- Speaker #0
Hello tout le monde, bienvenue dans un épisode spécial Feel Good. Les épisodes Feel Good sont des interviews avec des professionnels entrepreneurs qui nous racontent leur parcours de positivité dans le développement de leur business. Ce sont aussi des professionnels qui nous racontent comment leur activité contribue au développement personnel et à vivre mieux chaque jour. C'est avec une attitude positive et en croyant en eux que ces personnes ont réussi à poursuivre leur objectif, elles ou ils nous racontent leurs histoires. C'est maintenant, dans un épisode filibolite. On a parfois l'impression d'avoir tourné la page, d'avoir compris ce qui nous est arrivé, et pourtant, certaines peurs restent là. Certaines réactions reviennent encore et encore, comme si une partie de nous était restée bloquée dans le passé. Et si le problème n'était pas en fait un manque de volonté de votre part, ni de votre développement personnel, mais simplement un cerveau qui n'a pas... encore réussi à retraiter certaines expériences. Aujourd'hui, je reçois Laetitia Léonard, praticienne en EMDR, hypnose et thérapie brève. Dans cet épisode, nous allons découvrir ce qu'est réellement l'EMDR, comment cette méthode fonctionne et ce qu'elle n'est pas et surtout, comment elle peut nous aider à nous libérer de peur, de traumatisme, d'angoisse ou de blocage qui nous empêche d'avancer sereinement dans notre vie. Alors, installez-vous confortablement et c'est parti pour l'épisode du jour. Hello Laetitia, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Hello Andy, je vais bien, merci et toi ?
- Speaker #0
Ça va super bien, merci d'intervenir dans le podcast de Feel Positive. Je suis contente de t'avoir parce que j'ai pu voir que tu fais plein de choses et aujourd'hui on va se focus sur le MDR et j'ai hâte que tu puisses m'en apprendre plus parce que je suis complètement inconnue à ce que c'est.
- Speaker #1
Ok, super, merci beaucoup de l'invitation surtout, je suis ravie de pouvoir... pour une fois, passer derrière le micro de l'autre côté. Et donc, pas comme intervieweuse. C'est chouette aussi. Merci pour l'expérience.
- Speaker #0
Avec plaisir. Donc, on va rentrer vite dans le vif du sujet. Est-ce que, avant qu'on parle de l'AMDR et tout ce que c'est, tu peux déjà te présenter en quelques mots et nous dire ce que tu fais ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je m'appelle Laetitia Léonard. Je suis psychopraticienne. Alors, je fais différentes choses, mais vraiment principalement des approches de thérapie brève. Pour certains, ça parlera. Et pour d'autres, on en dira un peu plus tout à l'heure. J'accompagne des personnes qui ont besoin de dépasser des peurs, des phobies, des souvenirs douloureux, parfois traumatiques, avec l'aide d'outils de thérapie brève comme le MDR, l'hypnose, parfois aussi les fleurs de bac et d'autres choses que j'ai dans ma boîte à outils. Et puis je suis aussi podcasteuse à côté, j'ai le podcast Secrets de Polychinelle dans lequel je donne la parole à d'autres praticiens du bien-être.
- Speaker #0
Quand on parle de thérapie brève, ça va être du coup tout ce que tu viens de citer, donc tout ce qui est hypnose, MDR, fleurs de bac, toutes ces thérapies qu'on va dire... Hors du traditionnel, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Effectivement, c'est des choses qui sont apparues un peu plus récemment aussi et qui sont complémentaires d'une approche. Ça ne remplace pas un suivi médical. C'est vraiment complémentaire d'approches plus conventionnelles. C'est un peu différent de ce qu'on connaissait avant. On est un pays où on a beaucoup connu tout ce qui était psychanalyse et psychothérapie qui fonctionnent toujours. Et ça vient regarder un peu plus comment on est impacté dans notre vie au présent. On s'intéresse un peu moins à ce qui se passe dans le passé. On va un peu moins fouiller, chercher des causes. On va regarder plutôt comment on a impacté dans notre présent, comment on est freiné, et comment on peut justement aller chercher des ressources pour dépasser ça.
- Speaker #0
D'accord, je vois exactement. Effectivement, j'avais eu un peu aussi cette expérience avec l'hypnose ou bien même les fleurs de Bac. Ok, je vois. Est-ce que tu peux me dire un peu comment tu en es arrivée à choisir ce chemin-là aujourd'hui, à faire de la thérapie brève ?
- Speaker #1
Oui, j'ai toujours été... passionnée par l'humain, très curieuse, vraiment à la découverte. Tu vois, j'aime beaucoup comprendre, apprendre. J'ai eu la chance de grandir dans un milieu déjà multiculturel. Donc, j'ai déjà été très vite sensibilisée à des manières de faire différentes, à des cartes du monde différentes, tu vois, entre l'Europe, l'Afrique, l'Amérique. Et donc, ça aussi, ça m'a sensibilisée beaucoup à, voilà, comment on peut être différent et vivre ensemble, tu vois, dans cette société, sur cette planète. Et c'est vrai qu'avant, quand j'étais dans le monde de l'entreprise, j'étais beaucoup dans l'humain. Je faisais du management, mais très humain. C'était un peu à contre-courant parfois, le management qui était un peu plus dans la performance pure et dure. Et justement, à un moment donné, j'ai quand même eu une frustration par rapport à ça. Moi, j'aimais vraiment pouvoir aider mon équipe à monter en compétence, à évoluer, à apprendre. Et c'est vrai que pour moi, ça ne me suffisait plus. Alors au départ, j'y suis rentrée un peu par la carte, quand j'étais encore manager, en ce qu'on appelle la programmation neurolinguistique, que peut-être certains connaissent. qui sont un peu comment nos pensées, nos émotions, tu vois, affectent nos comportements. Et j'ai trouvé ça passionnant et après je suis un peu tombée dans la marmite. J'ai commencé par lancer un podcast en 2020 pour donner la parole à d'autres praticiens du bien-être parce que finalement tout ce domaine du bien-être m'intéressait beaucoup. Je voyais bien qu'on était dans une société où tout allait un peu trop vite, tu vois, et qu'on avait besoin de ralentir, qu'on avait besoin de... J'en ai fait l'expérience pour moi aussi à titre personnel. J'ai découvert l'hypnose, j'ai découvert la méditation de pleine conscience. Et tout ça m'a amenée à vouloir me former un petit peu plus jusqu'au jour où je me suis dit non mais là en fait j'ai vraiment envie d'aider les gens tu vois aussi, de pouvoir leur proposer d'autres outils puisque je voyais bien que parfois les approches traditionnelles ne suffisaient pas. Donc voilà on aura l'occasion d'en reparler peut-être pendant l'épisode, notamment tout ce qui est traumatologique est assez récent et on a commencé à comprendre que la parole ne suffisait pas forcément, qu'il y avait des choses qui avaient besoin de passer par le corps. Et donc là j'ai eu envie d'aller sur cette route-là et puis de me lancer après à temps plein. ce que je fais maintenant et qui me rend très heureuse. Je suis ravie de pouvoir aider les personnes à dépasser leur peur et leur phobie pour que ça ne les freine plus au quotidien.
- Speaker #0
Et ça fait combien de temps, du coup, que tu fais ça à ton pain ?
- Speaker #1
Là, à temps plein, ça fait un peu plus de... Maintenant, ça fait deux ans et demi. Deux ans et demi que je le fais vraiment à temps plein parce que clairement, c'était pas compatible avec une activité de manager, tu vois, responsabilité. Et donc, voilà. Je le fais en cabinet à Paris et en visio. Et ça fonctionne tout aussi bien en visio, d'ailleurs. On est formés aussi à ça. Et c'est vrai que ça peut être pratique de ne pas avoir besoin de se déplacer, soit parce qu'on habite dans un endroit où on n'a pas toujours les praticiens qui sont bien, soit parce qu'on n'a pas le temps aussi, tu vois, avec nos emplois du temps.
- Speaker #0
Et puis effectivement, aujourd'hui, je pense que la majorité des thérapies ou autres se font également en visio. Ça permet vraiment de toucher aussi notre audience qui préfère être en digital, entre guillemets. Donc, au moins,
- Speaker #1
c'est pas très simple pour tout le monde.
- Speaker #0
On va se focus un peu sur la partie aussi EMDR, comme je disais. Est-ce que tu peux peut-être, pour commencer, expliquer ce que c'est exactement l'EMDR ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Alors, le NDR, c'est un acronyme anglais. Je pense que tu le remettras peut-être en description pour les gens qui veulent aller voir. C'est l'Eye Movement Desensitization and Reprocessing. Donc, en gros, c'est de la désensibilisation et de la reprogrammation. Alors, techniquement, par des mouvements oculaires, mais en fait, je vais expliquer, on ne fait pas que des mouvements oculaires. C'est surtout une approche qui aide le cerveau à retraiter, tu vois, certains souvenirs ou certaines expériences qui continuent à avoir un impact dans notre présent, tu vois, qui ont été douloureuses et qui pour, on ne sait pas forcément pourquoi, pourquoi ont été classés par le cerveau comme traumatiques. En gros, c'est des choses qui, après, vont générer de l'évitement. Tu vois, par exemple, d'où les peurs, les phobies. Tu ne vas pas faire certaines choses, tu ne vas pas aller dans certains endroits. Tu vas arrêter de prendre l'ascenseur, tu ne vas pas vouloir prendre l'avion. Ou des situations d'hypervigilance, d'hypercontrôle, où tu as besoin de tout anticiper, tu as vraiment peur de plein de trucs. Et donc, tu as ces comportements-là, voire parfois des émotions disproportionnées, tu vois, de colère, de peur. qui se déclenchent à des moments où tu te dis, ça n'a pas lieu d'être, ou voilà, quelqu'un va te dire quelque chose, ça va t'activer. Et donc, en fait, on s'est rendu compte, effectivement, ces dernières années, avec cette approche, c'est une approche qui a été en place par une psychologue américaine, Francine Shapiro. C'est très chirurgical et très neuroscientifique, dans l'idée. Donc, peut-être que tu verras que je détaille un petit peu plus après, mais en tout cas, ça aide vraiment le cerveau à faire la différence entre ce qui appartient au passé et ce qui se passe aujourd'hui. Tu vois, faire le tri. Pouvoir continuer à prendre des décisions rationnelles, avancer plus sereinement dans son quotidien.
- Speaker #0
Est-ce que, attends, j'ai une image en tête, est-ce que c'est la pratique où justement tu bouges ton doigt de droite à gauche, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, justement. Je vais en profiter pour expliquer ça parce que peut-être que certains d'entre vous ont vu sur TikTok ou Instagram qu'on faisait bouger les yeux. Alors, ce n'est pas aussi simple que ça. Mais effectivement, il y a un sujet, c'est qu'on fait des mouvements bilatéraux, donc droite et gauche alternés. Pourquoi on fait ça ? Parce qu'en fait, pendant ton sommeil, tu as une phase qui s'appelle le sommeil paradoxal, où tu as tes yeux qui bougent justement de droite et de gauche pour décoder les souvenirs de la journée. Et on s'est rendu compte qu'à ce moment-là, ton cerveau, il est en mode bibliothécaire. Tu vois, il va trier les événements, il va dire ok, ça, ça va dans la mémoire autobiographique, ça, ça va dans la mémoire sémantique, etc. Et en fait, on cherche à recréer ça. Justement, on se dit tiens, à un moment donné, on ne sait pas pourquoi. Il y a des événements qui sont classés comme traumatiques, au lieu d'être juste des événements désagréables. Et on veut réencoder, on veut relancer ce processus qui se passe le soir pour reprogrammer de la ressource, par exemple, remettre un peu plus d'apaisement, de détente, je te donne un exemple comme ça, ou pour désensibiliser ce qu'on appelle des déclencheurs. Par exemple, tu vas me dire qu'à chaque fois qu'on me regarde, quand je dois faire une présentation, je ne me sens pas bien, il y a un truc, je n'arrive plus à parler, etc. Ça, typiquement, c'est un déclencheur qu'on va pouvoir aller désensibiliser. On ne va pas aller revivre un événement dans le détail, mais on va aller le désensibiliser en sécurité. On va aller désensibiliser surtout les émotions et les sensations corporelles qui sont encore présentes, qui sont inconfortables. Et pour ça, certains praticiens vont faire bouger les yeux. Ça peut vite être fatigant. Donc, nous, on utilise plutôt aussi, dans la manière dont j'ai été formée, des tapotements qui fonctionnent très, très bien à distance ou en cabinet et qui permettent de recréer ce même mouvement, tu vois, alterné. Voilà. Donc, on peut le faire avec des tapotements. On peut aussi le faire avec des sons. tu vois si la personne ne peut pas faire les tapotements on a plein de manières mais à chaque fois la mécanique effectivement c'est de faire bouger de droite et de gauche et de relancer tu vois ce truc ce processus dans le cerveau d'accord est-ce que du coup toi tu complètes la pratique de la MDR avec l'hypnose est-ce qu'il y a quelque chose complémentaire quand
- Speaker #0
tu fais une séance ou pas du tout oui alors ça peut
- Speaker #1
Oui, ça peut. En fait, une fois qu'on est en protocole EMDR, c'est très chirurgical, j'ai envie de te dire, dans le sens où tu as vraiment huit étapes à respecter. Ça ne veut pas dire huit séances, c'est des choses qu'on peut faire des fois. En général, c'est quand même un minimum de quatre, cinq séances. Ça peut être entre les cinq et dix, les thérapies breves, de manière générale. Ça dépend des cas de figure. Et il y a vraiment un processus bien spécifique. Donc, on ne va pas mélanger en plein milieu. Mais parfois, ça peut arriver que l'hypnose ou les fleurs de Bac soient intéressantes. Typiquement, les fleurs de Bac, vraiment, par retour d'expérience, c'est plutôt quand il y a... Des émotions qui sont extrêmement intenses, qui ont besoin de se remettre un peu en sécurité, ça va permettre d'apaiser l'intensité, ça n'a pas la prétention de guérir, mais ça va apporter un petit peu d'air. Et puis parfois, il y a des gens avec qui le MDR, ce n'est pas possible non plus, tu vois. Parce que soit les tapotements, ça ne va pas fonctionner, soit la personne, il y a une raison qui fait que ce n'est pas possible. Et donc dans ces cas-là, soit j'ai un autre outil à proposer et j'en ai d'autres aussi et je vais le proposer, soit effectivement dans ces cas-là, on peut aussi réorienter. Parfois, on va avoir besoin d'abord d'aller voir aussi, tu vois un psychiatre Merci. Parce qu'à un moment donné, on a besoin d'un petit soutien médical en parallèle. Et puis ça, c'est des choses sur lesquelles on est formé, on ajuste, puisque je suis aussi formé en psychopathologie et en psychotraumatologie. Donc ça me permet de savoir aussi gérer ça. C'est important de ne pas faire juste de l'EMDR et puis d'être supervisé aussi, tu vois, pour le faire en toute sécurité.
- Speaker #0
Oui, voilà. Du coup, ça veut dire que chaque personne peut très bien, en fait, complémenter cette pratique à une autre pratique thérapeutique, entre guillemets.
- Speaker #1
Oui, c'est important de ne pas tout faire en même temps, mais effectivement, on peut très bien avoir une psychothérapie en cours. Et d'ailleurs, des fois, j'ai des psys ou des psychiatres qui m'emmènent, me ramènent des personnes pour lesquelles ils estiment que c'est intéressant de pouvoir faire de l'EMDR. Et donc, dans ces cas-là, on en discute ensemble, on voit dans quel cadre on le fait. Mais bien sûr, oui, oui, tout à fait.
- Speaker #0
Super intéressant. Est-ce que tu as déjà entendu ou plutôt, quelles sont les grandes idées reçues et les mythes qu'on entend sur l'EMDR que tu aimerais peut-être déconstruire aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, il y en a un vraiment déjà que je voudrais mentionner en premier. C'est non, on n'a pas à revivre un événement. J'entends des choses des fois. Alors, je sais qu'on n'est pas tous formés pareil. Certaines personnes qui vont dire non, mais le MDR, c'était horrible. On m'a fait revivre un truc. J'ai été très mal après. Ça, c'est quand c'est mal fait. Je suis désolée de le dire. Mais quand il y a un cadre qui est posé, quand la sécurité est mise dès le départ, on ne va pas faire revivre un deuil. on n'a pas besoin de faire revivre un deuil, on n'a pas besoin de faire revivre un accident. On va aller remettre de la ressource sur des émotions et sur des sensations corporelles qui sont encore présentes aujourd'hui à l'évocation de l'événement, tu vois. Et ça, ça change tout. Et puis, on ne va pas le faire trop tôt non plus. Quelqu'un qui est suractivé, tu vois, qui est hyper angoissé, qui a peut-être encore des traumas en cours. D'ailleurs, on reparlera de ce qu'est un trauma, parce que ça aussi, il y a beaucoup d'incompréhension autour de ça. On ne va pas aller tout de suite. Lui parler de désensibiliser des choses qu'il active. On va d'abord aller remettre de la sécurité, reprogrammer de la ressource. Tu vois, je parlais tout à l'heure de reprogrammation. Moi, je vais vraiment prendre le temps aussi de reprogrammer avant de désensibiliser. C'est hyper important. Donc ça, c'est une première chose. Le fait que c'est que bouger les yeux, ça aussi, c'est pas ça du tout. Il y a du questionnement. Il y a plein de choses qu'on fait pour court-circuiter. En fait, je t'expliquerai après au niveau, je te donnerai deux, trois éléments en vulgarisant le plus possible d'un point de vue de ce qui se passe dans le cerveau qui explique pourquoi on fait les choses. Mais ce n'est pas que bouger les yeux. Et quand on fait bouger en stimulation alternée, on le fait à un certain moment. Et puis après, le gros, vraiment l'autre a priori ou source d'incompréhension, c'est la notion de trauma. Je ne sais pas si tu veux que j'y revienne maintenant.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
vas-y. Parce qu'aujourd'hui, on entend qu'un peu tout est trauma. Il y a des choses qu'on comprend maintenant sur le trauma qu'on ne connaissait pas il y a quelques années. Mais en France, on n'est pas très nombreux à être vraiment bien formés en psychotraumatologie non plus. Donc, ça explique ces incompréhensions. Un trauma, pendant longtemps, on a cru que ça avait besoin d'être quelque chose qui, aux yeux du collectif, est très grave. Un accident, un attentat. On en a beaucoup parlé avec les attentats du Bataclan, de l'EMDR, justement, qui pouvaient aider à continuer à vivre au quotidien, à trouver un peu plus de mieux-être. Ça n'a pas besoin. En fait, un trauma, un événement, il peut être traumatogène, donc susceptible de créer un trauma, mais ça peut être une réflexion qu'on te fait. Ça peut être un truc hyper désagréable. qui pour quelqu'un d'autre ne deviendra pas un trauma et qui pour toi va devenir un trauma. Et donc en fait, ce qui fait le trauma, c'est plutôt comment ton comportement, tes émotions sont modifiées après. Il y a un avant, un après. Alors on n'est pas toujours obligé d'avoir un événement source. Parfois, on ne sait pas trop pourquoi. On a des choses qui changent, on ne sait pas trop pourquoi. Nous, on va aller regarder de façon, on va questionner, on va aller regarder où ça bloque. Parce que typiquement, par exemple, si tu as une phobie, c'est souvent un déplacement d'autre chose. Tu vois, c'est une phobie, par exemple, je ne sais pas, des ascenseurs. Ce n'est pas l'ascenseur la cause du problème. Tu vois, ça va être un déclencheur, mais il y a autre chose derrière. Et donc, du coup, le trauma, ça va être... Il y a plusieurs types de traumas, en vrai. Il y a le trauma où tu vas avoir eu un accident, il y a un truc qui se passe dans ta vie, et il y a un avant et un après. Et puis, parfois, tu vas avoir une succession d'événements, parce que dans ton enfance ou dans un moment de vie où il y a des choses qui se répètent, des choses douloureuses. Et puis, parfois, on va parler carrément de trauma d'attachement. Tu vois, donc les personnes qui ont déjà fait des psychothérapies, peut-être que ça leur parlera, parce qu'on se construit avec nos parents, avec nos rôles modèles, tout ça. Et puis, parfois, on va avoir un attachement qu'on appelle sécure, sécurisant. Et puis d'autres fois, on va construire une relation aux autres qui va être plus anxieuse ou plus évitante. Et ça aussi, ça va venir jouer dans notre manière d'interagir et ça potentiellement va nous gêner, nous freiner dans nos relations aux autres. Et puis après, il y a d'autres choses. Tu peux avoir un trauma en cours, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais dans l'idée, en tout cas, c'est de dire qu'on peut tout à fait vivre un trauma juste avec une réflexion de quelqu'un d'autre qui nous a dit quelque chose qu'on n'a pas digéré. Ce qui fait le trauma, c'est un truc qui n'est pas digéré. qui est classée en traumatique au lieu d'être juste, tu vois, désagréable, tu passes à autre chose en fait. Tu n'as pas forcément apprécié le moment, mais tu passes à autre chose. Quand on sent qu'il y a des trucs qu'on ne fait plus comme avant, qu'on a un comportement, parfois c'est les autres qui nous le font remarquer, un comportement, des émotions qu'on a du mal à gérer, là, ça peut poser question. Ça peut poser question, effectivement, dans ces moments-là.
- Speaker #0
Je suis bien contente que tu aies revenu là-dessus et que tu as réexpliqué ce qu'était un trauma, parce qu'effectivement, on entend de tout et n'importe quoi. aujourd'hui et c'est vrai que j'ai l'impression que souvent les gens ils ont tendance à mettre le mot trauma sur quelque chose de tragique et que ça a toujours besoin d'être tragique alors pas forcément moi je sais que parfois j'ai déjà vécu des traumas sur simplement une expérience vécue que verbale tu vois et ça c'est suffisant pour que ça m'ait traumatisé sur plusieurs années tu vois et je pense que mettre les bons mots sur ce que c'est, déjà, ça permet... déjà de bien travailler dessus en fait.
- Speaker #1
Exactement. Et là, tu as tout dit parce qu'en fait, c'est vraiment la manière dont tu vas être accompagnée, soutenue, comprise au moment où il t'arrive quelque chose, tu vois, ou dans les heures ou les jours qui suivent, qui va faire que ça ne va pas forcément devenir un trauma aussi, tu vois.
- Speaker #0
Complètement. Et une des idées reçues que tu as dites, c'est le fait que les gens pensent qu'ils vont revivre son traumatisme pendant une séance. Alors du coup, est-ce que toi, tu peux nous expliquer un peu concrètement comment se passe une séance avec toi ? Et de base, comment une... vraie séance entre guillemets des EMDR devrait se passer ?
- Speaker #1
La première séance, de toute façon, on ne se connaît pas encore. On prend le temps d'échanger, de voir la problématique de la personne, d'avoir aussi... La personne, c'est un tout. Elle va venir pour une demande particulière ou parfois elle va avoir plein de choses dans sa vie en même temps. On prend le temps de poser un petit peu tout ça. Elle ne sait pas toujours non plus où elle en est. Je prends vraiment le temps de questionner au début, c'est important. Pour avoir à la fois l'environnement, tu vois, dans quel environnement professionnel, personnel tu évolues, est-ce qu'il y a des facteurs de stress à connaître ? Parce que si tu es dans une situation où en ce moment, il t'arrive plein de choses compliquées dans ta vie, ça va être peut-être compliqué d'aller travailler ce que tu veux travailler, tu vois. Est-ce que ça va être le bon moment ? Parce qu'il y a aussi une histoire de timing. Il va y avoir vraiment le cadre dans les grandes lignes, sans rentrer dans le détail, mais quand même le cadre familial, professionnel, personnel. Et puis aussi, moi, j'aime bien, et j'en parle beaucoup dans mon podcast aussi, ce Réplique Chinelle, l'hygiène de vie. Parce que mine de rien, ton sommeil, ton alimentation, ton activité physique, ça va aider aussi ou pas à faire circuler les émotions, à faire que tu as un certain équilibre mental et pas seulement physique. Donc moi, ça me permet de jauger un peu aussi, de voir où en est la personne. Et puis, bien évidemment, je vais lui expliquer comment je travaille, bien évidemment. Alors pour certaines personnes, on sait que c'est tout de suite le MDR. Pour d'autres, on ne sait pas forcément. Ça va dépendre aussi comment elles arrivent à moi. et puis je vais aussi à un moment donné où en fait avant de s'engager dans un protocole de NDR effectivement on a besoin de tester ensemble on a besoin de voir si la personne comment c'est pour elle son niveau de sécurité est-ce qu'aujourd'hui c'est quelque chose qu'elle arrive à ressentir moi je vais voir un peu comment elle se connecte à ses sensations corporelles donc on a un exercice comme ça avec notamment le principe des tapotements pour voir si déjà c'est un exercice qui peut être réalisé par la personne Et puis, est-ce qu'elle peut, soit, ça va être parfois, on va passer par le lieu sécure, imaginer un endroit où on est en sécurité, ou alors, on va passer par d'autres clés, tu vois, des fois, ça peut être d'autres images, mais déjà, de voir si la personne, elle arrive à imaginer ça, est-ce que c'est OK ? Ou est-ce qu'il y a trop d'images, trop de choses parasites, inconfortables qui vont venir la gêner ? Et du coup, ça va être trop tôt pour rentrer dans un protocole EMDR, et donc, on va moduler et faire un petit peu autrement. Ou est-ce qu'aussi, elle arrive à ressentir les sensations dans le corps ? Souvent, on arrive bien à dire ce qui ne va pas. Tu vois, on arrive à avoir le souffle coupé, le cœur qui s'accélère, etc. C'est souvent parfois plus difficile d'aller voir comment c'est quand c'est OK. Tu vois, quand il y a plus d'espace dans le corps, quand on a les épaules plus détendues. Parce que ça, à un moment donné, en fait, en thérapie brève, on a une façon de travailler qui est par objectif. Tu vois, toi, tu arrives avec ta plainte au début. Tu dis bon, moi, j'en ai marre. Je ne veux plus avoir des palpitations à chaque fois que je dois reprendre la voiture, d'avoir les mains moites et tout. J'en ai marre de vivre ça. Donc, tu vas me dire ce que tu ne veux plus. Et à un moment donné, alors ça se fait entre une à deux séances, on va quand même reformuler ce que tu veux à la place, ce que tu as envie de vivre. Il y a un côté philosophique, tu vois, dans cette approche de qu'est-ce que tu as envie de vivre demain ? Même si là, tout de suite, tu ne sais pas comment faire, et c'est pour ça que tu viens en thérapie, en séance ou autre, qu'est-ce que tu as envie de vivre demain ? Et ça, ça va être un peu ton objectif pour que ce soit mesurable pour toi, en fait. Tu vois, on ne va pas faire que parler dans le vide. Et on peut, ça peut avoir un intérêt avec d'autres approches, mais ce n'est pas l'approche, tu vois, EMDR. C'est qu'on a quand même un objectif qu'on cherche à atteindre, donc on va un peu contextualiser, tu vois. Par exemple, si tu arrives en me disant que tu vas avoir plus confiance en toi, qu'est-ce que c'est pour toi que la confiance en toi ? Dans quel contexte ? Tu vois, parce que pour que tu puisses le vivre, quoi. Parce que sinon, tu vas avoir peut-être du mal à ressentir ce qui change, et ça va nous aider aussi, tu vois, dans la progression. Donc ça, c'est un peu les premières étapes. Et puis bien sûr, c'est hyper important que la personne puisse poser ses questions, qu'elle se sente à l'aise. Moi, j'ai envie de dire, quelle que soit la pratique qu'on choisit, C'est hyper important de se sentir suffisamment à l'aise et en sécurité avec son praticien, sa praticienne. C'est quand même la base, tu vois. Et puis après, évidemment, on pose les questions qu'on a envie de poser. Et puis, qu'on ait envie de revenir, tu vois. Ce n'est pas censé être non plus juste une corvée, même s'il peut y avoir des moments d'inconfort dans un processus, tu vois. Mais voilà, ça, c'est un peu la base. Et puis après, il y a des étapes. Donc, comme je disais, en MDR, il y a vraiment des étapes à respecter. On va aller, voilà, remettre de la sécurité. On va aller expliquer tout le processus parce qu'on va être un peu plus directif après. Dans le MDR, ce n'est pas une psychothérapie où tous les jours tu parles, tu vois, à chaque fois que tu viens, tu parles et on t'écoute et c'est tout. Non, à un moment donné, on se met d'accord sur un objectif, sur ce qu'on veut atteindre. Par exemple, pour te donner un exemple, j'ai envie de pouvoir conduire sereinement quand je vais à mon travail, quand je pars en vacances, etc. Là, déjà, on se rapproche d'un objectif. Et pour ça, on va aller voir, déjà, on va te permettre de ressentir de la sérénité, tu vois, l'apaisement, ce que tu as envie. Il y a des moments où tu le ressens, à d'autres moments. Et ça, on va aller le reprogrammer petit à petit. par exemple, je te donne des micro-exemples pour comprendre mais voilà, avec les tapotements ou avec d'autres stimulations alternées et puis une fois qu'on aura suffisamment mis de ressources on va aller le tester sur quelque chose qui est moins anxiogène, par exemple la conduite imaginons que ce soit une phobie bon, au début c'est compliqué tu vas pas aller même t'asseoir dans une voiture je prends l'exemple de la conduite parce que c'est quand même quelque chose d'assez courant et puis au lieu de ça, on va aller chercher autre chose dans ta vie qui va te générer un peu d'appréhension ou un peu d'agacement mais qui ne sera pas aussi anxiogène. Et ça va permettre déjà au corps de se rendre compte de comment ça bouge plus facilement. Puis à un moment donné, on aura suffisamment reprogrammé et on aura identifié ensemble des déclencheurs. Donc est-ce que je suis en panique à chaque fois que je suis en voiture, mais peut-être que je suis aussi en panique à chaque fois que je prends l'avion. Il peut y avoir d'autres situations. Donc on va vraiment balayer tous ces déclencheurs-là et à un moment donné, on va aller chacun les revisiter. Et à chaque fois qu'on va les visiter, on va aller regarder quelles émotions, quelles sensations dans le corps sont inconfortables. Et qu'est-ce que tu te dis aussi ? On va même travailler sur les croyances, parce que souvent, dans ces moments-là, tu as des croyances qui se sont installées, conscientes, inconscientes, où tu te dis, je suis nulle, je suis incapable, tu vois, par exemple. Eh bien, on va voir par quoi est-ce qu'on peut remplacer ça. Ça, c'est l'étape d'après, tu vois. Il y a tout un truc comme ça. Donc là, je résume, parce que je ne vais pas faire toute une formation sur le NDR. Dans les grandes lignes, c'est comme ça que ça se passe. Et tout ça en sécurité, progressivement, en fonction du rythme de la personne aussi.
- Speaker #0
Ça m'a l'air super complet quand même, c'est fou. de ce que tu me dis parce que j'ai vraiment l'impression que ça englobe pas mal de parties comme par exemple les croyances et tout je pense que c'est super important effectivement d'en discuter quand on fait ce type de thérapie et tu as mentionné justement les différentes étapes 8 plus ou moins si je me souviens bien exactement de l'AMDR et 8 étapes ne veut pas forcément dire 8 séances et j'imagine qu'en fonction de chaque cas voilà chaque personne est différente et a peut-être besoin plus ou moins de plus de séances ou d'autres mais en moyenne, combien de séances une personne a besoin de MDR pour pouvoir justement sortir entre guillemets d'un trauma ou pour vivre plus sereinement après ?
- Speaker #1
Ouais, alors ça aussi, les personnes qui pensent qu'en une séance c'est résolu, pour moi ça n'est pas possible, ça n'existe pas on ne peut pas faire huit étapes en une séance
- Speaker #0
Ouais
- Speaker #1
Donc ça déjà, les praticiens qui vendent ça, chacun est libre d'aller voir qui veut, mais ça pour moi, ça ne respecte pas le protocole. Et en tout cas, effectivement, il y a quand même un minimum. Donc ça peut être entre, c'est souvent ça, de toute façon, ces approches-là, on peut être entre, en moyenne, moi, par expérience, ce que j'observe, c'est qu'on est souvent entre 4 et 7 séances. Parfois, ça peut aller jusqu'à 10, parfois, il peut y avoir plusieurs sujets. Évidemment, si quelqu'un arrive avec plein de sujets, on va y aller par thématique. Il y a d'autres personnes pour qui il y a un sujet très précis, il n'y a pas d'autres soucis à côté, ça va aller plus vite. Donc, tu as des personnes pour qui 4-5 séances, ça va suffire. Et puis pour d'autres, effectivement, quand c'est installé depuis longtemps, quand on a un terrain anxieux, quand il y a beaucoup de choses qui sont compliquées dans notre vie de manière générale, c'est normal aussi que ça prenne un peu plus de temps. Mais ça, je l'explique toujours au début. Et puis, il y a toujours des choses qui bougent avant la fin du protocole, on est d'accord. C'est-à-dire que... Évidemment, les deux premières séances, c'est rarement là que ça bouge. Il y a quand même des choses déjà qu'on observe, qu'on peut vivre, mais c'est souvent plutôt au bout de 4-5 séances qu'on voit qu'il y a des choses qui commencent vraiment à changer. Et puis parfois, c'est des micro-changements. Ça, c'est un autre truc aussi. Souvent, les gens s'attendent à... OK, thérapie, bref, c'est que voilà, allez, hop, j'y vais une ou deux fois et c'est terminé. Je gravis le sommet de la montagne en deux minutes. Non, forcément, on va y aller par étapes, tu vois. Et c'est ça qui va faire que c'est plus durable aussi. Parce qu'on pourrait le faire de manière superficielle. Mais si on veut vraiment aller, c'est la puissance de l'EMDR aussi, c'est de pouvoir aller aussi déconstruire la croyance pour que ce soit plus aidant. Là, on va aller régler le truc un peu plus en profondeur.
- Speaker #0
Toi, quand une personne a fini toute une thérapie avec toi de l'EMDR, est-ce que tu assures un suivi après, au bout de peut-être trois mois ou quelque chose comme ça, juste pour savoir comment ça se passe entre guillemets dans sa vie à ce niveau ou pas ?
- Speaker #1
Alors, moi, je lui explique vraiment, je cadre bien les choses. Mais oui, j'aime bien prendre des nouvelles, effectivement, après quelques semaines. Et voilà, après, j'explique aussi, c'est-à-dire qu'à la fin, on prend le temps de faire le point aussi, tu vois, sur ce qui a changé pour la personne et s'assurer qu'on a bien été, voilà, balayé ce qui avait été besoin d'être balayé, entre guillemets, et réintégré, voilà, et on prend ce temps-là. Et effectivement, je propose toujours un temps d'échange. Je pense que c'est important. Je propose aussi des choses, il y a aussi des choses entre les séances, c'est-à-dire que pour moi, c'est quand même un travail collaboratif, tu vois. Et donc, il y a des choses. Alors, tout ce qui est... travailler sur des choses désagréables, on ne le fait qu'en séance. On est d'accord, ce n'est pas quelque chose que la personne va faire entre les séances. Mais il y a des choses qui, dès le départ, tu vois, la respiration par exemple, c'est des choses qu'on n'apprend pas à l'école. On pense qu'on respire, oui, on respire d'une certaine manière, mais souvent on respire mal ou on respire avec le souffle coupé. Si par exemple, c'est un intérêt de pouvoir mettre en place aussi des exercices de respiration, il y a des choses qui fonctionnent, qui sont aussi prouvées scientifiquement pour abaisser le niveau de stress, je vais le proposer. Et puis quand on travaille sur les tapotements, la beauté, l'avantage des tapotements, par rapport à faire bouger les yeux, c'est que ça, quand on l'utilise pour reprogrammer des ressources, tu vois, par exemple, quand je dis ressources, ça peut être du calme, ça peut être de l'apaisement, de la sérénité, ça, c'est quelque chose qu'on peut continuer à ancrer pendant les séances. Une fois qu'il y a suffisamment de sécurité, c'est des choses qu'on peut continuer à travailler et continuer à réencoder, tu vois. Donc, il y a des petites choses comme ça que je vais proposer. Et puis, parfois, moi, j'aime bien aussi, parce que pour moi, une fois de plus, ce n'est pas une seule méthode comme ça, c'est un tout, proposer aussi des clés de lecture, si je vois que c'est un intérêt pour la personne. Que ce soit des ressources, soit via le podcast, soit des ressources de lecture, des choses comme ça, qui ont un intérêt pour des compréhensions. Tu vois, comprendre comment je peux mieux communiquer et comment je peux désamorcer des conflits, par exemple. Forcément, dans tous les sujets relationnels, c'est important quand même qu'il y ait un minimum de compréhension là-dessus. Donc voilà, c'est assez complet, en résumé.
- Speaker #0
D'ailleurs, tu as parlé d'exercices. Donc, au-delà des exercices de respiration que tu peux proposer à certaines personnes, Est-ce que peut-être... Entre les séances, tu donnes des exercices, des devoirs à tes patientes ou à tes patients, comme des exercices d'écriture pour qu'ils puissent faire un travail de libération, pour que quand ils reviennent à la prochaine séance, vous pouvez en parler.
- Speaker #1
Alors oui, moi je suis censée parler de client, donc je me permets de le dire, parce qu'on n'est pas censé, quand on n'est pas médecin, quand on n'est pas psychologue, parler de patient, donc c'est pour ça que j'utilise le terme client. Si jamais ça surprend, en tout cas les personnes qui vont me voir en séance. Alors oui, une fois de plus, ça dépend du moment. Si on est déjà engagé dans un protocole de MDR ou s'il y a d'autres choses d'abord ou après qui ont besoin d'être un petit peu détricotées, expliquées et comprises. Si je vois que c'est un intérêt, moi j'aime bien personnaliser les choses effectivement. Et s'il y a des personnes pour qui, de toute façon, on a besoin d'évacuer les choses. C'est-à-dire que pour moi, pour que ce soit durable pour la personne, l'idée aussi des thérapies brefs, c'est aussi de retrouver de l'autonomie. tu vois on part du principe que tu es capable ensuite de gérer les choses de manière autonome alors évidemment s'il y a eu beaucoup de choses depuis très longtemps peut-être que ça prendra plus de temps, peut-être que tu reviendras ponctuellement pour d'autres sujets mais autrement c'est d'avoir un maximum de clés pour pouvoir aussi avancer et donc l'idée, donc forcément on se met dans l'action c'est une vision très tu sais on avait parlé du monde anglo-saxon toutes les deux parce que tu vis effectivement dans ce monde là et moi j'y ai vécu longtemps et c'est aussi ça qui me plaît, c'est aussi une vision très anglo-saxonne ce côté tout est possible et on se met dans l'action tu vois assez rapidement un
- Speaker #0
Je ne cherche pas à entretenir une plainte, tu vois. On a vraiment envie de proposer à la personne un mieux-être. Et donc, on va lui proposer des actions par rapport à ça. Donc, parfois, il peut y avoir d'autres approches, comme les thérapies narratives. On a des exercices vraiment chouettes. La PNL, dont je parlais tout à l'heure, il y a des choses très, très chouettes, puisque souvent, on en vient aussi à parler de comment on prend sa place, tu vois. Comment on prend sa place dans le monde. Forcément, quand on change, le système autour de nous va changer aussi, tu vois. Que ce soit nos proches, que ce soit... Et donc ça, c'est important de l'accompagner quand même un minimum aussi, parce que ça peut surprendre, ça peut déstabiliser. Et là, c'est vrai qu'il y a des choses, des approches autres qui sont intéressantes. Des exercices d'écriture, effectivement. Des exercices d'arbre de vie, pour ceux qui connaissent. Voilà, je ne vais pas tout lister aujourd'hui. Mais il y a des choses très, très chouettes qui permettent d'y voir plus clair, de poser les choses et d'avoir un temps de prise de recul aussi, tu vois. Qui est important aussi en mouvement, tu vois aussi, en étant debout. Tu vois, ça aussi, c'est des choses que j'aime proposer quand je peux le faire. Parce qu'on est tellement sédentaire et souvent figé, tu vois, quand on est dans le... Pour en revenir au trauma, il y a un point que je t'expliquerai peut-être juste après sur le côté un peu plus scientifique du truc. Mais en gros, souvent, un peu comme dans la nature, quand il y a danger, soit on fuit, soit on attaque, soit on est figé. Et donc là, l'idée, c'est de sortir de ce figement, tu vois, qui nous empêche de faire les choses, qui nous fait éviter des situations, qui nous met dans des situations d'hypervigilance.
- Speaker #1
Ok, c'est super intéressant. justement tout à l'heure tu parlais aussi des différents motifs que tu peux avoir des personnes qui viennent te consulter pour plusieurs motifs et que vous allez les travailler par thématique et d'autres ils ont un motif précis, je voulais savoir et je suis assez curieuse de savoir quel est le motif le plus lourd, le plus souvent qui revient le plus quand t'accompagnes quelqu'un ?
- Speaker #0
ça peut être un peu biaisé parce que forcément comme j'accompagne sur les peurs et les phobies tu vois ça va attirer aussi par rapport aux peurs et aux phobies que les gens vivent. Ce qui est sûr, c'est que dans les phobies, il y a beaucoup de choses qui sont liées aux déplacements et aux espaces fermés. Donc, au niveau des déplacements, souvent, en fait, les gens vont venir quand la situation devient intenable. Parce qu'en fait, tu sais, des fois, tu peux avoir des phobies. Je ne sais pas, même la phobie des araignées, tu vas vivre avec. Tu vois ce que je veux dire ? Et donc, il y a un moment donné où quand tu viens en séance, c'est que vraiment, ça n'est plus tenable et que ça te gêne à un moment donné dans ta vie, tu vois. Et donc, souvent, par exemple, l'avion, la conduite, l'ascenseur, tu vois. Ça, c'est des choses qui peuvent être gênantes à un moment donné pour partir en vacances, pour aller vivre dans une autre région, quand tu commences à avoir des enfants, ou l'ascenseur pour certains travaux, pour certains jobs, pour certains immeubles. Tu vas en avoir besoin. Donc ça, c'est des choses qui reviennent assez souvent. La peur de parler en public aussi, puisque forcément, que ce soit des examens, des séminaires, si on a des postes à responsabilité ou un moment où on doit pitcher. Donc ça, c'est des choses qui peuvent revenir assez souvent, qui sont un peu taboues d'ailleurs. Mais voilà, les personnes ont besoin de travailler et ça les surprend parce qu'elles peuvent être très assurées dans certains domaines. Et puis tout d'un coup, là, on ne sait pas pourquoi. Dans certaines circonstances, je ne sais pas pourquoi je bafouille et c'est un problème parce que ça ne va pas avec l'image que je dois donner. Donc ça, ça revient. C'est des choses qui reviennent assez souvent. Et après, on a tout le sujet de ce qu'on appelait tout à l'heure les traumas relationnels. Donc ça, ça va être effectivement dans le cadre des relations, soit dans le travail. Si j'ai eu, par exemple, un manager que je considère comme toxique. suite à un burn-out ou autre, soit une relation amoureuse, tu vois, une rupture qui est compliquée, où j'ai du mal à m'en remettre, ou une situation où j'ai l'impression d'être en dépendance affective et je ne sais pas comment surmonter ça. Donc ça, c'est des choses qui reviennent assez souvent aussi.
- Speaker #1
Alors, tu as parlé justement dans des motifs qui m'ont interpellée aussi. La majeure était des motifs que tu as dit, c'est aussi des motifs qui sont aussi traités en hypnose. Par exemple, l'apport de parler en public, je sais que j'avais déjà vu pas mal de praticiens en hypnose qui proposaient d'essayer de réussir à parler en public grâce à l'hypnose. Alors, ma question, c'est du coup, qu'est-ce que le MDR fait que l'hypnose ne fait pas ?
- Speaker #0
Alors déjà, il y a une chose aussi, c'est que le MDR n'est pas pour tout le monde. Tu vois, ça ne va pas convaincre tout le monde. C'est vrai que c'est deux approches qui sont à la fois qu'ont des similitudes et qui sont différentes. Elles peuvent être toutes les deux utiles pour travailler sur les peurs ou les phobies. Je te le confirme, il y a des protocoles sur les phobies qui fonctionnent très bien en hypnose aussi. Le MDR, elle est particulièrement intéressante quand il y a des réactions qui semblent liées à des expériences passées, tu vois, qui continuent à déclencher automatiquement du stress ou de la peur. Alors, soit il va y avoir, par exemple, des flashs, tu vois, des flashs, des choses auxquelles je repense, des choses que je rumine. Là, le MDR, elle peut être vraiment intéressante parce qu'on sait qu'il y a quand même quelque chose à un moment donné qui me gêne et que je n'arrive pas à dépasser. Elle peut être aussi intéressante, effectivement, quand on veut aller travailler sur la croyance, tu vois, déconstruire cette croyance-là. On peut le faire en hypnose, mais ça va être un peu différent, je trouve. L'hypnose, pour moi, elle est plus là pour mobiliser les ressources, tu vois, travailler avec l'imagination. Construire de nouvelles expériences intérieures plus apaisantes. Ça, on va pouvoir le faire aussi en EMDR, tu vois. Mais pour moi, c'est des approches qui peuvent être complémentaires. Parfois, pour certaines personnes, on peut commencer par un petit hypnose et ensuite, à un moment donné, venir faire un protocole EMDR. Si quelqu'un a peur de conduire depuis un accident ou après une grosse crise d'angoisse au volant, pour moi, l'EMDR, elle peut être intéressante pour aider le cerveau à retraiter ce qui est resté bloqué à ce moment-là, tu vois.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Si la personne, elle a plus besoin... de retrouver du calme, de la confiance, de se projeter différemment dans une situation qu'elle appréhende, l'hypnose peut peut-être suffire, tu vois. Donc c'est vraiment, je ne sais pas si c'est clair comme ça, tu vois. Voilà, le MDR, elle aide quand même à digérer ce qui n'a pas complètement été intégré par le cerveau. L'hypnose, pour moi, elle aide plus à développer de nouvelles façons de ressentir, d'imaginer, de réagir. Même si les deux, tu vois, peuvent jouer là-dessus. L'objectif reste le même, évidemment. Permettre à la personne de retrouver, tu vois, plus de liberté face à ce qui lui fait peur. Ça, on est d'accord là-dessus.
- Speaker #1
Ok, alors j'ai plein de questions.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y, je suis ravie de répondre.
- Speaker #1
Parce que du coup, alors ma question que tu as dit, c'est par rapport à déjà là, au niveau du cerveau. Tu as dit que le MDR, c'est plus ce qui va aider le cerveau à ce qui n'a pas été digéré correctement. Mais du coup, que se passe-t-il dans notre cerveau lorsqu'un événement difficile n'a pas été correctement digéré ?
- Speaker #0
Oui, en fait, ce qui se passe, Il y a des parties du cerveau, là je vais expliquer deux, trois concepts assez simples. Il n'y a pas besoin d'être spécialisé en neurosciences, mais juste pour comprendre. Ce qui se passe, c'est qu'on a notre amygdale dans le cerveau. À ne pas confondre avec les amygdales qu'on se fait retirer. Rien à voir. Ça n'a rien à voir. On a une amygdale qui gère le circuit de la peur. Et donc cette amygdale-là, c'est un peu le pompier. Elle est nécessaire, c'est-à-dire qu'elle va nous alerter dès qu'il y a un danger. Et donc c'est hyper important, on en a besoin. La peur, ça reste une émotion primaire. On ne cherche pas à l'effacer, d'ailleurs. Et le truc, c'est que cette amygdale-là, son rôle, c'est de détecter les dangers, de déclencher rapidement des réactions de protection. Tu vois, comme on disait tout à l'heure, quand il y a danger, soit je fuis, soit j'attaque, soit potentiellement je me fige. Et c'est ce qui se passe dans la nature aussi, pour les animaux. Donc, c'est très utile quand il y a un vrai danger. Elle permet de réagir sans avoir besoin de réfléchir longtemps. Le problème, c'est que l'amygdale, eh bien, parfois, quand le système est un peu, tu vois, bloqué, qu'il y a quelque chose de pas digéré, elle ne fait pas toujours la différence entre un danger réel aujourd'hui... et quelque chose qui ressemble à un danger qui s'est passé, mais qui n'est plus là. Et donc, quand elle devient une alarme un peu trop sensible, comme si ton détecteur de fumée se déclenchait même quand il n'y a plus de fumée, parce qu'il assimile quelque chose à de la fumée qui n'en est pas. Et donc, si elle a appris qu'il y a une situation qui était dangereuse, elle peut continuer à déclencher l'alerte, même quand le risque n'est plus réellement présent. Elle s'emballe un peu. Donc voilà, un peu comme un détecteur de fumée qui se mettrait à sonner dès qu'on fait griller une tartine, alors qu'il n'y a pas de danger de mort. Donc l'intention, elle est bonne, c'est de nous protéger, mais le système, il devient un peu trop sensible. Et donc, quand tu as des phobies ou des traumatismes ou des choses comme ça, le cerveau, il continue à envoyer un signal d'alerte disproportionné par rapport à la situation actuelle. Et donc, à ce moment-là, on se met dans cette situation, tu vois, d'évitement, d'hypervigilance. Et on ne laisse plus la place à un autre élément important de notre cerveau, qui est la partie qui nous permet de prendre des décisions, d'être rationnel, ce qu'on appelle le cortex préfrontal, ce qu'on appelle le circuit long. Et nous, ce qu'on cherche à rétablir, c'est ce circuit long. On cherche à court-circuiter un peu, tu vois, cette amygdale, créer des nouveaux circuits neuronaux. pour redonner de la place à ce cortex préfrontal qui nous permet de prendre des décisions. Donc c'est un peu ça, le MDR, il aide vraiment le cerveau à réévaluer certaines informations, à apaiser un peu cette amygdale, tu vois. Des informations sensorielles, tu vois, qui sont restées associées à cette alarme. Et progressivement, l'amygdale, elle peut apprendre que la situation appartient au passé, je schématise bien sûr, ou qu'elle n'est plus aussi dangereuse qu'on le croyait. Donc on ne va pas aller supprimer la peur, qui est une émotion utile, mais on va aider le cerveau à retrouver une réaction plus adaptée.
- Speaker #1
C'est génial, j'adore. Du coup, j'ai une autre question par rapport à ça. Une personne, si par exemple que tu as accompagnée, on va dire qu'elle est en fin de thérapie. Admettons qu'elle a réussi à ne plus avoir cette peur, ce trauma, que tout va bien. Mais que quelques mois plus tard, peut-être jusqu'à six mois plus tard, elle revient vers toi parce qu'au final, c'est revenu. Est-ce que tu as déjà vécu cette situation où quelqu'un est revenu vers toi ? Toi, où tu as dû recorriger ? Non, pas recorriger, ce n'est pas forcément le terme. Mais tu vois, vous avez dû repasser par un processus de digérer tout ça.
- Speaker #0
Alors, je n'ai pas eu le cas de figure en tant que telle de vraiment, tu vois, une phobie qui revient, si elle a été bien. En fait, il y a un vrai sujet, ce qui est à la fois évident et complexe en EMDR. C'est que tu vois ce que je te disais tout à l'heure, quand la personne, elle vient pour une phobie, elle, elle va te dire, le sujet, c'est la voiture, par exemple. Mais en fait, le sujet, ce n'est pas la voiture. Et moi, je suis un peu en mode détective dans ces moments-là. C'est-à-dire que je vais poser des questions pour voir un petit peu les sensations qu'elle vit, les sensations inconfortables dans son corps. Est-ce qu'elle les vit dans d'autres situations aussi ? Je vais aller explorer des choses. Est-ce que ce qu'elle se dit sur elle-même, qui n'est pas très aidant, est-ce qu'elle se le dit dans d'autres situations ? Très souvent, il va y avoir d'autres situations et à un moment donné, l'idée, c'est d'arriver à mettre le doigt sur le truc qui bloque vraiment. Parfois, tu vois, derrière une peur de conduire, ça peut être un sujet de « quand il y a de l'imprévu, ce n'est pas tolérable pour moi » . Et finalement, ça n'a rien à voir avec la voiture, c'est juste que quand on est dans la voiture, oui, il peut y avoir de l'imprévu. Et donc, ça déclenche et ça amplifie quelque chose. Mais ça peut n'avoir rien à voir avec ça au départ. Donc la voiture, tu vois, est devenue un déclencheur, c'est un facteur aggravant, c'est un facteur qui déclenche. Et puis peut-être que si c'est la nuit, c'est pire que si c'est le jour, tu vois, facteur aggravant. Et donc moi, vraiment, il y a tout un job au départ. Et c'est là où, en fait, quand ça ne fonctionne pas, ça peut arriver, on peut avoir peut-être 5% de personnes sur qui déjà le truc ne va pas fonctionner, et on ne peut pas garantir à 100%, ou quand ça revient, c'est qu'on n'a certainement pas mis le doigt sur le bon truc, tu vois. Donc c'est la question que je me poserais dans ces cas-là, si ça arrive. Et si c'est une question où on pensait que ça a été bien, normalement, on a tout un protocole, et si on suit bien les étapes du protocole, normalement, c'est OK. soit à un moment donné ça n'a pas marché on n'a pas clôturé le protocole, il y a eu quelque chose d'ailleurs en général on n'arrête pas en plein milieu c'est hyper important qu'on clôture ensemble mais ça c'est pareil, c'est des choses qu'on précise en tout début et donc c'est que quelque part on n'a pas été touché au vrai sujet on a peut-être tourné en rond autour de la voiture de l'embrayage, du machin, alors qu'au sujet c'est pas ça, tu vois, et donc on n'est pas allé au fond des choses, et c'est ce qui peut se passer aussi des fois avec l'hypnose, c'est-à-dire que l'hypnose, bon tu peux réorganiser tes perceptions, mais si on n'est pas allé au fond du truc tu vois, ça peut revenir, potentiellement ça pourrait Merci. Donc c'est ça qui va changer vraiment la donne. Et c'est là où si vraiment ça devait arriver, je me poserais la question, c'est que je me dis que je ne suis pas allée au bon endroit et qu'il y a quelque chose que je n'ai pas exploré, que j'ai loupé, et que j'irais voir peut-être en supervision aussi, d'ailleurs, parce que c'est aussi pour ça qu'on est supervisé.
- Speaker #1
Donc d'où l'importance vraiment de terminer, de clôturer vraiment la thérapie comme il se doit et de passer vraiment par toutes les étapes.
- Speaker #0
Oui, le protocole EMDR, c'est très important, ça je le réexplique toujours en début. S'il y a un souci, ça peut arriver que dans notre vie, il nous arrive quelque chose, on a besoin de clôturer le truc. Hyper important, au moins de s'appeler dans tous les cas. Et si possible, de faire une séance pour clôturer ça, quitte à le reprendre plus tard, parce que ce sera un meilleur moment pour le faire plus tard. Mais c'est important, parce qu'on vient ouvrir quelque chose. Et à un moment donné, l'idée, c'est qu'il y a des étapes à respecter, qu'on puisse aller jusqu'au bout du truc, pour qu'elle ne soit pas activée sur quelque chose de trop sensible non plus. C'est aussi ça, l'importance de la chose. Et c'est là où c'est important de rester aussi disponible quand même entre les séances. je sais que les gens n'abusent pas, c'est juste quand on commence à désensibiliser des déclencheurs, s'il y a quoi que ce soit dans les jours qui viennent, avant la séance suivante vous ne vous sentez pas bien, il y a quelque chose qui vous pose question vous m'envoyez un message, moi je reste disponible tu vois, ça c'est hyper important aussi ok d'accord,
- Speaker #1
je vois tu disais tout à l'heure que les gens ils viennent vers toi au moment où ce n'est plus tenable tu vois, mais toi peux-tu me dire sur... À quel moment conseillerais-tu à quelqu'un de se tourner vers le MDR et de faire une thérapie ?
- Speaker #0
La difficulté, c'est que les gens ne connaissent pas forcément la technique. Des fois, ça va être leur psy ou leur médecin ou leur psychiatre qui leur en parle ou une amie qui en a fait. Parfois, on s'y perd un peu dans toutes les approches qui existent aujourd'hui. C'est vrai que ce n'est pas évident. Ce qui peut être intéressant, c'est quand on va voir quelqu'un qui est spécialisé dans ce qu'on cherche à dépasser. Moi, je sais que je me suis spécialisée dans la peur. La peur de conduire, la peur de prendre l'avion, la peur de prendre la parole en public, ça fait partie des choses. Et tout ce qui est aussi sur les traumas relationnels, c'est des choses que je connais. Donc là, évidemment, les gens peuvent se dire. Après, tu as des avis aussi qui font que, bien sûr. Mais je dirais quand venir, je dirais que vraiment quand on a l'impression. Alors des fois, on va avoir vraiment vécu un accident, un incendie, un truc, tu vois, un truc grave. Et puis, ça fait déjà deux, trois mois que c'est passé. Et on sent qu'on a encore des mini-pervigilances. Je te donne l'exemple d'un incendie. Si, après quelques mois, on n'a encore pas bien, quand il y a un truc un peu de la fumée, du brouillard, il y a des choses qui vont nous déclencher ou des espaces fermés. Là, ça peut valoir le coup de venir. Et puis, de toute façon, je te dis, tu ne t'embarques pas tout de suite pour 10 séances tant que tu ne connais pas la personne. Tu peux appeler le thérapeute avant si tu as des questions. Donc ça, c'est important. Quand on voit qu'il y a des choses qui perdurent, soit après un événement qui s'est vraiment passé, qui a été douloureux, et qu'on a du mal à dépasser, on a du mal à gérer, on a beau nous dire de gérer, on voit bien qu'il y a un truc qui ne va pas. Ou alors, ça peut être, on se rend compte qu'on a des réactions disproportionnées ou les autres nous le font remarquer à plusieurs reprises. C'est-à-dire que je me mets en colère pour tout et pour rien, je me mets à pleurer pour tout et pour rien et je ne sais pas pourquoi. Bien sûr, moi, je vais m'assurer qu'il n'y a pas un sujet médical que tout a été s'il y a besoin. Tu vois, s'il y a un sujet de déprime ou autre, là, on ira vérifier avec un médecin si besoin. Mais évidemment, quand il y a des choses comme ça, tu vois disproportionnées que je n'arrive pas à gérer. En fait, il y a un truc qui ne fonctionne, il y a un blocage. Et ça me gêne, tu vois, ça me gêne parce que j'ai besoin de conduire, parce que j'ai besoin de pouvoir aller dans des espaces, dans des restaurants, dans les concerts, etc. Et là, ça peut valoir le coup de, au moins de contacter un praticien déjà pour poser la question. Et puis éventuellement de venir faire une première séance.
- Speaker #1
Oui, c'est super intéressant parce que c'est vrai, comme tu l'as dit, qu'il y a tellement de thérapies aujourd'hui et c'est très bien, j'adore. Mais c'est vrai que parfois, on ne sait pas forcément vers où se tourner parce que c'est tellement vaste qu'on peut essayer, on va commencer par une thérapie, on va dire, entre guillemets, générale, normale. Ça ne va peut-être pas fonctionner pendant certains mois jusqu'à la fin de la thérapie. on se sent toujours bloqué. Et au final... On va tout essayer, mais le MDR, c'est peut-être pas quelque chose qu'on aurait imaginé parce que moi, j'en ai jamais réellement entendu parler. Je sais que mon chéri, son frère qui a fait le MDR pour traiter le PTSD, tu vois, et ça avait très bien fonctionné. Mais si vous en avez besoin...
- Speaker #0
PTSD pour les gens qui connaissent pas, si tu veux préciser, mais le stress post-traumatique.
- Speaker #1
Effectivement. Merci de m'avoir précisé. Mais sinon, je ne la connaissais pas du tout. le MDR. Et pourtant, est-ce que tu penses que c'est une pratique qui est de plus en plus démocratisée ou pas du tout ?
- Speaker #0
Oui et non. Il y a une association en France, mais alors qu'il n'y a une association que de psychologues et de psychiatres, mais il y a d'autres praticiens qui sont formés très bien aussi à côté. Il y a des personnes qui vont être formées, je dis plus précisément, en psychotraumatologie. Moi, je pense que dans tous les cas, quand on va voir un praticien avec des sujets comme ça, des sujets douloureux, soit des sujets qu'on a accumulés parce qu'on a eu plein de choses douloureuses dans notre vie, ce qu'on appelle des traumas complexes. soit un événement bien spécifique. Je pense que c'est important déjà d'aller voir un praticien qui va s'être formé un minimum en psychotraumatologie, en psychopathologie, en plus de sa technique, qui va avoir une compréhension quand même de ces sujets-là. La réalité aujourd'hui, c'est que tu vois, au départ, on disait, oui, mais il faudrait vraiment être psychologue, etc. La réalité, c'est que quand tu te reconvertis à l'âge adulte, le cursus de psychologie ne permet... C'est très compliqué, c'est-à-dire que qui peut se permettre de prendre cinq ans quand tu es manager à côté ? Ce n'est pas du tout fait pour, on manque de cursus adapté. Donc, on se fait un peu notre boîte à outils. Tu vois, la réalité, c'est ça. Donc après, certains d'entre nous vont aller chercher des formateurs de qualité, et on va aller chercher une diversité aussi. C'est important, c'est bien d'avoir plusieurs outils, mais d'avoir au moins un vernis, de savoir ce que c'est que la théorie d'attachement, de savoir, tu vois, il va y avoir quand même quelques billes aussi en psychologie, et tout ce qui est psychopathologie, parce que pour pouvoir réorienter, si on a un doute, parce que s'il y a un trouble psyloïde, c'est important qu'il y ait quand même un diagnostic d'un médecin, d'un psychiatre. si la psychotraumatologie ça c'est bien spécifique comment on réagit face à un trauma parce qu'il y a plein de gens qui sont formés en psych ou autres qui ne savent pas ça un peu comme les premiers secours civiques qu'on faisait avec vraiment les blessures physiques avec la santé mentale ça existe aussi et donc ça c'est important je pense que c'est ça le plus important quand on ne sait pas trop vers qui aller c'est de vérifier ça la personne en général elle va être aussi supervisée pas hésiter à appeler envoyer un mail tu vois évidemment on va aller regarder les avis au bout d'un moment les avis ça te donne quand même une idée Merci. mais voilà pas hésiter à contacter la personne avant aussi si on a besoin si elle nous a pas été recommandée ça permet de voir un petit peu si le feeling passe aussi parce qu'après il y a une vraie raison de feeling tu vois qui va être là ou pas en plus de tout ce que je viens de dire mais un minimum de connaissance oui sur les neurosciences sur tu vois pas non plus juste un truc que t'as appris en ligne quoi parce que sinon c'est embêtant et donc et puis vraiment en EMDR moi je dirais quelqu'un qui veut à tout prix vous faire bouger les yeux et désensibiliser un souvenir d'une première séance partez en courant voilà parce que c'est pas voilà pour moi il faut un minimum de sécurité il faut un minimum d'échange de temps de compréhension et comme je le disais il y a d'autres manières de procéder à la chose voilà puis après évidemment on suit son intuition une fois qu'on a tout ça mais voilà si ça peut donner déjà des pistes et effectivement quand on sent qu'on a déjà fait une psychothérapie et souvent des fois il y a des psychs qui conseillent très bien là-dessus on a déjà fait une psychothérapie pendant un certain temps on a pu parler on a compris des choses ça va aider d'ailleurs aussi d'avoir déjà compris des choses Mais on sent qu'il y a des choses sur lesquelles on ne va pas mieux, on est encore bloqué. Là, ça peut être intéressant de passer par quelque chose de psychocorporel, comme le MDR. Oui,
- Speaker #1
d'accord. Est-ce que tu as un conseil pour une personne qui hésite à commencer peut-être une thérapie aujourd'hui ?
- Speaker #0
Un conseil, ce serait déjà comment je me sens là ? Est-ce que j'ai déjà essayé un certain nombre de choses par moi-même ? Très certainement. Peut-être que j'ai déjà essayé aussi. Il y a déjà des choses que je fais au niveau médical et à titre personnel. Et est-ce que j'ai l'impression que là, ça tourne en rond ? et que je me sens un peu freinée pour avancer. Tu vois, à un moment donné, j'ai envie de dire, c'est une question très philosophique. Ce que j'ai envie d'inviter les gens à se dire, c'est de quoi j'ai envie pour demain, pour ma vie, tu vois, pour mon présent, mon futur. Peu importe ce qui m'est arrivé par le passé, qu'est-ce que j'ai envie de vivre, tu vois. Et si j'ai envie, alors évidemment, si je ne suis pas bien, que je n'ai pas envie, etc., là, il ne faut pas hésiter à aller voir un médecin, puis d'appeler le 3114 quand on a des idées noires. Ça, c'est vraiment le premier truc à savoir. Mais si, voilà, j'ai encore un petit peu l'envie, parce que c'est vrai qu'on n'en a pas parlé de ça. C'est l'envie aussi qui est importante. Si tu m'envoies quelqu'un qui te dit, j'ai ma copine ou mon mec qui m'a demandé de venir, ou ma femme, mais que toi, tu n'as pas envie de changer quelque chose, en thérapie, bref, ça va être compliqué. Tu vas peut-être d'abord passer par une psychothérapie ou par une autre approche. S'il y a un peu d'envie de changer quelque chose, même si je ne sais pas comment m'y prendre, c'est là que ça peut être intéressant d'aller voir, d'aller se renseigner un petit peu. Comme je disais, d'aller regarder un petit peu le cursus, de contacter deux, trois thérapeutes, de voir, parce qu'on n'est pas, en fonction du feeling, on n'a pas tous les mêmes appétences. Et puis, si je me sens suffisamment en sécurité, que j'ai été un peu validée, c'est quelques points dont on a parlé, de tester l'expérience. Un praticien... On ne va pas forcer tout de suite. On ne va pas aller au forcing en disant, allez, comme certains coachs qu'on voit, allez, prends-moi 10 séances et c'est bon. Non, non, on va toujours venir tester une séance d'abord et puis voir comment ça se passe. Mais disons que si on a envie de... Voilà, si on sent qu'on est freiné, qu'on est bloqué, qu'on n'y arrive plus tout seul, qu'on a peut-être déjà essayé des choses et que ça vient vraiment nous impacter dans notre quotidien, c'est là que ça peut être le moment d'aller voir. Et il n'y a pas besoin d'avoir vécu, parce que parfois j'entends ça aussi. Oui, il y a des gens qui ont peut-être une vie pire comme ça. OK, d'accord, il y a toujours pire que soi. Mais s'il y a quelque chose qui fait qu'on ne se sent pas bien, on a le droit. On n'a pas besoin d'avoir vécu un attentat, une guerre pour avoir le droit d'aller voir un praticien, un thérapeute.
- Speaker #1
Oui, mais complètement. Et puis aussi, comme tu as dit, cette volonté, je trouve que c'est super important parce que c'est vrai qu'il faut avoir cette volonté de vouloir changer les choses, tu vois, et ne pas se sentir forcée juste parce que maman ou papa ou le copain ou la copine ont dit « Tu devrais faire ça et que tu y vas juste par obligation, en fait. » Je trouve que ça change vraiment tout sur la thérapie, sur le long terme. Et en vrai, il n'y aura pas réellement de résultat si la volonté ne vient pas de nous-mêmes, clairement.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est quand même un travail collaboratif qui demande un peu d'implication. Quelqu'un qui vient en disant, allez-y, enlevez-moi ce truc, ça ne marche pas comme ça, tu vois. Là, on explique, ce n'est pas un médicament, tu vois, qu'on prescrit pour un truc spécifique et ça ne fonctionne pas comme un médicament. Il y a une part d'implication, il y a comment je m'implique dans ma vie au quotidien, qu'est-ce que je vais mettre en place. Il y a une part d'avoir envie de se mettre dans l'action, ou se remettre dans l'action. Et là, au début, parfois, on passe par un peu de discipline. Tu vois, la respiration, c'est comme quand tu apprends une langue, comme quand tu apprends un sport, un instrument de musique. Au début, tu ne vas pas tout de suite super bien jouer, ou super bien, tu vois. Il va falloir que tu répètes des mouvements, et ça va être un petit peu contraignant. Donc, tu vas passer par un peu de discipline. Et pareil, quand on reprogramme, tu vois, il y a une forme de répétition qui va faire qu'à un moment donné, le cerveau, il est plastique. Il ne fait pas la différence entre le réel et l'imaginé. Donc, de la même manière que là, il imagine des conséquences catastrophiques qui ne vont pas se passer. Il peut aussi aller imaginer quelque chose de plus chouette, tu vois, comme des sportifs de haut niveau qui vont aller visualiser leur réussite, etc. Donc, c'est vrai qu'on a des pouvoirs qu'on sous-estime parfois de notre cerveau. Notre cerveau, il reste plastique, c'est ça qui est génial, je trouve ça magique. Et en même temps, ça nécessite aussi d'enclencher des actions, de se remettre dans l'action, parfois de répéter des choses, pour qu'à un moment donné, il y ait le déclic, il y ait la transformation qui s'opère, et là, waouh, on se dit, c'est fou, quoi. Comment j'ai pu, tu vois, pour cacher la nuit plutôt, comment c'est possible, tu vois, on peut être étonné. et donner soi-même des effets.
- Speaker #1
Oui, complètement. Franchement, tu m'en as appris tellement, Laetitia. Merci. C'est passé super vite. Mais c'est vrai que je ne connaissais pas du tout cette thérapie. Et avec tout ce que tu m'as dit là, c'est super intéressant. Et même la partie neurosciences, comme tu as dit, on n'a pas besoin d'être un professionnel. Il y a des petites choses qu'on peut vraiment comprendre sur Internet très simplement, sans aller dans la complexité des choses. qui peuvent nous expliquer comment se déroule le cerveau, tout simplement. C'est super intéressant, super enrichissant. Donc, avant de terminer l'épisode, j'ai une question pour terminer à te poser qui est pour toi, est-ce que le MDR permet au final de retrouver plus de liberté intérieure chez une personne ?
- Speaker #0
Ça peut, oui, c'est l'idée. C'est-à-dire qu'en fait, quand on a envie de dépasser, moi, je prends l'exemple des peurs, des phobies, tu vois, enfin, voilà, d'événements douloureux. C'est l'idée, c'est qu'à un moment donné, ces peurs, ces phobies, elles nous freinent, tu vois, elles nous freinent dans notre liberté de déplacement, notre liberté de faire certaines choses. Et donc, l'idée, c'est de pouvoir retrouver un peu de ça. Après, chacun va avoir des objectifs différents. Certains vont plus aller chercher de l'apaisement avant tout, et cet apaisement va permettre de la liberté. On va rechercher de la sécurité, tu vois, une sécurité intérieure. Et ça, ça va te permettre aussi, peut-être, une certaine forme de liberté, tu vois. Mais l'idée, c'est ça, c'est de pouvoir vivre sa vie. Une fois de plus, je reviens à ce côté philosophique, comme on la souhaite, tu vois, comme on en a envie. Et pour moi, tout n'est pas prédéterminé. Je ne dis pas que c'est facile. Quand on a, bien sûr, on a eu plein de choses, on a eu des épreuves, etc. Je ne dis pas qu'il faut balayer ça d'un revers de la main, comme en développement personnel, des fois, en disant, c'est bon, tu peux être heureux maintenant, ça va. Ce n'est pas forcément si simple. Ça peut prendre du temps aussi. Et on prend le temps de remettre de la ressource, des fois, sur des choses passées, où il y a encore des émotions, des sensations inconfortables, douloureuses. Mais en tout cas, c'est possible. d'aller chercher de l'apaisement, d'aller chercher de la sécurité intérieure. Et effectivement, on n'a pas le pouvoir de changer les autres. Ça, c'est un vrai truc aussi. On n'a pas le pouvoir de changer les autres, on ne peut se changer que soi. Ces réactions face aux autres. Il y aura toujours des gens qui vont venir nous déranger, nous faire des réflexions. On ne peut pas empêcher tout ça, tu vois. Donc l'idée, c'est comment est-ce que j'y réagis ? Évidemment, comment je pose mes limites aussi, si j'ai besoin de poser mes limites, si j'ai besoin de m'extraire d'une situation, si j'ai besoin... Voilà, bien évidemment. Et c'est aussi ça que ça permet, c'est dans ce sens-là que ça peut aussi redonner une forme de liberté, tu vois.
- Speaker #1
Oui, super important de le dire. Merci beaucoup Laetitia. C'était vraiment incroyable de t'avoir dans l'épisode parce que tu es la première personne du coup qui aborde ce sujet dans le podcast. Donc j'en suis ravie. Et avant de terminer, je pose toujours la question Feel Good à mes invités. Et la question, c'est un conseil Feel Good à partager à nos auditeurs aujourd'hui.
- Speaker #0
Déjà, merci Andy pour le temps que tu m'as donné. C'était très chouette de pouvoir parler de cette méthode que je trouve vraiment très intéressante et très aidante. Et donc, un conseil feel good. Moi, j'ai vraiment envie de parler de mouvement parce que je trouve qu'on est dans des vies très sédentaires. Et simplement, une question à se poser dans son quotidien, est-ce que je suis suffisamment en mouvement ? Et quand je dis ça, ce n'est pas juste d'aller faire deux heures de sport par semaine. C'est dans ma journée où on est quand même beaucoup sur les écrans, beaucoup à se croire. crôler, beaucoup, voilà. Quelle serait la première petite action que je pourrais faire à partir de demain pour être un peu plus en mouvement ? Et ça peut être que quand on m'appelle, je vais le faire, tu vois, je vais me déplacer, je vais m'être debout, je vais marcher. Ça peut être que le midi, je vais m'octroyer 10 minutes pour sortir prendre l'air. En plus, au beau jour, c'est plus facile. Tu vois, toutes ces petites choses, ça peut être de faire rouler une balle sous le pied, tu vois, une balle à picot pendant que je suis sur mon ordinateur. Tout ce qui va permettre à mon corps, parce qu'on est fait pour être en mouvement, vraiment, et c'est aussi ça qui aide à faire circuler les émotions. Donc, c'est plutôt ça que j'inviterais à faire, c'est remettre du mouvement dans nos vies très sédentaires.
- Speaker #1
Oui, mais c'est tellement important de façon, en plus, d'être en mouvement parce que rien que, tu vois, marcher 15 minutes de marche, c'est suffisant. Beaucoup pensent souvent que quand on parle de mouvement, on parle tout le temps d'activité physique, tu vois, comme deux heures de sport, comme tu l'as dit, alors que non, pas du tout. Tu peux faire vraiment des choses vraiment super simples qui te permettent de bouger vraiment chaque jour, en fait. comme tu l'as dit, rien qu'à la pause déj, prendre 10 minutes, quand il fait beau en ce moment, d'en profiter, d'avoir un peu d'un bain de soleil. Rien que ça, ça fait du bien, ça te met de bonne humeur et ça fait toute la différence aussi sur la journée.
- Speaker #0
Exactement. Et comme tu le disais très bien, on peut être sportif et sédentaire. Donc, l'important, c'est de bouger, d'être en mouvement. Il n'y a pas besoin d'être un fan de sport pour être suffisamment en mouvement.
- Speaker #1
Complètement. Merci beaucoup, Laetitia. Est-ce que tu peux nous dire où on peut te retrouver et découvrir ton travail pour toutes les personnes qui seront intéressées ?
- Speaker #0
Bien sûr. Alors, je suis présente sur Instagram. Alors, le compte, j'imagine que tu le mettrais en description. C'est laetitia.thérapie.podcast. Puisque comme je le disais tout à l'heure, c'est le podcast secret de Polychinelle que j'anime depuis 2020. Et donc, on peut aller me retrouver là sur ce compte-là, m'écrire. Et puis sinon, il y a aussi mon site web. Moi, je serais ravie de répondre à vos questions. mon site web qui est laetitialéonard.com donc toujours L-A-E-T-I-T-I-A et j'épelle quand même le nom du site web L-E-O-N-H-A-R-D-T .com et là vous pouvez aussi aller en savoir un peu plus sur ce que je fais sur mes accompagnements, pareil, prendre rendez-vous, me poser des questions, je serais ravie d'y répondre et encore un grand merci c'était super, c'est passé très vite je suis ravie de pouvoir avoir échangé avec toi complètement c'est ce que je me disais aussi,
- Speaker #1
mais en fait c'était tellement intéressant et c'est passé super vite, l'heure elle est passée super vite ici C'est pour ça que j'adore faire ce type d'épisode parce que c'est tellement intéressant pour les gens et que même pour moi-même, ils vont en apprendre beaucoup. Je l'espère que ça va plaire à tout le monde et qu'ils vont repartir avec beaucoup de conseils pour savoir comment choisir leur thérapie.
- Speaker #0
J'espère aussi que ça les aidera. J'espère aussi que ça aidera les personnes à choisir en fonction de leurs besoins quand elles ont des peurs, des phobies qu'elles ont envie de dépasser. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Complètement. Merci beaucoup Laetitia et moi je te dis à bientôt.
- Speaker #0
Merci, à bientôt Andy. Ciao.
- Speaker #1
Tu es un professionnel ou un entrepreneur et tu es intéressé par un épisode Feel Good ? N'hésite pas à me contacter depuis Instagram à Feel Positive Official ou par email à feelpositiveofficial.com On se retrouve bientôt pour plus de Feel Good. A bientôt !