- Speaker #0
J'ai cette passagère qui voyageait avec l'urne de son défunt mari dans le coffre à bagages. Alors au départ, moi je n'étais pas au courant qu'elle voyageait avec l'urne de son mari. Et je l'accueille, bonjour madame, bienvenue à bord, comment allez-vous aujourd'hui, ça va ? En plus on était au Canada, donc ils sont super fanis, madame, t'es tout va-t-en. Elle me dit, oh bof, je ne sais pas alors, qu'est-ce qui s'est passé, petit problème et tout ? Elle me dit, oui, bon ben voilà. Bref, quelques heures plus tard, on passe au service. et madame s'étouffe avec sa salade et sa vinaigrette. Elle n'avait plus à respirer. Donc là, je me suis dit, oh là eh bien, let's go. Tout s'est bien passé. Elle a repris, elle n'a plus à respirer. Et puis, le premier truc qu'elle m'a dit, c'est, putain, j'étais à deux doigts de le rejoindre tout là-haut, l'autre con, là.
- Speaker #1
Hello, hello. Aujourd'hui, je vous emmène dans les coulisses des avions avec Mathieu Le Stewart. que vous suivez peut-être déjà sur les réseaux. Sur son compte, il parle de son métier, mais pas que, et il a écrit le guide antistress de l'avion pour voyager plus sereinement. À bord, face à un passager qui panique, sa méthode est simple. Un mandala à colorier, un thé, une conversation détournée sur les vacances, et ça marche plus souvent qu'on ne croit. Quand un enfant hurle en plein vol, il évoque une trappe spéciale, très sérieusement. Il ne l'a jamais utilisée, mais l'idée fait son effet. Le métier est fatigant et les retours de rotation sont parfois difficiles. Un jour, il s'est réveillé persuadé d'avoir un chat. Ah, sauf qu'il n'en a pas. Si vous serrez les accoudoirs à chaque turbulence, ou si vous culpabilisez chaque fois que votre enfant pleure à bord, cet épisode va vous rassurer. Vous écoutez Famille et Voyage, le podcast. Moi, c'est Stéphanie, maman de deux grands ados. J'ai survécu aux crises dans l'avion et aux négociations dignes du GIGN pour avancer de 3 mètres. Ici, vous entendrez de vrais parents raconter leur vrai voyage en famille, sans filtre. Pour ne rater aucun épisode, abonnez-vous et mettez 5 étoiles, ça m'aide vraiment ! Et souvenez-vous, les voyages en famille ne durent qu'un temps, alors profitons-en ! Allez, c'est parti pour le carnet de voyage de Mathieu dans les coulisses des avions ! Hello Mathieu !
- Speaker #0
Bonjour Stéphanie, bonjour tout le monde !
- Speaker #1
Comment ça va ?
- Speaker #0
Et bien alors ça va comme ça va après un vol de 7 heures de nuit, donc un peu fatigué mais encore un peu sous l'adrénaline. entre guillemets du vol, mais ça va, je ferai une sieste après.
- Speaker #1
Oui, ça, j'en doute pas une seconde. Avant de rentrer dans le vif du sujet, est-ce que tu peux te présenter et nous présenter le type de voyageur que tu es ?
- Speaker #0
Moi, je suis Mathieu et je suis entre autres dans la vie steward, mais aussi j'organise des soirées qui s'appellent la Turbulence, j'ai écrit un bouquin, le Guide d'Antistrafe de l'Avion, je voyage depuis que je suis tout petit. parce que j'ai quand même un papa qui était navigant et une maman qui est écossaise. Donc forcément, ça nous a amené à faire quelques allers-retours en Grande-Bretagne. Passionné de musique, je joue de la guitare, de la batterie, un petit peu de piano, je chante. Et voilà, je suis un bon vivant, on va dire. C'est un peu speed, un peu actif, on va dire.
- Speaker #1
Quel type de voyageur tu es ?
- Speaker #0
Quel type de voyageur ? Alors figure-toi, et j'espère que ça ne va pas flinguer ton podcast, mais en fait, maintenant, je suis devenu un voyageur de métier. C'est-à-dire que c'est devenu mon métier, le voyage. Et quand je ne suis pas en rotation dans le cadre de mon métier de steward, je reste à la maison. J'adore rester dans mon cocon. Ça me fait du bien. J'ai besoin de mes repères. J'ai besoin de mes piliers, de mes fondations. Et je pars peut-être un peu en voyage. Alors, c'est sûr que quand je pars en rotation pour le travail, je reste en destination peut-être 24, 48 heures, parfois un petit peu plus. Donc, c'est assez court. Mais finalement, en cumulé, ça fait pas mal.
- Speaker #1
Tu ne refais pas les mêmes choses à chaque fois, forcément.
- Speaker #0
Alors, oui et non. C'est-à-dire que plus le temps avance, plus ça va rejoindre l'idée d'avoir besoin de repères, de piliers et tout ça. Il y a quand même pas mal d'endroits où je fais un petit peu les mêmes trucs parce que si tu veux, on est un peu désorienté avec ce métier. C'est-à-dire que lundi, on va décoller pour New York. Vendredi, on va décoller pour Rio. La semaine d'après, pour Tokyo. En passant quelques semaines après par Abidjan. Enfin, ça peut vite... Je ne vais pas dire se perdre, mais il y en a qui adorent. qui ça se passe très très bien, moi aussi ça va très très bien, mais c'est vrai que j'aime bien avoir mes petites habitudes, tout en essayant de partir un petit peu à l'aventure de temps en temps, mais il faut me sortir un peu de ma zone de confort, ça c'est vrai.
- Speaker #1
On remonte à ton enfance, quel est ton premier souvenir de voyage ?
- Speaker #0
Vraiment la première image qui me vient, c'est les atterrissages au-dessus de l'Ecosse, de nuit, toutes les petites lumières allumées, un petit peu comme dans l'attraction Peter Pan à Disneyland, toutes ces petites lumières qu'on voit, et après ça va être des détails pendant le voyage. odeurs. Le sol, c'est tout bête, mais par exemple, le sol du quartier où on allait voir ma famille en Écosse, le goudron, il était noir, mais avec plein de petits cailloux blancs dedans. Donc, je sais pas, c'est une image qui me vient en tête. Des goûts aussi, avec une madeleine de proust, une boisson, une boisson que je buvais quand j'étais petit, qui s'appelle du Iron Brew. C'est un soda écossais orange et complètement chimique que j'adore. Ça va être de la musique, un peu de cornemuse, un petit peu de tout ça. Voilà, c'est ce qui va me venir en tête vraiment de mes Merci. plus lointain voyage quand j'étais tout petit.
- Speaker #1
Et quand tu as voyagé... Autre part qu'en Écosse, avec tes parents, est-ce que tu as un voyage en particulier en souvenir ? Peut-être parce que c'était très loin ou plus long que d'habitude. Est-ce qu'il y a un souvenir que tu as comme ça ?
- Speaker #0
Ça a été assez radical parce que mon premier long courrier, mon premier grand voyage, ça a été l'Australie pendant deux mois, deux mois et demi. Pour aller voir une partie de ma famille qui vit là-bas, des oncles, des tantes et des cousines qui vivent en Australie. Je devais avoir 6-7 ans, quelque chose comme ça. Et là, forcément, je me vois en train de donner à manger à des kangourous. Cette impression d'être littéralement à l'autre bout du monde. Tu sais, quand on est petit, on dit, tu sais, à la plage, si tu fais un trou, tu vas arriver en Australie. Enfin, en tout cas, c'est ce qu'on se disait. Et du coup, je me suis dit, waouh, c'est quand même pas à côté, quoi.
- Speaker #1
Ça aurait fait un gros trou.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Du coup, je m'imaginais à l'envers. Enfin, tu vois, il y a tout un truc quand t'es gamin. Enfin, c'est fou. Je me rappelle avoir vu aussi la queue d'une baleine. Ça a été assez dingue. Elle était loin, mais je l'ai vue quand même. puis une escale pour aller là-bas, une escale de 24 ou 48 heures à Hong Kong, alors ça aussi c'était assez dingue parce qu'il faisait chaud, il faisait humide, c'était une température que je ne connaissais pas, à l'époque les avions ils atterrissaient mais juste au-dessus de la ville, donc en fait on voyait les avions juste au-dessus des dégrats de ciel, c'était hyper impressionnant, je ne sais pas, c'est tout bête mais quand on est gamin on a des petits souvenirs à la con, moi c'était les petits M&M's que je mangeais dans l'avion, des trucs comme ça, et puis forcément des moments géniaux avec ma tante, mon oncle. des soirées déguisées, leurs chiens, tout ça, tout plein de petits trucs comme ça. Mais ce côté des paysans à 2000%, quoi. Nous, on croise des vaches et des moutons quand on prend la route en France, pas des kangourous. On devait être dans les années 94, 95, quelque chose comme ça. Et à l'époque, j'étais le seul de mon entourage de mon âge à voyager. Enfin, mes copains, mes copines ne voyageaient pas. C'était encore assez rare, le fait de voyager aussi loin à l'époque. Aujourd'hui, c'est un petit peu plus facile, entre guillemets, pas pour tout le monde, mais ça l'est quand même un petit peu plus. Donc, il y avait à côté une espèce de « Waouh, t'es allé en Australie ? » « Ouais, je suis allé en Australie. Je suis allé voir les kangourous, quoi. »
- Speaker #1
Eh ouais, elle ne s'est pas donnée à tout le monde.
- Speaker #0
Eh non.
- Speaker #1
Est-ce que c'est ce type de voyage ou le métier de ton papa qui a fait que tu es steward aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense qu'il y a un petit peu des deux. En fait, je pense qu'il y a plein de trucs. Il y a effectivement le fait que j'ai grandi dans la culture aéro. depuis tout petit. Donc, il y a une culture du milieu, de la corporation, du métier, des compagnies aériennes. Le fait de prendre l'avion aussi pour aller voir la famille de ma maman en Écosse. Et quand j'étais... Allez, entre ado et adulte, mon frère a été aussi steward l'été, saisonnier. Donc, c'est juste pour l'été ou pour les vacances de Noël. Tu peux être steward ou hôtesse de l'air quand tu es étudiant ou étudiant.
- Speaker #1
Meilleur job.
- Speaker #0
Ah, mais meilleur job ever. Ça s'appelle PCB, personnel complémentaire de bord. Tu n'es pas là pour... pour assurer et assumer la sécurité à bord, mais plus le côté commercial. Et c'est là pour filer un petit coup de main aux effectifs, l'été et à Noël quand il y a plus de vols, mais aussi pour faire découvrir le métier. Et donc, mon frère a fait ça. Et vu que je fais absolument tout ce que mon frère fait et a fait, c'est-à-dire que moi, j'étais toujours bien dans l'avion, dans le sens où, tu sais, je dis souvent, tu es au-dessus des nuages, tu es coupé du monde, tu es coupé de tout, tu es hors du temps, tu changes de fuseau, il y a une ambiance particulière, une odeur particulière dans l'avion. Enfin, il y a un esprit, il y a un truc qui m'a toujours attiré. Il se trouve que pendant quelques années, j'ai pas mal pris l'avion parce que j'habitais en Angleterre. Donc, je faisais beaucoup d'aller-retour en avion. Et ensuite, pareil pour mes parents, des expats à Tahiti. Donc, pendant les vacances scolaires, j'allais les voir régulièrement.
- Speaker #1
Ah bah oui, c'est la porte à côté.
- Speaker #0
Forcément, c'est... Voilà. J'ai 18 ans et ma mère me dit, bah tiens, maintenant que t'as 18 ans, peut-être que tu pourrais te trouver un petit job pour l'été. Elle me dit, tu sais, Damien, il a été steward, tu te rappelles ? Je lui dis, bah ouais, ça avait l'air trop bien et tout. Elle me dit, mais tu peux toujours tenter ? Je lui dis, non, je peux. Elle me dit, bah oui, tu peux. J'ai postulé, ça a marché. J'ai pu goûter au métier de PNC, donc personnel navigant commercial, steward de hôtesse de l'air, à deux reprises l'été. Et j'ai adoré. Là, je me suis dit, OK, c'est ça que je veux faire. Entre autres, j'avais d'autres idées en tête. J'ai commencé par la première voie qui m'attirait depuis tout petit, petit, petit, qui était plus dans les médias, la radio, la télévision. Et ensuite, à mes 30 ans, j'ai eu l'opportunité. Les portes se sont réouvertes. Il y a eu un moment où il n'y avait pas trop d'embauche et j'ai sauté sur l'occasion tout en sachant que c'était le bon moment et ça l'a fait. Et voilà maintenant huit ans que mon métier est de faire voyager le monde entier dans le monde entier.
- Speaker #1
Quand on est steward ou hôtesse justement en job d'étudiant, on a accès à des destinations sympas ou on reste dans le coin ?
- Speaker #0
En fonction de ta compagnie. La compagnie pour laquelle je travaille, que je ne cite pas d'ailleurs, c'est un petit détail. Souvent les gens, vous allez voir dans les commentaires, mais ils travaillent ou machin. Je ne dis pas pour Bob. Oui,
- Speaker #1
c'est ton jardin.
- Speaker #0
Tout simplement pour respecter mon... C'est ma vie aussi un peu privée. Tout à fait. Je fais voyager les gens dans mes vidéos. Ma vie privée reste ma vie privée. Et puis, j'ai un devoir de réserve et de discrétion aussi à préserver et à respecter. J'y tiens énormément. Donc, oui, j'ai fait de très belles destinations. À l'époque, j'avais fait Los Angeles. Qu'est-ce que j'avais fait ? J'avais fait Mexico City. Je devais faire New York. C'était mon tout premier vol en tant que steward. Mais en fait, on a fait demi-tour parce qu'il y avait un petit pépin technique.
- Speaker #1
Oups !
- Speaker #0
Oui, j'ai fait Bogota. qu'est-ce que j'ai fait d'autre j'ai fait pas mal de chouettes des simulations pointe noire enfin ouais plein de trucs chouettes ouais
- Speaker #1
Pour toi, quelles sont les qualités vraiment essentielles à avoir pour exercer ton métier ? Parce que ce n'est pas donné à tout le monde non plus.
- Speaker #0
Alors écoute, il faut être, je pense, curieux, curieuse. Il faut être avenant, empathique, assez positif, être attentionné, souriant, souriante. Quand je dis curieux, c'est aussi parce qu'il y a plein de trucs qu'il faut trouver tout seul. Pour intégrer le métier, c'est parfois un petit peu compliqué. C'est assez flou, on ne sait pas trop par où commencer ou aller et tout ça. Et trouver parfois les réponses à vos questions qu'on se pose tout seul et toute seule. et aussi être hyper responsable. Parce que le métier de steward et d'hôtesse de l'air, c'est avant tout d'être là pour assurer la sécurité des clients à bord. C'est pour ça qu'on est payé. C'est pas tant pour vous dire bonjour et vous servir des plateaux repas. C'est avant tout, si ce métier existe, c'est pour assurer la sécurité à bord, le secourisme et aussi la sûreté. Le côté sérieux, parce qu'on a des dizaines et des dizaines de procédures à connaître sur le bout des doigts, il faut rentrer dans les clous, il faut respecter sa hiérarchie, il faut respecter les règles, il faut respecter les méthodes de service. On ne fait pas tout et n'importe quoi. Ce n'est pas genre, allez, je pars à l'autre bout du monde, je pars faire la fête et faire de la randonnée. Oui, peut-être que tu pourras faire la fête et faire un peu de randonnée quand tu seras en escale, mais avant d'y aller, il faut bosser. Et quand on bosse, même si on bosse avec des équipes qui sont formidables, moi, mes collègues sont top, je les adore. Enfin, ça fait huit ans qu'on change de collègue toutes les semaines. Sur chaque rotation, on a des collègues différents. Ça s'est toujours super bien passé parce que j'ai des collègues en or. On a beau travailler avec le sourire, on a beau faire quelque chose de sérieux, on n'est pas obligé de se prendre au sérieux. Mais on doit être sérieux. On doit... absolument être sérieux. Donc, voilà les qualités qui, selon moi, sont les plus importantes dans ce métier. Il y en a d'autres, certainement, mais ça me viendra plus tard.
- Speaker #1
C'est quoi la routine d'un vol pour toi ? Parce que pour nous, en tant que passager, notre routine, c'est prendre un transport ou une voiture pour aller jusqu'à l'aéroport, râler parce qu'il y a la queue, râler parce qu'on attend, râler parce qu'on passe les contrôles, monter dans l'avion et après, ah, c'est fini, on peut relâcher la pression.
- Speaker #0
Avant que... L'avion d'école où tu rentres dans l'avion, il se passe tout plein de choses. On a rendez-vous une heure et demie avant l'heure de ton vol avec l'équipage pour faire un point sur la sécurité, la sûreté et tout l'aspect commercial aussi. Toutes les spécificités du vol. On rencontre nos pilotes. Ça, c'est donc une heure et demie avant le vol. Donc, tu arrives forcément un petit peu avant, histoire de boire un petit café, déposer ta balise, tout ça. Donc, ce moment-là, ça s'appelle le briefing. Voilà, on fait un point. Ça ne dure pas très longtemps, mais c'est un moment hyper important pour la cohésion d'équipage. C'est vraiment là, et c'est ce que je dis aux chefs de cabine qui « animent » ce briefing. C'est vraiment le moment où on peut se détendre un petit peu, parce qu'avant, on peut être un peu stressé, se dire « bon, avec qui je vais bosser ? Comment ça va se passer ? » Et là, en fait, le fait que les chefs de cabine nous accueillent avec le sourire, que les collègues… Tu vois, il se passe un truc. L'équipage se crée à ce moment-là, et on attribue les postes. Qui va travailler où dans l'avion ? Est-ce que tu vas travailler en classe affaires, en business ? Est-ce que tu vas travailler en éco ? Enfin, qui va faire quoi ? Et ensuite, nous, on va à l'avion. mais par un autre chemin souvent que celui que vous empruntez en tant que passager. Et là, c'est la prise en compte de l'avion. C'est-à-dire qu'on va vérifier tout plein d'items qui touchent à la sécurité. Les extincteurs, il y a plein de choses à vérifier. Je ne peux pas donner tous les détails ici. Tout ce qui touche à la sûreté aussi, qui n'est pas d'objet non identifié ou qui n'a rien à faire dans l'avion. On va fouiller l'avion. On va vérifier qu'on a tous les items de sécurité. On va vérifier que nos interphones, que nos combinés fonctionnent. pour des raisons de sécurité, que les petites lumières fonctionnent, que tout. Voilà, c'est vraiment la visite pré-vol, ça s'appelle. Et ensuite, on peut lancer l'embarquement et là, vous entrez dans l'avion. Et si le vol est retardé, nous aussi, on est retardés. On est tous dans le même avion à ce moment-là. Et ensuite, le vol s'envole. C'est ça,
- Speaker #1
le vol se passe.
- Speaker #0
Le vol se passe et c'est vrai qu'il se passe des choses en coulisses. C'est-à-dire que vous, pendant que vous regardez votre film, vous vous attendez un petit peu. Nous, on prépare tous les plates-repas. C'est des centaines et des centaines de petites cassolettes avec votre... plate au repas, enfin ce que vous allez manger on doit sortir ça des fours et tout ça il y a toute une préparation, il y a tout le service ensuite il y a tout le débarrassage tout ça c'est le moment très commercial mais à ce moment là on a toujours un regard sur ce qui se passe côté sécu toujours, toujours très important parce que quelqu'un peut faire un malaise, quelqu'un peut faire une crise cardiaque, peut se passer tout et n'importe quoi sur un vol côté sécurité on fait aussi hyper attention, on est vigilant à ce que personne n'ait d'idées mal attentionnées on va dire et ensuite il se passe presque rien jusqu'au service du deuxième repas ça je parle surtout sur des vols long courrier Merci. On va se passer 3h, 4h, 5h. Bon, et pendant ce moment-là, on va splitter l'équipage en deux et le timing en deux. Et t'as la moitié de l'équipage qui va aller se reposer pendant que l'autre partie de l'équipage sera de garde. Donc nous, on est là, on est éveillés. On lutte parfois contre le sommeil, la fatigue. C'est un point très important, la fatigue. On va vérifier les toilettes toutes les 15 minutes pour voir s'il n'y a pas un départ de feu. On passe en cabine, on montre qu'on est là, on vérifie que tout va bien. Et après, on switch. Ensuite, service du deuxième repas, puis après on atterrit, puis après on peut aller se reposer et se recharger. En termes d'énergie, c'est important de récupérer.
- Speaker #1
Comment ça se passe justement quand vous arrivez sur place ? Vous allez à votre hôtel, alors vous êtes fatigué, mais j'imagine qu'en fonction des destinations, vous avez aussi envie de souffler ou d'aller voir un peu dehors ce qui se passe. C'est quoi une escale réussie pour toi ?
- Speaker #0
Pour moi, ça va être une escale où il ne va pas tomber des cordes comme c'était le cas à Toronto pour moi hier. Je suis sorti avec ma petite fouta pour aller me faire une petite sieste au soleil. Je suis arrivé, j'ai marché 20 minutes. Je pose ma fouta, il se met à tomber des cordes. Non, une escalerie ici, ça va être... Moi, j'aime bien aller faire un petit tour en ville le soir. Je trouve que le soir, c'est magique. Il y a un esprit un petit peu différent. J'aime bien sortir, rencontrer des gens. Enfin, je ne rencontre pas forcément des gens à chaque fois, mais ça arrive parfois. Tu sais, sortir un peu de sa zone de confort et sortir tout seul. Et tu vois, là, en l'occurrence, à Toronto, je suis sorti et je suis allé voir un spectacle des drag queens dans un bar. Et très rapidement, il y a quelqu'un qui m'a reconnu, qui est venu me voir. Donc, on a papoté un petit peu. C'est trop cool ! Ça a créé des liens. C'est complètement improbable. Tu es quand même à Toronto, quand même une ville anglophone. Et là, moi, je dis, je fais, alors attends. Tu sais, il arrive avec son téléphone comme ça. Je fais, alors excuse-moi, il faut que je prenne une photo et que j'envoie ça à mes parents parce que je ne pensais pas qu'on allait me reconnaître à Toronto. J'avais le coup de me mettre, j'étais rouge écarlate. Mais en même temps, j'étais super fier. J'étais super fier, mais en même temps, j'étais super intimidé par la situation. Et voilà, tu vois, après, pas de folie. Tu vois, je rentre me reposer. En fait, j'essaye de pousser un petit peu. Alors, si tu veux, il y a deux écoles. Tu as ceux qui restent et celles qui restent à l'heure française, qui arrivent à l'hôtel, boum, dodo, au lit. Le problème, c'est que moi, si je fais ça, à 1h30 du matin, 2h du matin, je suis debout, quoi. J'ai beaucoup de mal avec ça, pour l'instant. Donc, j'essaie de pousser un petit peu. Donc, je sors, je vais me balader, voilà. Je me repose après la nuit. Je dors super bien. J'ai beaucoup de chance. touches du bois. Je dors bien, je récupère très bien.
- Speaker #1
Ah oui, c'est indispensable.
- Speaker #0
C'est indispensable. J'écoute mon corps. Je ne sors pas sur toutes les escales. Je te rassure, il y a plein d'escales où je me pose dans ma chambre. Je me fous un petit film sur Netflix, je suis sur mon téléphone, je scrolle un petit peu. Quand je sens que je ne peux pas, que je suis un peu fatigué, je reste dans mon lien. Mais là, tu me demandes une escale réussie, donc ça va être ça. Si en plus, ça peut être une destination un peu soleil, où on se rejoint avec l'équipage, on va dîner ensemble au bord de la... plage, un truc comme ça, tu vois, ça c'est mon kiff. À Rio, par exemple, on aime bien se retrouver. Après le vol, après une bonne douche, on se retrouve et on se fait un pot d'équipage. On va manger un petit bout, on va boire un petit coup et parfois on va faire la fête ou pas. En général, tu fais la fête surtout quand t'es jeune et puis là, je commence à... Si tu veux, ça fait 8 ans que je vole déjà, j'ai bientôt 40 ans, je me dis bon, j'ai plus 22 ans, quoi, si tu veux. Et non, après l'escalier ici, c'est trouver un truc un peu différent à visiter, un truc un peu... parfois presque anodin, mais il suffit d'une petite rue ou deux, un petit peu atypique, un petit truc où je vais découvrir quelque chose, où je pourrais raconter quelque chose, où je pourrais prendre des photos et me sentir dépaysé. Et une bonne escale, c'est aussi une très bonne sieste avant le vol retour, indispensable. Je reparle encore du sommeil, mais parce que c'est vraiment le nerf de la guerre dans notre métier. Tu vois, c'est compliqué, les gens ne peuvent pas forcément comprendre quand je dis que c'est un métier compliqué. Le plus compliqué dans notre métier, c'est vraiment la fatigue. On travaille beaucoup de nuits, on est complètement jetlagué tout le temps. on est crevé pour ça il faut écouter son corps le plus important moi dans ma vie c'est le sommeil avant tout vu qu'en plus j'ai tendance comme je te disais tout à l'heure à faire pas mal de choses il faut que je me repose et dès que je sens que j'ai besoin de faire une sieste mais c'est pour ça que j'ai souvent une fouta avec moi dans mon sac à dos quand je suis en escale je te fais des siestes dans des parcs enfin moi il n'y a aucun problème avec ça c'est coup
- Speaker #1
de barre sieste vraiment j'écoute mon corps c'est très très important mais ouais c'est la base parce que si t'arrives pas à faire ça je vois pas comment tu peux faire ton métier en fait tu peux pas je pense en tout cas sur le long terme tu peux pas c'est ça Pas sur le long terme.
- Speaker #0
Après, c'est un impact. OK, tu vas être fatigué, c'est une chose, mais ça peut avoir des répercussions sur ta santé aussi, que ce soit physique que mentale. La fatigue, ça te grignote. Et je commence un petit peu à le sentir. Et j'en parle avec beaucoup de collègues. J'ai d'ailleurs fait un post à ce sujet il n'y a pas très longtemps. Il y a énormément de commentaires et de témoignages. C'est surtout sur Facebook. Je vous invite à aller voir sur ma page Mathieu Leustiward. Il y a vraiment deux vidéos, dont une où je parle de la fatigue. Il y a beaucoup de témoignages très intéressants. qui font parfois un petit peu flipper, mais c'est à prendre en compte. Et les compagnies aériennes le prennent en considération énormément. La gestion de la fatigue, c'est hyper important.
- Speaker #1
Quand tu dis ça peut faire flipper, tu me fais flipper rien qu'en le disant. C'est quoi ? C'est des gens qui sont beaucoup trop fatigués et qui ne peuvent pas assurer le vol et qui y vont quand même ?
- Speaker #0
Non, je parle vraiment sur le long terme, sur les trucs tout bêtes. Mais par exemple, quand je rentre de vol, après une rotation, tu as le vol aller et le vol retour. Ouais, un fois, j'étais tellement crevé que je me réveille un peu de ma sieste et j'étais convaincu que j'avais un chat. J'ai appelé mon chat, mais j'ai pas de chat. C'est des trucs bizarres. Autre truc, la télécommande, je la retrouve très souvent dans le frigo. C'est hyper rigolo, mais en fait, ça dit quelque chose. Et c'est pour ça, j'ai une des deux vidéos dont je te parlais juste avant. Voilà, je fais plein d'exemples de... Il y a plein de fois qu'ils m'ont mis des commentaires de trucs bizarres qu'ils faisaient, tu vois.
- Speaker #1
Tout à fait, je l'ai vu.
- Speaker #0
Tu l'as vu et tu vois, donc ça fait rire parce que c'est cocasse. Mais comme je dis, attention, en fait, ça dit quelque chose là-derrière. Après, en vol... Vraiment, mes collègues font tous et toutes des gros breaks avant le vol retour. Même s'ils ne dorment pas. Ils vont dans leur lit, dans le noir, ils ferment les yeux, ils font la crêpe s'il faut, mais repos. À bord, on en parlait juste avant, il y a le moment où on va dormir dans l'avion. Et si toutefois on est de garde et qu'on est crevé et qu'on ne tient pas, on le dit, on le verbalise et nos managers, manageuses nous le disent. Si ça ne va pas, si vous avez un coup de barre, on s'en parle, c'est normal. S'il faut vous isoler 10, 20 minutes pour couper le truc et revenir, vous le faites. Vraiment, vraiment, vraiment. Vaut mieux en parler et dire là, je ne suis plus là. Fais un break, tu fais une pause. Nous, on est tous au courant. On sait que toi, tu es en train de fermer les yeux. À bord, ce n'est pas un souci. C'est un sujet, mais ce n'est pas un souci parce que tout a été quadrillé justement autour de tout ça. Boire un petit peu de café, un petit peu de thé. Enfin, tu vois, se parler entre nous, se maintenir éveillé. Enfin, c'est pris vraiment de stress au sérieux.
- Speaker #1
Quand on est dans l'avion en tant que parent, surtout avec des bébés ou des très jeunes enfants, ça arrive assez souvent que les bébés pleurent ou les petits pleurent. quand c'est le tien c'est ultra stressant quand c'est pas le tien c'est agaçant dit une maman qui a vécu ça la plupart du temps on arrive à soit accepter parce qu'on voit bien que c'est un petit bébé et que la maman ou le papa font tout ce qu'ils peuvent pour le calmer et que vraiment ils peuvent rien quand ils font rien bon là on peut leur dire peut-être que vous pouvez faire un truc mais on n'ose pas forcément donc en gros vous faites quoi pour nous aider dans ces cas-là ?
- Speaker #0
on a une petite trappe qui permet de mettre l'enfant et je... la plaissure à l'extérieur de ma...
- Speaker #1
Bah voilà, évidemment !
- Speaker #0
Non, bah oui, bien sûr que ça arrive comme dans le train, comme dans les supermarchés, comme dans la ville, en fait. C'est vrai que ça peut être irritant quand on a besoin de se reposer, qu'on est fatigué, qu'on rentre de vacances, il y en a plein qui prennent l'avion pour travailler aussi. On essaie de montrer qu'on est là, déjà, tout bêtement, genre, on est là. Parfois, le simple fait que ce soit une autre personne que le papa ou la maman qui fasse un petit signe, un petit coucou, un petit sourire... J'ai eu le cas, là, sur mon vol, une petite qui devait avoir peut-être... 4 ans, 5 ans qui chouinaient je sais pas si c'est très correct de dire ce terme là mais qui faisaient du bruit en tout cas et les parents ils arrivaient pas vraiment à faire grand chose et puis au bout d'un moment j'ai passé une petite tête je lui ai fait des petits coucous, je lui ai fait des petites grimaces bon bah ça l'a fait rigoler, c'est tout bête bon là j'ai eu de la chance, ça a fonctionné on peut aussi parfois, il y a deux écoles il me semble, enfin moi je l'ai jamais fait en tout cas mais c'est un truc qui existe depuis des années c'est une lumière, c'est qu'une hôtesse ou un steward qui peut être prêt paternel ou maternel puisse éventuellement dire au papa et à la maman le temps. Est-ce que vous voulez que je prenne un petit peu dans mes bras aussi ? Peut-être, tu sais, le fait de déléguer un petit peu, c'est les énergies aussi. Parfois, c'est peut-être un parent stressé qui transmet son stress aux petits. Enfin, plein de choses comme ça. Avant, ça se faisait beaucoup. Maintenant, il faut faire gaffe parce que si jamais il se passe quoi que ce soit avec le gamin, bon, il faut faire attention. Proposer aux parents de venir dans le galet, tu sais, là où c'est les cuisines. Donc, changer d'environnement, d'aller ailleurs. Proposer une petite compote, un petit truc à manger. Enfin, on a plein de petits tips comme ça qu'on essaie de mettre en place. Après, moi, je ne suis pas parent. Je suis juste tonton. donc je ne m'y connais pas de dingue en enfant, mais vu que c'est un tonton apparemment pas trop assez cool, du coup je vais voir les gamins j'essaie de faire des grimaces,
- Speaker #1
je suis un peu le con et parfois ça fonctionne parfois ça ne fonctionne pas oui évidemment en fait je crois que c'est dans le cas où les parents ne font rien par rapport à un enfant qui est très énervé, qui tape dans un siège.
- Speaker #0
Ah bah on peut le dire, on peut même à un moment donné, moi j'ai des hôtesses ou des stups qui sont déjà allés gronder le petit ou la petite. Parfois même, quand les parents n'y arrivent pas, il y a un petit échange entre le PNC et le parent, genre je peux. Et t'as l'hôtesse qui va dire bon maintenant tu te calmes, maintenant on est dans l'avion, il y a des personnes autour de toi, tu vois un peu le côté super nanny, tu vois, ça aussi ça peut fonctionner.
- Speaker #1
Parfois il n'y a pas de solution, mais le simple fait d'avoir un membre de l'équipage qui nous aide, soit à calmer ses propres enfants. Moi, je n'ai jamais eu de problème. problèmes avec les miens, mais à calmer ceux des autres qui sont parfois sans retenue, ça aide vachement. Parce que ça stresse tout le monde, en fait.
- Speaker #0
Ça stresse tout le monde, comme tu le disais tout à l'heure, aussi bien les parents que les gens autour. Après, voilà, si vraiment une personne est ultra incommodée, on peut déplacer les passagers. Enfin, tu vois, il y a plein de choses qu'on peut mettre en place.
- Speaker #1
Comment tu fais, alors que soit un enfant ou un adulte, d'ailleurs, soit au tout début, quand on arrive, on te dit « Alors moi, j'ai hyper peur de l'avion. Comment ça va se passer ? » Au secours, ou même pendant le vol, que ça se déclenche parce qu'il y a des turbulences. Ça rejoint aussi, tu es spécialiste du truc, puisque tu as écrit un guide anti-stress de l'avion. Deux, trois tips pour appréhender ça, parce que moi, je n'ai pas peur de l'avion, et c'est parfait, parce que sinon, ça m'handicaperait beaucoup. Donc, j'ai du mal à comprendre qu'on puisse avoir peur de l'avion en étant rationnel. Mais voilà, ça, c'est facile à dire quand on n'a pas peur.
- Speaker #0
Oui. Tu viens de dire un terme important, le culte irrationnel. La peur, très souvent en avion, c'est irrationnel. Donc, venir tout de suite avec des explications hyper rationnelles à quelqu'un qui a peur en avion, parfois ça fonctionne. Il suffit de dire qu'il y a une personne qui a très peur des turbulences, lui expliquer que les turbulences n'ont jamais fait tomber un avion de la vie. Parfois, ça peut... Ah ouais, effectivement, bon bah d'accord. Non, je vais plus aller dans le fait de demander à la personne de verbaliser. Déjà, mais ça fonctionne avec tous les problèmes dans la vie, même dans son couple, dans ses relations amicales, dans tout. Déjà, le fait de mettre des mots sur les mots, c'est quelque chose qui fait du bien déjà. Moi, en face, je vais essayer non pas de minimiser ce que la personne me dit en face, mais d'atténuer un petit peu au lieu de lui répondre « Je comprends que vous ayez peur. » Non, je peux comprendre vos inquiétudes. Donc déjà, tu passes de peur à inquiétude. ça peut déjà amener la personne un petit peu plus vers un état d'esprit un petit peu plus calme. Moi qui suis un petit peu speed, mes mains bougent beaucoup, je vais moi-même me calmer un petit peu, poser ma voix, respirer tranquillement, écouter la personne. Je peux lui proposer si toutefois le capitaine ou le copilote peut venir faire un petit coucou. Ça peut rassurer aussi parce qu'il y a des gens qui ont peur du lâcher prise, donc le fait de ne pas savoir qui. Pilote l'avion, ça peut être une source d'inquiétude. J'ai avec moi des mandalas à colorier. Quelques feutres. Je file un mandala, des feutres. Comme ça, la personne pense à autre chose. Je peux lui offrir un thé, une tisane, une verveine, quelque chose pour calmer un petit peu. Lui donner un petit chocolat aussi. C'est tout plein de petites choses qui vont faire appel au sens, qui vont permettre de dévier un petit peu le focus qu'on peut avoir sur la peur. Faire parler la personne, c'est une chose. Une fois qu'elle a dit son truc, on va essayer d'aller ailleurs. Je peux lui proposer aussi, est-ce que je peux vous toucher le bras ? C'est tout bête, mais... parfois t'as des peurs, des personnes qui sont en crise d'angoisse ou quoi, le fait d'être touché par quelqu'un, l'épaule, le bras, avec son consentement bien sûr, ça peut la rassurer. Je peux lui proposer de regarder un film, je peux lui dire, allez écouter des podcasts, enfin on peut faire plein de choses, je lui demandais de raconter un petit peu les vacances, qu'est-ce qu'il y a de prévu, qu'est-ce que vous allez faire ? Ah, vous allez au soleil et tout machin, alors du coup, on va se mettre dans un cocon, essayer de ressentir la température qu'il va faire là-bas. On va faire appel au sens, quelles odeurs ? Ah ouais, ça va sentir les... Vous allez en Grèce, ça va sentir ceci, le pita, le machin. Ah oui, d'accord, ok. Enfin, tu vois, essayez de faire appel à tous les temps. Qu'est-ce que vous allez manger là-bas ? Votre pain de pita, là, avec les kebabs, les trucs, le machin. Toutes ces choses-là, ça peut faire du bien.
- Speaker #1
Détourner l'attention.
- Speaker #0
Détourner l'attention. Si j'ai des coussins en plus, amenez d'autres coussins pour que la personne soit confortable. Voilà, c'est tout plein de petites choses qui sont autre chose que de dire, mais ne vous inquiétez pas, les ailes de l'avion, elles ne vont jamais se casser. Les trous d'air, ça n'existe pas. Les turbulences, ça ne fait pas tomber l'avion. Les pilotes, ils sont... ultra bien formés. Il y a des gens pour qui cela fonctionne et d'autres, ça ne sert à rien. Donc, autant faire autre chose et essayer de dévier tout ça.
- Speaker #1
Est-ce qu'il y en a encore beaucoup ? Je ne me rends pas compte du nombre de personnes qui ont peur de l'avion.
- Speaker #0
D'après mes petites recherches, on est sur environ une personne sur trois, une personne sur trois qui aurait peur en avion. Et en fait, toutes et tous ne le manifestent pas de la même manière. Il y a des personnes qui vont être en pleurs, il y a des personnes qui vont être juste stressées, qui ne vont pas le dire, qui ne vont pas... Voilà. D'autres qui vont avoir peur qu'au décollage et à l'atterrissage, d'autres qui vont avoir peur pendant les turbulences. Enfin, tu vois, chacun a sa façon d'exprimer ou de ressentir sa peur. Un passager très mécontent aussi, qui va râler, qui va gueuler, etc. Souvent, c'est parce qu'il y a un petit peu de stress derrière, il y a un petit quelque chose. Tu vois, il faut aller fouiner un petit peu, essayer de comprendre. Ce n'est pas juste parce qu'on a un quart d'heure du retard. En général, le retard, souvent, on le rattrape un petit peu. Ça peut venir d'autres choses. Mais oui, il paraît qu'il y a une personne sur toi qui a peur en avion, voire un petit peu plus.
- Speaker #1
C'est énorme !
- Speaker #0
Ben oui. En même temps, c'est normal d'avoir peur en avion. Moi, ce que je dis, c'est que c'est un exemple à la con, mais en fait, on est des êtres humains. On n'a pas d'ailes, donc on n'est pas des oiseaux. Donc, on n'a rien à foutre dans le ciel. Tu vois ce que je veux dire ? Et c'est normal. Donc, c'est pour ça que je comprends toutes les personnes qui ont peur en avion, qui sont inquiètes. Parce qu'en fait, ton cerveau, il ne comprend pas ce qui se passe. Il se dit, alors attends, comment on va gérer la situation ?
- Speaker #1
Donc, c'est finalement vraiment hyper cool de ne pas avoir peur en avion.
- Speaker #0
C'est quand même plus confortable de ne pas avoir peur en avion. C'est plus agréable. Moi, je me mets à la place des personnes qui ne sont pas bien en avion. Ce n'est pas une partie de plaisir.
- Speaker #1
Ah ben non, non. Il y a des grands voyageurs qui ont peur de l'avion et qui prennent sur eux à chaque fois, malgré tout.
- Speaker #0
Oui, mais il y a plein de choses, et j'en parle dans le bouquin, des thérapies qui peuvent t'aider à avoir moins peur en avion, des tips, il y a plein de choses. Il y a plein de choses à mettre en place et surtout, très bonne nouvelle, on peut avoir plus peur de l'avion du jour au lendemain.
- Speaker #1
Et puis, il y a des stages.
- Speaker #0
Il y a des stages anti-stress, on peut faire de l'hypnose, on peut faire de l'EMDR, on peut aller voir un psy très souvent, très très souvent. J'ai encore eu deux cas la semaine dernière, de personnes qui me disaient être terrifiées, tétanisées par l'avion, qui n'avaient absolument pas peur de l'avion en tant que telles. C'est juste qu'ils ont vécu un traumatisme avant, en lien. ou pas. Là, en l'occurrence, oui, c'est deux exemples, avec les avions. Je te donne... Tu veux les exemples ?
- Speaker #1
Bah oui,
- Speaker #0
carrément. Super intéressant. Pour ma exemple, je rencontre lors d'une soirée de la turbulence que j'organisais à Lyon un garçon qui me disait avoir peur en avion, machin, machin, machin, on ne peut pas, j'essaie de comprendre de quoi il a peur exactement. Il n'y a rien de tangible, il n'a pas peur d'un truc dans l'avion, il n'a pas peur du décollage, du truc de machin, rien. Et fil en aiguille, je découvre, quand il était jeune, il a eu un accident et un crash de hélicoptère. Donc forcément... il y avait un trauma. Donc il y a un trauma, tu le soignes avec qui ? Avec un psy ou une psy. Deuxième exemple, il y a deux semaines aussi, une abonnée qui m'envoie plein de messages, je lui envoie plein de messages, on essaie de trouver une solution pour qu'elle ait moins peur en avion parce que je développe cet aspect aide en direct de pouvoir échanger avec les personnes qui ont peur en avion. C'est quelque chose que je fais depuis 8 ans maintenant parce qu'on me contacte beaucoup pour ça. J'essaie d'accompagner les gens qui ont peur en avion en échange direct, en message, voilà. C'est très intéressant parce que, bon, j'arrivais à rien. en revanche à force de discuter on a réussi à mettre le doigt sur un truc très intéressant c'est que elle a commencé à avoir peur en avion lorsque son père est décédé il se trouve que son papa avait peur de l'avion lui-même et que elle dans le cadre des funérailles et tout ça elle a dû prendre l'avion une douzaine de fois donc forcément elle a assimilé après je ne suis pas psy attention c'est juste un truc qu'on a vu ensemble qu'on a tilté ensemble je dis je pense qu'il faut que t'ailles voir un psy et que t'ailles parler un petit peu de cette période parce qu'il y a un truc Merci. Avant le décès de ton papa, tu n'avais pas peur en avion. Après, tu as peur en avion. Tu as pris mille fois l'avion. Forcément, elle l'a assimilé à la mort de son papa, qui plus est, un papa qui avait peur en avion. Donc, tu vois, c'est tout bête, mais à force de discuter, tu te dis... Ah oui, et pourtant, c'est gros comme une maison, le truc. Mais en fait, parfois, ce n'est pas... Ou alors, encore, troisième exemple, une abonnée aussi qui avait peur en avion. Et je te la fais très courte. En fait, quand elle était plus jeune, elle n'avait pas peur en avion. Et il se trouve qu'elle a peur en avion depuis qu'elle a 18 ans ou 20 ans, un truc comme ça. Et du jour au lendemain, elle n'a plus peur en avion. Il se trouve qu'elle n'avait pas peur en avion. Elle était, je ne vais pas dire claustrophobe, mais elle avait peur de l'enfermement. Parce qu'elle a vécu une relation hyper toxique avec un gros connard hyper toxique, quand elle avait 18-19 ans, qui l'enfermait chez elle, qui lui interdisait d'aller voir sa famille, d'aller voir ses proches, d'aller voir... Tu vois ce que je veux dire ? L'enfermement, elle, si tu veux, le fait d'être enfermée, aussi bien mentalement que physiquement dans la maison, a eu un impact. Et à partir de ce moment-là, elle s'est mise à avoir peur en avion. Elle a fait une thérapie, non pas pour parler d'avion, mais pour essayer de guérir plein de trucs qu'on a tous. On a tous des petits traumas, des trucs, des machins, et puis dans sa thérapie... elle a parlé de cette relation avec cet ex elle a travaillé là-dessus, elle a guéri elle a soigné ce bobo et elle a pris l'avion, elle n'avait plus peur et elle s'est dit mais c'est marrant là, j'ai plus peur en avion bah tu m'étonnes, elle avait soigné le bobo qu'elle avait, tu vois donc il faut aller fouiner,
- Speaker #1
souvent il faut aller fouiner il y a souvent une raison autre que juste j'ai peur quoi exactement,
- Speaker #0
moi comme je dis on n'a pas peur de l'avion, on a peur en avion ouais,
- Speaker #1
ce qui n'est pas pareil le truc le plus fou Que t'es vu chez un passager ou pendant un vol ? Une histoire un peu rigolote ou vraiment pas cool ?
- Speaker #0
Alors, au risque de te décevoir, j'ai pas des anecdotes de dingue. Mais c'est pas plus mal en même temps, parce qu'il y en a qui vivent un milliard de trucs super chelous et machin. Non, après, t'as les petits trucs un peu rigolos. Un passager, une fois qu'il me demande où étaient les toilettes parce qu'il avait besoin de faire pipi, je lui dis que c'est la porte au fond à droite. Il baissait sa braguette et il était à deux doigts de faire pipi sur la porte de l'avion et pas dans les toilettes. C'est pareil parce qu'il était dans un avion. Toi, tu le prends souvent. Les personnes qui nous écoutent le prennent certainement souvent. Et tout ça, ce n'est pas anodin de prendre l'avion. On ne comprend pas trop comment c'est foutu. Des fois, on ne sait pas où est le devant, le derrière. Ah, mais quand même ! Non, mais je sais, Mais tu sais, ce qu'on dit souvent, c'est qu'un passager ou une passagère en avion a l'âge mental d'un enfant de 8 à 13 ans. Parce qu'environnement différent, parce qu'on ne sait pas comment ça marche, parce qu'il y a nous, les PNC, on représente une autorité, un peu comme un maître, une maîtresse ou un parent. On est en uniforme, enfin, tu vois. Ça peut paraître étrange. Ou alors, j'ai cette passagère qui voyageait avec l'urne de son défunt mari dans le coffre à bagages. Alors, au départ, moi, je ne comprenais pas. Enfin, je n'étais pas au courant, pardon. Je ne comprenais pas. Je n'étais pas au courant qu'elle voyageait avec l'urne de son mari. Et je l'accueille. Bonjour, madame. Bienvenue à bord. Comment allez-vous aujourd'hui ? Ça va ? En plus, on était au Canada. Donc, ils sont super fanis. Madame, t'es tout va-t-en. Elle me dit, oh, bof. Je ne sais pas alors. Qu'est-ce qui s'est passé ? Des petits problèmes et tout ? Elle me dit, oui, bon, ben voilà. Bref, quelques heures plus tard, on passe au service. et madame s'étouffe avec sa salade et sa vinaigrette, elle avait pu respirer donc là je me suis dit, let's go voilà, moi je suis payé pour ça, tout s'est bien passé elle a repris, elle a pu respirer et puis le premier truc qu'elle m'a dit c'est putain, j'étais à deux doigts de le rejoindre tout là-haut l'autre con là mon premier réflexe ah bah pas mal,
- Speaker #1
ça n'arrive pas tous les jours c'est cocasse,
- Speaker #0
voilà
- Speaker #1
Tout à fait. J'ai vu que tu avais fait aussi une série, alors sans doute qui n'est pas finie, sur les coulisses de l'aéroport avec différents métiers. Est-ce qu'il y en a un parmi tous les métiers qu'on ne connaît pas à l'aéroport ? En tout cas ceux que tu as montrés, qui t'a particulièrement bluffé ?
- Speaker #0
C'est vraiment le tout début, c'est-à-dire qu'il y a quelques semaines, je voulais absolument tourner des vidéos dans un autre cadre que dans mon salon de cuisine. Je voulais tourner au pied de l'aéroport pour voir les avions derrière moi décoller pendant que je parlais. Et puis après, je me suis dit, tiens, je vais peut-être contacter le service com de ADP, l'aéroport de Paris, et leur demander s'ils ont des idées, des trucs comme ça. Et puis ils m'ont dit, ah mais génial et tout, viens, on va t'organiser une journée de tournage. Donc ils m'ont amené ici ou là et puis ils m'ont fait rencontrer les pompiers, le SSLIA. de l'aéroport de Paris, donc les pompiers de l'aéroport. Donc j'ai pu rentrer en contact avec eux, échanger avec eux, ils m'ont fait découvrir leur métier. Donc j'essaie maintenant de le retransmettre dans des vidéos courtes sur Insta, Facebook et TikTok. Pour l'instant, c'est le seul métier que j'ai rencontré là, dans le cadre de cette petite série de vidéos. J'espère que l'année prochaine, enfin en tout cas la saison prochaine, septembre, octobre, novembre, j'aurai l'occasion de tourner d'autres vidéos. C'est dans les projets. J'adorerais, j'adorerais rencontrer un effaroucheur ou une effaroucheuse. Eh oui, c'est quoi ça ? En fait, ce sont des personnes qui travaillent à l'aéroport, dehors, qui sont là pour éloigner les oiseaux, les renards et les lapins des pistes. Parce qu'une ingestion aviaire, le fait qu'un oiseau entre dans le réacteur ou cogne le pare-brise, ce n'est pas tip-top. L'avion est fait pour l'encaisser, mais on va quand même faire demi-tour. L'idée, c'est quand même de chasser au maximum tous les oiseaux, éventuellement les renards sur la piste et tout ça. Ils ont un métier très particulier. fut un temps, alors je ne sais pas si c'était toujours le cas aujourd'hui, mais il me semble qu'il y en avait qui avaient carrément, pas des faucons, mais comme des espèces de, je ne sais pas quel type d'oiseaux, des rapaces, quoi, qui faisaient peur aux oiseaux de l'eau. Sinon, ils ont des fusées qui font juste peur, ce n'est pas pour tirer du tout sur les oiseaux, pour les éloigner, parce qu'il faut qu'ils aillent plus loin. Et oui, j'adorerais découvrir ce métier que je connais peu, qu'on connaît peu. J'ai pu échanger aussi avec des contrôleurs aériens, des personnes qui travaillent dans les tours de contrôle. ça c'est pas fait en vidéo mais peut-être qu'un jour peut-être qu'un jour on verra j'ai vraiment en tête là je le fais sur mes réseaux sociaux c'est découvert ça me plaît je kiffe c'est très fastoche enfin quand je dis c'est fastoche c'est que c'est facile à regarder c'est des petits modules de 2-3 minutes grand max mais à terme j'aimerais bien enfin c'est un de mes projets de vie c'est de pouvoir proposer une série documentaire en tout cas de reportage sur quelques métiers de ce qui tourne autour du voyage ah mais il y en a ouais bah Il y en a, c'est... Oui, c'est assez incroyable.
- Speaker #1
Restons dans le voyage, puisque ça aussi, t'en parles dans ton podcast. Tu as fait plusieurs épisodes sur différentes destinations. Il y en a certaines que je connais, d'autres que je connais moins. Et je te disais avant qu'on commence à enregistrer que j'aimerais bien que tu me parles de Vancouver, parce que c'est une destination que je ne connais pas et où j'ai très envie d'aller. Évidemment, on ne va pas faire un carnet de voyage dessus, mais est-ce que tu peux nous dire déjà combien d'heures de vol il faut pour aller à Vancouver ? Quel décalage horaire ? Et après, tes spots préférés. En tout cas, ceux que tu as déjà pu voir.
- Speaker #0
Alors, je ne voudrais pas dire de bêtises. Donc, n'hésitez pas à faire du fact-checking. Mais je crois que pour Vancouver, c'est une bonne grosse dizaine, 11 heures, quelque chose comme ça pour aller là-bas. Le décalage, il pète un peu la tronche. On est, je pense, entre 8 et 9 heures de décalage. Destination très humide, mais très chouette. Moi, je l'ai fait, si tu veux, j'aime bien en octobre. Parce qu'en octobre, il ne fait pas encore trop froid. C'est certes un peu humide, mais il peut faire bon. Les feuilles sont oranges. rouge, jaune. Halloween approche, il y a des décorations un peu partout. Moi, ce que j'ai adoré faire à Vancouver, je l'ai fait 4-5 fois, j'ai fait de l'hydravion. Et ça, je peux te dire que c'est quelque chose franchement... Décoller et atterrir sur l'eau, dans mon schéma mental, c'est pas normal.
- Speaker #1
Oui, toi, tu le fais pas.
- Speaker #0
Non, on ne veut pas. C'est pas l'idée. On préfère pas. Donc ça, j'ai adoré. Si vous avez l'occasion d'aller à Vancouver, franchement, vous qui nous écoutez, si vous pouvez. Faire de l'hydravion, c'est quand même très, très chouette. Je pense que c'est un truc à faire une fois dans la vie. Tu sais, je vais juste faire un petit parallèle très, très rapidement. Tu sais ce que peut représenter le repas de carbone ? On me pose souvent la question, on parle beaucoup, enfin, on me pose souvent cette question. Moi, je dis, écoute, le voyage, c'est hyper important. Je pense que pour la vie, pour notre cerveau, pour notre culture, pour comprendre qu'on vit sur une planète remplie d'humains, qu'on est tous différents, mais finalement tous les mêmes, je pense que c'est tellement enrichissant de voyager. C'est très important. Ce que je dis aussi, c'est de... de voyager en toute conscience. Quand je dis ça, c'est éviter de faire un peu tout et n'importe quoi quand on est en voyage. On peut faire attention à ce qu'on fait. L'hydravion, je l'ai fait une fois. Je pense que, très honnêtement, je ne le referai plus jamais. Je l'ai fait une fois. Peut-être que c'est une fois de trop. Enfin, chacun aura son avis sur la question. J'ai adoré. Mais je sais que faire un cours de dravion juste pour le plaisir, vraiment que pour le plaisir, c'est pas forcément tip-top. Je veux faire culpabiliser personne, je ne suis pas en train de faire un médecin à coup de main.
- Speaker #1
Chacun a son avis sur la question et chacun se respecte.
- Speaker #0
Voilà, c'est un peu l'idée. Je ne veux jamais donner de leçons à qui que ce soit ou quoi, mais je me dis, si on a un minimum de conscience écologique, je me dis, bon voilà, on voyage, on escale, moi je ne vais pas aller faire du dravion sur toutes mes escales. Voilà, tout simplement. Clôt juste cette petite parenthèse, parce que j'ai souvent dit dans des interviews que c'était bien de faire ça en réfléchissant un petit peu. Autre spot, notez-le, Capilano Bridge. C'est pas loin du tout du centre-ville. C'est à, je sais pas, 20-40 minutes maximum. Et c'est une espèce de pont suspendu, là. Tu sais, les ponts singes, je sais pas comment ils appellent ça, là. Le truc au-dessus d'une petite rivière, là. Enfin, ah là là, c'est génial. Et après, tu rentres dans un parc. C'est hyper bien foutu. Il y a des petites balades, des petits chemins et tout ça. et à la... période d'Halloween, ils te foutent des citrouilles et des squelettes de partout. Et c'est génial. J'ai adoré. Une Capulano Bridge. Et il y en a d'autres, des ponts et des trucs, des machins à voir. Mais celui-là, en l'occurrence, il est vraiment très très chouette.
- Speaker #1
C'est une destination hyper nature.
- Speaker #0
Ouais, je pense pour des vacances. Après, moi, je reste que deux jours. Donc en fait, sur deux jours, entre tout le temps que je vais passer à me reposer... Il ne reste pas grand-chose pour aller loin, pour sortir. J'ai fait ça une fois, d'aller un petit peu plus loin et d'aller vraiment dans les montagnes, longer le lac et ça, machin. C'est spectaculaire. C'est vraiment comme on peut imaginer le Canada. C'est vraiment... J'ai pris une fois, j'avais pris un bus aussi. Juste un bus, comme tu peux prendre le bus à Paris ou n'importe où, qui amenait un petit port. Trop mignon. En fait, rien que le voyage en bus, qui m'a coûté littéralement 2 dollars peut-être, était chouette. Mais après, surtout... place. Il ne pleuvait pas, mais il y avait de la bruine comme ça et des espèces de petits nuages. Et puis, il y avait tous les petits bateaux au bord de l'eau, les sapins, les sapins de partout. Pendant quelques heures, tu es dedans. Tu es dedans. Et ça s'appelle, à la fois, ça s'appelle le fer à cheval.
- Speaker #1
Est-ce que tu as mangé des spécialités canadiennes ?
- Speaker #0
Bien évidemment, j'ai goûté la poutine. Stéphanie, tu m'as dit bien. Mais alors, figure-toi que moi, je ne suis pas un grand fan des frites. Alors, j'en mange comme ça de temps en temps, mais... Je ne suis pas très frite.
- Speaker #1
Ah oui, donc là, non, tu ne vas pas aimer la poutine, forcément.
- Speaker #0
Non. Mais bon, le sirop d'érable sur du pancake, je vais te dire, j'ai deux bouteilles de sirop d'érable à la maison, constamment. Et je fais des pancakes assez régulièrement. C'est une base.
- Speaker #1
Oui, c'est la base.
- Speaker #0
C'est une certitude, c'est la base.
- Speaker #1
On arrive doucement, mais sûrement à la fin du podcast. Est-ce que tu as une anecdote, un truc qui t'est arrivé lors d'un de tes voyages, tout confondu, dont tu te serais bien passé, celle-là, vraiment ?
- Speaker #0
De me perdre à Los Angeles ?
- Speaker #1
Ah bah oui, tu m'étonnes. Qu'est-ce qui s'est passé ? Contexte.
- Speaker #0
Sans réseau, sans téléphone, quasiment sans téléphone. À l'époque, il y a 6 ans, 7 ans, j'avais qu'un seul téléphone avec un force fait français. J'avais des amis qui étaient en vacances à Los Angeles. Et on se balade ensemble, on va faire le truc un peu touristique, mais super chouette et tout ça. Et puis, pour me ramener chez moi, on voyait qu'il allait y avoir 2h30 de route allée pour eux et retour pour eux aussi. Et je leur ai dit, bon les gars, vous n'allez pas vous taper 5h de route pour me ramener ? Enfin, c'est les bouchons, machin. Je regarde pour prendre un Uber, j'en avais pour 120 dollars ou un truc comme ça. Je fais, oh là là, c'est cher, je ne peux pas. Là, j'ai mon collègue qui me dit, regarde, il y a quand même un métro. Je dis, attends, le métro à Los Angeles, c'est compliqué là, un métro ou un train, je ne sais plus. Mais je vois qu'il y a une station qui porte le nom du quartier où on est logé. Et je dis, bon, parfait, je vais aller là-bas. Une heure, une heure et demie de métro. Et là, je sors à la station, alors là, je suis à l'autre bout du monde. C'est-à-dire que là, il n'y a rien autour de moi. Ça a été un petit peu stressant parce qu'en fait, j'ai réussi à rentrer en toute sécurité sans aucun problème, bien sûr. Mais puis, je n'étais pas dans une zone dangereuse du tout. Je n'avais pas de guillot sur moi, je n'avais pas de signe de richesse ou autre. Pour tous les voyageurs et voyageurs, il faut faire toujours attention à ça quand on voyage ou qu'on voyage d'ailleurs. Mais en fait, je n'arrivais pas à me connecter, mais je voyais simplement où j'étais géolocalisé. Je savais que j'étais... à 25 km de mon hôtel. Oups ! Super. Donc, j'essaye de trouver des gens qui me filent du partage de connexion avec leur téléphone. Sauf que chose que je ne savais pas, c'est qu'eux ne peuvent pas, enfin, ils ne peuvent pas, ils peuvent partager leur connexion, mais ça leur coûte un pognon monstre.
- Speaker #1
Ah mince !
- Speaker #0
Mais je ne comprenais pas, en fait. Je leur demandais, ils me disaient tous non. Non, non. Je disais, mais qu'est-ce que j'ai ? Je pue ? J'ai un truc sur la tronche ? Qu'est-ce que j'ai ? Et au bout d'un moment, j'ai un jeune qui... Parce que, ah oui, ils se demandaient aussi à des restaurants ou des trucs partage de connexion. Enfin, le Wi-Fi, ils n'avaient pas. Il y a un jeune qui me dit, écoute, non, on ne peut pas, ça nous coûte une fortune de malade et tout, le partage de connexion. Il m'a amené juste derrière un McDo, il m'a dit, dès qu'on trouve un McDo ou un Starbucks, tu t'arrêtes direct, machin. Et j'ai pu avoir du Wi-Fi très, très rapidement. Le mec, il était trop gentil, il était plus jeune que moi, il m'a dit, je ne peux pas t'amener parce que j'ai un anniversaire, mais vas-y, je t'avance un peu vers un McDo. Et il a attendu sur le parking pour être sûr que j'ai bien le Wi-Fi. et je suis allé le voir je me suis dit c'est bon je capte j'ai pu commander un Uber c'est bon et tout machin il me dit bon bah nickel je peux aller à mon anniversaire je fais ouais donc ouais avoir de la data sur son téléphone c'est bien parce que quand tu te connectes avec ton téléphone ton forfait français dans un pays où t'as pas bah la minute c'est 60 balles donc non non faut vraiment prendre une e-sim tu vois un truc moi j'ai deux téléphones comme ça s'il y en a un qui tombe genre si je le perds si on me le vole si j'ai un deuxième téléphone avec free là tu sais les trucs ça marche un peu partout donc c'est bien Merci.
- Speaker #1
Ta prochaine destination, ton prochain vol, ta prochaine rotation, pardon.
- Speaker #0
Atlanta.
- Speaker #1
Tu connais ?
- Speaker #0
Oui, je suis allé quelques fois, mais en fait, ça a toujours été pour moi l'escale repos. J'ai toujours rien foutu là-bas. Mais vraiment, honnêtement, alors qu'il y a quand même des trucs à faire, paraît-il. Mais à chaque fois que je vais là-bas, ça tombe toujours un moment où je me dis, OK, là, il faut que je fasse rien et je fais rien. Donc là, je pense que je vais rien faire.
- Speaker #1
Surtout, ne pas changer les habitudes. tu vois c'est ce que je te disais en début de podcast c'est important dernière question si nos auditeurs te cherchent où peuvent-ils te trouver ?
- Speaker #0
sur Instagram sur Facebook sur TikTok un peu sur YouTube mais j'oublie en fait j'ai pas le réflexe YouTube mais si vous tapez Mathieu le steward avec un D à la fin c'est le steward vous trouverez certainement des vidéos aussi bien qui parleront aux personnes qui sont intéressées par le voyage ça va intéresser les personnes qui ont peur en avion ou les personnes qui rêvent de devenir hôtesse ou steward aussi J'essaie de parler un petit peu à tout le monde, toujours en tête. Si je poste quelque chose, je me dis toujours, est-ce que ça va être intéressant ? Est-ce qu'il y a des gens qui vont apprendre quelque chose ? Est-ce qu'il y a des gens qui vont être rassurés ? Est-ce qu'il y a des gens qui vont sourire ou qui vont rigoler ? Est-ce que ça va être joli ? Est-ce que ça va être utile ? J'essaie toujours de poster de l'utile. Si je poste, c'est pour informer ou c'est pour faire sourire. C'est le but.
- Speaker #1
En tout cas, moi, ça me fait sourire la plupart du temps.
- Speaker #0
C'est vrai ? Tant mieux alors, merci.
- Speaker #1
Merci beaucoup Mathieu pour cette chouette conversation.
- Speaker #0
Merci à toi Stéphanie pour l'invitation. Merci pour la qualité de toutes tes questions et de notre échange. C'était très chouette. Merci beaucoup.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt, au revoir.
- Speaker #1
Et voilà, merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Si cet épisode vous a plu, plus, pensez à le partager aux parents qui cherchent de nouvelles destinations testées et approuvées, et aussi à ceux qui pensent encore que voyager en famille, c'est un parcours du combattant. Alors en fait, parfois ça l'est, mais pas plus que sans les enfants, et surtout c'est tellement plus chouette avec eux. Pour ne manquer aucun épisode, abonnez-vous sur la plateforme que vous utilisez en ce moment, ce serait vraiment dommage de louper les prochaines destinations. Comme d'habitude, toutes les infos de l'épisode sont sur le blog famille et voyage avec un S.com. Et si vous avez envie de papoter, de poser une question, de proposer une destination ou un invité. Retrouvez-moi sur Instagram à Famille et Voyage, toujours avec un S. A très vite pour le prochain épisode. D'ici là, prenez soin de vous, inspirez-vous et créez-vous de chouettes souvenirs en famille.