- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans les éclairages d'Etat d'âme, une capsule du podcast dédiée à l'information, à la prévention et à la compréhension des thématiques liées à la santé physique, mentale et au bien-être. A travers ces épisodes, des professionnels de santé, spécialistes, praticiens hospitaliers, experts du bien-être... viennent partager leurs connaissances, leurs expériences de terrain et leurs conseils autour de sujets qui touchent directement le quotidien des femmes. Dans les éclairages d'Etat d'âme, nous prenons le temps d'explorer des thématiques précises avec des regards professionnels, accessibles, pédagogiques et humains. Je vous laisse maintenant découvrir l'invité du jour et le thème de cet épisode. Vous êtes sur Etat d'âme, le podcast au cœur de votre santé. Excellente écoute. Bonjour docteur, merci beaucoup d'être avec nous sur Etat d'âme. Alors nous allons rentrer dans le vif du sujet. Lorsque des patientes parlent d'alimentation émotionnelle, qu'est-ce que cela vient souvent révéler selon vous de leur état global ?
- Speaker #1
Généralement pour moi ça évoque qu'il y a un déséquilibre. Qu'il y a soit au niveau psychologique un mal-être, donc du stress, qu'il soit aigu ou bien qu'il soit chronique, de l'anxiété, un trouble de l'humeur, une humeur plutôt... dépressif, en tout cas, il y a quelque chose au niveau psychologique qu'il faut creuser, s'assurer que tout va bien. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, ça me fait également penser à, je n'ai pas envie de dire un trouble de l'alimentation, mais il faut questionner l'alimentation de la patiente. Comment est-ce que vous mangez ? Qu'est-ce que vous mangez ? Est-ce que vous mangez sainement ? Est-ce que vous mangez pas sainement ? Est-ce que vous avez de l'appétit ? Parce que ces compulsions alimentaires et l'alimentation émotionnelle peuvent également venir de cet aspect-là, c'est-à-dire de l'aspect plutôt alimentaire. Donc, si une patiente vient avec une alimentation émotionnelle, je questionne tout. Je questionne beaucoup de choses pour éventuellement essayer de comprendre d'où vient l'origine de cette alimentation émotionnelle. C'est vrai que c'est quelque chose d'assez fréquent. Franchement, les patientes l'évoquent souvent. C'est besoin de manger pour calmer des émotions. Ou bien parfois, elles utilisent le terme manger. j'ai besoin de manger mes émotions, ça me fait du bien, ça me calme, ça m'apaise. C'est-à-dire qu'il y a une souffrance, il y a quelque chose, et que l'alimentation vient agir comme un soulagement, quelque chose qui soigne, qui fait du bien. Donc c'est vraiment le reflet de quelque chose qui ne va pas, et donc il faut vraiment creuser.
- Speaker #0
Justement, en creusant un peu plus loin, quels sont les signaux qui vous font comprendre qu'il ne s'agit pas uniquement de nutrition, mais plutôt d'un déséquilibre plus large ?
- Speaker #1
Alors généralement, l'alimentation émotionnelle, ce n'est pas uniquement lié à la nutrition. Généralement, c'est vraiment le signe d'un déséquilibre plus large, donc de fatigue, de stress, etc. Parce que déjà, quand la patiente va expliquer comment survient ces moments d'alimentation émotionnelle, elles vont très souvent le raccorder à une émotion. Elles vont très souvent le raccorder à une sensation physique. Elles vont dire, voilà, j'étais stressée, ou bien c'est des moments typiques de la journée où il se passe ça, et où ça me provoque ça, et du coup, j'ai fait du bien. L'alimentation émotionnelle va survenir parfois dans des moments spécifiques de la vie, où il y aura eu un changement. Il y aura eu un changement d'environnement, il y aura eu un changement psychologique, il y aura eu des changements qui vont entraîner un mal-être, qu'il soit physique ou bien qu'il soit psychique, il va avoir un impact sur le... sur les émotions et donc qui va entraîner cette alimentation émotionnelle. Très souvent, c'est le signe d'un déséquilibre, on va dire, qui est au-delà de la nutrition. Et puis, ça va de pair, c'est-à-dire que pour pouvoir aider à gérer cette alimentation émotionnelle, on va aussi travailler sur l'alimentation parce que généralement, quand il va y avoir un trouble, enfin un trouble, j'ai envie de dire... de la fatigue ou bien beaucoup de stress, etc. Généralement, ça va avoir un impact sur l'alimentation, va avoir un impact sur le mode de vie. Et donc, par conséquence, l'alimentation ne va pas toujours être optimale et donc, du coup, peut favoriser cette alimentation émotionnelle. Donc, c'est plus que les deux vont de pair ensemble. C'est-à-dire que l'un impacte l'autre et l'autre impacte le premier. Donc, il y a vraiment une relation un petit peu, j'ai envie de dire, bidirectionnelle entre les deux. Et donc, c'est vrai qu'en tant que médecin ou bien que nutrithérapeute, on va agir, enfin on va... On va chercher à agir sur les deux concerts, c'est-à-dire on va vraiment essayer d'observer s'il y a un problème psychologique de référé pour qu'il soit pris en charge, pour pouvoir aussi travailler sur le mode de vie, l'alimentation, etc. Les signaux, généralement, ça va vraiment être ce que rapporte la patiente. On va se fier à l'anamnèse et on va vraiment comprendre qu'il y a vraiment un déséquilibre plus large qui mène à cette alimentation émotionnelle. Et... Et bon, parfois, c'est rare en fait où ce n'est pas le cas. Parce que généralement, ce n'est pas seulement un problème de nutrition, c'est vraiment un problème émotionnel, psychique, etc. qu'il faut traiter.
- Speaker #0
Lorsque vos patientes parlent de leur rapport à l'alimentation, quelles sont les émotions qui reviennent le plus souvent chez elles ?
- Speaker #1
Les émotions qui reviennent le plus quand les femmes parlent de leur alimentation, déjà, la première chose qui revient très régulièrement, c'est la culpabilité. La culpabilité de ne pas réussir à bien manger, d'avoir pris du poids, de ne pas réussir à perdre du poids, ou bien au contraire, de ne pas réussir à en prendre. La culpabilité de ne pas réussir à manger sainement, à manger correctement, ou bien s'il y a des compulsions alimentaires, si justement on en parle de l'alimentation émotionnelle, le fait de ne pas réussir à se contrôler, entre guillemets. Donc la culpabilité, je dirais que c'est vraiment une émotion qui revient très très souvent. Ensuite... Une autre chose qui revient souvent, c'est l'anxiété, la peur de ne pas réussir, de ne pas réussir à changer son alimentation, de ne pas réussir à perdre du poids, de ne pas y arriver. Ça aussi, ça revient souvent. Ce sont des femmes aussi, par rapport à leur alimentation, qui se mettent la pression. Elles parfois se mettent en tête des objectifs très difficiles à atteindre et elles se mettent beaucoup de pression pour y arriver, quitte à faire des régimes ou bien manger d'une certaine manière qui n'est pas nécessairement bénéfique pour leur santé, pour leur corps. Voilà, il y a ce besoin de changement, cette envie d'arriver à changer son alimentation. Il y a également le contrôle. Elle contrôle ce qu'elle mange, elle contrôle quand est-ce qu'elle mange. Et du coup, parfois, ça peut amener justement à des pertes de contrôle qui sont difficiles à gérer pour elles. Donc voilà, je dirais qu'au niveau des émotions, c'est un petit peu ça que je retrouve. Mais vraiment, l'émotion prépondérante pour moi, c'est la culpabilité. Parce qu'il y a aussi le fait que quand on parle d'alimentation, on parle aussi de poids. Généralement, ça va ensemble. Et ce sont des femmes qui parfois reçoivent des remarques de l'extérieur, de leurs proches, de leur famille. Ça leur fait perdre confiance en elles. Et puis elles se sentent coupables d'en être arrivées là, entre guillemets. Elles pensent que c'est leur faute. Donc voilà, c'est vraiment ça qui revient souvent par rapport au rapport qu'ont les femmes avec leur alimentation. Et il faut savoir que vraiment, l'alimentation a un rôle très important dans... Dans la vie de tout le monde, mais les femmes, c'est plus particulier parce qu'il y a vraiment ce rapport au poids, ce rapport à l'image de soi, et puis ce que ça renvoie à la société, ce que ça renvoie aux proches. Et puis on fait très facilement des commentaires aux femmes, abattent à prix du poids, abattent à maigrie, etc. Et ça, ça les impacte beaucoup, c'est normal.
- Speaker #0
Est-ce que vous observez une évolution du lien à l'alimentation lorsque les femmes traversent certaines périodes de vie, comme le postpartum par exemple ?
- Speaker #1
Pendant le postpartum, il y a effectivement une évolution du lien à l'alimentation. Alors... pas pour toutes les femmes bien sûr, mais c'est vrai que c'est des périodes où on parle plus souvent d'alimentation que d'autres, notamment pour la perte de poids, pour également l'allaitement. Il y a des femmes qui font attention à ce qu'elles mangent pour que l'allaitement se passe bien, pour que le lait soit de bonne qualité. Il y en a d'autres, à l'inverse, qui font des régimes hyper drastiques, qui vont retirer certaines catégories d'aliments. Parce qu'elles ont entendu des choses sur si on mange telle chose, le lait ne va pas être bon, le bébé ne va pas aller bien. Donc parfois, on se retrouve avec des femmes qui, par exemple, ne mangent plus de légumes ou ne mangent plus de légumineuses parce qu'elles ont peur de donner des coliques à leur enfant. Et donc, c'est des femmes qui sont constipées, qui souffrent de constipation, qui ont vraiment une alimentation qui n'est pas du tout équilibrée et donc qui ne vont pas bien physiquement. Il y a des femmes également pour qui l'alimentation n'est pas du tout un problème. Elles continuent leur vie, elles mangent comme elles veulent. Et puis au bout de certains, certains nombres de mois, elles viennent et puis elles me disent « Ok, là, il faut vraiment que je perde du poids, il faut vraiment que je retrouve une alimentation équilibrée. J'ai pris trop de poids, je n'arrive pas à le perdre, il faut que je fasse quelque chose. » Donc voilà. Donc c'est vrai que dans le postpartum, on a différents... Enfin, j'ai observé différents types de comportements autour de l'alimentation. Dans le stress chronique, Dans le stress chronique, c'est vrai que le lien à l'alimentation, il y aura une conscience par rapport à l'alimentation, de ce que j'ai remarqué en tout cas, seulement après un certain temps. Les femmes, quand elles sont stressées de manière chronique, l'alimentation n'est pas un... comment dire... ça devient secondaire. Elles font beaucoup moins attention à leur poids, beaucoup moins attention à leur alimentation. Elles ont vraiment un côté... Elles ont d'autres choses, d'autres priorités. On peut observer dans des périodes de stress chronique des périodes d'alimentation émotionnelle. Et généralement, c'est après ces périodes de stress chronique, quand on est arrivé... à un stade où on n'en peut plus, on est fatigué ou bien on est en burn-out ou autre, ça ne va pas, qu'on consulte et que l'alimentation est abordée et on se rend compte que l'alimentation ne va pas et que l'alimentation peut être un pilier pour aller mieux. Mais c'est vrai que pendant les périodes de stress chronique, le lien à l'alimentation est vraiment secondaire. On n'est pas du tout sur quelque chose de primordial. C'est vraiment après, quand on est sur les conséquences du stress chronique, que là, éventuellement, il y a une prise de conscience autour de l'alimentation. Et puis, il y a également aussi parfois des femmes qui, quand elles consultent, donc elles sont vraiment après ces périodes de stress chronique, donc elles ne sont pas bien, elles ont subi les conséquences du stress chronique et elles viennent aussi par rapport à... Voilà, elles ont envie d'aller mieux, elles ont envie de... de se sentir mieux. Et quand on aborde le sujet de l'alimentation, on met en évidence des périodes aussi d'alimentation émotionnelle. Après, pendant la maladie, ça va dépendre de beaucoup de facteurs. Il y a effectivement des femmes qui vont être très portées sur l'alimentation comme soutien dans la maladie. Et puis il y en a d'autres, beaucoup moins. Ça va dépendre vraiment des intérêts. pas vraiment de... J'ai pas noté en tout cas de grands changements à ce niveau-là. Sauf parfois quand on a une maladie un peu grave, du style des cancers, etc. Ou bien chez des femmes qui ont des maladies chroniques, qui auront essayé vraiment de multiples traitements médicamenteux, etc. Il n'y aura pas eu d'effet. Et elles vont se tourner, en fait, elles vont chercher des manières plus... Comment dire ? pas naturelles, mais elles vont se tourner vers le mode de vie, vont se tourner vers l'alimentation, la supplémentation, et elles vont vouloir changer leur alimentation, elles vont vouloir chercher des solutions, on va dire, plus naturelles, et donc parfois switcher totalement leur alimentation, tester des régimes, etc., le sang gluten, le sang... Enfin bref, tout type de régime qui peut apporter des... des solutions, mais qui peut parfois également être problématique. C'est pour ça que c'est toujours important d'être accompagné. Mais effectivement, on peut observer dans la maladie, une fois qu'on n'a pas de résultat avec la médecine conventionnelle, des solutions, on va se tourner vers le changement d'alimentation, le changement du mode de vie.
- Speaker #0
Dans ces moments-là, quelles émotions semblent être les plus présentes chez vos patientes ?
- Speaker #1
Un petit peu du désespoir. Elles se sentent seules face à des choses qui les impactent. peuvent également ressentir une perte de confiance en elles-mêmes. Il y a un changement de l'image de soi, il y a des commentaires de la part de personnes extérieures sur leur poids, sur leur apparence, sur leur alimentation, qui impactent justement comment elles se sentent avec elles-mêmes. Il y a un besoin d'aller mieux, tout simplement. Ça revient un petit peu au désespoir. Souvent, dans ces moments-là, en tout cas, pendant les consultations, souvent les femmes consultent quand elles sont arrivées à un point où elles n'en peuvent plus, où elles sont fatiguées, où ça devient difficile. Donc, il y a vraiment ce côté... J'en ai marre, quoi. J'en ai marre, je veux aller mieux, je ne m'en sors pas, je veux une solution, j'ai besoin d'aide. Voilà, c'est un petit peu ça aussi que je ressens. Il y a des femmes aussi qui... Ce sont des périodes où elles ont un déclic, une envie d'aller mieux, une envie de se sentir bien. Donc même si elles sont mal, il y a cette motivation, cette envie d'aller bien. Je parlais aussi du côté de la maladie, les femmes qui se tournent vers l'alimentation quand elles n'ont pas de solution avec les traitements médicaments, à la fois avec les traitements conventionnels. Il peut aussi y avoir une perte de confiance envers le corps médical. C'est un petit peu ce que j'ai remarqué, en tout cas ce que les femmes ont pu transcrire, ont pu exprimer. Et alors, j'aimerais juste revenir par rapport aux côtés de l'alimentation émotionnelle. Vraiment, cette alimentation émotionnelle, parfois, parce que je pense aux côtés stress chronique, etc., peut vraiment induire de la culpabilité. En fait, l'alimentation émotionnelle, très souvent, quand les femmes en parlent, elles se sentent vraiment coupables. Elles se sentent vraiment coupables de ne pas réussir à se contrôler parce qu'on est... vraiment parfois sur des compulsions alimentaires, c'est-à-dire qu'elles ont vraiment un besoin qui est intense de manger quand elles ne se sentent pas bien. Et dans les moments où elles consultent après stress chronique ou maladie ou autre, elles ont cette problématique d'alimentation émotionnelle. Il y a vraiment ce sentiment de culpabilité et aussi d'incompréhension. Pourquoi je n'y arrive pas ?
- Speaker #0
Comment un médecin généraliste peut-il accompagner ces femmes ? Et bien lorsqu'elles livrent leurs ressentis, leurs difficultés ou leurs souffrances autour de l'alimentation ?
- Speaker #1
Pour accompagner ces situations et ces patientes, ce que j'essaye de faire déjà en premier lieu, c'est d'avoir une écoute, d'être vraiment dans l'écoute. Donc la première partie de la consultation, pour moi, elle est toujours très très importante, c'est généralement la plus longue. C'est le moment de l'anamnèse, c'est le moment où je pose des questions et où je laisse la patiente s'exprimer. Et je l'écoute, je l'écoute concernant ses attentes, sa problématique, pourquoi elle est là. qu'est-ce qui pose problème, comment elle se sent, quels sont ses objectifs, etc. Donc la première chose, c'est vraiment j'écoute sans jugement, en posant des questions ouvertes. Ensuite, ce qui est important également pour moi, c'est de rassurer. Et de le dire oralement, de rassurer la patiente. Parce que souvent, ce sont des patientes qui arrivent avec des idées en tête, qui sont enfermées parfois. dans des schémas ou dans des choses qui les rendent d'office beaucoup moins objectives. Elles n'arrivent pas à prendre de recul sur leur situation. Elles ont l'impression que c'est grave. Elles ont l'impression qu'elles ne vont jamais s'en sortir. C'est difficile. Elles se sentent mal. Et donc, moi, j'essaye d'apporter un point de vue extérieur et de les rassurer, de leur dire écoutez, ce n'est pas aussi grave que ce que vous pensez et ça va aller. On va y arriver. Vous allez y arriver. On va trouver une solution. Après l'écoute, c'est vraiment réassurer. Et puis après, leur proposer, leur expliquer ce qui va se passer, leur expliquer la prise en charge pour voir si ça leur convient, pour voir si elles sont d'accord avec ça. Expliquer ce qui est possible de faire, pas possible de faire en fonction de leurs attentes, le temps que ça va prendre, etc. Donc vraiment expliquer pour les rendre aussi maîtresses de la situation et de leur propre traitement. Parce que si... C'est super important, ce n'est pas moi qui suis dans une situation compliquée, c'est elle et c'est elle qui veut s'en sortir. Donc moi je suis là pour aider de l'extérieur, la rassurer, l'accompagner, mais ça va être elle qui va faire le travail. Et donc vraiment le fait de passer ce temps à expliquer, à écouter, à rassurer, ça permet à la patiente de prendre confiance en elle aussi et de pouvoir se dire ok je vais y arriver, ça va aller. Donc j'essaie vraiment d'instaurer tout ça. Et puis également, si je vois qu'il y a des thématiques qui sont difficiles à aborder ou que la patiente n'a pas envie d'aborder, ou bien s'il y a des choses qu'elle n'a pas envie de faire, par exemple dans l'examen physique, je vais aussi respecter ça. Donc vraiment respecter également la patiente.
- Speaker #0
À partir de quand considérez-vous qu'il ne s'agit plus simplement d'un rapport compliqué à l'alimentation ? mais de véritables signaux d'alerte à prendre en compte.
- Speaker #1
Alors, à partir du moment où l'alimentation va avoir un impact sur la santé physique ou bien la santé mentale, on est sur un signal d'alerte, selon moi. Parce que ça veut dire qu'on est arrivé à un stade où... où ça devient entre guillemets problématique. Parce que ça impacte, ça impacte le bien-être psychique, ça impacte le bien-être et ou ça impacte le bien-être mental de la patiente. Généralement, les patientes qui vont consulter, alors il y en a effectivement qui vont consulter pour une problématique alimentaire, donc elles vont arriver directement avec leur problématique alimentaire. Et en fait, ce qui est important, c'est d'évaluer l'impact de cette problématique alimentaire sur la santé physique et sur la santé mentale, pour voir en fait on est à quel degré de cette problématique. Évidemment toujours faire attention de bien exclure, ou en tout cas dépister les troubles du comportement alimentaire, parce qu'on parle d'alimentation émotionnelle, mais il faut faire attention également, il faut bien questionner, il faut bien voir et s'assurer qu'il n'y a pas de troubles du comportement alimentaire derrière. Et puis... La deuxième chose, les patientes consultent pour un problème alimentaire parfois. Et puis les patientes vont également consulter pour une problématique physique ou une problématique psychique. Et en fait, c'est en creusant, en cherchant l'origine derrière ces problématiques, en questionnant qu'on va se rendre compte qu'il y a une problématique au niveau aussi de l'alimentation. Donc en fait, l'alimentation, tant qu'elle n'est pas problématique, tant qu'elle ne pose aucun problème, les patients ne vont pas consulter pour ça. Mais à partir du moment où on va avoir un impact, les patientes vont venir consulter et donc l'alimentation est à elle seule un signal d'alerte parce qu'elle impacte.
- Speaker #0
Nous étions aujourd'hui avec la docteure Malika Chani-Kazraji, médecin généraliste et nutrithérapeute pour parler du lien entre émotions, charge mentale et alimentation. Je te remercie beaucoup docteur d'avoir accepté de nous éclaircir sur cette thématique qui est très importante dans la vie de nombreuses femmes. Et merci à vous, chers auditeurs, d'avoir écouté cet épisode d'Etat d'âme. Vous pouvez la retrouver sur Instagram sous le nom de medinutri.mck. Et si cet épisode vous a parlé, n'hésitez pas à le partager autour de vous. Restez connectés également sur le site web d'Etat d'âme où vous pouvez retrouver tous les articles en lien avec les épisodes pour les approfondir. Vous écoutiez Etat d'âme, le podcast au cœur de votre santé. Pour toutes les femmes dont le corps et l'esprit ont été bouleversés, prenez soin de vous. Et à très vite pour un prochain épisode.