. Merci, en tous les cas, pour cet échange qui a duré quand même un petit moment. C'était mentu, envoûtant et passionnant avec ta voix et ta culture. C'était exceptionnel. Moi, je te remercie.
- Speaker #0
Merci, merci. Et puis,
- Speaker #1
on va continuer. Est-ce que tu peux me faire un petit truc chival avec ta voix ?
- Speaker #0
Oui, alors je vais me rapprocher le gros. Qu'est-ce que je pourrais dire ? Il me faudrait un petit texte.
- Speaker #1
Vous allez adorer rentrer chez vous. C'est vrai, tu l'as fait 5 000 fois.
- Speaker #0
Alors ? Shiva, ce qui a de bien avec Shiva, c'est quand vous rentrez chez vous, tout est propre, tout est lavé, repassé, comme si c'est vous qui l'aviez fait, sauf que c'est pas vous, c'est Shiva. Qu'est-ce qu'on dit ? Merci, Shiva.
- Speaker #1
Merci beaucoup Michel, c'était passionnant !
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #2
La magie du lien Cette chose invisible qui rapproche des personnes Qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées Mais qui finissent pourtant par compter les unes pour les autres Entre nous, c'est une histoire simple Mais les histoires simples sont souvent celles qui changent les vies le plus longtemps.