- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de EPAN, une série d'interviews documentaires sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, P-A-N, plus connus sous l'appellation OVNI. Alors moi je suis réalisateur, je ne suis pas journaliste, mais ce sujet ça fait assez longtemps que j'ai envie d'en parler. Et il se trouve que récemment aux Etats-Unis, il y a eu toute une série d'événements qui ont fait que je me suis dit que c'était le bon moment pour se lancer. Ce sont de ces événements-là dont nous allons parler dans ce premier épisode. Je mettrai des liens dans la description pour ceux que ça intéresse. Et peut-être que, comme moi, vous trouverez que ces éléments méritent notre attention et posent réellement question. Avec cette série d'interviews, ma démarche n'est pas d'essayer de convaincre les plus curieux ou de m'opposer aux sceptiques. Elle est seulement de rapporter en France une actualité qui est parfois trop négligée, mal comprise. Elle est d'explorer, d'analyser, de trier les éléments crédibles à notre disposition. Alors je vous propose qu'ensemble, on essaye de comprendre en mettant de côté nos préjugés. Baptiste, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
C'est un plaisir, merci de m'avoir invité.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter et nous expliquer pourquoi tu vas pouvoir nous aider à parler un petit peu de tout ça, et notamment de tout ce qui se passe aux États-Unis depuis quelques années ?
- Speaker #1
Avant tout, je suis correspondant pour Le Débrief, qui est un journal américain sur la haute technologie, qui travaille aussi spécifiquement sur ce sujet-là. Personnellement, moi j'ai travaillé sur le sujet à la demande de mes élèves, c'était en fait une question qu'eux-mêmes se posaient. Et j'ai été très très fier de pouvoir leur dire que c'était que des bêtises et des légendes que l'on racontait aux enfants, jusqu'à ce qu'en décembre 2017, un certain article du New York Times me force à leur dire que, non, en effet, le gouvernement américain disposait bien d'un programme de recherche sur les ovnis.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut parler rapidement de quelque chose qui vient de se passer aux États-Unis ? Il y a eu une bataille politique qui a opposé quelques républicains face à un amendement qui a été porté. Par le leader de la majorité de Chuck Schumer, est-ce que tu peux nous parler de cet amendement très rapidement, on y reviendra plus tard, mais juste pour que les gens prennent un petit peu la mesure de ce qui se passe en ce moment aux Etats-Unis.
- Speaker #2
Reportage News Nation, décembre 2023.
- Speaker #3
Le projet de loi annuel du Congrès sur le financement de la défense est là, avec ses 3093 pages. Il y figure une mesure sans précédent pour divulguer les dossiers gouvernementaux classifiés concernant les ovnis ou les pans, parrainés par l'homme le plus puissant du Sénat. Chuck Schumer et le républicain Mike Rounds.
- Speaker #1
En fait, c'est cet amendement à la loi de financement militaire et le dernier essai d'obtenir la divulgation des informations par le gouvernement américain. Et donc, ce qui s'est passé là, c'est qu'on disposait au départ d'un texte qui proposait un comité de déclassification de l'ensemble des informations détenues par les États-Unis sur le sujet des pans. Cependant, il y a de nombreuses oppositions à cette levée du secret parce que... En levant le secret, ça pourrait aussi mettre en péril la défense américaine.
- Speaker #0
D'accord. Donc, il y a une tentative aux États-Unis, du Sénat, de faire passer devant le Congrès, tu sais ça, cet amendement qui vise à divulguer toute la documentation sur tous les dossiers OVNI, finalement, qui sont encore classés secrets, en tout cas cachés au grand public. Comment on en arrive là, aux États-Unis, exactement ? On parlait de 2017, il se passe quelque chose d'assez incroyable. Est-ce que tu peux nous expliquer ? Rapidement, ce que c'est que cet article qui sort en 2017 ?
- Speaker #1
En 2017, le New York Times, sorti de nulle part, semble-t-il, sort un article sur un programme de recherche des ovnis au sein du département de la Défense américain. Donc il y a deux personnes qui sont derrière les ficelles, c'est-à-dire que d'un côté on a Christopher Mellon, qui est un des plus hauts rangs du renseignement à l'époque, et de l'autre côté on a Lou Elizondo, qui est aussi un des plus hauts rangs du contre-espionnage militaire à l'époque. Se rendant compte que... il y a un vrai manque de la défense nationale sur le sujet et que le ciel américain est violé en permanence par ces objets et qu'il n'y a aucun moyen de défense contre eux, ils cherchent à briefer le secrétaire de la défense de l'époque, le général Matisse. Par contre, les aides du secrétaire de la défense refusent que ce briefing ait lieu de peur que ça endommage sa carrière politique. Et c'est à ce moment-là qu'ils vont faire le choix de faire sortir ces informations sans violer le secret. ce sont des informations. qui sont non classés, et c'est comme ça qu'ils arriveront à blanchir ces vidéos et à les donner de leur choix au New York Times et en proposant aussi au Washington Post et à Politico.
- Speaker #2
Vidéo d'un pan prise par un pilote de chasse de l'US Navy.
- Speaker #4
C'est un drone ou quoi ? Il y en a toutes une flotte, regarde sur le SA ! Mon Dieu, ils vont toutes contre le vent, le vent souffle à 120 nœuds à l'ouest ! Regarde ce truc mec ! Novni shi ! Novni mec ! Regarde ce truc, ça tourne !
- Speaker #1
Comme de leur point de vue, cet article n'a pas eu assez d'effet, ils vont organiser des briefings secrets auprès des représentants du Congrès américain pour les faire rencontrer les pilotes qui ont observé ces OVNI pendant leurs entraînements, mais aussi pendant leurs missions militaires. Et c'est là où on va avoir la mise en place dans le corps législatif de textes qui vont imposer au département de la Défense d'avoir un réel programme d'études sur le sujet. et ensuite d'avoir les amendements qu'on a vu apparaître demandant une déclassification des informations sur le sujet.
- Speaker #0
D'accord, parce qu'effectivement cet article est accompagné de vidéos. Tu nous parlais de pilotes, en fait c'est des vidéos qui ont été tournées par les pilotes, par leurs avions, donc avec des appareils qui ne sont pas exactement prévus pour filmer forcément des choses, surtout à cette distance-là. Mais néanmoins, on a des vidéos qui seront ensuite déclassifiées, en tout cas authentifiées par le Partagone. Est-ce que ça, c'est une première dans l'histoire des États-Unis, en tout cas, que le Pentagone reconnaît l'existence des OVNI ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas une première, mais il faut remonter à très longtemps en arrière. C'est-à-dire que dans les années 50-60, on a un projet qui s'appelle le projet Blue Book qui enquête sérieusement sur le sujet des OVNI. Malheureusement, il sera clos par ce qu'on appelle le comité Condon en 66-68 qui décidera après examen qu'en fait, il n'y a aucun intérêt à faire cette recherche. Par contre, toutes les archives du projet Blue Book qui sont... considérables sont encore utilisables aujourd'hui et sont accessibles. Mais on est dans un pan de l'histoire par rapport à ce qui se déroule aujourd'hui. Et c'était la première fois depuis 50 ans que le gouvernement américain validait l'existence de ces vidéos en déclarant « oui, ce sont des pans, ce sont des ovnis, et on n'arrive pas à expliquer ce que sont ces objets » . C'est ça qui rend ce statut à ces vidéos-là.
- Speaker #5
Quelques questions pour M. Fravor. En tant qu'expert aviateur naval, aviez-vous déjà vu un objet qui ressemblait au Tic Tac et qui se déplaçait de façon similaire ? Non. Le Tic Tac s'est-il déplacé d'une manière qui défie les lois de la physique ?
- Speaker #6
De la manière dont nous les comprenons, oui.
- Speaker #5
Beaucoup rejettent les rapports d'OVNI comme des essais d'armes classifiés menés par notre propre gouvernement. Mais d'après votre expérience en tant que pilote, notre gouvernement a-t-il l'habitude de tester des systèmes d'armes avancées juste à côté de jets de plusieurs millions de dollars sans en informer nos pilotes ?
- Speaker #6
Non, nous avons des zones d'essai pour ça.
- Speaker #0
Alors il y a trois vidéos qui sortent avec cet article, mais il y a une des vidéos qui va faire un petit peu plus parler d'elle, un incident qu'on appellera l'incident du Tic Tac. Est-ce que tu peux nous raconter ce que c'est que cet incident ? Pourquoi le Tic Tac ? Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?
- Speaker #1
On est en 2004. Il y a une zone d'exercice où le Carrier Strike Group Nimitz, c'est-à-dire non seulement le Nimitz, mais l'équivalent d'une petite armée flottante, se déplace près de la côte ouest des États-Unis. Et il y a des missions d'entraînement qui sont faites. C'est justement la première mission d'une nouvelle commandante qui s'appelle Alex Dietrich. Et elle est encadrée par le commandant David Trevor, qui est le chef d'escadrille du porte-avions. Ils doivent faire une mission d'interception, il y a une équipe bleue et une équipe rouge, et au moment où ils allaient commencer leur mission d'interception, ils sont interrompus par le Princeton. Le Princeton, ça fait plusieurs jours que le radar du Princeton, qui est le nec plus ultra de la technologie de l'époque, détecte des anomalies sur son radar à la limite de l'espace. Le porte-avions Nimitz demande donc au chasseur d'aller voir ce qui se passe en se demandant. Il y a une signature, c'est peut-être de la contrebande de drogue, quelqu'un qui s'est perdu en mer. Juste une constatation de ce qui se passe. De façon intéressante, ils demanderont aux avions s'ils sont armés. Et comme c'est la norme pour éviter des incidents, les avions sont désarmés pour les missions d'entraînement. L'équipe bleue, qui est donc le commandant Frivor et Alex Dietrich, se dirige pour aller constater ce qui se passe dans cette zone d'entraînement. Et... David Trevor déclare voir sur la surface de l'océan une sorte de remous, comme s'il y avait quelque chose qui était juste en dessous de la surface. Et en se rapprochant de ce remous, il voit un petit objet blanc qui semble se déplacer de façon anormale. C'est-à-dire qu'il ne voit pas l'impression de pâle sur la surface de l'eau et l'objet se dépasse de façon très erratique à quelques mètres au-dessus de la surface de l'eau. Il décide de l'engager et donc de descendre vers lui pendant que son allié, le copilote, le pilote Dietrich reste en altitude pour surveiller la zone.
- Speaker #0
Elle voit également l'objet, Alex Dietrich ?
- Speaker #1
Elle le voit de très loin et elle voit la perturbation sur la surface de l'eau.
- Speaker #2
Alex Dietrich et David Fravor, ancien pilote de chasse de l'US Navy. Invité de l'émission 60 Minutes.
- Speaker #7
Vous voyez quand vous faites tomber votre téléphone et qu'il rebondit un peu partout. Il n'y a pas de mouvement prévisible. Pas de trajectoire prévisible.
- Speaker #6
Oui, un objet qui ressemble à un tic-tac et qui bouge au-dessus de la zone d'écume.
- Speaker #1
Freivor descend, arrive près de l'objet, et l'objet réagit comme s'il percevait la présence du chasseur qui arrive vers lui. C'est-à-dire que là où avant il avait des mouvements erratiques, là il se met à imiter le mouvement de l'avion qui descend vers lui, et les deux tournent l'un par rapport à l'autre en faisant une spirale. À ce moment-là, Freivor décide de couper la spirale pour vraiment arriver sur l'objet lui-même. Et au moment où il fait cette manœuvre de coupe, l'objet part à une vitesse qu'il définit lui-même comme étant de moins d'une seconde avant de disparaître à l'horizon. Donc une énorme accélération sans qu'il n'y ait aucun effet atmosphérique, aucun épanchement de fumée, aucune signature thermique qui puisse expliquer cette disparition.
- Speaker #2
Audience publique au Congrès américain, 26 juillet 2023.
- Speaker #8
Pourriez-vous nous décrire comment l'aéronef a effectué sa manœuvre ?
- Speaker #6
Brusquement. très déterminé. Il savait exactement ce qu'il faisait et il était conscient de notre présence. Son taux d'accélération était élevé. Il est passé de zéro à notre vitesse en un rien de temps. Si l'avion le plus rapide de la planète essayait de réaliser ces manœuvres que vous avez vues, en serait-il capable ?
- Speaker #3
Non, et de très loin.
- Speaker #1
La vidéo vient d'un autre chasseur qui est envoyé à la poursuite de cet objet, puisque le Princeton repère que cet objet vient de se déplacer à vitesse quasiment instantanée, à un autre point, qui est justement le point de rendez-vous de tous les entraînements de la zone.
- Speaker #0
Comme s'il savait, il avait cette information du point de rendez-vous, donc en fait c'est des coordonnées dans l'espace, latitude, longitude et altitude. Et donc cet objet, il arrive tout seul à cet endroit-là, alors qu'a priori il n'y a que les opérateurs radar et les pilotes qui sont censés savoir où est ce point de rendez-vous. Ça ne peut pas être un coup de chance en gros.
- Speaker #1
Ah, ça ne peut pas être un coup de chance, ce n'est pas possible. Il faut la coordonner dans l'espace pour que…
- Speaker #0
D'accord, il y a un comportement intelligent finalement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc à ce moment-là, on a Chad Underwood qui arrive sur l'objet, qui cette fois-ci s'est mis au courant avec David Fravor, se dit « oui, je vais brancher ma caméra pour essayer de le capturer » . Il se rend compte qu'il y a un effet de brouillage qui vient de l'objet, il n'arrive pas à le verrouiller par son système de visée, et ce qu'on voit à l'écran dans cette vidéo, c'est justement l'objet qui se déplace vers la gauche. en dépassant la vitesse de rotation normale de la caméra qui est, elle, dans le pod de verrouillage. Et donc, c'est là où on a la trace visuelle que cet événement s'est bien passé. Tout à l'heure, tu mentionnais le fait que ce ne sont pas des appareils qui sont conçus pour enregistrer des images à haute définition. Par contre, ce sont des appareils qui sont conçus pour identifier toutes les cibles militaires possibles et civiles. Et là... Le système d'analyse des informations ne donne rien, c'est-à-dire que cet objet est inconnu dans la base de données de ciblage des appareils militaires. Ce qui pose aussi de nombreuses questions, puisque normalement, il faut absolument parvenir à identifier quelle est la cible du verrouillage pour utiliser le bon système d'armes contre cette cible-là. Et donc, on est littéralement devant un objet qui est inconnu au niveau militaire.
- Speaker #0
Il y a quelque chose qui pose aussi problème, c'est les... performance apparente de cet objet donc je me suis forcément un petit peu renseigné. L'opérateur radar Kevin Day lui dira que les objets, parce qu'en fait lui ce qu'il voyait sur le radar c'était des groupes d'objets, il les remarquait d'abord sur le radar à 80 000 pieds. 80 000 pieds ça correspond à 24-25 km. 25 km c'est l'espace.
- Speaker #9
C'est la frontière.
- Speaker #0
C'est la frontière, la stratosphère c'est environ 16 km donc là on est 10 km au-dessus, c'est des objets qui sont à très très haute altitude.
- Speaker #1
C'est même pire que ça parce qu'en fait, c'est la limite de portée de son radar. C'est-à-dire qu'il les voit descendre depuis 80 000 pieds. Ils apparaissent à partir de leur portée de radar. Ils étaient au-dessus et il les voit déjà avoir la vitesse et descendre. Donc, c'est-à-dire qu'ils étaient vraiment au niveau de l'espace.
- Speaker #0
Donc, des objets à cette hauteur-là, on est capable d'en envoyer, nous. Le souci, c'est qu'il les voit descendre extrêmement rapidement. Et donc, il dira qu'il en voit descendre à 28 000 pieds. Donc 8500 mètres. Et ils se dirigent à une vitesse d'environ 100 nœuds, donc 185 km heure, une fois qu'ils sont à ce niveau-là, ce qui est très lent pour le coup. Et ensuite, ils redescendent en 0,78 secondes, quasiment au niveau de la mer. Je disais que visiblement, ça correspond à une accélération d'environ 60 fois la vitesse du son, ce qui nous fait 74 000 km heure.
- Speaker #1
Sans bang supersonique.
- Speaker #0
Sans bang supersonique, oui. Dès qu'on passe le mur du son, il y a un bang supersonique, et là, les objets n'en font pas, et ils vont à 60 fois cette vitesse-là. Comment on le sait ? Est-ce qu'on peut être sûr que ce Kevin Day, opérateur radar, nous dit la vérité ? Parce que si on commence à acter que ces objets vont à 74 000 km heure, on a un réel problème.
- Speaker #1
Alors, en fait, il n'y a pas d'autre explication. C'est-à-dire qu'on n'a pas les données parce que les bandes radar ont été confisquées. Il y a eu de nombreuses recherches qui ont été menées auprès des archives nationales. Les livres de bord des différents navires sur cette semaine... Là, ils sont absents des archives nationales. Les données ont été récupérées par un autre corps de l'armée, on ne sait pas lequel. Donc on a vraiment beaucoup de mal à mettre la main sur les données justement du cas du Nimitz. Par contre, tous les témoignages sont cohérents entre eux sur les différents navires. Puisqu'il y a toute une flotte en fait qui encadre le Nimitz, un porte-avions ne se déplace jamais tout seul parce qu'il est extrêmement vulnérable. Il y a des sous-marins, vous avez des destroyers de combat qui sont avec, vous avez des navires de patrouille qui sont avec. Et donc tout est surveillé en permanence. c'est-à-dire que c'est Probablement l'endroit de la planète qui est justement le plus surveillé, vous êtes littéralement au milieu d'une armée. Le but d'un groupe de combat nucléaire, c'est que tout seul, il peut gagner une guerre. Donc on est devant un espace qui est extrêmement ciblé, extrêmement surveillé. Et pourtant on a un énorme mal à trouver ces données-là, parce qu'elles ont été extraites de tous les ordinateurs de bord. On a aussi un Isi-Hokai qui est sur la zone en train... de surveiller la zone, pareil, les données seront extraites et on n'arrivera jamais à l'atteindre.
- Speaker #0
Ça, le ECO-CAI, pour que les gens voient à peu près ce que c'est, c'est les gros avions avec des sortes d'assiettes au-dessus, qui sont en fait des énormes radars, et qui leur permettent de voir un peu en douche tout ce qui se passe en dessous. Ça, c'est intéressant parce que, si j'ai bien compris, quand on parle d'observation d'ovnis, on a envie de recouper plusieurs sources d'informations et de détections. Et donc là, on a donc une observation humaine, visuelle des pilotes. Donc deux avions, c'est ça qui les voit dans un premier temps. En tout cas, David Fraver, Alex Dietrich, qui sont chacun avec une personne dans leur avion. C'est ça, c'est ça. Donc ça fait quatre paires d'yeux parmi les plus entraînés de la planète. En gros, quand on est pilote de chasse, on est quand même censé avoir plutôt une bonne vue et connaître en plus les appareils qu'on est susceptible de rencontrer en vol. On a Kevin Day et les autres opérateurs radar qui, eux, voient exactement la même chose. Et on a sept avions Hawkeye, donc on a quand même trois sources différentes.
- Speaker #1
Et on a Curf d'un côté, l'équipe rouge qui voit la perturbation, et Chad Underwood et son équipier qui vont filmer le tic-tac en train de partir.
- Speaker #0
Donc ça, devant un jury, normalement, ça passe.
- Speaker #1
Oui, ça passe.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #10
Pensez-vous que les pans représentent une menace potentielle pour notre sécurité nationale ? Oui,
- Speaker #3
et je vais vous expliquer la raison.
- Speaker #6
La technologie que nous avons rencontrée était bien supérieure à tout ce que nous avions, dans n'importe quel domaine. Si vous en capturiez un, que vous l'avez fait rétro-ingénierier et fait fonctionner, nous parlons de quelque chose qui peut aller dans l'espace, aller quelque part, descendre en quelques secondes, faire ce qu'il veut et partir. Et il n'y a rien que l'on puisse faire. Rien.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que ces appareils ont des comportements qui sortent des compétences de nos appareils actuels ? Alors, concrètement, qu'est-ce qui diffère ?
- Speaker #1
Ce qu'on peut avoir comme critère pour vraiment définir un pan, ce n'est pas tellement leur capacité, parce que... si nous on prend le meilleur de notre technologie, on peut reproduire des plages de capacité. Le truc c'est que ces objets sont capables de passer d'une plage de performance à une autre sans altération entre les deux. Donc autant on peut reproduire par exemple une vitesse de Mach 35 avec un booster d'Ariane sur lequel vous mettez un missile nucléaire, on arrive à atteindre cette vitesse-là avec un objet qui est cohérent et qui ne désintègre pas. Le problème c'est que ces objets obtiennent la même vitesse mais arrivent à s'arrêter instantanément. Techniquement, on n'a aucun moyen de faire ça. C'est-à-dire que si on essayait d'arrêter un objet qui se déplace à Mach 35, il se désintégrerait sur place à cause des forces de g et d'inertie qui sont en train de le déchirer de l'intérieur. Et on a ce qu'on appelle le déplacement transmédium, c'est-à-dire que ces objets sont capables de se déplacer sans perte de performance d'un milieu à un autre. C'est-à-dire qu'ils se déplacent dans la même vitesse dans l'eau que dans l'air et dans l'espace. Ce qui est en dehors de nos capacités. On a des objets de très haute performance qui sont transmédias, mais ils perdent énormément de performance d'un milieu à un autre.
- Speaker #0
J'aimerais juste, tu as dit dans l'eau aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
D'accord. Un ovni, ce n'est pas forcément volant.
- Speaker #1
De ce qu'on voit, en fait, ils volent dans l'eau. C'est-à-dire qu'on ne perçoit pas d'interaction entre le milieu marin et l'objet. Donc, c'est un peu comme s'il y avait une sorte de torpille à surcavitation qui créerait une bulle où l'eau n'interagit pas avec la surface de l'objet. tout comme l'air n'interagit pas avec la surface de cet objet. Donc c'est pour ça qu'en fait, on manque de termes pour définir la façon dont ces objets se déplacent.
- Speaker #0
Là, on vient de perdre la moitié de nos spectateurs. Il nous reste une bonne moitié.
- Speaker #2
Désolé.
- Speaker #0
On va essayer d'avancer. Aux États-Unis, lorsque cet article sort, ces vidéos, ces témoignages, parce que les pilotes, ils vont en parler visage découvert devant la télé, aux 60 Minutes. Quel est l'âge ? Quelle est la réaction de la population, des médias, des politiques ? Qu'est-ce qui se passe là-bas ?
- Speaker #1
Alors, il n'y aura pas de panique. C'est quelque chose qu'on se posait la question de savoir, si on rentrait vraiment en communication avec quelque chose d'autre que nous, est-ce qu'il n'y aurait pas une panique dans la population, une perte de repère, etc. En fait, on se rend compte que non, les gens réagissent très bien, probablement parce que, mine de rien, il y a 10% de la population qui considère qu'elle a déjà observé elle-même un pan, ce qui fait une proportion non négligeable de témoignages.
- Speaker #0
Tu dis que les gens réagissent très bien, mais par exemple, en France, pour avoir sondé un petit peu autour de moi, quasiment personne n'est au courant de ce qui s'est passé là-bas. Donc déjà, ça sort pas mal de monde de l'équation. Aux États-Unis, Peut-être que culturellement, du coup, l'appréhension du phénomène est un petit peu différente de par tout ce qui s'est passé à Roswell, le projet Blue Book que tu citais tout à l'heure, etc. Pour moi, il y a peut-être une autre chose aussi, c'est que ça reste pour l'instant un objet, ça reste une vidéo, on va pas se mentir, qui n'est pas très spectaculaire, enfin trois vidéos qui sont pas très spectaculaires. Donc est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de l'ordre de tant qu'on n'a pas un de ces appareils qui se posent sur le champ de Mars ou en face de la Maison Blanche avec des petits hommes verts ? qui en sortent, en gros c'est comme ça que les gens s'imaginent le truc, est-ce que du coup les gens ne continuent pas de vivre leur vie comme si de rien n'était ?
- Speaker #1
Je pense qu'on sous-estime la résilience d'une population, puisque quoi qu'il se passe, il faudra quand même aller au boulot le matin, il faudra quand même nourrir sa famille. Je pense que les impératifs de la vie sont en fait beaucoup plus puissants que des chocs ontologiques qui font des très bons scénarios de science-fiction pour les films, mais qui dans la réalité des choses, n'apparaissent pas en fait.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce qu'on peut reconnaître l'existence du phénomène, et ça semble être le cas du coup, sans forcément reconnaître qu'il s'agit d'extraterrestres ?
- Speaker #1
Alors le premier terme qui est utilisé, c'est par Loué Lisondo, qui lors d'une interview sur Fox News, de mémoire, dit que le gouvernement américain est en possession de matériaux exotiques. Et il utilise le terme exotique dans le sens non fabriqué par l'homme. Donc c'est là où on va avoir les premières hypothèses de l'origine de ces objets-là. C'est-à-dire qu'avant que ce mot soit posé, on se demande, mais est-ce que c'est les Chinois qui ont fait une percée technologique dingue ? Est-ce que les Russes ont mis au point un nouveau missile hypersonique qu'ils sont en train de tester contre les radars, ou des objets à très haute altitude pour essayer de contrer les systèmes antimissiles américains ? Donc tout ça est encore très très présent, puisqu'on est dans une remontée des hostilités entre les différents blocs. Merci. Et ça reste une vraie question. Et d'ailleurs, les pilotes refusent de se déterminer sur l'origine humaine ou non de ces objets. Le fait que Louis Elizondo, qui est à ce moment-là, vient de donner sa démission du programmatype, qui, au sein du département de la défense américain, observait ces objets, et que lui dise que le gouvernement américain est en possession de ces matériaux exotiques, c'est ça qui va vraiment ouvrir la porte au fait que, ah d'accord, ce n'est pas que des prototypes militaires. C'est des engins dont on ne connaît pas l'origine, qui se promènent sur les terrains d'entraînement et les terrains de mission de l'armée américaine. Et c'est en ça que ça devient un réel danger, parce que le pire danger que vous ayez en défense, c'est le danger que vous ne connaissez pas. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous savez qu'une plateforme étrangère vient de tel pays et qu'elle a ce type de performance, vous pouvez utiliser cette information-là pour manipuler les informations que la plateforme récupère de vous. Et en fait, vous manipulez les flux d'informations. Mais si vous avez un objet dont vous ne connaissez pas l'origine, vous ne connaissez pas les capacités, qui se déplace au-dessus de vos intérêts stratégiques, là c'est un réel problème de défense. Et c'est ça qui va pousser Christopher Mellon et Louis Elizondo à passer l'information au public pour forcer le gouvernement américain à prendre en considération ce problème de défense.
- Speaker #0
Comment ça a été reçu à travers le monde, cette histoire, cet article, la reconnaissance du programme d'études des OVNI, etc. ?
- Speaker #1
Alors ça a été très différent en fonction des pays. L'Amérique du Sud a repris l'information très très rapidement. Le Brésil a organisé ses propres auditions au Congrès national sur le sujet très rapidement. Avant même les États-Unis, en faisant venir des experts américains. Le Japon a immédiatement déclaré qu'il était prêt à faire des accords de défense avec les États-Unis contre ces objets. Avant même que le gouvernement américain prenne position sur le sujet. Quelque chose d'assez intéressant en termes de dynamique. La Chine a répondu qu'elle aussi les observait et qu'elle menait un programme d'études de ces objets pour les récupérer et prévoir leur déplacement. La Russie, par l'intermédiaire de son armée, a déclaré que non seulement elle observait ces objets, mais que ça faisait 70 ans qu'il les étudiait et qu'il s'étonnait que les États-Unis les découvrent aujourd'hui.
- Speaker #0
Donc ils en ont profité pour se moquer un petit peu.
- Speaker #1
C'est de bonnes guerres.
- Speaker #0
Donc tu viens de nous dire que notamment la Chine et la Russie sont les deux grosses superpuissances qui peuvent... s'opposer en tout cas aux États-Unis, elles, lorsque ça, ça sort, elles admettent qu'eux aussi, ou en fait, eux, ça n'a jamais été un secret ?
- Speaker #1
Ça n'a jamais été un secret, c'est-à-dire que, bon, alors, dans la Russie soviétique, il y a plusieurs périodes, mais il y a eu une période On encourageait la population à mentionner les témoignages, c'était passé aux informations nationales, si vous voyez quelque chose, dites-le, et on savait que l'armée de l'air et le renseignement militaire soviétique avaient des programmes de recherche sur le sujet. D'ailleurs, ces programmes de recherche ont été ensuite extirpés à la chute du mur quand les organes soviétiques ont commencé à s'effondrer. Donc on a récupéré ces informations-là. La Chine, ça a été une réelle surprise parce que autant c'était, mine de rien, un allié des États-Unis dans les années 80, autant on ne pensait pas qu'elle avait déjà un programme militaire d'étude des ovnis. On savait qu'elle avait un programme civil parce que c'est le parti chinois qui avait promu l'étude civile de ces objets en créant des associations ufologiques d'observation. C'est-à-dire que vous aviez des bénévoles qui récoltaient les témoins, menaient les enquêtes. et ensuite remonter les informations au sein du parti. Et là, ce qu'on a appris cette fois-ci, c'était que non seulement on avait ces organes civils qui menaient les enquêtes, mais qu'en plus, il y avait un département entier de l'armée qui était chargé de ces enquêtes. Par contre, ce qui est intéressant au niveau des réactions internationales, c'est qu'on va remarquer que plus les pays sont alignés avec la politique des États-Unis, moins ils vont réagir à cette information-là. Par exemple, quand récemment la NASA a mené un an de recherche sur le sujet et a déterminé que oui, c'était une piste de recherche intéressante au niveau scientifique, Le coordinateur de ces recherches, Daniel Evans, a déclaré qu'il avait assisté à une réunion des services de renseignement non seulement américains, mais aussi britanniques, australiens, néo-zélandais sur le sujet, y compris canadiens. Alors que les États-Unis ont eu ce briefing avec ces pays, ces pays individuellement ont nié que ce briefing ait eu lieu.
- Speaker #0
Pour quelles raisons ?
- Speaker #1
Là, ce serait des interprétations de géopolitique. On peut supposer que, comme il y a eu un secret qui a été... impulsé par les États-Unis dès les années 60 sur le sujet. Ça a été la DOXA qui a été mise en place à l'époque et ils ont gardé cette ligne-là pour continuer à être alignés avec les États-Unis.
- Speaker #0
Du coup, tu parlais de la NASA qui a fait une étude pendant un an. À la suite de cette étude, ils ont sorti un rapport. Mais avant elle, il y a d'autres groupes d'études qui ont sorti des rapports. Est-ce que tu peux nous parler rapidement de ça ?
- Speaker #1
On revient en fait au post-2017, c'est-à-dire après que l'article soit sorti, et qui n'ait pas eu l'effet escompté pour Mellon et Luis Elizondo, il décide de briefer les représentants légaux américains sur le sujet pour forcer le pouvoir législatif à créer une loi demandant à la Défense d'organiser réellement un programme d'études sur les OVNI. Et d'année en année, on va voir se succéder différentes structures, dont la plus récente est l'ARO, et tous les six mois, un an, ils publient un rapport d'état d'avancement de leur recherche sur le sujet. À l'heure actuelle, ils ont répertorié près de 800 cas d'observation de pans. Ils ont comme critère établi que ces objets sont généralement sphériques, de la taille de plusieurs mètres, se déplacent à Mach 2, envoient des signaux électromagnétiques dont on ne connaît pas la fonction.
- Speaker #0
Quand tu parles de signaux électromagnétiques, est-ce qu'il y a une façon de les détecter ces objets ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs armées qui ont sous-entendu qu'elles avaient des moyens de les détecter de façon très précise parce qu'elles ont repéré une signature électromagnétique qui est typique de ces objets-là. Exactement laquelle, on ne le sait pas. Ce qui est sous-entendu dans les documents officiels de l'ARO, c'est que ce serait une fréquence qui serait dans les 3 GHz et qui serait émise par ces objets-là.
- Speaker #0
Les rapports qui sortent de l'ARO, de la NASA, ils s'accordent tous sur une chose, le phénomène, il existe. Ça, ce n'est même plus une question. C'est quelque chose avec lequel on a un peu du mal à lutter quand on commence à s'intéresser à ça, puisqu'on a toujours l'impression que les ovnis, c'est une question de croyance. Est-ce que tu y crois, les ovnis ? Ouais, moi j'y crois, moi j'y crois pas. En fait, ça fait longtemps que ce n'est plus une question de croyance. Les objets sont là, ce qu'on ne sait pas, c'est d'où ils viennent et ce qu'ils font.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, ça vient aussi du mode d'enquête qu'on a sur ces objets. C'est-à-dire que quand un témoin dit qu'il a vu quelque chose, on essaye d'expliquer de façon conventionnelle cet objet-là. Mais ça veut dire qu'à la fin, si on n'arrive pas à l'expliquer, on ne sait pas quoi dire de cet objet-là. On peut juste dire qu'il n'est pas expliqué parce qu'on n'a trouvé aucune cause probable de son existence de façon prosaïque. Mais du coup, on n'a pas de mots à mettre sur un objet qui reste complètement inconnu.
- Speaker #0
Il y a quelque chose dans un des rapports qui a retenu mon attention, dans celui de Laro, sur une des slides, une des planches, il est écrit noir sur blanc qu'il y a récupération de ces matériaux, de ces engins. des pans, en fait. Qu'est-ce que ça veut dire, récupérer des ovnis des pans ?
- Speaker #1
Ce qui est étrange, en fait, c'est qu'il n'a pas fait partie des rapports, mais il a fait partie du site officiel de l'ARO. C'est-à-dire que tout le monde, là, peut aller sur le site de l'ARO, aro.mil, et voir que dans les missions qui sont attribuées à l'ARO, une des missions... et la gestion de la récupération d'objets issus de pans ou de pans eux-mêmes. Il n'y a eu aucun approfondissement qui a été donné sur cette phrase, c'est sur un document officiel de l'ARO, et l'ensemble de la page sur laquelle cette information apparaît décrit comment en fait l'ARO coordonne la récupération de ces objets pour faire de la recherche et développement à partir de ces objets et développer à la fois des recherches scientifiques mais aussi des développements industriels pour les États-Unis. Ce qui est très intéressant quand... quand on considère que ces objets sont du coup de très haute technologie, mais du coup ne seraient pas américains.
- Speaker #0
J'aimerais comprendre juste quelque chose. Si on récupère un pan ou un ovni, ça veut dire que c'est un objet qui n'est pas identifié. Donc ça, c'est le rôle de l'ARO de traiter ces objets-là. Parce qu'on pourrait se dire, OK, un ballon chinois par exemple, on ne sait pas trop ce que c'est, on l'explose en plein vol, on le récupère au sol, on l'identifie. Ce n'est plus un ovni, ce n'est plus un pan, techniquement.
- Speaker #1
Alors... Justement, là pour la peine, on a eu la précision qui nous a été donnée par le Dr Schenker-Patrick, l'ancien directeur de l'ARO, quand on a eu le cas des ballons chinois en février 2023. Il a déclaré officiellement que ce type de ballons ne faisait pas partie de la compétence de l'ARO, puisqu'ils étaient conventionnels et que ce qui intéressait l'ARO, c'était justement les objets non conventionnels. Donc quand on parle dans ce document de récupération de pans, on parle bien d'objets qui seraient d'origine non humaine en fait.
- Speaker #0
On vient de perdre encore une partie de nos spectateurs. Si je te parle de la loi publique numéro 117-263, est-ce que ça te dit quelque chose ? Non, ça ne te dit rien. Alors, je suis allé potasser parce qu'en fait, en décembre 2022, il y a cette loi qui est votée. Dans cette loi, il y a une section, la section 1673, pardon. Ah,
- Speaker #1
1673,
- Speaker #0
j'ai l'impression. 1673, tu l'as. C'est donc une section qui a pour but d'encourager les personnes qui détiendraient des informations relatives à des programmes secrets. les encourager à venir finalement les partager avec le Congrès. Est-ce que tu peux nous parler rapidement de ça ? J'ai l'impression que je ne l'ai pas bien décrit peut-être.
- Speaker #1
Non, en fait, il y en a plusieurs. C'est-à-dire qu'en fait, il y a un réel arsenal législatif qui a été mis au point. Il y a plusieurs amendements dans plusieurs lois différentes qui ont été passées, tous visant la même chose, mais qui ont été plus ou moins interceptés. Et du coup, on se retrouve avec des versions différentes des lois, mais qui du coup donnent des effets intéressants. Donc, Par exemple, on a le fait que maintenant, si on a un lanceur d'alerte qui veut parler d'un programme potentiellement illégal de récupération de PAN, il bénéficie d'une protection totale à partir du moment où il parle de PAN. C'est-à-dire qu'on a des lanceurs d'alerte légaux, dont David Grosch, un ancien officier des renseignements, est le premier. C'est-à-dire qu'il lance l'alerte, il dit « attention, il y a ce programme-là qui est potentiellement illégal » . Mais en le faisant, comme il a eu la validation par cette loi, et en étant passé par toutes les instances à laquelle il devait passer, en fait, il ne peut pas être attaqué légalement pour avoir dévoilé une information, comme par exemple Julian Assange ou Edward Snowden le sont actuellement par les États-Unis.
- Speaker #0
Donc les effets de cette loi, ils ne se font pas attendre puisque l'été 2023, le sénateur Marco Rubio, lui, il déclare que le comité sénatorial a recueilli de nombreuses heures de témoignages venant de plusieurs lanceurs d'alerte concernant des programmes secrets liés aux ovnis.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
dont ce David Grush dont tu nous parlais.
- Speaker #1
On sait que Grush a parlé à l'ensemble des représentants des comités du Sénat, du Renseignement et des Forces armées.
- Speaker #0
David Grush, c'est quand même depuis l'article du New York Times, le plus gros truc qui est arrivé dans le monde de l'ufologie, non ? Je pense qu'on peut le dire, oui. On va en parler alors ? Oui. Ok.
- Speaker #2
Audience publique au Congrès américain, 26 juillet 2023. My name is David Charles Grush.
- Speaker #11
Je m'appelle David Charles Grush.
- Speaker #3
J'ai été officier de renseignement pendant 14 ans au sein de l'US Air Force, à la fois en service actif dans l'Air National Guard et la réserve avec le grade de major, et plus récemment de 2021 à 2025, ou pardon, 2023, à la National Geospatial Intelligence Agency, NGA, au niveau civil GS-15, ce qui est l'équivalent militaire d'un colonel de plein exercice. J'étais le co-responsable d'une agence spécialisée sur les pans et l'analyse d'objets transmédias et faisais le lien avec le groupe de travail de l'UAP Task Force, UAPTF. Et finalement, une fois qu'il a été mis en place, le All Domain Anomaly Resolution Office, l'AROL.
- Speaker #0
Alors, si je te parle du 5 juin 2023, ça t'évoque quelque chose ?
- Speaker #1
C'est l'article du débrief, non ?
- Speaker #0
C'est l'article dans le débrief, pour lequel tu es correspondant d'ailleurs. De quoi il parle cet article ?
- Speaker #1
Dans cet article, On apprend que David Gouche, un ancien officier des renseignements, mais au plus haut niveau de sécurité des États-Unis, c'est-à-dire que c'était lui qui était chargé de contribuer et d'amener le bulletin de renseignement. pour n'allier au président des États-Unis. Donc on est devant quelqu'un qui a accès à tout. Non seulement il a accès à tout, mais il est dans une position très intéressante, parce qu'il est à la jonction de deux agences des États-Unis de renseignement qui sont extrêmement pointues, puisque d'un côté on a le NRO, le National Reconnaissance Office, l'organisme de renseignement des États-Unis, et de l'autre côté on a le très puissant NGA, le National Geospatial Agency, qui elle gère l'ensemble des renseignements satellitaires. à l'échelle des États-Unis. Donc techniquement, il a accès à toutes les informations de la planète. Non seulement ça, mais il a été recruté en tant que délégué de l'UAPTF. L'UAPTF est une des versions des programmes d'études d'épargne au sein du département de la Défense dont on parlait tout à l'heure.
- Speaker #0
C'est quelque chose d'officiel cette fois-ci ?
- Speaker #1
C'est extrêmement officiel.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Extrêmement officiel. Et du coup, il est au centre d'un réseau où il a accès à tout et en même temps, il est chargé d'étudier. les pans à partir des données satellitaires des États-Unis. Étant donné qu'il a ce niveau d'accréditation à la sécurité qui lui permet d'accéder à l'ensemble des programmes secrets américains, plus de 2000 programmes extrêmement secrets, ils vont lui demander si certains de ces programmes ne sont pas liés à l'étude des pans. Et il va mener une enquête pendant 4 ans. Il va interroger près de 43 témoins sur le sujet. Et il va se rendre compte qu'il y a en fait un programme illégal qui est en cours au sein des États-Unis, où en fait des programmes secrets ont chacun un petit bureau à l'intérieur qui, quand ils récupèrent des informations sur les pans, le transmet à un autre programme.
- Speaker #0
Compartimenté comme ça, mais pas pour eux, entre eux ?
- Speaker #1
C'est ça. Eux ne se connaissent pas entre eux. Quand ils détectent quelque chose qui est en rapport aux pans, ils l'envoient à un autre programme. Et ce programme-là est coupé de la supervision du Congrès, ce qui est parfaitement illégal.
- Speaker #2
Conférence de presse bipartisane au Congrès, novembre 2023.
- Speaker #5
Les bureaucrates non élus n'ont pas le droit de dire ce que nous pouvons et ne pouvons pas voir. Des généraux trois étoiles nous ont dit que nous n'avons pas d'accès autorisé à ces informations. Mais comment vous attendez-vous à ce que nous continuons à envoyer l'argent des contribuables pour financer des projets gouvernementaux,
- Speaker #2
si vous ne nous permettez même pas de connaître la nature de ces projets ?
- Speaker #1
Tout programme qui n'a pas l'aval du... du Congrès et des personnes les plus qualifiées dans le Congrès, ce qu'on appelle le Gang des Huit, sont des programmes illégaux qui ne peuvent pas exister. Or, ce que découvre Grush, c'est que justement, ce programme qui rassemble tous les éléments d'information sur les pans de tous les programmes secrets américains, ne communique pas ces informations au Gang des Huit. Et du coup, est-il légal ?
- Speaker #12
Qu'il s'agisse de petits hommes verts, de technologies américaines, ou pire encore, de technologie du parti communiste chinois, nous devons savoir.
- Speaker #1
Et grâce à la loi qui permet aux lanceurs d'alerte de devenir des lanceurs d'alerte légaux protégés de toute représailles, il va pouvoir poser une deuxième plainte, puisqu'à partir du moment où il dénoncera ce premier programme, il aura des représailles face à lui. Et du coup, on se retrouve avec deux plaintes simultanées.
- Speaker #0
Ok, donc si je comprends bien, il fait une enquête de 4 ans. À la suite de cette enquête, il décide de déposer une plainte. Et donc ce qui va nous intéresser maintenant, c'est de savoir évidemment ce qu'il a découvert pendant cette enquête et ce que lui ont dit les 40 témoins qu'il dit avoir interviewé.
- Speaker #1
Donc tous les témoins sont d'accord entre eux sur au moins un point, c'est que oui, il y a bien un programme de rétro-ingénierie, c'est-à-dire de non seulement récupération de pans qui sont considérés comme d'origine non humaine, sinon on ne les appellerait pas pans dans leur dénomination. Et non seulement on les récupère, mais on essaye d'en extraire des technologies ou littéralement de les utiliser en tant que telles, en utilisant la technologie qu'ils représentent. Là où les témoins ne font pas d'accord entre eux, c'est sur le degré de cette rétro-ingénierie, c'est-à-dire est-ce que les États-Unis ont réussi à récupérer des technologies et à les intégrer à leur système d'armement, ou est-ce qu'ils ont réussi à faire fonctionner ces objets en eux-mêmes ? Là, les témoins divergent. Par contre, tous les témoins sont d'accord pour dire oui. Les États-Unis disposent de tels débris, voire d'engins entièrement intacts.
- Speaker #0
Mais si les témoins, justement, ils appartiennent à ces différents compartiments dont on a parlé, est-ce que ce n'est pas normal qu'ils n'aient pas le même niveau d'interprétation de l'état des connaissances ?
- Speaker #1
Si, si, tout à fait. Tout à fait, ce n'est absolument pas anormal. Ils ont chacun la zone d'accès aux informations à laquelle ils sont limités.
- Speaker #0
Donc le 5 juin, il y a cet article qui sort, mais le 11 juin 2023, il donne une interview assez spectaculaire.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Un journaliste qui s'appelle Ross Coulthard, qui est un journaliste australien, un journaliste d'investigation plutôt reconnu.
- Speaker #1
C'est un des grands journalistes australiens pour la peine. Il a reçu quasiment toutes les décorations possibles. Il a enquêté sur le crime organisé, aussi bien que sur les mémoires des... de la Deuxième et Première Guerres mondiales. Donc il est extrêmement célèbre en Australie pour la peine.
- Speaker #2
Interview de David Grush par le journaliste Ross Coulthard. News Nation.
- Speaker #10
Quelle conclusion avez-vous tirée à la fin de votre mandat au sein du groupe de travail de l'UAP Task Force ?
- Speaker #3
L'UAP Task Force s'est vu refuser l'accès à un vaste programme de récupération sur des lieux de crash.
- Speaker #10
Quand vous dites récupération sur des lieux de crash, qu'entendez-vous par là ?
- Speaker #3
Il s'agit de récupérer des véhicules d'une technologie d'origine non humaine. Appelez ça des vaisseaux spatiaux, si vous voulez, des véhicules non humains d'origine exotique qui ont atterri ou se sont écrasés.
- Speaker #10
Avons-nous en notre possession des vaisseaux spatiaux d'une autre espèce ?
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #10
Beaucoup ?
- Speaker #3
Un bon nombre.
- Speaker #10
Vous plaisantez ?
- Speaker #3
Non. Je pensais que c'était complètement fou et j'ai d'abord cru qu'on me trompait, que c'était une ruse. Des gens ont commencé à se confier à moi. Ils m'ont approché. J'ai de nombreux officiers de renseignement, actuels et anciens, qui sont venus me voir. dont beaucoup que je connaissais depuis presque toute ma carrière et qui m'ont confié faire partie d'un programme. Ils ont nommé le programme. Je n'en avais jamais entendu parler. Ils m'ont affirmé, sur la base de leurs témoignages oraux, mais aussi de documents qu'ils m'ont fournis ainsi que d'autres preuves, qu'il existait bien un programme dont l'UAP Task Force n'était pas au courant.
- Speaker #1
L'élément principal qui ne faisait pas partie de l'article des débriefs effectués donné lors de cette interview, c'est que non seulement les États-Unis auraient récupéré des engins, mais aussi les restes biologiques des pilotes. Et là, c'est la première fois depuis des décennies où on a un témoin de très haute qualité qui dit que, potentiellement, oui, on a récupéré les restes de ces pilotes et que les restes de ces pilotes n'étaient pas d'origine même.
- Speaker #10
Les États-Unis ont des vaisseaux spatiaux, des engins intacts.
- Speaker #9
Oui.
- Speaker #10
Avons-nous des corps ?
- Speaker #3
« Naturellement, quand on récupère quelque chose qui a atterri ou s'est écrasé, on rencontre parfois des pilotes morts, et croyez-le ou non, aussi fantastique que cela puisse paraître, c'est la vérité. »
- Speaker #0
Donc lui, il arrive en nous disant de part les résultats de son enquête et les personnes qui seraient des personnes avec un témoignage de première main.
- Speaker #1
Dans les témoins, il y a des témoins de seconde main, il y a des témoins de première main qui littéralement ont touché les objets. mais lui-même a eu accès à des informations de première main puisqu'il avait accès à toutes les données satellitaires dont on parlait tout à l'heure. À l'heure actuelle, il y a un processus de déclassification qui est un peu complexe, qui s'appelle le DOPSER, qu'il est en train de passer pour que justement les informations de première main dont lui dispose, il soit capable d'en parler.
- Speaker #0
Les 40 témoins à qui il dit avoir parlé, il me semble qu'on sait qu'une partie d'entre eux, en tout cas, est venue témoigner auprès de l'inspecteur général, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut s'attendre à ce qu'eux aussi sortent de l'anonymat ?
- Speaker #1
C'est même plus que ça, puisqu'au moment où ils donnent la plainte auprès de l'inspecteur général, le devoir de l'inspecteur général est de vérifier le bien fondé de sa plainte. Parce que si sa plainte est mal fondée, il ne bénéficie d'aucune protection. Et donc à ce moment-là, l'inspecteur général, il s'appelle Monheim, doit mener l'enquête, rappeler non seulement les témoins de Grosche, mais aussi des témoins indépendants de Grosche faisant partie des mêmes programmes. pour vérifier qu'il n'y a pas de manipulation de la part des sources de Grush, qui serait aussi une possibilité. Et Monheim valide la plainte en la qualifiant d'urgente et crédible.
- Speaker #0
Donc Grush parle devant des caméras, parle à un journaliste, mais pour essayer de pousser la chose encore plus loin, un mois plus tard, le 26 juillet, il y a une audience publique qui se tient devant le congrès américain, un congrès bipartisan, dans le sens où il y a à la fois des démocrates et des républicains qui vont venir entendre ce témoin et deux autres témoins d'ailleurs david fraivre qui est un des pilotes de chasse qui avait donc observé le tic tac dont on a parlé plus tôt il ya un autre pilote ryan graves qui lui aussi était un des observateurs d'une des autres vidéos publiées par le new york times alors il n'était pas observateur d'une vidéo il était le chef d'escadron dans
- Speaker #1
une des patrouilles ou les autres membres avaient fait partie il avait reconnu les pilotes qui étaient dans la troisième vidéo
- Speaker #0
Il était impliqué dans cette troisième vidéo, mais pour le coup, lui n'avait pas vu de ses yeux.
- Speaker #1
Il en a vu un, mais c'est encore déconnecté. Donc, on est en 2014. Lui est sur la côte est des États-Unis. Et en fait, il va faire le constat que quasiment tous les jours, son escadron sur son porte-avions observe ces objets en train de se balader. Mais de façon, en un sens, plus inquiétante que le cas du Tic Tac, puisque ces objets se déplacent à quelques mètres de leur avion de chasse. Ce qui est extrêmement dangereux en termes de manœuvre, c'est-à-dire que vous avez des avions de chasse qui volent l'un à côté de l'autre pour diminuer leur signature radar, et on a cet objet qui se déplace entre eux, donc en rompant toutes les contraintes de sécurité, et mettant en danger la vie des pilotes. C'est ça qui va vraiment pousser Ryan Gray. Il a ensuite déjà au sein de son escadron mettre en place un protocole de sécurité pour briefer les pilotes en leur disant « attention, faites attention à ces objets-là, ils se rapprochent vraiment très très proches de vos avions et représentent un danger » . Et plus tard, quand il se rendra compte qu'en fait ça n'a eu aucun effet au niveau de la hiérarchie, il va créer sa propre association, American for Safe Airspace, qui il y a d'ailleurs quelques heures vient de lancer... une nouvelle loi permettant aux pilotes civils de communiquer leurs informations à la FAA sans crainte de représailles.
- Speaker #2
Audience publique au Congrès américain, 26 juillet 2023.
- Speaker #5
Monsieur Graves, l'une de vos principales préoccupations est que la FAA n'a actuellement pas de procédure officielle pour recevoir des rapports d'observation de pans de la part des pilotes ou d'autres personnes, n'est-ce pas ?
- Speaker #2
C'est exact.
- Speaker #5
Selon votre expérience, quels données le programme AARO devrait-il prioriser pour une collecte potentielle ?
- Speaker #13
Je pense qu'il y a deux catégories qui seraient importantes. La première serait la cinématique et la compréhension de la manière dont les objets se déplacent. La seconde serait une approche plus large qui permettrait de définir l'origine et la destination avant et après l'incident, ainsi que d'obtenir une meilleure compréhension contextuelle de la façon dont ces objets interagissent les uns avec les autres.
- Speaker #0
En quoi c'est important en fait cette audience, qu'on comprenne bien pourquoi une interview ça ne suffit pas, pourquoi être entendu devant le Congrès c'est quand même quelque chose d'autre ?
- Speaker #1
Alors c'est-à-dire que là quand ils sont sous le Congrès, ce qui n'était pas le cas d'ailleurs lors du Congrès brésilien, c'est que Alors, du Congrès brésilien, ils n'étaient pas sous serment. C'est-à-dire que techniquement, si un des témoins mentait devant le Congrès brésilien, il n'y avait aucune répercussion. Là, ils sont sous serment devant le Congrès américain. C'est-à-dire que si quelqu'un prouve que l'un des trois dit un mensonge, l'un des trois peut être condamné à une très lourde peine de prison, ainsi qu'une très lourde amende. À l'heure actuelle, personne n'a montré la moindre preuve que un des trois ait menti.
- Speaker #0
On a du mal à voir l'intérêt qu'ils auraient à venir mentir sur un sujet pareil. On sait qu'on va être exposé particulièrement quand on parle de ça, donc ils sont plutôt certains de ce qu'ils racontent.
- Speaker #3
En tout cas, eux sont certains de ce qu'ils racontent.
- Speaker #14
Monsieur Grush, suite à votre travail gouvernemental antérieur, avez-vous rencontré des personnes ayant une connaissance directe ou avez-vous vous-même une connaissance directe d'un engin d'origine non humaine ?
- Speaker #3
Oui, j'ai personnellement interviewé ces gens.
- Speaker #5
Si nous admettons que nous conservons des engins qui se sont écrasés, comme vous l'avez dit plus tôt, avons-nous également les corps des pilotes qui ont piloté ces engins ?
- Speaker #3
Comme je l'ai déjà déclaré publiquement lors de mon interview sur News Nation, des éléments biologiques ont été récupérés, oui.
- Speaker #5
S'agissait-il d'éléments biologiques humains ou non humains ?
- Speaker #3
Non humains, et c'était l'évaluation de personnes ayant une connaissance directe du programme à qui j'ai parlé et qui y sont toujours.
- Speaker #5
S'agissait-il de preuves documentaires, de vidéos, de photos ou de témoignages oculaires ? Comment cela a-t-il été déterminé ?
- Speaker #3
Concernant la documentation spécifique, je pourrais vous en parler dans une chambre sécurisée.
- Speaker #0
Il y a quelque chose qu'on va beaucoup reprocher à David Grush, c'est que son témoignage est un petit peu troué par des choses qu'il dit ne pas pouvoir dire.
- Speaker #3
Je connais beaucoup de ces informations, mais je ne peux pas en parler publiquement. Je ne peux pas aller au-delà de ce que j'ai déjà déclaré publiquement. Je dois faire attention pour décrire ce que j'ai vu de mes propres yeux dans cet environnement, mais je pourrais répondre à cette question à huis clos.
- Speaker #1
Donc tout à l'heure, on mentionnait le DOPSER, qui est le système de déclassification légale des informations. Toute information qui n'a pas été validée par le adopteur potentiellement peut le faire condamner à une lourde peine s'il en parle publiquement. Donc en fait, il envoie une demande en listant tout ce dont il veut parler. L'adopteur valide chacun des points ou pas. Tout ce qui n'a pas été validé, il ne peut pas en parler publiquement. Tout ce qu'il peut dire, c'est que publiquement, il ne peut pas répondre à la question, mais à l'intérieur d'un dispositif classé, secret, si jamais en face les représentants légaux ont le niveau de classification adapté, parce que ça doit aller dans les deux sens, celui-là doit avoir ses certifications mais les représentants légaux aussi, ça a posé problème d'ailleurs, là il peut en parler ouvertement. Donc en fait on est devant un jeu qui est obligatoire pour qu'il puisse parler publiquement, il peut parler publiquement mais uniquement avec des très grosses contraintes sur le nombre d'éléments d'information qu'il peut donner.
- Speaker #0
Mais il peut quand même dire que oui, il y a récupération d'ovnis, que ces ovnis se comptent par plus de 10, parce qu'il dira dans d'autres interviews que c'était un « two digit number » , donc au moins 10 engins qui auraient été récupérés. Et il a le droit également de dire qu'il y a des éléments biologiques qui ont été récupérés, donc ça insinue des corps de pilote, comme tu disais. Ça, le dobser autorise cet agent du renseignement à communiquer sur ces informations-là.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, il a décrit sa stratégie il y a quelques mois maintenant. En fait, son idée, c'était d'utiliser le dobser contre les agences de renseignement. C'est-à-dire que comme il devait soumettre l'ensemble des informations qu'il voulait dire, les agences de renseignement... pouvait interdire qu'il parle de ces éléments-là, mais il devait justifier pourquoi il ne pouvait pas le dire. Et il devait dire quelle agence interdisait tel point d'information. Donc si jamais, par exemple, on suppose la CIA interdit qu'il parle des corps, il peut dire officiellement que la CIA, lui, a interdit de parler des corps. Et donc ça lui permet de pointer le doigt vers le responsable de la dissimulation d'informations. Et du coup, il y avait un choix cornelien à faire par les agences de renseignement, C'est-à-dire... Quelles sont les informations tellement sensibles qu'il ne faut vraiment pas qu'elles sortent ? Et quelles sont les informations qu'on laisse filtrer ? Parce qu'en fait, les cacher serait encore plus dommageable que les délivrer.
- Speaker #0
Il y a quelque chose d'autre, il parle d'intelligence non humaine. Pourquoi cette distinction avec extraterrestre ?
- Speaker #1
Tout à l'heure, on parlait du problème du manque de mots. Et c'est un problème qui est très récurrent. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on n'arrive pas à définir quelle est l'origine, on a du mal à conceptualiser un mot qui puisse dire sans origine. Étant donné qu'on sait, comme on le disait tout à l'heure, que ces éléments réagissent avec leur environnement, interprètent les mouvements autour d'eux et se meuvent en fonction de ces données, on sait qu'il y a une forme d'intelligence derrière. On sait que cette intelligence n'est pas humaine parce qu'un être humain qui les piloterait serait pulvérisé par les forces d'accélération. On peut imaginer par exemple une forme d'intelligence artificielle qui les piloterait et qui arriverait à supporter ces degrés d'accélération, mais on peut certifier que ce n'est pas une intelligence humaine qui les pilote. Mais la seule chose qu'on peut dire à ce moment-là, c'est que ce sont des intelligences non humaines.
- Speaker #0
Quand tu parles des G, ça me fait penser à quelque chose que j'avais lu justement. Dans le cadre de l'observation du Tic Tac et des autres objets qui avaient été vus sur les radars, ils ont estimé les déplacements... à des forces de 40 à 80 G. Pour comparaison, un pilote de chasse avec une combinaison anti-G peut encaisser pendant une courte période 9 G. Et donc, comme tu dis, a priori, ce n'est pas un humain qui est dedans.
- Speaker #1
Et le pire, en fait, c'est qu'elle décélère à la même vitesse. C'est-à-dire, autant on peut créer une structure, comme une fusée par exemple, qui peut absorber énormément de G pendant une contrainte de durée assez longue, autant avoir cette même structure sans aucune modification qui parvienne à s'arrêter, c'est-à-dire que Toute l'énergie accumulée se décharge à l'intérieur de la structure. Là, on est devant des degrés de technicité qui sont très au-delà de tout ce qu'on peut faire aujourd'hui. Matt Gaetz, qui faisait partie du Congrès, a aussi demandé l'accès auprès de l'armée de l'air américaine, auprès des deux pilotes qui auraient rencontré ces pans, et a demandé à avoir accès aux photos et aux vidéos qui ont été prises.
- Speaker #9
Les images montraient quelque chose que je ne suis pas en mesure d'attribuer à une quelconque capacité humaine, que ce soit celle des États-Unis ou celle de l'un de nos adversaires. Et je suis plutôt bien informé sur cette question, ayant siégé au comité des forces armées pendant sept ans, et ayant également siégé au comité qui supervise la DARPA et les technologies avancées pendant plusieurs années. Et ils ont observé une séquence de quatre objets volants dans une formation en diamant très nette pour laquelle il existe une séquence radar que je suis le seul à avoir observée au Congrès des États-Unis. L'un des pilotes va vérifier cette formation en diamant et voit ce que je ne peux que décrire comme une orbe flottante, qui, comme je disais, ne correspondait à aucune capacité humaine que je connaisse.
- Speaker #1
À l'heure actuelle, ça reste un des représentants américains de plus haut niveau auprès du corps législatif qui ait eu accès à ces éléments d'information et qui est, malgré le secret imposé sur le sujet, dit ouvertement que oui. l'armée de l'air américaine observer ces engins les photographier et filmer les déplacements de ces engins
- Speaker #0
Donc il y a cette audition qui a lieu le 26 juillet est-ce qu'il y en a d'autres qui sont prévues avec peut-être d'autres témoins ou encore les mêmes qui pourraient dire plus de choses ?
- Speaker #1
Alors il y en a eu plusieurs qui ont été prévues, le problème c'est qu'il y a eu une véritable guerre de tranchées en fait qui s'est déroulée au congrès américain Puisque déjà, obtenir les locaux pour cette audition, alors que des auditions, vous en avez toutes les semaines aux États-Unis, a été extrêmement compliqué. Les représentants légaux des États-Unis ont déclaré qu'on leur avait mis des bâtons dans les roues à chaque étape possible. Ce qui pose quand même question, puisqu'à un moment, on avait attribué une salle en travaux pour qu'ils puissent faire leurs auditions. Pour montrer à quel point ils sont allés chercher loin des bâtons.
- Speaker #2
Conférence de presse bipartisan au Congrès, juillet 2023.
- Speaker #12
Nous avons fait face à une forte opposition vis-à-vis de cette audience. Des membres du Congrès s'y sont opposés, des membres du Renseignement et du Pentagone également. Même la NASA nous a abandonnés. Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas que tout cela se sache.
- Speaker #1
Normalement, il y aurait dû y avoir déjà depuis septembre deux autres auditions qui ont été reportées à plus tard au fur et à mesure, y compris avec l'inspecteur général Monheim pour qui... puissent s'entretenir avec les représentants légaux des États-Unis. Ça aussi, à chapeau, ça a été reporté à Plouta.
- Speaker #0
À la suite de cette audience, du coup, il me semble que c'est même le lendemain de ces audiences, donc le 27 juillet, le Sénat propose l'amendement dont on a parlé plus tôt, le UAP Disclosure Act. Je le rappelle, c'est Chuck Schumer, le leader de la majorité démocrate et migrants, qui lui, est un républicain. donc en plus chose assez rare, c'est un républicain et un démocrate qui, main dans la main, essaient de proposer quelque chose sur un sujet qui n'est pas évident. On peut lire dans l'amendement « divulgation des technologies récupérées d'origine inconnue et des preuves biologiques d'une intelligence non humaine » .
- Speaker #1
C'est une loi qui demande l'accès à des informations présumées. Elle dit à toutes les agences de renseignement, si vous avez des informations qui concernent des intelligences non humaines, vous êtes obligés de nous les transmettre. Globalement, c'est le contenu de la loi. Ce qui est intéressant par contre, c'est que ce soit Schumer, l'un des plus grands dirigeants du corps législatif américain, qui pousse cette loi avec son effet d'autorité sur l'importance de cet amendement.
- Speaker #2
Chuck Schumer, chef de la majorité démocrate au Sénat. Décembre
- Speaker #15
2023. Le gouvernement des États-Unis a recueilli une quantité considérable d'informations sur les pans depuis de nombreuses décennies, mais il a refusé de les partager avec le peuple américain. C'est inacceptable. Et de plus, cela engendre une profonde méfiance. Ainsi, le projet de loi sur lequel j'ai travaillé avec le sénateur Mike Rounds offrait une solution d'un trait commun.
- Speaker #1
Ce qui est aussi une mesure de l'intérêt de cet amendement, c'est-à-dire que c'est un amendement qui est à l'intérieur de la loi de financement de l'ensemble de la défense américaine. C'est-à-dire qu'en fait, c'est un cavalier. On aurait très bien pu faire une loi qui ne soit pas à l'intérieur de la loi de financement américaine. Là, on l'a mis à l'intérieur parce que si la loi est retoquée, du coup... l'ensemble de l'armée n'est pas financé. On n'appelle pas un cavalier ?
- Speaker #0
On essaie de mettre une loi qui est un petit peu plus compliquée à faire passer qu'une autre dans un ensemble de lois.
- Speaker #1
C'est ça. Et du coup, pour la déloger, il faut déloger l'ensemble. Et pourtant, c'est ce qui va se passer. C'est-à-dire que quand la Chambre des représentants en conférence de synthèse où tout le monde doit se mettre d'accord sur la loi finale va vouloir bloquer cet amendement, en fait, ils vont bloquer l'ensemble de la loi à cause de cet amendement. Alors que la loi concerne l'ensemble de la défense américaine, le seul objet de discussion va être les ovnis. Et ça va être le seul point d'accrochage qui va exister.
- Speaker #2
Conférence de presse, bipartisane au Congrès, novembre
- Speaker #14
2023. Alors que des lanceurs d'alerte provenant de différents secteurs du gouvernement présentent des éléments crédibles, pourquoi, en tant que législateur, sommes-nous bloqués ? Si tout cela est absurde, alors pourquoi ? Pourquoi a-t-on l'impression que, juste au moment où nous faisons des progrès, surgissent des fantômes qui viennent hanter le personnel législatif,
- Speaker #16
qui soudainement s'opposent à davantage de transparence ?
- Speaker #1
Et c'est là où la pression va se retourner, c'est-à-dire que les représentants républicains de la Chambre des représentants, désolé pour la pétition, vont en fait désarticuler le texte. pour vraiment le reconstruire à son squelette. Et au lieu d'avoir un impératif de toutes les agences des États-Unis qui doivent impérativement contribuer à un système permettant de rassembler toutes les informations, et ensuite cet ensemble d'informations est soumis à un comité ouvert aux personnes civiles, mais aussi de la défense et aussi du renseignement, et ensuite déclassé par l'autorité du président des États-Unis. Là, on va simplement avoir une recommandation qui va être émise, demandant à tous les directeurs d'agences de regarder s'ils ont des informations et de les envoyer en copie à l'archiviste des États-Unis pour qu'on puisse avoir un corpus de documents sur le sujet. Donc en fait, on va enlever toute la puissance de cette loi en gardant simplement la demande auprès des agences de ramener ces informations.
- Speaker #2
Mike Rounds, sénateur républicain, décembre
- Speaker #8
2023. Les lacunes de l'accord du comité de conférence sur lequel on vote maintenant étaient tout d'abord le rejet d'un comité d'examen à l'échelle du gouvernement composé de citoyens experts, nommés par le président et confirmés par le Sénat. Pour contrôler le processus d'examen des dossiers et recommander au président les dossiers qui devraient être divulgués immédiatement et ceux devant être reportés, et l'exigence... en tant que mesure de transparence pour le gouvernement, d'obtenir tout matériel provenant d'un pan récupéré ou les éléments biologiques qui auraient pu être fournis à des entités privées dans le passé et ainsi cachés au Congrès et au peuple américain.
- Speaker #2
Chuck Schumer, chef de la majorité démocrate au Sénat.
- Speaker #15
C'est absolument scandaleux que la Chambre des représentants n'ait pas collaboré avec nous pour adopter notre proposition de commission. de révision, laquelle, bien entendu, est par définition ici, bipartisan au Sénat. Désormais, cela implique que la déclassification des dossiers PAN dépendra largement des mêmes entités qui ont bloqué et obscurci leur divulgation pendant des décennies.
- Speaker #0
Mais il y a quand même une petite partie de cette loi, comme tu disais, qui a été votée. C'est bon, c'est voté. Oui,
- Speaker #1
elle est validée. Le système de transmission des informations auprès des archives nationales, qui est un peu la graine sur laquelle s'est créé le reste de la loi dans sa version précédente, a été conservé, il existe. Et ensuite, dans les lois futures, on pourra réarmer cette souche jusqu'à obtenir la version finale qui était prévue.
- Speaker #0
D'accord. Du coup, il y a tout un appareil politique qui est mis en marche là aux États-Unis, comme on vient de dire, et législatif. Est-ce que nous, en France, on n'est pas en train de prendre un petit peu de retard là-dessus ? Est-ce qu'on devrait s'y intéresser ? Où en sont en gros nos politiques par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Donc, on a eu le ministre de l'Industrie qui a répondu à la question, justement, généralement. à partir de la plateforme Agora. Et la réponse qui a été donnée, c'est que la plupart de ces objets sont en fait des mauvaises interprétations de la part des témoins. Ce qui en soi n'est pas faux. C'est-à-dire que dans 90% des cas, quand il y a une observation, c'est une mauvaise interprétation des informations qui sont disponibles aux témoins. N'empêche que dans 10% des cas, il s'agit réellement d'une plateforme anormale. Là où il y a des éléments plus intéressants, c'est auprès de la défense française, puisque lors d'un article pour le débrief, J'avais posé la question à l'ONERA de savoir s'ils avaient des dispositifs permettant d'enregistrer les déplacements de ces engins. Et l'ONERA avait répondu que potentiellement, oui, ils avaient des outils qui permettaient de les détecter, mais que de toute façon, comme ils ne présentaient pas de menaces immédiates, ils étaient ignorés par la défense.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et c'est une réponse qui est assez commune, en fait, dans l'ensemble des pays qui s'intéressent de loin au sujet. C'est que globalement, il y a tellement plus de menaces beaucoup plus urgentes. que ces petits objets dont on n'est pas certain s'ils ne sont pas des drones utilisés par le touriste du coin, près d'une base, et il n'a pas l'impression qu'il est d'une base, ou si ce sont des plateformes, mais qui ont l'air parfaitement inoffensives, du coup, passent vraiment au second rang des inquiétudes de la Défense nationale. Par contre, pour le renseignement, là, c'est beaucoup plus inquiétant. Dans une discussion avec Alain Juillet, l'ancien directeur des renseignements de la DGSE, il avait confirmé que oui, il y a un vrai problème de sécurité nationale quand vous avez des plateformes inconnues qui surveillent vos installations stratégiques. Même si ces plateformes ne semblent pas être hostiles, même si ces plateformes ne semblent même pas être armées, du fait même qu'elles observent vos installations stratégiques et que vous ne puissiez pas les intercepter, cela représente une faille dans votre sécurité nationale.
- Speaker #0
C'est marrant parce que du coup, quand on t'entend parler de la situation un petit peu, la perception en fait... on va dire des hautes autorités vis-à-vis des PAN, on se rend compte que ce n'est pas du tout le grand complot qu'on cherche à nous faire croire. On ne sait vraiment pas ce que c'est, ou en tout cas pour la majeure partie de ces grandes autorités, on ne sait pas ce que c'est.
- Speaker #1
Ça dépend à qui on parle. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de monde, beaucoup d'experts, beaucoup de scientifiques, beaucoup d'ingénieurs qui ont essayé de savoir s'il n'y avait pas des groupes dans leur gouvernement respectif, sur toute la planète. qui n'étaient pas au courant de ce qui se passait. Et à partir du moment où on considère que les États-Unis ont récupéré probablement des engins intacts, on peut se poser la question de savoir, avec un engin intact, on peut quand même savoir un paquet de choses en termes de niveau d'information.
- Speaker #0
D'ailleurs, je rebondis parce qu'on parle aussi d'international et de récupération d'objets. Dans les choses que Grush a déclarées, il n'y aurait pas que les États-Unis qui en auraient récupéré. Il ne cite pas d'autres nations, mais il sous-entend que ce sont au moins les deux autres. Super puissance.
- Speaker #1
Mais ça, ce n'est pas choquant. C'est-à-dire que de base, à partir du moment où il y a quelque chose qui se crache quelque part, tous les pays, s'ils supposent qu'il y a un niveau technologique à récupérer, vont essayer de le récupérer, même si c'est illégal. L'intérêt technologique est prime avant. Peu importe si ça crée des conflits diplomatiques après. C'est vraiment secondaire par rapport au fait de débloquer une arme de rupture qui vous permet de mettre en échec la moitié de la planète.
- Speaker #0
Et la France ? On en aurait récupéré ?
- Speaker #1
On a des moyens de projection. À l'heure actuelle, je n'ai aucune preuve de première main qui me permette de dire qu'on a ce type de programme en France.
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on peut attendre de l'avenir, on va dire, proche en 2024 ? Qu'est-ce qui peut se passer ? Qu'est-ce qu'on attend ? Aussi à plus long terme, à ton avis, comment va évoluer cette question ?
- Speaker #1
On voit déjà que le début de l'année 2024 a été déjà très chargé, puisque dès la rentrée des élus américains, on a eu les représentants Garcia, Burchett, Luna, tous pris la parole pour dire qu'ils continuaient leur enquête pour obtenir les informations de l'inspection générale sur les recherches. de Grosch et ses enquêtes auprès des témoins, c'est toujours en cours à l'heure actuelle. Grosch n'a toujours pas été entendu par ses représentants sous un format classé secret. Un des éléments auxquels il n'avait pas pu répondre publiquement, c'était l'emplacement de ses engins récupérés, l'emplacement des corps récupérés, la liste des personnes qui ont travaillé sur ces engins. Tout ça, ce sont des informations qu'il a dit connaître, mais qu'il ne pouvait dire que dans un format classé. À l'heure actuelle, ce briefing classé secret ne s'est toujours pas déroulé.
- Speaker #10
D'accord.
- Speaker #1
Donc ces informations n'ont toujours pas été transmises. Par contre, on sait qu'il y a plusieurs moyens de faire passer des informations. Vous pouvez le faire passer dans un briefing secret. Vous pouvez aussi les faire passer anonymement avec des lettres. Il y a une source aux États-Unis qui a fait clairement comprendre au département de la Défense que de toute façon, les informations avaient déjà été transmises aux élus qui avaient les accréditations de sécurité. par le biais de ces lettres anonymes.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler de la Fondation SOL ?
- Speaker #1
La Fondation SOL, c'est un peu une sorte de groupe de lobby scientifique qui a pour but d'encourager la recherche et les politiques visant à renforcer l'étude et la déclassification d'informations sur les plans. Au départ, il a été fondé avec David Grosch, mais il est surtout incarné par le Dr. Scavitch et le Dr. Nolan. Le but de SOL est vraiment de proposer une recherche scientifique sur le sujet des pans, un peu comme ce qui a été fait par le projet Galiléo, qui est basé à Harvard par le docteur Asley Loeb, qui cherche à installer des observatoires spécifiques pour les pans sur le territoire américain, récupérer des débris possibles en mer, et examiner dans l'espace, dans le système solaire, des objets qui pourraient être des sondes. qui traverseraient le système solaire et qui pourraient essaimer justement ces ovnis sur Terre pour mener des opérations d'observation.
- Speaker #2
Avi Lüb, astrophysicien et directeur du département astronomique d'Harvard.
- Speaker #17
Vous savez, j'écris des articles scientifiques, je publie, et à vrai dire, je vais où les preuves me mènent, c'est tout ce que nous faisons. Ce que je trouve étrange, c'est que de nombreux scientifiques résistent à cette démarche de collecte de preuves. Non seulement ils ne s'y engagent pas, mais ils la rejettent, affirmant que c'est une perte de temps. Ce à quoi je réponds, laissez faire les pros. Laissons la science se faire comme elle doit se faire.
- Speaker #18
Just sit back and relax. Let the science be done the way it should be done.
- Speaker #0
Donc, on a des professeurs d'Harvard, on a énormément de scientifiques, on a des membres du Congrès, on a des pilotes de chasse, des généraux, des amirals, qui s'accordent plus ou moins à reconnaître toute la réalité de ce dont on vient de parler. Soit ces gens perdent tous la boule en même temps, soit c'est un grand complot, soit il y a vraiment quelque chose dont il faudrait commencer à parler un petit peu sérieusement.
- Speaker #1
À l'heure actuelle, on a beaucoup de mal à voir les traces d'un tel complot. Et si complot il y a, il est extrêmement inefficace, puisque parmi les plus grands scientifiques de la planète qui travaillent sur le sujet maintenant, on a de plus en plus de groupes d'études. non seulement aux États-Unis, mais en Allemagne, en Russie, en Chine aussi, maintenant au Japon aussi, avec très récemment le député Yoshihiro Asakawa, qui a interrogé le ministre de la Défense japonais sur le sujet. Le ministre de la Défense japonais a dit, oui, c'est un sujet important et il faut absolument qu'on sécurise notre espace aérien contre ces objets. Donc, on voit que si complot il y a, il est extrêmement inefficace, en fait.
- Speaker #0
Est-ce que je peux te demander ce qu'est ta conviction profonde à toi, par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Je préférerais vraiment que ce soit pas humain. Parce que si c'est humain, ça veut dire qu'il y a eu une percée technologique monstrueuse qui a été faite dans les années 50-60, qu'on a tenu complètement détaché de l'ensemble de la population humaine, alors qu'on parle de niveaux d'énergie qui sont presque infinis par rapport à ce qu'on a à l'heure actuelle. On parle de la capacité de se déplacer dans le système solaire en quelques minutes. C'est-à-dire qu'on n'a plus aucun problème de ressources du tout. Et à côté de ça, pour la peine, la mise en place d'un complot pour faire penser que ce soit extraterrestre. Et donc mener des opérations de déstabilisation psychologique auprès de la population pour leur faire penser que ces pensées sont extraterrestres. Donc j'ai envie de dire que la situation la pire serait que ce ne soit pas extraterrestre. Parce que ça veut dire que là, on a atteint un niveau d'éthique extrêmement bas.
- Speaker #0
Si ce n'est pas extraterrestre, que c'est le complot dont tu viens de nous parler, que c'est effectivement des objets qui sont fabriqués par l'homme, Pourquoi ce secret ? Pourquoi on garderait ça secret ?
- Speaker #1
Ça malheureusement c'est logique. C'est-à-dire que s'il y a eu cette percée technologique dans les années 40-50, vous n'avez... Aucun, mais aucun intérêt à en parler. Quand on a entendu parler des bombardiers furtifs B2, c'est qu'ils étaient déjà obsolètes en fait. C'est-à-dire que vous n'entendez parler des technologies militaires que quand la version suivante de la technologie militaire est déjà en programmation à l'intérieur. Et du coup, il n'y a plus d'intérêt à maintenir un tel niveau de secret parce que le niveau de secret coûte extrêmement cher à maintenir. Et il marche très très bien encore à l'heure actuelle, on a des secrets couverts par les États-Unis qui ne verront jamais la lumière du jour. Tous ceux qui disent qu'un secret finit toujours par fuiter, non, absolument pas. Ça fait des siècles qu'on sait comment fonctionnent les renseignements. Il y a des secrets d'État qui ne verront jamais le jour. Donc là-dessus, c'est ce qui laisse penser parfois qu'il y a des complots, c'est qu'il y a des vrais secrets d'État qui feraient énormément de dommages s'ils étaient connus au niveau du public. Là où ce serait vraiment inquiétant, c'est si l'ensemble de ce complot, mais qui serait absolument gigantesque, parce qu'on parle d'un complot qui aurait duré sur 70 ans, retournant la population contre elle-même, on serait vraiment extrêmement bas en termes d'éthique si c'était le cas.
- Speaker #0
On vient de couvrir énormément de choses. C'était passionnant. Merci, merci beaucoup. Je pense qu'on va essayer de s'intéresser à d'autres choses dans d'autres épisodes avec d'autres invités. Mais je serais ravi qu'on reparle ensemble plus tard d'un autre aspect du phénomène. Merci, merci beaucoup Baptiste.
- Speaker #1
Un grand plaisir.
- Speaker #0
C'est un grand plaisir de t'avoir eu dans ce premier épisode. Et je le rappelle, tu as une chaîne. Youtube notamment, où tu décortiques tout ça, où tu parles de tout ça, tu as des dizaines et des dizaines d'heures d'épisodes. C'est passionnant pour tous ceux qui seraient un petit peu curieux et qui voudraient approfondir après tout ce qu'on vient de raconter. Je te dis une dernière fois merci.
- Speaker #1
Ça a été un réel plaisir.
- Speaker #0
Bonne soirée.
- Speaker #1
Bonne soirée. Salut.
- Speaker #0
Et voici donc pour ce premier épisode. Si vous démariez de zéro, je sais que ça peut faire un peu beaucoup. Il se trouve que le lendemain de cette interview, le 12 janvier dernier, L'inspecteur général a reçu 16 membres du Congrès dans un SCIF. Un SCIF, c'est une chambre sécurisée dans laquelle on peut communiquer des informations extrêmement sensibles. Eh bien, l'inspecteur général a briefé ces 16 membres du Congrès sur certaines des allégations de Grosch. Alors, par définition, les personnes qui étaient présentes dans cette chambre sécurisée n'ont absolument pas le droit de parler de ce qui s'est dit. Mais voici néanmoins quelques réactions que des journalistes ont pu glaner à la suite de ce meeting.
- Speaker #2
Réaction de représentants démocrates et républicains. suite à un briefing classifié sur les pans,
- Speaker #12
janvier 2024. Je pense qu'il est raisonnable de dire que chacune des personnes présentes dans cette pièce a obtenu de nouvelles informations.
- Speaker #14
Contrairement à la précédente, cette réunion a vraiment fait avancer les choses.
- Speaker #5
Je crois qu'il dit la vérité. Je pense que c'est un témoin crédible.
- Speaker #12
Étant donné que nous étions dans une chambre sécurisée, je ne peux pas vous dire ce qu'a été le point le plus important. Mais ce que je peux vous dire... c'est que ça a permis d'apporter une certaine validité à ce qui a été dit.
- Speaker #0
2023 a été particulièrement riche sur la question des pans. Comme je vous le disais, c'est ça qui m'a poussé à lancer cette série d'interviews. Mais a priori, on est en droit d'en espérer tout autant les années à venir. D'autres audiences publiques sont prévues, d'autres témoins sont attendus, d'autres éléments vont nous être révélés petit à petit. Si vous souhaitez suivre un peu cette actualité, vous pouvez vous abonner à cette chaîne, vous pouvez nous suivre sur Instagram. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les laisser en commentaire, je serais ravi d'essayer d'y répondre. Dans le prochain épisode, on parlera de l'étude technique et scientifique d'EPAN avec Luc Digny, qui est ingénieur aéronautique, missiles et radars, mais qui est aussi le président de la commission Sigma 2, qui étudie les cas les plus étranges. Merci beaucoup pour votre attention, j'espère que ça vous a plu. A très bientôt.