- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce quatrième épisode de EPAN, une série d'entretiens documentaires sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, plus communément appelés OVNI. Cet épisode, c'est celui que j'aurais aimé voir quand j'ai commencé à m'intéresser au sujet, car il m'aurait fait gagner beaucoup, beaucoup de temps. Comme vous le savez déjà si vous suivez l'actualité du sujet, ou si vous avez vu les premiers épisodes de cette série, en juillet 2023 s'est tenue, devant le Congrès américain, une audience historique sur la thématique PAN, OVNI, et en novembre 2024, Rebelote. Alors si beaucoup de choses ont été dites, sous serment, par 7 témoins différents, il en est une qui a retenu notre attention à tous.
- Speaker #1
Audience publique au Congrès américain, 26 juillet
- Speaker #2
2023. J'ai été informé dans le cadre de mes fonctions officielles d'un programme, vieux de plusieurs décennies, de récupération et de rétro-ingénierie de pans.
- Speaker #3
Le gouvernement américain a-t-il mené des programmes secrets de récupération de crash de pans ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Était-il destiné à l'identification et à la rétro-ingénierie d'engins extraterrestres ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Il existerait aux Etats-Unis ? Un programme de récupération et de rétro-ingénierie de ces objets exotiques, et cela depuis au moins les années 30. Par conséquent, si l'on veut appréhender pleinement ce qui se passe aujourd'hui, il faut se pencher sur l'histoire du phénomène. C'est pourquoi avec cet épisode, j'ai voulu remettre les choses à plat, dans l'ordre, et vous raconter de la façon la plus ludique possible une période complexe mais incontournable de cette histoire. Car soyons honnêtes, autrement c'est très difficile de s'y retrouver. Pour vous, j'ai épluché des kilomètres de documents, d'articles, de vidéos. Ça m'a pris un temps fou, donc j'espère vraiment que ça vous sera utile. Si c'est le cas, je vous serais reconnaissant de me le faire savoir en laissant un petit commentaire. en mettant un like, en vous abonnant à la chaîne, en partageant la vidéo. Pour vous, c'est pas grand-chose et pour ce projet, c'est vrai que ça fait toute la différence. Comme d'habitude, vous retrouverez dans la description de la vidéo des liens qui m'ont aidé à réaliser cet épisode. Vous savez, cette série n'a pas pour objectif de s'opposer aux sceptiques ou de... de convaincre les plus curieux. Ce que je souhaite, c'est rapporter en France une histoire négligée, souvent méprisée, mal comprise. C'est de réunir, de trier, d'analyser les éléments crédibles à notre disposition, car il y en a énormément. Alors je vous propose qu'ensemble, on essaye de comprendre en mettant de côté nos préjugés. Bonjour Alexandre Sheldon-Duplé.
- Speaker #4
Bonjour Simon.
- Speaker #0
Merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #4
Je vous en prie.
- Speaker #0
Alors, pour ceux qui ne vous connaissent pas, je vais vous présenter rapidement. Vous êtes historien naval. Vous avez travaillé au ministère de la Défense de 87 à 99. Vous êtes chercheur au service historique de la Défense... Enfin, vous avez été chercheur au service historique de la Défense de 99 à 2020. Conférencier à l'école supérieure de guerre de 2001 à 2021, et vous êtes auteur de plusieurs ouvrages sur les sous-marins et les porte-avions, et la guerre froide. C'est d'ailleurs l'écriture d'un de ces ouvrages qui vous a fait tomber dans le chaudron de l'ufologie. Est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui s'est passé ?
- Speaker #4
Alors en fait, c'est un sujet qui m'intéressait parce que mon père, mon père avait fait une observation, sans savoir de quoi il s'agissait, quand il était lui-même enfant. Et donc c'était en juillet 1947, le 4 juillet 1947, donc au moment des événements, des fameux événements de Roswell, mais à l'autre bout des Etats-Unis. Et il y a une vingtaine d'années, quand j'ai, avec un ancien attaché naval américain à Moscou, on a décidé d'écrire un livre qui était sur les perceptions croisées de la menace pendant la guerre froide. J'ai voulu faire un chapitre qui allait traiter la perception de ce phénomène. par les marines américaines et soviétiques, et comment est-ce qu'il y avait des risques de confusion ou pas, et qu'est-ce qu'on pouvait trouver sur le sujet. Voilà. C'est comme ça que j'ai enquêté, je dirais, et que j'ai recherché sur ce sujet il y a une vingtaine d'années.
- Speaker #0
Donc j'ai lu notamment ce chapitre dans votre livre.
- Speaker #4
Oui.
- Speaker #0
Vous avez enquêté. Vous avez également... Interviewés directement d'anciens officiers, notamment soviétiques, qui, eux, se sont confiés sur des observations qu'ils avaient faites, en mer notamment.
- Speaker #4
Tout à fait. Du côté soviétique, ça a été très intéressant. J'ai trouvé par chance le responsable de la section anomalie de l'Académie des sciences. Et alors il m'a beaucoup aidé, parce qu'il m'a donné en particulier la copie des instructions de la marine soviétique de 1978. Et il m'a expliqué... Comment la marine soviétique s'était intéressée au sujet ? J'en ai rencontré d'autres de ces mêmes officiers. Le phénomène qui, moi, m'a paru très intéressant à l'époque, c'était un phénomène sonore qu'ils entendaient lorsqu'ils franchissaient une passe qu'on appelle le Gyuk. Les sous-marins soviétiques étaient très attentifs lorsqu'ils franchissaient ce pass. Cette passe, ils essayaient d'être le plus silencieux possible, et ils entendaient très souvent un bruit qu'ils n'arrivaient pas à qualifier. Et ils se demandaient s'il s'agissait d'un moyen de guerre psychologique pour les États-Unis de leur signifier qu'ils avaient été détectés, ou s'il s'agissait d'un animal marin, par exemple d'un calamar géant, ou enfin, et c'est là où ils introduisaient... Ces objets sous-marins non identifiés, et donc j'ai eu plusieurs témoignages sur ces sons qu'ils comparaient à des croissements de grenouilles.
- Speaker #1
Extrait du documentaire, les mystères des profondeurs.
- Speaker #5
L'impression, c'est qu'il s'agissait d'un objet en mouvement. Ce qui troublait, ce n'était pas seulement la mobilité des Quakers, mais aussi leur nombre.
- Speaker #6
Dans notre secteur, ils étaient très nombreux. Il ne s'agissait pas d'un seul quaker, mais un, deux, trois à la suite. Plusieurs quakers étaient observés par jour. Ils ont été tracés, analysés en fonction de leur fréquence et de leur localisation. Nous en avons repéré énormément.
- Speaker #4
Toujours dans les sous-mariniers, j'ai un sous-marinier qui avait commandé un sous-marin qui était exactement comme le Kurs. de la classe Oscar II, donc sur l'énorme autant, et il m'a répondu un petit peu sous le saut de la confidence, mais il m'a dit qu'il avait eu l'expérience directe d'un objet qui plusieurs fois se déplaçait autour de son sous-marin, donc il ne l'a pas vu puisqu'il était en immersion, mais il le détectait avec les senseurs du sous-marin et qui se déplaçait à une vitesse qui était tout à fait impossible, une vitesse qui... Il était de l'ordre de 200, c'est-à-dire qu'on s'approche des 400 km heure, et qu'il se déplaçait autour de son sous-marin.
- Speaker #5
L'Occident recherche les sous-marins soviétiques partout, mais les spécialistes militaires sont déconcertés. Les objets sous-marins découverts présentent des caractéristiques tout simplement incroyables.
- Speaker #0
C'est des choses qui semblent être corroborées aujourd'hui, notamment côté américain cette fois avec Tim Gallaudet, qui s'intéresse à un ancien vice-amiral, qui s'intéresse activement à la question des objets. sous-marin, c'est une question qui revient de plus en plus.
- Speaker #4
Disons qu'il y a aujourd'hui, avec ce qui se passe aux États-Unis depuis 2017, une beaucoup plus grande, enfin une parole libérée. Donc Tim Gallaudet, qui a été l'océanographe en chef de la marine américaine, qui a été l'administrateur de l'administration océanique et atmosphérique des États-Unis. Il est une personne éminente, il a un background scientifique et il a décidé d'être militant sur cette question, c'est-à-dire d'encourager justement la recherche ouverte.
- Speaker #1
Interview du vice-amiral Tim Gallaudet sur News Nation.
- Speaker #7
Tim, vous avez déclaré publiquement que, selon vous, les ovnis, les pans, représentent l'histoire du siècle. Il se trouve que je suis tout à fait d'accord avec vous, mais pourquoi affirmez-vous cela ?
- Speaker #0
Absolument. Nous sommes visités par une intelligence non humaine, avec une technologie que nous ne comprenons absolument pas, et avec des intentions que nous ne comprenons pas du tout non plus. Et c'est là l'une de ces très grandes questions fondamentales. Sommes-nous seuls ou non sur cette planète ? Et nous sommes en train de constater que non. Je ne comprends pas pourquoi plus de gens ne s'intéressent pas à ça. Je suis troublé par le manque de curiosité intellectuelle.
- Speaker #4
Bon, il ne rentre pas dans les détails parce que visiblement, évidemment, une partie est classifiée. Mais je dirais ça... Au Corée, tout à fait. Ce que moi j'ai entendu de ces marins soviétiques, je me souviens de deux autres témoignages. Il y avait un témoignage qui concernait un objet manifestement sous-marin, mais qui devenait aérien, qui rompait la banquise et qui avait été, lui, vu par un sous-marin soviétique qui avait fait surface au pôle. Et donc le sous-marin était à la surface au pôle. Et il a vu un objet qui a rompu la banquise et qui est parti.
- Speaker #1
Extrait du documentaire, les mystères des profondeurs.
- Speaker #5
Ces objets non identifiés ont non seulement des caractéristiques de sous-marins, mais aussi d'avions. Ils volent littéralement sous l'eau devant les lances-missiles, puis s'éloignent dans le ciel à des vitesses supersoniques.
- Speaker #4
Moi, quand j'ai fait cette enquête, il y a une vingtaine d'années maintenant, il était très clair de la part de ses interlocuteurs que ce n'était pas américain, parce que les performances étaient tellement différentes qu'il n'y avait pas de doute dans les esprits.
- Speaker #8
Ni у нас, ни у американцев. Ni nous, ni les Américains n'avons de sous-marins capables d'atteindre des vitesses dépassant les 300 km par heure. C'était vrai à l'époque et ça l'est toujours aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci beaucoup parce que je trouvais que c'était important de faire une parenthèse au début de l'épisode sur... Ce chapitre de votre livre est sur la question des ovnis qui sont aussi sous-marins, donc pas forcément volants, des phénomènes qui sont aussi observés sous les océans. J'essaie d'en parler dans chaque épisode, à chaque fois, parce que pour moi c'est absolument indissociable du phénomène. Il s'agit vraisemblablement du même. Donc c'est important qu'on en parle ensemble. Désormais j'aimerais qu'on se concentre vraiment sur la partie histoire. On va ensemble... démarré à la fin du 19e siècle sur l'histoire de l'ufologie et on ira jusqu'à la fin des années 60 avec la fermeture du projet Blue Book. Donc ça c'est un petit peu le cadre dans lequel on va évoluer ensemble. Juste avant de commencer, vous êtes historien, j'imagine qu'il y a une méthode de recherche quand on est historien que vous avez dû appliquer au sujet qui est le nôtre aujourd'hui. Alors quelle est cette méthode ? Et aussi... Comment, avec un sujet pareil, on arrive à démêler le vrai du faux ?
- Speaker #4
Bien sûr. Alors bon, vous savez, la méthode de l'historien est une méthode balisée qu'on enseigne aux étudiants dès la maîtrise, lorsqu'ils font leur premier mémoire de recherche. Et donc, vous avez d'une part ce que l'on appelle les sources primaires qui correspondent à des documents contemporains à l'événement, que ce soit... Les archives, bien sûr, les archives c'est, je dirais, la racine du travail de l'historien. Donc bien sûr, il faut qu'il y ait des archives, il n'y en a pas toujours, et parfois il y a beaucoup d'archives. Il y a aussi les publications contemporaines de l'événement qui peuvent être considérées comme des sources primaires, et puis vous avez les sources secondaires qui sont, eux, les travaux d'explication, c'est-à-dire les... Justement, les autres travaux d'historiens sur une question, etc. Donc ça, voilà ce que vous pouvez, ce que vous allez tout de suite essayer de cerner, de baliser. Et puis, vous avez, pour des événements qui ne sont pas trop lointains dans le passé, justement la possibilité d'interroger des témoins ou de bénéficier de témoignages qui ont pu être enregistrés. à partir du moment où il y a eu justement des enregistrements. Donc tout ça fait partie de la... de la matière, du terreau. Alors ensuite, il faut absolument avoir l'esprit critique. Il faut toujours critiquer les sources. Alors quand les documents d'archives proviennent d'un dépôt d'archives, ils sont présumés authentiques. Si les archives ne proviennent pas d'un dépôt d'archives officiel, là on peut tout de suite se poser la question de l'authenticité. Et donc effectivement, moi j'ai voulu enquêter directement. sur les archives OVNI. Donc je suis allé aux États-Unis voir les fameux cartons Blue Book. Alors au moment où j'ai fait ma première recherche, donc il y a une vingtaine d'années, ces documents n'étaient pas encore scannés ou disponibles comme normalement en grande partie ils devraient l'être aujourd'hui en ligne. Et ce qui m'a forcément frappé à l'époque, c'était l'énormité, la quantité d'archives. J'ai commandé l'année 54, parce que c'est un bon cru en France. J'ai dû recevoir 58 cartons.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #4
58 cartons.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #4
Donc, j'ai aussi travaillé dans les archives suédoises sur l'affaire des fusées fantômes de 1946.
- Speaker #0
On en parlera, oui.
- Speaker #4
Et c'était beaucoup plus ramassé, beaucoup plus précis. Et je dirais... Je n'avais pas l'impression que ça avait été vraiment censuré, à la différence des archives Blue Book, où là j'observais qu'il y avait dans des cartons des chemises par observation, par état, et j'observais qu'il y avait des chemises vides. Mais qui était quand même marqué. C'est-à-dire que je présumais, puisque je n'avais pas d'autres informations, je présumais qu'il y avait eu une pièce dans cette chemise.
- Speaker #0
Vous avez contenu quelque chose initialement ?
- Speaker #4
C'est ce que je présumais. Alors, je dis ça parce que dans les archives américaines, normalement, les choses sont faites de manière remarquable. C'est-à-dire que quand il manque une pièce, parce qu'un service gouvernemental n'a pas voulu qu'elle soit montrée au public, eh bien, il y a un fantôme. Il y a une... Une feuille qui vous dit tel service à telle date a décidé de ne pas communiquer cette pièce. Si vous voulez la voir, justement, suivez la procédure du Freedom of Information, etc.
- Speaker #0
Il est illégal de retirer un document sans sans le remplacer par ce dispositif ?
- Speaker #4
Normalement, c'est ce que je comprends. Donc, j'étais assez surpris de trouver ces chemises vides qui concernaient des observations dans des états et sans ces feuilles de remplacement que j'avais trouvées dans tous les autres dossiers que j'avais consultés.
- Speaker #1
Décennie 1890.
- Speaker #0
Je vous propose d'attaquer notre petite timeline chronologique. On fait souvent commencer l'ère moderne de l'ufologie, de la grande histoire des ovnis, au 24 juin 1947, avec l'observation de Kenneth Arnolds. Mais en réalité, on peut remonter un petit peu plus tôt que ça, notamment... à la fin du XIXe siècle. On a quelque chose qu'on a appelé les dirigeables fantômes. Est-ce que vous pouvez nous parler de ça, s'il vous plaît ?
- Speaker #4
Oui, alors effectivement, l'ufologie peut remonter au XIXe siècle, même un peu avant ces dirigeables mystérieux. On les a appelés « the mystery airship » à l'époque.
- Speaker #0
Ils les appellent « airship » ? dirigeables parce qu'à l'époque, c'est l'apparition aussi de ces nouveaux véhicules.
- Speaker #4
Exactement.
- Speaker #0
Donc il faut bien les nommer d'une façon. Dirigeables, c'est les premiers objets qui vont vraiment pouvoir être conduits dans nos cieux. Mais ils ne présentent pas exactement les mêmes performances. C'est ça le souci.
- Speaker #4
Alors, généralement, ils étaient observés la nuit. Ils étaient observés avec des faisceaux lumineux, donc vus avec des faisceaux lumineux. mais Ils étaient parfois aussi vus le jour et parfois leurs occupants étaient rencontrés, en tout cas dans les rapports qui étaient publiés par la presse. C'est ce qui accréditait vraiment l'idée qu'il s'agissait d'inventeurs qui développaient un nouveau projet d'une manière plus ou moins confidentielle pour protéger la technologie. Mais en réalité, on s'aperçoit que ce phénomène de... Great Airship Mystery, aller plus loin. Alors d'abord, dans la presse, il y avait aussi des spéculations que ces engins puissent être d'une origine... Alors évidemment, à l'époque, on était plutôt axé sur l'explication martienne, mais il y avait déjà cette spéculation qu'il puisse s'agir d'objets venus d'ailleurs, et il y a évidemment ce fameux cas, le fameux crash d'Aurora, petite ville au Texas. où là, je dirais, les descriptions sont assez différentes. On sort du narratif qui était présent dans beaucoup de journaux. Et là, on a plusieurs choses d'abord. Là, on a la description de... de l'incident, puisque l'objet en question va percuter, dans mon souvenir c'est un moulin à vent, ou une girouette qui appartient au juge de la ville, et l'objet va se crasher, va produire énormément de débris, et dans la presse locale, on donne la description d'un petit être, qui pour le coup n'est pas humain, et que localement, on va interpréter comme étant devant-être martien.
- Speaker #0
Petite précision sur cette histoire de martien, ça paraît risible presque aujourd'hui, il faut se remettre dans le contexte de l'époque, donc fin du 19e siècle, on a un astronome américain qui s'appelle Percival Lowell, et qui diffuse un petit peu cette théorie d'une intelligence qui vivrait sur Mars, après avoir observé des prétendus... canaux d'irrigation sur Mars. Il interprète avec sa lunette des stris qu'il voit sur Mars comme étant des canaux. Et il a monté toute une histoire de martiens. En fait, c'est l'apparition du mythe des martiens.
- Speaker #4
Vous avez tout à fait raison. Et en fait, ça va être repris un peu par la littérature, ce que vous dites là, puisqu'on va avoir l'ouvrage de H.G. Wells, La guerre des mondes, qui parle justement de martiens. Et donc, il y a déjà cette notion dans l'esprit dans l'esprit des gens à l'époque.
- Speaker #0
Pour en revenir au crash d'Aurora, on aurait un petit être qui serait un martien, récupéré après l'accident. Il y a aussi des débris.
- Speaker #4
C'est ça qui est intéressant. Ceux qui sont allés enquêter sur place en 1973, sont allés avec des détecteurs de métaux, ont retrouvé des débris à l'époque, et en particulier des débris en aluminium. Et l'aluminium était tout à fait rarissime en 1897. Donc il y avait un puits dans lequel un certain nombre de débris avaient été jetés, qui avait été ensuite lui-même muré, le puits, parce que les personnes qui avaient... Budlow ensuite avait développé des pathologies, donc on avait un soupçon que peut-être que c'était lié à ces débris.
- Speaker #1
Extrait du documentaire Encounters, The Hidden Truth
- Speaker #2
Bonnie a conservé une partie de ce métal, ce métal même dont elle est absolument convaincue qu'il est la cause de la maladie de son mari.
- Speaker #9
L'ingénieur aérospatial John Schuessler a récupéré un échantillon en 1973. Il a trouvé le métal fondu et solidifié autour du calcaire sur le site du crash. Le métal s'est avéré être une sorte d'aluminium et il était impossible de fabriquer de l'aluminium aussi pur en 1897. Ce serait encore difficile aujourd'hui.
- Speaker #4
Et il y a eu, je dirais, tout un effort pour décrédibiliser le sujet en expliquant que probablement la ville cherchait à attirer l'attention, Donc... que la ville, à l'époque, avait finalement été écartée d'un trajet de chemin de fer, et donc peut-être qu'elle avait inventé cette histoire pour qu'on parle d'elle, etc.
- Speaker #0
Mais là, quand on entend cette histoire, on a une manière qui apparaît plutôt simple d'essayer de la prouver. Si un petit être martien est enterré au cimetière local du village, il suffit de l'enterrer et de trouver le corps.
- Speaker #4
Exactement. Alors donc, c'est exactement ce qu'ont voulu faire les gens à l'époque. donc il y a eu une première... On a retrouvé une pierre tombale. Il y avait une espèce de pierre tombale qui présentait le dessin de l'objet mal dessiné.
- Speaker #0
Il a quelle forme cet objet ?
- Speaker #4
Il avait une forme un peu oblongue. Il avait un peu une forme de cigare.
- Speaker #0
Donc on est déjà sur l'archétype ?
- Speaker #4
On est un petit peu sur l'archétype. On est pas sur l'archétype. pas sur l'archétype de la soucoupe, on est plutôt sur l'archétype d'un cigare. Mais tout de suite, on se heurte à une interdiction de creuser des autorités municipales, parce qu'en fait, dans ce cimetière, il y a eu beaucoup d'enterrements qui ont été faits sans pierre tombale. Donc ils ne veulent pas qu'on vienne déranger les morts en allant rechercher. Mais les premiers qui vont enquêter vont avec un détecteur de métal et vont trouver un point précis, qui d'ailleurs correspond au point qui avait été indiqué par un des fils de témoins qui se souvenait bien de l'endroit où ses parents lui avaient dit qu'était enterré l'être.
- Speaker #1
Extrait du rapport d'enquête du MOUFON.
- Speaker #10
Madame Mary Evans, qui avait environ 15 ans à l'époque, a raconté que sa mère et son père s'étaient rendus sur le site du crash et lui avait dit que l'aéronef avait explosé et que le pilote avait été déchiqueté et tué dans l'accident. C'était un homme de petite taille, enterré plus tard dans la journée au cimetière local par les hommes de la ville.
- Speaker #4
Ils ont bien trouvé l'endroit, mais on leur a refusé l'autorisation de creuser. Et plus tard, d'autres qui sont revenus, toujours avec les détecteurs de métaux, etc., n'ont plus trouvé de traces de détecteurs de métaux. Et la pierre tombable avait aussi disparu. Et donc, à partir de ce moment-là, est venue l'histoire que les autorités étaient probablement intervenues pour retirer le... entre guillemets la tombe en question.
- Speaker #0
Ok, donc voilà pour le crash d'Aurora, qui est pas loin d'être le premier récit de crash, en tout cas d'une ère à peu près moderne.
- Speaker #4
D'une ère moderne. Et qui est intéressant à cause des débris en aluminium, et à cause d'un contexte, on peut dire qu'on n'est pas du tout encore dans le contexte, je dirais. Non,
- Speaker #0
non, c'est vrai.
- Speaker #1
Décennie 1900.
- Speaker #0
Donc on va maintenant passer au XXe siècle. On a parlé dans l'épisode précédent avec Alain Juillet du crash présumé de Magenta en 1933 en Italie. C'est un événement qui est assez marquant, le premier tiers du XXe siècle. On a tout un tas d'observations encore avant ça. On a parlé de la théorie des martiens diffusée par Percival Lowell, mais il faut aussi contextualiser cette époque-là, puisqu'on a l'invention de l'aviation, en tout cas l'apparition de l'aviation au début du siècle. Et rapidement, on a aussi la popularisation de tout ce qui est science-fiction, littérature de science-fiction, que ce soit du roman, mais aussi des pulp magazines, dans lesquels on va raconter tout un tas d'histoires de science-fiction, de fantastique, et on voit déjà apparaître des éléments qui figureront dans l'histoire à venir des OVNI. Donc il y a quelque chose un petit peu de la poule ou l'œuf, qu'est-ce qui est arrivé avant l'autre, et je pense que c'est important quand même de contextualiser un petit peu tout ça, parce que c'est un des arguments souvent employés par les sceptiques pour expliquer, vous voyez... tout était dans la littérature, c'est forcément qu'ils s'en sont inspirés pour raconter leurs histoires et que tout ça, c'est... C'est des projections, c'est une invention.
- Speaker #4
En fait, on s'aperçoit que les observations existent depuis le début du XXe siècle. On peut remonter aux travaux d'un ufologue qui peut être considéré comme le premier ufologue, qui s'appelait Charles Fort, qui était un Américain qui a passé, je dirais, l'essentiel de son existence. dans la bibliothèque municipale de New York, à consulter des revues scientifiques spécialisées. Il était à la recherche d'événements anormaux. En fait, ce qui l'intéressait, c'était tout ce qui était anormal. Et il a publié plusieurs ouvrages, dont un qui est le plus connu, « The Book of the Damned » , le livre des damnés, un peu, qui est sorti en 1919 et dans lequel il y a des recensions que l'on peut considérer. comme scientifiques dans la mesure où elles sont extraites de publications à caractère scientifique. On n'est pas du tout dans du sensationnalisme. Dans ces observations, il y avait des observations qu'on peut qualifier d'objets non identifiés ou même d'objets aquatiques. non identifiés, puisqu'il consignait à Charles Ford des météores. Bon, les météores, des météores qui tombaient dans la mer, bon, ça peut se comprendre. Mais il consignait également l'inverse, c'est-à-dire des objets qui sortaient de la mer. Des objets qui sortaient de la mer et qui avaient été observés par des bâtiments de la marine britannique. Et aussi des roues lumineuses qui avaient été observées principalement Dans la zone de l'océan Indien et du golfe à Barabo-Persique, je me souviens du cas d'un bateau, c'était le Vulture de Croix, et un bateau, une description de roues lumineuses qui passent sous le bateau.
- Speaker #1
Extrait du livre des damnés de Charles Fort.
- Speaker #10
Le commandant Pringle du AMS Vulture a rapporté qu'à la latitude 26ème 26N et longitude 53ème 11 dans le golfe Persique, le 15 mai 1879, il avait observé des vagues lumineuses ou des pulsations dans l'eau. se déplaçant à grande vitesse. Il juge que les faisceaux mesuraient environ 8 mètres de large avec des intervalles d'environ 30 mètres. La vitesse était d'environ 135 km heure.
- Speaker #4
Et plus tard, on a eu des observations tout à fait analogues. Donc c'est très intéressant d'avoir ces observations consignées dans un contexte qui n'est pas du tout celui à l'époque encore. de l'ufologie. On a par exemple une observation faite par la marée américaine depuis un bateau qui s'appelait le Supply en 1904 et qui est vraiment une observation qu'on peut qualifier un peu d'ufologique.
- Speaker #1
Journal de bord de l'USS Supply, année 1904.
- Speaker #10
A 6h10, trois grands objets sont apparus dans le ciel se déplaçant vers le nord-ouest. Le plus grand était de forme ovoïde ou en forme de poire avec une pointe nette et un bord irrégulier vers l'arrière. Ils étaient en formation en échelon lors de la première observation, en dessous des nuages, se déplaçant rapidement et montant jusqu'à directement au-dessus du navire.
- Speaker #4
Alors le cas de Magenta en 1933, il est aujourd'hui validé entre guillemets par le témoignage, comme on le sait, de David Grosh sous serment au congrès le 26 juillet 2023.
- Speaker #1
Reportage News Nation, décembre 2023.
- Speaker #2
La première récupération a eu lieu en 1933 en Europe, à Magenta, en Italie. Ils ont récupéré un véhicule partiellement intact.
- Speaker #1
Audience publique au Congrès américain. 26 juillet
- Speaker #7
2023. Le gouvernement américain a-t-il eu connaissance de preuves concrètes d'intelligence extraterrestre ou d'autres formes inexpliquées d'intelligence ? Et si c'est le cas, quand estimez-vous que cela s'est produit pour la première fois ?
- Speaker #2
Je préfère utiliser le terme « non-humain » car je ne veux pas assigner d'origine particulière. Cela laisse ouvert le champ des possibles sur le plan scientifique. Comme je l'ai déjà évoqué publiquement, c'était au cours des années 1930.
- Speaker #4
Auparavant... Il était connu des ufologues qui avaient lu le travail d'un ufologue italien qui avait commencé à travailler sur ce sujet en 1996, qui avait publié un livre. Donc l'information était parue dans un livre, mais c'était un peu une niche, et beaucoup de gens en doutaient. Là encore, ça pose la question des archives, parce que les documents d'archives qu'il a reproduits provenaient d'une source privée. mais ils étaient Très intéressant. Les analyses des papiers, des documents, etc. correspondaient. Alors je pense qu'il ne faut pas sous-estimer le fait que, dès le début du siècle, il y a quand même des observations dans le ciel. Il y a quand même le travail, le livre de Charles Ford, « The Book of the Damned » , paru en 1919. Donc tout ça avant la grande vague d'ufologie.
- Speaker #1
Décennie 1940
- Speaker #4
Alors, pour ce qui est de la Deuxième Guerre Mondiale, je dirais que c'est des observations qui sont restreintes au milieu militaire, au départ.
- Speaker #0
Vous parlez des Foo Fighters ?
- Speaker #4
Alors, je parle des Foo Fighters.
- Speaker #1
Extrait de l'émission Sightings, Sci-Fi Channel.
- Speaker #7
Il fut un temps, pas si lointain, où les pilotes qui voyèrent des ovnis parlaient à qui voulaient bien les entendre. C'étaient les pilotes de chasse de la Seconde Guerre Mondiale, et ils ont vu beaucoup de choses très étranges là-haut.
- Speaker #4
Les Foo Fighters, ce sont des... Généralement des boules lumineuses qui sont vues, observées depuis les bombardiers américains et britanniques qui bombardent l'Allemagne d'une part et qui bombardent le Japon d'autre part.
- Speaker #0
Donc partout autour de la planète, c'est pas uniquement contené à l'Europe ? Oui,
- Speaker #4
à la fois sur le territoire pacifique et c'est interprété à l'époque comme probablement une arme de l'ennemi. On ne sait pas très bien comment ça fonctionne. Il n'y a pas a priori de cas d'avion abattu par cette arme. Mais c'est considéré comme une arme ennemie.
- Speaker #7
On a viré dans sa direction et il a viré vers nous. Puis on s'en est éloigné et il continuait à virer vers nous. J'ai essayé de le verrouiller dans mon viseur, mais je n'ai pas pu. On volait sur un British Mosquito qui était capable de voler à 50 nœuds. Nous avons tenté de le verrouiller un certain nombre de fois. On a essayé de s'en approcher un peu plus, mais on n'a jamais réussi.
- Speaker #4
Et il va y avoir aussi des observations de soucoupe dont on n'aura pas vraiment connaissance, mais qui vont être rapportées par certains pilotes. Et il va y avoir quelques films qui sont pris par les caméras canon.
- Speaker #7
de ces soucoupes. Je me souviens que je voyais quelque chose difficile à dire. 5, peut-être 6, 8 mètres de diamètre comme un disque qui est passé en dessous de nous puis qui a disparu. Juste après ça, tous mes instruments de bord se sont mis à dysfonctionner.
- Speaker #0
Et les Foo Fighters qui sont observés, ils sont rapportés par les militaires américains en vol ?
- Speaker #4
Oui.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'ils sont également rapportés par les militaires allemands ?
- Speaker #4
Oui, tout à fait. Et alors en fait, c'est là où les alliés se rendent compte que, justement, il y a autre chose.
- Speaker #0
Ok. Et donc vous parliez de la bataille de Los Angeles, le rêve de Los Angeles. C'est des Foo Fighters aussi qui sont observés ? Alors,
- Speaker #4
la bataille de Los Angeles, c'est soudain, au-dessus de Los Angeles, en pleine nuit...
- Speaker #0
En 1942.
- Speaker #4
Vous avez alerte aérienne, c'est-à-dire, on pense qu'il y a des avions. Alors, on ne les entend pas, mais on les voit. Mais ce qu'on voit en fait, ce sont des disques lumineux. On voit des disques lumineux dans le ciel de l'Ancienne-Eglise. On est persuadé que c'est l'ennemi. Et donc la DCA, la Défense contre Avions, à la fois de la Marine et à la fois de l'armée, vont tirer pendant 4 heures.
- Speaker #1
Archive Radio, The News of the World, 25 février 1942.
- Speaker #7
Les canons antiaériens commencèrent à rugir durant une coupure d'électricité ordonnée par le 4e commandement d'intercepteurs à 2h25 du matin. L'objet non identifié, qui selon certaines sources pourrait être indirigeable, se déplaça lentement le long de la côte pacifique depuis Santa Monica et disparut au sud de Long Beach.
- Speaker #4
Et donc, il va y avoir quelques victimes au sol qui sont évidemment... qui ont été tuées par les projectiles qui retombent.
- Speaker #0
Donc des victimes américaines, non ?
- Speaker #4
Oui, des victimes américaines. Il va y avoir des photos... Publié en particulier dans la une des principaux journaux, on va avoir une photo assez extraordinaire, qui montre un disque lumineux dans le ciel vers lequel convergent les lumières des projecteurs de la défense. anti-aérienne. Et on a la description du journaliste qui dit écoutez, on a l'impression que les projectiles explosent contre cet avion sans obtenir de résultat.
- Speaker #0
Parce que on est en 1942, l'ennemi, c'est l'Allemagne ou le Japon. Il n'y a a priori aucune chance avec les moyens de l'époque qu'il y ait un aéronef avec une autonomie suffisante. pour arriver jusqu'aux côtes californiennes.
- Speaker #4
En réalité, je vais vous contredire...
- Speaker #0
Sauf si elle décolle d'un porte-avions.
- Speaker #4
Voilà, alors je vais vous contredire parce que deux jours avant, deux jours avant cet événement, ce qui sans doute explique aussi la perception, vous avez un sous-marin japonais, il a fait surface, il a bombardé les dépôts de pétrole au sud de Los Angeles. Et on sait que les sous-marins japonais, enfin les plus grands d'entre eux, emportent des hydravions. Donc, on aurait pu imaginer qu'il s'agisse d'un hydravion qui vienne d'un des très grands sous-marins japonais, où l'explication qui est explorée à l'époque, ce serait celle d'avions qui auraient pu être mis en œuvre... par des Allemands qui auraient pu se trouver au Mexique. Alors le Mexique, traditionnellement, n'est pas très pro-américain, depuis que les États-Unis ont amputé une partie de son territoire entre 1846 et 1848 dans la guerre avec le Mexique, et donc on pense à des agents allemands. Et d'ailleurs, cette affaire de Los Angeles va donner lieu à un accord entre les États-Unis et le Mexique. pour l'installation de stations radars américaines au Mexique, pour éviter que ça se reproduise. Alors moi je suis allé justement dans les archives pour essayer de regarder qu'est-ce qu'on trouvait comme rapport. Alors il y a des rapports déclassifiés, qui présentent, je dirais, l'ambiguïté de la situation. C'est-à-dire que... On a l'impression qu'il y a certains des avions qui sont immobiles, ce qui est quand même un peu bizarre pour des avions, et d'autres qui avancent très vite. Donc il y a quand même un problème avec l'observation. Dans des documents controversés parce qu'ils ne proviennent pas directement d'un dépôt d'archives. Les fameux documents majestiques dont je n'ai pas encore parlé, mais qui sont très importants à mon avis, aujourd'hui, à prendre en compte, après la déclaration de David Grush au Congrès le 26 juillet 2023, parce qu'il a validé, si vous voulez, le fait qu'il y ait eu un grand nombre de crashs.
- Speaker #1
Audience publique au Congrès américain, 26 juillet 2023.
- Speaker #2
J'ai été informé dans le cadre de mes fonctions officielles d'un programme vieux de plusieurs décennies de récupération et de rétro-ingénierie de PAN.
- Speaker #4
On a d'une part... Des indications sur la récupération de deux objets à l'occasion du raid de Los Angeles. L'un par la marine et l'autre par l'armée. Et on a, je dirais, un document qui lui sort des archives, donc qui lui est entre guillemets incontestable, et c'est un document qui mentionne la frustration du FBI à ne pas avoir eu accès... au disque, je dis bien le disque, récupéré par l'armée.
- Speaker #0
Donc ce document-là, il est officiel. Et celui-là,
- Speaker #4
il sort d'un dépôt d'archives.
- Speaker #0
Le souci des documents Majestic, aussi spectaculaire soit-il, c'est qu'ils n'émanent pas d'un dépôt d'archives. C'est des documents qui ont été, dans les années 80, communiqués par des sources anonymes. Oui,
- Speaker #4
mais il y a 7 sources. Ça représente à peu près 3500 pages, ces documents. Et vous avez 7 sources différentes de ces documents. Il y a eu tout un travail sur Majestic 12 par deux ufologues. L'un qui vient juste de mourir, qui s'appelle Robert Wood, et qui était un ingénieur aéronautique. Toute sa carrière chez McDonnell Douglas. Il a étudié officiellement pour McDonnell Douglas les ovnis. Donc c'est quelqu'un qui a tout un background que je vois comme très sérieux par son implication professionnelle. et puis son fils, et ils ont consacré, je dirais, une vingtaine, une trentaine d'années, plus, à essayer de comprendre ces documents, et en particulier de les examiner un par un. C'est-à-dire qu'ils doivent être examinés un par un.
- Speaker #0
Oui, ils sont présents sur Internet. Et il y a même un genre de jauge de fiabilité, d'authenticité des différents documents, qui obéit donc à des règles très précises, qui sont celles de l'authentification de documents, quoi. En fait, c'est important de parler de ces documents parce que c'est une mine d'or d'informations s'ils sont vrais. Mais il est possible qu'une partie seulement soit vraie, qu'ils soient tous faux.
- Speaker #4
Il y en a certains qui apparemment ont vraiment battu tous les tests et donc sont vrais. La question, c'est de savoir quelle est l'intention derrière. Est-ce qu'il s'agit de quelqu'un qui... Au moment de mourir, il y a une des sources qu'on présume avoir identifiée et qui effectivement est morte peu de temps après les premiers envois. Donc voilà, cette source-là, on peut imaginer qu'il a voulu communiquer avant de mourir. Ce qui est très intéressant, c'est que ces documents apparaissent, donc entre 1984 et 1991, si je ne dis pas de bêtises, à une période qui est un peu un creux dans l'ufologie. On n'en parle plus autant, entre autres, parce que justement, l'US Air Force a dit... il n'y a plus rien à voir, etc. Et donc, ces documents, effectivement, sont tellement énormes pour certains d'entre eux qu'ils vont tout de suite être discrédités en s'appuyant sur ceux qui ne sont pas crédibles ou qui sont vraiment très douteux dans la série.
- Speaker #0
On présume que certains documents... On présume, j'insiste, que certains documents auraient été volontairement intégrés, ou en tout cas faussement fuités, pour décrédibiliser le reste des documents.
- Speaker #4
Voilà. Et si vous voulez, le jeu, donc ce thème... Ils appellent les OVNI, nous, parce que c'est bien familier. Mais ce thème... est profondément liée à la désinformation et à la problématique de l'information du public et de la désinformation du public. Et donc, on peut avoir plusieurs interprétations. On peut considérer qu'il s'agit d'un moyen d'informer tout en désinformant, c'est-à-dire de lancer un ballon d'essai. lancer un ballon d'essai et de préparer les consciences à l'étape suivante.
- Speaker #0
On en parlait dans l'épisode précédent avec Alain Juillet, donc le principe de soft disclosure.
- Speaker #4
C'est ça.
- Speaker #0
Donc voilà, une divulgation douce pour préparer psychologiquement, pas trop. trop brutalement une population à un changement de paradigme. Parce que si on parle effectivement d'une intelligence qui ne serait pas humaine et qui serait l'origine de ces objets, on suppose, évidemment, le changement, le bouleversement de paradigme est énorme.
- Speaker #4
Ce qui est très intéressant dans ces documents, c'est qu'ils sont donc très riches, je vous ai dit qu'il y en a certains qui paraissent tout à fait authentifiés. En particulier, probablement celui qui est le plus révolutionnaire, puisqu'il s'agit d'un manuel de 1954 sur la récupération de ces objets, avec le mode d'emploi, comment les emballer, comment les transporter, quelles des informations générées pour les médias locaux, etc.
- Speaker #1
Document Majestic 12, extrait du manuel des opérations spéciales.
- Speaker #10
Déclaration trompeuse. Il peut devenir nécessaire d'avoir à publier de fausses déclarations pour préserver la sécurité du site. Les météores, satellites tombés, ballons météorologiques et avions militaires sont tous des alternatives acceptables.
- Speaker #4
Et ce document a été authentifié en particulier par Bob Wood et Ryan Wood, qui sont allés, qui ont réussi à retrouver le typiste, l'homme qui a l'imprimerie nationale américaine, le Government Printing Office. sont allés retrouver la personne qui... travaillé déjà en 1954 et qui a reconnu une lettre, la lettre Z, qui était toujours un peu décalée. Et il a validé aussi toutes les abréviations qui étaient utilisées dans ce document. Donc ce document a vraiment battu tous les tests. Alors d'abord, il faut le dire, au tout début, une enquête a été ouverte par le FBI pour fuite de documents. Et le FBI s'est retourné vers toutes les institutions, etc. Vu la nature des documents, les institutions se sont empressées de dire non, non, non, bien sûr que non. Et du coup, le FBI a dit qu'il s'agit de faux. Et donc, c'est devenu un peu la norme de dire qu'il s'agit de faux. Mais ce qu'il y a de plus intéressant sur Majestic 12, c'est qu'il existe un document déclassifié antérieurement à l'apparition des documents Majestic. dans les archives du Canada. qui est le rapport du représentant canadien à Washington pour les questions scientifiques, et qui rédige en 1950 un rapport en disant...
- Speaker #1
Extrait du Memorandum Smith.
- Speaker #7
Les informations obtenues par l'ambassade canadienne à Washington indiquent les points suivants. Le sujet est le plus hautement classifié aux Etats-Unis, avec un niveau de confidentialité supérieur à celui de la bombe atomique. Les soucoupes volantes existent. Leur mode de fonctionnement est inconnu. Mais des efforts concertés sont menés par un petit groupe dirigé par le docteur Van Varbouche.
- Speaker #6
Le sujet est considéré par les autorités des Etats-Unis comme étant d'une importance capitale.
- Speaker #4
Et donc, ce document-là a été déclassifié dans les archives canadiennes en 1978. Donc, avant l'arrivée de ces deux cas.
- Speaker #0
Donc, les documents Majestic 12, j'invite tous les gens qui nous regardent à se renseigner par eux-mêmes, à aller se faire leur propre idée. Je mettrai le lien dans la description. Qu'on les prenne comme des vrais ou comme des faux. Le travail de recherche, d'enquête. qui a été fait par père et fils Wood, est franchement colossal, et ça vaut le coup de se renseigner, ne serait-ce que sur cet aspect. Voilà pour clore la parenthèse Majestic 12. On va traverser l'Atlantique, et on est en 1946, on va du côté de la Scandinavie, où on observe aussi des choses dans le ciel.
- Speaker #4
Oui, alors, c'est ce qu'on va appeler les fusées fantômes. À l'époque, on va présumer que les soviétiques qui ont occupé... la partie orientale de l'Allemagne, et en particulier qui occupe Pénémonde, où il y avait le site de lancement des missiles V1, V2, de l'expérimentation de ces missiles. On continue à procéder à des tirs, enfin c'est l'interprétation, et que dans le contexte de l'après-deuxième guerre mondiale, ils cherchent à intimider la Suède pour s'assurer que la Suède reste neutre. Donc c'est un peu l'interprétation géopolitique qui est donnée, et donc ils tirent. dans les cieux suédois. C'est un peu comme ça que c'est compris. En réalité, lorsque l'on regarde les archives de l'époque, on s'aperçoit que très vite, les Suédois comprennent que ce n'est pas cela. Les Suédois vont faire un travail très systématique. Ils vont essayer de renseigner chaque trajectoire.
- Speaker #1
Extrait du documentaire Ghost Rockets.
- Speaker #7
État-major de la Défense, armée de l'air, 1946. Rapport concernant les projectiles spatiaux.
- Speaker #4
Et ils vont interroger tous les pays limitrophes pour avoir des informations. Et ils vont découvrir qu'à chaque fois, il y a des observations aussi dans ces pays. Et ils vont reconstituer les trajectoires. Et les trajectoires de ces objets viennent de tous les zézinites. Donc elles ne viennent pas du tout exclusivement de Pénémonde 2. Donc je dirais que la thèse de Pénémonde 2 ne marche pas. D'autre part, il n'y a qu'un seul cas où un objet tombe, où en tout cas il y a un matériau qui est récupéré de ces objets de 1946. Et d'ailleurs, ça va donner un chapitre très intéressant dans le livre du responsable du renseignement technique britannique de la... Deuxième Guerre mondiale. Il s'appelle Reginald Jones. Il a écrit un livre qui s'appelle Musk's Secret. Et il consacre le dernier chapitre de son livre qui traite du renseignement technique pendant la Deuxième Guerre mondiale à cette question. Et il met en doute les observateurs humains, puisque on lui rapporte des vitesses qui lui paraissent impossibles. Donc il estime que les gens doivent mal calculer, mal regarder leur montre, puisque les vitesses lui paraissent impossibles. Quant au matériau qu'on lui fait parvenir, on lui envoie un matériau, là encore, l'analyse révèle une composition qui serait inconnue. Et il dit, écoutez, qu'est-ce que c'est que ça ? Tout ça n'est pas très sérieux et il pense que c'est de la coque, que c'est quelque chose finalement d'assez explicable. Ça passe.
- Speaker #11
Ça paraît impossible. Dans ce cas-là, c'est faux. Voici le lieutenant Irolm, qui a poursuivi une fusée fantôme. Je l'ai interviewé plusieurs fois, et voici son rapport. Il était en vol, et il a été en train de se faire enlever. et il a vu l'objet qui arrivait depuis la gauche. Ils ont commencé à le poursuivre, mais on ne sait pas comment, il leur a échappé. Il est convaincu qu'il s'est écrasé dans l'eau, mais il n'a pas pu voir d'impact.
- Speaker #0
On va traverser à nouveau l'Atlantique, on retourne aux Etats-Unis, 24 juin 1947, donc c'est une date emblématique de l'histoire de l'ufologie, c'est l'observation de Kenneth Arnold. Pourquoi cette date fait date plus qu'une autre ?
- Speaker #4
Alors sans doute parce que Kenneth Arnold était considéré comme quelqu'un de sérieux, qu'il avait une réputation d'entrepreneur, etc. C'était un pilote amateur, là il participe à la recherche d'un avion. Un militaire qui est tombé autour du Mont-Régnier. Il va survoler le Mont-Régnier. Il a d'autres pics, d'autres montagnes à proximité. Et il va faire cette observation d'objet. Interview de Kenneth Arnold.
- Speaker #12
C'était une formation d'un avion très percutant. C'était une formation d'un avion très percutant.
- Speaker #9
formation en échelon d'engins volants à l'allure très particulière, qui s'approchait rapidement du mont Régnier. C'est à peu près à ce moment-là, quand je suis arrivé ici, que j'ai pu voir l'arrière des appareils. Le deuxième engin, en partant de l'arrière, avait plus ou moins la forme d'un croissant, et il y avait un trou en son centre. Et bien sûr, je me suis dit, c'est l'avion le plus étrange que j'ai jamais vu.
- Speaker #4
Alors, son observation va donner naissance à l'expression sous-coupe volante, même si Merci. Les objets qu'il a observés ne sont pas exactement des soucoupes.
- Speaker #0
C'est la manière dont ils se déplacent.
- Speaker #4
C'est la manière dont ils se déplacent qui ressemble justement...
- Speaker #0
Il les décrit comme étant une soucoupe qui rebondirait sur l'eau. Il ne décrit pas forcément cette forme. La forme qu'il décrit, c'est plutôt un boomerang.
- Speaker #4
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Une aile volante.
- Speaker #4
Un peu une aile volante, exactement. Les hasards de la vie, moi j'ai survolé exactement la même zone dans un avion.
- Speaker #0
Vous n'avez rien vu.
- Speaker #4
Alors je n'ai rien vu, très malheureusement, j'étais là avec mon appareil photo, mais ce qui est très intéressant c'est qu'on voit les différentes montagnes et qu'on comprend très bien qu'avec son chronomètre, il a pu facilement mesurer entre telle montagne, telle montagne, tel pic, tel pic, le temps qu'ils ont mis. Et c'est comme ça qu'il va revenir, il va donner une... La vitesse précise pour ces objets, je ne me souviens plus du chiffre exact, mais en tout cas c'est une vitesse qui est bien au-dessus des avions de l'époque. Et donc immédiatement la spéculation c'est que l'US Army ou l'US Navy ont un avion secret. Et cela expliquerait cette vitesse. Et il y a un démenti de l'US Army, de l'US Navy, non non, ce n'est pas des avions à nous.
- Speaker #9
J'ai vu quelque chose. Des centaines de pilotes ont vu quelque chose dans le ciel. Nous avons consciencieusement signalé ces choses. Est-ce qu'il faut attendre qu'il y ait 15 millions de témoins avant que quelqu'un ne se penche sérieusement sur le problème ?
- Speaker #4
Il y a ensuite d'autres observations au-dessus des États-Unis et il y a ce communiqué de la base aérienne de Roswell. qui est remarquable parce que c'est la base aérienne qui prend l'initiative.
- Speaker #1
KGFL Radio, 8 juillet 1947.
- Speaker #7
Peut-être allons-nous enfin pouvoir élucider ces histoires de soucoupes volantes. En effet, le quartier général du 509ème groupe de bombardiers atomiques à Roswell, au Nouveau-Mexique, rapporte qu'il a récupéré l'un de ses disques ayant atterri dans un ranch non loin de Roswell.
- Speaker #4
Personne ne va lui poser de questions, personne n'est au courant d'un crash.
- Speaker #0
Parce que Roswell c'est juillet 47 et Kenneth Arnold c'est juin 47. Fin juin 47. Il faut bien comprendre le mouchoir de poche dans lequel ça se passe.
- Speaker #4
Et je crois que le communiqué de presse c'est le 8 ou le 9 juillet 47. Et donc c'est très proche. Tous les esprits sont encore chauds. Et c'est l'US Army Air Force. La base de Roswell n'est pas une base neutre, parce que c'est la première base où vous avez des bombardiers avec l'armatobique qui sont déployés de manière opérationnelle normale. Et donc, dans les trois heures, comme on le sait, il y a un démenti. Le même porte-parole revient, reconvoque les journalistes, leur dit « Excusez-moi, c'était un ballon météo » , et montre des débris. Et je dirais que le lendemain ou sur le lendemain, l'affaire est tombée. Parce qu'en fait, on a une explication. C'était finalement un ballon météo.
- Speaker #0
On a une photo de Jesse Marcel qui pose avec le ballon. Voilà. Le dossier est clos.
- Speaker #4
Le dossier est clos.
- Speaker #0
C'est plus tard que ça reviendra à Roswell. On ne va pas pouvoir reprendre toute l'histoire de Roswell, mais c'est encore un mystère aujourd'hui, clairement.
- Speaker #4
Non, mais je dirais qu'aujourd'hui, par les travaux de recherche qui ont été faits sur Roswell, par les investigations en particulier de Stanton Friedman, après coup, les éléments apportés par Majestic, mais avant Majestic, on a eu tout le travail de Stanton Friedman qui a réussi à localiser 27 témoins.
- Speaker #1
Témoignage de Sappho Henderson, veuve de l'officier de Lue. US Air Force,
- Speaker #13
Papi Henderson.
- Speaker #3
Nous étions à l'épicerie, à San Diego, où nous avons vécu pendant de nombreuses années. Nous étions à la caisse et il y avait un journal. The Globe, je crois. Toute cette affaire y était racontée. D'ailleurs, j'ai toujours le journal ici. Il a jeté un coup d'œil et il a dit « Je veux te parler de ça depuis des années. » Je suppose que s'ils en parlent dans les journaux, c'est que ce n'est plus top secret. Il a acheté le journal, nous sommes allés à la voiture et il a dit « lis-le » . J'ai lu l'article, puis il a dit « c'est une histoire vraie » . Non seulement j'étais au courant, mais je suis le pilote qui a emmené la soucoupe écrasée à Dayton, dans l'Ohio.
- Speaker #4
Et on s'aperçoit qu'il y a eu en fait deux événements ? Il y a le crash, l'explosion au-dessus du range de la famille Brazel avec plein de débris, et puis un objet presque intact qui, lui, s'est posé à peu près 200 km dans les plaines de Saint-Augustin. pour lesquels on a quelques témoignages qui, tout de suite, ont été discrédités, etc. Mais l'ensemble est assez cohérent, et en particulier, on a des témoignages très forts là-dessus. On a un témoin pour Saint-Augustine, on a le croque-mort de Roswell.
- Speaker #0
On a Jesse Marcel aussi.
- Speaker #1
Extrait du documentaire « UFO secret, le crash de Roswell » .
- Speaker #7
Major Jesse Marcel, qui était en charge de la mission, charge de cette opération raconte aujourd'hui une histoire bien différente. Il voulait des commentaires de ma part, mais je n'en avais pas l'autorisation.
- Speaker #9
Je n'ai donc pu que me taire. Et le général Ramay est celui qui a dit aux journaux, aux journalistes, que ce n'était rien de plus qu'un ballon météorologique. Bien sûr, nous savions tous les deux que ce n'était pas le cas. Ce n'était pas quelque chose de cette planète, j'en suis certain. J'étais très bien renseigné. Je connaissais tous les matériaux utilisés dans l'aviation militaire et civile. Ce n'était rien de tout ça. Ça ne pouvait pas l'être.
- Speaker #0
Roswell, c'est un cas officiellement qui n'est pas réglé.
- Speaker #4
Alors, officiellement, aujourd'hui, on a plusieurs... entre guillemets, reconnaissance implicite, des crashs, en particulier dans les documents, les personnes qui ont été interrogées par le Congrès. Ça, c'est une chose. Et en marge, vous avez les officiels qui, normalement, parlent sous contrôle, c'est-à-dire comme par exemple... Lou Elizondo, donc il n'est pas un donneur d'alerte vraiment. Il parle sous contrôle et qu'il reconnaisse formellement le crash.
- Speaker #1
The Daily Show, 18 septembre 2024. Qu'est-ce qui s'est passé à Roswell ?
- Speaker #7
Il y a eu un crash. Un véhicule s'est brisé en deux morceaux et a été récupéré par le gouvernement des Etats-Unis, emmené dans une installation militaire sécurisée et de là, il a été dispatché à certains endroits.
- Speaker #4
Donc on voit bien qu'aujourd'hui, ça glisse, et qu'aujourd'hui, Roswell... Et t'as de mi.
- Speaker #1
Audience publique au Congrès américain. 13 novembre 2024. Le gouvernement américain a-t-il mené des programmes secrets de récupération de crash de pans ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Était-il conçu pour identifier et faire de la rétro-ingénierie d'engins extraterrestres ?
- Speaker #0
Oui. Oui, mais donc en disant ça, il faut rappeler que dans ce cas-là, on n'admet qu'une soucoupe volante. Au moins une soucoupe volante s'est crashée sur Terre et que des... Les entités non humaines étaient présentes dans cette soucoupe.
- Speaker #4
Tout à fait. C'est pas si simple à admettre. Aux Etats-Unis, je dirais, on a déjà franchi ce cap.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #4
On a déjà franchi ce cap. Je dirais, on a franchi ce cap, et en même temps, vous allez avoir des gens qui vont vous dire, comme le responsable de la A.O. Sean Kirkpatrick, non, il n'y a rien qui nous permet de penser que... Interview de Sean Kirkpatrick, Nightline.
- Speaker #2
Vous pouvez affirmer catégoriquement que vous n'avez pas vu de preuves convaincantes de vaisseaux spatiaux intacts conservés par le gouvernement américain ?
- Speaker #7
Non, absolument pas. Je n'ai rien observé qui me conduise à cette conclusion. Est-il possible qu'il existe un programme secret dont vous ne seriez pas au courant ? Je ne pense pas que ce soit le cas. J'ai accès à absolument tout ce dont j'ai besoin.
- Speaker #4
Donc on a à la fois des personnes officiellement mandatées qui parlent sous la contrainte de ne pas révéler des secrets. Je pense à Lou Elizondo, je pense à Chris Mellon, ancien vice-ministre de la Défense, qui parle ouvertement des craches. Et même David Grosh, parce que David Grosh, comme on le sait, il parle... Avec une sorte de contrat,
- Speaker #7
il a le droit de dire certaines choses. Il ne dit que ce qu'il est autorisé à dire. Et donc il est autorisé à dire.
- Speaker #1
Audience publique au congrès américain, 13 novembre 2024.
- Speaker #7
Monsieur Gruch, pensez-vous que notre gouvernement est en possession de PAN ?
- Speaker #2
Absolument, selon les interrogatoires de plus de 40 témoins effectués pendant plus de 4 ans.
- Speaker #7
Où sont-ils conservés ?
- Speaker #2
Je connais les localisations exactes et je les ai communiquées à l'inspecteur général ainsi qu'à certaines personnes du comité de renseignement. J'ai par ailleurs permis à ces témoins de première main de fournir légalement leurs témoignages à l'inspecteur général.
- Speaker #4
Donc c'est pour ça que tout à l'heure quand je vous parlais... De cette problématique que vous évoquiez, du soft disclosure, je pense qu'on est tout à fait là-dedans.
- Speaker #1
Audience publique du 13 novembre 2024. Êtes-vous au courant de programmes secrets de récupération de crash de pan ?
- Speaker #14
Nous devrions avoir une conversation dans une chambre sécurisée, madame. J'ai signé des documents de confidentialité il y a trois ans qui restreignent ce que je peux divulguer, particulièrement au sujet des crashes.
- Speaker #4
On joue sous les deux tableaux pour contrôler. Le disclosure a commencé. Il a commencé.
- Speaker #0
C'est une possibilité.
- Speaker #4
Parce que la France émette ou quasiment, on peut avoir cette prudence, mais je dirais que... Dans les faits, on constate que ça a commencé.
- Speaker #0
Sans ça, je ne ferais pas ce projet documentaire. Non, mais c'est vraiment pour aller dans votre sens. Effectivement, il y a un nombre d'éléments qui sont réellement troublants. Et donc, en parler... ça me paraît judicieux, au moins en parler on revient à 1947 et pour aller dans le sens de ce que vous disiez, de la validation la confirmation, en septembre 47 donc deux mois à peine après Roswell on a le général Twining qui signe un mémo, un papier dans lequel il lui aussi reconnaît l'existence, la réalité du phénomène et de l'existence des soucoupes volantes c'est écrit noir sur blanc c'est très intéressant,
- Speaker #4
le document Twining est très important parce que C'est vraiment le document qui va totalement contre tous ceux qui vont plus tard parler. Des soins en gaz, des gaz qui vont parler des illusions d'optique, qui vont parler des vols d'oiseaux, qui vont parler de toutes les explications qui vont être données pour dire qu'il n'y a rien à voir, circuler. Et là vraiment, le mémo Twining, document officiel, montre bien que dans l'US Army Air Force de l'époque, on considère que c'est bien réel.
- Speaker #1
Mémorandum du général Twining, document officiel de l'Army Air Force.
- Speaker #14
Voici l'avis formulé par ce commandement concernant les soi-disant « disques volants » . Le phénomène rapporté est quelque chose de réel et non imaginaire ou fictif. Il existe des objets pouvant probablement approcher la forme d'un disque, et de dimensions suffisamment importantes pour sembler aussi grands que des appareils volants fabriqués par l'homme.
- Speaker #0
Pour rester du coup avec le général Twining, en décembre 1947, lui sera à l'origine du projet SIGN, qui est le premier projet officiel d'enquête. Le phénomène OVNI aux Etats-Unis. Est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu de cette première enquête ? Qu'est-ce qu'on y découvre ? Qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui de ce qui a été fait à l'époque ?
- Speaker #4
Alors en fait, on voit bien que les autorités américaines à cette époque se rendent compte qu'elles ne contrôlent pas ce qui se passe. C'est-à-dire qu'il y a énormément d'observations dans le public. Il y a donc une demande du public d'une explication. De quoi s'agit-il ? Et en même temps, il y a un besoin de l'US Army Air Force, qui deviendra ensuite l'Air Force et de la Marine, de récupérer de l'information auprès du public. Donc, il faut lancer un programme. qui montre que d'abord on répond, donc ne vous inquiétez pas, on gère l'affaire. D'autre part, s'il vous plaît, vous avez des observations, envoyez-les-nous, avec en contrepartie l'assurance que les autorités vont vous dire de quoi il s'agit. Et les trois projets, que ce soit SIGN, GRUDGE, BLUEBOOK, vont être en fait des programmes de désinformation. Parce que si on regarde les conclusions de SIGN et les conclusions de GRUDGE... Elles vont en contradiction avec le mémo twining. On va essayer de dire, bon non, finalement, beaucoup de choses s'expliquent. Ce qui est vrai, pour une grande partie. Parce que les gens, évidemment, dans le nouveau contexte, vont rapporter très souvent des observations qui ne correspondent pas réellement à des objets. Mais il y a certaines observations qui sont totalement spectaculaires. et donc qui ne peuvent pas s'interpréter comme les autorités voudraient qu'on les interprète ballon bien sûr et observation des astres Vénus Vénus ça ressent presque tout le temps et justement c'est l'année d'après l'interprétation qui est donnée pour ce pilote de Mustang
- Speaker #0
Thomas Mantel qui lui va carrément perdre la vie soi-disant en confondant un objet qu'il aurait suivi avec Vénus. Exactement.
- Speaker #1
Rapport d'enquête sur le crash de Thomas Mantel, archive du projet Blue Book.
- Speaker #10
À travers des jumelles à fort grossissement, l'objet semblait avoir une bordure rouge en bas par moment et une bordure en Ausha d'autres moments. Il est resté immobile pendant une heure. L'officier dans la tour a demandé à l'opérateur de la tour d'appeler ce vol et de demander au chef de vol d'enquêter sur cet objet, s'il disposait de suffisamment de carburant. Le chef de vol, le capitaine Thomas Mantel, a répondu qu'il le ferait. et a demandé une direction pour localiser cet objet. Alors le chef de vol a signalé que l'objet était à 12 heures en altitude. Lorsqu'on lui a demandé de le décrire, il a déclaré « Il est lumineux et s'éloigne en grimpant » . Il a ajouté qu'il estimait sa vitesse équivalente à la sienne, soit environ 580 km par heure. L'un des avions de son escadrille lui a ensuite demandé de stabiliser son altitude, mais aucune réponse n'a été entendue de la part du chef de vol. Ce fut le dernier message reçu de sa part.
- Speaker #4
Alors, comme c'est un pilote expérimenté, on est un peu surpris que ce pilote expérimenté confonde...
- Speaker #0
D'autant qu'en plus l'étude astronomique du ciel à l'heure à laquelle il a fait cette observation, derrière, prouvera que ça ne pouvait pas être Vénus. On dira derrière, encore, que c'était un ballon secret. C'est tout, donc quand c'est pas l'un, c'est l'autre. En général, donc là, c'était pas le projet Mogul, mais Skyhook, qui l'aurait poursuivi dans le ciel. Je dis ça en riant, mais c'est possible, je dis pas que c'est pas ça, mais c'est amusant de voir à quel point ces deux explications, notamment, sont ressorties des tonnes de fois sur les observations. Oui,
- Speaker #4
tout à fait. Voilà, donc le cas de Mantel, qui est présenté peut-être comme le premier cas fatal, entre guillemets de l'ufologie.
- Speaker #0
La même année, il y en a une autre qui n'est pas fatale pour le coup, mais avec un pilote qui s'appelle Gorman, j'ai oublié son prénom, et lui... On suit un objet pendant une trentaine de minutes, qui manque de lui rentrer dedans à plusieurs reprises. Et plus tard, Ruppelt qualifiera cette observation comme une des plus convaincantes, enfin une des observations qui l'a convaincu de la réalité du phénomène.
- Speaker #1
Extrait de la série documentaire Projet Blue Book History.
- Speaker #14
Il s'agit d'un pilote de chasse chevronné de la Seconde Guerre mondiale qui fait face à un phénomène lumineux, clairement plus performant que son avion. De nombreux témoins l'ont observé. Un pilote dans les airs et du personnel au sol, y compris des contrôleurs aériens. C'est un événement vraiment intriguant.
- Speaker #7
L'armée de l'air a fini par l'expliquer comme étant l'observation combinée de Jupiter et d'un balonçon météorologique, ce qui, en y réfléchissant, n'a aucun sens.
- Speaker #0
On est à la fin des années... 40, c'est la fin aussi du projet SIGN qui ne dure pas très longtemps, qui est remplacé par le projet GRUDGE. Finalement, vous l'avez dit, SIGN, GRUDGE, Blue Book plus tard, c'est la même chose. C'est la même grande enquête sous des noms différents et dirigée aussi par des individus différents, avec parfois des approches différentes.
- Speaker #4
Exact. C'est-à-dire qu'on peut considérer que SIGN et GRUDGE ont cherché à enterrer la question. Et après arrive Ruppelt. qui va donner une impression d'objectivité, en particulier à travers le livre qu'il publie, qui apparaît presque comme une protestation un peu voilée de l'attitude des autorités. Mais encore une fois, il ne faut pas oublier que le livre est autorisé. Il n'aurait pas pu publier ce livre s'il n'avait pas été autorisé. Vous aviez le scientifique en charge, l'astronome. avec Hynek. Ce qui est intéressant avec Hynek, c'est que c'était quelqu'un qui était véritablement dans le camp des discréditeurs, des debunkers, qui étaient toujours à expliquer ces fameux gaz, ces vols d'oiseaux, etc. Et c'est quelqu'un qui va recruter, d'ailleurs comme adjoint, c'est très intéressant, un ufologue français tout à fait légendaire qui est Jacques Vallée, qui est à cette époque un jeune... français qui a sa thèse de doctorat, qui s'est intéressé justement au sujet en France, qui est déçu parce qu'il estime que la France ne fait pas assez dans le domaine, qui va aux États-Unis, qui candidement se présente et qui est soudain recruté pour être le numéro 2 d'Ainec et qui est soudain précipité dans le sujet au sommet aux États-Unis. Aïnek va plus tard expliquer que... D'abord, il a lui-même changé de position. Hynek, évidemment, n'est pas dans le secret. Et d'ailleurs, Hynek va le dire à Jacques Vallée, Hynek a conscience qu'en réalité, il ne représente qu'une façade, que le vrai travail, il est fait ailleurs. Et d'ailleurs, si vous allez dans les instructions, normalement, Blue Book doit recevoir tous les rapports, y compris des forces armées. Et dans l'année 54, j'ai oublié de le dire, ou 55, je ne me souviens plus, L'US Air Force et l'US Navy vont recevoir l'instruction d'envoyer leur rapport, en fait, à une autre adresse, que c'est plus Blobock qui doit recueillir les rapports militaires. Donc on comprend bien, et eux comprennent bien qu'il y a un double et un double caché. Donc on voit bien que c'est un, je dirais, que c'est un masque. On se rend compte aujourd'hui, avec des témoignages postérieurs, qu'en fait le personnel... d'enquête, militaires en tout cas, étaient certainement informés des crashs. Ce qui est intéressant, c'est qu'on a, dès cette époque, des fuites, et en particulier, on a eu une fuite, en 1948, sur le crash supposé d'Aztec, mais celui-là va être révélé par un journaliste assez réputé. qui s'appelle Frank Scully. Et ensuite, il va être décrédibilisé, donc il va disparaître. Mais à l'époque, en 1948, quand on parle de crash, les gens ne vont pas du tout penser à Roswell, parce que Roswell, ça a été effacé dans les têtes. Par contre, ils vont penser à ce crash qui est rapporté par Frank Scully.
- Speaker #1
Décennie 1950 Parce que Frank Scully,
- Speaker #0
lui, il sortira plusieurs bouquins, qui a vraiment fait date aussi. Ça me permet de vous parler du major Donald Kehoe, qui lui, au tout début des années 50, en janvier 1950, sort un livre intitulé sobrement « The Flying Saucers Are Real » . Alors lui... Il ne va pas par quatre chemins, les soucoupes volantes ça existe et elles sont d'origine extraterrestre.
- Speaker #4
Oui exactement.
- Speaker #0
Et l'armée est au courant et nous dissimule la vérité. C'est vraiment ce qu'il faut retenir en gros en substance de son bouquin. C'est quand même ça, début des années 50. Alors qui est ce major Donald Keogh ? Parce que lui ça va être un des chefs de file du mouvement pendant un moment.
- Speaker #4
Tout à fait, ça va être un des chefs de file, c'est quelqu'un qui est réputé. mais il va permettre, je dirais, de créer cette... dichotomie de la désinformation où on va parler des croyants. Et donc, il va être identifié comme un croyant, comme quelqu'un qui, par un acte de foi, va vous raconter ce qui, en fait, correspond à la réalité de la perception. de l'armée américaine. Même dans l'examen des documents d'archives, je vous dirais, sur lesquels il n'y a absolument aucun doute. Ils viennent des dépôts d'archives. Je pense très spécifiquement à un document que je trouvais dans les archives américaines à College Park, qui donnait un listing des observations entre 1947 et 1949, une compilation des données de l'US Army, des données de l'US Navy, des données aussi rapportées par des observateurs privés et là on voyait dans les commentaires en bas Par exemple de la description d'un mouvement en vol, comportement typique, etc. Donc on avait vraiment l'impression que la personne qui rédigeait savait de quoi il s'agissait et qu'il n'y avait pas de doute. Et ça c'est un document déclassifié.
- Speaker #1
Déclaration du général John Alexander Samford, conférence de presse du 31 juillet 1952, Washington.
- Speaker #7
Je suis ici pour discuter de ce qu'on appelle les soucoupes volantes. L'intérêt de l'armée de l'air pour cette question découle de notre sentiment d'obligation d'identifier et d'analyser au mieux de nos capacités, tout ce qui se trouve dans l'espace aérien et qui pourrait potentiellement représenter une menace ou un danger pour les États-Unis. Pour remplir cette obligation, et ce, depuis 1947, nous avons reçu et analysé entre 1 000 et 2 000 rapports. Un certain pourcentage de ce volume de rapports a été rédigé par des observateurs crédibles relatant des choses relativement incroyables.
- Speaker #0
Toujours au début des années 1950, on a un événement célébrissime dans l'histoire. histoire de l'ufologie, qu'on appelle le carousel de Washington. Bien sûr,
- Speaker #14
1952.
- Speaker #0
Le phénomène, cette fois, n'y va pas par quatre chemins.
- Speaker #14
Il survole la capitale.
- Speaker #0
Il survole la capitale des États-Unis, Washington. Pendant deux semaines. Le Capitole. Le Capitole. La Maison Blanche aussi, le 19 et le 26 juillet 1952.
- Speaker #1
Extrait documentaire, History Channel.
- Speaker #14
Des membres du personnel de la base aérienne d'Andrews, de l'aéroport national de Washington, sont sortis et ont observé des objets dans le ciel qui correspondaient aux positions des éco-radars.
- Speaker #0
On a plusieurs traces radar, on a des vitesses qui sont calculées qui vont à plus de 11 000 km heure.
- Speaker #7
Le contrôleur radar principal de la circulation aérienne de l'aéroport national de Washington, Harry Barnes, a rédigé son propre compte-rendu du soi-disant carousel de Washington. Il décrit les objets comme effectuant des virages à angle droit planant dans les airs, inversant leur trajectoire et revenant sur leur chemin. Un radar a détecté que les objets se déplaçaient à environ 11 000 km par heure.
- Speaker #0
On a des chasseurs en vol qui sont... qui n'arrivent pas à les attraper,
- Speaker #7
qui sont encerclés. Le Pentagone a ordonné à des avions de chasse provenant d'une base aérienne située dans le Delaware d'intercepter les intrus.
- Speaker #15
Nous observions environ 4 ou 5 vols connus et 12 à 14 ovnis.
- Speaker #7
Nous avons vu ces objets arriver du Delaware et nous pouvions les voir sur l'écran radar. Dès qu'ils sont apparus sur le radar, tous les ovnis ont disparu. However, Cependant, quand les avions de chasse sont retournés à la base, les OVNI ont aussitôt réapparu sur le radar. Après le retour des intercepteurs, le fait qu'ils soient réapparus immédiatement sur l'écran, c'était très inquiétant.
- Speaker #4
Non, tout à fait.
- Speaker #0
On a du mal à comprendre comment on revient d'un cas pareil, en fait.
- Speaker #4
Mais c'est ça qui est remarquable avec le phénomène OVNI. C'est que, en réalité, la messe est dite très clairement. Aux yeux de tout le monde,
- Speaker #1
y compris du président.
- Speaker #7
Les chefs d'état-major vous ont-ils parlé des objets volants non identifiés ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #7
nous en avons discuté à chaque entrevue que nous avons eue avec les militaires et ils ne sont jamais parvenus à me faire un rapport concret. Il se passe toujours ce genre de choses, les soucoupes volantes et d'autres choses, vous savez.
- Speaker #4
C'est là où le livre de Rappel, même si je vous dis que le livre de Rappel, il est contrôlé, mais il nous explique, Rappel, dans ce livre, que là on est... tout près de reconnaître qu'il s'agit d'engins interplanétaires.
- Speaker #1
Déclaration du Major Donald Keogh, conférence de presse du 31 juillet 1952,
- Speaker #7
Washington. Au cours d'une enquête de trois ans, j'ai découvert que de nombreux pilotes ont décrit des objets physiques et de grande vitesse. Avec tout le respect que je dois à l'Air Force, je crois qu'il a été prouvé que certains d'entre eux sont d'origine interplanétaire.
- Speaker #4
Et puis soudain, il y a reprise en main qui va être l'œuvre de la CIA. L'œuvre de ce comité Robertson en début 1953, qui va... et essayer de donner une feuille de route sur la gestion du problème. Là encore, on a aujourd'hui des archives déclassifiées incontestables. Donc on a les archives déclassifiées sur le projet Robertson, sur la Réunion, qui nous disent qu'il a été décidé de discréditer des gens comme Kio, de discréditer les organisations qui font duphologie, d'essayer de minimiser, d'essayer de rassurer le public.
- Speaker #1
Rapport des discussions du panel scientifique, janvier 1953.
- Speaker #10
Le concept du panel concernant un programme éducatif à l'étranger intégrant les efforts de toutes les agences concernées devait avoir deux objectifs principaux. La formation et la démystification. L'objectif de démystification viserait à réduire l'intérêt du public pour les soucoupes volantes, qui suscitent aujourd'hui une forte réaction psychologique. Cette éducation pourrait être réalisée par le biais des médias de masse, tels que la télévision, le cinéma et les articles populaires.
- Speaker #0
La base de cette éducation reposerait sur des cas concrets qui, bien qu'intrigants au départ, auraient été expliqués par la suite. Comme pour les tours de magie, il y a beaucoup moins de fascination lorsque le secret est connu.
- Speaker #1
Et donc on part d'un pic, parce que franchement, 1952, on peut difficilement demander plus. Et là, on parvient néanmoins à basculer sur une autre problématique. Alors, encore une fois, ce qui est intéressant, c'est qu'on a... dans les archives de Blue Book, un document qui était très souvent cité par Stanton Friedman, en particulier avant qu'il y ait les documents majestiques. Mais le document dont je parle, qui est le rapport spécial numéro 14 de 1955, est un document classifié de Blue Book, où... Là encore, il y a la description des différents types d'objets observés. Et quand vous regardez le document, la manière dont c'est présenté, il n'y a pas vraiment de doute qu'il ne s'agit pas d'objets fabriqués sur la planète. Et ça, c'est un document officiel qui, plus tard, a été déclassifié et qui est passé. Donc, qui est en contradiction totale avec, évidemment, le panel Robertson, qui est en contradiction totale avec ce qui va se passer ensuite. la fermeture de Blue Book en prétendant qu'il n'y a rien à voir.
- Speaker #2
Pour reprendre la chronologie, en juillet 1952, on a le carousel de Washington. Tout à fait. C'est ça. Il y a la création à peu près de la même époque du projet Blue Book. C'est 1952 aussi. Alors je me demande si ce n'est pas juste avant, peut-être en mars 1952. Oui, c'est avant. Juste avant. Et ensuite, en 1953, on a ce panel scientifique qui est commandé par la CIA. à qui on demande, ce que vous avez dit, de décrédibiliser le sujet. À quelle fin, finalement ? Pour rassurer la population ? Ou parce qu'on ne souhaite pas parler de ce sujet ?
- Speaker #1
On pense, à l'époque, que la population ne va pas être capable de gérer. On a très peur d'un effondrement social. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a, dès cette époque, l'implication des médias, l'implication de Walt Disney, l'implication... d'Hollywood. Vous allez avoir des films qui vont sortir, qui vont parler de l'arrivée d'extraterrestres. Vous allez avoir des séries télévisées qui vont, en fait, être le début d'une éducation de la population pour que la population accepte, entre guillemets, cette idée sur le plan de la fiction.
- Speaker #2
Ça range le phénomène du côté de la fiction.
- Speaker #1
Donc c'est information, désinformation, encore une fois. C'est-à-dire que c'est information parce qu'en fait, on s'aperçoit qu'il va y avoir, et on s'en aperçoit de plus en plus, qu'il y a beaucoup d'éléments de la réalité qui sont mis dans les fictions. Et inversement, c'est le meilleur moyen de démentir des faits qu'on présenterait, puisque aussitôt, on dirait, mais non, vous me racontez la fiction.
- Speaker #2
On parle beaucoup des USA, là, mais si on prend que les années 50, dans le reste du monde, il se passe aussi beaucoup de choses.
- Speaker #1
Bien sûr. Alors pour certaines parties du monde, on le sait aujourd'hui. C'est-à-dire que par exemple... Évidemment, on est dans la guerre froide. On est coupé des Russes. On est coupé des Chinois. Et donc on ne sait pas ce qui se passe chez eux. C'est pour ça que ceux qui ont décrédibilisé le sujet ont bien sûr dit « mais regardez, c'est un phénomène américain » . Alors on s'aperçoit déjà que non, ce n'est pas un phénomène américain. C'est un phénomène qui se passe en France. Vous avez l'année 1954 qui est une grande année. d'observations, y compris très spectaculaires en France.
- Speaker #2
Avec la création de la CEMOC, d'ailleurs, la section d'études des mystérieux objets cosmiques. Qui, en 54, aussi, nous aussi, on a notre programme à cette époque d'études, et qui est rattaché à l'armée, également.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
En Italie, en 54, on a aussi l'observation au-dessus du stade de Florence. Donc là, c'est des milliers de personnes qui observent un cigare qui vole au-dessus du stade.
- Speaker #3
Au début de la seconde mi-temps, le stade entier s'est soudainement mis à murmurer, à tel point que l'arbitre a dû arrêter la rencontre.
- Speaker #4
Vous pouviez voir tous les spectateurs regarder le ciel. Les gens ont commencé à crier « OVNI ! OVNI ! » C'était des disques volants.
- Speaker #1
Ils tournaient au même rythme. Ça ressemblait à un cercle, quelque chose de très lumineux avec une sphère autour. Ils formaient une sorte de cercle. On a des observations à l'occasion d'un grand exercice militaire, qui est les grandes manœuvres Main Base 52-53. Et vous avez les journalistes qui sont invités, et vous avez une sphère lumineuse qui passe au-dessus du porte-avions où se trouvent les journalistes. Vous avez un photographe de Keystone qui va prendre la sphère lumineuse. Alors bon, évidemment, une sphère de lumineuse dans un ciel, c'est pas très spectaculaire, mais c'est rapporté, et vous avez un avion de la RAF qui se trouve poursuivi par une boule lumineuse, vous avez un avion danois qui, lui, rencontre un triangle, vous avez un destroyer danois qui est survolé aussi par un triangle, tout ça pendant l'exercice. Et ça sort dans la presse, c'est-à-dire qu'on dit, mais les OVNI s'invitent aux premières grandes manœuvres de l'OTAN, vous voyez.
- Speaker #3
Rapport d'incident adressé au ministère de l'air de Londres.
- Speaker #0
Suite à un incident inhabituel observé par des officiers et des membres de l'équipage aérien de la Royal Air Force à Topcliffe, l'objet était de couleur argentée et de forme circulaire, et l'objet a commencé une rotation sur son propre axe. Soudain, il a accéléré à une vitesse incroyable. Les observateurs ont déclaré que ses mouvements ne correspondaient à rien de connu dans le ciel, et que son accélération dépassait celle d'une étoile filante.
- Speaker #2
En 1956, on a la sortie du livre de Ruppelt dont on parlait tout à l'heure. On n'a pas dit qui était Ruppelt, mais Ruppelt, c'est...
- Speaker #1
C'est un lieutenant de l'US Air Force qui est devenu l'enquêteur officiel du projet Blue Book. Et ce qu'il y a de remarquable dans son livre et dans son texte, c'est qu'il donne l'impression d'être un honnête investigateur. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il n'a pas de parti pris. On a l'impression qu'il n'est pas justement un croyant. Donc on reproche à Kiyo d'être un croyant.
- Speaker #2
Notamment parce que Kyo en plus lui avait une carrière sur le côté, enfin je sais pas si c'est une carrière mais en tout cas un hobby en tant qu'écrivain, auteur de romans de science-fiction même fantastique, pas nécessairement science-fiction donc on va lui reprocher ça, de croire qu'il était parti déjà avec une envie que tout ça existe. Exactement. Des gens comme Ruppelt, a priori pas du tout, des gens comme Hélène Cotter qui est le premier directeur de la SEGA et ça me permet de parler justement de En 1956, la création du NICAP. Roscoe Henry, Hélène Cotter, premier directeur de la CIA et contre-amiral. Lui, pareil, sur le papier, ce n'est pas du tout un croyant. Ce n'est pas quelqu'un qui est prédisposé à croire à tout ça.
- Speaker #1
C'est ça qui est très intéressant. C'est le cas de Hélène Cotter. Il va être un des membres fondateurs de NICAP. C'est une association, je dirais, de citoyens, entre guillemets. essayer de recueillir à l'échelle nationale l'information et d'aller justement contre le gouvernement qui semble décrédibiliser l'affaire. Et le rôle d'Elon Carter, il est assez, encore une fois, ambigu parce qu'on découvre a posteriori, grâce au document Majestic, qu'Elon Carter a été membre, très logiquement, du fameux groupe d'études Majestic
- Speaker #2
12. Vous parlez de la position publique de... de Roscoe Henry Hillen-Cotter, ça me fait penser à un article qui est paru en 1960, février 1960, dans le New York Times, qui cite directement Hillen-Cotter, où il est tout à fait transparent et où il donne son avis,
- Speaker #3
exactement ce que vous racontiez par rapport au même. Oui,
- Speaker #1
exactement, c'est ce qu'il a dit dans l'article du New York Times de 1960.
- Speaker #3
Article du New York Times, 28 février 1960.
- Speaker #0
Il est temps que la vérité soit révélée lors d'audiences publiques au Congrès. L'amiral Ellen Cotter a déclaré qu'en coulisses, des officiers haut gradés de l'armée de l'air sont sérieusement préoccupés par les ovnis. Mais, à travers le secret officiel et le ridicule, de nombreux citoyens sont amenés à croire que les objets volants non identifiés sont absurdes.
- Speaker #3
Décennie 1960 Donc on rentre ?
- Speaker #2
Dans la dernière décennie qui nous intéresse aujourd'hui, les années 60, il est impossible de parler des années 60 et du phénomène OVNI sans parler du phénomène des abductions. J'en avais pas parlé encore dans aucun des épisodes que j'ai fait jusqu'ici. Mais là, en 1961, on est un petit peu obligé de parler du cas de Betty et Barney Hill, qui est, on va dire, un peu le cas fondateur des abductions. Qu'est-ce qu'il y a à retenir de cette histoire ? Pourquoi elle est si célèbre aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'effectivement, on a un couple. Ce sont des gens qui sont militants, qui sont contre le racisme. Parce que c'est un couple mixte. C'est un couple assez rare à l'époque aux États-Unis. Ils sont très engagés politiquement. Et donc, ce sont des gens qui n'ont pas du tout intérêt à attirer l'attention par une histoire loufoque. qui les décrédibiliseraient dans la cause qu'ils poursuivent. Donc ils vont raconter qu'ils étaient sur la route, il me semble que c'était dans le New Hampshire, ils rentraient chez eux, dans mon souvenir ils habitaient du côté de Boston, et ils vont observer un objet lumineux au-dessus de la route, etc., et ils vont s'arrêter, et puis, dans un premier temps, ils n'ont pas beaucoup d'autres choses à dire. si ce n'est que quand ils sont rentrés chez eux, ils se sont aperçus qu'il y avait un trou de temps. Peut-être deux heures, ils sont rentrés deux heures trop tard par rapport à l'horaire normal.
- Speaker #2
Ce qu'on appelle le missing time. Le missing time,
- Speaker #1
exactement. Il y a un temps qui manque. Alors ce qui a fragilisé le cas pendant assez longtemps, et qui le fragilise toujours aux yeux de critiques, c'est le fait que les détails de cette affaire ont été obtenus sous hypnose. C'est-à-dire que lorsqu'ils se sont l'un et l'autre pleins, d'abord il y avait le mystère du temps. Et puis l'un et l'autre étaient assez inconfortables et donc ils en ont parlé à leur médecin et le médecin a organisé une régression sous hypnose et là ils ont l'un et l'autre raconté.
- Speaker #3
Extrait des séances d'hypnose régressive Betty Hill
- Speaker #5
1963. Je ne sais même pas comment nous nous sommes retrouvés là. Nous avons conduit j'ignore combien de temps. On ne se parlait plus. J'avais le sentiment qu'il allait nous arriver quelque chose. Je n'étais pas particulièrement effrayée, mais maintenant je le suis.
- Speaker #6
Pourquoi pleurez-vous si vous dites que vous n'avez pas peur ?
- Speaker #5
Parce que je le suis maintenant. J'ai commencé à avoir peur lorsque j'ai vu les hommes au milieu de la route. Les hommes sur la route ? Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
- Speaker #6
Parlez-moi un peu de ces hommes sur la route.
- Speaker #1
Dans le témoignage de Betty, Betty dit qu'elle a un échange avec celui qu'elle appelle le leader, le chef du groupe, qui est un peu plus grand que les autres. Donc les autres, les êtres en question, ont là encore, dans ce cas précis, une apparence qui est assez... fréquentes dans les rencontres dites du troisième type, c'est-à-dire des êtres qui ont à peu près la taille d'un enfant, qui ont des grands yeux noirs et qui n'ont presque pas d'organes saillants comme le nez, etc.
- Speaker #3
Rencontre avec Betty Hill, reportage JBH News.
- Speaker #6
Parlez-moi de ses caractéristiques et de ce dont vous vous souvenez. Regardons le visage de celui-ci en particulier. Dites-moi ce que nous voyons.
- Speaker #5
Vous pouvez voir qu'ils sont d'apparence très humaine. Leurs yeux sont plus espacés que les nôtres. Le nez est plus petit et la bouche très fine. Pas de cheveux, pas de partie saillante de l'oreille. On nous a fait monter à bord et on nous a dit de nous détendre, qu'on ne nous ferait aucun mal. Et c'est ce qu'on a fait. Ils ont procédé à des...
- Speaker #7
des tests sur Barney et moi.
- Speaker #1
Ils sont montés, ils ont été contraints de monter dans un vaisseau qui, lui-même, bloquait la route. Ils ont été soumis à une inspection de leur corps, qui ensuite devient une constante du phénomène des abductices, des personnes qui sont enlevées, et qui se répètent, je dirais, de manière quasiment systématique. C'est-à-dire qu'on examine, on fait des prélèvements sur leurs organes reproducteurs, Ça se passe toujours un peu dans les mêmes circonstances, un peu comme sur une table d'opération.
- Speaker #5
Dans ce cas de...
- Speaker #1
D'examen, et ils ont subi une sorte d'expérience assez traumatique, et en même temps, côté de Betty, un échange assez intéressant, puisqu'elle va demander aux autres d'où ils viennent, et ils vont montrer à Betty une carte avec des positions d'étoiles. La voilà. La voilà.
- Speaker #6
D'accord. C'est la carte que vous avez dessinée ? Oui. C'est incroyable car que connaissiez-vous de l'astronomie ?
- Speaker #8
Absolument rien.
- Speaker #1
Mais elle va malgré tout conserver en tête la position d'un certain nombre d'étoiles. Il y aura un enquêteur, une enquêtrice qui prétendra plus tard comprendre ce qu'a voulu dire
- Speaker #3
Betty. Extrait du documentaire Alien Abduction, Betty and Barney Hill.
- Speaker #9
2016. Malgré le fait que Marjorie Fish ait essayé des milliers de différentes combinaisons d'étoiles pour essayer de reproduire le modèle de Betty, elle a pu trouver un seul modèle qui correspondait angle pour angle, ligne pour ligne, à ce que Betty avait dessiné. Tout autant remarquable, toutes les étoiles du dessin sont des étoiles permettant à leur planète d'abriter la vie. La probabilité de ce qui se passe par un étoile est de 16. Que cela se produise par accident, tous les bons types, et seulement les bons types d'étoiles, est de 1 sur plusieurs milliers.
- Speaker #10
Nous sommes allés à l'université d'état de l'Ohio pour obtenir l'avis d'un expert sur la validité du travail de Marjorie Fish sur la carte stellaire.
- Speaker #6
Il m'a fallu beaucoup de temps pour parvenir à une appréciation correcte du travail de Marjorie Fish, mais il est devenu évident au fil des années que le travail est sans aucun doute correct.
- Speaker #2
Le cadre de métier à Eban Hill c'est... extrêmement troublant, extrêmement intriguant. Là, on monte d'un sérieux cran dans l'étrange. Ça commence à être un petit peu fort de café pour beaucoup de monde. Mais c'est loin d'être les seuls à raconter ce genre de choses. Ça fait partie de toute façon de l'histoire.
- Speaker #1
Ça fait partie de l'histoire, c'est loin d'être les seuls. Donc ça lance, je dirais, les abductices. Et puis, il y a des événements cachés du grand public qui se produisent. Vous avez en particulier... L'affaire du crash de Kecksburg.
- Speaker #3
Extrait documentaire, Sighting, Fox.
- Speaker #10
À ce jour, beaucoup de ceux qui ont étudié cette observation pensent que le gouvernement continue de dissimuler la vérité à propos de ce qui s'est réellement passé en 1965.
- Speaker #1
Il a été vu localement, on le présente comme un météore. Mais voilà un objet qui vole beaucoup moins qu'un météore et qui zigzague. Qui change de direction. Qui change de direction, exactement, c'est ça.
- Speaker #11
Puis on l'a vu faire un virage et c'est revenu vers nous. Et quand c'est revenu, ça semblait atterrir. J'ai pris ma lampe torche et je suis allé dans la forêt à sa recherche.
- Speaker #12
Ça n'avait pas d'aile, pas d'empennage, pas de moteur. de fenêtres ni de portes. C'était assez grand pour qu'un adulte y tienne debout.
- Speaker #11
Il y avait des genres de hiéroglyphes égyptiens dessus.
- Speaker #1
On essaye de cacher aussi l'information qu'il y a un déploiement des forces armées sur le site de Kecksburg, qui en a certains qui sont en combinaison, NBC, c'est-à-dire pour la guerre nucléaire, bactériologique ou chimique.
- Speaker #13
Des militaires sont entrés chez nous et nous ont dit vouloir utiliser la ferme. On n'a pas vraiment eu le choix, à vrai dire.
- Speaker #12
On a commencé à se poser des questions sur ce qu'il se passait, puis on a vu arriver un gros camion à plateau.
- Speaker #13
En arrivant, le plateau était vide, mais en repartant, il transportait quelque chose qui était recouvert. Ça faisait la taille d'une petite voiture.
- Speaker #6
J'ai remarqué quelque chose recouvert d'une bâche à l'arrière du camion. Ça faisait à peu près 3 mètres à la base et 4 mètres à l'arrière. mètres de haut. Quand mon ami m'a dit que toutes les questions que j'ai pu me poser sur les ovnis se trouvaient sous cette bâche, j'étais abasourdi.
- Speaker #12
Je ne comprends pas comment certains peuvent dire qu'ils ne savent pas.
- Speaker #9
s'est rien passé tellement de gens ont vu des choses cette nuit là quelque chose a dû se passer je sais ce que j'ai vu et je ne vais pas le nier à ce point ce stade et encore une fois ce n'est pas définitif à ce stade la somme des éléments à disposition suggère qu'il pourrait s'agir d'une sonde soviétique si
- Speaker #6
cela était d'origine soviétique en 1965 le département d'état m'aurait transmis des documents issus de leur dossier moon dust à ce jour aucune documentation de ce type n'a vu le le jour.
- Speaker #2
En 1966, il y a deux événements qui m'ont paru importants qui se passent à deux endroits complètement différents de la planète. En 1966, on a en Australie, à Westall, une observation de masse, puisque c'est au-dessus d'une école. On a des centaines d'élèves qui observent un objet au-dessus de l'école. Le personnel de l'école aussi observe cet objet.
- Speaker #3
Extrait du documentaire Westall 66 de Shane Ryan. Nous étions dehors en train de faire du sport sur le terrain. Un des enfants a crié, regardez dans le ciel, il y a une soucoupe volante. Je me souviens qu'on a tous levé les yeux et c'était vraiment une soucoupe volante. En tout cas, l'idée qu'on s'en fait. Un disque argenté. On l'a vu s'élever au-dessus du terrain à environ 15 mètres de haut dans les airs.
- Speaker #6
Là je vois Andrew Greenwood, le professeur de science. qui vient vers moi et qui me dit « Tu l'as vu ? Tu l'as vu ? » et qui pointe le doigt vers le ciel. Puis j'ai dit « Non, vu quoi ? » J'ai un souvenir très clair de lui et je me souviens presque parfaitement de ce qu'il a dit. Il a dit « C'était dans le ciel, ça bougeait à une vitesse incroyable,
- Speaker #14
ça planait. »
- Speaker #2
Certains élèves diront même être allés enjamber la barrière pour aller jusqu'à voir l'objet poser puis redécoller. Et derrière, on a... Tout le récit classique de l'armée qui se rend sur place, qui tente de désinformer, qui demandera au personnel et aux élèves de ne rien dire à ce sujet-là, etc. Donc ça c'est vraiment un cas d'école,
- Speaker #15
sans mauvais jeu de mots.
- Speaker #6
Au bout d'un certain temps, des camions sont arrivés. On aurait dit des camions de l'armée et une vingtaine de personnes en sont sorties. Je me rappelle qu'un soldat utilisait un détecteur de mines métalliques. Il se promenait, palayant d'avant en arrière. Les deux officiers ont décidé de repartir. Ils sont retournés au camion puis sont repartis. On a donc pu entrer dans le champ. On n'avait aucune idée d'où on mettait les pieds et de ce que faisaient ces militaires. Tout ce que je peux dire, c'était juste. Qu'est-ce que ça peut bien être ? Le fait que l'armée vienne jusque là, c'est que ça devait être quelque chose d'important.
- Speaker #4
Ils n'étaient certainement pas australiens, car les australiens n'utilisaient pas d'uniforme de camouflage à cette époque, au milieu des années 60. Et ils n'auraient pas pu être britanniques. Mais la description des uniformes correspondait certainement à ceux portés par l'armée de l'air des Etats-Unis vers le milieu des années 1960.
- Speaker #2
En 1966, encore aux Etats-Unis, on a aussi une vague d'observations dans le Michigan. Et pourquoi elle est importante celle-ci ? parce que... Ça poussera le président Ford, qui est issu de l'État du Michigan, donc il prend aussi assez à cœur. Il est futur président à l'époque, il ne l'est pas encore, et il demandera à ce que des audiences à huis clos soient menées. Et en fait, c'est les premières audiences officielles sur la question OVNI aux États-Unis. On voit que dans l'appareil politique, ça commence aussi. à jaser, à se mettre en place, à demander des réponses à l'US Air Force.
- Speaker #3
Déclaration de Gerald Ford,
- Speaker #16
1966.
- Speaker #17
Le Congrès devrait enquêter sur la vague d'observations d'ovnis dans le sud du Michigan et d'autres régions du pays. Vous croyez réellement aux soucoupes volantes ? Vous avez demandé une enquête du Congrès. Dave, nous avons eu plusieurs incidents dans le Michigan cette semaine, des incidents que beaucoup de citoyens fiables ont jugés suffisants pour justifier une réaction du gouvernement et certainement pas le genre d'explications insolentes données par l'armée de l'air où ils ont voulu nous faire croire à des gaz démarrés.
- Speaker #1
Mais ce qu'il y a de très intéressant, c'est qu'on a un manuel de l'US Air Force. qui est rédigé en 1968, qui est pour les cadets de l'US Air Force, donc a priori on ne va pas dire n'importe quoi aux cadets de l'US Air Force, c'est un manuel d'instruction. Il a un chapitre consacré aux OVNI qui est assez ouvert, mais dans ce chapitre on rapporte donc un petit peu ce que dit Twining, c'est que les objets sont bien réels, il y a bien des objets réels. Et le manuel dit, écoutez, il faut se préparer mentalement à la possibilité désagréable, dit le manuel, que nous ayons des visiteurs. Et le manuel dit, nous avons à ce stade des éléments qui nous permettent de penser qu'il y a au moins trois espèces différentes. Donc le manuel rentre dans les espèces. Un manuel officiel de l'US Air Force. C'est les sciences de l'espace. Le thème du manuel, c'est les sciences de l'espace. Et il y a un chapitre consacré aux OVNI, et on est avant le gong qui va dire « il n'y a rien à voir, circulez, ça n'intéresse pas l'US Air Force » , puisque c'est un texte de 1968.
- Speaker #2
Justement, 1969, c'est la fin du projet Blue Book.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
On clôt le projet Blue Book, on conclut avec un rapport, donc le rapport condom que soit tout ça est faux, ce sont des mauvaises interprétations, en tout cas ça ne... ne présente pas de risque pour la sécurité nationale. Alors, comment est reçu ce rapport ? Il est largement controversé aujourd'hui. Pour quelles raisons ? Et est-ce que lorsqu'on clôt le dossier Blue Book, le phénomène disparaît ?
- Speaker #1
Donc, le rapport est, je dirais, tout à fait sérieux. Il comprend des observations. parfaitement dérangeantes, c'est-à-dire qui sont en totale contradiction avec les conclusions. C'est-à-dire que si vous arrivez, vous prenez le rapport et que vous lisez la conclusion, vous dites, bon, finalement, il ne présente aucun intérêt pour la défense, il n'y a pas de danger pour les Etats-Unis, on n'a rien trouvé qui présentait des technologies qui n'étaient pas explicables, ou qui pourraient indiquer peut-être une présence venue d'ailleurs. Tout ça, c'est des conclusions.
- Speaker #2
On a aujourd'hui une preuve de l'aspect biaisé de cette étude, du rapport qu'on donne avec un mémorandum qui s'appelle Robert Lowe Memo, dans lequel on voit très clairement que les scientifiques décident de partir avec une préconception déjà, comme si la conclusion était déjà écrite, avant même de faire de conclure. conclure le rapport. Et ça c'est un document qui est officiel et qui ne joue pas en la faveur de l'envie de dire la vérité tout simplement.
- Speaker #3
Extrait du Robert Lowe mémo.
- Speaker #0
Notre étude serait menée presque exclusivement par des non-croyants qui, bien qu'ils ne puissent pas prouver un résultat négatif, pourraient et probablement rajouteraient un ensemble impressionnant de preuves qu'il n'y a aucune réalité aux observations. L'astuce serait, je pense, de décrire le projet de manière à ce qu'il paraisse totalement objectif pour le public, mais pour la communauté scientifique, Il donnerait l'image d'un groupe de non-croyants essayant d'être objectifs, mais ayant presque aucune attente de découvrir une soucoupe. Une manière de faire cela serait de mettre l'accent non pas sur les phénomènes physiques, mais plutôt sur les personnes qui font les observations. La psychologie et la sociologie des personnes et groupes qui déclarent voir des ovnis. Si l'accent était mis ici, plutôt que sur l'examen de la question ancienne de la réalité physique des soucoupes, je pense que la communauté scientifique saisirait rapidement le message.
- Speaker #2
Donc toujours est-il que 1969, c'est la fin du projet Blue Book ? Pour autant, ça ne signifie pas que le phénomène disparaît, bien au contraire. Ça, on le verra dans un autre épisode, parce que là, on a déjà couvert énormément de choses sur plusieurs décennies. Petite remarque par rapport à ce qu'on vit aujourd'hui, notamment depuis 2017. 2017, et j'invite les gens à aller regarder le premier épisode s'ils ne l'ont pas vu, article du New York Times qui révèle l'existence d'un programme secret d'études du phénomène OVNI au sein du Patagone. On a des vidéos qui sortent, on a des témoignages des pilotes de chasse, on a tout ça qui s'installe et qui demande la création finalement de groupes d'études. UAP Task Force dans un premier temps, puis ARO. Et en fait, en disant ça, on a quand même un petit peu l'impression que c'est exactement ce qu'on vient de se raconter ensemble par rapport à l'évolution du phénomène. On observe des choses, le grand public demande des réponses, on crée un projet qui va étudier le phénomène. Est-ce que l'histoire n'est pas un petit peu en train de se répéter ?
- Speaker #1
Voilà, alors on aime à dire que l'histoire ne se répète pas mais qu'elle rime, mais là on a vraiment l'impression d'une répétition, une répétition parce qu'on a l'impression d'avoir touché au but de l'admission, en fait, l'admission de cette présence, on utilise le terme non-humain pour ne pas rentrer ensuite dans toutes les subtilités, mais en même temps on a eu Jean-Claude Patrick en charge du sujet qui dit mais non, il n'y a absolument aucune preuve ou aucun élément qui permette de penser, alors que c'est vraiment tout le contraire. Et on a aussi la NASA qui s'empresse de venir confirmer ce que dit Schenker Patrick. Donc, on a exactement le même scénario qui s'est produit à la fin des années 60, et on s'aperçoit que ce soi-disant arrêt de l'intérêt militaire est parfaitement faux par plein d'éléments, mais j'en citerai juste un, c'est la fameuse affaire des chasseurs iraniens au-dessus de Téhéran qui ont intercepté, qui ont tenté d'intercepter.
- Speaker #2
En 1976, on en a parlé dans l'épisode 2 avec Luc Diniz, si les gens ne l'ont pas vu.
- Speaker #1
Alors très bien, et donc il y a un message qui a été déclassifié, alors je trouve ça extraordinaire qu'il ait été déclassifié, parce que il vient démentir que les forces armées ne s'y intéressent pas, et on voit la liste du diffusion. C'est pour ça qu'il y a 50 destinataires du message en question qui racontent cette interception. En fait, c'est le message de l'attaché militaire à Téhéran et qui rapporte. Donc, en fait, on comprend bien que Blue Book était un projet de relations publiques, c'était un projet de communication, et que dans le domaine du renseignement, évidemment, les forces armées n'arrêtent pas.
- Speaker #3
Extrait du Bollender Memo.
- Speaker #1
20 octobre 1969. Cette réglementation exige que le commandant d'une base de l'Air Force assure une capacité d'enquête sur les OVNI et... que le commandement des systèmes de l'Air Force poursuive le projet Blue Book.
- Speaker #2
J'ai une dernière question à vous poser. À ce stade de votre recherche, quelle est votre conclusion personnelle quant au phénomène et à son origine ?
- Speaker #1
Mon point de vue personnel, à ce stade, il n'y a pour moi aucun doute que nous soyons en présence, à mon sens, de plusieurs intelligences. De plusieurs intelligences. qui correspondent très probablement à des êtres qui viennent de plusieurs autres systèmes solaires, voire éventuellement d'autres galaxies. Vu l'immensité, ce n'est pas surprenant statistiquement. Ce qui est surprenant, c'est la capacité du déplacement et du voyage. D'autre part... Il paraît très clair que ces interactions ont existé dans l'histoire de l'humanité depuis très longtemps, et donc que l'on ne puisse pas exclure non plus une présence permanente, ou peut-être même... Une intelligence technologique dans nos océans qui voudrait dire que nous, l'homo sapiens, ne sommes pas le seul maître ou le maître vraiment de cette planète Terre où nous nous trouvons et où la présence de bases à proximité qui permettent à des espèces venues de très loin d'opérer très facilement dans nos cieux terrestres sans devoir faire à chaque fois l'itération depuis des distances, j'irais, lointaines, avec la réserve, que nous ne savons rien, des modes de déplacement. Il y avait une étude de la DIA au Pentagone, donc quelque chose de très sérieux, qui essayait d'étudier théoriquement les possibilités de se déplacer à 100 fois la vitesse de la lumière. Donc, vous voyez, bien au-delà de la vitesse de la lumière. Donc, il faut garder l'esprit complètement ouvert sur ce que l'on ne sait pas de la physique. Évidemment, comme on le sait très bien, on ne réconcilie pas à ce jour la physique quantique et les lois qui... qui ont été trouvées par Einstein.
- Speaker #2
Merci. Depuis le début de cette série, on avait tendance à conclure en restant plutôt frileux quant à l'origine de ces objets. Le fait que ces objets, ce phénomène, soient réels, c'était quelque chose d'acquis. Vous avez le mérite d'aller un petit peu plus loin. C'est tout à fait respectable puisque c'est aussi les conclusions de... Une enquête que vous faites depuis au moins 20 ans, si j'ai bien compris. Donc, merci beaucoup pour votre honnêteté intellectuelle et merci beaucoup d'avoir participé à ce quatrième épisode.
- Speaker #1
C'est moi qui vous remercie et je pense que tout le monde doit aller écouter le témoignage. du 26 juillet 2023 au Congrès des Etats-Unis en particulier ce qu'a déclaré David Grush
- Speaker #2
Vous me permettez de dire qu'il est présent sur la chaîne, on a fait un petit montage on va dire un petit best-of de ce 26 juillet 2023, pour ceux que ça intéresse c'est vrai que ces audiences sont historiques et il faut absolument se renseigner un minimum là-dessus pour se faire son propre avis Cette audience,
- Speaker #1
si vous voulez, valide énormément de choses Merci. qui, justement, étaient considérées avant comme pas certaines, ou douteuses, ou produits d'une désinformation, etc.
- Speaker #2
Affaire à suivre.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
Je vous en prie.
- Speaker #2
Et voici pour ce quatrième épisode. C'était long, c'était dense, mais c'était nécessaire pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Car vous l'avez compris, les récentes révélations faites devant le Congrès américain sont directement liées à ce que nous venons de voir aujourd'hui. Les différents documents que nous vous avons présentés semblent effectivement corroborer au moins certaines de ces révélations. Si l'on résume très simplement, oui, la réalité du phénomène OVNI était bien connue dans les plus hautes sphères militaires, scientifiques et parfois gouvernementales, et non, l'intérêt qui leur était porté n'a pas disparu en 69 à l'arrêt du projet Blue Book. C'est toute cette histoire et celle qui s'est déroulée depuis qui ressort aujourd'hui. Où, quand et comment elle finira, je ne peux pas vous le dire, tout ce que je sais c'est qu'elle continue de s'écrire sous nos yeux et que personnellement je trouve ça fascinant. J'espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, vous me feriez très plaisir en me le faisant savoir à travers un like, un commentaire, un partage de la vidéo. Vous abonnez à la chaîne si ce n'est pas déjà fait. Merci beaucoup d'être arrivé à la fin de cette vidéo. On se revoit au cinquième épisode.