Speaker #0Ok, je suis sûre que ça va vous parler. Vous posez votre téléphone, puis 5 minutes plus tard, vous le reprenez. Puis, sans même vous en rendre compte, tellement que c'est un geste qui est automatique, vous allez le reprendre, vous allez aller sur les réseaux, vous allez scroller, vous allez regarder, puis vous allez reposer votre téléphone. Et ensuite, vous allez recommencer et faire le même circuit, puisque vous avez tellement l'habitude de le faire. Et est-ce qu'on s'est vraiment demandé pourquoi on fait cela ? Mais genre, vraiment, pourquoi ? Pourquoi en fait ? Genre pourquoi on a toujours cette habitude à faire la même chose avec notre téléphone ? Et moi je vais vous dire pourquoi aujourd'hui. Parce qu'en fait, à chaque fois que vous vérifiez votre téléphone, eh bien vous recevez cette micro-dose de dopamine. Parce que oui, le téléphone c'est de la dopamine pure et dure. C'est du plaisir, ça nous fait du bien d'avoir notre téléphone. On le voit comme de la récompense. Et pourtant c'est pas forcément une grosse récompense. Quand vous avez un nouveau like sur les réseaux, une notification, une story ou quelqu'un a aimé votre story, eh bien, ça déclenche ce circuit de dopamine que votre cerveau adore. Et pourtant, tout ça, on n'en avait pas il y a 20 ans. Enfin, il y a 20 ans, on avait des téléphones, mais c'était quoi ? Le Nokia, les grosses boîtes de téléphones comme ça, les téléphones à clapper. Qui se souvient des forfaits à crédit ? On n'avait pas du tout de visuel, enfin franchement. C'était trop bizarre. Et je vous fais cet épisode, pourquoi ? Parce que j'ai rencontré une femme dans le bus. Enfin, je ne lui ai pas parlé personnellement, mais elle parlait avec quelqu'un d'autre, mais elle parlait assez fort, donc c'était facile de pouvoir écouter sa conversation. Et les gars, je n'ai jamais vu ça. Cette fille, en plus, elle était trop jolie et tout. Et en fait, je pense que... Je ne sais pas. Je pense qu'il y a un terme précis pour pouvoir nommer le type de personne qu'elle est. Mais c'est le genre, le type de personne qui vit encore dans le monde d'avant. Elle avait un téléphone, mais vraiment, les téléphones d'avant avec les antennes. Et elle expliquait à la dame, parce que je pense que la dame, elle avait dû lui dire avant que j'arrive justement dans le bus, mais c'est quoi ce téléphone ? Et en gros, cette fille a commencé à expliquer son nom. son niveau de vie, comment elle vivait, etc. En gros, elle expliquait « Oui, mais moi, je n'ai pas besoin de grand-chose. Ça, voici mon téléphone. Il me permet simplement de recevoir des appels et d'envoyer des messages et c'est largement suffisant. Je ne suis pas sur les réseaux sociaux. » Elle disait qu'elle ne mangeait que des choses qui étaient de la nature. Et c'est marrant parce qu'elle disait « De toute façon, vous pouvez le voir à la manière que je suis parce qu'elle était assez mince. » Clairement, elle avait un peu la peau sur les os. Et clairement, elle disait, oui, je ne m'expose pas aux radiations. Enfin, toutes des choses comme ça. Mais bref, moi, c'est plutôt le côté téléphone que je voulais vous en parler, d'où cet épisode. Mais en gros, elle avait encore les téléphones de l'ancien temps avec les antennes. J'étais choquée parce que je pensais que ça n'existait plus, en fait, ces téléphones aujourd'hui, qu'ils étaient en voie de disparition, d'extinction. Mais en fait, au final, ça existe encore. Et cette dame me l'a prouvé. Je voulais prendre une photo, je me suis dit, mais non, ça se fait pas, on fait pas ce genre de choses, Andy. Et bref. Du coup, avant, on n'avait pas tout ça. Avant, on n'avait pas tout ça. Et en fait, justement, l'ère d'aujourd'hui, l'ère du digital nous fait qu'on est connecté 24h sur 24, 7 jours sur 7. Et ça déclenche cette dopamine auquel on est accro. Et en fait, notre cerveau, comme tout bon système biologique, il va... il va chercher à répéter en fait ce qui lui apporte cette dopamine. Donc du coup, forcément, le cerveau, parce qu'il adore cela, il adore cette dopamine, il va répéter ce circuit de scroller, regarder, poser, scroller, regarder, poser. Donc il va faire ça over and over again. Donc il va vous ramener votre téléphone en disant « Tiens, prends le téléphone, j'ai faim, prends, prends, prends ! » Clairement, c'est exactement ça. C'est comme ça à chaque fois que moi je le vois en tout cas. C'est qu'à partir du moment que vous posez votre téléphone à un moment ou à un autre, votre cerveau il est tellement addict à ça, à cet effet de dopamine que ça vous procure, donc il vous attire de nouveau à le prendre. Il a besoin que vous le preniez. Parce que c'est un peu de l'addiction en vrai. Et il y avait pas mal de documentaires qui ont été faits à cet effet. Il y en avait un qui était vraiment bien sur Netflix, je me souviens plus. Je crois que c'était le Social Media something. Je ne sais plus trop. Mais il date un peu, mais trop. Il était quand même très, très bien. Mais bref, où je voulais en venir, c'est qu'en fait, le problème, c'est que quand... On est en vacances, on ne veut pas être dans cette sur-stimulation. On veut être justement dans cette sous-stimulation, on ne veut pas être accro à notre téléphone, on veut laisser tout ça de côté. Et justement, quand on est dans cette sous-stimulation par rapport à notre rythme habituel, parce qu'on va moins checker nos emails, on n'a forcément pas de réunion parce qu'on est en mode vacances, on a moins de sollicitations parce qu'on est en mode vacances. Donc du coup... On est sous-stimulé. Et notre cerveau, ça, il n'est pas habitué. Il n'est pas du tout habitué. Il va se dire, what's going on ? Et il va essayer de compenser en cherchant ses doses de dopamine ailleurs. Donc là, du coup, quand vous avez quand même votre téléphone à votre portée, eh bien, comment il va trouver cette dose de dopamine ailleurs ? Eh bien, c'est en scrollant. Et c'est là où, justement, vous vous retrouvez après en vacances. à scroller énormément au lieu de déconnecter parce que vous avez besoin de cette dose de dopamine. Alors après, voilà, tout dépend des personnes, bien évidemment. Il y a des personnes qui sont très très bonnes à pouvoir se mettre des limites et moi, je trouve que je fais partie des personnes et je vous le dis souvent, je ne suis pas du tout accro aux réseaux sociaux. En fait, j'ai beaucoup trop de choses à faire pour pouvoir perdre mon temps à scroller et je ne juge absolument pas les gens qui scrollent. Si ça vous fait du bien, vous continuez. Chacun fait ce qu'il veut de sa vie. Mais ce que je veux dire par là, c'est dans le côté vacances, au lieu de pouvoir trouver votre dose de dopamine ailleurs, parfois vous vous retrouvez dans le piège du scroll. Alors que vous êtes en vacances et vous devez déconnecter et que vous avez pas mal de choses que vous pouvez faire en fait. Vous êtes en vacances, donc lâchez votre téléphone et profitez de tout ce que ces vacances vous apportent. Et ce qui est fascinant et ce que je trouve qui est aussi triste à la fois, c'est que le scroll en vacances, ça ne vous repose pas. Enfin, ça, c'est pas quelque chose où vous allez vous détendre. Si vous vous dites, bah oui, je suis en vacances, vous êtes allongé sur un transat et que vous scrollez et que vous pensez que ça vous détend, bah non. En fait, ça ne vous détend pas parce que vous êtes quand même en stimulation. En stimulation, et c'est la stimulation visuelle, digitale. Et ça, c'est épuisant, ça épuise vos yeux, puisque vous consommez, en fait, du contenu. Même si c'est passif, votre cerveau, il traite. il traite quand même ces informations-là. Il va comparer, il va évaluer. Et ça, ce n'est pas du repos en soi. Clairement, le scroll, ce n'est pas du repos. À partir du moment où, de toute façon, vos yeux sont stimulés, ce n'est pas forcément du repos. Surtout si vous êtes en vacances. Et selon moi, je trouve que c'est ça le pire, c'est de scroller pendant les vacances. Pourquoi ? Parce que la période estivale, c'est la période où... Je vous en ai parlé déjà, d'ailleurs, dans les filles boost d'été de l'année dernière, mais c'est la période où... les femmes sont en maillot de bain, que vous allez voir les influenceurs avec leurs super belles photos, etc. Et ça, ça va amener à la comparaison. Et c'est tellement toxique. Et au lieu de profiter de vos vacances en vous disant j'adore mes vacances, vous allez vous retrouver à vous comparer à des personnes qui mettent leurs photos de vacances justement, je ne sais pas, en Indonésie ou ailleurs, avec des super maillots de bain, des super photos. Et vous, vous allez dire, alors que moi... « Ah, moi, je suis juste là. » Alors que non, vous n'êtes pas juste là, dans un endroit, vous profitez de vos vacances, mais d'une autre manière. Et du coup, ce n'est pas de la comparaison équitable, ce n'est pas de la comparaison saine, ce n'est pas du tout bien de comparer tout court, en fait. Et c'est pourquoi je suis contre le scroll pendant les vacances. C'est pour que les gens puissent éviter, en fait, de se comparer sur tous les femmes et qu'elles puissent profiter de leurs vacances telles qu'elles le méritent, sans se comparer à quelqu'un d'autre. parce que franchement, c'est fatal. Il n'y a rien de pire que de se comparer à quelqu'un d'autre pendant que vous êtes en vacances et que vous êtes censé vous déconnecter, vous relaxer, vous détendre et profiter. J'aimerais que vous faites une pratique. Ne vous inquiétez pas, la pratique, ça ne va pas être de vous déconnecter de votre téléphone pendant 30 jours, pendant toutes vos vacances. Non, non, non, je ne suis personne pour vous dire ça. Clairement, ce que moi, je conseille en tout cas, c'est que pour avoir une manière de se connecter plus doucement pendant les vacances. Puisque, voilà, vous n'allez pas éteindre votre téléphone et qu'on se le dise, des personnes n'arrivent pas à déconnecter complètement. Donc, la manière la plus douce à faire pendant les vacances pour se déconnecter, c'est en fait, justement, de se poser des limites. Toujours, les limites, c'est your best friend, clairement. Donc, moi, ce que je vous conseille, c'est en fait de choisir... deux Windows, donc quand je dis des Windows, c'est des fenêtres horaires en fait, deux Windows par jour pour vous connecter à vos réseaux préférés. Attendez, je n'ai pas fini parce que là, vous allez dire, c'est easy. Non, non, je n'ai pas terminé. Et dans ces Windows-là, ça peut être par exemple, on se dit, vous allez vous dire le matin et le soir, vous allez choisir un temps maximum de 15 minutes. C'est moins facile là. Bon, après, je dis 15 minutes parce que je trouve que 15 minutes, c'est assez longtemps pour pouvoir profiter un petit peu de vos réseaux. sans rester dans ce piège de scroll. Après, vous faites ce que vous voulez. Si vous voulez mettre 20 minutes ou 30 minutes, faites ce que vous voulez. Mais en fait, avec cette pratique, moi, je vous donne un conseil pour essayer de vous challenger, pour vous donner des billes, pour réussir à vous challenger à éviter le scroll pendant les vacances. Et je trouve que 15 minutes, c'est l'idéal. Vous vous dites, OK, je fais 15 minutes de réseau le matin, 15 minutes le soir. Et si vous arrivez à respecter ça, give me five. Franchement, je serais super fière de vous. Et je pense que ça va être beaucoup plus compliqué pour les personnes qui sont entre guillemets accros aux réseaux sociaux. Pour les personnes qui sont moins accros, ils vont faire ça easy, ça ne va pas être un problème. Ils peuvent même réussir à se déconnecter. Mais déjà, si vous vous mettez un créneau comme ça, des fenêtres de se dire, ok, je vais faire juste 15 minutes le matin, 15 minutes le soir. Eh bien, le reste du temps, le téléphone, il est posé en fait. Vous n'en avez pas besoin. Vous pouvez même le laisser à l'hôtel. Enfin, peut-être pas si vous faites des photos justement avec votre chéri, vos amis ou quoi que ce soit. Mais clairement, vous le mettez en silencieux et vous le posez quand vous êtes à côté de la piscine ou à la plage. Et puis après, si vous visitez des choses et que vous faites des photos, vous les utilisez simplement pour ça. Vous ne pensez même pas à poster dans votre story. C'est vraiment un challenge. Mais il faut se challenger dans la vie. Parce que c'est en vous challengeant que vous pouvez voir que vous pouvez réussir à faire les choses. Et si vous avez ce côté, justement, addictif aux réseaux sociaux, c'est le meilleur challenge que vous pouvez faire pendant les vacances pour vous prouver que vous êtes capable de le faire. Vous allez voir, ça va être inconfortable pour les personnes qui ont l'habitude de se connecter tous les jours, à plusieurs heures, au déjeuner, tout ça, sur les réseaux sociaux. Mais au fur et à mesure, puisque comme je vous l'ai dit, le cerveau, il va prendre l'habitude, eh bien, vous allez voir qu'au fur et à mesure, vous allez être beaucoup plus confortable avec l'idée de poser votre téléphone. Et vous allez respirer, vous allez prendre le temps de profiter. Et peut-être qu'au final, en rentrant chez vous, vous allez garder cette habitude-là de ne pas vous connecter autant. Et je pense qu'aujourd'hui, dans un monde où on est ultra connecté, eh bien, ça fait du bien de se déconnecter. Parce que notre téléphone, ce n'est pas un ennemi en soi. Notre téléphone, la base du téléphone, c'était pour pouvoir justement appeler, rester en contact avec ses proches. Après est venu les réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, ce sont des réseaux sociaux, effectivement. Mais on connaît le côté obscur des réseaux sociaux. Et si vous souhaitez prendre soin de votre santé mentale, de votre bien-être en général, il faut réussir à mettre des limites, il faut faire des choix. Et faire des choix, ce n'est pas forcément le plus facile. Et c'est le fait d'avoir un usage inconscient qui vous mange petit à petit, qui vous consomme réellement. Donc essayez de reprendre le contrôle là-dessus. Même si c'est juste un petit peu en faisant la pratique que je vous ai donnée. Parce que je vous assure que ça va changer toute la perspective de vos vacances. Voilà les amours, j'en ai terminé pour cet épisode. Et moi je vous dis à demain pour un nouvel épisode de Geekboost. Bye tout le monde !