Speaker #0Pendant des années, mon rapport à mon poids et à mon corps a été un cycle de montagne russe. Enfant, on ne peut pas dire que j'étais en surpoids, mais vers 16 ans, à l'entrée au lycée, je fais mes premiers régimes. C'est pour perdre quelques kilos parce que je ne suis clairement pas en surpoids. Je sais, jusqu'à 20 ans, je suis plutôt mince. Et vers 25 ans, après une relation de couple, j'ai à peu près 10 kilos de plus. Séparation, perte de poids. 29 ans, donc je tombe enceinte de ma fille. Là, je prends dans les 20 kilos. Mais je les prends plutôt bien au final, parce que je prends vraiment essentiellement au niveau du ventre. plutôt contente. On ne voit même pas de dos que... Enfin, si je suis de dos, on ne voit même pas que je suis enceinte. Mais par contre, après l'accouchement et pendant l'allaitement, au lieu de perdre, moi, je prends du poids. Je m'ennuie, donc je mange, je déprime un peu et ouais, je prends du poids. Et quatre ans après, ma deuxième grossesse pour mon fils, je n'ai pas perdu ce... ce poids. Donc, j'arrive avec un bagage plutôt lourd. On me demande même si j'attends des jumeaux, ce qui est très, très vexant. Et puis, séparation avec le père de mes enfants. Et là, pareil, je repère du poids. Je reste encore quelques années mince. Toujours pareil. On va dire 3, 4 ans. Et puis, nouvelle reprise. Et puis quand j'y pense, avec le recul, ça fait comme un cycle en fait. Je perdais, je reprenais, je reperdais. Mais sauf qu'en fait, à chaque nouvelle fois où j'ai fait yo-yo, je repartais d'un peu plus haut que la fois précédente. À l'approche de mes 50 ans, j'ai commencé à ressentir le besoin de changer certaines choses dans ma relation à ma santé. Parce que... L'été dernier, en août 2025, on part en vacances en famille à Blanès, en Espagne. Et c'est une ville où ça monte beaucoup. J'avais programmé des activités, et notamment la visite d'un jardin botanique qui est magnifique, qui est en hauteur. Et quand tu y es, tu surplombes la mer, c'est vraiment très beau. Et là, j'ai tout le monde qui marche devant moi, et moi je suis derrière. complètement essoufflée. Franchement, je sens vraiment que ce n'est pas possible. Et je me dis non, en fait. Je me dis que je vais avoir 49 ans fin août. Et là, je réalise que j'ai déjà vécu une grosse partie de ma vie et que j'ai envie d'être encore là pour mes enfants. Mais être là, mais surtout en bonne santé, parce qu'à ce moment-là, je ne me sens pas en bonne santé. On rentre de vacances et là, je me pèse et je réalise que je suis passé dans l'obésité de classe 2. Je fais des examens, prise de sang, j'ai du cholestérol. Et puis derrière, mon médecin me met en garde contre les antécédents familiaux importants qu'il peut y avoir dans la famille du côté de ma mère, à savoir diabète, hypertension, des problèmes vasculaires. Et c'est plutôt ça, en fait, qui déclenche mon déclic. Alors oui, la balance a été un choc, bien évidemment. C'est de me dire, là, je suis en train de charger le sac à dos, en fait, encore plus. Donc, je décide de me reprendre en main, comme on dit. Donc, je vois un médecin nutritionniste, on fait un rééquilibrage alimentaire, je masquerai la salle. Bon, la salle, au début, c'est compliqué. Donc, je marche surtout le soir après le travail. Avant de commencer ce traitement, les émotions que j'associais le plus à mon poids et à mon corps étaient plutôt de la lassitude, de la frustration, de la culpabilité et même parfois carrément une sorte de résignation. Pendant des années, j'ai fait des régimes et c'était toujours la même chose. Mange moins et bouge plus. Sauf qu'après les vacances en Espagne... J'ai vu un médecin nutritionniste, je fais tout ce qu'on me dit. Je fais très peu d'écarts, vraiment, je m'y tiens. Et pourtant, je ne perds que quelques kilos. Je perds, je crois, 3 kilos, un truc comme ça. Et j'ai vraiment l'impression que mon corps ne veut plus. Il ne répond plus aussi bien qu'avant. Ça va au-delà du sentiment de ne plus aimer son corps. Je ne sais même plus comment faire pour le changer. Lorsque je commençais ce traitement en mars 2026, ce que j'espérais pour moi, au-delà du poids, c'était être en meilleure santé. Clairement. Pourquoi ? Parce qu'en janvier 2026, ma mère a des gros problèmes de santé. Alors qu'elle n'a pas de problème de surpoids, mais il y a ses antécédents familiaux dont je parlais tout à l'heure. Et ça m'envoie encore davantage au fait que si elle s'en prend... problèmes de poids, elle peut avoir des problèmes de santé. Moi, si j'ai ça, ça va être pire, quoi. Ça va être pire qu'elle puisqu'on charge un peu plus la mule, comme j'ai dit tout à l'heure. On met ça, on me parle des GLPA. Et franchement, sur le coup, je ne dis pas oui. On est en janvier, j'en ai envie, mais en même temps, ça me fait quand même peur. Donc, je me renseigne énormément, je lis notamment tout ce qui se passe sur le marché américain. qu'ils ont un peu plus de recul que nous. Les effets secondaires, je mesure le bénéfice-risque. Et puis je pense toujours que les études disent que c'est certainement un traitement à vie. Donc tout ça, ça me freine un peu. Et puis je réfléchis pendant deux mois. J'en parle avec ma mère, qui a du diabète et qui a été infirmière en diabétologie pendant plus de 40 ans. Elle n'est pas favorable au départ. Et puis... Et puis finalement, je lui donne des arguments. Et finalement, je dis oui. J'ai peur, mais j'y vais. Parce que derrière ça, mon envie de vivre en bonne santé et vivre bien, elle est plus forte que cette spirale dans laquelle je suis. Dans les premières semaines, j'ai découvert que ce parcours... il ne me concernait pas seulement mon poids, mais aussi le regard. On peut dire le regard des autres. Donc, je commence le 3 mars 2026. Le regard des autres, le regard sur soi même. Le regard sur ce parcours. Donc, je commence du coup le 3 mars 2026. Déjà, la première étape vraiment qui est bizarre, c'est d'aller chercher son traitement à la pharmacie. Parce que, dans le regard du pharmacien, t'as l'impression que t'as choisi la facilité tu sens que... et puis ensuite la première injection moi qui n'aime pas particulièrement les aiguilles je prends le temps, je lis, je relis la notice et puis je pense aux effets secondaires dès qu'il y a un truc qui va... Je choisis de me piquer le soir du coup, parce que je me dis après manger. Comme ça, je me dis qu'au moins, après, si j'ai des effets secondaires, au moins, je suis en train de dormir. Et ils seront peut-être moins forts, du coup, si je suis en train de dormir. Et puis, je repense à mon médecin qui m'avait aussi prescrit des médicaments pour les effets secondaires. Et je me dis, waouh, voilà, diarhéne, osée. Et je lui dis, mais... Si je commence à avoir des effets secondaires comme ça tout le temps, je ne vois pas comment je vais, au quotidien, comment je vais continuer à travailler, à gérer ma maison, à être une maman et puis avoir aussi une vie sociale. Au départ, j'en parle peu, mais mes enfants évidemment et mon compagnon, ils le savent parce que j'en parle à cause des effets secondaires éventuels. Mais par exemple, mes parents, j'en parle pas à eux non plus. C'est un peu, ouais, on a un peu l'impression de devoir se cacher, quoi. En discutant du coup avec d'autres personnes sous GLPA sur les réseaux, en fait, je me rends compte que ce sentiment de se cacher, de ne pas en parler, en fait, on est énormément, on est beaucoup plus nombreux à ne pas... l'avoir dit ou en avoir très peu parlé que l'inverse. Et là, je me dis waouh ! Je prends conscience que ce n'est pas normal, en fait. Le changement de mon appétit et de ma relation à l'alimentation, ça m'a fait ressentir en fait une vraie... On pourrait dire une vraie rupture avec tout ce que j'avais appris pendant des années de régie. Parce que le vieux réflexe, c'est pour perdre du poids, tu manges moins. En fait, au fur et à mesure du parcours, je comprends que ce n'est pas ça. Non, il faut manger suffisamment, mais surtout, il faut manger mieux. Ça paraît bête, il y en a pour qui c'est logique. Mais moi, je pensais que pour maigrir, il fallait surtout manger moins. Et en fait, c'est surtout apporter à son corps ce dont il a réellement besoin. Et puis du coup, comme je vais au sport... Du coup, je ne peux pas manger moins parce qu'il faut que je mange pour avoir suffisamment d'énergie pour aller au sport, pour ne pas perdre de masse musculaire. Et là, il y a un switch mental qui pèse de manger moins à manger mieux. Et j'essaye aussi de ne pas trop me restreindre parce que je veux garder cette vie sociale, parce que j'ai toujours en tête que ça peut être un traitement à vie. et qu'il faut que je le vive au mieux. Au quotidien, entre la fatigue, le sport, le travail et les sorties, j'ai dû apprendre à faire rentrer le traitement dans ma vie, l'intégrer, plutôt que de faire tourner ma vie autour du traitement. Dans le sens où c'est pour ça que je n'ai pas choisi au hasard mon jour d'injection et je n'ai pas changé en fait. J'ai toujours continué à travailler, à être maman, à sortir, à aller au restaurant. mais tout en apprenant à mieux comprendre comment mon corps pouvait réagir. Par exemple, pour le sport, j'ai commencé vraiment doucement. J'ai commencé avec de la marche, après un peu de vélo assis à la salle, un peu de cardio et puis progressivement un peu d'elliptique. On fait travailler les bras et les jambes. Et ensuite, le renforcement musculaire. Et le truc le plus drôle avec le renforcement musculaire, c'est le fait d'être sur des machines. de soulever des poids, c'est qu'au départ, quand je fais les premières séances, j'ai vraiment l'impression de me voir de l'extérieur. Et pourquoi je dis ça ? Parce que quand j'allais à la salle et que je voyais des gens soulever des poids, je me disais toujours, mais jamais je ferais ça. Je ne comprenais pas le truc. Pour moi, c'était pour se dessiner des muscles, faire du bodybuilding. Je n'avais pas du tout compris ça. Et là je comprends aussi que du coup mon rapport au sport, lui aussi en fait il est en train de changer. Le regard des autres sur mon corps et sur mon poids, ça a provoqué chez moi beaucoup de questionnements. Parce que quand t'es en obésité, les gens ils ont toujours des conseils. Oui, tu devrais faire ci, tu devrais faire ça, essaye ci, essaye ça, ah tu devrais pas manger ça, etc. Et curieusement... Tu te dis que quand tu maigris, ça va s'arrêter. Et ben non, en fait... En fait, ça continue. Et là, on va te dire, ah, t'as beaucoup maigri quand même. Ah ben, ce serait peut-être bien... Ben là, il ne faudrait pas plus se maigrir. Donc, c'est vraiment assez bizarre. Et même toi, en fait, t'as beau avoir tes vêtements, tu vois bien que t'as maigri, mais je me souviens d'une fois à la salle de sport où j'étais dans les vestiaires, parce que c'est assez rare en fait. Après le boulot, je passe toujours à la maison et je mets ma tenue à la maison et je vais au sport. Mais une fois, en fait, je n'avais pas eu le temps. Du coup, je m'étais changée à la salle et là, il y a des miroirs de partout. Dans le vestiaire, je me suis fait la réflexion en me regardant en me disant « Waouh, mais effectivement, tu es beaucoup affinée. » Et c'est vrai que c'est assez bizarre. Sans se dire « Waouh » , mais juste en se disant « Ouais, effectivement. » Mais on se voit toujours quand même un peu en surpoids. Et c'est vrai qu'avec le temps, mon propre regard sur mon corps... Il a commencé à évoluer, mais il a évolué beaucoup plus lentement que mon corps lui-même. J'ai vraiment mis beaucoup de temps à réagir. Depuis mon pôle plus haut, j'en suis à 24 kilos de perdu. Mais je n'arrive quand même pas à me voir comme les autres me voient. Là d'ailleurs, je n'ai pas acheté de vêtements. Je crois que j'ai acheté un t-shirt pendant tout mon parcours, depuis six mois. Déjà parce que... Pour avoir l'habitude d'avoir fait yo-yo, j'avais pas mal de tailles un peu plus petites dans mon armoire. Et il m'a fallu six mois, j'ai terminé je crois fin août, je crois après mon anniversaire, après mes 50 ans, le tri des affaires vraiment en grande taille et de me dire bon là il faut les donner. Mais voilà il m'a fallu quand même six mois. Je garde encore, là j'ai une robe. qui est encore en XL, mais que je continue à porter. On peut dire que le corps, il change, mais l'image de soi, elle a besoin d'avoir beaucoup plus de temps pour poursuivre. La confiance que j'ai peu à peu retrouvée, elle s'est manifestée dans ma vie par des choses, par exemple, que je ne pensais jamais faire. Aller régulièrement à la salle, comme je disais, et puis faire du renforcement musculaire. Et plus voir le sport comme quelque chose qu'il faut faire pour maigrir, le voir vraiment comme une routine. Et puis surtout, de voir que je me sens bien après avoir fait ma séance de sport. Et à contrario, ça m'embête vraiment quand je ne la fais pas. Puis la deuxième chose, c'est parler. Parler de mon parcours. En parler publiquement. Échanger aussi avec les autres. Oui, échanger avec les autres. Apprendre beaucoup aussi des autres. On se retrouve effectivement autour de ce questionnement sur notre santé, cette souffrance. On a quand même pas mal de choses en commun, mais chaque parcours reste quand même différent. Et chaque histoire aussi touche. d'une manière particulière. Et puis, il y a aussi des moments de doute et de questionnement où on se demande si on a fait le bon choix. Alors, la question a été déjà présente avant le commencement, puisqu'on pense forcément aux effets secondaires, aux conséquences aussi du traitement. Et puis, de se dire que s'il faut, c'est un traitement à vie. Et puis, il y a comme... Comme tout parcours, les plateaux, les reprises, les jours où tu es fatigué. Et puis une fois que tu commences à être bien lancé dans le parcours, tu penses à l'après et tu penses au maintien. Surtout quand tu as fait yo-yo comme ça toute ta vie, tu te dis, combien de temps ça va tenir ? Mais la différence, c'est qu'aujourd'hui, je me sens beaucoup plus forte et beaucoup plus sereine. Parce qu'en fait, ce parcours m'a fait comprendre énormément de choses sur moi. Je ne suis pas dans une course, en fait. Si je dois garder cette routine toute ma vie, c'est OK. Je n'ai pas de problème avec ça. Ce que j'aurais aimé entendre davantage au début de ce parcours, c'était « tu n'es pas seul et tu n'as pas choisi la facilité » . Oui, clairement. Et que le traitement, ce n'est pas une baguette magique. Et qu'on n'est pas qu'un chiffre sur une balance. Et aussi, être rassurant et bienveillant. On peut continuer à travailler, à être parent, à sortir, à aller au restaurant. Il faut prendre son temps pour pouvoir vivre ce parcours dans les meilleures conditions possibles. Et j'aurais aimé justement... avoir des témoignages en ce sens, qui auraient pu m'expliquer plus la vie autour du traitement, pas juste le traitement. Ça aurait été bien. Aujourd'hui, mon rapport au poids est devenu clairement beaucoup plus apaisé. Je me pèse quand même une fois par semaine, ça pourrait paraître un peu strict. L'année dernière, quand j'ai atteint mon poids le plus élevé, ça faisait un moment que je faisais l'autruche et que je montais plus sur la balance. Je le fais, c'est vraiment plus pour dire, je le fais, je le fais ça le mardi matin, le même jour que mon injection. Aujourd'hui, s'il y a des petites reprises sur la balance, ça ne me déprime pas. Je ne me dis pas, ouais... C'est foutu aujourd'hui, ça fait partie du parcours et c'est comme ça, ça ne va pas me déprimer. Parce que mon premier objectif en fait c'était de sortir de l'obésité et aujourd'hui j'en suis sortie. Je ne suis quasiment même plus en surpoids médicalement parlant, mais je ne veux pas non plus remplacer l'obsession du poids par celui de l'IMC en fait. Là je le vois, je... Je peux aller au sport, mes résultats sanguins sont bons. Je ne suis plus essoufflée quand je monte des escaliers. Je peux faire mes lacets. Là, je continue parce qu'avec mon médecin, on va plus aller chercher la graisse viscérale par rapport à mes antécédents familiaux. Parce que j'étais quand même composée à plus de 50% de gras. Mais le poids, aujourd'hui, c'est plus un indicateur que... quelque chose que je surveille. La Grèce, oui, beaucoup plus. Et ce parcours, il m'a aussi donné envie de créer quelque chose pour d'autres personnes. Parce que très rapidement, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose. Premièrement, par rapport aux effets secondaires, parce qu'il y a d'autres solutions qui peuvent aider dans le quotidien. Et la deuxième chose, c'était le besoin de parler avec des gens. qui vivent réellement la même chose. Et quand j'ai regardé ce qui existait sur les réseaux et dans les groupes, il y avait beaucoup de choses intéressantes, mais ce n'était pas toujours très bienveillant et pas autant structuré que je l'aurais voulu. Et puis, j'avais clairement envie d'autre chose. Je voulais un endroit où... On puisse vraiment partager son expérience sans jugement. Tu peux trouver des informations, des astuces, des recettes, parler de ton quotidien, de tes débuts, de tes peurs, mais aussi de l'après. Mais en revanche, toujours avec une limite très, très claire, on n'est pas des médecins et rien ne remplace le suivi médical. C'est plus du soutien, du conseil. Et c'est comme ça qu'a Ausha. Et Ausha, au fond, si je devais résumer, c'est vraiment l'endroit que j'aurais aimé trouver quand j'ai commencé. Ce que je veux avec Ausha, c'est vraiment changer le regard sur le parcours GLP1. Parce que derrière le traitement, déjà, il y a une personne. Et puis, il y a des changements, des doutes, des peurs. Et surtout, des personnes qui continuent à vivre. Si je pouvais parler aujourd'hui à la Karine qui était au début de ce chemin, je lui dirais... Mais pourquoi t'as pas fait ça avant ? Mais bon, finalement non, parce que je pense que je l'ai fait au bon moment. Alors au bon moment, pas forcément en termes de temps, mais au bon moment par rapport à ce cheminement que j'ai fait dans ma tête. Parce que si j'avais pas vécu peut-être toutes ces montagnes russes avec mon poids, j'en serais pas là aujourd'hui et je suis pas sûre qu'à 30 ou 40 ans, j'aurais abordé le parcours de la même manière. Parce qu'à 50 ans en fait... L'objectif n'était pas d'être plus mince, clairement. C'était vraiment prendre soin de ma santé et vivre.