Description
Découvrez la voix d'Ophélie Delmas, responsable des projets à la Fondation des Femmes, qui lit "L'appel des mères" de la Fondation 💜
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
Découvrez la voix d'Ophélie Delmas, responsable des projets à la Fondation des Femmes, qui lit "L'appel des mères" de la Fondation 💜
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
bienvenue dans la playlist 2026 des merveilleuses composé d'audio féministe exclusif enregistré à l'occasion de la fête des mères par des personnalités engagées aux côtés de la fondation des femmes au fil des audios nous tenterons de vous faire découvrir Découvrir la maternité et la sororité. dans toute leur richesse et toute leur diversité. Grâce à des témoignages, des extraits de romans, des analyses, des chansons. Merci à toutes celles qui ont participé à cette playlist merveilleuse. Et maintenant, place à l'épisode !
Bonjour, je suis Ophélie Delmas, responsable des relations avec les associations à la Fondation des Femmes. Et je vais vous lire l'Appel des mères pour la jeunesse. C'est un texte que nous avons rédigé avec mes collègues, et notamment avec Faustine Garcia, chargée de plaidoyer, à quelques jours de la fête des mères. C'est un texte commun avec les associations, les personnes engagées, les parents, et surtout les mères, pour rappeler à une société égalitaire, durable, et qui protège la jeunesse. Parce que la fête des mères ne peut être réduite à une célébration dépolitisée de la maternité, Nous nous inscrivons ainsi dans une tradition féministe qui appelle à en faire une journée de lutte sociale et politique. Dans une société où l'avenir semble incertain, où les désirs de puissance croissent, où les sols et l'eau s'épuisent, où la violence et l'instabilité s'installent, nous appelons à construire un monde durable pour la jeunesse, où toutes les enfances se valent et sont protégées. Alors que les discours natalistes se teintent de vocabulaire militaire, et nous enjoignent à l'urgence de réarmer la nation, nous voulons remettre au cœur du débat celles qui portent, élèvent, accompagnent, nourrissent, soignent et veillent, souvent seules, trop souvent dans l'épuisement, presque toujours invisibilisées. Nous appelons à créer les conditions d'une maternité choisie, accompagnée et soutenable. Nous exigeons tout d'abord la sécurité matérielle et alimentaire réelle des femmes, et en particulier des femmes les plus précaires, mais aussi la protection des droits des mères au travail, la revalorisation des métiers de l'éducation et du soin, ainsi que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, qui sont des conditions essentielles de leur émancipation économique. Reconnaître les droits des mères, c'est aussi protéger les droits de leurs enfants. En effet, quand le niveau de vie des mères recule, ce sont les enfants qui en payent immédiatement le prix. Leurs conditions d'existence se dégradent et les inégalités sociales se reproduisent et s'ancrent dès l'enfance. Pour les familles monoparentales, composées à 83% de mères, les conséquences sont particulièrement lourdes. 40% de leurs enfants vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Le système fiscal leur reste défavorable. En effet, les pensions alimentaires sont encore considérées comme un revenu imposable pour les mères seules, au lieu d'être connues pour ce qu'elles sont réellement. une contribution, souvent partielle, aux dépenses essentielles de l'enfant par le parent non gardien. Pour cela, nous demandons la création d'un statut de parent isolé, du temps et un droit effectif, au répit des mères et des pères, mais aussi des modes de garde améliorés, ainsi qu'une politique d'accueil de l'enfant égalitaire et bien indemnisée. Nous refusons ainsi une société qui exige des mères qu'elles tiennent debout. sans leur en donner les moyens. Nous refusons également qu'au sein de notre société, les enfants et leurs familles soient traités différemment ou aient accès à un service public en crise, dégradé et différencié en fonction de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur quartier. Le racisme fracture et fabrique des enfances inégales dès la naissance. On refuse à certains et certaines l'innocence que l'on accorde pourtant si facilement à d'autres. Nous revendiquons la justice reproductive, un concept forgé dans les années 1990 par le collectif féministe noir états-unien Sistersong, c'est-à-dire le droit de chaque personne à avoir des enfants ou ne pas en avoir et à les élever dans des conditions sûres et dignes. Ces droits ne peuvent pas être effectifs sans un accès réel à la contraception et à l'IVG sur l'ensemble du territoire. Alors que les violences gynécologiques et obstétricales persistent, et que les femmes en situation de handicap sont privées de leurs droits à la maternité, les femmes lesbiennes et les personnes trans doivent encore se battre pour accéder à la PMA ou voir leur parentalité reconnue. Et les personnes racisées voient leur grossesse moins bien suivie. Ces droits ne peuvent pas non plus être effectifs tant que les violences conjugales et sexuelles demeurent le quotidien de centaines de milliers de femmes et d'enfants. En France, chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Le plus souvent, elles sont incestueuses, répétées sur plusieurs années et commencent très jeunes, en moyenne dès 8 ans, avec des conséquences dramatiques sur le développement de l'enfant. Lorsque les mères les protègent, elles en payent le prix, parfois devant la justice. Nous demandons une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui comprennent une vraie politique de protection. Car une société qui abandonne ses mères et ses enfants est une société qui renonce à la justice. Les enfants ne peuvent pas non plus s'épanouir sans un écosystème vivable. L'exploitation sans limite des corps, de la terre, et du travail reproductif relèvent d'un même système. Ce système épuise les femmes comme il épuise la terre. Nous lui opposons une société qui place la soutenabilité de la vie au cœur de ses choix. Nous demandons donc des politiques publiques tournées vers la protection des écosystèmes, vers le soin, vers l'éducation et la transmission, et vers la défense du système public de santé. Les mères et les personnes aidantes sont souvent les premiers témoins de l'impact de la dégradation des écosystèmes et de leur... conséquences sur la santé de leurs proches et sur l'habitabilité du monde. Nous revendiquons enfin la paix comme priorité. On ne peut pas appeler à faire naître des enfants et, dans le même souffle, les destiner à un monde en guerre. Nous exigeons un engagement résolu en faveur de la prévention des conflits, de la diplomatie et du multilatéralisme. Les mères savent ce que la guerre coûte. Elles savent aussi que les enfants n'en sont jamais épargnés. Nous voulons une société qui écoute les enfants, qui les considère comme des citoyens et des citoyennes à part entière, et non comme des projections utilitaristes, futurs consommateurs et consommatrices, futurs cotisants et cotisantes, futurs soldats et soldates. Nous affirmons que prendre soin de l'enfance, c'est prendre soin du monde. Nous affirmons que soutenir les mères, c'est soutenir la société, tout entière. Ensemble, construisons une société digne, qui protège, qui soutient. et qui permet à chacune et chacun de vivre et de grandir. Merci de m'avoir écoutée et bonne fête des Merveilleuses.
Merci à notre invité pour son partage et merci à vous pour votre écoute. A bientôt pour le prochain épisode de la playlist Merveilleuses.
Description
Découvrez la voix d'Ophélie Delmas, responsable des projets à la Fondation des Femmes, qui lit "L'appel des mères" de la Fondation 💜
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
bienvenue dans la playlist 2026 des merveilleuses composé d'audio féministe exclusif enregistré à l'occasion de la fête des mères par des personnalités engagées aux côtés de la fondation des femmes au fil des audios nous tenterons de vous faire découvrir Découvrir la maternité et la sororité. dans toute leur richesse et toute leur diversité. Grâce à des témoignages, des extraits de romans, des analyses, des chansons. Merci à toutes celles qui ont participé à cette playlist merveilleuse. Et maintenant, place à l'épisode !
Bonjour, je suis Ophélie Delmas, responsable des relations avec les associations à la Fondation des Femmes. Et je vais vous lire l'Appel des mères pour la jeunesse. C'est un texte que nous avons rédigé avec mes collègues, et notamment avec Faustine Garcia, chargée de plaidoyer, à quelques jours de la fête des mères. C'est un texte commun avec les associations, les personnes engagées, les parents, et surtout les mères, pour rappeler à une société égalitaire, durable, et qui protège la jeunesse. Parce que la fête des mères ne peut être réduite à une célébration dépolitisée de la maternité, Nous nous inscrivons ainsi dans une tradition féministe qui appelle à en faire une journée de lutte sociale et politique. Dans une société où l'avenir semble incertain, où les désirs de puissance croissent, où les sols et l'eau s'épuisent, où la violence et l'instabilité s'installent, nous appelons à construire un monde durable pour la jeunesse, où toutes les enfances se valent et sont protégées. Alors que les discours natalistes se teintent de vocabulaire militaire, et nous enjoignent à l'urgence de réarmer la nation, nous voulons remettre au cœur du débat celles qui portent, élèvent, accompagnent, nourrissent, soignent et veillent, souvent seules, trop souvent dans l'épuisement, presque toujours invisibilisées. Nous appelons à créer les conditions d'une maternité choisie, accompagnée et soutenable. Nous exigeons tout d'abord la sécurité matérielle et alimentaire réelle des femmes, et en particulier des femmes les plus précaires, mais aussi la protection des droits des mères au travail, la revalorisation des métiers de l'éducation et du soin, ainsi que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, qui sont des conditions essentielles de leur émancipation économique. Reconnaître les droits des mères, c'est aussi protéger les droits de leurs enfants. En effet, quand le niveau de vie des mères recule, ce sont les enfants qui en payent immédiatement le prix. Leurs conditions d'existence se dégradent et les inégalités sociales se reproduisent et s'ancrent dès l'enfance. Pour les familles monoparentales, composées à 83% de mères, les conséquences sont particulièrement lourdes. 40% de leurs enfants vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Le système fiscal leur reste défavorable. En effet, les pensions alimentaires sont encore considérées comme un revenu imposable pour les mères seules, au lieu d'être connues pour ce qu'elles sont réellement. une contribution, souvent partielle, aux dépenses essentielles de l'enfant par le parent non gardien. Pour cela, nous demandons la création d'un statut de parent isolé, du temps et un droit effectif, au répit des mères et des pères, mais aussi des modes de garde améliorés, ainsi qu'une politique d'accueil de l'enfant égalitaire et bien indemnisée. Nous refusons ainsi une société qui exige des mères qu'elles tiennent debout. sans leur en donner les moyens. Nous refusons également qu'au sein de notre société, les enfants et leurs familles soient traités différemment ou aient accès à un service public en crise, dégradé et différencié en fonction de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur quartier. Le racisme fracture et fabrique des enfances inégales dès la naissance. On refuse à certains et certaines l'innocence que l'on accorde pourtant si facilement à d'autres. Nous revendiquons la justice reproductive, un concept forgé dans les années 1990 par le collectif féministe noir états-unien Sistersong, c'est-à-dire le droit de chaque personne à avoir des enfants ou ne pas en avoir et à les élever dans des conditions sûres et dignes. Ces droits ne peuvent pas être effectifs sans un accès réel à la contraception et à l'IVG sur l'ensemble du territoire. Alors que les violences gynécologiques et obstétricales persistent, et que les femmes en situation de handicap sont privées de leurs droits à la maternité, les femmes lesbiennes et les personnes trans doivent encore se battre pour accéder à la PMA ou voir leur parentalité reconnue. Et les personnes racisées voient leur grossesse moins bien suivie. Ces droits ne peuvent pas non plus être effectifs tant que les violences conjugales et sexuelles demeurent le quotidien de centaines de milliers de femmes et d'enfants. En France, chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Le plus souvent, elles sont incestueuses, répétées sur plusieurs années et commencent très jeunes, en moyenne dès 8 ans, avec des conséquences dramatiques sur le développement de l'enfant. Lorsque les mères les protègent, elles en payent le prix, parfois devant la justice. Nous demandons une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui comprennent une vraie politique de protection. Car une société qui abandonne ses mères et ses enfants est une société qui renonce à la justice. Les enfants ne peuvent pas non plus s'épanouir sans un écosystème vivable. L'exploitation sans limite des corps, de la terre, et du travail reproductif relèvent d'un même système. Ce système épuise les femmes comme il épuise la terre. Nous lui opposons une société qui place la soutenabilité de la vie au cœur de ses choix. Nous demandons donc des politiques publiques tournées vers la protection des écosystèmes, vers le soin, vers l'éducation et la transmission, et vers la défense du système public de santé. Les mères et les personnes aidantes sont souvent les premiers témoins de l'impact de la dégradation des écosystèmes et de leur... conséquences sur la santé de leurs proches et sur l'habitabilité du monde. Nous revendiquons enfin la paix comme priorité. On ne peut pas appeler à faire naître des enfants et, dans le même souffle, les destiner à un monde en guerre. Nous exigeons un engagement résolu en faveur de la prévention des conflits, de la diplomatie et du multilatéralisme. Les mères savent ce que la guerre coûte. Elles savent aussi que les enfants n'en sont jamais épargnés. Nous voulons une société qui écoute les enfants, qui les considère comme des citoyens et des citoyennes à part entière, et non comme des projections utilitaristes, futurs consommateurs et consommatrices, futurs cotisants et cotisantes, futurs soldats et soldates. Nous affirmons que prendre soin de l'enfance, c'est prendre soin du monde. Nous affirmons que soutenir les mères, c'est soutenir la société, tout entière. Ensemble, construisons une société digne, qui protège, qui soutient. et qui permet à chacune et chacun de vivre et de grandir. Merci de m'avoir écoutée et bonne fête des Merveilleuses.
Merci à notre invité pour son partage et merci à vous pour votre écoute. A bientôt pour le prochain épisode de la playlist Merveilleuses.
Share
Embed
You may also like
Description
Découvrez la voix d'Ophélie Delmas, responsable des projets à la Fondation des Femmes, qui lit "L'appel des mères" de la Fondation 💜
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
bienvenue dans la playlist 2026 des merveilleuses composé d'audio féministe exclusif enregistré à l'occasion de la fête des mères par des personnalités engagées aux côtés de la fondation des femmes au fil des audios nous tenterons de vous faire découvrir Découvrir la maternité et la sororité. dans toute leur richesse et toute leur diversité. Grâce à des témoignages, des extraits de romans, des analyses, des chansons. Merci à toutes celles qui ont participé à cette playlist merveilleuse. Et maintenant, place à l'épisode !
Bonjour, je suis Ophélie Delmas, responsable des relations avec les associations à la Fondation des Femmes. Et je vais vous lire l'Appel des mères pour la jeunesse. C'est un texte que nous avons rédigé avec mes collègues, et notamment avec Faustine Garcia, chargée de plaidoyer, à quelques jours de la fête des mères. C'est un texte commun avec les associations, les personnes engagées, les parents, et surtout les mères, pour rappeler à une société égalitaire, durable, et qui protège la jeunesse. Parce que la fête des mères ne peut être réduite à une célébration dépolitisée de la maternité, Nous nous inscrivons ainsi dans une tradition féministe qui appelle à en faire une journée de lutte sociale et politique. Dans une société où l'avenir semble incertain, où les désirs de puissance croissent, où les sols et l'eau s'épuisent, où la violence et l'instabilité s'installent, nous appelons à construire un monde durable pour la jeunesse, où toutes les enfances se valent et sont protégées. Alors que les discours natalistes se teintent de vocabulaire militaire, et nous enjoignent à l'urgence de réarmer la nation, nous voulons remettre au cœur du débat celles qui portent, élèvent, accompagnent, nourrissent, soignent et veillent, souvent seules, trop souvent dans l'épuisement, presque toujours invisibilisées. Nous appelons à créer les conditions d'une maternité choisie, accompagnée et soutenable. Nous exigeons tout d'abord la sécurité matérielle et alimentaire réelle des femmes, et en particulier des femmes les plus précaires, mais aussi la protection des droits des mères au travail, la revalorisation des métiers de l'éducation et du soin, ainsi que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, qui sont des conditions essentielles de leur émancipation économique. Reconnaître les droits des mères, c'est aussi protéger les droits de leurs enfants. En effet, quand le niveau de vie des mères recule, ce sont les enfants qui en payent immédiatement le prix. Leurs conditions d'existence se dégradent et les inégalités sociales se reproduisent et s'ancrent dès l'enfance. Pour les familles monoparentales, composées à 83% de mères, les conséquences sont particulièrement lourdes. 40% de leurs enfants vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Le système fiscal leur reste défavorable. En effet, les pensions alimentaires sont encore considérées comme un revenu imposable pour les mères seules, au lieu d'être connues pour ce qu'elles sont réellement. une contribution, souvent partielle, aux dépenses essentielles de l'enfant par le parent non gardien. Pour cela, nous demandons la création d'un statut de parent isolé, du temps et un droit effectif, au répit des mères et des pères, mais aussi des modes de garde améliorés, ainsi qu'une politique d'accueil de l'enfant égalitaire et bien indemnisée. Nous refusons ainsi une société qui exige des mères qu'elles tiennent debout. sans leur en donner les moyens. Nous refusons également qu'au sein de notre société, les enfants et leurs familles soient traités différemment ou aient accès à un service public en crise, dégradé et différencié en fonction de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur quartier. Le racisme fracture et fabrique des enfances inégales dès la naissance. On refuse à certains et certaines l'innocence que l'on accorde pourtant si facilement à d'autres. Nous revendiquons la justice reproductive, un concept forgé dans les années 1990 par le collectif féministe noir états-unien Sistersong, c'est-à-dire le droit de chaque personne à avoir des enfants ou ne pas en avoir et à les élever dans des conditions sûres et dignes. Ces droits ne peuvent pas être effectifs sans un accès réel à la contraception et à l'IVG sur l'ensemble du territoire. Alors que les violences gynécologiques et obstétricales persistent, et que les femmes en situation de handicap sont privées de leurs droits à la maternité, les femmes lesbiennes et les personnes trans doivent encore se battre pour accéder à la PMA ou voir leur parentalité reconnue. Et les personnes racisées voient leur grossesse moins bien suivie. Ces droits ne peuvent pas non plus être effectifs tant que les violences conjugales et sexuelles demeurent le quotidien de centaines de milliers de femmes et d'enfants. En France, chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Le plus souvent, elles sont incestueuses, répétées sur plusieurs années et commencent très jeunes, en moyenne dès 8 ans, avec des conséquences dramatiques sur le développement de l'enfant. Lorsque les mères les protègent, elles en payent le prix, parfois devant la justice. Nous demandons une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui comprennent une vraie politique de protection. Car une société qui abandonne ses mères et ses enfants est une société qui renonce à la justice. Les enfants ne peuvent pas non plus s'épanouir sans un écosystème vivable. L'exploitation sans limite des corps, de la terre, et du travail reproductif relèvent d'un même système. Ce système épuise les femmes comme il épuise la terre. Nous lui opposons une société qui place la soutenabilité de la vie au cœur de ses choix. Nous demandons donc des politiques publiques tournées vers la protection des écosystèmes, vers le soin, vers l'éducation et la transmission, et vers la défense du système public de santé. Les mères et les personnes aidantes sont souvent les premiers témoins de l'impact de la dégradation des écosystèmes et de leur... conséquences sur la santé de leurs proches et sur l'habitabilité du monde. Nous revendiquons enfin la paix comme priorité. On ne peut pas appeler à faire naître des enfants et, dans le même souffle, les destiner à un monde en guerre. Nous exigeons un engagement résolu en faveur de la prévention des conflits, de la diplomatie et du multilatéralisme. Les mères savent ce que la guerre coûte. Elles savent aussi que les enfants n'en sont jamais épargnés. Nous voulons une société qui écoute les enfants, qui les considère comme des citoyens et des citoyennes à part entière, et non comme des projections utilitaristes, futurs consommateurs et consommatrices, futurs cotisants et cotisantes, futurs soldats et soldates. Nous affirmons que prendre soin de l'enfance, c'est prendre soin du monde. Nous affirmons que soutenir les mères, c'est soutenir la société, tout entière. Ensemble, construisons une société digne, qui protège, qui soutient. et qui permet à chacune et chacun de vivre et de grandir. Merci de m'avoir écoutée et bonne fête des Merveilleuses.
Merci à notre invité pour son partage et merci à vous pour votre écoute. A bientôt pour le prochain épisode de la playlist Merveilleuses.
Description
Découvrez la voix d'Ophélie Delmas, responsable des projets à la Fondation des Femmes, qui lit "L'appel des mères" de la Fondation 💜
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
bienvenue dans la playlist 2026 des merveilleuses composé d'audio féministe exclusif enregistré à l'occasion de la fête des mères par des personnalités engagées aux côtés de la fondation des femmes au fil des audios nous tenterons de vous faire découvrir Découvrir la maternité et la sororité. dans toute leur richesse et toute leur diversité. Grâce à des témoignages, des extraits de romans, des analyses, des chansons. Merci à toutes celles qui ont participé à cette playlist merveilleuse. Et maintenant, place à l'épisode !
Bonjour, je suis Ophélie Delmas, responsable des relations avec les associations à la Fondation des Femmes. Et je vais vous lire l'Appel des mères pour la jeunesse. C'est un texte que nous avons rédigé avec mes collègues, et notamment avec Faustine Garcia, chargée de plaidoyer, à quelques jours de la fête des mères. C'est un texte commun avec les associations, les personnes engagées, les parents, et surtout les mères, pour rappeler à une société égalitaire, durable, et qui protège la jeunesse. Parce que la fête des mères ne peut être réduite à une célébration dépolitisée de la maternité, Nous nous inscrivons ainsi dans une tradition féministe qui appelle à en faire une journée de lutte sociale et politique. Dans une société où l'avenir semble incertain, où les désirs de puissance croissent, où les sols et l'eau s'épuisent, où la violence et l'instabilité s'installent, nous appelons à construire un monde durable pour la jeunesse, où toutes les enfances se valent et sont protégées. Alors que les discours natalistes se teintent de vocabulaire militaire, et nous enjoignent à l'urgence de réarmer la nation, nous voulons remettre au cœur du débat celles qui portent, élèvent, accompagnent, nourrissent, soignent et veillent, souvent seules, trop souvent dans l'épuisement, presque toujours invisibilisées. Nous appelons à créer les conditions d'une maternité choisie, accompagnée et soutenable. Nous exigeons tout d'abord la sécurité matérielle et alimentaire réelle des femmes, et en particulier des femmes les plus précaires, mais aussi la protection des droits des mères au travail, la revalorisation des métiers de l'éducation et du soin, ainsi que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, qui sont des conditions essentielles de leur émancipation économique. Reconnaître les droits des mères, c'est aussi protéger les droits de leurs enfants. En effet, quand le niveau de vie des mères recule, ce sont les enfants qui en payent immédiatement le prix. Leurs conditions d'existence se dégradent et les inégalités sociales se reproduisent et s'ancrent dès l'enfance. Pour les familles monoparentales, composées à 83% de mères, les conséquences sont particulièrement lourdes. 40% de leurs enfants vivent ainsi sous le seuil de pauvreté. Le système fiscal leur reste défavorable. En effet, les pensions alimentaires sont encore considérées comme un revenu imposable pour les mères seules, au lieu d'être connues pour ce qu'elles sont réellement. une contribution, souvent partielle, aux dépenses essentielles de l'enfant par le parent non gardien. Pour cela, nous demandons la création d'un statut de parent isolé, du temps et un droit effectif, au répit des mères et des pères, mais aussi des modes de garde améliorés, ainsi qu'une politique d'accueil de l'enfant égalitaire et bien indemnisée. Nous refusons ainsi une société qui exige des mères qu'elles tiennent debout. sans leur en donner les moyens. Nous refusons également qu'au sein de notre société, les enfants et leurs familles soient traités différemment ou aient accès à un service public en crise, dégradé et différencié en fonction de leur origine, de leur couleur de peau, de leur confession ou de leur quartier. Le racisme fracture et fabrique des enfances inégales dès la naissance. On refuse à certains et certaines l'innocence que l'on accorde pourtant si facilement à d'autres. Nous revendiquons la justice reproductive, un concept forgé dans les années 1990 par le collectif féministe noir états-unien Sistersong, c'est-à-dire le droit de chaque personne à avoir des enfants ou ne pas en avoir et à les élever dans des conditions sûres et dignes. Ces droits ne peuvent pas être effectifs sans un accès réel à la contraception et à l'IVG sur l'ensemble du territoire. Alors que les violences gynécologiques et obstétricales persistent, et que les femmes en situation de handicap sont privées de leurs droits à la maternité, les femmes lesbiennes et les personnes trans doivent encore se battre pour accéder à la PMA ou voir leur parentalité reconnue. Et les personnes racisées voient leur grossesse moins bien suivie. Ces droits ne peuvent pas non plus être effectifs tant que les violences conjugales et sexuelles demeurent le quotidien de centaines de milliers de femmes et d'enfants. En France, chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles. Le plus souvent, elles sont incestueuses, répétées sur plusieurs années et commencent très jeunes, en moyenne dès 8 ans, avec des conséquences dramatiques sur le développement de l'enfant. Lorsque les mères les protègent, elles en payent le prix, parfois devant la justice. Nous demandons une loi intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants qui comprennent une vraie politique de protection. Car une société qui abandonne ses mères et ses enfants est une société qui renonce à la justice. Les enfants ne peuvent pas non plus s'épanouir sans un écosystème vivable. L'exploitation sans limite des corps, de la terre, et du travail reproductif relèvent d'un même système. Ce système épuise les femmes comme il épuise la terre. Nous lui opposons une société qui place la soutenabilité de la vie au cœur de ses choix. Nous demandons donc des politiques publiques tournées vers la protection des écosystèmes, vers le soin, vers l'éducation et la transmission, et vers la défense du système public de santé. Les mères et les personnes aidantes sont souvent les premiers témoins de l'impact de la dégradation des écosystèmes et de leur... conséquences sur la santé de leurs proches et sur l'habitabilité du monde. Nous revendiquons enfin la paix comme priorité. On ne peut pas appeler à faire naître des enfants et, dans le même souffle, les destiner à un monde en guerre. Nous exigeons un engagement résolu en faveur de la prévention des conflits, de la diplomatie et du multilatéralisme. Les mères savent ce que la guerre coûte. Elles savent aussi que les enfants n'en sont jamais épargnés. Nous voulons une société qui écoute les enfants, qui les considère comme des citoyens et des citoyennes à part entière, et non comme des projections utilitaristes, futurs consommateurs et consommatrices, futurs cotisants et cotisantes, futurs soldats et soldates. Nous affirmons que prendre soin de l'enfance, c'est prendre soin du monde. Nous affirmons que soutenir les mères, c'est soutenir la société, tout entière. Ensemble, construisons une société digne, qui protège, qui soutient. et qui permet à chacune et chacun de vivre et de grandir. Merci de m'avoir écoutée et bonne fête des Merveilleuses.
Merci à notre invité pour son partage et merci à vous pour votre écoute. A bientôt pour le prochain épisode de la playlist Merveilleuses.
Share
Embed
You may also like