- Speaker #0
Je vais pas t'expliquer à toi qu'il y a des énergies spéciales, des gens qui sont venus sur Terre, peut-être même en vaisseau spatial. Des destins si tracés d'avance que rien ne pourrait t'empêcher de briller en faisant genre c'est de la chance. Toi, c'est la chance qui a de la chance que tu ne l'aies pas gaspillé. Si bienveillance avait un nom, tout le monde l'appellerait Audrey. Madame Pierrot et même les plus miraux voient bien que je dis vrai. Moi, chaque fois que je te vois dans un film, j'ai comme un trop-plein d'émotions. comme si un membre de ma famille gagnait sa vie de sa vie. Numéro 1, avenue des gens bien, c'est ça ta vraie adresse. Il m'a dit, comme Manu en fait, il y a juste la rue à traverser. Audrey, bienvenue dans Famille Plus 1.
- Speaker #1
C'est incroyable. C'est trop beau, merci.
- Speaker #0
De rien.
- Speaker #1
C'est trop beau.
- Speaker #0
Je suis très content de te recevoir.
- Speaker #1
Et moi donc.
- Speaker #0
J'ai insisté sur le fait qu'on ne se voit pas souvent. Et c'est fou parce que juste avant que je te lise ce texte, tu m'as dit, c'est très bizarre, on ne se voit pas souvent. J'ai l'impression qu'on est des amis.
- Speaker #1
On est amis, oui.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'on ne se voit pas souvent, mais il y a eu un truc. C'est quelqu'un qui m'a déjà fait croire aux énergies, alors que c'est lui qui était loin de moi. Et ouais, je ne sais pas comment l'expliquer.
- Speaker #1
C'est étrange, moi non plus je ne sais pas. Moi non plus je ne sais pas exprimer à quel point la simplicité de la relation, d'où elle vient en fait. La simplicité, la sincérité et la longévité aussi. Parce que vraiment, s'il y a un jour quoi que ce soit, tu peux compter sur moi. Et j'ai l'impression qu'à l'inverse, c'est vrai aussi.
- Speaker #0
C'est aussi le cas et on s'est rencontrés dans un podcast pour la première fois. trop bizarre parce que il y a eu je vais citer David Romieux, c'était le podcast de David et je ne sais pas comment expliquer mais directement on est resté en contact, on s'est appelé on a commencé à se raconter un petit peu nos vies et après ça je t'ai dit ouais je tourne un truc Pour recontextualiser, vraiment, à ce moment-là, j'ai vraiment pas grand-chose. J'ai vraiment pas beaucoup de gens qui me connaissent, d'abonnés ou quoi que ce soit. Je te dis, ouais, je tourne un truc à Paris, j'aimerais bien que tu viennes. Et tu m'as même pas demandé ce que c'était. Tu m'as dit, ah, c'est bon, je viens.
- Speaker #1
Mais parce que, déjà, même s'il n'y avait pas beaucoup de gens ou suffisamment encore pour que tu sois rassuré, c'était déjà très bien ce que tu faisais. L'énergie que tu avais à ton travail, pourquoi tu faisais ça ? Et ce que tu véhiculais faisait que c'est le genre de train dans lequel on monte en se disant, vas-y, je te fais confiance. Si tu as besoin d'un passager, je suis là.
- Speaker #0
C'est trop cool.
- Speaker #1
Mais c'est vrai. Et regarde, tu vois, au final, tout le travail que tu as accompli depuis, avec tout ce qui était compliqué, tous tes rêves, toutes tes envies et tout. Je trouve que plus ça va, plus ça va.
- Speaker #0
Ouais, franchement, en vrai, c'est trop cool. Et puis, on s'est aussi connu à un moment où on n'avait pas d'enfant, que ce soit toi ou moi. Et on a vu nos vies évoluer de manière hyper différente. Et pour le coup, à l'époque, toi, tu vivais full ici. Moi, j'étais de temps en temps là. Et puis, j'ai l'impression que ça s'est un petit peu inversé de ce côté-là. Et quand j'ai lancé cette idée de podcast, t'es la première personne à être venue me voir en me disant je veux le faire. Et moi...
- Speaker #1
J'ai sauté sur l'occasion.
- Speaker #0
Du coup, j'ai direct appelé Skip, avec qui je réalise ce podcast. Et je lui ai dit, il faut qu'on fasse Audrey.
- Speaker #1
C'était incroyable. Quand tu as posté le truc, en fait, je me suis dit, OK, le thème et toi, fait que je veux absolument vous accompagner là-dessus.
- Speaker #0
Je suis trop content.
- Speaker #1
J'ai sauté sur l'occasion. C'est le cas de le dire.
- Speaker #0
Franchement, ça me fait trop plaisir. Donc, du coup, je vais quand même un petit peu t'expliquer le contexte de cette émission. En vérité... on a reçu plein d'histoires d'amour.
- Speaker #1
Tu m'étonnes.
- Speaker #0
Que ce soit triste, joyeuse, un peu marrante. De gens qui sont venus se confier. Je vais te lire ces histoires. Tu vas en choisir via des titres. On a mis des titres un petit peu à coupure. Ok,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Mais ouais, te connaissant, je pense que c'est des titres. Je sais à peu près les titres que tu peux. Sur lesquelles tu peux être rattrapé. Ok, donc déjà, est-ce qu'on commence par une histoire drôle, une histoire un peu triste, ou une histoire d'amour un peu positive ?
- Speaker #1
Est-ce qu'on fait le triste maintenant, comme ça on s'en libère quelque part ?
- Speaker #0
Moi aussi j'aurais choisi ça. C'était la première qui fait ça.
- Speaker #1
Allez, on s'en libère.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Faut la libérer cette tristesse. Faut qu'elle sorte.
- Speaker #0
Il y a trois possibilités. Donc, mille signes, mais j'ai quand même le cœur brisé. La religion m'a séparé de l'amour de ma vie. Ou, ma femme, mon meilleur pote, et 3000 kilomètres.
- Speaker #1
Ma femme, mon meilleur pote,
- Speaker #0
3000 kilomètres.
- Speaker #1
Même si j'ai envie d'entendre les deux autres,
- Speaker #0
mais on ne peut pas.
- Speaker #1
Eh ouais.
- Speaker #0
Je descends parce que moi, je suis un peu un boomer sur les trucs qui ne sont pas Apple, pardon. ok, je les découvre en même temps que toi faut savoir donc je lui faisais confiance pas aveuglément, naturellement comme on fait confiance à quelqu'un qu'on aime depuis longtemps quelqu'un qu'on connait par coeur ou du moins qu'on croit connaître il faisait partie de notre bande des soirées, des rires, des verres partagés je n'ai jamais eu de doute jamais imaginé que le danger venait de là C'est fou comme on peut être naïf quand on est amoureux. Toi, tu as déjà été naïf en amour ?
- Speaker #1
Je crois qu'on l'est tous à un moment. Oui, je nous le souhaite de l'être.
- Speaker #0
Moi, il a suffi d'une fois pour que je ne le sois plus jamais.
- Speaker #1
Tu veux dire naïf dans la relation ? Naïf dans quoi ? Parce qu'en fait, on peut être naïf dans tellement de choses.
- Speaker #0
En fait, amoureusement, j'étais vraiment un peu bené. Je laissais les choses faire. Il y avait des choses qui étaient sous mes yeux que je ne remarquais même pas, par amour. Par contre, le jour où je l'ai su, plus jamais de ma vie, ça a été assez jeune pour le coup. Et plus jamais de ma vie, j'ai été naïf en amour.
- Speaker #1
Oui, mais c'est parce que c'est ça, je pense que la naïveté parfois vient d'un manque d'expérience où d'un seul coup, tu as tout mis sur la personne par tes envies d'amour à toi, puisque chaque chose appartient à nous. Et du coup, tu pars en te... disant que les autres sont comme toi, alors que les autres ne sont pas du tout comme toi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et du coup, tu tombes parfois de haut, tu es déçu, tu es trahi. Mais il faut garder, je pense, quand même, une part de légèreté. Ce n'est pas de la naïveté, ce n'est pas de la bêtise. Mais en tout cas, tu vois cette part de léger dont fait partie la naïveté.
- Speaker #0
J'ai l'impression que ça... Moi, j'ai l'impression, par exemple, que la naïveté, ça n'arrivera plus jamais. J'ai... eu ça à un moment, mais j'ai l'impression que je ne pourrais plus le trouver.
- Speaker #1
Est-ce qu'on peut se dire dans ces cas-là qu'on laisse tomber la naïveté, qui serait une sorte de non-conscience qu'à un moment donné, il est temps de prendre en main, mais qu'on peut garder la notion de surprise, la notion de légèreté, la notion de... Tu vois ? Gardons peut-être la surprise.
- Speaker #0
Beaucoup en acting. Florence, ça sert. Ok, donc, on continue sur l'histoire. Donc elle dit, elle a commencé à changer doucement. Donc c'est il dit ou elle dit, je ne sais pas. Elle a commencé à changer doucement, pas assez pour que je m'inquiète. Un peu plus de distance, un peu moins de regard. Je mettais ça sur la routine, sur la fatigue, sur la vie. Toujours sur autre chose que la vérité. Tu vois, la naïveté, c'est aussi qu'on se ment. Il y a des trucs sous nos yeux.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
qu'on ne veut pas voir. C'est exactement ça. Je l'ai appris par hasard. Un message vu trop vite. Un silence trop long. Et ce moment précis où ton cœur comprend avant ta tête. C'est une très belle phrase. Elle n'a pas nié. Elle a pleuré. Elle a dit que ça n'était pas prévu. Comme si ça rendait la chose moins violente. Le pire, ce n'est pas la tromperie. C'est de réaliser qu'elle avait déjà quitté la relation avant de me quitter moi. Quelques semaines plus tard, elle m'a annoncé qu'elle partait avec lui. Wow. Eh ben, bon débarras ! C'est très dur à accepter. À l'autre bout du monde, un nouveau départ, une nouvelle vie sans moi. Je me souviens avoir hoché la tête comme si j'acceptais, comme si j'étais mature, compréhensif. À l'intérieur, j'étais juste vide, trahi par la personne que j'aimais et par quelqu'un que j'appelais un ami. C'est ça, la violence du truc. C'est que c'est un pote. Waouh ! Je ne sais même pas à qui en vouloir le plus. Je crois si, je sais. Moi, c'est mon pote à qui on voudrait plus.
- Speaker #1
Je pense que dans le temps, tu peux en vouloir à tout le monde déjà, à toi, à eux, à tout ça. Mais en vrai...
- Speaker #0
Avec du recul ?
- Speaker #1
Tu peux en vouloir à personne de vivre leur vie. Par contre, la seule chose que tu peux en vouloir, c'est sur l'honnêteté et le fait de se dire qu'on peut changer d'avis, mais sans trahir et on peut se... parler pour éviter de se faire plus de mal. Le silence ne va pas éviter la douleur.
- Speaker #0
Moi, j'ai une telle loyauté amicale que...
- Speaker #1
Oui, mais lui, il n'est pas ami. L'autre, il n'est pas... Oui, mais du point de vue de l'autre, forcément. Il n'est pas, tu vois, si c'était vraiment son ami, il lui aurait dit, il aurait mis un bâche à l'autre personne.
- Speaker #0
La différence, c'est qu'il y en a qui vivent l'amitié d'une manière différente. Moi, j'ai appris à un peu lâcher prise parce que je me suis souvent, j'ai souvent été très blessé par des décisions ou des actions amicales. Et en grandissant, je me suis dit en fait, c'est juste que moi, j'ai peut-être une trop grande loyauté et il ne faut pas que je... J'attends ça d'absolument tout le monde. Et lui, je pense qu'il peut se dire que c'est un ami. Je ne sais pas comment lui dire. En fait, je faute. Une fois que c'est fauté, c'est trop tard pour lui dire. Je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, sauf que là, visiblement, la relation s'installait entre les deux. Ce n'est pas juste... Ils ont continué à se voir. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai. Mais c'est qu'ils ont vraiment construit quelque chose en disant « Ok, on va se casser dans pas longtemps. » Il va falloir lui dire, tout ce côté-là, c'est assez dur.
- Speaker #1
Oui, c'est horrible. Trahir quelqu'un, c'est horrible. Après, ce qui est intéressant pour cette personne, je pense, dans le temps, c'est l'expérience que ça lui a donnée, les attentes qu'il y a mises, ce qu'il a vu ou pas voulu voir, en tout cas, ce qui, maintenant, lui ouvre un peu plus les yeux. Le fait de reprendre son pouvoir à lui aussi, du coup, là-dedans. Parce que sinon, en fait, t'as l'impression que les gens, ils t'ont juste pillé. Alors que non, tu peux reprendre ton pouvoir et peut-être que cette personne devait expérimenter la tristesse. Parce que parfois, de ces chagrins-là, de cette absence-là, de ce néant-là, naît des trucs qui te rendront heureux vraiment fort pour plus tard.
- Speaker #0
Moi, si je me base sur mon expérience, la tristesse, ça m'a toujours apporté une détermination professionnelle. juste après. Mais par contre, ça a fermé mon cœur puissance mille. Et là, j'ai l'impression que ce qui finit en disant, aujourd'hui, ils vivent ensemble ailleurs. Moi, je vis avec les souvenirs, avec les lieux qui me parlent encore d'elle, avec les silences qu'elle a laissés derrière. Ça veut dire que déjà, elle n'est pas guérie du tout.
- Speaker #1
Oui, mais c'est quelqu'un qui écrit bien.
- Speaker #0
Du coup,
- Speaker #1
je pense que vraiment, tout ce qui est les émotions entre guillemets négatives, type colère, tu vois, tristesse et tout, ça peut faire des... Il faut écrire, il faut s'en servir pour...
- Speaker #0
Pour moi, ça fait les plus belles œuvres.
- Speaker #1
Il n'y a pas de doute. Il ne faut pas que ça abîme. Et si ça abîme, ce n'est pas les autres qui ont abîmé, c'est toi qui t'es laissé abîmer.
- Speaker #0
Très probablement, mais sur le moment... C'est très difficile de le ressentir de cette manière-là.
- Speaker #1
Impossible. J'ai eu un chagrin d'amour. Moi, ça a été mon plus gros chagrin d'amour. Mais j'ai su que, vu que j'essaye un peu de discerner les émotions de la raison, en tout cas, j'ai su que j'allais me perdre si je mettais un doigt dans la tristesse. Je ne voyais pas comment j'en sortais. Je voyais l'endroit où tu plonges dedans. Mais je ne voyais plus l'endroit où j'en sortais parce qu'en fait, c'est triste d'être triste. Et du coup, si tu commences à être triste, d'être triste, d'être triste, en fait, tu ne fais que descendre dans la tristesse et dans les méandres de toutes tes émotions. Et en fait, je me suis dit, OK, j'ai tellement l'impression que parfois, et je pense qu'on est nombreux à ça, de dire qu'en fait, quand tu vas dans la tristesse, il y a un endroit qui est un peu vicelard parce que tu te sens étrangement vivant. monde qui s'effondre autour de toi. Mais, en tout cas pour moi, il y a un truc qui est de l'ordre de la vie, quoi. C'est un peu bizarre.
- Speaker #0
Et du coup,
- Speaker #1
je me suis dit, ok, tu rentres chez toi, tu prends une douche. Il y a ça dans certaines religions. Mais il y a ça dans certaines religions. En fait, tu as le droit d'être triste pendant un temps donné. C'est 24 heures, tu vois, ou 48 heures. Et là, tu chiales toute ta race, mais... Une fois ce temps fini, t'arrêtes. Ça, je trouve ça pas mal.
- Speaker #0
Mais Raquel, ça me semble impossible.
- Speaker #1
Oui, mais c'est dire en fait, je prends ce temps-là pour moi. Je prends ce temps-là pour ma tristesse, pour ne pas me juger, pour vivre ce que j'ai à vivre. Mais derrière ça, stop. Et je crois que la limite, elle est aussi assez chouette.
- Speaker #0
Parfait ça.
- Speaker #1
Je suis... Non mais attends, ce n'était pas une bonne idée. En fait, je suis rentrée... J'ai pris ma douche. Et je me suis dit, OK, chaque goutte qui tombe, c'est une larme que je ne verserai pas. Cette douche représente toute cette émotion que j'ai. Et donc, je pleurais sous ma douche. Pathétique, drama. Comme dans les films, j'étais assise, je pleurais, je pleurais. Je me suis dit, quand tu coupes cette douche... C'est fini.
- Speaker #0
J'ai jamais coupé cette douche.
- Speaker #1
J'ai coupé cette douche. Et dans ma tête, c'était fini. Sept ans plus tard,
- Speaker #0
je me suis rendue compte... Que la douche coulait encore.
- Speaker #1
Que la douche coulait encore. Mais bien sûr, en fait, j'ai éteint le truc. Mais jamais ça s'est... C'était trop vite, en fait. Ouais, exactement. Donc, il faut savoir prendre le temps. Et chacun a son temps à lui. Mais... Il faut aussi quand même se garder cette vision de mon monde ne s'arrête pas là.
- Speaker #0
Ça, c'est vrai. Le monde ne s'arrête pas là. Mais je comprends qu'une double trahison, c'est très violent. Déjà, moi, j'ai vécu des trahisons amoureuses et amicales séparément. Je pense comme tout le monde, mais les deux en même temps. C'est fort. on a passé le côté négatif mais bon voilà,
- Speaker #1
maintenant il n'a plus cet ami à la merde et cette personne sur qui il ne pouvait pas compter non mais il faut dire les... c'est violent peut-être que l'ami sera un très ailleurs mais celui-ci il n'est pas super et on lui souhaite la meilleure on lui souhaite une belle vie on
- Speaker #0
passe sur les joyeux Attends, mignon ou galerie ?
- Speaker #1
Allez, galerie.
- Speaker #0
Ok. En galerie, on a 30 minutes aux toilettes et 10 ans de légende.
- Speaker #1
Wow.
- Speaker #0
On a à deux doigts de venir avec ses valises.
- Speaker #1
Ça aurait pu être moi, ça.
- Speaker #0
On a 1,80 et 1,50 euros plus tard. Mon crush est somnambule. J'ai volé des jambes quand j'ai réalisé que je l'aimais. Florian, un film d'horreur et une sieste interminable. En plus, ça envoie des vraies blases. J'ai fait du bouche-à-bouche à un chien où tout Marseille s'est foutu de ma gueule. Entre parenthèses, c'est pas Margot Robbie. C'est pas la rêve, mais j'ai...
- Speaker #1
Attends, la troisième, c'était quoi ?
- Speaker #0
La troisième, c'était années 80 et 1,50€ plus tard. En fait, à mon crush.
- Speaker #1
Celui-là ?
- Speaker #0
Allez hop ! Alors, il est long celui-là. C'est parti. Je vous parle d'un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. Un temps où le salaire moyen était de 5000 francs, le passeport obligatoire pour se rendre chez les voisins belges, où les téléphones avaient des fils, où Internet ne pouvait même pas être imaginé, où les dates s'appelaient des rencarts, où les filles branchaient. branchée, portait des shorts en hiver avec des Doc Martins, achetait d'occas au puce de Saint-Ouen. Ça, ça pourrait marcher encore. J'étais une fille branchée. J'habitais Paris, dans une charmante studette. Déjà, tu dis studette. Encombrée de mes fringues vintage, c'est-à-dire des années 60. J'étais surtout fille et petite fille de femmes combattantes pour leur liberté. qui avaient voté pour la première fois sans l'autorisation de leur mari, milité pour le droit à l'IVG, ouverts seuls un compte en banque, dépensés leur salaire en soins esthétiques, montrés leur sein sur la plage, et qui, pour certaines, revendiquaient être nuls en cuisine. C'est fou parce qu'aujourd'hui, ça nous paraît très normal, mais visiblement, dans les années 80, c'était une autre histoire.
- Speaker #1
Il y a eu du travail.
- Speaker #0
Ouais, franchement, beau travail d'ailleurs. Alors quand Lionel M a croisé... ma route parisienne dans un vernissage, je me suis autorisé à le draguer.
- Speaker #1
C'est beau ça. Oui, non, j'aurais aimé le draguer, je pense, avec cette espèce de légèreté-là, tu vois, ou en tout cas ce courage-là.
- Speaker #0
En fait, je pense que là, quand elle drague, elle fait... C'est une dinguerie.
- Speaker #1
Elle y va.
- Speaker #0
C'est fou. Donc, en vrai, une coupe de champagne à la main et avec pour seul écran celui de la fumée blanche. qui était très à la mode dans les soirées mondaines. Quelques appels et balades au bord de la scène plus tard, ce beau blond, grand, musclé, velle dents, c'est trop déjà, m'invite à une petite teuf chez lui avec des potes. Ah, un autre atout de belâtre, il habitait dans un deux-pièces avec un vrai salon et comble du luxe, un balcon où l'on pouvait fumer. Décidément, ce garçon avait toutes les qualités. C'est drôle, j'ai l'impression. Moi aussi. Parce que je vois le truc en années 80, mais très bizarrement, je les vois habillés comme les années 50.
- Speaker #1
Qui seraient de toute façon à la mode encore aujourd'hui. Exactement.
- Speaker #0
Donc, toujours à cette époque, la boisson fétiche était le gin-fizz. Fille de femme libre, mais bien élevée, je lui propose donc d'apporter ma contribution à la soirée avec des bouteilles de Schweppes. La soirée se passe bien, entre rire, bavardage et autre fumée qui fait rire. Les potes partent, elle écrit très bien. Je reste et la nuit dans les bras du beau Lionel et lumineuse.
- Speaker #1
Ok, tout vaut tout. Tout va bien jusque-là.
- Speaker #0
Ouais. Donc, je reste, virgule. Il manquait un petit virgule. Quelle surprise, quand le matin venu, un thé fumant, dégusté, le blond me demande sans détour, ni réserve, 10 francs de participation à la soirée de la veille.
- Speaker #1
Oula. Oula, le réveil.
- Speaker #0
Pas à ouf.
- Speaker #1
Pas à ouf de demander ça. Bonjour, 10 balles.
- Speaker #0
Donc, soit l'équivalent d'un euro 50. C'est très... Pas terrible. Oh my God. Un pingre. avoir chichrapia grigou. Grigou, c'est énorme. Yonel M. est resté dans ma mémoire fort longtemps et a aiguisé mes antennes anti-radin. Ah oui, évidemment, j'ai donné avec élégance et distance les 10 francs à ce cher radin et couru dans le métro du haut de mes Doc Martins. On ne s'est bien entendu jamais revus. 10 balles.
- Speaker #1
10 balles. Les 10 balles pour la veille.
- Speaker #0
Genre, en plus, c'est même pas...
- Speaker #1
C'est incroyable.
- Speaker #0
Début de soirée, déjà, c'est pas ouf, mais tu dis, bon, allez. Mais genre, le lendemain, dire au fait...
- Speaker #1
Mais il était sacrément galère.
- Speaker #0
Ouais, je pense. Surtout qu'il avait un bel appart.
- Speaker #1
Oui, prends-toi une studette. Tu n'assumes pas le deux pièces.
- Speaker #0
C'est fou, hein. Donc, ouais. Il s'est levé le matin. Donc, il venait de faire l'amour, en plus. Mais pourquoi tu dis le Lyonnais là ?
- Speaker #1
Puis c'est 10 balles quoi. Alors mis en plus à 1,50€, c'est encore pire. C'est plus violent. Ouais, c'est plus violent. Mais pour 10 balles,
- Speaker #0
c'était pas 1,50€.
- Speaker #1
C'est déjà 10 balles.
- Speaker #0
Mais c'est quand même violent. C'est quand même violent. On est d'accord que c'est genre immense red flag la radine.
- Speaker #1
Oh mais faut... ouais.
- Speaker #0
Je connais beaucoup de meufs qui restent avec Garadon.
- Speaker #1
Non, faut en parler. Si d'un seul coup, tu ne peux pas fuir quelqu'un à cause d'un défaut. Parce que franchement, si à la limite, il n'est dans sa vie que radin, mais qu'il est avenant, prévenant, sympa, gentil, drôle, ça n'existe pas, je pense. Il a toutes les qualités et radin. Mais après, tu as radin et tu en as qui sont dans des galères. Tu vois, par exemple, je pense, si tu es jeune... Je pense qu'il y a plein de jeunes qui sont aujourd'hui dans des trucs où se dire que l'argent, c'est important.
- Speaker #0
Ça, même dans ça, je vais te dire par expérience, les moins radins, c'est ceux qui gagnent le moins.
- Speaker #1
Mais je sais.
- Speaker #0
Donc, en fait, ça ne marche pas.
- Speaker #1
Non, mais j'essaye de sauver un peu le cul des gens qui sont ici à une limite.
- Speaker #0
Moi, je pense que déjà, il y a un truc de... Moi, déjà, je n'ai jamais... Alors, pour le coup, je n'ai jamais laissé payer un seul date de ma vie, que ce soit le premier ou le deuxième et tout, mais... Moi, je peux comprendre qu'il y a un truc de... On se voit trois fois, la meuf, elle dit bon, j'aimerais bien, machin et tout. Mais au-delà de ça, ça ne m'est jamais... Et je préfère être en ultra-galère et dire à la meuf, on ne se voit pas, j'ai un truc à faire, plutôt que d'y aller.
- Speaker #1
Ou tu fais selon tes revenus, tes moyens en général. Tu l'as fait au PMU. Oui, voilà. Tu vas te balader, ça ne coûte rien d'aller marcher. Ça ne coûte rien de se faire une petite balade. C'est pour ça qu'il fallait continuer cette balade. Mais je pense que parfois, il faut juste aussi prendre le temps de dire ça m'a gêné que tu fasses ça. Pourquoi tu fais ça ? Mais sur un problème,
- Speaker #0
parce qu'ils viennent de se connaître et je trouve ça... Parce que c'est elle qui le drague.
- Speaker #1
Non, mais c'est pas chic. C'est pas chic du tout.
- Speaker #0
Du coup, c'est dur. Je disais, c'est dur pour la meuf de dire... Tu prends, cousin, c'est un peu chaud, là.
- Speaker #1
Tu les poses et tu t'en vas. Ouais, je comprends. Je comprends.
- Speaker #0
Tu lui donnes la pièce, il la prend et tu le regardes pendant que tu la tiens. C'est extrêmement violent. Moi, pour moi, je conseillerais toutes les meufs... Je conseillerais toutes les meufs à... Pas rester avec des radins parce que je pense vraiment que c'est un immense red flag. C'est un immense red flag.
- Speaker #1
C'en est un sur le mal-être de la personne, en tout cas. Tu vois, c'en est un sur le fait de dire, est-ce que cette personne, avec sa gestion des choses, que ce soit l'argent, l'amour, l'empathie ou peu importe, est-ce qu'il va avoir cette tendance à tout garder comme ça pour lui ? Après, je te dis, je ne suis pas pour un. Pareil, évitons les gens qui ont des... Oui. Mais je pense que parfois aussi de t'intéresser à la personne et de dire mais en fait quoi, est-ce que tu as été élevé comme ça ? Est-ce que tu viens d'un milieu où l'argent ça a toujours été un problème et que tu es encore dans cette éducation-là ? Est-ce que tu as vraiment des problèmes d'argent ? Tu vois ce que je veux dire ? Le fait, je pense quand même. d'en parler. Ça ne veut pas dire que derrière, tu ne pars pas. Parce que si ça ne te convient pas, ça ne te convient pas. Mais aussi, peut-être, aider l'autre à mieux être et à mieux gérer.
- Speaker #0
Il faut dire que quand même, en 40 ans, tout a beaucoup évolué. En revanche, je pense que dans les années 80, la galanterie, elle était placée à un niveau qui était bien supérieur à la galanterie d'aujourd'hui. Donc, réclamer ça avant...
- Speaker #1
Ouais, c'est bizarre.
- Speaker #0
C'était bien plus violent que le faire aujourd'hui, même si ça l'est toujours.
- Speaker #1
Ouais, non, mais c'est bizarre. Le coup des 10 balles, ils sont bizarres.
- Speaker #0
Horrible, Lionel. Lionel, je ne sais pas comment tu as vieilli et comment tu as grandi. J'espère que...
- Speaker #1
Il est toujours radin.
- Speaker #0
C'est moins dégueu. Ouais, ouais, mais il a dû se trouver une meuf qui a accepté ça.
- Speaker #1
Parce qu'il y a des mecs qui acceptent. Il peut respirer.
- Speaker #0
Moi, je connais vraiment plein de potes qui sont restés avec des radins en ayant conscience de leur radinerie. Ils me disent, ah, mais moi, j'ai toujours... tout payer dans le couple, sûrement qu'il y ait tout géré financièrement. Mais je me dis, mais attends, moi déjà, rien que le moment de l'addition, quand le serveur vient et que c'est pas moi qui tends la carte, je suis extrêmement... Ce moment me paraît une éternité. Parce qu'il peut y avoir un truc de c'est ton dixième date et la meuf, elle, tu sais, il y a un truc, je passe ton anniversaire, elle t'offre le resto, même ce moment-là. Je me dis, lui, il doit se dire, oh putain, le mec, pas ouf. Et ça me met trop mal.
- Speaker #1
Bah ouais, mais après, tu vois, c'est pareil. Sur les trucs, en fait, si c'est pas naturel, si ça devient soit un sentiment d'obligation ou soit un...
- Speaker #0
Non, mais c'est naturel. Moi, j'ai toujours eu ça. C'est pour moi. Oui, mais c'est convivial.
- Speaker #1
Il y a un côté, on va au restaurant et ça me fait plaisir de t'inviter. Moi, je sais que j'invite beaucoup. au restaurant. Ça me fait plaisir. C'est ma façon de montrer que ça me fait plaisir de partager ce moment. Et il y a des gars au resto avec qui j'ai pu dire, vraiment, j'aimerais t'offrir ce repas. Mais par contre, si ça te tient à cœur, on peut aller boire un verre après. En tout cas, de créer un autre moment. Je ne sais pas. Mais sur les trucs de l'addition, c'est toujours pareil. Il faut que ça reste naturel. Moi, les pires moments, c'est quand il y a un doute. au moment où l'addition arrive, et le temps de latence, là.
- Speaker #0
Dans la discussion, dans le date que tu as eu, tu sens que ça peut...
- Speaker #1
Il y a débat. C'est pas clair. Tu vois, l'ambiance est pas claire sur la fin.
- Speaker #0
En général, quand il y a un date qui se passe bien, je pense que tu as un sentiment de... Je capte, je vois qu'on est sur un moment de l'heure d'onde, je sais qu'il va payer.
- Speaker #1
Et c'est ce truc de, c'est pas qu'il va payer, c'est en tout cas, à la limite, il peut me dire qu'il a envie de m'inviter. Tu vois ce que je veux dire ? Oui,
- Speaker #0
mais tu sens qu'il va prendre les choses en main, en fait.
- Speaker #1
Ouais, c'est un côté, je prends soin de la situation. Sur un date que j'avais eu, le date en soi, il se passe relativement bien. J'ai vécu ça, ce truc où le type arrive, le serveur arrive, on demande l'addition, il vient et où en fait, il y a un temps.
- Speaker #0
Ça se regardait toujours ? Ça se regardait.
- Speaker #1
Moi, en fait, si tu veux, on parle d'une planche charcuterie fromage. Ah, on est chez 20 balles. On n'est vraiment pas cher. Et encore du 20 balles d'il y a quand même quelques années. Donc, c'était même peut-être un 15 balles. Donc, ce n'est pas beaucoup. Mais ce n'est même pas la question du prix. C'est le silence, si tu veux, qu'il y a eu, qui a mis un profond, en tout cas chez moi, dans ma personnalité, qui a mis un malaise. Et du coup, il me dit, on partage. Et moi, il n'y a pas de...
- Speaker #0
C'est beaucoup plus violent que tu payes. Oui,
- Speaker #1
mais il y a des gens pour qui ils vont dire, mais en fait, en payant, je ne veux pas lui prendre sa part dans le sens où elle a peut-être aussi envie de payer. Et puis, c'est un premier date, je ne veux pas qu'elle... Tu vois, en fait, les gens, ils sont complexes parfois dans leur tête, là où pour moi, il n'y a pas de sujet, en fait. Donc, le gars, je lui dis, non, non, je t'invite. Et c'est moi qui ai payé. Parce que c'était... Je ne voulais pas... Moi, partager me stresse. À la fin d'une admi-compte, tu me dis, on partage.
- Speaker #0
Il fait ça, il fait... Moi, je n'avais pas appris ça. Oui,
- Speaker #1
les calculs, c'est stressant.
- Speaker #0
Terrible, ici. Oui,
- Speaker #1
c'est un peu...
- Speaker #0
Attends, tu l'as revu ?
- Speaker #1
Mais non.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Non, mais je ne l'ai pas revu pour autre chose. Il m'avait envoyé...
- Speaker #0
ce qu'il écrivait, genre des textes philosophiques, quand il était plus petit. Enfin bon, bref, il y a eu trop de doses, tu vois. Le game a trop donné des endroits différents, pas de repères. Je n'arrivais pas à grimper cette montagne de l'amour. Non, en vrai, j'ai... Mais par contre, j'ai gardé pendant longtemps ces trucs envoyés parce que c'était très drôle.
- Speaker #1
Oh, waouh !
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Faudrait que tu me les envoies. Ouais,
- Speaker #0
faudrait que je les retrouve.
- Speaker #1
Mais moi, j'ai découvert ce truc de partage d'addition, mais pas en couple. Je parle avec plusieurs personnes en arrivant à Paris. En Marseille, personne ne fait ça. Personne ne regarde la note. Tout le monde dit, vas-y, on partage en cinq. Bah oui. Ce truc de, je regarde la note, et moi, je n'avais pas pris de verre de vin et tout, je l'ai découvert, ça m'a extrêmement choqué. À Marseille, personne ne fait ça.
- Speaker #0
Bah ouais.
- Speaker #1
C'est soit on partage, soit je te prends, c'est moi qui gère. Et j'ai découvert ça en arrivant à Paris. Et je pense que les gens à Paris, la vie est tellement chère que les gens stressent tellement qu'ils font attention à la moindre des choses. Mais je préfère, moi, encore une fois, pas sortir.
- Speaker #0
Et puis, il y a aussi ce truc de parfois, par exemple, j'ai pris un cocktail que toi, tu n'as pas pris. Je ne vois pas pourquoi tu devrais payer un bout de mon cocktail si toi, tu n'en as pas pris, tu vois. Non, mais moi, je suis d'accord avec toi dans l'idée, en fait. C'est juste que l'expérience montre qu'il y a trop de fois où ça se passe. Donc, ça veut dire qu'il y a un sujet. Et donc, ça veut dire qu'il y a des façons d'agir différentes. Et que ces façons d'agir différentes, soit elles correspondent ou non, mais il faut s'adapter.
- Speaker #1
Oh Dieu !
- Speaker #0
Ouais. Bon, en tout cas, c'est 10 balles de trop.
- Speaker #1
On a bien fait de se barrer.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Lionel...
- Speaker #0
Par contre, j'aurais bien aimé connaître l'histoire s'il ne lui avait pas demandé 10 balles là. Il lui aurait demandé à un moment donné 10 balles.
- Speaker #1
Ouais, il y avait un truc cool, mais je sentais un peu le mec qui, genre, j'arrive et c'est moi qui, tu vois, le mec musclé, truc, mes maisons, pour au final gratter des sous. On passe à l'histoire mignonne ?
- Speaker #0
Allez, vas-y.
- Speaker #1
Ok. 15 ans après un flirt d'adolescente, j'ai enfin compris. Le bon numéro. je lis celle qu'on n'a pas lu avant on gagne nos batailles ensemble et il est mon plus beau cadeau sous la douche un genou à terre un genou à terre ça va être une demande en mariage probablement le
- Speaker #0
deuxième c'est quoi ?
- Speaker #1
le deuxième c'était le bon numéro le bon numéro un coup de numéro de téléphone ou un numéro De l'auto ? Bon,
- Speaker #0
non. Les dix balles de Lionel M.
- Speaker #1
Lionel, il aurait piqué le bon numéro. Ok, alors voilà, tout a commencé un peu par hasard. J'ai rencontré mon conjoint grâce à un ami à lui. Ce jour-là, on s'est rencontrés lors d'un après-midi dans mon village. Lui était avec son pote et moi avec ma cousine. On a passé une super après-midi, simple, mais pleine de rire et de bonne humeur. Au moment de partir, on a échangé nos numéros. Et c'est là que le destin s'en est mêlé. En envoyant un message, on s'est rendu compte que j'avais pris le numéro de mon conjoint au lieu de celui de son ami. À l'époque, je venais de sortir d'une relation toxique, je n'avais aucune envie de me poser. Je voulais juste un peu profiter de la vie, sans prise de tête. Mais petit à petit, les messages sont devenus des discussions, les discussions des rendez-vous. Et sans même m'en rendre compte, c'est devenu une vraie histoire d'amour. C'est beau. Je me souviens particulièrement du 14 avril 2010, la date officielle du début de notre histoire. Il était venu me voir en scooter, une après-midi remplie de tendresse, d'amour un peu maladroit et de céréales. Oui, des Golden Grahams, qu'il gardait dans son scooter, c'est mes céréales préférées. C'est un mec incroyable. On va pas te dire moi de ces...
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
c'est exceptionnel. Mais après, il y a le côté nostalgie aussi qui joue, je pense.
- Speaker #0
Un frostyze, moi, oui.
- Speaker #1
Ah, tu en manges une, ça colle aux dents, c'est horrible.
- Speaker #0
Bon, on n'est pas d'accord sur cette histoire de série.
- Speaker #1
Donc, après, il les gardait rangés à côté de ses clés à molette. Ça, c'est pas... Elle a dit ce détail, il m'a marqué à vie. Puis, vient le moment de partir. Quelques petits bisous timides. Il repart. Moi, je rentre chez moi. J'ai le cœur tout léger. Je lui envoie un SMS pour lui dire ce que j'ai ressenti pendant cet après-midi. Pas de réponse. Un autre pour savoir s'il est bien rentré. Toujours rien. Encore un autre, puis un dernier un peu vexé. T'aurais quand même pu me répondre par respect. Silence radio total. Ce n'est que bien plus tard dans la soirée. qu'il m'a enfin répondu en panique, de peur que je ne réponde pas. Il avait perdu son téléphone sur le chemin du retour, dans un chemin de terre. Il a dû refaire tout le trajet à l'envers pour le retrouver. Aujourd'hui, ça fait 15 ans que nous sommes ensemble. Il est devenu mon meilleur ami, l'homme de ma vie, le père de mes enfants. Et chaque fois que j'y pense, je me dis que le hasard fait vraiment bien les choses.
- Speaker #0
C'est tout gagné !
- Speaker #1
Quelle belle histoire !
- Speaker #0
On adore !
- Speaker #1
Elle est belle !
- Speaker #0
Mais comme quoi, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Parce que l'angoisse, l'angoisse, l'angoisse, il a juste perdu son téléphone.
- Speaker #1
Ou alors, peut-être qu'il allait voir une meuf avant et il a dit « Ah, j'avais perdu mon téléphone » . C'est une possibilité.
- Speaker #0
Il y a des mythos. Non, mais là, sur 15 ans. 15 ans,
- Speaker #1
15 ans. 15 ans, il aurait dit la vérité. Il s'est goudé,
- Speaker #0
lui.
- Speaker #1
Franchement, ce qui est fou, c'est qu'elle pensait avoir son numéro à lui. C'est vraiment dingue.
- Speaker #0
Je crois que de très belles histoires d'amour peuvent naître comme ça, sans attente. C'est-à-dire que là, en fait, du coup, il n'y a pas d'attente. Elle n'attend rien. Elle n'attend pas une histoire. Elle n'attend pas d'être amoureuse. C'est juste des conversations qui commencent. Et d'un seul coup, tu rencontres quelqu'un. Mais l'avantage, en tout cas, pas pour tout le monde, mais je pense qu'on est nombreux dans ce cas-là, à parfois se modifier un petit peu quand quelqu'un nous plaît. C'est la pire des choses à faire. Parce que du coup, en fait, juste, il y a quelqu'un qui te plaît, juste, il te met comme ça. Déjà, ce qui n'est pas ta position naturelle. À tenir comme ça sur une vie, ça va être long. Tu vas te faire mal. Et puis, en plus, c'est ce que toi, tu te dis que l'autre, il aime. Mais peut-être pas vraiment. Ouais, c'est vrai. Et tu sais, si tout le monde se met, et l'autre, s'il se met un peu comme ça pour te plaire, au final, en fait, t'es pas à l'aise. Alors que quand il n'y a pas d'attente, eh bien, t'es toi-même.
- Speaker #1
Et la vérité, je pense qu'aussi, il faut croire au hasard.
- Speaker #0
genre si par exemple t'envoies le message tu captes que c'est pas le bon numéro toi je sais que t'es quelqu'un qui croit au truc comme ça donc t'aurais continué à parler moi j'aurais pu dire ah bah vas-y passe-moi le numéro oui mais pragmatique et peut-être que la personne t'aurait passé le numéro et t'aurais continué à discuter et après t'aurais été honnête pas comme le premier cas de cette histoire je dirais écoute je pense que je préfère ta pote avec qui j'avais des petites conversations à côté à Nodine c'est fou hein ouais mais belle histoire
- Speaker #1
très belle histoire j'adore on va passer au prochain concept vas-y déjà celui-ci était super j'ai adoré là on va passer quand même une étape supérieure je t'explique on est toujours sur quelqu'un qui nous raconte une histoire sauf que cette fois-ci la personne va nous la raconter au téléphone et nous on va essayer de trouver des petites solutions ok j'adore en racontant avec nous j'adore en vivant l'expérience avec nos expériences à nous pour l'aider un petit peu j'adore c'est ok ?
- Speaker #0
ouais à fond
- Speaker #1
Steven, comment tu vas ?
- Speaker #2
Déjà, merci de me prendre du temps et de m'écouter, ça va. On essaye de faire aller, c'est pas simple en ce moment mais on essaye de garder du positif.
- Speaker #1
Écoute, Steven, déjà merci de prendre toi du temps pour nous raconter ton histoire. Je suis avec Audrey Pirault qui est avec moi. Je pense que de toute façon, un avis féminin c'est toujours très positif pour aider et écoute on est hyper attentif et on te laisse nous raconter ton histoire alors en fait c'est simple ça fait 8 ans que
- Speaker #2
j'étais en couple et en fait il y a 4 ans de ça alors 8 ans avec une personne incroyable une personne que j'ai rencontrée en saison à une époque de magie où je pense que Je ne croyais plus trop en l'amour. C'est une personne qui est plus jeune que moi, qui a 10 ans de mince. Et en fait, il y a eu vraiment un coup de fou, un coup de cœur, je ne sais pas comment on peut le dire, mais en fait, une connexion qui était incroyable.
- Speaker #1
Vous travaillez ensemble à ce moment-là ?
- Speaker #2
En 16 ans, en fait, c'était une copine de ma petite sœur. Moi, j'étais animateur. Je suis éducateur spécialisé et l'été, je travaillais en camping. Et en fait, c'est un camping où je travaillais chaque été. Et ma soeur travaillait avec moi cette année-là. Et comme je n'avais pas fini mon travail de l'année, je suis arrivé un peu plus en retard par rapport aux autres. Et ma soeur m'a dit, oui, je me suis fait une copine, etc. Je dis, OK. Et en fait, ça a matché directement avec cette personne. Sans savoir pourquoi, on avait l'impression qu'on se connaissait depuis toujours. C'était incroyable. Et j'ai quitté... J'ai quitté ma vie dans les langues parce qu'à la fin de la saison d'été, elle repartait vivre sur Angers et moi je me suis dit, en fait j'arrive pas à vivre, on n'arrive pas. ne pas laisser cette histoire comme ça s'échapper. Et donc, je suis allé la rejoindre sur Angers. Elle, elle était en études encore. Moi, je travaillais. Et au bout de la fin de son année, elle partait en année de césure. Donc, elle est partie faire fille au père en Australie pendant six mois. On s'est séparés, mais c'était un peu du forcé. Moi, je voulais qu'elle vive cette expérience à fond.
- Speaker #1
C'est toi qui as pris la décision ?
- Speaker #2
Ouais, en fait, pendant les six mois où on a vécu sur Angers, je lui ai toujours dit... Parce que moi, en fait, de base, j'avais des soucis de santé. J'ai toujours dit que je voulais qu'on vive les choses à fond, intensément. Et c'est ce qu'on a fait. Et en fait, je voulais qu'elles vivent ce voyage en Australie, puisque c'est le voyage d'une vie. Et qu'elles le vivent, en fait, sans regret, sans se dire, ah, il fait quoi en France ? Sans jalousie, sans... Voilà. Je voulais vraiment qu'elles vivent cette opportunité à fond. Donc, on s'est séparés, mais en fait, rien n'avait changé. On s'écrivait tout le temps, on faisait des FaceTime avec des décalages horaires de fous, et voilà.
- Speaker #1
Donc, vous étiez séparés sans vraiment être séparés.
- Speaker #2
Mais quand elle est revenue, ni l'un ni l'autre, je crois qu'on a eu le courage de se dire les choses au début. Et en fait, on s'est vus, mais rien ne se passait. Notre lien était toujours là, mais il n'y avait rien d'intime entre nous, de physique.
- Speaker #1
Comme si au lieu de six mois, il y avait eu dix ans.
- Speaker #2
C'est ça. C'est ça. Et en fait, le truc, c'est que j'ai même eu un peu... un peu ce rôle d'ami pendant quelques mois où en fait, elle m'avait raconté qu'elle avait rencontré quelqu'un, tout ça. Et puis moi, j'étais son premier tout, son premier amour, sa première fois. Donc toi,
- Speaker #1
ça t'a fait mal quand elle a rencontré quelqu'un ?
- Speaker #2
Mais j'ai voulu avoir ce rôle bienveillant. Ça m'a fait mal, mais en fait, je me suis dit, c'est moi aussi qui avais décidé qu'on arrête et ça fait partie de la vie. C'est l'étape, il fallait m'en douter. C'est une jolie fille, il fallait aussi qu'elle vive ses expériences. Et elle a flirté avec ce gars, il s'est rien passé. Et après ça, on a revécu une saison d'été. Et en fait, on s'est rendu compte qu'on voulait être ensemble. Donc on s'est remis ensemble. Pendant quatre ans, tout allait bien. C'était vraiment génial. Et en fait, il y a quatre ans de ça, j'ai perdu ma mère, avec qui j'avais une relation vraiment fusionnelle. J'avais mon frère et ma sœur, etc. Et en fait, au décès de ma mère, j'ai eu l'impression d'avoir un gros vide. Un vide sidéral, vraiment. où je ne savais pas, j'étais perdu. Je m'occupais à la fois de mon frère et ma sœur, mais je n'exprimais pas ma tristesse à moi. Et j'étais entouré d'amis, d'amis-filles proches, puisque j'étais coach au futsal.
- Speaker #1
Et en fait,
- Speaker #2
malheureusement, je me suis laissé perdu dans de l'attachement avec ces gens-là et avec ces deux personnes-là. Et en fait, j'ai eu deux relations avec deux autres personnes.
- Speaker #1
Donc, attends, mais des relations uniquement sexuelles ou des relations genre ?
- Speaker #2
C'était en fait...
- Speaker #1
Un couple ?
- Speaker #2
Ouais, pas un couple. En fait, les deux personnes étaient au courant que j'étais en couple. Elles connaissaient même ma copine et tout ça. Et c'était à la base des amis. Sauf que, je ne sais pas, il y a des gens... Mon petit frère, par exemple, lui, a vécu le décès de ma mère d'une autre façon, brutale. Il s'est réfugié dans la fumée, dans l'alcool, des choses comme ça. Et moi, en fait, je ne sais pas si j'ai eu besoin de combler un manque, parce que j'ai quand même eu une anxie et tout ça. Et en fait, j'ai essayé de... Je me suis laissé prendre, en fait.
- Speaker #1
Mais du coup, tu avais trois relations en même temps.
- Speaker #2
Trois.
- Speaker #1
Et attends, juste un truc. Les deux relations que tu avais, elles savaient que tu avais une copine et elles savaient les deux que tu voyais aussi quelqu'un d'autre ?
- Speaker #2
Non. Elles savaient juste que j'avais une copine. Et voilà. Et en fait, ça a dû... En fait... Dès le début, j'ai voulu arrêter. J'ai voulu arrêter ces relations. Mais en fait, je suis quelqu'un qui n'aime pas faire de mal. Je n'aime pas faire souffrir les gens. Et j'ai essayé. J'ai dit des fois, il faut qu'on arrête parce que je n'arrive pas. Du moins, je ne peux pas faire ça à la personne qui est avec moi parce que c'est l'amour de ma vie, etc. Mais je n'arrivais pas. J'avais peur que celle qui faisait partie de ma vie depuis toujours le sache. Que je la détruise parce que j'étais son premier tout.
- Speaker #1
Mais là, ça a été... En plus de ça, ce qu'il y a, c'est que j'imagine qu'elle a dû être très présente pour toi au décès de ta maman.
- Speaker #2
Exactement,
- Speaker #1
ouais. Et c'est très violent pour elle, mec.
- Speaker #2
Ouais, je sais, je sais. Et ce qu'il y a, c'est qu'il y a... En fait, il y a... Au mois de septembre, en fait, tout a explosé. Tout a été découvert. Et en fait... Donc attends,
- Speaker #1
ce n'est même pas toi qui lui as dit en fait.
- Speaker #2
Il y a un doute déjà par rapport à une des relations. Et en fait, tout a explosé et les trois personnes se sont vues et se sont dit des choses. Donc voilà, c'est à l'humeur.
- Speaker #1
Donc après, t'as fait un « the boy is mine » de Brandy ? T'es arrivé et t'es resté toutes les trois là ?
- Speaker #2
Non, même pas. En fait, ce qui s'est passé, c'est que ma copine « fichielle » m'a dit qu'elle était au courant de tout. Et donc, voilà, je l'ai rencontrée chez moi. Elle vous avait dévastée,
- Speaker #1
en fait ?
- Speaker #2
Oui. En fait, c'était bizarre. Il y avait une partie d'elle qui était dévastée et une partie d'elle qui était, comme elle m'a dit, soulagée qu'elle ne se faisait pas d'idées parce que pendant longtemps, elle a eu des doutes par rapport à une des personnes. Et le pire, c'est qu'en fait, c'est là où je ne comprends pas. C'est que vraiment, cette personne-là, pourtant, c'est l'amour de ma vie. Et je ne sais pas...
- Speaker #1
pourquoi en fait j'ai pas su stopper les choses ou pourquoi j'ai pas t'es jamais t'es jamais on parle pas de relations vraiment de couple à côté comme t'as pu avoir là tu l'as jamais trompé avant ça jamais non non jamais jamais en fait t'es jamais venu à l'idée c'est vraiment non
- Speaker #2
c'est ça qui est incroyable c'est que pendant même les 4 ans avant avant que le décès de ma mère pendant même les 4 ans avant même pendant le moment où elle est partie en Australie t'as même pas vu Merci. Je n'ai pas vu de meuf pendant huit mois. Je suis resté sans voir personne. En fait, je ne pensais qu'à elle. Je ne voyais qu'elle dans ma tête. C'était vraiment... Et justement, en fait, je ne comprends pas. En fait, je ne comprends pas pourquoi je n'ai jamais regardé quelqu'un d'autre. Et je sais en plus la personne qu'elle est et ce que j'avais. Et en fait, même après tout ça... Je me dis, mais en fait... Donc là,
- Speaker #1
ça a explosé en septembre.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Il y a trois mois, quoi.
- Speaker #2
Exactement, mais sauf que depuis trois mois, forcément, les deux personnes, les deux autres relations que j'ai eues, en fait, ils me basarent dans le club où j'étais. Donc, en fait, ils me font un peu la misère, ce que je peux comprendre. Elles étaient au courant que j'étais en couple, mais elles n'étaient pas au courant que l'une et l'autre...
- Speaker #1
Ouais, donc là, en fait, déjà, un, t'as perdu les trois, évidemment. Mais toi, ce qui te détruit surtout, c'est que t'as perdu la femme de ta vie, selon toi.
- Speaker #2
Elle,
- Speaker #1
elle ne veut pas du tout discuter.
- Speaker #2
Si, si. Ce qu'il y a, c'est que c'est une personne qui est vraiment incroyable. En fait, on allait vivre ensemble. En fait, elle avait acheté un appartement. En gros, on avait acheté ou on allait vivre ensemble. On vivait déjà ensemble. Mais là, dans un bien qui était à nous, c'était vraiment quelque chose qui était, on va dire, le départ de quelque chose, vraiment encore plus. Et en fait, le truc, c'est que là, elle fait des rénovations dans l'appartement, justement, qui avait été acheté.
- Speaker #1
Du coup, c'est le sien, quoi.
- Speaker #2
Oui, voilà. Elle va y habiter. Mais pour l'instant, on se croise dans le logement où on est tous les deux.
- Speaker #1
Vous habitez encore ensemble là ?
- Speaker #2
Alors oui et non, en fait, elle vient une ou deux fois max par semaine, sinon elle est... Wow,
- Speaker #1
quel âge elle a ?
- Speaker #2
C'est 28 ans.
- Speaker #1
Ok, et là, toi ça fait trois mois que tu rames tes seils de la récupérer, c'est ça ?
- Speaker #2
En fait, c'est pas forcément la récupérer, ça fait trois mois que j'essaye en fait de... de faire en sorte qu'elle aille bien. Parce qu'en fait, ce qui me fait le plus mal, c'est de me dire que je lui ai brisé le cœur. Parce que, comme elle a dit, et comme même notre entourage a dit, jamais personne n'aurait pensé que j'aurais fait ça. J'ai toujours vu par elle, dans le sens où j'ai toujours essayé d'être quelqu'un de droit. Et en fait, le fait qu'elle ait le cœur brisé par rapport à ça, on avait un lien qui allait vraiment au-delà du simple amour. Ça veut dire que c'était à la fois ma meilleure amie, à la fois...
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que t'es allé chercher ? En fait, là où j'ai du mal à comprendre, c'est que s'il y avait eu une tromperie basée sur le physique et le sexe, je me dis, tu t'es noyé dans un truc et t'es rentré dans ce truc-là. Mais maintenant, ma question, là où j'ai du mal à comprendre, c'est... Qu'est-ce que tu es allé chercher dans d'autres relations réelles si... Ce que tu as avec elle, c'était chanmé, en fait.
- Speaker #2
Mais c'est ça qui est particulier, c'est qu'en fait, elle joue au basket. Moi, je fais du sport à bon niveau. Et je coache aussi. En fait, on avait deux emplois du temps où tous les soirs, on était pris, etc. Et en fait, c'était notre façon de vivre. On a toujours été habitués à ça. Et en fait, au décès de ma mère, vraiment, elle a été présente. Elle était présente, mais moi, en fait, j'ai eu du mal à exprimer tout ce que j'avais. Et les personnes avec qui j'ai eu les deux autres relations, c'était des amis proches. Et en fait, de fil en aiguille, tu sais, je ne sais pas comment dire, j'ai ressenti que ces personnes-là étaient là, étaient présentes, me faisaient du bien. Et en fait, pour moi, je me disais, ça va, c'est cool, etc. Quand j'ai dérapé, les sentiments des personnes sont très vite arrivés. Elles m'ont avoué qu'elles étaient amoureuses. Et en fait, là, moi, je ne savais plus quoi faire. Je me suis dit, mais attends, comment je fais si je dis non ? Je vais perdre mes amis, elles vont m'en vouloir. Elles vont peut-être dire à la personne avec qui je suis, ça va la détruire. Et j'ai été pris dans cet engrenage. Et à un moment donné, si tu veux...
- Speaker #1
Mais t'allais quoi ? T'allais au resto ? Tu faisais des trucs avec elles ?
- Speaker #2
Oui, avec une surtout. En fait, les deux relations que j'ai eues à côté, c'était deux relations qui étaient totalement différentes dans le sens propre du terme. Ça veut dire qu'avec une, on partageait vraiment la même passion par rapport au futsal. Elle avait un poste à responsabilité au niveau du club. Moi, on était vraiment un binôme dans le terme sportif. Et en fait, on avait une connexion qui était vraiment bien, bon délire, etc. Et l'autre, c'était une personne qui... avec qui je me confiais beaucoup. Ça veut dire que l'autre relation, il y avait des fois, on se voyait, il ne se passait rien du tout, mais on discutait. C'est encore pire,
- Speaker #1
bro, je te jure. Moi, ça me semble encore pire parce que c'est ça qui est très violent à accepter pour la femme que tu aimais. Parce que, en fait, c'est que tu es allé chercher vraiment, c'est que là, en fait, là où tu l'as détruite, C'est aussi... En fait, elle se dit que tu as allé chercher tout ce que tu avais avec elle. Tu as allé chercher tout ailleurs.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. J'ai une question.
- Speaker #1
Il y a Audrey qui veut te poser.
- Speaker #0
Steven. Petite question, du coup. Est-ce qu'elle t'a questionné pendant ce temps-là en te demandant est-ce que tu vois d'autres meufs ? Est-ce qu'il y a un truc avec cette meuf ? Est-ce qu'elle t'a posé des questions sur une des deux autres meufs ?
- Speaker #2
Une seule meuf. où on était en binôme par rapport au club, elle a eu des doutes. Parce qu'en fait, elle a senti à un moment donné que, comment dire... Elle a senti qu'on était proches. Mais après, elle a des amis mecs proches. Moi, j'ai déjà eu des amis femmes proches. Et je n'ai jamais... Je savais faire la différence. Et au début, c'est vraiment ce qu'il y avait. Et elle m'a questionné par rapport à ça. Au début... vraiment, il n'y avait rien. Et quand ça a commencé, des fois, elle m'a requestionné parce qu'elle m'a dit...
- Speaker #0
Oui, bien sûr qu'elle te requestionne, évidemment. Mais toi, t'attends quoi, là, maintenant ?
- Speaker #2
En fait, moi, je ne sais pas comment agir pour juste... En fait, je me dis, j'ai quand même perdu l'amour de... Vraiment, je le sais que j'ai perdu l'amour de ma vie.
- Speaker #0
Alors attention, c'est à la fin de la foire qu'on compte les vaches. Tu sauras que t'as perdu l'amour de ta vie à la fin de ta vie. Jusque-là, t'as juste perdu la meuf avec qui tu pensais pouvoir faire ta vie. Mais peut-être que le décès de ta mère... Tu as mis quand même une petite, effectivement, évidemment, un petit moment d'instabilité. Quant à elle, cette relation-là te demandait de la stabilité, de l'engagement, ce qui fait aussi peur sur un moment où tu es très triste, que les deux autres meufs, en fait, c'est un espèce de truc d'échappatoire aussi, de t'auto-saboter dans un moment de merde, que tu es en train de vivre en rapport au décès de ta maman. Et en même temps, tout cet engagement est quelque chose qui est quand même très compliqué. Par contre... évidemment qu'elle, elle te questionne parce qu'en fait, à partir du moment où elle a un doute, elle, elle essaye de comprendre. Si toi, tu ne lui parles pas et qu'en plus, tu lui mens, si tu veux, là, c'est différentes strates de problématiques. Mais toi, tu veux la récupérer, elle ?
- Speaker #2
En fait, j'aimerais qu'elle aille bien.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est son problème.
- Speaker #1
Dans ton étape, on va dire dans l'idéal, t'aimerais que vous reveniez ensemble ?
- Speaker #2
Alors, dans l'idéal, j'aimerais pouvoir revenir avec elle. Mais j'aimerais... En fait, il y a deux choses que j'aimerais. La première, c'est... En fait, notre lien...
- Speaker #1
qu'il soit le lien qu'on a d'amitié de choses comme ça si on peut pas revenir ensemble déjà mec si c'est ça que tu vises déjà il y a une première chose ce que te disait Audrey c'est la vérité c'est que pour
- Speaker #0
qu'elle aille bien c'est elle qui doit faire son deuil c'est pas toi qui va faire en sorte qu'elle fasse son deuil c'est encore pire quand quelqu'un te dit mais moi je veux que t'ailles bien mais tais-toi dans le sens ce... T'as fait la situation, t'as créé la situation, ne viens pas en plus maintenant avec tes bonnes intentions. En fait,
- Speaker #1
ce qu'il faut aussi comprendre, c'est que t'as brisé quelque chose en elle qui se répare pas. Ça veut dire que ça sera une blessure de vie. Toute sa vie, elle gardera ça en elle et ça va créer, en tout cas, ça va faire évoluer sa personne. Peut-être positivement, peut-être négativement, on sait pas, mais en tout cas, ça va la faire évoluer. Maintenant, si tu veux que vous... puissiez réavoir un lien, même s'il n'est pas amoureux par le futur, ce qu'il faut, c'est mec, il faut que tu t'écartes un peu. Il faut lui laisser du temps. Il faut qu'elle puisse avoir 4, 5, 6 mois pour un peu se reconstruire dans sa tête. Et peut-être que ces mois-là vont faire qu'elle va se dire, il me manque. Mais peut-être aussi qu'elle va se dire, je me sens mieux sans lui. Il faut l'accepter.
- Speaker #0
Et je pense aussi... De t'excuser sans te justifier. Il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de bonne raison de mentir à quelqu'un. Il n'y a pas de bonne raison de trahir quelqu'un. C'est je suis désolé. Et même si tous les jours, tu dois lui dire je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, sans te justifier. Il n'y a aucune justification. En fait, quand tu vis quelque chose qui est si difficile comme ça, écouter l'autre se justifier, c'est t'expliquer pourquoi quand même il a eu raison de te faire ce qu'il t'a fait.
- Speaker #1
Et même si elle te demande pourquoi en fait. parce que c'est humain de dire mais pourquoi tu m'as fait ça et tout mais ça sert à rien de dire oui mais en fait quand même parler tu vois ce que tu nous dis à nous évidemment tu peux le dire à tes amis etc parce qu'il faut quand même essayer de parler et puis d'avancer et d'essayer d'enlever cette culpabilité parce que aussi même si la culpabilité elle va être forte et elle va être très longue tu peux pas évoluer avec une culpabilité permanente il faut maintenant que elle ait le pouvoir puisse se reconstruire. Oui,
- Speaker #0
mais surtout, il ne faut pas que tu te caches derrière ta culpabilité pour te protéger aussi de quelque chose. C'est-à-dire que là, il y a cette situation. Peu importe les raisons. C'est évolué maintenant avec cette situation. Donc, elle, c'est lui demander pardon. Il n'y a pas de justification au pourquoi. Très franchement, peu importe en fait. Tu n'avais pas à faire ça. C'est tout. Et je pense que c'est elle la seule chose qu'elle a à savoir. Et toi, après, à côté, de te dire de toi à toi. Ok, maintenant j'avance, j'ai fait ça, mais ça ne me définit pas. Sauf si c'est ce qui t'as envie d'être dans le temps, et auquel cas chacun est qui il est, tu vois. Mais en tout cas, si c'est quelque chose que tu ne veux plus revivre, de ne plus te remettre dans ces situations ambiguës, qui ont une forme d'excitation qui n'est pas détestable à vivre, sauf qu'en fait, tu sais que là, tu mets une pièce dans une machine de l'enfer. Oui,
- Speaker #2
c'est clair.
- Speaker #0
Donc, il n'y a pas de pièce dans la machine de cette histoire de tentation, en fait. Peu importe la rite.
- Speaker #1
Et si tu l'aimes toujours, et si tu l'estimes aussi fort que tu nous le dis, je te jure, laisse-lui de l'espace.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #2
Mais c'est ce que je fais. Par exemple, tu vois, je sais que même si c'est dur du jour au lendemain, forcément, dans une séparation, tu coupes le lien dans le sens contact, message, etc. Même si c'est dur, parce qu'on n'est jamais préparé pour ça. Mais en fait, comme je lui dis, j'ai créé cette situation et je l'accepte. cherche, justement, je cherche rien, mais en fait, j'ai aussi envie de, en fait, ce que j'aimerais dans l'absolu, c'est de montrer que c'est ce que je lui ai dit, c'est de montrer qu'en fait, mon erreur ne définit pas qui j'ai été. En fait, j'ai pas envie qu'elle se souvienne.
- Speaker #0
Non, mais ça, c'est pareil. Arrête de gérer sa tête, arrête de gérer sa vie à elle. Elle, elle va penser de toi et il va falloir peut-être que tu vives avec le fait que quelqu'un te déteste sur terre. Il va peut-être falloir que tu vives avec quelqu'un qui a un souvenir de toi exécrable. C'est Merci. Pas ton problème. Et c'est pas toi qui vas le régler. Et peut-être qu'elle n'aura rien dans sa tête. Et c'est toi tes projections et tout. Mais tu n'as pas à gérer ni comment elle doit se sentir, ni ce qu'elle doit penser de toi. Tant pis pour toi, en fait. En commettant des erreurs, c'est le risque qu'on prend. C'est d'avoir des gens qui pensent quelque chose de nous, qui nous est désagréable au quotidien. Ça ne doit pas te culpabiliser. Ça ne définit pas qui tu es. Mais en tout cas, c'est une réalité qu'il faut accepter. C'est dur et franchement, on te souhaite vraiment du courage, le fait de rebondir autant que les ballons de tes foutants sales et de continuer à avancer. C'est une erreur, ça a été un moment de faiblesse qui venait taper dans différents endroits. Mais il faut s'arrêter là, tu vois, parfois sur je veux gérer, je veux savoir, laisse tomber, avance. Et elle aussi, surtout. Oui, c'est clair. En tout cas, comme te disait Audrey, bien du courage dans cette situation. Du courage pour elle aussi. Et j'espère qu'on l'a.
- Speaker #1
On est sympa avec toi et tout. On était moins sympa avec Lionel M.
- Speaker #0
C'est vrai. Et j'espère qu'on a quand même un peu pu t'aider. Et en tout cas, je te souhaite une bonne fin de journée. Merci à vous aussi.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #0
Allez, salut Steven.
- Speaker #1
Et au liqueur.
- Speaker #0
Merci. Compliqué, hein ?
- Speaker #1
Pas tant, en vrai.
- Speaker #0
Compliqué. Moi, j'arrive à comprendre une chose chez lui, c'est que le sentiment de culpabilité fait que tu ne peux plus avancer ou penser à autre chose. Oui,
- Speaker #1
mais c'est trop facile.
- Speaker #0
Non, je ne dis pas que c'est une excuse à la situation. Pour moi, il est allé bien trop loin et on est tous d'accord sur ça. C'est assez unanime. Mais là, mettons que j'arrive dans son corps et j'ai déjà fait ça. Le sentiment qu'il ressent fait que tu es complètement bloqué pour avancer dans la suite de ta vie. Ta vie dépend d'elle et c'est toi qui l'as brisé. La seule possibilité, c'est d'attendre. Et je comprends sa détresse, en fait.
- Speaker #1
Non, mais en vrai, c'est pour ça que je te dis, même les gens qui ont des défauts, tu comprends qu'en soi, à un moment donné, il y a une merde qui a échappé. Tu vois ce que je veux dire ? Donc, en soi, je suis pour ne pas juger les gens et en tout cas, ne pas les condamner. Mais par contre, tu ne peux pas te cacher derrière la culpabilité trop longtemps non plus parce que, gars, ça va, en fait. Tu vois, à un moment donné, tu as toutes les cartes en main. Tu ne peux pas te défausser de ta responsabilité. Non, mais la culpabilité,
- Speaker #0
ne fais pas que tu te défausse de ta responsabilité.
- Speaker #1
Un petit peu parfois. Parce que du coup, en fait, tu es responsable. J'ai merdé. Tu veux l'appart, tu prends l'appart. Tu vois ce que je veux dire ? Même s'il a fait ces choses-là. Moi,
- Speaker #0
pour moi, tu peux dire, c'est ma faute, je te laisse ton temps. C'est toi qui va décider de la suite des choses, machin. Je vais aller dans mon coin, machin, etc. Tout ça, ça n'enlève pas. Pas ta culpabilité. T'as brisé quelqu'un.
- Speaker #1
Si tu veux, t'as qu'à te la dire à toi-même, mais ne la communique pas au script.
- Speaker #0
Tu peux la verbaliser. Oui,
- Speaker #1
mais bien sûr. Mais si tu veux, plus tu vas la verbaliser, plus tu vas la faire exister. Et sur un truc où il n'y a pas d'échappatoire, parce que ça y est, c'est trop tard, t'as du caca dans les pieds, t'as mis du caca dans la pièce, ça pue. C'est trop tard. Et parfois, comment est-ce que tu gères juste la notion de trop tard ? Et bien ça, c'est en prenant ta responsabilité. Il n'y aura pas de pansement sur le trop tard. C'est trop tard. C'est la vie. C'est le principe de la fatalité. Donc, à un moment donné, c'est soit tu évites cette situation de ton pied dans le caca qui pue, soit tu prends ta responsabilité dans ton caca qui pue. Tu vois ce que je veux dire ? Mais il faut accepter la fatalité. C'est sûr.
- Speaker #0
Mais le truc, c'est que tu as mis du caca de partout, mais tu ne peux pas nettoyer la pièce. C'est ça le problème. C'est qu'en fait, tu es...
- Speaker #1
Ah, l'odeur va rester. Oui. Ah, l'odeur va rester. C'est condamné. ça s'appelle pas de bol ça s'appelle un mauvais choix les choses restent je suis trop content de t'avoir reçu on a fini sur cette histoire un peu folle incroyable franchement merci d'être venu j'espère
- Speaker #0
que ça t'a plu j'ai adoré saison 2 c'est bon on se fait une classique
- Speaker #1
Steven merci On se refait le... Attends, on se refait le check. Ah, c'est horrible ce check. C'est horrible. On en trouvera un mieux la prochaine fois.
- Speaker #0
La prochaine fois. En tout cas, vous restez. Il y a un petit bonus. J'ai le cerveau ravagé comme la laine. J'ai des frères qui ont disparu comme les limes. La tristesse que je raconte dans mes limes me poussera à changer de vie comme Mélanie. Quand j'aime pour pas être déçu, je m'éloigne. Je fais des couplets, des refrains quand témoigne. La biffée par le moine, je suis en The Couple, je fais le dur et il y a Céline dans mes écouteurs, je prends des décisions qui me séparent du monde, j'annule tellement de dates que j'ai initiées. C'est un truc de baiser quand mes yeux s'inondent, comme si je m'étais fait gazer par policier, je me sens un peu comme personne, comme si l'amour des autres n'avait aucun effet. Je refais le tour du monde, dans ma tête je me questionne, même si on est plusieurs, je me sens solo pour de vrai. J'ai besoin, besoin de personne. On est et on meurt seul. Y'a que l'alcool qui me rapproche des humains. Y'a que les humains qui me rapprochent de l'alcool. Je gaspille des histoires de love cause humain. Dès qu'elles posent leur têté là sur mon épaule, je me demande si je vais changer un jour. En même temps, j'aurai plus rien à dire dans mes morceaux. Je peux plus me pencher sur l'amour. Du coup, je vais être enterré debout comme Clemenceau. J'ai le cœur anesthésié. Pourtant j'ai tout fait, tout testé, j'ai tout essayé. Je suis bien à l'écart des foules, j'aime bien la plupart des fous. Et je me sens un peu comme personne, comme si l'amour des autres n'avait aucun effet. J'aurais fait le tour du monde, dans ma tête je me questionne. Même si on est plusieurs, je me sens solo pour des faits. J'ai besoin, besoin de personne. On est et on meurt seul.