Speaker #0Chaque semaine, on se pose ensemble pour analyser les matchs à ne pas manquer. Les joueuses à suivre et tout ce qu'il faut savoir sur la compétition la plus relevée du volet international. Et pour cette première semaine, l'équipe de France entre directement dans le vif du sujet. Direction Québec City au Canada, dans l'ambiance bouillante du centre du Vidéotron. 19 000 places, une salle qui va brûler. 4 matchs, 5 jours, un objectif immense, accrocher le Final 8 à Macao. La France en est seulement à sa 3ème participation à la VNL. Elle avait terminé 11ème en 2024, puis 9ème en 2025. Une progression constante, saison après saison. Cette saison, plusieurs joueuses arrivent après des saisons de club totalement historiques. Et César Hernandez a profité de cette VNL pour ouvrir le groupe à de nouveaux visages. Et voici les nouveaux visages qui font leur apparition. Des joueuses qui représentent la France de demain. Lena Chameau, passeuse de Nantes. Camille Massuel, centrale de Cannes. Cyrielle Depuy, pointille de Levallois-Paris. Lilou Rataeri, réceptionneuse attaquante de Cannes. Et Manon Jagui, libéraux de Chamalières. Et pour toutes ces joueuses, l'édition 2026 représente une véritable opportunité. De s'imprégner de l'état d'esprit de cette équipe de France en pleine ascension. On décrypte ça match par match. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, on va faire un petit point sur les préparations. Parce que les Bleus n'arrivent pas au Québec dans les meilleures conditions. La semaine passée à Pearl Down, aux Pays-Bas, pour la Four Nation Cup, 3 défaites, 3 sets, 3 sets d'écart face à l'Allemagne, aux Pays-Bas et à l'Ukraine. Et surtout, 2 mauvaises nouvelles. Elena Cazotte, la capitaine, s'est bloquée le dos dès le deuxième match et n'a pas pu jouer la suite du tournoi. Ali Maltouba, réceptionneuse attaquante de Chérie en Italie, a elle aussi eu des problèmes aux genoux. Deux joueuses importantes touchées avant même le début de la compétition. Le sélectionneur César Hernandez a été direct après le tournoi. Ce n'était pas un bon tournoi pour nous. Le niveau que nous avons montré sur le terrain n'était pas celui que nous espérions. Il reste une dizaine de jours au bleu pour travailler sur place au Canada. Avec deux matchs amicaux de préparation contre le Canada et les Etats-Unis avant d'attaquer la VNL. Ce contexte est important, les Bleus arrivent au Québec avec du travail à faire. De la confiance à reconstruire et un point d'interrogation sur leur capitaine. Ce qui rend cette première semaine encore plus intéressante à suivre. D'entrée de jeu, les Françaises vont s'attaquer à un boss, le Japon. Le Japon, c'est la cinquième nation mondiale. La mieux classée de toute la poule, vice-championne de la VNL 2024, un collectif ultra rodé, ultra rapide, avec une défense qui ne laisse jamais laisser tomber à ballon. Et un jeu qui étourdit les adversaires avant même qu'ils aient eu le temps de s'installer. La joueuse a survécu côté français, évidemment Elena Cazotte, si son dos va mieux. Réceptionneuse attaquante de 28 ans, capitaine des Bleus depuis l'Euro 2021, formée à Gruyère 100, deux fois championne de France, deux fois vainqueur de la Coupe de France. Et cette saison, elle a rejoint Vakif Bank Istanbul, le club le plus titré d'Europe. Résultat, un doublé historique cette saison. Champion de Turquie et champion d'Europe pour la septième fois de leur histoire. Elia Kazot sort du meilleur club de l'Europe cette saison. La question, c'est de savoir si elle sera 100% physiquement après son problème au dos. Si elle est là, c'est elle qui va devoir guider l'attaque française et porter le groupe. Et la joueuse à surveiller côté Japon, Mayu Ishiwaka. Réceptionneuse attaquante de 25 ans, capitaine de la sélection nippone depuis 2024, la joueuse autour de laquelle le Japon construit tout son jeu. Rapide, technique, imprévisible, capable d'aller chercher des balles que personne d'autre n'atteindrait. Elle sort d'une VNL 2025 de feu. Face à la puissance française, Mayu va vouloir imposer son tempo ultra rapide. Un duel de capitaine, un duel de style, un choc de monde. Et pour le deuxième match des françaises, il va falloir sortir le café parce que le match est très tôt. Et elles joueront contre les Américaines. Les USA, c'est 3 titres de VNL, 2018, 2019 et 2021. Vice-championne olympique à Paris 2024, des monstres physiques. Elles auront déjà joué contre l'Ukraine le 3 juin, donc elles arrivent face à la France déjà dans le rythme de la compétition. Et petit rappel, les Bleus les auront déjà croisés en match amical de préparation. ce qui leur donne une connaissance précieuse du style américain avant l'affrontement officiel. La joueuse à surveiller, côté français, Eva Elouga. Centrale de 26 ans à Béziers, face aux missiles offensifs américains, sa lecture de jeu au contre et son agressivité au filet vont être déterminants. C'est elle qui doit protéger le filet français face à la meilleure attaque du monde. Elle sort d'une belle saison en club, elle arrive avec la fin d'une joueuse qui veut prouver qu'elle a sa place au plus haut niveau international. Et la joueuse à surveiller côté américain, Misha Hancock. Passeuse de référence de la sélection américaine, championne olympique à Tokyo, médaille d'argent à Paris 2024, l'une des meilleures serveuses et passeuse de la planète volée, c'est elle qui dit le rythme américain, qui choisit où et quand l'attaque s'emballe. Si la France veut créer l'espoir, il faudra perturber sa distribution. Sans ça, les Américaines débouleront. Le Canada joue à domicile. 19 000 personnes dans le centre Vidéotron, toutes derrière les Canadiennes. 8e nation mondiale, une équipe en pleine montée qui rêve d'un retour aux Jeux Olympiques. Leur dernière participation remonte à Atlanta 1996. Et là encore, les Bleus auront joué un match amical contre le Canada en préparation. Une donnée tactique non négligeable. Et la joueuse à surveiller côté français, Imam Endia. Pointue de 22 ans, elle évolue en Turquie cette saison. L'an dernier, en VNL, elle a terminé deuxième meilleure marqueuse de toute la compétition avec 233 points sur l'ensemble des 18 équipes, juste derrière les plus grandes stars mondiales. Face au public canadien en fusion, c'est elle qui devra porter l'attaque française et scorer même sous pression. Et la joueuse à surveiller au Canada, Alexa Gray. Crève sessionneuse attaquante de 31 ans, capitaine du Canada, 6 ans dans les meilleurs clubs italiens et en Turquie, avant de rejoindre la LOVB aux Etats-Unis. Cette saison, on se souvient d'une joueuse d'imoco, Conigliano. Elle avait été MVP de la finale italienne en entrant depuis le banc pour renverser un match qui semblait perdu. Quand le Canada est en difficulté, c'est elle qui prend les ballons brûlants. L'Ukraine, c'est la grande nouveauté de la VNL 2026. Elle remplace la Corée du Sud, reléguée après avoir fini dernière de la saison passée. Première participation à la compétition, aucune pression, tout approuvé. Et ce match raconte une histoire que seul le sport peut écrire. Parce que les Bleus ont déjà affronté l'Ukraine en préparation à Aperdon et elles ont perdu 3-1. Alors sur le plan du résultat, les Ukrainiens n'ont plus rien d'inconnu pour les Françaises. Mais en VNL, les enjeux du classement, c'est un tout autre match. La joueuse à suivre côté français est Nora Danarcellos. Passeuse de 23 ans au VMA Mulhouse.
Speaker #0Uliana plantait les blocs et les points décisifs pour le titre national en finale contre le Valois Paris. Elles ont transpiré ensemble, elles ont tout gagné ensemble et aujourd'hui elles se retrouvent face à face en direct mondial. Enora sait exactement où Uliana aime attaquer. Uliana connaît par cœur les feintes de passe d'Enora. Et les Bleus savent qu'elles ont déjà perdu contre cette équipe il y a 15 jours. C'est le storytelling parfait. Et c'est exactement ce qui rend ce sport. incroyable. Et avant de conclure, on va faire un petit point sur les nouveautés de cette VNL 2026. Parce que cette édition, ce n'est pas seulement les matchs qui changent, mais c'est aussi le règlement. La FIVB utilise la VNL comme laboratoire et cette saison, plusieurs règles expérimentales sont testées en grande nature. Premier changement, et il est majeur, le nombre de remplacements par set passe de 6 à 8. Deux rotations supplémentaires que les coachs vont pouvoir utiliser jusqu'au money time. Concrètement, les bancs vont encore peser plus sur le résultat. Deuxième règle, la liberté de placement en réception. L'ordre de rotation doit toujours être respecté au coup de sifflet, mais dès que le serveur amorce son geste, les joueuses peuvent se déplacer. Un ajustement qui va offrir plus de liberté pour se mettre en position. Troisième règle, et celle-là, elle va être virale. Le ballon peut toucher le plafond si la balle percute l'infrastructure sur la première ou la deuxième touche et reste dans votre camp, le jeu continue. Déjà en vigueur aux États-Unis, cette règle promet de prolonger des échanges qui semblaient perdus. Et enfin, l'arbitrage se modernise. Un membre du staff peut signaler une action litigieuse en temps réel via un système de bookmark. Sans interrompre l'échange, si l'équipe perd le point, elle choisit une seule action à faire vérifier en vidéo et le coach peut désormais interpeller directement le premier arbitre alors que seul le capitaine en avait le droit jusqu'ici. Ce sont des règles expérimentales mais pas définitives. Mais cette veinelle va nous donner une première idée de ce que le volet de demain va représenter. 4 matchs, 5 jours, une préparation difficile, des blessés et des adversaires parmi les meilleurs du monde. Les Bleus arrivent au Québec avec un contexte qu'elles n'ont pas choisi. Mais c'est souvent dans ces moments-là qu'une équipe révèle ce qu'elle a vraiment dans le ventre. Mais l'année dernière, elles avaient choqué le monde entier en atteignant le quart de finale au Mondial. Elles avaient battu la Chine, elles avaient tenu la tête au Brésil, elles avaient prouvé que le volet féminin français n'était plus là pour faire de la figuration. Cette semaine au Québec, elles vont devoir prouver que c'était le début, pas un accident. On se retrouve fin de semaine prochaine pour le débrief complet ainsi que l'équipe masculine. Dites-moi en commentaire, est-ce que vous pensez que l'équipe féminine peut atteindre le final 8 ? Et qui va gagner le duel de Mulhouse entre Enora et Juliana ? Si cette vidéo t'a plu, like, partage, abonne-toi pour vibrer tout l'été avec le volet. Et nous on se dit à très vite pour un prochain épisode de Rime Volet.