Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de votre podcast Entre savoir et être, le rendez-vous des formateurs, coachs et passionnés de développement personnel. Aujourd'hui, un sujet fondamental. Les émotions. Elles nous traversent, nous bouleversent, nous guident et parfois sans que l'on s'en rende compte. Le thème du jour, ce sera gérer les émotions en formation. Pourquoi est-ce que c'est si difficile de vivre pleinement ces émotions ? Pourquoi certains les fuient, d'autres les amplifient et surtout, comment les intégrer de façon saine et durable ? Quand vous êtes face à un groupe, en ligne ou en salle et soudain, vous ressentez de la colère, de la peur, de la gêne, du découragement, voire même de la joie intense. Et bien qu'est-ce qu'on en fait ? Dans cet épisode, on va explorer 5 émotions clés. La peur, la colère, la tristesse, la joie, la honte, cela vous rappelle peut-être un dessin animé de Disney, vice-versa, que les enfants et même les très grands ont énormément apprécié pour comprendre comment elles fonctionnent ensemble. C'est de comprendre ce qui se passe dans notre cerveau et notre corps et surtout, comment les intégrer pour en faire une force. Je suis Lauriane Karadjinov, formatrice, coach et fondatrice de One Change Coaching et Éducation. Première partie, pour comprendre ce que sont les émotions, déjà on va se poser une première question, c'est pourquoi ressentons-nous des émotions ? Une émotion, c'est une réaction physiologique et psychologique à un événement ou à une pensée, comme je vous le disais, peur, colère, joie, tristesse. Et elles sont toutes une fonction. Un rappel essentiel, les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises, elles sont, tout simplement. Elles nous informent. La peur nous signale un danger, la colère une injustice, la joie... Une satisfaction, la tristesse, une perte. Les émotions naissent dans le système limbique du cerveau, notamment l'amidale, en réponse à une perception de changement ou de menace. Le corps réagit avant même que la pensée consciente arrive, donc tension musculaire, avec des rythmes cardiaques forts, et une respiration avec des palpitations importantes. L'émotion est un signal biologique qui prépare le corps à agir, donc ça va être la fuite, ça va être se défendre, ça va être créer du lien, ça va être pleurer. Mais ce qui pose problème, c'est surtout ce qu'on en fait. On va avoir tendance soit à les réprimer, soit à les juger, ou même à les laisser prendre toute la place. Petit exemple en formation, un formateur peut ressentir du stress avant une intervention, et c'est tout à fait normal, mais s'il ne reconnaît pas cette peur, s'il ne cherche pas à la nommer ou tout du moins à l'accepter, eh bien, il peut saboter sa prestation. Donc, à l'inverse, s'il l'écoute, il peut mieux se préparer, respirer et se recentrer sur l'essentiel de sa journée. En formation, certaines émotions peuvent être perçues comme menaçantes ou touchantes. Ça va engendrer des comportements, des attitudes, des regards particuliers ou peut-être même gênants, une parole voire même du silence. Voici les cinq émotions phares que l'on ressent et comment les accueillir. Dans un premier temps, nous avons la peur. Alors pourquoi est-ce qu'on a peur ? Déjà, l'amygdale va capter un danger. Ça va créer une activation du système nerveux et on va avoir la sensation d'accélération du cœur. des sueurs ou des tensions. Et le cerveau, qu'est-ce qu'il interprète ? Il se dit « tu n'es pas prêt, tu vas échouer » . Donc la peur, c'est une émotion essentielle. Elle nous protège face à un danger réel, comme une chute ou un accident ou une agression. Et ce type d'expérience laisse une trace dans notre mémoire et le corps déclenche automatiquement une alerte lorsqu'une situation similaire survient. Le problème, c'est que même ce mécanisme s'active aussi dans des contextes qui ne sont pas menaçants, par exemple lors d'une prise de parole ou d'un conflit relationnel. Bien que le danger soit absent ? le cerveau réagit comme si c'était réel, générant une peur intense mais totalement disproportionnée car la situation actuelle n'a plus rien à voir avec l'événement initial. Donc la peur, c'est une conséquence d'un manque de sécurité avec des mémoires, des expériences difficiles et la cause de nombreux comportements qui nous desservent au quotidien. Le signal du cerveau, c'est « fuis cette chose, elle est plus forte que toi » ou « c'est trop dangereux » . La peur veut dire « sauve-toi » pour le cerveau. Alors, quand est-ce que la peur peut arriver ? Par exemple, avant une session de formation, on a peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir tout prévu, on a peur de ne pas avoir réponse aux questions qui vont nous être posées, de ne pas avoir le niveau ou la compétence nécessaire à la journée. Ça peut être pendant la formation, face à un groupe difficile, un silence qui va être pesant, une perte de contrôle, une objection qui n'est pas préparée. Et l'après, ça va être la peur du jugement ou de l'évaluation de fin de journée. Alors, comment est-ce qu'on va vivre cette peur ? Déjà, ça va être de reconnaître qu'elle prépare à l'action. Elle veut juste nous protéger. Donc la peur d'échouer pousse souvent aussi à mieux se préparer si elle est écoutée. La solution, ça va être de revenir à l'instant présent. Alors souvent, on entend parler les coachs qui nous disent, oui, l'instant présent, c'est bien gentil, mais bon, on a quand même un cerveau, quoi qu'il arrive. Donc le cerveau, il est toujours soit dans le passé, soit dans le futur, et l'instant présent, c'est quand même compliqué d'y rester. C'est vrai. Sauf que l'instant présent est dénué de toute peur, puisque la peur, c'est souvent quelque chose qui ne préexiste pas, puisque c'est quelque chose qu'on projette dans le futur. Donc la peur n'est qu'un rappel du passé ou une projection qui n'existe plus ou qui n'existe pas encore. Donc, effectivement, le but de revenir à l'instant présent et d'être conscient de ce qui se passe là, tout de suite, maintenant, est une des meilleures solutions pour agir contre la peur. Donc, en termes de mise en action, qu'est-ce qu'on peut se dire ? Se préparer, s'ancrer, on peut faire un rituel de recentrage avant chaque session de formation. Avoir une respiration 4-4-4, ça veut dire je respire 4 secondes, je coupe ma respiration 4 secondes et je vais expirer par la bouche 4 secondes. C'est une posture droite, évidemment, et la visualisation positive de l'instant et de ce qui va en découler. Également, quand on a peur, on peut aussi essayer de l'évaluer sur une échelle de 1 à 10, se dire qu'est-ce qui me rassurerait ici. La peur survient à chaque fois que nous sortons de notre zone de confort, et c'est justement en l'explorant, en expérimentant, que cette zone peut s'élargir au fil de la vie. Même si nous faisons des erreurs, c'est en osant agir que nous progressons. Un bon réflexe consiste à imaginer le pire scénario possible et constater qu'il est extrêmement improbable, car au fond, la confiance en soi ne va pas naître de la théorie, mais surtout de l'expérience répétée. La colère, pourquoi ? Pourquoi on a de la colère ? Dans un premier temps, déjà, la colère, c'est le signal d'un besoin ou d'une valeur qui est bafouée. Donc c'est la justice, le respect ou une reconnaissance qui n'est pas totalement vue en face ou tout du moins expérimentée. Donc c'est la libération d'adrénaline. L'adrénaline, c'est une énergie de défense ou d'affirmation. Et la colère, c'est la conséquence de l'état d'injustice et de trahison, un manque de contrôle totalement insupportable pour la personne qui va repousser le plus possible au loin. la situation qui est en train de se produire. Donc le signal du cerveau, c'est « c'est dangereux » . La colère, qu'est-ce qu'elle va chercher à faire ? À repousser une intrusion ou ce que l'on voit comme une intrusion. Alors, quand est-ce que ça arrive, une colère ? Quand on est, par exemple, en formation, ça va être quand un participant est provocateur ou irrespectueux. Ça va être quand le groupe est passif ou semble totalement désengagé. Ou éventuellement quand l'organisation change totalement à la dernière minute et que ce n'est pas de notre fait. Comment vivre cette colère ? Déjà ? il ne faut pas forcément exploser ni non plus la refouler. En fait, c'est d'abord la nommer, nommer ce qui se passe intérieurement, qu'est-ce qui se passe là tout de suite. C'est distinguer le déclencheur et la vraie cause. C'est-à-dire qu'il y a un déclencheur qui déclenche la colère, donc le comportement d'une personne autour de nous, un changement brutal de situation. Et puis, la véritable cause, effectivement, on va avoir tendance à avoir ce sentiment d'injustice, de frustration, d'intrusion. et très souvent la problématique n'est pas le contexte. La problématique, c'est comment on y réagit. Et comme on n'est pas tous linéaires tous les jours, on ne se lève pas tous les matins avec 400% de notre énergie et de notre joie de vivre, eh bien, en fonction de la journée, en fonction de comment elle a commencé, en fonction de tout un tas d'éléments extérieurs et intérieurs, eh bien, on va y réagir plus ou moins bien. Donc, effectivement, le signal de cerveau, c'est de se dire « Attention, c'est dangereux, là, il faut se mettre en colère. » Donc, qu'est-ce qu'on va mettre en action, déjà, pour... accueillir cette colère. C'est de la nommer, comme je vous le disais. Donc, si possible, on peut faire une pause, déjà simplement, et se dire intérieurement, je ressens de la colère car j'ai besoin de. Il y a un besoin de quelque chose qui n'est pas assouvi. Et après, la session, c'est de noter ce qui nous a mis en colère. Et quelque part, c'est ce qui va aussi nous dire ce qu'il en est de nos limites à poser pour la prochaine fois. La tristesse. Alors, la tristesse, pourquoi ? Pourquoi on est triste ? La tristesse, c'est une émotion qui est liée à la perte. Elle va favoriser le repli, l'introspection ou la réparation. Elle est régulée par la sérotonine et l'ocytocine. La tristesse, c'est la conséquence de l'état de manque, d'abandon ou de perte. Il est fréquent de rester dans une situation difficile, simplement parce qu'elle nous est familière. Le cerveau humain répète ce qui est connu et répétitif. Même si ça nous fait souffrir, ça lui donne un sentiment de sécurité. Donc dans tout processus de changement, il y a un deuil à faire et la tristesse, c'est une étape totalement naturelle. Selon la courbe du changement, elle survient en quatrième position après le choc, le déni, la colère et la négociation. Une fois que ces quatre étapes sont passées, eh bien, effectivement, on va passer à la tristesse. Et cette phase a donc toute sa légitimité et toute sa place. et une fois que la tristesse est passée, On ne peut pas dire combien de temps elle va prendre parce que tout dépend de la situation. Mais une fois que cette tristesse est passée, on va ensuite pouvoir passer à ce qu'on appelle l'expérimentation. Donc là, on va remonter la vague. Cependant, si la tristesse persiste trop longtemps, cela peut indiquer un blocage. Donc dans ce cas, un accompagnement peut être bénéfique pour accéder à la phase d'acceptation qui ouvre la voie à une reconstruction et à un nouvel élan. Le signal du cerveau en tristesse, c'est « fais ton deuil, c'est fini » . Alors quand est-ce que ça peut nous arriver la tristesse ? Par exemple, une session qui va mal se passer, un échec qu'on a perçu en fin de journée ou en cours de journée. Et puis un feedback difficile, ça peut arriver que quelqu'un vous dise quelque chose que vous auriez... beaucoup de difficultés à accepter et va vous rendre triste. Ça peut être aussi la fin d'un groupe avec lequel un lien s'est créé sur plusieurs sessions. Au contraire, c'est de se dire, ça y est, c'est terminé. Donc là, on a une petite phase de deuil. On se dit, on a passé des bons moments tous ensemble sur plusieurs sessions et maintenant, on va se quitter. Effectivement, ça peut être un petit peu difficile. Comment on va vivre cette tristesse ? Déjà, c'est la laisser s'exprimer. On peut s'autoriser un vrai relâchement émotionnel. C'est une phase de régulation. Donc comme on le dit souvent, pleurer ça nettoie. évidemment, ça fait du bien. Il ne faut pas du tout réprimer l'émotion de la tristesse parce qu'elle permet de relâcher un maximum de choses qui se trouvent à l'intérieur. Donc la solution du lâcher, libérer, se détacher va nous laisser place à l'inconnu et au champ de tous les possibles plutôt que de s'accorder à des situations terminées qui elles n'ont plus lieu d'être et qui ne nous servent plus du tout. Donc en termes de mise en action pour la tristesse, c'est accueillir et réfléchir, se poser, c'est prendre un moment seul après sa session et se dire qu'est-ce que je perds et qu'est-ce que je retiens également. Parce que les choses qu'on cherche toujours à retenir, ça ne veut pas dire qu'elles nous servent encore à quelque chose. Et quand on les lâche, c'est là que de nouvelles choses arrivent. Donc avant d'ouvrir des portes, on doit apprendre et accepter d'en fermer certaines. Autorisez-vous à ressentir, à vous reposer et surtout à vous confier à un père. Et surtout, retenez tout le positif de cette expérience qui agrandira votre zone de confort et vous rendra davantage ouvert à d'autres expériences. La honte. Alors la honte, qu'est-ce que c'est ? Pourquoi on a honte ? La honte, c'est une émotion sociale. Elle est liée à la peur du rejet. Elle nous crée une activation du cortex préfrontal et l'inhibition. Donc le cerveau nous dit, tu n'es pas digne du groupe, tu n'es pas digne d'être écouté, vu, digne d'exister, même des fois, c'est très très difficile, on appelle ça même du harcèlement moral. Et la honte est une conséquence de toute expérience, ne répondons pas aux codes sociaux ou à l'éducation qui a été donnée. Elle va toucher les valeurs morales, et les valeurs morales, c'est notre squelette psychique. Les valeurs, c'est ce qui nous permet de nous tenir debout chaque matin. Tout ce qu'on fait, si on le fait avec nos valeurs, on le fera facilement. Si on le fait sans nos valeurs, ça sera beaucoup plus difficile. Donc le signal du cerveau dans la honte, c'est je suis indigne de l'amour des autres, je suis incapable de. Donc la honte égale peur du jugement des autres. Je vais vous donner quelques exemples de valeurs qui sont touchées, qui vont engendrer la honte. de votre vie. l'authenticité, avoir le sentiment de se sentir faux ou de jouer un rôle. Devant les autres, ça va être la compétence, se sentir incompétent, se sentir échoué en public, pas être à la hauteur. Ça peut être le respect de soi également, donc manque de dignité, avoir été humilié, ridiculisé devant les autres. La reconnaissance, l'estime sociale, effectivement, c'est se sentir invisible, ignoré. La valeur de la fiabilité, de la responsabilité, c'est quoi ? C'est ne pas avoir tenu un engagement ou se sentir totalement irresponsable. Et c'est l'appartenance, l'acceptation par exemple aussi, en termes de valeur, c'est de se sentir rejeté, mis à l'écart ou être totalement différent des autres. Donc effectivement, la peur, on va la vivre quand on va rater une séquence de formation, quand on oublie une consigne, qu'on perd ses mots. Également, ça peut arriver quand on n'est pas au niveau des apprenants, on a le sentiment qu'ils sont meilleurs que nous ou qu'on ne maîtrise pas notre sujet. C'est quand on chute devant tout le monde. C'est également quand un participant vous reprend, se moque. ou critiquent votre formation fin de journée pendant le feedback. Et également, c'est se comparer à d'autres formateurs. Donc comment on vit cette émotion de honte ? Déjà, reconnaître qu'elle est humaine et qu'elle est temporaire. Elle survient quand on tient à bien faire, à être aimé ou à être reconnu. La solution, c'est de travailler sur l'estime de soi, sur ses valeurs et de se mettre en action rapidement pour éduquer notre égo. Une remarque, elle est rarement personnelle. Elle appartient à la personne qui l'exprime. Donc, on va l'accueillir. Et puis la personne, elle a le droit à sa perception, et puis nous, à la nôtre. Et puis elle est rarement unanime face à toute une audience. Donc la mise en action, qu'est-ce que c'est ? C'est d'humaniser un petit peu cette émotion et d'imaginer un autre formateur dans la même situation. Qu'est-ce que tu lui dirais, déjà ? Et puis, c'est d'émettre une espèce de mini-autocompassion. Ok, c'était imparfait. Ok, je n'ai pas tout fait à 400% merveilleusement bien. Mais c'était moi, c'était authentique, et c'est ok. En tout dernier, nous avons la joie. La joie, déjà, elle se caractérise par la libération de dopamine et d'endorphine. Donc ça va donner de l'énergie. du lien et de la motivation. La joie, c'est le signal d'un alignement et d'un accomplissement. La joie, c'est l'état naturel de l'être. Nos actions mènent systématiquement à trouver ou retrouver la joie au milieu des différentes émotions que je vous ai précitées. Donc la joie, c'est la validation des actions en cours. Alors la joie, on la vit comment en formation ? Quand le groupe est super engagé, quand les gens participent beaucoup, quand les gens sont de bonne humeur, qu'ils sont heureux d'être là. Quand une séance fonctionne bien, une séquence qu'on a préparée et puis peut-être qu'on n'avait jamais faite jusque-là, qu'on a testée, elle fonctionne. Donc on a de la joie parce qu'on se dit « waouh, ça a bien marché, ça a réussi » . Quand un participant a un déclic suite à une prise de conscience par exemple. Alors comment on va la vivre ? On ne va pas la minimiser, on va la savourer, la célébrer, la partager et on va nourrir la motivation sur le long terme. en termes de mise en action c'est ancrer au maximum votre joie puis la transmettre à chaque fin de... de séances réussies, notez un élément clé de joie et partagez-le à quelqu'un ou un carnet de bord par exemple. De temps en temps, relire un carnet de bord avec une sorte d'album d'énergie qui vous permet de vous remettre d'aplomb lorsqu'il y a des périodes plus compliquées, ça fait du bien pour les jours plus gris. En seconde partie, pourquoi avons-nous tant de mal à intégrer les émotions ? Beaucoup d'entre nous avons grandi avec des phrases comme « arrête de pleurer » , « t'es un faible » . Tu n'as pas le droit d'être en colère, sois fort. Alors, le résultat, c'est que nous avons plus appris à refouler nos émotions plutôt qu'à les accueillir. Et dans le monde professionnel, notamment en formation ou en coaching, il existe une pression implicite à maîtriser les émotions, à paraître toujours aligné, serein, compétent. Mais maîtriser, ça ne veut pas dire réprimer. Alors, intégrer nos émotions, c'est déjà les reconnaître, les accueillir, les comprendre et puis les transformer. J'ai une citation que j'aime beaucoup de Carl Jung qui est « Ce à quoi on résiste persiste et ce que l'on embrasse s'efface » . Je vous invite à réfléchir quelques instants. Alors, les trois étapes concrètes pour intégrer nos émotions. Déjà, voici une méthode simple, applicable par tous, à titre personnel ou par exemple avec vos clients déjà, c'est d'identifier. Prenez un moment pour nommer votre émotion, pas juste « je me sens mal » ou « je suis triste » , mais plutôt ce serait d'utiliser des termes pour dire j'ai besoin de quoi ? Quel est mon besoin là tout de suite maintenant ? Comment je vais me sortir de cette émotion ? Quand on est en colère par exemple, ce qui est intéressant c'est d'écrire. Quand on est triste, ce qui est plutôt intéressant c'est d'éviter de se juger, c'est de respirer et puis d'accueillir cette tristesse, elle a le droit d'être là et elle partira comme elle est venue. Donc c'est plutôt de se dire, bah oui j'ai perdu ça mais qu'est-ce que j'ai récupéré à la place ? Qu'est-ce que j'ai appris de nouveau par exemple ? C'est de l'accueillir, de la ressentir, sans juger, cette émotion doit être là, elle me parle. Donc fermez les yeux, mettez la main sur votre cœur ou sur votre ventre, respirez un bon coup et laissez venir l'émotion sans vouloir la bloquer, elle repartira comme elle est venue. C'est explorer le message également, demandez-vous, qu'est-ce qu'elle peut me dire cette émotion ? Ou qu'est-ce que mon être me montre là tout de suite ? Qu'est-ce qui est important pour moi ici ? Quel est mon besoin non comblé ? Est-ce qu'il y a une limite qui a été dépassée ou franchie ? Une limite que je n'ai pas posée ? Ou je suis responsable aussi quelque part de ce qui m'arrive. Donc nos émotions nous appartiennent. Elles se déclenchent en fonction de certains types de situations. Notre voisin d'à côté, peut-être que lui ça ne lui ferait rien du tout dans la même situation parce qu'il n'a pas le même vécu, la même histoire. Donc attention à ne pas accuser les autres de nos émotions parce que nos émotions, on se les déclenche tout seul. Et on est responsable de ce qu'on en fait. Donc à nous de savoir où sont les limites qu'on n'a pas posées. Et peut-être savoir aussi à l'intérieur qu'est-ce qui n'est pas travaillé ou guéri, qu'on a peut-être trop enfoui trop longtemps, qui fait que malheureusement à chaque fois qu'on appuie sur la plaie, malheureusement elle est toujours ouverte et elle fait toujours aussi mal. C'est à nous de la soigner. Alors les émotions, elles sont aussi en lien dans notre vie personnelle, mais elles sont aussi en lien dans notre vie professionnelle. Donc en tant que coach ou formateur, vos émotions sont aussi vos outils. Elles vous informent sur ce qui résonne en vous chez l'autre. ce qui peut être activé chez un participant, et également les dynamiques d'un groupe. Donc intégrer ces émotions, c'est aussi savoir les utiliser au service de la relation sans en être esclave. Un petit exercice en session, demandez à vos apprenants de noter leur météo émotionnelle en début de journée. Moi ça je le fais souvent, je le fais aussi avec du photolangage. Ça crée du lien et apprend à chacun à se connecter à son ressenti. En cours de journée et lors du feedback, prenez la température pour connaître l'évolution de leurs émotions par rapport au matin. Et ça humanisera la session et renforcera les liens entre l'état prenant et vous. C'est la fin de cet épisode. Retenez que les émotions ne sont pas des obstacles à notre performance, mais des alliés puissantes si on sait les écouter. Donc posez-vous cette question dans les jours à venir. Qu'est-ce que je ressens vraiment ? Et puis, qu'est-ce que je peux faire avec cette émotion finalement ? Si vous avez envie de partager vos prises de conscience, vos reformulations, vos expériences, je serais ravie d'échanger avec vous sur Instagram ou sur ma page OneChangeCoaching ou sur LinkedIn. Et si ce podcast vous a aidé dans votre posture ou vos animations, pensez à vous abonner ou à laisser une note. C'est toujours un vrai coup de pouce pour le faire connaître. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode dédié à la méthode DISC. Une révolution dans l'art de communiquer, que vous soyez formateur, coach, recruteur ou commercial, ou tout simplement en chemin vers vous-même. Et pour clore cet épisode, que j'ai pris un immense plaisir à vous préparer, voici un petit cadeau, chaque émotion est une porte, ne la claquez pas, il n'y a personne. Mais ouvrez-la et laissez-vous grandir.