- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Fondation. Aujourd'hui, je reçois Anne-Sophie Martorana, fondatrice de NoCutch, un outil simple et intuitif qui transforme la manière d'imaginer et d'aménager les espaces. Dans cet épisode, on va parler d'un sujet qui me tient particulièrement par cœur. Comment impliquer réellement le maître d'ouvrage dans un projet ? Comment un client peut devenir un véritable co-créateur ? Et comment rendre leur choix concret, compréhensible ? Presque palpable. Anne-Sophie va nous présenter l'outil qu'elle a inventé pour rompre avec la façon classique de travailler. L'archive de son côté, qui présente un plan au client et fait des allers-retours jusqu'à trouver la meilleure solution. Avec NoKutch, le maître d'ouvrage devient acteur de son projet. Bienvenue dans cet échange autour de la co-conception et de la place du maître d'ouvrage dans nos projets. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour. Enchantée, enfin enchantée, on se connaît déjà en vrai, mais merci beaucoup d'avoir répondu présente pour enregistrer cet épisode.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
Pour la petite anecdote, on a eu la chance de se rencontrer en présentiel. À la base, moi je t'ai connue par le biais de ton crowdfunding, désolée pour mon accent pourri, pour justement sur LinkedIn, j'avais vu passer le fait que tu cherchais... des gens pour justement investir dans l'outil dont on va parler pendant l'épisode. Et quelques mois plus tard, on a eu la chance de se rencontrer lors d'un événement. Donc, on a eu les deux casquettes. Donc, c'est assez rigolo là-dessus.
- Speaker #1
Donc, je propose que pour démarrer,
- Speaker #0
tu parles un petit peu de toi, tu te présentes et tu nous expliques un peu justement ce que c'est ce fameux outil NoCut.
- Speaker #1
Super. Eh bien, merci beaucoup. Merci de ton accueil. Donc, moi, c'est Anne-Sophie Martorana. Je suis tombée dans l'architecture toute petite. puisque j'ai toujours rêvé de dessiner les maisons, refaire la décoration chez moi. Donc, le parcours architecte a été assez vite choisi et opté de mon côté. J'ai démarré par l'architecture d'intérieur à l'ISA à Rennes, si on peut les citer, par facilité et par proximité. Et j'ai ensuite continué mon parcours avec un licence 3 et master à la Villette en architecture. Donc, j'ai cette double casquette maintenant d'être architecte d'intérieur et architecte. Et j'ai ensuite enchaîné avec un an en agence de luxe haut de gamme à Paris. Et je me suis donc juste après lancée à mon compte en 2016 à Paris avec mon agence.
- Speaker #0
Donc, dix ans déjà que tu travailles à ton compte.
- Speaker #1
Déjà dix ans, on aurait pu suivre la trend Instagram 2016-2026. Ça fait dix ans que j'exerce ce métier. Et quand je me suis lancée à Paris, finalement, j'ai beaucoup travaillé sur de l'intérieur, des rénovations de boutiques, de restaurants, etc. Et donc, j'ai poursuivi dans cette zone mixte, un peu entre l'architecture et l'architecture d'intérieur depuis maintenant dix ans.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as envie de nous dire un peu, qu'est-ce qui t'a donné envie de te mettre à ton compte d'ailleurs, plutôt que de rester dans le salariat ?
- Speaker #1
Alors, plusieurs choses. Déjà, j'étais à Paris avec des loyers parisiens et j'ai trouvé que les salaires qu'on me proposait en sortie d'école ont été un peu la douche froide pour moi. Et donc, je me suis assez vite orientée sur l'entrepreneuriat parce que je pense que c'est aussi une question de caractère et d'envie de me lancer et d'être à mon compte, d'avoir mes clients. Je pense qu'avant tout, c'est aussi une volonté un peu de liberté et d'exercer comme je le sentais.
- Speaker #0
D'accord. Et qu'est-ce qui t'a amenée justement à créer NoCutch, le fameux outil qui nous amène à discuter en particulier aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, ça a été un long parcours et ça a été finalement la réunion de plusieurs points, plusieurs expériences que j'ai eues au sein de cette agence. Finalement, il y a eu un premier facteur qui a été que souvent à l'école, on nous apprend à faire trois propositions d'esquisses. Donc, on arrive chez le client avec notre plan A, notre plan B, notre plan C. C'est sympa à l'école, mais quand on commence à avoir beaucoup de clients en agence et à enchaîner les projets, je trouvais que du coup, c'était absolument pas rentable. Souvent, on va en rendez-vous client avec notre plan A, notre plan B, notre plan C et on sort avec cette solution que les clients veulent qui souvent est le plan D, le plan E, le plan F. Et j'avais l'impression que finalement, cette phase d'esquisse, elle s'éternisait et elle était peu rentable pour nous, Archie d'intérieur, quand on commence à compter ses heures. Donc, ça a été déjà au départ cette première frustration. Et le deuxième point, ça a été que je me suis rendu compte que la plupart de mes clients, en fait, ne se projettent pas dans l'espace. Et ça, on s'en rend souvent peu compte, puisque finalement, nous, Archie, on a quand même été dans ce métier parce qu'au départ, on a cette vision 3D, on a cette vision dans l'espace. Et quand on rentre finalement dans un appartement qui soit complètement insalubre ou mal meublé, on arrive facilement à se projeter, à voir l'espace, à voir les idées. Et en fait, je me suis rendu compte que c'est quelque chose que... qui est assez inné, je pense, chez les archis, mais qui, en fait, n'est pas du tout inné chez nos clients. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils font souvent appel à nous. Et il y a en réalité quasiment deux tiers de la population qui n'arrive pas du tout à se projeter dans un espace. Et j'ai souvent eu des retours de mes clients qui avaient l'impression d'avoir acheté un château alors qu'il y avait 40 mètres carrés. J'exagère un peu pour l'anecdote. Et qui n'arrivaient finalement absolument pas à se projeter. Et j'ai cherché un outil pour les aider, en fait, à se projeter dans un espace. Et cet outil n'existait juste pas du tout. Donc, ça a été un peu le mix de tout ça qui a fait qu'à un moment donné, je me suis dit que la co-conception avec le client avait tout son intérêt pour à la fois nous arrêter de faire des allers-retours à l'agence, se dire je fais un plan ABC, je vais en rendez-vous client, je retourne à l'agence, je refais une version D que je renvoie. Je trouvais ça finalement un peu déconnecté. Et à la fois aider mon client à réellement se... projeté et c'est là que la co-conception et de me dire on n'a pas d'outil pour réellement créer avec le client en direct c'est de là que mes recherches ont commencé et de là
- Speaker #0
NoCutch est mis Donc pour celles et ceux qui nous écoutent et qui n'ont aucune idée de ce que c'est NoCutch est-ce que tu peux nous expliquer plus précisément qu'est-ce que c'est que cet outil ?
- Speaker #1
Alors c'est un petit défi à l'oral puisque c'est un outil physique Merci. C'est tout simplement un gros kit, un beau livre que vous pouvez emmener chez vos clients et dans lequel vous allez trouver un plateau aimanté. Donc, c'est un plateau aimanté avec lequel tu vas trouver des planches mobiliers. Chaque mobilier de la maison est représenté. Tout l'univers de Nocute chez O1 50e. Et ça permet, si tu veux, d'avoir cette simplicité, cette modularité de pouvoir aller chez le client avec un outil physique pour faire des plans d'aménagement. Et c'est ça qui change vraiment la donne par rapport à... ramener un ordinateur et concrètement ouvrir AutoCAD ou Archicad en rendez-vous client, ce qui pour moi est assez impensable étant donné que l'interface n'est quand même pas très ludique.
- Speaker #0
Donc pour essayer de résumer et de m'assurer que tout le monde aura bien compris, parce que comme tu dis, vu que c'est un outil physique, l'expliquer à l'oral c'est forcément un petit challenge. Donc les architectes et architectes d'intérieur viennent avec un plan qu'ils ont imprimé au cinquantième chez les clients et grâce à à un outil aimanté. On vient poser le fond de plan sur ce plateau aimanté et on va venir jouer avec le client à poser le mobilier dans les espaces. Ça nous permet de positionner le canapé à 50 endroits différents. Ça permet au client de voir tous les essais qu'on fait. Parfois, avec les trois versions que tu as dit tout à l'heure, par exemple, On ne leur en présente que trois, mais finalement, nous, on a fait 100, 150 versions de positions de mobilier, de déplacement de cloison et autres.
- Speaker #1
Exactement. L'idée, c'est qu'il y a quasiment 280 manettes dans le kit. Donc absolument tous les mobiliers de la maison sont représentés jusqu'au transat pour le jardin, poêle à bois, toutes les dimensions standards des mobiliers qu'on trouve dans le commerce. Et donc, ça permet de manière hyper simple de venir avec les mains positionner tous les manettes et créer l'aménagement avec le client.
- Speaker #0
Ça a dû être un travail titanesque.
- Speaker #1
Titanesque. Il y a trois mois, jour pour jour, de dessins sur AutoCAD non-stop. Donc, ça a été très long. Et l'avantage, et je rebondis là-dessus, c'est que nous, en tant qu'archives, on cherche archi-archi d'intérieur. On cherche toujours à un moment donné à être rentable, ce qui me semble absolument normal. Et en fait, on n'a pas le temps, quand on fait des plans pour nos clients, que ce soit une version ou trois versions, on n'a absolument pas le temps de venir dessiner les assiettes. les personnages et tous ces petits détails qui finalement rendent humains les plans, parce que c'est une énorme perte de temps pour nous. Et pourtant, c'est ce qui permet à nos clients de se projeter. Là, l'avantage, c'est que j'ai passé beaucoup de temps à dessiner, mais je l'ai fait une seule fois et pour tout le monde, puisque sur tous les maniettes, on a systématiquement une petite touche, une assiette, un téléphone posé sur le canapé, un plateau de fruits qui permet en fait aux clients de comprendre l'échelle du plan, parce que c'est des objets qu'il connaît au quotidien. On a même les Ausha, les chiens et les chemises dans les dressings. Et donc, ça permet de relier à quelque chose dont on connaît l'échelle et de pouvoir visualiser finalement sur le plan. Quand on voit une assiette, une chemise, on arrive finalement à se rendre compte des proportions. sur le plan. Et donc, c'est là l'intérêt d'utiliser les petites manettes et d'avoir passé autant de temps. C'est que comme on n'a pas le temps de le faire sur nos plans, nous, en tant qu'archi, là, ça permet d'avoir tout de dessiné de manière instantanée.
- Speaker #0
D'accord. On est d'accord que c'est un outil en plan. Pour l'instant, il n'y a pas encore la version en coupe.
- Speaker #1
Il n'y a pas la version en coupe. Ça a été une longue réflexion et pour le moment, on veut vraiment se focaliser sur le plan puisque l'intérêt du plan 2D par rapport à la 3D et par rapport à la coupe, c'est que je trouve, et je me permets de faire cette parenthèse, c'est que beaucoup d'archives ont tendance aujourd'hui à être un peu happées par l'outil 3D et de vouloir permettre aux clients de se projeter en 3D sans passer par l'étape 2D, alors que pour moi, c'est à cette étape 2D que se construit un vrai projet et c'est là où on obtient une bonne base, puisque c'est là où on voit la lumière, les circulations, le volume que prend le mobilier dans l'espace. Et donc, c'est... cette base-là qu'on oublie un peu de travailler, puisque finalement, elle paraît un peu moins sexy pour le client, puisque ça reste du plan. Et j'ai voulu finalement redonner toute son importance au plan 2D, puisque pour moi, c'est vraiment la base d'un projet réussi.
- Speaker #0
Parfait. Et maintenant que tu as un peu de bouteille avec ton outil, quel intérêt tu vois justement d'impliquer ton client directement dans le fait de co-construire leur espace ?
- Speaker #1
L'intérêt, il est énorme. En fait, c'est qu'on ne se rend pas compte que nous, on embarque nos clients dans un projet, souvent sur lequel, eux, ils sont passés par soit un budget travaux, soit vider le livret A, soit un emprunt, soit du notaire, etc. Donc, nous, on récupère le client à une étape où souvent, il est quand même un peu stressé, un peu angoissé. Ce n'est pas son métier. Lui, il ne se projette pas. Il va y avoir des travaux, de la poussière. le client est souvent un peu… finalement un peu inquiet et un peu anxieux de nature quand il fait appel à une archive intérieure. Quand on travaille sans occulte, finalement, on donne beaucoup d'énergie à les convaincre sur une version du plan ABC sur lequel il ne se projette pas, sur lequel il n'a pas toutes les réponses. Et donc, finalement, ça crée un espèce de petit grain de sable qui vient finalement dans les rouages du projet, créer un peu de tension. Votre client, il est obligé de vous faire confiance parce que finalement, il ne se projette pas tellement dans le plan. Donc, vous passez du temps à le convaincre, votre client est obligé de vous faire confiance et au moindre dérapage sur le chantier, il y a un peu tout ce non-dialogue qui ressort de « mais moi finalement, en fait, on aurait voulu le dressing ici, mais en fait, nous, on voulait au départ le canapé ici » . Le fait d'impliquer le client et de co-concevoir avec lui, ça va complètement changer le dialogue en fait. Vous ne vous positionnez plus comme « je suis l'architecte qui est là pour convaincre de la solution » , vous êtes dans « je suis l'architecte » . qui va finalement guider et vous amener à trouver la bonne solution ensemble. Et le fait qu'ils puissent se projeter sur le plan à travers NoCut, ça va permettre aux clients finalement de pouvoir poser ces questions, de pouvoir vraiment comprendre le plan et s'immerger dedans. Et tout ça va faire qu'il va y avoir les bonnes réponses pour prendre les bonnes décisions. Et souvent, on ne se rend pas compte, mais c'est quand même des décisions. prennent pour 10 ans, 20 ans de leur vie au quotidien. Donc, c'est des décisions qui ont une grosse importance. Et le fait de pouvoir guider, rassurer, le projeter, lui montrer tout simplement pourquoi ça ne fonctionne pas dans ce sens-là et pourquoi ça ne fonctionne pas la cuisine ici et pourquoi ça fonctionne mieux là, ça va lui permettre de vraiment comprendre et devenir acteur de son projet plutôt que d'être spectateur de nos plans.
- Speaker #0
J'aime beaucoup le fait que tu dises aussi le convaincre. et apporter la personne qui va venir vraiment travailler. Et aussi, comme tu disais, la personne voit les possibilités qui sont réalistes et celles qui ne le sont pas, parce qu'il y a quand même l'expertise de l'archi, l'archi d'intérieur qui va pouvoir venir en disant « Je vois bien, vous voyez, on regarde ensemble la cuisine à cet endroit-là. Pour x, y raisons, ça ne fonctionne ou ça ne fonctionne pas. » Et ça emmène vraiment les gens à voir, comme tu disais tout à l'heure, au-delà des trois versions qu'on a faites, parce que comme on dit... Des versions, on en fait bien plus que ça en agence d'habitude. Donc, c'est vraiment intéressant. Et pour la petite anecdote, moi, je trouve ça... Enfin, j'avais fait un exercice assez similaire, mais pour le budget. À un moment donné, j'avais un client particulier avec qui, évidemment, il y a eu des frictions sur la question du budget parce que le client voulait un projet magnifique. Mais évidemment, le budget qu'il nous a donné ne correspondait pas exactement à ses attentes. Et évidemment, la douche froide lorsque l'on fait la réunion pour le budget. Donc, il y a eu un petit peu quelques tensions. Et donc, pour désamorcer ça, on avait décidé avec l'équipe de faire une réunion avec le client où on avait vraiment, on était passé à travers chaque ligne du budget. On avait expliqué, OK, tel choix correspond à tel montant. Et ça avait permis au client de pouvoir décider, OK, ça, on y tient vraiment, on est prêt à mettre l'argent. Bon, on va faire des concessions. sur tel tel tel point financier et autres et j'avais trouvé qu'une fois que cette réunion était passée, donc ça avait été une réunion assez longue, un peu lourde, on s'entend, c'était pas quelque chose qui s'était fait en 30 minutes, mais il y avait vraiment, une fois que c'était fait, le projet il n'a plus bougé alors que le nombre de fois où je me souviens d'avoir fait des projets ou en cours de route, comme tu dis, en fait les gens ils se disent bon ben finalement j'ai re-réfléchi et je suis pas sûre et là il y avait un côté acté, comme tu dis ils ont été acteurs, ils ont vu en fait en jouant avec les chiffres à ce moment-là. Donc, ce n'est pas exactement la même chose qu'avec le plan, mais en soi, c'est un peu la même idée. Et je trouve que... C'est ça, le fait de les avoir rendus acteurs, d'avoir été autour de la table avec nous et de ne pas nous être positionnés juste en effet, en mode, on essaie de vous convaincre de mettre l'argent dans telle ou telle position, ça avait changé complètement la donne et la relation aussi avec les clients, j'ai trouvé.
- Speaker #1
Exactement. Et je me permets de rebondir parce que c'est... Tu as fait exactement sur le budget, ce qu'on fait sur les esquisses. Souvent, et je suis sûre que... Vous qui écoutez, on pourrait écrire un dictionnaire entier d'anecdotes de clients qui se bagarrent pour telle chose, c'est très cliché, mais de couples qui se bagarrent parce que l'un veut l'aménagement A et l'autre veut l'aménagement B. Et donc, à un moment donné, sur un plan fixe, l'architecte est toujours un peu obligé de prendre partie pour l'un ou pour l'autre et ça crée en fait pas mal de frictions. Là, ça enlève en fait toutes ces frictions puisque l'architecte se positionne comme guide. et donc L'avantage de pouvoir bouger les plans, c'est déjà que la mauvaise idée, on va leur expliquer et on va pouvoir leur montrer pourquoi c'est une mauvaise idée. Donc, ça va aussi mettre en avant notre intelligence de conception au-delà de faire un plan, puisque finalement, quand on est devant nos ordinateurs, qu'on fait nos versions ABC, on a cette intelligence de conception. Et je pense qu'aucune archi ne pose un canapé complètement au pif dans une pièce. Il y a quand même une démarche qui est jusqu'à aujourd'hui invisible pour nos clients. Alors, ce qui est fou, parce que pour moi, c'est ce qu'on apporte en valeur ajoutée, ce qu'il y a d'essentiel, en fait. Et la seconde chose, c'est qu'on va pouvoir relier chaque aménagement à un besoin, de la même manière que tu l'as fait avec le budget. C'est-à-dire qu'on a tel aménagement qui correspond à ce besoin-là, tel aménagement qui favorise ce besoin-là. Et là, on va permettre aux clients de vraiment se décider et de leur permettre de sortir du rendez-vous en disant, on est sûr qu'on a pris. la meilleure décision pour notre aménagement. C'est-à-dire, telle solution d'aménagement répond à ce besoin précis, qui est, je prends un exemple, de regarder la télé, regarder des films le week-end en famille. Et ce besoin précis, cet aménagement répond à ce besoin de recevoir parce que vous avez une famille nombreuse, etc. Et donc, ça va permettre de mettre le client, finalement, de ne pas le faire décider sur un aménagement, mais de le faire décider face à un besoin. et de dire quel est le besoin qui est prioritaire par rapport à l'autre. Et donc souvent, quand on a un couple ou une famille qui se bagarre un peu, finalement, les gens sont beaucoup plus aptes à répondre notre besoin au quotidien, ça va être celui-ci qui va être le plus important. Et du coup, on prend notre rôle de guide de dire OK, j'ai bien entendu que ce besoin-là, c'est le plus important. Et le besoin sur lequel on prend moins en compte, on va essayer de trouver des astuces, on va essayer de trouver d'autres aménagements pour... aussi le prendre en compte, mais ça permet finalement de hiérarchiser les besoins et de se décider sur des besoins et pas des aménagements, et ça leur apporte une réponse et une sécurité où ils ont l'impression, en termes de charge mentale, d'être sûrs d'avoir pris la bonne décision parce qu'ils ont pu voir la mauvaise décision. Et ça, c'est assez game-changer sur la suite du projet, puisque finalement, comme ça, sur les budgets, on a des clients qui sont beaucoup plus engagés derrière. qui sont beaucoup plus confiants et qui avancent aussi beaucoup plus vite parce qu'ils sont sûrs d'avoir pris la bonne décision.
- Speaker #0
Et concrètement, comment ça se passe justement quand tu travailles, tu viens avec nos coachs en réunion avec les clients ? Est-ce que tu le fais une fois et c'est une session qui dure beaucoup plus longtemps qu'une réunion classique ? Est-ce que c'est au contraire quand même quelques réunions ? Comment est-ce que ça se passe par rapport à, vu que tu as déjà fait la version classique de l'architecture ?
- Speaker #1
Ça fait longtemps. Globalement, j'ai quand même compté mes heures depuis le début que j'ai l'agence. Et je me rendais compte qu'avant de vraiment valider une esquisse et d'avoir vraiment convaincu le client à 100%, il se passait quasiment un mois et minimum deux allers-retours quand tout se passait bien. Donc on arrivait quand même facilement à des esquisses E, F, G pour arriver à ce que tout le monde soit d'accord. Aujourd'hui, je prends mon plan de base, donc soit mon plan de... mon relevé où j'ai... Soit j'ai... Je pars sur un projet où il y a peu de changements de cloison et donc je pars sur un plan vide. Soit on sait qu'on va vraiment repartir à zéro et à ce moment-là, je fais mon plan où j'ai enlevé toutes les cloisons. Petite note à béné sur enlever les cloisons égale bureau d'études et s'assurer, mais c'est un autre sujet sur lequel on ne va pas aller. Donc j'arrive en rendez-vous client avec plutôt un plan qui est assez vierge et qui va me permettre de vraiment amener le client dans un process pour qu'il décide vraiment sur son aménagement. J'ai créé une toute petite formation à côté et un petit process finalement, un peu dente au noir pour arriver à hiérarchiser les informations pour le client et pas tout lui déballer d'un coup. et vraiment montrer notre intelligence de conception, le guider, lui expliquer de manière pédagogique. Le rendez-vous dure un peu plus longtemps. On est d'accord qu'on est entre une heure pour vraiment les petits appartements où il n'y a pas énormément de sujets jusqu'à les trois heures maxi si on est vraiment sur une maison complète où on va vraiment revoir toutes les cloisons, revoir tout le zoning de la maison. Mais globalement, on a trois heures de temps. Donc un rendez-vous un peu plus fourni, on est d'accord. En trois heures de temps, on a réellement bouclé l'esquisse et vous pouvez, une fois que tous vos aménagements sont réalisés avec Nocuche, que vous avez vraiment détaillé tous les maniettes et détaillé tous les besoins, vous pouvez tout simplement prendre une photo de votre kit et repartir et vous rentrez à l'agence et vous pouvez directement passer en phase APS. Et on sait que l'esquisse est complètement validée. Donc, globalement, j'aime bien faire ce parallèle entre trois semaines avec les versions ABCDEFG et trois heures avec Nocuche.
- Speaker #0
Ok, oui, j'allais te demander si le 1 mois, c'était 1 mois de travail. Donc, tu as répondu à ma question. Voilà, 3 semaines, 3 heures.
- Speaker #1
C'est plutôt les allers-retours, le temps que le client répond, le temps qu'on rentre à l'agence, qu'on refasse les esquisses. Globalement, ça s'étale sur 3 semaines. Ce n'est pas 3 semaines de travail non-stop. Mais le temps des allers-retours, c'est généralement 3 semaines, 1 mois, minimum.
- Speaker #0
D'accord. Et tu parlais tout à l'heure justement d'exemples où il y a plusieurs personnes impliquées dans le projet. donc potentiellement des familles complètes. Comment tu gères ça, justement, plusieurs interlocuteurs pour, j'imagine, vraiment une table presque ronde avec le plan au milieu, tout le monde autour qui vient jouer avec les maniettes. En plus, je trouve que ça, c'est quelque chose dans notre métier. Les gens aiment jouer à l'architecte. Les gens aiment, je pense que c'est aussi le souvenir des Sims ou ce genre de jeu quand on était un peu plus jeune. Avec les outils comme SketchUp version gratuite, on peut facilement monter des 3D. Moi, j'ai souvent eu des clients qui venaient me voir avec des projets presque... presque dessinés de leur part, parce qu'il y a un côté plaisant à dessiner un plan, quelque chose que je comprends. Donc, je vois vraiment ce côté un peu amusant d'être tous ensemble autour de la table avec ces manettes à pouvoir bouger. Mais du coup, toi, en tant que guide pour l'ensemble de ces personnes, comment est-ce que tu gères comme tu disais tout à l'heure, des gens qui veulent une version plutôt le canapé de ce côté, de celui-là. Donc, comment les guides tuent pour ramener ta casquette d'archi, quoi ?
- Speaker #1
Alors, c'est une super question. Effectivement, il y a un côté super ludique qui finalement permet aussi aux clients de passer de il y a le prêt bancaire, il y a le prêt relais, il y a l'ivraie, il y a le montant des travaux, à d'un coup, le côté ludique de nos coachs vient faire passer les clients dans un émotionnel de mais finalement, on va vivre ici et finalement, on va pouvoir mettre la table ici et quand on sera à table, on verra ici. Donc, c'est vrai qu'on les projette dans leur intérieur. Du coup, on arrive à capter beaucoup. plus leurs besoins et le côté émotionnel. Il y a un côté ludique dans notre formation qu'on a appelé « Où est Charlie ? » qu'on assume parfaitement parce qu'il y a forcément un moment de découverte et de jeu qui est hyper intéressant, qu'on arrive évidemment à cadrer, encore une fois, en venant hiérarchiser, en commençant par expliquer le plan et s'assurer de la bonne compréhension du plan, où est la porte, où est l'entrée, où est le jardin. Ensuite, on va venir finalement faire du zoning, on reprend exactement le process qu'on ferait nous derrière notre ordinateur de manière invisible, on va venir le reprendre avec le client, on va venir faire un zoning si besoin, s'il y a besoin de changer les pièces, de dire où seront plutôt les pièces de nuit, les pièces de jour, les pièces de vie, etc., en fonction de la disposition de la maison. Et ensuite, on va venir hiérarchiser, descendre dans notre entonnoir, on va venir sortir un manette par pièce. Donc, quand je dis un manette, c'est un mobilier. Donc, on va, pour le salon, sortir... généralement la plus grosse pièce, donc on va sortir un canapé, un lit, une table, pour venir commencer à expliquer comment on vit dans l'espace et qu'est-ce qui va se passer le soir, le matin, la journée, etc. Et ensuite, on vient finir de détailler avec les plus petits éléments et prendre en compte les besoins plus fins de la bibliothèque, les plantes, les chaises, etc., de venir un peu affiner les choses. Ce qui permet, avec cet entonnoir, de finalement être sûr d'arriver à la fin du rendez-vous, à avoir pris toutes les décisions et d'avoir aussi passé en revue absolument toutes les questions des clients. Par un, quand on va venir poser les manettes, on va aussi venir questionner le besoin face à ce mobilier. Et donc, ça permet aussi d'avoir une interaction qui est beaucoup plus fluide que ce qu'on aurait pu faire, questionnaire où les gens répondent et finalement, on fait notre plan de notre côté. Ici, on vient directement prendre... On a le pouls et la température du client en face. Et donc, j'ai eu des expériences hyper intéressantes. Je reprends sur la fin de ta question. Puisque j'ai par exemple eu l'ado qui, lui, ne voulait pas déménager. Ça ne l'intéressait pas. Donc, il était dans le canapé, isolé de son côté. Et quand j'ai sorti Nocuche, finalement, il a jeté un œil. Finalement, il s'est dit que peut-être il pouvait quand même un peu décider pour sa chambre. Et finalement, il est venu autour de la table avec nous et a fini tout le rendez-vous avec nous. L'intérêt, c'est vraiment d'impliquer. C'est exactement ce que tu dis. C'est plutôt d'être nous isolés devant nos ordinateurs. et de présenter un plan qui est fini sur lesquels on n'ose pas gribouiller et que les clients encore moins osent venir annoter nos plans. Là, on vient tous autour de la table comme si on jouait à un jeu de société et que vous êtes le maître du jeu, venir interagir et réfléchir ensemble à ce plan-là. Et j'ai aussi eu des enfants beaucoup plus petits. De l'ordre autour des 9 ans, ça commence à venir interagir et ça commence à comprendre. Alors, je fais souvent un petit récap de dire qu'on peut être un plan, C'est comme si on… un gâteau à hauteur d'un mètre. Donc, j'explique de manière pédagogique. Et en fait, les enfants ayant des yeux beaucoup plus forts que les nôtres, souvent, ils voient beaucoup plus de détails dans les petites pièces et ils vont venir aussi interagir, de dire, moi, je voudrais mettre mon lilas, je voudrais mettre un espace de jeu. Et il y a forcément un petit moment de débordement parce qu'on a intégré dans nos kutch des planches avec... Le baby-foot, le billard, le trampoline, c'est aussi des éléments qui viennent impliquer les enfants et ramener du jeu dans l'enjeu de faire son plan d'aménagement.
- Speaker #0
Génial, super intéressant. Et on est d'accord que pour l'instant, c'est un outil qui s'adresse majoritairement à la maison, la rénovation, la construction neuve potentiellement. Est-ce qu'avec NoCutch, tu pourrais utiliser les gabarits des... et autres pour travailler sur l'agencement d'un restaurant, de bureau ou autre ?
- Speaker #1
Alors, c'est souvent des questions qu'on pose. On est quand même au démarrage de ce projet-là qui a demandé quasiment deux ans de R&D avant de pouvoir sortir et d'exister. C'est quelque chose qu'on a en tête. J'attends d'avoir un peu plus de retours et de feedback dessus puisqu'on a une question de volume. On pourrait tout à fait créer des planches métiers. avec la planche pour les tables de soixante pour les restaurants, la planche pour les coiffeurs, pour les boulangers, etc. Ce sont des choses qui viendront sûrement par la suite et aussi en fonction de la demande.
- Speaker #0
D'accord. Tu nous parlais brièvement de deux ans de R&D. Tu veux nous parler un peu plus justement de tout le process ? Entre l'idée qui germe, les premiers tests, le temps de création, je sais que tu as donc cherché des financements auprès des gens et autres. Est-ce que tu as envie de nous parler un peu de ça ?
- Speaker #1
C'est un long parcours puisque Nocube, c'était un outil qui n'existait pas du tout. L'interface, les manettes et le fonctionnement vraiment très simple des planches manettes n'existaient pas. J'ai commencé à y réfléchir en 2020-2021 quand le Covid m'a offert une petite pause pour ralentir sur mon agence. Et la première question a été de me dire, OK, je bosse jour et nuit pour mon agence. À l'époque, ça faisait déjà 5-6 ans. Je m'étais un peu laissée déborder. J'avais accepté trop de chantiers. J'avais commencé à prendre de l'ampleur et je n'avais pas mesuré les choses. Donc vraiment, je bossais 7 jours sur 7. Et j'ai un peu relevé la tête en me disant, OK, qu'est-ce que je peux faire quand même à un moment donné pour avoir pérennisé une activité, gagner du temps, retrouver un peu de plaisir aussi dans la conception. Merci. Ça a commencé à germer à ce moment-là. Il y a à peu près un an et demi, deux ans, de mon côté de recherche de prototypes en carton, de clients bêta-testeurs où j'ai testé plusieurs solutions, plusieurs interactions. Il y a un an de recherche d'usines, parce qu'il faut savoir que c'est impossible de fabriquer aujourd'hui en Europe. On n'a plus les capacités de faire des choses simples comme des manettes et des moules de découpe. On n'a plus ce savoir-faire en France. Et donc, il y a à peu près... un an de recherche d'usine et deux ans de R&D avec les usines pour arriver à fabriquer les moules aux bonnes dimensions, créer aussi tout l'univers graphique, le packaging. Ça paraît un outil très simple, mais en fait, ça a été assez complexe à aborder. Et donc, le process a été un peu long. Donc, à un moment donné, je voulais aussi m'assurer qu'il y ait une vraie réponse et une vraie attente du côté des archives. Puisque de mon côté... J'utilisais déjà un prototype depuis un moment et j'avais pu le tester avec tous mes clients, que ce soit des familles, mais aussi des clients pros, des marchands de biens. Et je voyais qu'en fait, peu importe la cible, ça répondait hyper bien et que le gain de temps, la facilité étaient hyper encouragées. Mais je voulais aussi à un moment, finalement, tester un peu le marché et savoir ce que les archis répondaient par rapport à ça. Et donc, c'est pour ça qu'on a lancé une campagne de financement participatif en français du coup. qui nous a permis d'avoir 270 précommandes, si je ne vous dis pas de bêtises, et de finalement pouvoir valider notre première commande en usine pour la fabrication et le lancement du produit.
- Speaker #0
Et ça, c'était en quelle date ?
- Speaker #1
On a fait le lancement en mai-juin 2024. On a eu des problèmes d'usine entre-temps. La première usine nous a lâchés, littéralement. Ça a été assez dérondissement, mais je pense que ça fait partie du jeu et du parcours. Donc, le temps qu'on retrouve une nouvelle usine, on était déjà à l'automne 2024 et on a été livré en juin 2025.
- Speaker #0
OK, oui, donc première pensée en 2020. C'est un bébé qui a pris du temps à se mettre en route.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Mais bon, ça fait partie du jeu, je pense, de tous les projets.
- Speaker #0
Exactement. Et tu parlais aussi de rentabilité, c'est vrai que c'est un sujet peut-être un peu touchy, si on peut dire, pour les archis. Il y a cette relation au métier passion, où on n'est pas censé compter ses heures, où on travaille 7 jours sur 7. Et je trouve ça super intéressant que tu aies utilisé le temps du Covid pour justement réfléchir à ta pratique et te dire, comment retrouver du temps, comment retrouver du sens, comme tu l'as dit, et essayer de trouver des process qui... aident à aller de façon plus efficace en fait, parce que c'est vrai que même si chaque projet est complètement différent, on s'entend qu'il y a quand même un ordre avant projet sommaire, avant projet définitif, avec notre jargon APS, APD, puis les détails et autres. Donc il y a vraiment ce côté, je trouve ça intéressant de chercher la rentabilité. Je me souviens quand on s'était rencontré, tu m'avais dit aussi que tu avais eu cette... tu dois avoir cet instinct d'entrepreneur en tout cas, de chercher comment est-ce que... comment est-ce que tu as eu le... Comment tu as eu l'envie déjà de te lancer à ton compte, tu disais notamment pour le côté financier, mais il n'y a pas que ça. Et ensuite, analyser ses propres process, et je pense que c'est super sain de faire ça.
- Speaker #1
J'encouragerais aussi à faire ça. C'est vrai que je me suis lancée. Les expériences que j'ai eues en agence avant ont été diverses et variées, mais ont eu ce socle. Je ne sais pas comment c'est dans toutes les agences de France, je n'en ai pas fait non plus 50. Mais je voyais que finalement, on se reposait sur le process. Un projet, c'est une esquisse, un APS, un APD, un PRO, un DCE, etc. Mais en fait, ça, c'est notre process interne de création de projet. Et je voyais qu'il n'y avait pas de process de gestion du client. Donc, c'est vrai que dès que je me suis mise à mon compte, j'ai quand même eu peut-être cet instinct d'entrepreneur de me dire je veux processer comme si un jour on allait être cinq, comme si un jour j'allais pouvoir revendre l'agence. Et j'ai toujours mis en place des process, même internes, pour accompagner le client. J'ai toujours mis en place un espace pour que mes clients, finalement, aient accès au dossier, retrouvent toutes les informations, que la prise de rendez-vous soit facilitée. Donc, c'est plein de petites choses qui m'ont amenée vraiment à créer un process client et aussi à voir qu'au bout de quatre ou cinq ans de mise en place de process, de faire en sorte que le projet ait de moins en moins de frictions et que tout soit de plus en plus fluide. Je me suis dit, en fait, il y a quand même cette... prise en compte de la relation client et de l'état d'esprit finalement, de la pédagogie du client qui n'apparaît pas dans les process de mise en place d'automatisation de mail, etc. Donc c'est aussi ça qui m'a amenée à développer NoCut. Mais déjà à la base, j'avais beaucoup de process à l'agence. J'ai toujours été en recherche d'outils pour améliorer et pour me libérer du temps. Je me suis lancée, je n'étais pas si jeune, j'avais la trentaine, je crois. J'ai bossé à fond, mais je me suis dit que je pouvais bosser à fond parce que j'avais aussi peu de vie de famille à côté. J'étais vraiment dans cette vie parisienne à mille à l'heure et j'étais vraiment dévouée corps et âme pour mon agence. Mais je savais aussi que je n'allais pas faire ça toute ma vie et que j'allais, à un moment donné, avoir envie de prendre du recul. Et donc, je voulais quand même une activité qui soit pérenne et stable.
- Speaker #0
Et avec Durkul, maintenant, est-ce que justement, tu as trouvé un équilibre qui te correspond davantage, avec plus de temps pour toi, plus de sens ?
- Speaker #1
Oui. Alors, je me suis un peu flagellée, parce que j'ai évidemment mené les deux activités de fond. Jusqu'à il y a quelques mois, j'avais encore mon agence d'architecture, plus le développement de Nocute, donc ça faisait deux sociétés. Donc, ça faisait quand même beaucoup. Par contre, je pense que je suis arrivée à un process qui est quand même hyper clair pour le client, hyper fluide. Et le fait de pouvoir finalement boucler une esquisse en trois heures plutôt qu'en trois semaines, ça donne un rythme au projet qui est différent. Ça permet d'engager les choses de manière beaucoup plus vite et que finalement, à la fois les clients ne se lassent pas et n'aient pas cette impression que finalement, c'est un peu long et de pouvoir aussi, moi, gagner du temps et gagner du temps sur l'esquisse. gagner finalement un peu en charge mentale, en calme et en sérénité. C'est aussi pouvoir remettre plus d'énergie sur la communication de son agence, sur du temps pour soi. Et on ne va pas se mentir que ce n'est pas désagréable.
- Speaker #0
C'est sûr. Et tu parlais de relations humaines aussi. C'est vrai que c'est quelque chose, je trouve, et pour en avoir discuté de nombreuses fois lors d'interviews, ce n'est pas quelque chose qu'on nous apprend à l'école, gérer les clients. Au contraire, on nous apprend plutôt à utiliser du jargon technique. On présente des projets à l'école face à des professionnels aguerris. Donc, c'est vrai que moi, je me souviens un peu de la claque que j'ai eue la première fois que j'ai présenté un projet devant des novices. Je me rends compte qu'en fait, le vocabulaire que j'utilisais n'était pas adéquat. Donc, je ne sais pas dans quelle mesure, toi, comment avec tes expériences, justement, tu as réussi à développer ces compétences-là, d'amener de l'humain et de trouver justement... Un côté un peu psychologue aussi, autour de la table, avec la gestion des plans.
- Speaker #1
Alors, j'ai toujours été passionnée à côté de psychologie, de compréhension du cerveau humain. Donc, j'avais aussi un petit terrain qui m'intéressait beaucoup de ce côté-là. J'ai été à plusieurs écoles dans les agences. Et j'ai eu finalement cette chance de travailler un an dans une agence que je ne citerai pas, mais qui était d'une ancienne génération, qui était donc beaucoup plus âgée que nous. Il y avait vraiment un écart générationnel. Et donc, finalement, c'était un archi de l'ancienne génération qui était un peu archidieux. C'est-à-dire, c'est moi l'archi, c'est moi qui pense, c'est moi qui décide, et c'est moi qui gouverne le monde du projet et les entreprises doivent m'écouter et exécuter. Et finalement, je dis que c'est une chance parce que ça m'a permis de voir ce que je ne voulais pas faire. Et quand je me suis mise à mon compte, j'ai eu cette volonté de dire, OK, j'ai travaillé avec... Ce patron-là, on a fait des projets absolument somptueux et magnifiques et c'était une expérience hyper enrichissante. Mais moi, je ne veux pas me positionner comme ça par rapport à mes clients. Déjà, je me sentais moins légitime. J'étais face à un patron qui avait quasiment 60-65 ans quand je travaillais et qui avait un énorme CV. Moi, j'étais une femme et je débutais et j'avais 30 ans. Ce n'était pas du tout le même positionnement. Mais pour autant, je me suis dit, je ne veux pas avoir la même relation avec mes clients et je veux aussi… pas avoir la même relation avec mes entreprises. C'est-à-dire que ça découle aussi sur la phase d'exécution. J'ai toujours considéré mes entreprises comme mes collègues et faisant partie intégrante de l'équipe. Et en fait, sans eux, je ne peux rien réaliser. Je ne vais pas poser du placo avec mes petites mains, je ne mets pas les compétences. Et donc, j'ai toujours voulu finalement créer autour d'un projet une équipe où on ne se retrouve pas dans le trio. Il y a souvent ce triangle client-entreprise. Archie. Je me suis dit, OK, on est là, tout le monde a le même but, c'est-à-dire de rendre un projet, de le finaliser, d'aménager, de facturer et de partir. Autant que tout le monde soit dans la même dynamique et que tout le monde soit à un pied d'égalité pour amener sa compétence sans hiérarchie, avec l'archie vraiment au-dessus. Donc, c'était vraiment une volonté de ma part, dès le départ, de prendre beaucoup plus en compte l'humain et de vraiment beaucoup plus collaborer avec mes clients.
- Speaker #0
Et est-ce que les entreprises, tu utilises NoCutch avec eux ?
- Speaker #1
Alors, un petit peu moins. Ça dépend si c'est vraiment des petites modifications. On peut beaucoup l'utiliser, par exemple, pour les salles de bain, pour les plus petits aménagements, pour leur faire comprendre ce qu'on veut. Dans le cadre des projets où, finalement, on n'a pas des énormes plans d'exécution à faire avec de l'implantation clim, de cloison, de meubles sur mesure, on peut tout à fait utiliser NoCutch. pour leur montrer les plans et la disposition qu'on le souhaite. Ça permet aussi de se projeter et de vérifier un peu au fur et à mesure. Dans le cadre d'un projet, je travaille essentiellement sur des gros projets de rénovation où on nettoie toute la coque et on part vraiment de zéro, on enlève les planchers, les cloisons, les doublages. Concrètement, je dissocie, j'utilise beaucoup NoCut pour faire comprendre à mes clients et guider pour prendre les décisions pour le projet. Et ensuite, je reprends mon process normal avec les entreprises. pour faire des plans d'exécution qui ont besoin souvent d'un détail qui va au-delà du cinquantième et de Nocute. Nocute, c'est vraiment un outil, finalement, pour imaginer les espaces et dialoguer avec le client. Je le vois vraiment comme l'interface de dialogue avec le client où tout le monde se comprend et tout le monde parle le même discours. et où finalement tout le monde, j'en reviens à la question d'avant, tout le monde est sur un pied d'égalité pour s'exprimer dans le projet. Ça ne permet pas, on est d'accord, de monter des cuisines en élévation ni de faire des cuisines au 25e ou au 20e en détail avec les fileurs, les ouvertures de portes. On n'est pas dans ce niveau de détail qui pour moi sont sur les étapes d'après qui sont l'APS et l'APD où on rentre beaucoup plus dans le détail des choses. C'est vraiment ciblé sur l'esquisse, c'est la boîte de dialogue entre vos clients et vous.
- Speaker #0
Parfait. Et quel conseil tu donnerais au maître d'ouvrage qui voudrait vraiment s'impliquer dans un projet d'archi ?
- Speaker #1
Très bonne question. Faire appel à une architecte qui utilise NoCutch, à une architecte d'intérieur qui utilise NoCutch. Peut-être pour déjà avoir cette sensibilité de vouloir se projeter et d'accompagner le client de manière plus pédagogique. Et sinon, si j'ai des profils aussi... et les profils de clients qui souvent arrivent à bricoler avec un ou deux outils pour faire leur plan, ils peuvent aussi se procurer nos cubes, puisqu'on est dans un univers au 1 cinquantième qui est assez pédagogique. Et peut-être tout simplement de commencer par dessiner leur plan et imaginer leur aménagement pour arriver à se projeter et impliquer aussi toute la famille dans leur projet.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que d'autant plus en France, l'architecte n'est tant obligatoire qu'à partir de 150 m², il y a beaucoup de... d'ouvrage qui pourrait se passer techniquement d'un architecte. Dans ce cas-là, utiliser ton outil peut leur permettre d'avoir une première base, voire ensuite d'aller voir un professionnel qui n'a peut-être pas encore l'outil et qui pourrait le découvrir.
- Speaker #1
La boucle serait bouclée, mais vraiment l'utiliser comme un outil de réflexion. On a souvent ces profils de personnes qui vont utiliser les logiciels gratuits de modélisation. mais qui vont y passer clairement trois semaines. En général, quand ils arrivent à l'agence, ils se disent « ça fait trois semaines que je travaille dessus tous les soirs » . Là, l'idée, c'est de pouvoir aller beaucoup plus vite, beaucoup plus simplement, puisqu'on peut partir de zéro, faire son relevé avec Nocuch et positionner ses meubles dessus avant aussi d'aller voir son archi pour avoir ses conseils.
- Speaker #0
Encore une fois, une petite anecdote professionnelle. J'ai eu un client comme ça dans une agence où j'ai travaillé qui adoraient faire des... Comme tu dis, il utilisait je ne sais pas quel logiciel gratuit en ligne. Il adorait faire ça. Et moi, mon travail, c'était de lui montrer avec beaucoup d'empathie et de pédagogie que ce qu'il avait dessiné, c'était très bien, mais ça ne fonctionnait pas. Pour moult raisons. Et du coup, c'était toujours un exercice assez particulier quand même. Parce que c'est bien qu'il s'implique dans un projet qu'il veut. Et au contraire, moi, je trouve ça super intéressant de dire, si vous avez envie, pas de souci, on fait des réunions de travail. bosse ensemble, vraiment. Je n'avais pas l'outil de Nukitch à ce moment-là, mais l'idée et le même, pouvoir dessiner à la main ou autre, c'était déjà quelque chose. Mais c'était toujours... Bon, alors, comment vous dire ? C'est très bien ce que vous avez fait pour X et Y. Mais là, c'était comme tu disais tout à l'heure aussi, revenir à amener notre expertise, de montrer, en fait, voilà, ça ne fonctionne pas pour telle raison, mais au moins, on a vu ensemble que cette option-là, elle ne fonctionne pas. Donc, on va essayer de partir sur autre chose.
- Speaker #1
Exactement. Déjà, moi, je trouve ça hyper bien des clients qui veulent s'impliquer. Donc souvent, même sans logiciel, moi, ça m'est arrivé d'avoir des clients qui arrivent avec leurs feuilles à petits carreaux et qui ont dessiné leur plan. Et je pense que tu vas rire parce qu'on a tous eu le même plan. Et je l'ai eu assez récemment sur une extension de maison avec quatre chambres. Il y avait un magnifique couloir et les toilettes en fond de couloir. Je dis, mais vous avez quatre enfants, la porte va rester ouverte. Donc systématiquement, quand vous rentrez chez vous, ce que vous allez voir, c'est vos toilettes. Et donc, c'est là où finalement, il ne faut pas se braquer face à un client qui a en fait envie de s'impliquer. Et je pense qu'il ne faut surtout pas non plus casser un peu ses envies. Mais c'est là où on reprend notre rôle d'architecte d'intérieur. Et c'est là où je mets un petit notabene, puisque finalement, même un client qui achèterait notre but et qui a envie de réfléchir à son plan, moi, je trouve ça super bien. Mais à un moment donné, il n'a pas l'intelligence de conception que nous, on amène. Et c'est ça qu'il faut vraiment mettre en valeur et se reposer là-dessus. qu'on se rend compte qu'en fait, n'importe qui peut faire un plan à partir du moment où, que ce soit un ingénieur, un profil un peu matheux, qui sait faire une règle de trois, ou quelqu'un qui a un peu de connaissances, tout le monde peut faire un plan. Mais tout le monde ne peut pas faire un plan qui fonctionne et un aménagement qui fonctionne. Et je trouve qu'au-delà du produit NoCutch, c'est aussi finalement cette volonté de redorer un peu notre métier et dire on n'est pas là pour faire des plans et poser des coussins, je me renglobe les décos parce que j'entends souvent ça. On est là, en fait, pour amener une intelligence de conception, prendre des besoins en compte et les traduire finalement en aménagements qui fonctionnent. Et elle est là, en fait, notre valeur qui sera irremplaçable. Pourquoi nos clients font appel à nous ? À toutes les archives qui ont peur d'être remplacées par l'IA ou qui ont peur que les clients puissent faire des plans avec nos kutch sans elles, reposez-vous sur votre intelligence de conception et le fait qu'on voit l'espace, on sait le construire, on sait l'aménager, on sait le rendre fluide et c'est ça qui fait notre plus-value.
- Speaker #0
Comme tu disais, c'est l'idée de comprendre avec le client quels besoins est représenté dans le plan. Et ce que je trouve intéressant aussi, que j'imagine, c'est justement de pouvoir dérouler le fil de la journée. Tu en as parlé brièvement tout à l'heure en disant, voilà, le matin, on fait ceci, cela. Mais c'est vrai, en fait, avec cet aménagement, comment est-ce qu'on va aller chercher, je ne sais pas moi, l'organisation du petit-déj le matin et puis le soir, dans quelle pièce on passe le plus de temps ? Il y a vraiment ce côté ergonomie du lieu de vie.
- Speaker #1
Exactement, oui. Il y a vraiment la prise en compte. Dans le kit, il y a des petits cercles de circulation qui sont insérés, donc des petits... Petit magnète, une personne, deux personnes, trois personnes. Et donc, ça va être de pouvoir expliquer à vos clients, quand vous avez des enfants qui dorment le soir et qu'il y en a un qui rentre tard du travail, il va passer là, il va passer là pour aller se doucher. Regardez qu'est-ce qui se passe quand il va se doucher et que la douche est d'eau à la cloison de la chambre de l'enfant. Ça va être ce que j'aime bien faire et qu'on ne peut jamais faire sur les plans, sur les besoins secondaires ou les besoins qui sont en troisième position. Qu'est-ce qui se passe quand vous êtes 12 ou 20 à table ? à Noël, comment on va faire ou quel meuble on va pousser. Et donc, de manière hyper ludique, vous pouvez mettre deux, trois tables alignées pour faire la tablée de Noël ou la tablée du dimanche, quand les gens sont dix et qu'il y a des tables à rallonge. En fait, c'est aussi prendre en compte toutes ces configurations-là et pouvoir le montrer aux clients, qui est intéressante dans le fait de juste pouvoir manipuler de manière simple et ludique avec les mains des manettes. C'est aussi rentrer dans ce détail des gens, de dire qu'il y a les besoins primaires. On déroule toute la journée du matin au soir quand on se lève. Il y a un peu les besoins secondaires. Qu'est-ce que vous avez envie de faire le week-end ? Qu'est-ce que vous mettez en place ? Est-ce qu'une fois par semaine, vous avez envie de regarder un film en famille et d'avoir un grand écran ? Est-ce que ça permet de repositionner les besoins au bon endroit ? Et qu'est-ce que vous faites une fois par mois, une fois par an ? Et qu'on puisse quand même le prendre en considération.
- Speaker #0
C'est vraiment un projet à plusieurs échelles.
- Speaker #1
Oui, qu'on ne fait pas quand on est sur des plans fixes, parce qu'à un moment donné, un, on ne va pas faire un plan de la solution qui ne fonctionne pas, pour l'exporter, l'imprimer, l'emmener chez le client, lui montrer que ça ne fonctionne pas. C'est un peu aberrant, on en fait déjà assez. Et deux, on ne va pas forcément faire la configuration du salon quand il y a 12 personnes à table, parce que ça arrive deux fois par an. Et que nous, on sait finalement qu'ils pousseront les meubles et ils mettront une rallonge et que ça fonctionne. mais en fait, le client ne l'a pas vu. Et donc, ça permet d'imprégner le client de son lieu de vie de manière beaucoup plus spontanée et beaucoup plus adéquate. Et ça permet aussi de... Je rebondis sur ce besoin et ce... Le slogan de Nocute, c'est faire de la place pour ce qui compte. Et c'est vraiment quelque chose qui est important. C'est plutôt une philosophie. C'est aussi d'amener les clients à reconsidérer leurs besoins. Souvent, on voit les aménagements de maison. et d'appartements. Je dévie un peu sur le sujet, mais on va typiquement faire un aménagement table, salon, télé. Et en fait, quand on questionne les gens, est-ce que dans votre vie, vous avez vraiment envie de regarder la télé tous les soirs ? Et si vous aviez la place, qu'est-ce que vous feriez ? Et donc, souvent, c'est un peu la question magique de moi, si j'avais la place, je me mettrais à la couture. Si j'avais la place, je ferais de la pâtisserie. Si j'avais la place, mais en fait, qu'est-ce qui est installé chez les gens et qu'est-ce qui est facile ? C'est la télécommande, le canapé, la télé. Et donc, finalement, ça permet aussi de requestionner nos modes de vie et de dire, nous, de répondre en tant qu'archives, en fait, si tu as envie de faire de la pâtisserie et si c'est ta passion et si une fois, le soir, quand les enfants sont couchés, plutôt que de regarder la télé, en fait, en vrai, tu aurais envie de faire un peu de pâtisserie, on va mettre en place un aménagement pour prendre ce besoin en considération. Et ça permet de manière beaucoup plus fine de dire, en fait, on va trouver de la place pour Faire votre sport si vous avez envie de faire votre sport, faire votre couture, faire la musique, faire toutes les activités qu'on a un peu oubliées parce que certaines années, on a aussi réduit l'aménagement de la maison à lit, canapé, télé, table, cuisine. Et donc, ça permet aussi de manière un peu plus pédagogique et presque psychologique de prendre en question, de prendre en considération les besoins du client.
- Speaker #0
Et du coup, comment est-ce que tu vois évoluer nos quitchs dans un futur pas proche ?
- Speaker #1
Très bonne question. On a plusieurs pistes sur lesquelles on travaille sérieusement. des plus petites et des plus grandes, on va déjà continuer à le faire connaître puisqu'on n'est pas encore très connus et on aimerait que beaucoup plus d'archis adoptent Nocuche et remettent la relation client au cœur du projet. On va continuer à se faire connaître, ça c'est une évidence. Pour la suite, on l'a abordé un petit peu tout à l'heure, on réfléchit à des boîtes et des planches complémentaires pour venir finalement prendre en considération les besoins des commerces et des professionnels aussi. notamment sur les bureaux, sur les restaurants, sur des choses où on pourrait avoir un peu de volume. Et on a d'autres projets en tête qui sont vraiment encore dans les cartons et sur lesquels on n'hésitera pas à revenir vous parler quand ils seront sortis, mais pour le moment, les gardes un peu secrets, mais il y a encore une suite qui finalement serait l'aboutissement du projet et la continuité dans nos process d'archives.
- Speaker #0
D'accord, donc Nocuche n'en est encore qu'à ses débuts.
- Speaker #1
Nocute, j'en ai encore cassé des buts et on voulait absolument commencer par cet outil physique. Selon moi, c'est un peu la première pierre à l'édifice pour amener une relation qui est différente avec le client, mais il y a bien une suite.
- Speaker #0
Je suis vraiment contente d'avoir eu cet échange parce que pour moi, la relation avec le maître d'ouvrage est vraiment importante. J'ai eu plusieurs interviews sur la question de la relation client et je me souviens notamment d'une interview avec... Un collectif qui travaille vraiment sur travailler avec le maître d'ouvrage, vraiment mettre l'usage aussi au cœur des projets. Et je pense que ça fait partie des switches qui sont hyper intéressants à prendre en compte pour transformer nos pratiques et revenir un peu à l'essentiel et remettre du sens dans ce qu'on fait et nos métiers.
- Speaker #1
Exactement, exactement. Je n'aurais pas pu dire mieux.
- Speaker #0
Et donc pour... conclure, évidemment je vais mettre dans la description de l'épisode des liens spécifiques pour pouvoir montrer et que les gens puissent voir, visualiser à quoi ressemble NoCutch, mais où est-ce que je peux renvoyer les auditeurs pour qu'ils puissent te suivre ou découvrir ton travail ?
- Speaker #1
Alors là où on est le plus actif, c'est sur notre compte Instagram qui est NoCutch underscore NoProblem c'est là où vous nous trouverez le plus actif, ou alors sur LinkedIn aussi Mieux. sur Anne-Sophie Martorana ou NoCutch, c'est des réseaux sur lesquels on vous répond en direct, au-delà du site Internet, évidemment.
- Speaker #0
Et juste, dernière question, pourquoi le nom NoCutch d'ailleurs ? Parce que les architectes savent ce que c'est qu'un kutch, mais peut-être que les autres personnes ne savent pas. Donc, tu pourrais nous expliquer, pour conclure cet épisode, le choix de ce nom ?
- Speaker #1
Alors, évidemment, les architectes savent ce que c'est qu'un kutch, qui est la règle, du coup, avec toutes les échelles, qui est un outil un peu archaïque, puisque finalement... Même si les logiciels ont énormément évolué ces dernières années, je pense que le point commun de toutes les archives depuis 100 ans, c'est d'avoir un putsch sur le bureau. Donc, c'était le clin d'œil de dire, on oublie un peu cet outil archaïque et on vient poser la règle. Et on a finalement un écosystème qui est beaucoup plus simple parce qu'on a remis des règles au cinquantième à l'intérieur du kit pour que ce soit plus simple. Et finalement, c'était aussi l'idée de pouvoir faire découvrir un terme au grand public. qui ne connaît pas le kutch et qui est toujours assez intéressé quand on leur explique ce que c'est qu'un kutch. Ils se disent généralement qu'ils coucheront moins bête le soir. Ce n'est pas l'info la plus utile, mais ça reste un nom qu'on n'oublie pas et qui reste à une consonance assez sympa et qui pourra aussi s'exporter à l'international sans avoir de problème de nom et de compréhension.
- Speaker #0
Pour celles et ceux qui ne savent pas, un kutch, c'est une règle triangulaire où sur chaque face, il y a en effet... une mesure à une certaine échelle, donc un 10, un 5e, un 100 et autres. Et pour l'anecdote, j'avais interviewé Som Afshar, qui avait fait un podcast qui s'appelle Drop the Cutch, où justement il parlait des différents professionnels qui avaient lâché l'archi traditionnel de maîtrise d'œufs et étaient partis, après les études, faire d'autres types de projets, soit liés à l'architecture, soit complètement à côté de l'architecture. Voilà.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
Et donc, Anne-Sophie, merci beaucoup. pour cet entretien. Je suis sûre que ce sera intéressant pour tous les types de public, que ce soit les professionnels ou même les particuliers qui pourraient être intéressés par être impliqués sur leur projet.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Solène. J'étais ravie d'être ton invitée aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est la fin de cet épisode. Merci beaucoup d'avoir partagé ce moment avec nous. Pour en savoir davantage sur Anne-Sophie et sur NoCutch, je te mets évidemment toutes les infos en description. Et comme d'habitude, si cet épisode t'a plu, n'hésite pas à le partager et à en parler autour de toi. C'est comme ça que vit le podcast. Merci pour ton écoute et à très bientôt pour un prochain épisode de Fondation.