- Speaker #0
Bienvenue dans Focus Sportpreneur, là où l'entrepreneuriat rencontre l'énergie du sport. Je suis Vanina, passionnée de basket et experte en gestion événementielle. Ici, on parle de résilience, de discipline et de leadership, mais surtout de parcours inspirants et de stratégies concrètes pour structurer et développer ton activité. Parce qu'en business comme sur le terrain, c'est la vision et l'entraînement qui font la différence. Prête, prêt à entrer dans le game ? C'est Racila, c'est l'énergie de trop. trois mondes réunis. Entrepreneuriat, engagement social et sport. C'est aussi une basketteuse, comme moi, une amie précieuse et une vraie source d'inspiration. A travers ses projets, elle montre qu'on peut entreprendre autrement en restant fidèle à ses passions et à ses valeurs de partage et de transmission.
- Speaker #1
Dans cette série d'épisodes,
- Speaker #0
on reviendra sur son parcours, ses projets et la façon dont elle conjugue entrepreneuriat et engagement. Bonne écoute ! Bienvenue sur Focus. entrepreneurs. Aujourd'hui, je suis très très très très très très très très contente d'avoir Syrah Syrah comme invitée. Bonjour Syrah.
- Speaker #1
Bonjour. Merci. J'ai été impressionnée par le très très très très très.
- Speaker #0
C'est parce que c'est vrai, c'est parce que c'est vrai. Et juste pour mettre du contexte, on se connaît depuis très longtemps. Oui,
- Speaker #1
très très très longtemps. Voilà,
- Speaker #0
très très très très longtemps. On se connaît à travers le basket, on est amis, on a joué ensemble en club au CSP19, on a joué ensemble dans des tournois à l'étranger. Et du coup, je suis très contente de t'inviter pour différentes raisons qu'on va développer au fur et à mesure. C'est parti. C'est parti. Mais d'abord, est-ce que tu peux me dire si on te demandait... Qui tu étais ?
- Speaker #1
Oui, je déteste cette question. Je sais,
- Speaker #0
mais en très court, parce qu'on va développer après, mais comment tu te définirais ? Donc, qui tu es ? Qui tu es ?
- Speaker #1
Qui tu es toi ? Je n'aime pas cette question parce que je ne sais jamais comment répondre. Et la réponse que je préfère, c'est que je suis une passionnée de basket, qui aime beaucoup être entourée de jeunes et de jeunes filles en particulier. Et du coup, tout ce que je fais tourne autour du basket, grâce au basket. Et tout ce que je fais tourne aussi autour de comment rendre le monde meilleur ensemble, pour rendre les gens meilleurs ensemble. J'aime bien, j'aime bien.
- Speaker #0
Mais parce que tu as dit tout ce que tu fais. Merci d'avoir dit tout ce que tu fais, parce que ton parcours déjà, multi casquettes. On va développer encore plus après, mais multi casquettes, aussi bien dans la communication, dans la création d'événements. Dans les marques, les podcasts. Je pense, il y a beaucoup.
- Speaker #1
Plus je fais de podcasts, plus je réponds à des questions et plus je me rends compte. Des fois, j'oublie que j'ai fait certaines choses. Et je me souviens que j'ai fait certaines choses en revenant sur ces choses-là. Mais pour résumer brièvement ce que je fais, actuellement, en général, on se définit par son poste professionnel. Donc professionnellement, je m'occupe de la communication des Jeux Olympiques de la jeunesse qui vont avoir lieu en 2026 à Dakar. C'est la première édition sur le continent, donc je suis la responsable de tout ce qui est digital et communication. Et à côté de ça, j'ai des associations sur comment aider les jeunes et notamment les jeunes filles à s'émanciper à travers le basket. Et à côté de ça, j'ai eu une marque et j'ai également une boîte. à travers laquelle j'organise des événements, des formations et des programmes basket. Et à côté de ça, il y a plein de choses. Vous voyez,
- Speaker #0
à côté de ça, à côté de ça, à côté de ça, parce que le multi-casquette, ce n'était pas juste avant, c'est encore aujourd'hui. Et c'est assez... En fait, je vais quand même avancer. Comment tu fais, parce que je voulais en parler plus tard, mais comment tu fais pour avoir toutes ces casquettes en même temps ? Après,
- Speaker #1
il y a beaucoup de casquettes qui sont liées par le basket. Le basket, c'est un peu le point central. En fait, il y a deux choses qui sont les points centrales de tout ce que je fais. Il y a le basket, d'un côté, et c'était autant professionnellement que personnellement, parce que j'ai été journaliste basket pendant longtemps. Ensuite, j'ai travaillé, je faisais de la com digital, mais que dans des contextes basket. L'association, c'est autour du basket. Moi, je joue aussi. Donc, tout était autour du basket. Et la deuxième chose qui lie un peu tout ce que je fais, en dehors de ce qui est professionnel, c'est l'associatif. Donc, tout tourne autour du basket. de l'associatif, et après il y a le basket côté entrepreneurial, et puis après il y a le professionnel. Mais tout est lié au sport, on va dire, de manière générale, avec le basket en particulier. Du coup, ça facilite un peu les choses, parce que... Par exemple, des fois, il y a une activité que j'ai, ça tourne autour du basket, c'est lié à ce que je fais professionnellement, mais j'en profite pour amener les jeunes sur l'événement ou des choses comme ça. Du coup, j'arrive à lier les choses, j'arrive à lier mes différentes fonctions. Donc, ça facilite un peu l'organisation. Après, j'avoue, avant, ça partait pas dans tous les sens, mais du coup, en vrai, je travaillais du lundi au dimanche. Mais ce n'était pas vraiment travailler. J'avais mon poste professionnellement du lundi au vendredi. Après, samedi, dimanche, c'est tout ce qui est association. Donc, on appelle ça travailler. Mais en tout cas, je ne me reposais pas forcément. Aujourd'hui, j'ai un peu compartimenté les choses. Et du coup, j'arrive à m'organiser et à quand même prendre du temps pour moi.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il y a ça pour toi et ta famille, pour le préciser. On va revenir quand même un peu en arrière. Là, tu m'as parlé communication, tu m'as parlé sport. Sauf que toi, tu as fait des études en informatique. Oui. À quel moment, justement, ça a basculé et t'as pris une autre voie ?
- Speaker #1
Ouais, moi je suis de formation, donc j'ai fait pas une école d'ingénieur, mais l'équivalent d'une école d'ingénieur à Créteil, à la fac de Créteil. C'était une formation particulière et je pense que ça a basculé à cause du basket. En fait, le basket...
- Speaker #0
Grâce ou à cause ?
- Speaker #1
Grâce au basket, c'est vrai. En fait, le basket m'a emmenée à... m'a poussée en tout cas à écrire. sur un blog à l'époque, après dans un magazine. Et je suis devenue journaliste, entre guillemets, grâce au basket. Entre guillemets parce que je n'ai pas la formation de journaliste, mais il se trouve que je suis vraiment devenue journaliste. Et j'ai mis du temps à dire que j'étais journaliste, parce que justement je ne me sentais pas légitime, parce que je n'avais pas cette formation. En France, on aime bien, tu es journaliste parce que tu as fait la formation pour être journaliste, tu es ça parce que tu as fait ce qu'il fallait pour être ça. Et on n'aime pas sortir les gens des cases. Donc du coup, moi j'ai mis du temps à m'appeler, à m'identifier comme journaliste, sauf que je l'étais au même titre que mes collègues journalistes. Et en fait, je faisais ça en parallèle de mes études, et après ça a pris le dessus sur ce que je faisais au niveau des études. Donc c'est là que ça a switché, j'ai fait une année de... En fait, pour valider ma dernière année de master informatique. J'ai fait une année à l'étranger en Grèce, sauf que c'est un Erasmus, c'est un Erasmus. Sauf qu'en fait cette année, j'ai pas choisi la Grèce par hasard. J'ai pas choisi la Grèce pour les avancées technologiques, etc. Pourquoi donc ? J'ai choisi la Grèce parce qu'il y avait une grosse compétition basket cette année-là en Grèce. Et je voulais y être pour la cour. Comme quoi. Donc du coup, j'y suis allée. Il se trouve qu'il y a eu une grosse grève étudiants cette année-là, donc on n'avait pas du tout cours ni rien. Mais par contre, niveau basket, je me suis fait plaisir. Et en fait, je pense que c'est en revenant de Grèce que j'ai switché. J'avais eu mon diplôme, en fait, donc j'ai arrêté. Et au lieu de trouver du travail dans le secteur dans lequel j'avais été diplômée, j'ai plutôt poursuivi cette carrière de journaliste en faisant de plus en plus de choses liées à ça. Je pense que le switch, c'est vraiment le switch définitif. Là, ma mère s'est dit, merde, on l'a perdu. Il s'est fait à ce moment-là.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça a... Qu'est-ce que ça t'a apporté, selon toi, le fait d'avoir été en Grèce ? Parce que je ne sais pas si tu voyageais déjà auparavant, mais là, tu faisais tes études quand même en Grèce. Même s'il y avait le basket derrière, mais qu'est-ce que ça t'a apporté de voyager ?
- Speaker #1
Je pense que j'avais déjà voyagé, mais genre des petits voyages en voiture, toi à la Hollande, l'Allemagne, etc. Même pas l'Allemagne, la Hollande, la Belgique. Mais vraiment pour faire des tournois, donc c'est des voyages de un week-end, en voiture ou en minibus. Tu ne te retrouves pas dans un autre pays tout seul, etc. Je pense que la Grèce, à part le Sénégal, mais pareil, voyage familial, c'était mon premier vrai voyage toute seule. Ensuite, c'est s'installer dans un autre pays, donc c'est encore autre chose, dans un pays où tu ne parles pas la langue. Moi, je parle anglais parce que j'aimais bien l'anglais, mais là, j'étais vraiment dans un univers 100% anglais et grec. Du coup, je suis allée quelques mois avant le début de mon Erasmus pour pouvoir apprendre le grec. et ouais c'est se retrouver Tout seul, ça, je l'avais déjà fait, puisque moi, mes parents sont de Reims. Donc, j'étais à Reims, je suis allée faire des études à Paris. Donc, je me suis installée toute seule à Paris. Mais tu restes dans un environnement que tu connais, tu vois. Et puis, en vrai, à une heure de train, ta mère, elle est à une heure de train. Donc, tu rentres le week-end. Tu connais quand même des gens, etc. à Paris. Surtout avec le basket, c'est assez petit, donc je connaissais du monde. Là, en Grèce, t'es tout seul dans un pays que tu connais pas. La langue, le grec, ça ressemble à rien d'autre. Mais je pense que ça m'a aidée à grandir. Ça m'a aidée à grandir et professionnellement. Pour le coup, le basket m'a aidée parce que j'étais dans un pays que je ne connaissais pas. Mais tu es sur un terrain de basket, quel que soit le pays. T'es sur un terrain de basket. Et ça, pour le coup, ça se connecte, tu vois. La première chose que j'ai faite, c'était de... Bon, la première semaine, je suis pas trop sortie. Ce que je connaissais pas, Athènes, c'est hyper grand. Tout est écrit en grec. Tu vois, les Grecs, ils sont pas trop anglais. Donc, du coup, tu sors, t'es perdue. Toi, c'est même pas un alphabet classique, donc tu connais pas trop. Mais en vrai, à côté de chez moi, il y avait un terrain où il y avait énormément de monde, et j'y suis allée. Et tout de suite, je me suis fait des potes. Et en plus, en Grèce, il y a pas... tant de personnes noires que ça. Donc je suis allée sur le terrain, il y avait 2-3 personnes noires, ça a connecté direct, même avec les grecs au final. Et au final, c'est encore une fois le basket qui m'a aidée à m'installer dans ce pays-là en fait, parce que je me suis fait des potes au niveau du basket. Après, les cours ont repris. Donc on avait un espèce de groupe étudiant avec tous les étrangers qui étaient venus, tous les Erasmus. Mais moi, j'avais aussi ce monde extérieur. avec le basket et qui me permettait d'être beaucoup plus... Tu vois, avec les étudiants, on restait entre nous, on allait dans les restos fréquentés par les étudiants, c'était un groupe. Tout ce qu'on faisait, on le faisait avec d'autres étudiants, etc. Là, avec le basket, j'étais complètement avec les locaux. J'étais avec les locaux grecs, j'ai rencontré des Nigérians qui étaient installés en grec depuis très longtemps et du coup, j'étais avec eux aussi. J'ai rencontré la communauté sénégalaise via le... parce qu'il y avait un joueur professionnel sénégalais qui jouait en Grèce, donc pareil. Donc ça m'a vraiment permis de m'intégrer localement, de voyager dans le pays grâce au basket. Et encore une fois, c'est le basket. Et même à l'autre bout du monde, tous les pays que j'ai fait, j'ai beaucoup voyagé. Et partout où je vais, à chaque fois, je prends une paire de baskets. Parce que la première chose que je fais qui me permet de rencontrer des gens, c'est de jouer au basket. On est allé en Thaïlande, on a joué au basket. On est allé au Pérou, on a joué au basket.
- Speaker #0
Les règles sont les mêmes,
- Speaker #1
finalement. T'es sur un terrain de basket, quel que soit le pays où t'es. C'est les mêmes personnes, tu partages la même passion. Les règles sont les mêmes. Même si on ne se comprend pas, les règles restent les mêmes. Donc, tu shoots à trois points, même si tu ne sais pas dire je shoot à trois points. Du coup, on se comprend en fait. Et tu te fais vite. Moi, je ne vais pas facilement vers les gens. Mais pour le coup, le basket, il m'aide à aller vers les gens parce que sur le terrain, je me sens en confiance. Et du coup, voilà. Donc, tu vois, même dans un pays étranger, c'est le basket, encore une fois, qui m'aide à...
- Speaker #0
Mais du coup, d'un point de vue entrepreneurial, est-ce que tu penses que ton voyage en Grèce, dans tes études, est-ce que tu penses que ça t'a apporté quelque chose ? Peut-être avec un peu de recul ou pas ?
- Speaker #1
Je ne pense pas encore. Je pense que là, j'étais encore très journaliste, j'y allais pour faire mon taf. Peut-être que ça m'a aidée à... Là où ça m'a aidée, c'est peut-être le réseau. Parce que du coup, je suis allée faire cette compétition, cette grosse compétition, c'était le Final Four Euroleague. Donc c'est le... c'est la compétition européenne de basket et du coup t'as tous les journalistes de différents pays et du coup quand t'es sur place, c'est des gens que tu connais parce que t'as parlé avec eux par mail à l'époque c'était les blogs etc donc tu vois les pseudos etc mais là tu les rencontres en vrai et rencontrer des personnes en vrai ça change tout, on met enfin un visage sur toi, on te crédibilise un peu parce que c'est facile de faire les choses de derrière son ordi mais quand t'es sur place du coup on te crédibilise, on te dit oui cette personne elle existe et puis après quand tu... tu parles aussi, il dit, ah, elle connaît vraiment son sujet et tout. Et du coup, ça aide parce que du coup, ces personnes que moi, j'ai rencontrées en Grèce, ces journalistes-là, je les ai revues sur d'autres compétitions internationales. Et du coup, quand t'arrives, tu connais un peu tout le monde et toi, c'est hyper cool, quoi. Donc peut-être qu'au niveau entrepreneurial, ça m'a aidée sur mon carnet d'adresses, forcément. Mais après, je pense que j'étais pas encore assez axée entrepreneurial. Ni même associatif, tu vois, là, je fais mon taf et je kiffe en même temps. Parce que, mine de rien, tu vas dans les salles de basket, t'écris sur les matchs que tu vois, c'est kiffant.
- Speaker #0
Ouais, j'imagine. Mais du coup, tu as dit à plusieurs reprises, tu faisais ton taf. Parce que du coup, t'étais en Grèce, en Erasmus, il y avait la compétition et tu bossais. Ouais. donc c'est Mais tu bossais, est-ce que t'es déjà à ton compte ?
- Speaker #1
Non, à cette époque-là, je bossais pour... Ouais, j'étais un peu... En fait, j'étais pigiste. Donc je bossais pour Basket Station et Rivers, donc la média pour laquelle j'ai bossé en premier. Et j'étais pigiste à l'époque, donc j'étais pas vraiment à mon compte, mais c'est comme si. Et du coup, je bossais, ouais, parce que du coup, j'écrivais des articles, etc. sur l'actualité du basket. Ce qui était un peu compliqué, c'est que nous, la... La principale source de revenus du basket, au final, c'est la NBA. Donc du coup, ce qu'il fallait, c'était couvrir toute l'actualité NBA. La NBA qui se joue avec le décalage horaire la nuit chez nous. Et moi, en fait... Ce que j'aimais, c'était regarder les matchs. C'était pas juste me lever le matin, regarder les résumés, lire les articles de la presse américaine et tout ça. Moi, je regardais les matchs la nuit. Ensuite, j'enchaînais, j'écrivais quelques actualités, les news, etc. Et puis après, par chance, j'avais pas cours. Donc le matin, ça allait. Et puis après, la journée, j'enchaînais. On a pas mal voyagé cette année-là partout en Grèce avec un groupe d'amis que je m'étais fait. Ou alors j'allais jouer, ou alors j'allais voir des matchs. Cette année, elle a été assez soft dans le sens où, comme je n'avais pas cours, je n'avais pas cet enchaînement sur toute la journée. Mais c'était cool quand j'y repense.
- Speaker #0
Tu peux resituer en termes d'années, c'était en quelle année ?
- Speaker #1
Je crois que c'était en
- Speaker #0
2005-2006, 2006-2007. Punaise, 20 ans ! On parle d'il y a 20 ans. On parle de basket, de compétition, de fait d'être jibjiste, d'assister à des matchs, il y a 20 ans. Autant aujourd'hui, on voit en fait le nombre énormément, et c'est bien, de médias, de contenus autour du basket, mais c'était peut-être pas autant.
- Speaker #1
À l'époque, il n'y en avait pas autant. Et surtout, à l'époque, on n'avait pas encore les réseaux sociaux. Enfin, on n'avait pas encore les réseaux sociaux type Instagram, etc. Je pense qu'on avait Twitter. Ce qu'on avait surtout, c'était des blogs et Internet.
- Speaker #0
Et les forums aussi.
- Speaker #1
Oui, et les forums et blogs. Et du coup, on n'avait pas beaucoup de médias internet, de médias web. Et surtout, ils n'étaient pas du tout crédibles. Un média web, ce n'était pas un média. À l'époque, c'était juste un site internet. Et là aussi, quand je disais que j'ai mis du temps à me crédibiliser en tant que journaliste parce que je n'avais pas fait la formation, il y a aussi le fait que moi, je travaillais pour un média web. Et les gens avaient du mal quand tu leur disais « Oui, tu travailles pour quel média ? » « Je travaille pour un site internet. » Les journalistes, ils ne considéraient pas ça comme un média.
- Speaker #0
Alors que c'était le futur finalement.
- Speaker #1
Les gars regardaient et disaient, ben, t'es pas un vrai média en fait, tu vois. Mais on était les plus concurrents de ces médias traditionnels, parce que nous, on sortait les news, tu vois, on regardait les matchs la nuit. Donc on sortait les news directement. Moi, j'avais un gros réseau. Et du coup, j'ai pas mal de joueurs qui m'appelaient pour me dire, je vais jouer là, je vais être transférée. Et dans le milieu de la presse sportive, dès que t'as un transfert en exclusivité, t'as la news, etc. dans tout le monde. Donc c'était un média pas traditionnel. que les gens ne considéraient pas vraiment à l'époque. Mais en même temps, c'est ce qui parlait plus à l'audience, parce que c'était une audience jeune, en fait, qui suit le basket, qui suit l'NBA. Et du coup, l'audience, nous, on leur parlait plus que le journal d'équipe ou que n'importe quel autre magazine que les gens ne lisaient plus forcément à l'époque. Mais là où c'était compliqué, c'est que ce n'était pas considéré par les médias traditionnels, mais ce n'était pas non plus considéré par les institutions. Ça veut dire que quand tu allais demander une accréditation pour un média web, ils te disaient « Ah, toi, tu es un blog, donc on ne va pas te donner la même accréditation. Tu n'as pas les mêmes accès qu'un média classique. » Alors qu'en fait, tu en fais beaucoup plus parce qu'un média traditionnel, toi, ils font un article, l'équipe, ils font une page sur une compétition et c'est tout. Nous, on suit le truc en live. Tu es capable, sur une compétition qui dure toute une journée, tu es capable de sortir 20 news toute la journée. et tu n'as pas la limitation de... On a bouclé, donc ça sortira plus tard, etc. C'était du live. Du coup, on faisait beaucoup plus de contenu, mais on avait beaucoup plus de difficultés à avoir les accès qu'il fallait pour pouvoir faire notre contenu. Par chance, on était assez bien compris. Je pense qu'on parlait beaucoup aux joueurs. Et du coup, eux, ils nous facilitaient. Moi, je les appelais. On ne disait pas, oui, passe par le département. On parlait au département, médias, etc. On appelait les joueurs, on avait les interviews qu'on voulait. En plus, on faisait des trucs un peu originaux. C'était pas genre... Toi, après un match, on leur posait pas les questions classiques sur leur performance, etc. On s'intéressait aussi à tout le storytelling, toutes leurs histoires, tout leur vécu, etc. Et ça, je pense que c'est ce qui faisait la différence et c'est ce qui faisait qu'on avait l'approbation et surtout le soutien des joueurs, des coachs, des clubs. On faisait vraiment les choses de manière différente.
- Speaker #0
Mais tu vois, tu parles de quelque chose d'il y a...
- Speaker #1
Puisque je suis à 20 ans. Là, aujourd'hui, je pense que les gens, ils n'arrivent pas. Là, maintenant,
- Speaker #0
c'est normal, en fait, faire du storytelling autour d'un joueur,
- Speaker #1
etc. On donne même plus de crédit aujourd'hui à un média, un média web, mais même pas. Juste un média qui a un compte Instagram. Genre, un média qui, tout son contenu repose sur un compte Instagram, a plus de crédit aujourd'hui. Tu vois, les marques, par exemple, elles vont appeler les créateurs de contenu pour couvrir des événements, etc. Et pas forcément les médias traditionnels. Donc la tendance, elle s'est complètement inversée. Alors qu'avant, franchement, on galérait à avoir les accès et tout. Aujourd'hui, si t'es créateur de contenu, t'as plus de chances d'être partout et d'être partout et d'être tout frais payé qu'un magazine comme l'équipe, tu vois. Donc ça s'est complètement inversé. Et je pense qu'aujourd'hui, les gens qui... Les jeunes, la nouvelle génération, je pense qu'ils auraient même du mal à imaginer à quel point c'était galère. Mais même, tu vois, des concepts marrants, Des concepts qui sortaient un peu du lot, par exemple Lady Hoop, moi j'ai un site sur le basket féminin.
- Speaker #0
T'as dit Lady Hoop, oui voilà, Lady Hoop, tu peux dire rapidement ce que c'est ?
- Speaker #1
En fait c'est un site sur le basket féminin que j'ai créé, parce que je trouvais qu'on parlait pas assez des filles, des filles dans le basket. Et moi je trouvais aucune info, ça m'intéressait, parce que moi je suis une fille, donc je me disais je vais voir les gens qui sont comme moi. Ça m'intéressait mais je voyais nulle part parler de basket féminin, genre à la télé. On ne voyait pas dans les magazines et tout, personne n'en parlait. Mais il existait ce monde du basket féminin.
- Speaker #0
Et on parle de quand ? De quelle date ? Quelle année ?
- Speaker #1
Et on parle de... Allez, ça, c'était 2000. C'était même avant la Grèce. C'était plus 2000... Toi, la fin des années 2000, tu es d'accord ? Début des années 2000, oui. Et donc, du coup, j'ai créé le site pour pouvoir parler de basket féminin. Donc, j'écrivais, je me baladais dans les matchs, etc. J'écrivais des articles sur le basket féminin. Je faisais des portraits de joueuses. Et à l'époque, YouTube, ce n'est pas YouTube aujourd'hui. C'était YouTube, c'était... C'était YouTube, quoi. C'était un truc un peu... C'est un truc d'extraterrestre. Et nous, on avait eu l'idée... En fait, le basket féminin, ce n'est pas que ça n'intéressait pas. C'est que le féminin est de toute façon... Tout ce qui est féminin est de toute façon moins médiatisé. Mais je pense que nous, en tout cas, le parti qu'on avait pris, c'était de dire si on veut intéresser les gens, il ne faut pas que ce soit de parler que des... performances de ce qui se passe sur le terrain. Parce que de toute façon, c'est pas montré à la télé. Donc même si tu parles des matchs aux gens, ils les voient pas, donc ça a pas de sens. Donc on a pris le parti de désintéresser en racontant la vie des filles et en tournant nos sujets autour des filles. Et par exemple, c'est tout con, mais on avait un concept qui était trop cool à l'époque, mais aujourd'hui qui doit sembler ridicule, c'est « qu'est-ce que t'as dans ton sac ? » Et genre, on allait voir les joueuses et elles nous disaient ce qu'elles avaient dans leur sac et tout. Mais c'était pas juste dire ce que t'as dans ton sac, c'est... dire ce que t'as dans son sac, ça en dit long. Tu vois, genre, t'as un livre, du coup, on parlait du livre. Et du coup, on parlait de plein de choses. Je sais pas, par exemple, à l'époque, les basketteuses, elles se maquillaient pas sur le terrain. C'était genre, mais tu vois, pourquoi tu vas te maquiller alors que tu vas jouer au basket ? Mais il y avait Émilie Gomis qui jouait toujours avec du rouge à lèvres, rouge sur les lèvres. Et du coup, elle avait un rouge à lèvres dans son sac. Donc, quand tu lui dis que ce que t'as dans ton sac, elle dit, bah, j'ai toujours dans ton sac de basket, elle a toujours son rouge à lèvres. et du coup, tu discutes deux choses. Donc pour nous, c'était un concept qui a hyper bien marché. Les joueuses, elles jouaient grave le jeu parce qu'elles étaient trop contentes de pouvoir dire ce qu'elles avaient, puisque ça reste des femmes. Donc elles étaient contentes de pouvoir déballer leur sac et dire « moi je vais avec un rouge à lèvres rouge, etc. » Mais c'était un truc, les clubs, si on passait par les clubs, on n'avait aucun accès. Parce que les clubs disaient « mais c'est ridicule votre truc, à quoi ça sert de parler de ça alors qu'on est dans le basket, etc. » Donc on avait énormément de mal à avoir accès aux jeux en passant par les clubs. sauf qu'on passait directement par les joueuses parce qu'on les connaissait et qu'elles étaient contentes qu'au final quelqu'un parle enfin d'elles même si c'était pas, en fait c'était parler d'elles en tant que basketteuse en prenant l'excuse de en prenant pour prétexte des sacs etc et du coup elles nous donnaient accès très très facilement à l'une, à l'autre des joueuses etc donc on galérait mais on avait quand même nos soutiens qui étaient les joueuses et c'était le principal au final. Donc toi, ces petits concepts, aujourd'hui, ça paraît tellement ridicule, mais à l'époque, c'était pas révolutionnaire, mais c'était ouf de se dire on est dans le basket, donc pourquoi tu parles du sac de telle joueuse et de telle joueuse ?
- Speaker #0
En tout cas, maintenant, t'as un peu plus de... Je vais parler médias, mais médias autour du basket féminin. Là, en tête, j'ai Tycees en tête, j'ai Oups Legacy et I Can Play, et qui vont un peu plus loin que ce qui est proposé. Et maintenant, tu as aussi d'autres médias qui faisaient que masculin et qui avaient, après, c'est mon avis, selon moi, qui ont commencé à parler, qui n'avaient pas le choix, en fait, de parler de basket féminin. Mais bon, je ne vais pas rentrer dans un débat. Mais il y a 20 ans, c'était autre chose. Même ne serait-ce que voir à match l'équipe de France à la télé.
- Speaker #1
Oui, c'était galère. Mais je pense qu'on était des médias 100% féminins de basket. Je pense qu'on était de... il y avait Lady Hoop et il y avait un autre, je crois que c'était Basketball, ça s'appelait Basketball après le gars était dans le Nord donc c'était très orienté, basket féminin dans le Nord, Valenciennes, etc et puis ça restait très performance c'est très résultat de match quel joueuse a scoré et tout ça,
- Speaker #0
ça sortait pas de là donc il y avait moins de storytelling autour de la joueuse et de la femme en fait avant tout Ok, ok. Quand tu étais pigiste, du coup, tu t'étais pas mis à ton compte quand j'y mettais à ton compte ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que tu n'avais pas créé de micro-entreprise ? Non, non, non. Quand j'étais pigée, je pense qu'au début, je n'étais même pas pigée. J'étais employée chez... Bon, au début, j'étais bénévole. J'étais très passionnée. Donc au début, j'étais bénévole, volontaire, on va appeler ça, chez Basket Station, donc je n'étais pas forcément payée. Du coup, je travaillais à côté pour pouvoir... Voilà. Après, ils m'ont finalement employée. Donc, j'étais employée chez eux. Et après, ça s'est mal terminé. Donc, je l'ai quittée. Et c'est là que je suis devenue pigiste. Parce que c'est là que je n'avais pas de médias dédiés. Je n'étais pas étiquetée tel média. Mais je devais écrire mes sujets et les vendre à d'autres médias. Donc là, c'est pigiste. Après, pigiste, c'est un statut différent. Tu n'as pas besoin de créer une entreprise. D'accord, je ne savais pas. Pour ça, tu factures juste le média. Là, j'avais ma carte de... J'avais une accréditation journaliste, j'avais ma carte de presse à cette époque-là. Et là, du coup, tu as un statut pigiste où tu n'as pas besoin de créer d'entreprise, etc. Mais je pense que pas longtemps après ça, j'ai quand même créé ma première entreprise. Ah non, j'ai créé une association. C'est une association des dizaines de basketballs. Mais à l'époque, il n'y avait pas encore ce... Et puis, je pense que ce n'était même pas... C'est ça, c'est arrivé. C'était pas si vieux que ça, les statuts d'entreprise individuelle, d'auto-entrepreneur, etc. Je pense que ça existait même pas encore à cette époque-là.
- Speaker #0
À quel moment ? Est-ce qu'à un moment donné, t'as créé une micro-entreprise ou une société ?
- Speaker #1
Ouais, mais tard. Pourquoi ?
- Speaker #0
Tard, finalement ?
- Speaker #1
Ouais, je crois que... Ouais, j'ai créé parce que du coup, le monde de la presse, c'est cool quand t'as un média attitré. À l'époque, pas aujourd'hui. Mais à l'époque, quand t'as un média attitré, t'es pigée, c'est très difficile. Ouais. Et en plus, au basket, il n'y a pas tant de médias que ça. Ça ne paye pas tant que ça. Donc, c'était très facile quand il y avait des compétitions internationales, l'équipe de France. Et c'était facile parce que moi, je me déplaçais. Donc, du coup, j'allais sur place, je ne sais pas, un championnat en Lituanie, un championnat du monde en Turquie, même en Chine, tu vois. J'allais sur place. Et comme les médias n'envoyaient pas forcément des gens, j'arrivais facilement à vendre. Par exemple, l'équipe de France, 20 minutes, ils n'envoyaient personne. du coup moi je vendais mes papiers à 20 minutes d'accord basket USA à l'époque, je pense que le média n'existe plus ou était revendu. J'ai un doute, oui. Mais moi, je bougeais beaucoup en fait, et même en Afrique, tu vois, sur des compétitions en Afrique, il y a un truc qui s'appelle, c'était l'Africa Game et c'est la NBA qui a organisé ça, donc t'as des joueurs NBA qui venaient faire un match à NBA en Afrique, du Sud. Moi, je me déplaçais, et du coup, ça, tu peux pas ne pas couvrir des joueurs NBA qui sont en Afrique, tu vois. Mais j'étais la seule française, entre guillemets, à me déplacer, donc ça, j'arrivais assez facilement à vendre. Mais c'est assez compliqué. Et à l'époque, c'est à cette époque-là que les réseaux sociaux sont arrivés. Et moi, comme, bah mine de rien, j'ai une formation d'ingénieur informatique et que j'aime beaucoup tout ce qui est lié à l'informatique, tu vois, je sais créer des sites web, etc.
- Speaker #0
Un peu geek.
- Speaker #1
Ouais. Bah du coup, je me suis vite intéressée à cette histoire de réseaux sociaux. Tu vois, à l'époque, quand Reverse, on avait des réseaux, c'est moi qui les gérais. Moi, personnellement, j'aimais bien. J'avais un blog sur les baskets, sur les chaussures de basket. J'avais un blog. J'avais plein de blogs en fait sur tout ce que je faisais et du coup je me suis prise de passion pour ça et donc je suis vite tombée dans la communication digitale. Et donc après, en voyant que le monde de la presse ne mènerait pas forcément loin, j'ai même écrit pour des médias américains. C'était même plus simple pour moi de vendre des papiers sur des joueurs américains qui étaient en France. à des slam magazines ou d'autres médias américains. Mais j'ai vu que c'était quand même assez limité et qu'à ce moment-là, il y a tout ce qui était digital qui explosait. Du coup, je me suis réorientée dans communication digitale. Et je faisais ça, mais toujours dans le monde du basket. Je le faisais pour des institutions basket.
- Speaker #0
C'était en quelle année, ça ? Parce que là, tu dis communication digitale, comme si aujourd'hui, c'est normal. Tu distingues ça à l'époque.
- Speaker #1
Mais avant, il n'y avait pas de métier. Le métier de community manager, avant, ça n'existait pas. Merci à vous.
- Speaker #0
Toi, tu gérais les réseaux sociaux, vous savez que c'était pas ça. Non. C'était quoi les réseaux sociaux ? C'était il y a 2010, tu vois. Donc c'était pas si loin que ça, à la mine d'oreille.
- Speaker #1
Il y avait déjà les Skyblog, MySpace à l'époque. Ça,
- Speaker #0
c'était fini. Ça, c'était fini. Ouais, MySpace et tout, c'était avant même 2000, avant que j'aille en Grèce même. Parce que moi, j'avais un Skyblog. Les jeunes ne comprendraient peut-être pas là.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
c'était vraiment au début. Mais après, il y a eu Facebook surtout. En fait, c'était beaucoup Facebook, Twitter. Instagram, c'est venu plus tard. mais en tout cas Facebook et Twitter c'était les deux plus gros genre quand t'avais un site tu devais partager, et que tu écrivais un article, tu devais partager sur Facebook pour avoir de l'engagement et pour que les gens viennent sur ton site ou sur Twitter. Et donc, du coup, j'ai commencé à faire de la communication pour les institutions, pour les événements. Donc, par exemple, K54, tu vois, événement K54, j'ai géré les réseaux sociaux du Quai dès le début, pour la NB Afrique. Dès qu'ils faisaient un événement en Afrique, on m'appelait. Au Sénégal, en Afrique du Sud, on m'appelait pour aider à faire du contenu sur les réseaux sociaux. Et ouais, pour des trucs comme ça. Après, moi, j'avais mes propres sites, mes propres initiatives aussi. Donc ouais, c'était ça, le côté un peu communication digitale. Et là, en fait, j'ai vite dû monter une autre entreprise pour pouvoir facturer mes services à cette personne-là. Donc c'est là que ça a commencé vraiment.
- Speaker #1
Alors que finalement,
- Speaker #0
tu travailles déjà depuis. Oui, je pense que j'y arrive depuis. En fait, il y a plein de choses. Moi, je suis entrepreneur depuis des années, sauf que formellement. J'ai créé ma première entreprise, je pense, en 2012, un truc comme ça. Mais en fait, avant, tu le fais, mais tu ne mets pas forcément un nom dessus. Et aujourd'hui, on aime bien mettre des noms sur tout. Ça n'a rien à voir. Mais je vois, toi, la maternité a le mois d'or. Le mois qu'on... En fait, c'est le mois de postpartum. Tom, après avoir accouché, tu passes un mois où tu fais rien, tout le monde s'occupe de toi. Nous, en Afrique, au Sénégal, ça existe depuis la nuit des temps. Quand une femme accouche, pendant un mois, déjà, elle va chez sa mère pendant un mois, elle ne fait rien, tout le monde lui ramène à manger, ses cousines, ses sœurs, les amis viennent pour faire la lessive pour elle. Vraiment, tout le monde s'occupe d'elle et du bébé. Et ça, c'est depuis la nuit des temps. Mais aujourd'hui, on a mis un mot dessus, ça s'appelle le mois d'or. Et donc, du coup, on a l'impression que le truc vient d'être inventé, entre guillemets, sauf que c'est des choses qui existent depuis la nuit des temps. Il y a plein de choses comme ça. Aujourd'hui, des concepts qu'on a l'impression d'avoir créés, alors que c'est des choses qui existent depuis la nuit des temps, sauf qu'on n'a pas mis de mots dessus, ou les gens qui le font n'ont pas mis de mots dessus.
- Speaker #1
Voilà pour cette première partie avec Syrah Silla. où l'on a découvert son parcours, de ses études à l'étranger jusqu'au journalisme sportif et la communication. Dans le prochain épisode, on parlera de ses projets associatifs et entrepreneuriaux, avec des initiatives marquantes et des anecdotes qui témoignent de son engagement. Donc, à ne pas manquer et à bientôt sur Focus Parpreneur !