Speaker #0Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute ! Hello, hello et bienvenue dans ce nouvel épisode de Feedback. Et aujourd'hui, je voulais aborder un sujet qui est au cœur de beaucoup de problématiques chez les managers. C'est le fait d'être toujours bloqué dans la roue de l'opérationnel et pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à s'en sortir malgré toute la bonne volonté du monde. J'ai accompagné plus de 410 managers en 4 ou 5 ans et j'entends toujours les mêmes phrases quand je fais mes rendez-vous pour intégrer Manager360. c'est Je suis tout le temps dans l'opérationnel, je n'ai jamais le temps de manager vraiment mon équipe, je passe mes journées à gérer des urgences. Et je sens bien quand même que derrière ces phrases, je le sais, je le sens parce que je l'ai vécu, mais en fait, il y a de la fatigue, il y a de la frustration. Il y a parfois même, je dirais, un peu de honte où on se dit, mais pourquoi nous, on n'y arrive pas alors qu'on a l'impression que les autres managers y arrivent ? Et on se martèle en fait de phrases comme... je devrais être beaucoup plus stratégique dans mon leadership, je devrais déléguer davantage, je devrais arriver à prendre de la hauteur. Mais la réalité, elle est là, c'est que tu es complètement aspiré par l'opérationnel et tu patauges dans la choucroute, tu n'y arrives pas du tout. Donc je te préviens, ce que je vais te dire aujourd'hui va certainement un peu te secouer, te déranger. Je suis là un petit peu pour te secouer le popotin, parce qu'on va creuser ensemble pourquoi tu restes coincé là-dedans. Malgré toi, malgré ta bonne volonté, malgré le fait que tu sois compétent dans ton métier, malgré tous les bouquins que tu as pu lire sur le sujet. Avant de se lancer plus loin dans le sujet, je tiens à t'annoncer aujourd'hui que je sors une nouvelle formation. C'est la méthode RESET qui va justement t'aider à sortir de l'opérationnel. Avant de te donner plus de détails, si tu es vraiment pressé, tu peux cliquer sur le lien disponible en description de cet épisode pour voir comment est-ce que ça peut t'aider à sortir la tête de l'eau, à arrêter d'être débordé dans ton quotidien. À sortir des urgences et à sortir de l'opérationnel, c'est un protocole express à suivre en cinq étapes. Il a été validé par plus de 150 managers, donc je le mets à disposition aujourd'hui. Tu peux retrouver le lien directement dans la description de cet épisode. Alors quand on se retrouve à ne pas arriver à sortir de l'opérationnel, on se dit que notre problème, c'est le manque de temps. On se dit que ça serait trop bien d'avoir des semaines de 50 heures, que vraiment, c'est parce que... on a trop de tâches données par notre direction ou qu'on a des semaines qui ne sont pas assez longues. Le vrai problème, ce n'est pas le manque de temps. C'est ce qu'on se raconte, mais ce n'est pas ça, le problème. Moi, je vois en tout cas trois raisons principales qui font qu'on reste bloqué dans cet engrenage de l'opérationnel. La première raison, c'est l'identité. Alors oui, ça peut paraître un peu obscur quand je dis ça comme ça, mais tu vas voir, je vais t'expliquer. C'est qu'en fait, il y a beaucoup de managers, moi inclus, qui ont été promues parce qu'on était excellente dans notre expertise. Souvent, on a été promu responsable commercial parce qu'on était la meilleure commerciale de l'équipe. On devient chef de projet parce qu'on était la meilleure ingé de l'équipe. Et en fait, on continue à s'identifier à notre expertise quand on passe manager. On ne s'identifie pas à ce rôle de manager, bien souvent parce qu'on ne sait pas exactement ce que ça veut dire. Le résultat, c'est quoi ? c'est qu'on reste dans l'opérationnel. On reste dans ce qu'on sait faire. Parce que c'est là où on se sent légitime, compétente. C'est là où on se sent utile pour notre équipe. L'opérationnel, il nous rassure. Donc c'est pour ça qu'on se retrouve à répondre à des mails, à traiter un dossier nous-mêmes parce qu'on sait que ça va aller plus vite, à corriger une présentation. Ça nous rassure parce qu'on voit le résultat de notre travail immédiatement. On se sent utile parce que c'est... nos résultats sont visibles et ça nous donne l'impression d'avancer. Alors que quand on essaye de se focaliser sur notre rôle de manager, c'est-à-dire faire des entretiens avec son équipe, préparer des plans de développement, clarifier une vision, poser un cadre, etc. Mais en fait, nos résultats sont moins immédiats, c'est beaucoup plus abstrait, c'est beaucoup moins concret. Et quand on est sous pression, parce que notre direction nous met une pression, eh bien notre cerveau va choisir ce qui va donner un résultat concret et rapide. C'est ça en fait qui nous fait replonger dans l'opérationnel. Parce que sortir de l'opérationnel et embrasser notre vrai rôle de manager, c'est aller vers quelque chose qui est moins concret, moins immédiat. Et ça nous fait peur. Au-delà de cette question d'identité, la deuxième raison que je perçois, en tout cas, c'est la culture d'entreprise. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en fait, beaucoup d'entreprises valorisent énormément, que ce soit de façon implicite ou explicite, les managers qui font, les managers qui arrivent tôt, qui répondent vite, qui règlent les problèmes en deux coups de cuillère à peau. C'est ça, en fait, qui est valorisé dans les entreprises. La manager plus stratégique, celle qui réfléchit, celle qui structure, elle est moins visible et du coup, qui dit moins visible, dit moins bien perçue dans les entreprises. Alors inconsciemment, pour continuer à exister, tu continues de faire et d'être dans le concret. Et enfin, la troisième raison que je vois, et c'est souvent la plus insidieuse, c'est le manque d'outils concrets. Tu dois lire des posts sur LinkedIn qui te disent « Vas-y, délègue davantage, prends de la hauteur, fais confiance à ton équipe, blablabla, blablabla, blablabla. » Mais le problème, c'est qu'en fait, il n'y a personne qui te montre. Personne ne t'a jamais montré comment faire concrètement cette transition. Moi, je me suis retrouvée complètement démunie quand je suis devenue manager. Comment est-ce qu'on fait pour passer d'une réunion où on gère des projets, où on est très opérationnel en suivi des tâches, à une réunion où on est plus en mode pilotage, où on est en mode stratégique ? où on fait participer nos équipes ? On ne sait pas faire parce qu'on n'a jamais vu. Personne ne nous a expliqué comment faire. Comment est-ce que tu fais aussi pour expliquer un peu ce changement de posture à ton équipe sans perdre la confiance que tu as sûrement gagnée jusqu'à présent grâce à ton expertise ? Personne ne nous explique ça. Personne ne nous explique les phases par lesquelles on passe, dans lesquelles on doute, dans lesquelles on doit lâcher prise et où des fois les résultats ne sont pas à la hauteur de ce qu'on attend. Donc moi en fait je vois toutes ces raisons qui expliquent. pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à sortir de l'opérationnel. Et je dirais aussi, c'est un petit peu lié à cette dernière, le manque de clarté. C'est-à-dire que quand tu arrives au manager, tu ne sais pas vraiment ce qui relève de ton rôle stratégique, ce qui doit être délégué, ce qui est prioritaire, ce qui n'est pas prioritaire. Et en fait, tu vas te retrouver à remplir tes journées par défaut. Tu vas remplir avec de l'opérationnel parce que c'est ce que tu sais faire, c'est ce que tu es habitué à faire. Et il n'y a personne qui te dit qu'il faut que tu remplisses ton agenda d'autres choses. Parce qu'en fait, la plupart du temps, les gens ne savent même pas ce que c'est l'autre chose, en fait. Donc oui, tu vas te dire que tu as besoin de semaines de 50 heures parce que tu dois remplir ta semaine d'opérationnel plus d'aspect stratégique. Mais on l'a vu, ce n'est pas ça le fond du problème. Et en fait, j'ai envie de te dire que tu ne peux pas sortir de cet opérationnel sans accepter un certain inconfort. Parce que ça veut dire quoi, sortir de l'opérationnel ? Ça veut dire que tu vas peut-être déléguer une tâche et laisser quelqu'un faire moins bien que toi, du moins au début. Tu vas devoir accepter que ça ne soit pas parfait. Tu vas devoir poser des limites pour arrêter d'être sollicité. Tu vas devoir prioriser certains sujets. Et ça, ça touche des choses chez nous, dans notre cerveau, dans nos croyances, qui ne sont pas confortables. C'est-à-dire le besoin de contrôle, le besoin de se sentir utile, la peur d'être jugé, le syndrome de la bonne élève. Et je te le dis parce que je suis passée par là. Donc je sais ce qui se passe dans notre tête à ce moment-là. Donc, on finit par rester dans ce qu'on sait faire. Parce que ça nous aide à contrôler les choses. On se sent utile dans ce qu'on fait et on n'a pas peur d'être jugé parce qu'on a été reconnu pour cette partie-là. Donc c'est ça en fait qui nous bloque dans l'opérationnel. Alors comment est-ce qu'on fait ? Par où on commence en fait concrètement quand on veut sortir la tête de l'eau, quand on veut commencer à faire son vrai rôle de manager ? Moi il y a un exercice en tout cas, un protocole que j'aime bien suivre. C'est un protocole que j'ai suivi quand je suis revenue de mon burn-out, parce que j'ai fait un début de burn-out maintenant il y a huit ans ou neuf ans. Et je l'ai fait parce que je ne déléguais rien, parce que je croulais sous cet opérationnel. J'avais cette sensation à la fin de la journée de ne jamais avancer sur ce qui compte réellement. J'étais au centre de tout, mon équipe venait me solliciter tout le temps pour trouver des solutions à tous leurs problèmes. C'est ça en fait, moi, qui m'amenait à un début de burn-out. Et donc j'ai pris les choses en main. J'ai testé plein de méthodes, j'ai réfléchi à ma façon d'organiser et j'ai mis en place un protocole en cinq étapes que je transmets aussi aux élèves qui me suivent, aux personnes que j'accompagne. Et en fait, ce protocole, ça les aide à se rendre compte que souvent, 40 à 60 % de leur semaine peut être déléguée ou restructurée. C'est vertigineux quand on dit ça, mais ça montre qu'il y a une vraie marge de manœuvre qui est énorme pour sortir de l'opérationnel. Ce protocole C'est exactement ce que je donne dans la méthode RESET. C'est la méthode qui permet de sortir du mode pompier et de reprendre le contrôle de ton agenda en cinq étapes. Et ce protocole m'a aidée quand je suis passée directrice générale. Parce que dans ce rôle de directrice générale, j'ai fini par travailler en 4-5e. Ça a été un accord avec mon patron. Donc, il a fallu que je tienne ce rôle de DG en quatre jours au lieu de cinq. Eh bien, je peux te dire que j'étais bien contente d'avoir cette méthode-là dans mon sac. et de pouvoir appliquer ces cinq étapes pour pouvoir tout simplement réaliser mes tâches en quatre jours au lieu de cinq. Tu te demandes peut-être d'ailleurs en quoi consiste ce protocole, pourquoi je l'ai appelé Reset, parce qu'on va passer par cinq étapes simples. On va redéfinir tes tâches stratégiques, c'est le R. On va élaguer pour reprendre le contrôle de ton temps, c'est le E. On va supprimer les sources de stress, on va exprimer tes limites sans culpabiliser et on va transformer tes progrès en habitudes durables. et je peux t'assurer que tu as des résultats grâce à ces cinq étapes. Donc si aujourd'hui tu as l'impression de courir toute la journée, de ne jamais avancer sur les vrais sujets, de manquer de temps pour manager, je peux te dire que ce n'est pas une fatalité. Mais ce n'est pas non plus quelque chose qui changera tout seul si tu ne fais rien. Donc si tu veux reprendre le contrôle de ton agenda et sortir la tête de l'eau, sortir du mode pompier comme on appelle ça, la méthode Reset est disponible en description. C'est un petit produit, mais il est tellement concret et adapté au terrain Merci. qui crée un énorme déclic pour la plupart des personnes qui l'utilisent. J'espère en tout cas que cet épisode t'aura expliqué pourquoi il y a cet opérationnel qui nous bouffe notre charge mentale au quotidien. Et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Feedback. Et j'ai même envie de te dire, il n'y aura pas qu'un épisode, mais quatre épisodes la semaine prochaine pour un sujet très précis, un nouveau sujet sur le podcast dont je n'ai encore jamais parlé. J'espère vraiment que cette série d'épisodes va te plaire. Je te dis à la semaine prochaine dans Feedback et je te souhaite une très bonne fin de journée. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.