- Speaker #0
Ça s'est très mal passé parce qu'il a donné une gifle à sa maîtresse. Et ça est arrivé jusqu'à un point de non-retour. Donc finalement, avec le pédiatre, comme c'est des enfants super intelligents, ça ne se voyait absolument pas. Mon fils, il me touchait beaucoup, il me tapait, il me déshabillait presque devant les autres. Alors que voilà, c'est des choses qui ne se font pas, mais ce n'était pas encore intégré. J'ai lu ton livre en entier pendant un week-end. Et je dis là... C'est mon fils, en fait, de A jusqu'à Z. Donc on a beau voir des neuropédias, des médecins, etc., ils ne connaissent pas dans la réalité de ce qu'on peut vivre et les violences. Tu m'avais dit, il faut faire la poule. Alors j'ai tenté de faire la poule, ça n'a pas marché. Comme on venait de planter des petits radis dans le potager, je lui ai dit, viens, on va aller voir les radis. Donc la prise s'est tombe, on est partis voir, et ça a complètement arrêté la crise, et c'était fini.
- Speaker #1
Donc, salut à tous. Je me retrouve avec Camille, avec qui on a fait un long travail. Ça fait plusieurs mois qu'on est dans l'accompagnement ensemble. C'est quand que tu nous as rejoints, enfin que tu m'as rejoint, Camille ?
- Speaker #0
Je pense que c'était au mois de novembre.
- Speaker #1
Novembre, donc ça fait... Ça fait pas mal de temps, du coup, ensemble qu'on a suivi. L'idée, c'est qu'on puisse un peu échanger autour de ça et de voir un peu ton parcours, parce qu'elle a un parcours intéressant. De voir un peu les évolutions. Bon, je te laisse un peu, du coup, te présenter. Quittez Camille.
- Speaker #0
Moi, je suis la maman d'un petit garçon qui a 12 ans, un petit grand garçon désormais. Voilà, donc ça fait un long parcours. On a diagnostiqué, notre fils avait l'âge de 7 ans à peu près. Donc c'est vrai qu'avant ça, j'avais déjà des prémices et des signes. Je savais déjà qu'il n'était pas comme les autres.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que tu me disais la dernière fois qu'on était en coaching ensemble, c'est que tu avais déjà eu des indicateurs. Donc toi, tu l'as diagnostiqué assez tôt.
- Speaker #0
déjà tu as eu des indicateurs dès tout petit tu m'avais dit cette histoire de crèche voilà c'est ça donc je l'ai changé de crèche pour la troisième année de la crèche c'est à dire dans l'âge de 2 ans à 3 ans, c'est à dire à 2 ans j'ai été convoquée par la directrice de la crèche en me disant elle m'a dit non mais il y a un souci il tape les autres, il mord les autres enfants, il a des attitudes un petit peu différentes donc je l'ai changé de crèche et je l'ai mis en micro crèche pour que ça soit un espace un petit peu plus restreint avec moins d'enfants et pour qu'ils puissent se sentir mieux. Après, ça ne s'est pas très bien passé dans l'autre crèche non plus. Et après, j'ai mis dans une école primaire, enfin maternelle, en petite section et ça n'a pas trop marché. C'était une école internationale. Il avait les cours d'anglais le lundi-mardi, les cours de français le jeudi-vendredi, enfin en français. Avec la maîtresse d'anglais, ça s'est très mal passé parce qu'il a donné une gifle à sa maîtresse. Et ça est arrivé jusqu'à un point de non-retour. Et j'ai dû me retrouver post-accouchement de mon deuxième enfant à devoir trouver une solution pour qu'il puisse être scolarisé. Et ça, c'était au mois de novembre, donc peu de temps après sa scolarisation. Donc, les débuts ont été compliqués puisque changement de crèche, changement d'école. maternelle à 3 ans, je pense que c'est quand même pas mal pour un début de parcours.
- Speaker #1
Ben oui, du coup, tout de suite, t'as eu des indicateurs, t'as été assez efficace pour le coup, parce que du coup, le diagnostic est tombé assez tôt, c'est ça ? T'es passée par quoi, un peu ?
- Speaker #0
Beaucoup d'étapes. C'est-à-dire qu'au départ, moi, je suis allée voir le pédiatre, j'ai dit, là, ça va pas, il tape les autres, il fait mal, il me fait des crises. Parfois, il se tapait la tête contre le sol. Je faisais la technique d'ignorer, alors qu'en fait, en moi, je me disais, mince, il se fait super mal. Donc, finalement, avec le pédiatre, comme c'est des enfants super intelligents, ça ne se voyait absolument pas. Donc, lui, il me disait, non, mais il va très bien, il grandit bien, il grossit bien.
- Speaker #1
C'est un enfant normal, pas tout seul.
- Speaker #0
Un enfant normal, sauf que moi, je voyais bien. Alors après, c'était le premier, donc ce n'est pas évident de savoir aussi, est-ce que c'est normal, pas normal ? finalement... Le pédiatre m'a dit, je vous donne les contacts de nos psychos.
- Speaker #1
Neuropsy ?
- Speaker #0
Non, ce n'était pas la neuropsy, c'était... Je bug un peu là.
- Speaker #1
Un professionnel quoi ?
- Speaker #0
Un professionnel, voilà. Et donc, après, on a commencé comme ça. Et puis, finalement, après, on l'a fait changer d'école maternelle. Et à ce moment-là, la directrice était vraiment super. Elle nous a beaucoup accompagnés pour faire les dossiers. Et c'est à ce moment-là que ça a commencé. On a fait le dossier Gévasco. Et après, elle a été prise en charge par le CMPP. Donc là, prise en charge, psychologue, voilà. Et toi,
- Speaker #1
c'est quoi ton parcours ? Il y a eu ce beau TDAH, top ou pas ?
- Speaker #0
Je n'ai pas eu tout de suite le diagnostic. On a essayé avec mon mari. Avant de connaître, on ne savait pas. C'est vrai qu'après, on a dû déménager, donc il a changé d'école primaire. Et à un moment donné, ça ne se passait pas bien. On sentait que les autres parents n'étaient pas contents, que notre fils avait quand même eu des gestes. un peu violents vers les autres ou des mauvaises paroles, parce que c'est toujours mauvais geste, mauvaise parole. Et donc, sans savoir encore le diagnostic, donc c'était en CP, on s'est dit, bon, il faut qu'on fasse un mail, il faut qu'on puisse échanger avec les parents. Et donc, la directrice a accepté. Elle a dit, bon, écoutez, c'est à vos risques et périls, parce que ça peut être pris bien ou pas bien. Et finalement, on a fait ce fameux mail qui a été plutôt bien pris. Et j'étais assez étonnée. J'ai des parents qui m'ont téléphoné avec beaucoup de bienveillance. On ne savait pas qu'il y avait des difficultés, mais à ce moment-là, il n'y avait pas encore le diagnostic. C'était plutôt un CE1.
- Speaker #1
Donc, il n'y avait pas encore le diagnostic, plutôt un CE1. Mais du coup, à quel moment tu découvres le trouble de l'opposition ? Parce qu'en soi, c'est ça qui est le plus problématique dans votre quotidien.
- Speaker #0
Après, nous, on l'a toujours su, toujours vécu. On a toujours eu un enfant, même à trois ans, qui nous répondait comme un adolescent. Ça, c'est certain. Mais après, on n'avait pas encore les mots.
- Speaker #1
Et comment tu as découvert justement, pour mettre les mots dessus, comment est-ce que tu es arrivée à là ? Est-ce que tu avais déjà entendu parler des troubles de l'opposition ? Non,
- Speaker #0
je n'avais pas du tout entendu parler de ça, je ne connaissais pas du tout le TDAHTOP, rien, donc je me suis complètement informée là-dessus. Et c'est vrai que le diagnostic est tombé via la neuropédiatre, mais avant ça, c'est-à-dire neuropédiatre avec le parcours CPA où on a fait faire des tests, le test WISC, tous les tests qu'on fait faire à ce moment-là. Moi, avec mon mari, on ne voulait pas trop médicamenter notre fils. Autant dire qu'on a vraiment reculé. C'est-à-dire, j'ai fait tout ce qu'il fallait. C'est-à-dire, EMDR, psychomotricienne. On a tout fait avant d'aller jusqu'au traitement.
- Speaker #1
Ok. Et alors, du coup, ça, c'était quoi ? Vers quel âge ? Tu m'as dit 7-8 ans, c'est ça ?
- Speaker #0
8 ans, plutôt. 8 ans.
- Speaker #1
Tu as essayé un peu du coup plein de professionnels, c'est ça ? Donc tu ne les as pas tous cités, mais je pense que tu en oublies pas mal dans le lot.
- Speaker #0
Oui, j'en oublie beaucoup. J'ai fait phyto-aquathérapeute.
- Speaker #1
Ah ouais, carrément. Lui, je ne le connaissais pas. Donc il y a eu pas mal de professionnels. Et ça a donné quoi un peu du coup ? Ça a fait du bien à ton fils ? C'est quoi un peu du coup les avis ? L'idée, ce n'est pas qu'on rentre dans les détails de chacun des spécialités, mais... C'est quoi ton avis par rapport à ça ?
- Speaker #0
Moi, je dirais qu'au départ, il n'y avait que la psychomotricienne qui nous a aidés et avec qui j'ai pu dialoguer et commencer à échanger sur les difficultés de notre fils. Donc, c'est vrai que ça a été quand même un premier pas où on s'est sentis avec mon mari quand même un peu aidés, sans savoir encore qu'est-ce qui se passait pour notre enfant. Donc déjà, on a pu un peu plus avancer. Après, ce qui a aidé notre fils, c'est aussi le MDR, mais je trouve que le MDR, c'est bien quand c'est quelque chose de ciblé. Voilà, pour traiter, je ne sais pas, une angoisse. Je trouve que ça, c'est assez utile. Et après, c'est vrai qu'on a tardé avant de donner un médicament, parce que c'est vrai que mon mari, il a un demi-frère autiste, etc. Donc, c'est vrai que c'était quand même un parcours. Moi, ça fait longtemps que je suis avec mon mari, donc je connais bien son demi-frère. Donc, c'est vrai qu'on a vraiment traîné. C'est-à-dire que même le rendez-vous cardio qu'on doit faire pour donner le traitement, j'ai été prendre le rendez-vous trois mois après. C'est bon.
- Speaker #1
Vous étiez réticent par rapport à ces médicaments-là. C'est ça ? Vous avez un peu expérimenté pas mal de professionnels. Tu m'as dit psychomotricien. À quoi ? À quoi ? Thérapeute. OK. D'accord. Thérapeute. Psychiatre. Psychologue. Oui, il y en a fait quand même pas mal.
- Speaker #0
Et il était plutôt ouvert,
- Speaker #1
du coup, à discuter au psychologue ou au psychiatre ?
- Speaker #0
Il a été pas mal aidé avec le psychologue du CMP. Je trouve que ça, c'était quand même une première étape. C'est-à-dire, moi, j'ai quand même... Mon fils, il me touchait beaucoup, il me tapait, il me déshabillait presque devant les autres. Alors que voilà, c'est des choses qui ne se font pas, mais ce n'était pas encore intégré. Oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Je trouve que quand même, entre le début de la prise en charge psychologue et la fin, au début, il était collé sur moi ou alors il faisait écran par rapport à la psychologue et du coup, on ne se voyait pas. J'étais obligée de me mettre de Ausha pour essayer de lui parler. À la fin, il était assis à côté de moi, on discutait, il n'était pas en train de me déshabiller. Donc,
- Speaker #1
tu as vu une différence.
- Speaker #0
J'ai quand même vu des progrès et une différence. Je pense que l'accompagnement, à mon avis, il faut qu'il soit multiple. Ça ne peut pas être que...
- Speaker #1
Oui, effectivement. Exactement, mais c'est intéressant ce que tu dis, Camille. C'est vraiment ce côté-là où c'est multiple. C'est-à-dire que lui, il a fait un peu un parcours. Vous avez essayé pas mal de choses. Il y a peut-être aussi, à un moment donné, cette question des médicaments qu'on peut se poser. Donc, de fil en aiguille, vous avez testé pas mal de choses. Et comment ça se fait que du coup, on a commencé le coaching ensemble ? C'est toi qui as commencé à initier le mouvement ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est ton mari ? Non,
- Speaker #0
c'est moi parce que moi, j'ai dans la perpétuelle recherche de savoir comment je peux aider mon fils. Et en fait, je t'ai vu sur l'émission avec Faustine Bollard. Et c'est vrai qu'après, j'ai vu que tu avais écrit un livre. Donc, j'ai lu ton livre en entier pendant un week-end. Ah,
- Speaker #1
tu as tout lu ?
- Speaker #0
Oui, j'ai tout lu. Et je dis là... C'est mon fils, en fait, de A jusqu'à Z. Donc, en fait, je me suis dit, là, ça me parle. Enfin, quelqu'un qui me... qui sait ce qu'on peut vivre et qui connaît forcément comme tu l'as vécu. Donc, c'est vrai que ça, je me suis dit, ah, cela, on tient quelque chose. Donc, après, je me suis inscrite sur le cercle d'enfants, pas de parents atypiques. Et puis, de fil en aiguille, j'ai réussi à t'avoir en coaching parce que ce n'était pas évident de t'avoir.
- Speaker #1
Ce n'était pas évident. Pour moi,
- Speaker #0
c'était une victoire. J'étais en train, j'ai dit, ça y est, on tient quelque chose. Voilà, c'est vrai.
- Speaker #1
Ok, donc de fil en aiguille, ça a commencé avec Foustik Bollard. Après le livre, le livre t'a fait écho. Tant mieux, c'est vraiment le genre de livre où ça veut dire que ça résonne et que ça parle justement à des familles qui ont vécu et qui vivent cette tyrannie, cette violence verbale, physique que j'ai moi-même vécue. Donc ça, ça a résonné. Et tu t'es dit, on va essayer d'avoir un accompagnement avec Oscar parce que j'avais pas mal de demandes. Enfin, j'ai toujours pas mal de demandes, mais pas mal de gens qui voulaient travailler avec moi. Après, on a commencé l'accompagnement. Tu disais, enfin quelqu'un qui comprend ce qu'on vit. Parce que, qu'est-ce que c'était ? Tu dis, enfin quelqu'un qui comprend ce qu'on vit.
- Speaker #0
Après, on a beau voir des neuropédiates, des médecins, etc. Ils ne connaissent pas dans la réalité de ce qu'on peut vivre et les violences. Et en fait, la récurrence des crises. Et finalement, la fatigue morale et mentale qu'on peut avoir. Là, il y a des périodes où soit c'est la maman, soit c'était moi qui tenais le coup et pas mon mari. D'autres moments, c'est mon mari. Il y a d'autres moments, c'est tous les deux en même temps où vous ne tenez pas le coup. Il faut quand même faire face. C'est-à-dire que c'est tout le temps. C'est dès le matin des cris, dès le matin des crises. Le soir, encore des crises pour se coucher, etc. En sachant qu'il y a la fratrie. Gérer les autres sans faire trop d'inégalités. Donc, c'est vrai que c'est un combat au quotidien. Et de voir qu'enfin, il y avait quelqu'un qui pouvaient me parler de... J'ai vécu ça, je sais ce que c'est, parce que moi aussi, je suis comme ça, comme ton fils. Pour moi, c'était ma vie forte.
- Speaker #1
Parce que du coup, les autres professionnels, ils ont quand même dû donner un peu des conseils.
- Speaker #0
Oui, on a des conseils, mais moins de l'intérieur. C'est-à-dire que là, moi, ce que j'ai pu apprendre avec toi, je ne le savais pas. Jamais on ne l'a dit. Jamais on ne l'a dit des choses.
- Speaker #1
Donc, ça veut dire quoi pour des parents qui nous regardent, qui vont tomber peut-être sur ce témoignage ? Ça veut dire quoi des conseils que jamais on t'a appris ? C'est quoi qui est différent au final ? Ok, le vécu de l'intérieur. Oui,
- Speaker #0
mais de savoir... Il y a des choses que tu as pu me dire. Peut-être que mon fils a fait d'avoir des actes de violence, etc. Et puis de dire finalement, il t'a menacé, mais il n'allait pas vraiment le faire. Toi, tu l'as fait et finalement, tu n'as pas été jusqu'au bout. Donc, de pouvoir appeler les autres, de se faire un réseau, de faire un cercle d'amis, d'en parler, de ne pas rester dans son coin. Voilà. Vraiment, ça ouvre des portes et des nouvelles portes que des médecins n'ont pas forcément le temps de transmettre parce qu'ils sont dans le côté médical. Donc, c'est vrai qu'ils vont vérifier la croissance de ton enfant, le poids, la taille. Est-ce que ça va le dosage du médicament ? Mais après, ils n'ont pas le temps. Ils n'ont pas le temps matériellement de rentrer dans des détails. Après, ils te disent aussi de faire la méthode Barclay. Oui, donc ça, je n'en ai pas parlé. On a fait aussi la méthode Barclay. Ah,
- Speaker #1
tu l'as faite ? Et React aussi ou pas ?
- Speaker #0
Je n'ai pas fait React.
- Speaker #1
tu as fait Barclay, du coup ça a donné quoi Barclay ?
- Speaker #0
Barclay, pour moi ça n'a pas marché parce que je trouve que, après c'est mon point de vue mais je trouve que ça marche très bien sur la partie TDAH, mais sur la partie top moi il a très vite en fait très souvent, ce que j'ai mis en place au départ c'était censé être positif et ça s'est transformé en négatif et ça a été très compliqué il n'y a qu'avec toi ou ce qu'on a mis en place on voit vraiment un effet
- Speaker #1
T'as un exemple, par exemple, de choses... On a vu plein d'outils, on pourrait parler pendant des heures, mais t'as un exemple de choses où vraiment tu vois les effets ? Tu veux parler de l'histoire des radis ? T'as un exemple ou pas ? Pour illustrer, pour des parents qui nous écoutent.
- Speaker #0
Pour illustrer, déjà, ce que j'ai mis en place, c'est l'écoute active. Donc ça, c'est quelque chose que j'ai vraiment bien assimilé. Donc, de reprendre un peu les paroles de l'enfant. Moi, mon fils, il aime beaucoup les jeux vidéo. Donc, en fait, j'y connais rien. Mais c'est vrai que d'essayer de rentrer un petit peu dans son histoire, dans son... Dans ce qu'il aime, déjà, ça aide beaucoup. Et après, il y a eu un coaching où tu m'as dit, mais qu'est-ce que tu fais quand l'écoute active, ça ne marche pas ? Là, je me suis retrouvée un peu démunie. Je me suis dit, ouais, en fait, c'est vrai, il a raison, Oscar, qu'est-ce qu'on fait ? Et tu m'avais dit, il faut casser la crise, il faut faire autre chose. Tu m'avais dit, il faut faire la poule. Alors, j'ai tenté de faire la poule. Ça n'a pas marché.
- Speaker #1
Les parents qui vont nous regarder, ils ne vont rien comprendre à ce qu'on dit, faire la poule.
- Speaker #0
Après, il faut faire des coachings avec Oscar pour comprendre. Mais voilà, j'ai testé de faire autre chose pour casser un petit peu la crise. Parce qu'on a eu un soir récemment où il a carrément balancé deux assiettes, renversé toute la carave d'eau sur la table. Heureusement, on était dehors et bien disposé avec mon mari. Donc, on ne l'a pas trop pris pour nous. Parce qu'il faut aussi chacun être dans de bonnes dispositions. Donc, effectivement, j'ai essayé de faire la poule, de faire un peu rupture avec la crise et puis de passer à autre chose. Ça ne marchait pas. Et comme on venait de... de planter des petits radis dans le potager. Je lui ai dit, viens, on va aller voir les radis. Donc, on a pris cette ombre, on est partis voir et ça a complètement arrêté la crise. Et c'était fini. Voilà,
- Speaker #1
vous connaissez l'histoire des radis. Ok, donc il y a pas mal de choses. Mais c'est quoi qui est différent par rapport à avant dans ta posture ?
- Speaker #0
déjà, il y a toute cette phase d'avoir plus temps parlé. Et moi, je trouve sincèrement aussi, ce que je voulais dire, c'est que mon mari, je pense qu'il est aussi TDAH, lui, lire un livre comme ça, le livre d'Oscar, ce n'est même pas la peine. Donc, il a 10 kg dès le début. Désolé,
- Speaker #1
désolé.
- Speaker #0
Non, mais voilà. Moi, je l'ai lu, mais lui, il peut lire un livre sur les voitures, mais sur ça, peut-être pas. Et ce qui fait que de pouvoir parler avec toi ensemble, déjà, ça a créé du lien au niveau parental. sans avoir à se dire ok qu'est-ce qu'on fait on se met tous les deux parce que c'est pas évident de se poser quand les enfants ils ont fait la crise et qu'on en a eu jusqu'à 22h on a qu'une envie c'est d'aller se coucher donc déjà ça nous a permis de faire une rencontre régulière avec toi c'est vrai que voilà
- Speaker #1
donc ça c'était un port-off ok bah écoute merci Camille juste voilà un petit clap de fin un petit mot qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à des parents qui Merci. qui étaient un peu dans ta situation au début, qui ont essayé pas mal de choses, qui, des fois, perdent un peu espoir parce que ce n'est pas toujours évident. C'est quoi un peu les conseils pour des parents qui vont peut-être nous écouter là et qui se disent...
- Speaker #0
Moi, je pense qu'il faut vraiment garder un cadre parce que le cadre, c'est rassurant. Donc ça, c'est vraiment essentiel. Après, c'est le plus dur d'avoir la cohérence parentale avec son conjoint. Donc ça, ce n'est vraiment pas évident. Et puis de garder le côté positif, parce que c'est des enfants qui sont quand même intelligents, qui ont beaucoup de ressources, il faut croire en eux. Et je pense que plus on va les accompagner pour le mieux et croire en eux, ça va leur apporter cette confiance, même si parfois, franchement, c'est dur. Et je compatis pour tous les parents qui vivent ça. Voilà, ce n'est pas évident. Mais il faut y croire, il faut croire en eux et en Oscar aussi, parce que voilà, sur ce parcours-là, c'est vrai que t'avoir, ça apporte beaucoup.
- Speaker #1
Oui, ça t'a beaucoup aidé. Donc, vraiment, le conseil, c'est vraiment garder ce cadre, cette cohérence-là.
- Speaker #0
Et régularité.
- Speaker #1
Régularité. Camille, elle a été hyper régulière au cours des accompagnements. Et c'est ça qui fait aussi que tu as des résultats, tu as des évolutions dans la posture, dans ton approche. Tu as moins de doutes aussi. Je me rappelle, moi, au début, est-ce qu'on le fait bien, pas bien ? Donc, il y avait un peu un doute aussi. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Là, tu es en séance, on a appliqué les outils, cette séance qu'on a faite avant, et ça, je pense que ça t'aide dans le fait que tu es plus sûr sur tes actions. Donc, il le ressent, en fait, Quentin, tu vois, il le ressent, ce côté.
- Speaker #0
L'histoire des role-play, aussi, qu'on se mette à la place de l'autre, c'est vrai que ce que tu... Parfois, c'est assez déroutant, mais vraiment, ça nous aide, en fait, on est prêt psychologiquement, et c'est vrai que quand il y a la crise qui arrive, On a un peu plus de force et d'énergie.
- Speaker #1
Je me plaide de l'avoir déjà fait, parce que vous vous entraînez bien. Je joue bien, t'es des H-Top. L'enfant qui rentre dans sa crise et dans ce conflit de contrôle. Est-ce que tu as un dernier mot ? Un petit dernier mot ?
- Speaker #0
Je vous donne beaucoup de soutien à tous. C'est beau courage.
- Speaker #1
Merci surtout,
- Speaker #0
Oscar, pour tout.