- Speaker #0
Bienvenue dans Focus Sportpreneur, là où l'entrepreneuriat rencontre l'énergie du sport. Je suis Vanina, passionnée de basket et experte en gestion événementielle. Ici, on parle de résilience, de discipline et de leadership, mais surtout de parcours inspirants et de stratégies concrètes pour structurer et développer ton activité. Parce qu'en business comme sur le terrain, c'est la vision et l'entraînement qui font la différence. Prête, prêt à entrer dans le game ? C'est Racila, c'est l'énergie de trop. trois mondes réunis. Entrepreneuriat, engagement social et sport. C'est aussi une basketteuse, comme moi, une amie précieuse et une vraie source d'inspiration. À travers ses projets, elle montre qu'on peut entreprendre autrement en restant fidèle à ses passions et à ses valeurs de partage et de transmission.
- Speaker #1
Dans cette série d'épisodes,
- Speaker #0
on reviendra sur son parcours, ses projets et la façon dont elle conjugue entrepreneuriat et engagement. Bonne écoute ! Pour moi, t'es pas entrepreneur au moment où tu crées ta société. En plus, t'as différents types d'entrepreneurs. Et là, de par les initiatives et actions que tu as fait, projets que t'as montés, t'es entrepreneur social aussi. Donc pour moi, t'as monté plein de projets, tu es sur plein de projets, tu es entrepreneur. T'as osé entreprendre, tu as fait, tu as agi, tout simplement. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, on dit entrepreneur, en un moment de temps. t'es freelance, t'as ton compte, t'as monté ta société c'est tout, sauf que non finalement il y en a qui sont entrepreneurs et qui sont entrepreneurs dans des associations comment on les qualifie ? on dit juste que c'est juste des associés ils font du social et c'est tout non,
- Speaker #1
ils montent des gros projets alors qu'ils sont en association qui sont dans l'associatif, c'est le statut association, parce que je pense que c'est la règle du fait qu'il n'y ait pas de business c'est le côté business qui fait qu'il est différent Mais quand tu es dans l'associatif, tu es tellement entrepreneur parce que tu crées des projets, tu apprends à gérer un budget parce que tu dois gérer un budget pour tel projet. Tu apprends à répondre à des appels à projets qui équivaut un peu à un appel d'offres pour une entreprise. Tu apprends à gérer des gens parce que tu as ton équipe de bénévoles, etc. Et c'est encore plus difficile parce que tu apprends à gérer des gens qui ne sont pas payés. Et du coup, c'est des gens qui ne te doivent rien du tout parce que tu ne les payes pas. donc tu ne veux pas te permettre de leur dire ouais il est 9h t'es en retard ou t'as pas fait ton taf etc la personne elle te donne de son temps et tout donc c'est encore plus difficile à gérer qu'entrepreneur business tu vois donc pour moi tous ceux qui sont dans l'associatif c'est des entrepreneurs nés et puis t'apprends à tout faire parce que quand t'es dans l'associatif des fois c'est toi et toi donc tu fais tout tu dois passer une commande, créer un design créer un visuel donc tu fais tellement tout, qu'au final, ça te donne plein de casquettes qui, quand tu es dans une entreprise classique, en fait, tu as un rôle, une personne a un rôle, et dans une entreprise classique, ce rôle-là, il serait divisé en 25 postes, parce que tu as un graphiste, tu as une personne qui gère les factures, une personne qui gère la relation publique, tu as différentes personnes qui gèrent différentes choses. Dans l'associatif, tu peux avoir une personne qui gère toutes ces choses-là. Donc en fait, t'es entrepreneur d'un âme quand t'es dans l'associative. C'est juste que t'es, oui, comme tu dis, t'es entrepreneur social. Y'a pas le côté business. Ouais,
- Speaker #0
c'est ça. T'as parlé de subventions, les recherches de financement, les recherches de partenaires. Tous ces sujets-là qui sont... Ok, peut-être que quand t'as lancé ton association, tu voulais aider des jeunes. Puis à la finale, tu dois gérer ta compta, faire ta communication, tes visuels. T'apprends sur le tas, t'as pas le choix.
- Speaker #1
Ouais, t'as pas le choix. Ouais, c'est un peu ça, ouais.
- Speaker #0
Donc, on va jouer à une sorte de petit jeu, toutes les deux. Alors, tu l'as dit, tu as eu beaucoup d'activités, tu as eu beaucoup de projets, etc. Là, je vais te donner juste le nom ou une phrase et tu vas juste me pitcher en une phrase. Un pitch pour me dire un peu ce qui se passe et un souvenir ou une leçon.
- Speaker #1
Un souvenir ou une leçon, ok. Ok,
- Speaker #0
t'es prête ? Je commence par Lady Hoop.
- Speaker #1
Alors Lady Hoop, c'est mon site sur l'actualité du basket féminin. Et un souvenir, mon plus beau souvenir, j'ai deux souvenirs. J'ai deux beaux souvenirs. Après, toute l'aventure a été incroyable, ça a duré dix ans, je pense. Mais un de mes plus beaux souvenirs, c'est une des joueuses avec qui... Bon, il y a plusieurs joueuses avec qui je me suis au final liée d'amitié. Et notamment Edwige Lawson, qui était meneuse en équipe de France et qui, à l'époque, jouait en WNBA à San Antonio. Et il se trouve qu'une année, je suis allée en vacances. Après, je ne vais jamais en vacances au hasard, mais je suis allée en vacances à New York. Et je suis allée en vacances à New York parce qu'il y avait la WNB à ce moment-là. Et donc, il y avait un match, c'était New York-San Antonio, à New York. Et donc, j'ai appelé Edwige et tout. Je lui ai dit, ouais, je suis à New York. J'ai vu que tu venais jouer contre New York. Donc, dis-moi et je viendrai te voir. Mais c'était vraiment, je l'ai appelé vraiment juste parce que par passion pour le basket, je voulais aller voir le match. et puis la voir parce que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue. Et donc, je vais voir le match, je me fais accréditer, c'était... hyper facile. Et j'ai halluciné parce qu'en France, je galérais tout le temps à me faire accréditer alors qu'il n'y avait personne qui couvrait le basket féminin. Et aux Etats-Unis, j'ai appelé, j'ai dit oui, je suis un média français, je couvre le basket féminin. Ils m'ont dit oh bien, accréditation, t'as ta place, etc il te donne un t-shirt de l'équipe et tout hyper simple Et j'ai découvert que c'était en fait la France qui était compliquée. Je pensais que c'était le monde entier. Et en fait, j'ai découvert que c'était la France qui se compliquait vraiment les choses à l'époque. Et du coup, à la fin du match, elle me cherchait. Donc je descends et tout. Je lui dis bonjour, etc. Elle me dit, viens. Et je lui dis, viens où ? T'es pas changée et tout. Et je la suis. Et en fait, je vais dans les vestiaires. À l'époque, elle jouait avec Becky Hamon, qui est aujourd'hui la coach de Las Vegas. des A6 donc donc elle me présente au fil du vaisseau après je l'attends dehors et elle me dit bah on va manger si tu veux tu viens avec nous et je dis bah ouais bah si tu veux on se retrouve elle me dit non viens avec nous et je monte dans le bus de l'équipe donc je suis dans le bus de l'équipe elle assise juste derrière le coach à côté des joueuses etc elle me présente à 2-3 joueuses avec qui elle allait jouer c'était 2-3 européennes et donc du coup je me retrouve dans le bus des joueuses de l'équipe de San Antonio et à l'époque que c'était une des meilleures équipes. genre elles ont gagné un titre, etc. Donc c'était vraiment une des meilleures équipes de WNBA. C'est comme si aujourd'hui je montais dans le bus de Las Vegas. Et du coup, je monte dans le bus et puis on va au resto avec deux, trois joueuses et puis je passe la soirée avec elles. Complètement, toi, ouf. Et le deuxième très bon souvenir que j'ai, et c'est dommage, mais c'est encore aux États-Unis. Il y a une année, l'équipe de France... pour préparer une compétition mondiale qu'il y avait, elles ont fait un stage aux États-Unis. Et c'est un stage aux États-Unis qui avait été fait aux États-Unis parce qu'ils étaient dans le cadre d'un tournoi avec la France, les États-Unis, les États-Unis, les meilleures équipes au monde, l'Australie et le Canada. Donc il y avait ces quatre équipes-là. Et c'était un tournoi et c'était autour de New York. Donc il y avait un match à New York, un match dans Tennessee et après l'autre, je ne sais plus c'était où. Et du coup, avec un pote, on y va. pour couvrir le truc. Et parce qu'à l'époque, il y a Marine Joannès qui venait d'arriver en équipe de France. Sauf que Marine, nous, ça faisait hyper longtemps qu'on la suivait. Depuis qu'elle était toute jeune à Mondeville déjà, avec un pote, on filmait tous ses matchs, etc. Et du coup, en fait, elle est en équipe de France et l'équipe de France à New York. Et moi, je ne sais pas pourquoi, je me suis dit, si elle joue en WNB un jour, elle ira à New York, c'est sûr. Elle a trop genre la hype et tout pour jouer à New York. Et donc, avec mon pote, on s'est dit... Bah, le match France-USA, comme par hasard, c'était le match qui devait jouer au Madison Square Garden. Donc on se dit, attends, on va aller là-bas, on va voir ses premiers pas au Madison Square Garden, genre sa toute première fois. Et dans quatre ans, quand elle sera draftée en WNBA, on ressortira la vidéo et on se dira, bah, elle a quatre ans, elle était déjà là. Et le truc de ouf, c'est qu'elle joue à New York, elle joue en WNBA, elle est à New York, tu vois. Et donc, du coup, on y va, à nos frais. C'est le média. à être aux Etats-Unis pour couvrir l'équipe de France. On galère à avoir les accréditations pour accéder aux entraînements d'équipe, aux joueuses. Sauf que moi, je les connais encore une fois. Donc, je les appelle, etc. Et par contre, aucun souci pour aller voir les Américaines. La chargée de la presse des médias américaines, elle me dit, voilà une accréditation. Vous avez accès à 30 minutes à la fin de l'entraînement. Après, vous me dites quelles joueuses vous voulez faire et je vous les ramène. Et franchement, on a fait toute l'équipe. à ce moment-là. Surtout qu'on avait nos concepts de différentes interviews. C'est pas ce que tu as dans ton sac, mais il y avait d'autres interviews un peu hors basket. On avait toutes les choses. On avait Diana Torazi, on avait Sue Bird, on avait Britney Green, il y avait Maya Moore à l'époque.
- Speaker #0
Il y a des légendes pour ceux qui connaissent pas.
- Speaker #1
On avait toutes les choses. Et on allait à chaque entraînement des Américaines. Et ils nous mettaient trop trop bien. Et à côté de ça, il y avait la France qui était là. Et je pense déjà que les dirigeants ne savaient pas qu'on était là. Et en fait, on galérait juste à parler au juste. C'était assez ouf. Et c'était un peu ce qui m'énervait. Mais ça reste un bon souvenir parce qu'on a fait l'équipe de France aux États-Unis. On a fait la première fois de Marine Johannes à New York avant même qu'elle soit draftée, etc.
- Speaker #0
T'as encore les rushs ?
- Speaker #1
J'ai encore les rushs. J'ai tout. Le jour où il faut faire un film sur Marine Johannes, j'ai des pépites parce qu'on l'a vraiment suivi. Je pense qu'elle avait 14-15 ans quand on a commencé à la filmer et à faire des interviews d'elle et tout. Donc on a vraiment des archives incroyables sur Marine Joannès. Et surtout, cette première fois, elle arrive dans la salle, elle voit la salle pour la première fois, ça on a filmé. Même tous, il y en a beaucoup qui n'étaient jamais allés aux États-Unis. On a Andy Miem qui est retraité aujourd'hui, mais on a sa première fois là-bas. Il y a plein de jeux qu'on a. Isabelle Yakubu, c'était la première fois qu'elle est allée à New York. Donc il y a plein de jeux comme ça qu'on a. Et c'était vraiment cool. C'était vraiment un beau moment. Donc par rapport à Lady Who, c'est ça.
- Speaker #0
ça a duré hyper longtemps désolé je vais faire plus court pour ceux qui qui la connaissent pas là vous voyez qu'elle était vraiment passionnée et elle est encore passionnée de basket et moi je l'écoute comme ça parce que je suis aussi passionnée qu'elle et c'est là où on se rejoint en fait toutes les deux c'est notre passion qui a fait que on a fait des choses ensemble et merci déjà pour ce que t'as fait Pour le basket féminin à l'époque, parce que déjà, il n'y avait pas grand-chose.
- Speaker #1
Oui, il n'y avait rien. Donc là,
- Speaker #0
avec le peu que tu as fait, ça a permis à des personnes de voir comment ça se passait, etc. Et tu y as été par passion, quoi.
- Speaker #1
Oui, si tu n'es pas passionnée, tu ne fais pas ça. Parce que tu es payée au lance-pierre. Quand j'étais employée chez Basket Session River, tu étais payée au lance-pierre. Tu payes tes voyages. Toi, tu payes tes voyages. Comme tu payes tes voyages, tu ne prends pas un vol direct. Tu prends un vol avec escale. tu mets 24 heures à la New York T'es pas dans un hôtel 4 étoiles, t'es dans une auberge de jeunesse et tout, tu vois, on a fait ça dans tous les pays. Mais en fait, si t'es pas passionné, tu fais jamais ça. Si t'es pas passionné, tu vas prendre un taf, t'es payé, et tu payes tes tickets pour aller voir les matchs, etc. Mais là, y'a que la passion qui te fait faire ça pour rien. C'est ça, c'est pour rien, en fait.
- Speaker #0
Tu travailles sans compter et tu vas voir.
- Speaker #1
C'est le sport, le sport, c'est du lundi au vendredi. Le sport, les compétitions, c'est samedi et dimanche. Et la nuit,
- Speaker #0
c'est pour la NBA.
- Speaker #1
Et la NBA, c'est la semaine, la nuit. Donc, tu travailles tout le temps. Tu travailles tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et ça, c'est avec la passion qu'ils te faisaient.
- Speaker #0
Oui, bien oui. J'ai encore une liste qui arrive un peu plus...
- Speaker #1
Oui, je vais faire quoi ? Je vais faire quoi ?
- Speaker #0
Basket Session, tu en as parlé un petit peu.
- Speaker #1
Oui, Basket Session, c'était le site d'actualité basket pour lequel je bossais, le premier pour lequel j'ai bossé. J'ai beaucoup de bons souvenirs. Parce qu'il y avait un forum, il y avait toute une communauté autour de ça. Après, ça s'est fini un peu en cacahuète. Du coup, je n'ai pas gardé un très bon souvenir. D'accord.
- Speaker #0
Los Angeles et Kobe. Los Angeles,
- Speaker #1
j'attendais. Los Angeles, encore un souvenir à New York. On était ensemble. Pas à New York, mais aux États-Unis, on était ensemble. Du coup, Los Angeles et Kobe. On m'a appelé, Nike m'a appelé pour faire partie du pool de journalistes qui allait couvrir la sortie de la... COBI 8, donc sa huitième signature chose. On était deux journalistes français. Il y avait un journaliste, à l'époque, qui lançait l'équipe 21. Donc ça n'existait pas encore, mais il voulait lancer l'équipe 21 avec ce sujet-là. Donc on était deux journalistes, on était un homme et une femme. Donc il y avait ce journaliste de l'équipe, désolée, j'ai oublié le prénom, et j'étais là. Et il y avait moi, et il y avait d'autres journalistes étrangers. Des Européens, on n'était pas beaucoup.
- Speaker #0
En quelle année ?
- Speaker #1
En 2012.
- Speaker #0
2012.
- Speaker #1
Et du coup, on est allé à Los Angeles tout frais payé. Donc, un vol direct par rapport à ce que je disais tout à l'heure, vol direct, hôtel 5 ou 6 étoiles. D'où tu m'as rejoint à Los Angeles.
- Speaker #0
Exactement,
- Speaker #1
ouais. Voilà. Et du coup, on a fait un entraînement au Stable Center. On est allé dans les vestiaires des Lakers, qui étaient personnalisés. On avait nos noms et tout. On a eu un gros sac de goodies, dont la Kobe 8 qui venait de sortir. Donc ça, c'était le premier jour d'entraînement. le deuxième jour en rencontre avec Kobe Bryant et une interview de Kobe Bryant en one-to-one. Donc ça veut dire qu'on avait chacun dix minutes avec lui. Donc je suis partie des journalistes qui ont interviewé Kobe en one-to-one et c'était incroyable.
- Speaker #0
T'as encore la photo, je crois que je suis regardée ton compte Twitter, je crois que c'était ta photo de profil.
- Speaker #1
Incroyable et c'était trop cool. On a passé une semaine là-bas, on a fait d'autres activités, ils nous ont donné plein de choses. on est allé voir des matchs et ouais on était ensemble c'était cool et je crois qu'il faisait pas beau à cette période non il pleuvait mais je pense que c'est un de mes meilleurs souvenirs de toute ma carrière de basketteuse
- Speaker #0
ouais tu m'étonnes je pouvais pas ne pas en parler mais Cher Yurchoz
- Speaker #1
Cher Yurchoz c'est une association que j'ai montée avec trois autres filles Parce que c'est là que je commençais un petit peu à aller beaucoup au Sénégal. Et je voyais souvent des joueurs qui jouaient avec des chaussures, des baskets, qui n'étaient pas en très bon état. Et moi, je connaissais plein de joueurs en France. Et en France, les joueurs, ils ont des contrats, ou même les clubs, ils ont des contrats avec des marques. Et si demain, ton contrat avec ta marque change, du coup, tu jettes toutes tes chaussures. Et de toute façon, les joueurs de basket en France, et les joueurs pros notamment, chaque année, ils ont quatre paires. et puis après quand... l'année elle change, ils jettent. En tout cas, ils n'utilisent plus leurs paires. Donc, l'idée qu'on a eue, c'était de collecter toutes ces paires de baskets que les gens n'utilisaient plus. Et notamment en bon état. Donc, par exemple, sur le Mans, le club du Mans, ils nous ont filé, mais je pense, 200 paires de baskets parce qu'ils changeaient d'équipement à ce moment-là. Donc, il y avait des paires neuves, etc. mais qu'ils n'utilisaient plus. Et du coup, on les envoie dans des clubs après sur le continent. Donc, on a fait le Sénégal parce que... au Sénégal, parce que moi j'y suis. On a fait le Cameroun, le Congo, on a envoyé en Zambie, on a envoyé un peu partout. Donc l'idée c'est share your shoes, donc partage tes chaussures. de collecter des chaussures en très bon état ou neuves pour pouvoir les donner à des jeunes basketteurs en Afrique.
- Speaker #0
D'accord. Ça, c'était quand ? Ça,
- Speaker #1
c'était 2015-2016. Mais on continue encore. Des fois, on a des demandes et du coup, un peu moins parce que je ne suis pas là et du coup, je ne peux pas gérer la collecte. Mais voilà, ça peut se réactiver à tout moment.
- Speaker #0
D'accord. Paris Lady Basket.
- Speaker #1
Paris Lady Basket, c'est un club que j'ai monté en 2000. J'ai oublié. Mais c'est un club que j'ai monté avec une personne. C'est un club 100% filles qu'on a monté dans le 20e arrondissement. Parce que moi, j'avais cette frustration de... Et d'ailleurs, c'est un peu ce qui a motivé le truc. J'ai des potes filles qui jouent aux finances, au ministère des Finances.
- Speaker #0
Sur Paris,
- Speaker #1
pour ceux qui ne connaissent pas. Et elles sont qualifiées pour les playoffs, pour aller jouer, pour monter en N1. je crois. Et en fait, elles n'ont pas pu aller jouer ces playoffs parce que le club n'a pas voulu prendre en charge les déplacements. Tu vois, truc tout con. Alors que la même année, leur équipe département ou région garçon était payée. Donc en fait, le club préférait mettre son argent sur les garçons plutôt que sur les filles. Et à chaque fois, c'est pareil. En France, dans beaucoup de clubs, quand par exemple, il y a un vestiaire, il y a le vestiaire homme, le vestiaire fille, et bien s'il y a un vestiaire qui est en travaux, par exemple, le vestiaire homme est en travaux. et bien au lieu de dire aux hommes allez vous changer je sais pas où on va dire aux filles allez vous changer je sais pas où et on va donner les sers-filles aux hommes les inégalités en tout cas sur les équipes filles et hommes moi ça m'énervait un peu et du coup je me suis dit en vrai la seule solution pour vraiment mettre tout ton argent sur des filles c'est d'avoir un club que de filles et puis aussi à l'est parisien il y a un gros comment on dit du potentiel et il y a beaucoup de filles qui sont là-bas et qui est qui ne jouent pas forcément en club parce qu'elles n'ont pas les moyens de se déplacer dans des clubs qui sont bons, etc. et qui proposent des bonnes choses. Et donc, du coup, il y avait un trou dans le 20e et il n'y avait pas de club féminin. Donc, on a monté ça et c'était cool. Moi, je n'ai pas duré longtemps parce qu'après, on sait un peu nos valeurs. On a pris des chemins différents, on va dire. Et moi, j'ai décidé de ne pas y rester, mais j'y ai été pendant 4-5 ans. On a monté un bon club aujourd'hui. Je pense que c'est un club référence dans l'Est parisien.
- Speaker #0
Bravo pour ça, parce que monter un club, excuse-moi, tout le monde ne veut pas dire. Je vous recheck ça dans ma wishlist. Top. Oups Factory.
- Speaker #1
Oups Factory, c'est un très beau projet aussi. C'est Gilles Bravo qui a monté ça. C'est des salles de basket indoor, mais avec des terrains en location. C'est un peu sur le modèle de Five pour les footballeurs. Donc, c'est des salles de foot, des terrains de foot en location. La même chose, mais en basket. Donc, la salle est hyper belle. le parquet c'est Park & Ice, des caméras pour te filmer, la musique, etc. Et du coup, moi, j'ai participé au lancement de ça. Je gérais la communication. Donc, j'ai participé au lancement, à la création de la marque Oups Factory. On a ouvert d'autres Oups Factory un peu partout. Donc, la première a ouvert à Aubervilliers, à Paris. Après, on a ouvert à Toulouse, on a ouvert à Lille aussi, à Evry aussi, dans le 91. Et voilà. Et puis, pendant des années, j'ai participé à la promotion de la marque et au remplissage des salles. aux côtés de Gilles.
- Speaker #0
C'est quelle année à peu près ça ?
- Speaker #1
2016 je crois. Après Gilles, parce que en 2016 je voulais déjà aller m'installer au Sénégal. Et Gilles il a été malin, il m'a dit ouais viens m'aider sur Oups Factory et on réfléchit ensemble à faire un projet Oups Factory à Dakar. Du coup j'ai dit bah oui alors ça se joue bien. C'était cool on a reçu tellement de monde, on a reçu l'équipe de France, on avait Evan Fournier et Rudy Gobert en investisseurs du coup. Pareil, j'ai organisé des camps pour Evan Fournier à la House Factory. Et les deux meilleurs joueurs de chaque camp, chaque année, on allait à Orlando pour voir Evan. Et on était hyper bien reçus parce qu'Evan, il nous recevait. On allait visiter le club d'Orlando, on assistait aux entraînements, on allait voir les matchs. Et ça, c'était cool. J'y suis allée trois fois avec les jeunes. Du coup, je suis un peu leur chaperon. Et ça, c'était vraiment cool parce que tu apprends à vivre. Tu apprends à vivre de la NBA, mais de l'intérieur, comme si tu étais un joueur. Et tu te rends compte des installations incroyables qui font la réussite de la NBA. Parce que les joueurs, en fait, ils ont juste à venir et jouer au basket. Rien à gérer. Tu n'as pas à gérer ta famille, tu n'as pas à gérer ta voiture, ta maison, etc. Tu n'as aucun problème. Ton seul problème, c'est mets ce ballon dans le panier. Gagne des matchs. C'est ton seul problème.
- Speaker #0
Moi, là, tes focus...
- Speaker #1
Oui, mais c'est incroyable. Les installations, elles sont incroyables, en fait.
- Speaker #0
J'ai découvert, à petite parenthèse, j'ai découvert le PSG Academy. J'ai vu un documentaire où justement... Là, il parlait d'équipe féminine. Il n'y a rien à faire, il y avait tout qui était sur place.
- Speaker #1
Mais ça, c'est un game changer parce que... Vraiment, ton seul souci, c'est de jouer. Tu n'as pas à te dire, qu'est-ce que je vais manger ce soir ? Comment les enfants vont aller à l'école ? Je te fous des trucs de la vie.
- Speaker #0
Peut-être que j'ai mal le prononcer. E-L-P-A.
- Speaker #1
E-L-P-A. E-L-P-A, c'est Euroleague Players Association. C'est le syndicat des joueurs Euroleague dont j'ai fait partie pendant 5 ans. J'ai arrêté cette année-là. J'ai fait partie pendant 6 ans. À l'époque, j'étais encore en France. et on m'a appelée pour gérer la communication, pour faire partie du rejoint de syndicat et gérer la communication du syndicat et en même temps de certains joueurs, donc Euroleague. Donc Euroleague, c'est la compétition européenne, un peu la Champions League au niveau foot. Et c'était vraiment une très, très belle expérience et j'ai appris, j'ai vraiment appris que la France, on avait un problème de... qu'en France, on avait un problème... Et un truc qui m'a marquée, c'est le président de l'association du syndicat, c'est un ancien joueur NBA. C'est un Slovène qui s'appelle Bostjan Naszpar. On l'appelle Buki. Il a joué au Nets à New Jersey. Il a joué avec Vince Carter, etc. Et en fait, une des premières choses qui m'a marquée, c'est que du coup, on faisait un peu le tour de chaque année. En début d'année, on faisait le tour de toutes les équipes Euroleague pour un peu nous présenter aux joueurs. pour leur dire qu'on était là pour défendre leurs droits, qu'ils avaient besoin de choses, qu'ils n'hésitent pas. On était un peu mal vus par les clubs parce qu'on est un peu les... Toi, c'est un syndicat, donc tu vois. Si un joueur a un problème avec un club, il nous appelle, etc. Et donc, du coup, moi, je les ai accompagnées parce qu'il fallait qu'on rencontre les joueurs, qu'on leur dise qu'on était là pour eux. En même temps, je faisais du contenu pour l'activité dans l'année, etc. Et je me rends compte que les toutes premières rencontres, parce que du coup, c'était qu'une équipe d'étrangers. J'étais la seule, on était deux filles. Mais j'étais la seule noire, par exemple. Et il y avait quatre, donc deux Slovènes, un Polonais et l'autre, je ne sais plus. Et la première chose, un jour, je me suis présentée à un joueur et Boki était là, le président. Et je dis oui, je travaille pour ELPA, pour l'association. Et Boki, et donc voilà, on discute, etc. Et à la fin de la journée, Boki vient me voir et tout. Il me dit, tu ne travailles pas pour ELPA, tu travailles avec ELPA. Et en fait, et c'est un truc de ouf, mais ça a tellement switché dans ma tête et je me suis dit, mais... Et jusqu'à présent, c'était il y a six ans. Et cette pauvre phrase-là, c'était il y a six ans. Mais alors, je me rappellerai toute ma vie parce que je me rappelle que quand il m'a dit ça, je me suis tellement sentie considérée parce qu'en fait, toi, travailler pour quelqu'un, c'est... C'est pas de l'esclavage, mais tu travailles pour quelqu'un, donc tu dois rendre des comptes à quelqu'un. Toi, genre, t'as un supérieur, etc. Alors que moi, quand il m'a dit ça, je me suis sentie à la même hauteur que tous. Déjà, je me suis sentie à la même hauteur qu'un joueur NBA, carrière de ouf, équipe nationale sur le Venn, etc. Et je me suis vraiment sentie comme une collaboratrice. Et après, je l'ai ressentie aussi avec les joueurs. Tu vois, les joueurs... Toi, souvent, dans ma vie, j'ai appris à me mettre un peu derrière, à être un peu observatrice avant de direct... Toi, à pas me considérer forcément. et devoir prouver pour être crédible. Et en fait, avec des joueurs du coup Euroleague, et du coup les joueurs étrangers et souvent les joueurs américains, c'était souvent le cas avec les joueurs américains. Après, je pense que le fait d'être noire, ça joue aussi, parce que souvent les joueurs américains et européens ont beaucoup d'afro-américains, donc de joueurs noirs. Et à chaque fois, ils étaient contents de voir une femme noire dans le truc. Et en fait, vraiment, tu travailles pas pour, mais tu travailles avec. Ça veut dire qu'on est tous... Au même niveau, tous dans le même bateau. Et il n'y a pas de « ouais, je suis ton supérieur » , etc. Et c'est une phrase qui m'a souvent marquée. Et du coup, à chaque fois maintenant que je travaille pour des boîtes ou quoi, je ne dis pas pour, mais je dis avec. Et ça change tout, en fait, dans le rapport que tu te donnes avec la personne avec qui tu travailles.
- Speaker #0
L'investissement aussi que tu peux avoir.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça. Tu es avec, en fait. Tu fais partie de ce truc. Tu n'es pas pour, tu n'es pas un employé qui est en dessous ou quoi. Et vraiment, juste cette phrase, et vraiment, les Américains, c'est vraiment des... C'est juste un mot. ça peut changer tout la vision que tu as sur ce que tu fais et sur ce que tu es,
- Speaker #0
et la perception de qui tu es. Merci en tout cas à lui pour ces mots, parce que je pense que ça a eu un impact en fait, derrière. On en a encore beaucoup, mais je veux vraiment insister sur certains. Women's Sport Stories.
- Speaker #1
Women's Sport Stories, c'est un podcast que j'ai créé, mais je ne peux pas dire, tu vas me dire en quelle année.
- Speaker #0
Peut-être 2018. 2018,
- Speaker #1
je crois. Et en fait, pareil, je trouvais qu'on ne donnait pas assez la parole Femmes, aux sportives, on parlait un peu plus des sportives à l'époque, mais toujours très performance. On parlait souvent du sport féminin. Par exemple, comme tu disais tout à l'heure, les sites sur le basket en général. Ils parlent jamais de sport féminin, sauf quand il y a un problème, sauf quand il y a une embrouille ou quoi. Et moi, je voulais vraiment mettre en avant les parcours des femmes sportives parce que je trouve que c'est ouf. Et en fait, ça m'énervait qu'on mette sur un piédestal un sportif homme qui faisait un truc exceptionnel, mais jamais les femmes. Soit les femmes, non, n'importe quel sportif homme, on le met facilement sur un piédestal, mais une femme, il faut qu'elle fasse un truc exceptionnel. Il faut que ce soit Serena Williams ou Simon Bice. Il faut vraiment qu'elle soit exceptionnelle pour qu'on la mette sur un pédestal. Et du coup, dans le podcast, j'interview des sportifs de haut niveau, mais vraiment pour que les gens aient une idée de tout ce que c'est, de tous les sacrifices que ça demande d'être sportif de haut niveau. On ne le voit pas. Quand on voit au Gion, on voit une nana qui fait une médaille, on se dit que c'est cool, elle est payée pour faire ce qu'elle aime, etc. Mais derrière tout ce que ça demande dans ta vie personnelle, tous les sacrifices que tu as demandés, quand t'es sportif de haut niveau, que tu joues en équipe de France, c'est-à-dire que t'as ta carrière, t'as ta saison en club de septembre à mai. Juin, juillet, août, t'es en truc d'équipe de France, en rassemblement. Du coup, tu vois pas tes neveux, tes nièces grandir, tu vois pas ta famille, tu vois pas tes potes l'été, t'es pas en vacances avec tes potes. Les sacrifices que t'as demandes, là aujourd'hui, c'est facile de lier, facile entre guillemets, de lier maternité et sport de haut niveau. À l'époque, t'attendais ta fin de carrière pour faire un enfant. C'est-à-dire qu'on arrivait même à contrôler le corps des femmes et ce qu'elles voulaient. Parce que ce n'était pas adapté d'être maman et en même temps d'aller jouer en équipe de France, etc. Et aujourd'hui, ça a évolué. Mais moi, c'était ça en fait. Le podcast, il racontait vraiment les femmes, ce qu'elles avaient fait, évidemment, dans leur carrière sportive, mais également les sacrifices que ça a demandé, comment elles se sont construites par rapport à ça, comment elles naviguaient entre être une femme, être une sportive de haut niveau, etc. C'était hyper cool.
- Speaker #0
Coachée par un homme aussi qui ne connaît pas forcément les femmes. C'était hyper cool. Tu n'as pas précisé, mais sportive de haut niveau, mais de plusieurs sports.
- Speaker #1
Tu peux me citer un peu les sports ? J'ai fait forcément les basketeuses parce que c'était facile. J'ai fait la gym et j'ai découvert le monde de la gym et le monde de la gym pour les filles qui sont très très jeunes. C'était hyper cool. La gym, la natation avec Malia Metella qui racontait qu'elle s'entraînait. À 12 ans, elles s'entraînaient tous les matins à 4h du matin. C'est un truc que moi, je ne ferais jamais. Donc, c'est ce qui fait la différence entre elle et moi.
- Speaker #0
Oui, mais toi, tu regardais des matchs NBA en pleine vie. Donc, c'est passionnant.
- Speaker #1
Non, mais gym, j'ai fait karaté, j'ai fait une escrimeuse, j'ai fait même deux escrimeuses. J'ai fait plein de sports différents. Et ça, c'était cool. C'était la première fois que je sortais du basket. Mais je restais dans le sport et dans les femmes. Mais c'était hyper cool.
- Speaker #0
Là, je fais une demande. Je voudrais bien que ça ressorte.
- Speaker #1
Oui, j'aimerais bien que ça reprenne aussi.
- Speaker #0
On s'en reparle. Ladies and Basketball.
- Speaker #1
Ladies and Basketball, c'est une association que j'ai montée. À la base, j'ai monté cette association parce que j'ai créé une marque. Parce que je voulais que le message... En fait, je voulais qu'il y ait un message qui passe et la marque, le slogan de la marque, c'était Girls Can Dunk. En fait, ce message Girls Can Dunk ou Girls Can, c'était Girls Can et on a ajouté Dunk parce que... on est dans le basket et bien c'était que les filles sont capables de tout ce dont les hommes sont capables et c'est de mettre dans la tête des filles c'est un message fort que que
- Speaker #0
Qu'elles étaient ? Ah ! Les archives !
- Speaker #1
Les archives ! On les a un peu déchirées, je les ai déchirées hélas, mais le petit tot bag...
- Speaker #0
Du coup, ça c'est pas le premier, c'est après avoir lancé la première connexion, je suis partie au Sénégal et j'avais mixé... Il y avait des t-shirts. Voilà, ça c'était le premier t-shirt.
- Speaker #1
Je sais pas si on voit bien.
- Speaker #0
Donc c'est... Putain, tu l'as encore ! Bah oui, j'ai encore ! Voilà, je pense qu'aujourd'hui je me fais arrêter par Jordan Brand. Mais en fait, c'était ça. Mais en tout cas... L'idée, c'était de faire passer ce message, mais aussi de créer une ligne de vêtements qui est adaptée. Parce que tu sais, quand on est basketeuse, je sais que les basketeuses, on se reconnaît. Et qu'on a des t-shirts. À l'époque, en tout cas, on s'habillait en large à l'époque.
- Speaker #1
Puis en plus,
- Speaker #0
on montait des trucs comme ça. On ne s'habillait pas serré comme aujourd'hui. Et du coup, on avait nos t-shirts et on rentrait les manches sous la brassière parce que la manche, ça gênait, etc. Et donc, j'ai imaginé une coupe et surtout un concept. Ouais, un concept. En fait, j'avais des scratchs au niveau des épaules. Et du coup, tu pouvais nouer ton... Ouais, tu pouvais retrousser ta manche et mettre le scratch. Et en fait, ça empêchait la manche de descendre. Et le scratch, en fait, était là. Il était là. Démonstration. Démonstration,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, tu n'avais pas besoin de bloquer ça sous la bretette de ta brassière. Et après, la coupe, elle était large, mais elle était quand même assez féminine. Donc ça, par exemple, tu vois, quand je te disais tout à l'heure que... Quand tu es dans l'associatif, tu fais tout. Ça, par exemple, j'ai dessiné un modèle. Je suis allée sourcer des... Parce que le truc du scratch, c'est hyper compliqué. Je suis allée sourcer des... Comment ça s'appelle ? Des prestataires en Chine. Parce qu'on a du coup les premiers produits en Chine. J'ai travaillé sur le design du dessin avec... Je ne sais plus qui m'a fait le dessin, mais une illustratrice. J'ai géré des commandes, j'ai géré la réception des produits, j'ai géré des soucis parce que j'avais payé la Chine, le virement, il ne l'avait pas reçu. Du coup, j'ai dû leur renvoyer alors que l'argent était arrivé. Enfin, je me suis fait arnaquer. Mais du coup, j'ai reçu la réception des produits, j'ai géré les commandes à faire, j'ai géré le site à créer. C'est un site e-commerce pour pouvoir vendre les trucs, l'envoi à des influenceuses pour pouvoir le promouvoir, etc. Et plusieurs collections comme ça, plusieurs modèles. Donc pour le coup, ça, c'est ma première très grosse aventure entrepreneuriale. Tu regrettes pas ? Non, pas du tout. Tous les jours, je me dis, il faut que je relance, il faut que je relance. J'aimerais bien relancer. Et je commence à le faire au Sénégal avec Dakar Oups. Mais c'était vraiment une très belle expérience. Mais vraiment, là, j'ai appris à tout faire. J'ai fait les factures, j'ai réglé la compta. Mais vraiment tout, tout, tout de A à Z. Ça veut dire, tu sais, quand tu vois les boutiques là et qu'elles ont quelqu'un qui prépare les commandes, quelqu'un qui fait ça, quelqu'un qui fait ça, eh bien moi, j'ai tout fait. De A à Z, je recevais les colis chez moi, avec l'aide de Julien Navas quand même, qui m'a aidée sur ça. Mais on recevait les trucs chez nous, j'allais à la poste pour les livrer, etc. Tu gérais aussi, malheureusement, le service après-vente, quand c'était pas la bonne taille, machin et tout. Vraiment, genre, tout de A à Z. Et ça, vraiment, mais t'apprends tellement, en fait. Et je pense que c'est là que je me suis définie comme entrepreneur. À ce moment-là,
- Speaker #1
tu te rappelles de l'année ou pas ? Je fais exprès parce que...
- Speaker #0
2014, 2016. Donc,
- Speaker #1
tu as quand même... Je vais juste remettre. Donc, tu as dit 2014, 2015. Oui. Tu as mis, du coup, sur ta marque, sur les produits de ta marque, Girl,
- Speaker #0
qu'elle dit Ken Dunk. Oui.
- Speaker #1
C'est seulement là... qu'on voit maintenant, mais peut-être qu'il y en avait, on n'avait jamais vu, tu vois, elles n'ont jamais été filmées, mais du coup, on voit, en fait.
- Speaker #0
Des filles dunkées, oui, il y en a eu une ou deux, il y avait Candace Parker qui a dunké en match. Franchement, on les compte. À l'époque, tu peux les compter, les dunks, qu'on voit, etc. Là, aujourd'hui, tu vois sur Instagram, tu vois des vidéos de filles qui dunkent et tout, mais à l'époque, c'était pas flagrant. Et puis quand une fille dunkait, on disait, ah, mais contente-toi de mettre ton lay-up, etc. C'était un message que vraiment je voulais que vraiment le message passe mais je voulais que les fringues elles soient cool aussi en même temps, c'était vraiment une belle aventure
- Speaker #1
Oui mais je confirme, moi j'ai gardé mon sac, il est juste un petit peu cassé mais je pense que je suis pas la seule
- Speaker #0
Non des fois j'envoie des photos Relance hein,
- Speaker #1
relance hein
- Speaker #0
Mais en tout cas les dizaines de basketballs c'était ça au début et après c'est devenu une association une association pour l'emploi en monde des femmes à travers le basket Merci. Et ça continue encore aujourd'hui à Dakar.
- Speaker #1
Merci d'avoir suivi ce deuxième épisode avec Syrah. On a exploré ensemble ses projets associatifs et entrepreneuriaux. Et dans le prochain, place à une discussion plus intime autour de l'entrepreneuriat et de la maternité. Un échange sincère et inspirant. Je vous dis à bientôt sur Focus for Preneur.