- Speaker #0
à l'occasion de la journée internationale de la langue maternelle 2026 flamme monde et la radio des français dans le monde présente les langues mais maison bonjour bonjour et bienvenue sur la radio des français dans le monde partenaires avec flamme monde depuis le début on
- Speaker #1
va se retrouver aujourd'hui pour une émission spéciale diffusée sur l'antenne de la radio les 21 22 février pour également la retrouver en version vidéo sur notre chaîne YouTube et sur la chaîne YouTube de Flamme Monde. Mes langues, mes maisons. Alors c'est à l'occasion de la journée internationale de la langue maternelle, sachant que la langue maternelle n'est pas qu'un outil pour communiquer, c'est aussi une maison intérieure, un lieu intime, où se tissent l'identité, la mémoire, les émotions. Dans ce contexte de plurilinguisme, d'expatriation ou de migration, la maison se fait multiple, mouvante et parfois fragmentée. On se retrouve aujourd'hui pour un très beau projet avec une belle petite équipe d'invités que je vais vous présenter. Autour du projet, je rentre à la maison. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour,
- Speaker #2
bonjour, bonjour tout le monde.
- Speaker #1
Alors on va commencer si vous le voulez bien, si vous l'acceptez, avec la chef du groupe. C'est Anne-Henri Werner, madame la présidente. Bonjour Anne.
- Speaker #2
Oui bonjour, le capitaine du bateau comme avait dit Sublime à la rencontre mondiale.
- Speaker #1
Absolument. C'est sublime que... que j'embrasse, qui anime l'émission spéciale sur YouTube et que j'ai déjà eu l'occasion de recevoir. Il y a un excellent podcast sur le parcours de Sublime à écouter sur le site de la radio. Alors Anne, tu es la présidente de Flamme Monde. Je pense que ce n'est pas plus mal de commencer par le début. Est-ce que tu peux nous faire un petit plantage de décors pour les auditeurs qui découvrent cette fédération internationale ?
- Speaker #2
Oui, pourquoi pas. D'abord, qu'est-ce que c'est que les associations Flamme ? les associations de femmes, elles sont réparties un petit peu. peu partout à travers le monde et elle propose des enseignements et des activités en langue française à des enfants et des adolescents d'ailleurs français ou francophones, pour la plupart binationaux, donc on ne parle pas forcément ou rarement d'expatriés, ce sont plutôt des enfants qui sont nés à l'étranger dans des familles binationales dont la langue majoritaire et la langue à laquelle ils sont le plus exposés est la langue du Pays. pays dans lequel ils sont scolarisés. Donc, une des caractéristiques des élèves flammes, c'est qu'ils ne sont pas scolarisés, justement, en langue française, et que donc, bien souvent, ils ont un parent français ou francophone qui essaye d'introduire cette langue et de la rendre vivante au sein de la maison. Donc, on voit le lien déjà avec le projet, mais ça ne suffit pas, parce que les enfants sont trop exposés à la langue extérieure, à la langue du pays. Et donc, on les plonge en immersion française, une ou deux fois par semaine, ou certains deux fois par mois, où ils se retrouvent dans des groupes adaptés à leur âge, et où on leur enseigne, souvent sous une forme ludique, souvent sous une forme de projet, justement, quelques fois aussi avec des éléments un peu plus scolaires. Dans l'idéal, tout au long de leur enfance, et même jusqu'à, dans certains groupes, on garde les enfants jusqu'à leur bac, pour qu'ils s'identifient finalement à cette langue, et que cette langue devienne véritablement vivante, qu'ils aient envie de la parler. Et la fédération, encore assez récente, de la constatation que toutes ces associations étaient un petit peu isolées à travers le monde, ne se connaissaient pas. Et donc, en fait, c'est vraiment pendant la période Covid, pour tout dire, qu'on a commencé à se rassembler et qu'un noyau dur, dont faisait d'ailleurs repartir Florence aussi, on est toutes les deux dans les premières initiatrices de la fédération et toutes les deux encore au conseil d'administration, On a décidé de créer une fédération justement pour relier un petit peu toutes ces associations, pour leur fournir également des ressources, du soutien, du support dans tous les domaines, pour porter leur voix vis-à-vis des institutionnels, parce que FLAM c'est quand même aussi une ligne de subvention qui est financée par le ministère des Affaires étrangères et l'AEFE. Donc nous sommes également en contact direct avec les institutionnels pour faire connaître ce beau réseau.
- Speaker #1
Anne,
- Speaker #2
voilà.
- Speaker #1
J'ai l'impression que tu as l'habitude de pitcher sur Flamme Monde.
- Speaker #2
Disons oui, plusieurs fois.
- Speaker #1
C'est vrai, mais c'est bien de reposer un peu sur la table le poste qui a le départ. La Fédération Flamme Monde, on va donner quelques chiffres peut-être, nombre d'associations, nombre d'enfants, parce qu'on ne se rend pas forcément compte, mais la terre est grande et il y a des mobilisations un peu partout assez étonnantes. Ça vaut le coup de les mettre en lumière.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Alors, si on parle de nos adhérents, là, pour le moment, on est encore en période de réadhésion, puisqu'il faut le faire tous les ans. On est entre 85 et 89 associations adhérentes. Par contre, nous sommes en contact également avec des associations qui ne sont pas adhérentes ou qui ne le sont pas encore. Il existe aussi deux autres fédérations. Ce sont des fédérations régionales. C'est la fédération Parapluie Femmes UK. qui couvrent les associations au Royaume-Uni, et la fédération Flamme US, qui couvre les associations qui sont aux États-Unis. Alors, certaines sont dans plusieurs fédérations, d'autres préfèrent rester juste dans une fédération régionale, mais nous sommes en contact quand même avec... beaucoup d'associations FLAM. Nos adhérents, ça représente à peu près 7000 élèves quand même dans le monde, 0 à 18 ans en gros, puisque selon les associations, on commence des fois très très jeunes. Les associations sont très très libres et très autonomes dans leur gestion et dans leur programme pédagogique. C'est ça la grande diversité de FLAM. On fait tous la même chose, mais chacun à sa manière. Nous sommes tous également très très dépendants du contexte culturel dans lequel nous vivons. Nos enfants ont scolarisé dans un système et nous devons en tenir compte également dans nos enseignements, dans notre manière d'enseigner. Donc une très très grande richesse.
- Speaker #1
Et si vous voulez en savoir plus sur toutes ces associations dans le monde entier, depuis trois ans, en partenariat avec la Radio des Français dans le monde, je réalise des portraits des différentes associations, les personnes qui les pilotent. Et donc tout ça est disponible sur le site de Flamme Monde et sur le site de la radio. Un beau réseau. À chaque fois que j'ai notamment des hommes et des femmes politiques, ils me disent à quel point ils sont fiers de Flamme Monde. Ça doit te faire plaisir, Anne.
- Speaker #2
Ah oui, ça nous fait plaisir. Ça nous fait très très plaisir. Mais voilà, nous entretenons aussi ces relations constantes avec tous ces acteurs. Parce que malgré la visibilité que nous avons donnée aux associations Flamme et à ce réseau, nous apercevons qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour emprunter l'idée que ce réseau associatif est complémentaire du réseau des établissements français à l'étranger et que ce n'est pas seulement de la garderie ou des petites activités amusantes, mais que c'est un véritable enseignement pédagogique pour des enfants qui n'ont pas accès au réseau d'enseignement de l'AEF.
- Speaker #1
Évidemment, aujourd'hui, tout ça résonne encore plus particulièrement puisque nous sommes dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle. En plus, on est sur une radio et on va parler musique. Notre deuxième invité est Florent Das, qui fait partie du groupe Boulevard des Airs. Il est avec nous aujourd'hui pour parler de ce projet qui est très beau, un projet culturel et pédagogique qui a été créé autour de la chanson Comme on entend derrière moi, je rentre à la maison. Bonjour Florent !
- Speaker #3
Bonjour tout le monde !
- Speaker #1
Alors on t'a déjà reçu sur l'antenne, j'ai regardé tout à l'heure une petite vidéo qui explique le projet éducatif. Alors déjà un petit mot sur Boulevard Bézère, on a déjà tous eu l'occasion de chanter vos chansons.
- Speaker #3
Un projet musical lancé sur les bancs d'une cour de récréation, comme quoi finalement on y revient à l'école assez rapidement, il y a quelques années maintenant. Même si on n'est pas très vieux et que l'école n'est pas si loin derrière, ça commence à faire quelques années. Et voilà un projet qui n'a évidemment pas l'ambition au départ de devenir ce qu'il est devenu, mais force est de constater qu'il a traversé les années et puis qui s'est transformé d'aventure humaine à aventure professionnelle et humaine.
- Speaker #1
Et d'ailleurs le groupe déjà s'est formé quasiment à l'école.
- Speaker #3
Oui complètement, comme je le disais, comme la plupart j'imagine. Des groupes de copains de collèges lycées qui se forment, il doit y en avoir des milliers chaque année un peu partout dans le monde. Est-ce que tu fais de la musique ? Oui, je fais de la guitare, je fais de la batterie et je fais du violon. Et puis est-ce qu'on ne ferait pas un projet musical ? Oui. Alors c'est vrai qu'au départ les concerts ressemblaient plus à des animations du self de la cantine qu'à des magnifiques shows comme aujourd'hui. Mais ça a été une bonne école et je crois qu'elle nous sert bien aujourd'hui dans les grandes tournées qu'on traverse.
- Speaker #1
Et à quelques groupes célèbres très connus dans le monde qui se sont formés aussi à cette occasion-là. Alors vous avez eu plusieurs gros succès, vous avez eu l'occasion de faire des tournées au-delà de la France. Grâce à la musique, vous avez pu voyager.
- Speaker #3
Voilà, la musique, merveilleux vecteur d'émotion. C'est vrai qu'après avoir enchaîné les petits concerts ici, on est sortis du département, on est sortis de la région. aujourd'hui c'est un groupe qui qui s'exporte aussi alors il n'a pas de grandes ambitions à l'étranger puisque bon ben nous on chante en français donc on va pas construire toute une carrière en chine bien que d'autres l'ont déjà fait avant nous mais c'est vrai qu'on a déjà eu l'occasion de jouer aux quatre coins de la planète du fin fond de l'amérique du sud à la capitale du japon donc c'est super drôle parce que évidemment je parle pas japonais donc j'avais du mal à introduire les chansons à discuter avec le public entre entre deux titres mais Mais voilà, par les pouvoirs de la musique, on arrive quand même visiblement à transmettre des émotions. Et c'est ça qui est incroyable.
- Speaker #1
Alors, il y a quelques mois, le groupe Boulevard des Airs travaille sur une chanson qui va s'appeler Je rentre à la maison. Et alors, il faut nous expliquer, Florent, comment d'une chanson qu'on écrit entre soi, qu'on enregistre en studio, comment on se retrouve aujourd'hui avec un direct aux quatre coins du monde, avec des centaines d'enfants qui ont travaillé autour de votre chanson ? C'est fou !
- Speaker #3
Alors oui. Effectivement. Alors encore une fois, un projet qui avait été initié humblement en local et qui a largement dépassé nos attentes. Alors juste pour donner un peu de contexte, effectivement, ça fait des années que les chansons du groupe, certaines chansons du groupe en tout cas, sont travaillées par des enseignants ou des encadrants dans les associations. notamment à l'étranger, puisqu'on avait fait de nombreux projets avec TV5Monde, notamment pour créer quelques fiches pédagogiques sur le croche-tanson pour des enfants qui étaient à l'étranger. Et puis c'était des gens, un public, pour qui on avait peu de temps à donner. Donc on était assez frustrés de cette situation. Donc avec les garçons, à la création de ce nouvel album, on s'était dit que ce serait bien, puisque c'est visiblement une cour de sensibles du groupe, d'essayer de donner du temps. et d'essayer de cadrer quelque chose qui nous permettrait d'aller à la rencontre de ce public-là. Donc une chanson s'y prêtait bien, c'est effectivement « Je rentre à la maison » pour plusieurs raisons. Donc on s'est entouré d'enseignants, de chercheurs, de formateurs qui ont fabriqué à peu près une cinquantaine de fiches pédagogiques pluridisciplinaires qui servent au quotidien aux enseignants, aux encadrants, aux accompagnants, qui permettent de mener des projets dans diverses disciplines avec leur public respectif. On a développé ça au départ en local et puis le ministère s'en est emparé. Puis ça a été national et puis international aujourd'hui, notamment avec vous, le réseau AEF dont on a parlé et quelques visites dans pas mal de pays l'année prochaine puisque nous en France aussi le projet est reconduit l'année prochaine. Donc encore de beaux jours devant lui. Et puis aujourd'hui pour terminer, la tournée du groupe a commencé. Donc chaque soir on accueille avec nous des scolaires venus de partout. qui nous présente et qui présente au public, aux milliers de personnes chaque soir, les travaux qui ont été élaborés dans les classes. Donc c'est incroyable de voir les restitutions parce que c'est un peu le but aussi de ce projet-là. Quand on s'est parlé la dernière fois, ça n'était qu'un projet. Aujourd'hui, c'est la réalité.
- Speaker #1
Alors on rappelle un petit peu la création de la chanson, de là des outils pédagogiques, des fiches qui sont remises aux différents enseignants, des visites que vous avez pu faire dans des classes. Avec le partenariat Flamme Monde, ce sont des visites internationales que vous avez pu faire, en visio ou parfois en réel. Et puis les concerts, tu nous l'as dit, où tu fais monter les enfants sur scène. Comment les enfants, quand ils montent, ils sont habiles, ils sont efficaces, ils sont timides ?
- Speaker #3
Ils sont excités.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #3
Excités, émerveillés. On peut imaginer qu'un enfant qui monte sur scène, qui a présenté le projet, qui a travaillé dans sa classe, Tout d'un coup, ça prend une dimension différente. Même pour nous, le moment n'est pas tant dans le contenu, il est plutôt dans la forme que ça prend aussi. Ce qui est important pour nous, c'est la richesse des échanges avec les élèves avant et après. On n'est pas très exigeant sur la restitution, puisqu'il faut que ça reste un moment agréable pour l'enfant qui monte ou l'adolescent, et ou pour les gens qui accompagnent, parce qu'ils ne sont pas faciles à cadrer à ce moment-là.
- Speaker #4
J'imagine.
- Speaker #1
On va maintenant éclairer trois projets. On va se promener dans des endroits très différents. Et si vous m'autorisez, mesdames, à commencer par mon invité qui s'est levé à 3h30 du mat, parce que voilà, magie des fuseaux horaires sur la radio des Français dans le monde, on se retrouve aujourd'hui, mais à Atlanta, il est 4h. Et donc on enregistre très très très tôt, mais Chantal m'a fait le plaisir de se dire « Je serai présente, je vais mettre mon réveil. » Bonjour Chantal !
- Speaker #5
Bonjour.
- Speaker #1
Merci déjà. Je t'ai promis un café virtuel. Ça ne va pas très loin. Tu l'as reçu, je te l'ai envoyé en début d'émission. Un petit mot pour te présenter toi, présenter l'école et présenter le projet. Toi, tu es né au Cameroun. Tu as fait tes études en France. Et puis, avec ton mari et tes enfants, vous vous êtes installés à Atlanta. Un petit mot sur ta vie là-bas, aux USA.
- Speaker #5
Oui, ici à Atlanta, quand je suis arrivée à Atlanta avec mon mari, mes filles qui revenaient de France ne parlaient que français. Donc, quand elles ont commencé dans les classes, c'était assez difficile pour elles de parler parce qu'il y a une période silencieuse quand on apprend une nouvelle langue, l'anglais. Donc, les professeurs ont commencé à m'inviter dans les classes pour venir soutenir mes enfants. Donc, en les soutenant, j'ai constaté que... Mes enfants ne parlaient pas beaucoup dans la classe d'anglais, mais quand le professeur d'espagnol, dans leur école, ils faisaient espagnol, quand le professeur d'espagnol rentrait dans la classe, elles arrivaient à parler parce qu'elles estimaient qu'elles étaient au même niveau que tous les autres élèves. Donc je me suis dit, mais ça c'est très intéressant. Moi qui revenais de France, moi j'avais fait du droit, je me suis dit, ça c'est vraiment magnifique. Et les professeurs m'ont demandé d'intervenir dans les classes. de leurs élèves pour parler un peu de la France, du Cameroun. Et j'ai vu comment les enfants étaient vraiment accrochés à cela. Je me suis dit que je vais devenir professeur de français et que j'allais pouvoir soutenir mes propres enfants et comprendre le système scolaire américain à fond. Donc, je suis devenu professeur de français. C'est ça,
- Speaker #1
des études de droit qui t'amènent à finalement faire prof de français. On parle de tout ça, c'était il y a 22 ans, votre arrivée à Atta. Oui,
- Speaker #5
22 ans. Oui, 22 ans, 22 ans.
- Speaker #1
Et depuis 17 ans, il y a l'école. Aujourd'hui, ça s'appelle l'école du samedi. Quelque chose me dit que ça doit se passer le samedi, du coup.
- Speaker #5
Oui, le samedi, on a quatre heures de cours avec les élèves, dont un parent est francophone. D'autres n'ont même pas de parents francophones, mais ce sont des enfants qui ont grand intérêt pour le français. Donc, j'enseigne les CM1 et les CM2 à l'école du samedi.
- Speaker #1
Il y a combien d'enfants ?
- Speaker #5
J'ai huit enfants cette année. Parfois il y a plus, parfois il y a moins, ça dépend des années.
- Speaker #1
Et donc on se retrouve le samedi. Vous avez organisé comment ? C'est à la cool ou c'est assez scolaire ? Comment c'est chez vous ?
- Speaker #5
C'est assez cool, mais les élèves arrivent le matin, ils ont des petites baignoseries qu'on vend, françaises. pour leur goûter à la récréation. Et donc, on a les salles de classe. Notre école se tient à l'École internationale d'Atlanta. C'est là où on fait nos cours. Et donc, chacun a sa classe. Et les classes se divisent en classes des enfants natifs. Les natifs, ce sont ceux qui ont un parent. francophone et les non-natives qui ont des parents complètement anglophones. Donc c'est comme ça que sont divisées les classes et on a la maternelle, le CP1, CP2 et les maternales jusqu'au collège. Donc les enfants font quand même le français assez longtemps. Il y a des enfants qu'on a vu depuis la maternelle jusqu'au collège et parfois ils reviennent nous aider dans les classes quand ils ont fini. Le collège, ils reviennent dans les classes pour aider les profs.
- Speaker #1
On est dans le cadre de la journée internationale de la langue maternelle. Comment ça se passe le français à la maison ? Parce que voilà, ils vont à l'école, ça parle anglais, c'est l'américain qui est tout le temps présent, les médias, les réseaux sociaux, etc. Comment tu insuffles du français dans tout ça ?
- Speaker #5
La plupart du temps, je demande aux parents, s'il vous plaît, c'est... Moi, j'ai expérimenté ça avec mes filles. Elles sont complètement bilingues, je peux même dire trilingues, parce qu'on a continué à parler le français à la maison. Donc, les élèves essaient de parler avec le parent francophone à la maison, en train de parler en français. Et ça, ça les aide énormément. Ça les aide beaucoup. Et de regarder des films, de regarder, de faire de la lecture. On a l'école du loisir à l'école du samedi.
- Speaker #1
Voilà, il est trop tôt, Chantal a gelé d'un coup. Ça y est, tu es revenue, Chantal, tu es revenue. Donc tu me disais, voilà, je vais te poser plutôt une question. Est-ce que vous obligez à détendre français ? Est-ce qu'on se dit, par exemple, ce soir, c'est un film en français ? Est-ce qu'à table, par exemple, on mange en français ? Comment tu l'imposes, le français ?
- Speaker #5
On a aussi sa vieux cofam. nous a donné gratuitement. Donc, je donne des devoirs sur Flamme qu'ils font à la maison de façon obligatoire. Donc ça, ça les oblige à être en français. Je ne peux pas les obliger à regarder un film. Ce que je fais ici à l'école, on a ce qu'on appelle l'école des loisirs. Et avec l'école des loisirs, ils commandent des livres. Et ils prennent aussi des livres. On a une petite bibliothèque. Ils prennent des livres. Et obligés à avoir le français à la maison, c'est de lire ces livres qu'ils vont résumer devant tout le monde dans la classe. Donc, ils viennent résumer le livre qu'ils ont lu à la maison chaque samedi.
- Speaker #1
Merci beaucoup Chantal. On va revenir sur le projet Je rentre à la maison dans un instant. Mais on va continuer de faire un petit tour du monde pour découvrir les différentes écoles qui ont bossé sur ce projet. Je pars à Madrid. Et je retrouve... Kenza, bonjour Kenza, bienvenue.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Alors tu es avec nous aujourd'hui depuis la capitale espagnole pour présenter l'école du FLAMME et présenter ce projet. Un petit mot sur toi déjà, ta vie madrilène.
- Speaker #0
Oui bien sûr, alors moi ça fait un peu plus de 4 ans que je suis installée ici à Madrid et je travaille à l'école du FLAMME depuis plusieurs mois maintenant. Je suis responsable pédagogique de ce qu'on appelle les non-lecteurs. Ce sont ceux qui ne savent pas encore lire et écrire, soit les maternelles et les CP. Et la directrice de l'école, Stéphanie, est-elle responsable des lecteurs qui sont les 8 ans et plus. On a des élèves qui ont jusqu'à 15 ans à peu près. Donc on a aussi jusque des adolescents et ils sont tous francophones. Et voilà, je ne sais pas quoi dire de plus.
- Speaker #1
Vous vous rassemblez quand et où ?
- Speaker #0
On a cours tous les jours de la semaine et nous, on compte comme un extrascolaire. Donc, c'est juste après l'école. Les cours ont lieu deux heures par jour de 17h30 à 19h30. Et les samedis matins aussi, on a deux cours de deux heures. Et chaque élève a son groupe. et ensuite nous les professeurs, on se divise avec nos accompagnantes entre les différents... tranche d'âge.
- Speaker #1
Sur la radio des Français dans le monde, on est écouté chaque jour par environ 100 000 francophones. Le premier pays où on a de l'audience, c'est l'Espagne. Il y a une très forte communauté francophone en Espagne. Ça représente du coup votre école combien d'enfants et quelle structure ?
- Speaker #0
On a plus de 200 élèves dans notre école inscrits cette année et nous avons cette année cinq sites sur lesquels on donne cours. On intervient même dans la banlieue madrilène et nous avons trois sites. dans Madrid et on va en ouvrir un nouveau à partir de septembre.
- Speaker #1
Wow, exclusivité ! Merci Kenza en tout cas pour cette présentation. Maintenant on part, on reste en Europe mais du côté de la Croatie pour notre troisième invité du jour. Bonjour Florence !
- Speaker #4
Bonjour Gauthier ! Bienvenue à Maghreb !
- Speaker #1
Pour ceux qui regardent en vidéo, ils constatent ton décor mais pour ceux qui écoutent à la radio, il faut que je décrive. Pour que ça soit joli, tu es sur un mur où il y a une magnifique mosaïque de dessins, je rentre à la maison. Il s'avère que du coup tu es dans le couloir pour faire cette émission.
- Speaker #4
Exactement, l'exposition à la fin du projet a été faite dans le couloir et du coup je vous parle du couloir.
- Speaker #1
Très bien, j'espère que tu ne vas pas prendre un coup de froid. Un petit mot de présentation sur toi, ton parcours et sur un autre monde, l'école Flamme de la Croatie.
- Speaker #4
Arrivée en 1993 au moment de la guerre en Ex-Yougoslavie, avec une association humanitaire. C'est là que j'ai rencontré mon mari psychologue. Ensuite, on a eu des enfants ensemble, donc je suis restée. La question s'est rapidement posée quand on a eu des enfants, en se disant comment on va faire pour que ce bilinguisme s'installe. Vraiment, parce que la Croatie, c'est le croate, c'est une langue qui est quand même... pas facile, qui n'a rien à voir avec le français, un environnement qui n'est pas forcément très francophone donc voilà. Donc la création d'un autre monde s'est imposée quelque part avec d'autres familles comme la mienne, binationale, qui avaient les mêmes recherches, les mêmes demandes. Et voilà, et puis petit à petit, tout ça a fait boule de neige. Aujourd'hui on a à peu près 70 élèves, enfin ça dépend des années, un peu plus, un peu moins. qui vont deux, trois ans, là, c'est Nora, qui est parmi les plus petites, là, voilà, et puis voilà, puis ça va jusqu'au mamie, en fait, parce qu'un autre monde est avant tout, comme on le disait tout à l'heure, hors antenne, un lieu, une petite maison, en fait, où les enfants, effectivement, sont en pantoufles ou en chaussettes. où on boit des cafés, du thé, des tisanes, où on est installé dans les petits fauteuils, dans l'entrée aussi. Donc la famille entière est accueillie à un autre monde. Et on aime beaucoup les mamies et les papys. Et on a même dernièrement, il y a quelques jours, créé le café de Marianne, où on essaye de regrouper justement les seniors d'un autre monde, mais aussi un peu plus large de Zagreb francophone, français et francophone. Donc un autre monde pour revenir au côté flamme, vraiment, on n'a pas des cours le samedi du tout, nous par contre, c'est l'école de la semaine, donc on a des cours toute la semaine, le samedi éventuellement il y a des activités culturelles, parce que les ateliers de langue, en fait on n'appelle pas trop ça des cours chez nous, les ateliers de langue se passent donc avec des niveaux de langue différents, mais on a aussi à côté ce côté culturel.
- Speaker #0
On essaye de chérir parce qu'il est très important à côté de la langue. Voilà.
- Speaker #1
Alors maintenant, on va parler de ce projet Je rentre à la maison et voir ce que vous avez fait avec les enfants. On marque une petite pause et on y va tout de suite.
- Speaker #2
Chaque jour de la semaine, à minuit, 6h, midi et 18h Paris Time, écoutez la seule émission qui relie les expats. Retrouvez l'actu de la mobilité internationale et découvrez le podcast du jour.
- Speaker #3
Merci de m'accueillir sur cette antenne, moi j'aime beaucoup la radio des Français dans le Monde.
- Speaker #2
Une interview de 10 minutes à retrouver sur fdlm.fr.
- Speaker #4
Informer, partager, divertir sur le média de la mobilité internationale, Français dans le Monde.
- Speaker #1
Les Français parlent au français. Parrainé par Agora Expat, votre santé partout. Contactez les équipes de notre part sur agoraexpat.com
- Speaker #5
Le média de la mobilité internationale.
- Speaker #1
fglm.fr Je retourne en Allemagne retrouver Anne, puisqu'on va maintenant faire un zoom précis. Sur le projet Je rentre à la maison, Anne, 13 associations se sont inscrites. Est-ce qu'on peut rappeler un peu comment, entre la chanson, le projet pédagogique et Flamonde, comment tout ça s'est fait ?
- Speaker #3
Oui, c'est tout un ensemble. C'est une aventure qui a duré plusieurs mois. Peut-être que je peux commencer par rappeler pourquoi c'était intéressant pour Flamonde. Parce que, comme j'ai expliqué tout à l'heure, Flamonde a de nombreuses missions. Et une de ses missions, c'est également de créer à travers le monde, une communauté entre ces associations, ce qui n'est pas facile parce que c'est du virtuel, on le voit avec Chantal aujourd'hui qui nous a rejoints à 4h du matin, et que chaque association agit d'une manière isolée, donc on essaie de créer du lien quand même. Et donc il y a plusieurs moyens de le faire, et l'un d'eux, c'est peut-être celui qu'on préfère, c'est de proposer des projets pédagogiques qui permettent aux associations de travailler d'une manière très flexibles, donc ces projets doivent être souples, ils doivent être adaptables à toutes les situations, à toutes les tranches d'âge, pour viser toutes les catégories d'élèves et tous les âges, et également tous les contextes de fonctionnement, les contextes culturels. Et donc ce projet artistique, qui nous a d'ailleurs été transmis, on a été mis en contact, tu parlais tout à l'heure des politiques, par une sénatrice. qui m'a envoyé un jour un mot en me disant, voilà, on a rencontré Boulevard des Airs, ils ont un projet pédagogique, est-ce que ça pourrait être intéressant pour Flamonde ? Et c'est comme ça qu'on a pris contact avec Florent, en fait. Donc, ces liens sont très importants. Et donc, ce projet qui est à la fois artistique et pédagogique, il rassemble toutes les causes. composantes dont on a besoin nous pour un projet. Il y a d'abord cette chanson qui est totalement adaptée à tout le monde, et puis notamment aux enfants et aux jeunes. Il y avait déjà des ressources pédagogiques existantes que nous avons un peu retravaillées. Notre coordinatrice pédagogique a créé un guide de ressources pour les associations. On a eu des échanges entre les associations participantes, c'est ce que nous faisons toujours quand nous avons un projet, nous créons un groupe WhatsApp et puis les associations peuvent discuter entre elles de leur avancée du projet. Nous avons eu des échanges avec le groupe Boulevard des Airs. Et donc c'est un projet qui nous permet aussi, parce que là c'est d'entrer dans une autre mission de Flamonde qui est de donner de la visibilité aux associations. Et là, franchement, c'est formidable parce qu'avec toutes ces productions que nous avons, il y a la journée, l'émission aujourd'hui, la journée de l'an, l'émission sur YouTube, mais il y aura également des publications sur nos réseaux sociaux et également dans le FlamMAG, qui est la deuxième émission du FlamMAG. Le FlamMAG, c'est le magazine des associations Flam que nous avons lancé l'année dernière. dans le cadre d'un projet aussi qui s'appelle « Presse et éducation aux médias » . Et donc, les productions dans le cadre du projet « Je rentre à la maison » seront également mises en valeur. Donc voilà, c'est quelque chose qui est très complet, qui est très bouclé. Et puis, nous avons décidé aussi d'en faire le thème central ou un des thèmes centraux de la journée de demain, la journée de la langue maternelle, parce que finalement, on a entendu dans plusieurs des… des contributions qui ont eu lieu tout à l'heure, c'était que finalement, la langue maternelle vécue à l'étranger a un lien très très fort avec l'émotionnel, avec la maison. C'est une sorte de maison, ce n'est pas seulement un vecteur de communication, c'est se retrouver avec sa langue maternelle, la transmettre à ses enfants, à ses petits-enfants. Et donc voilà, comment est né ce projet, comment il s'est déroulé, c'est vraiment quelque chose de... qui correspond tout à fait aux valeurs de Flamonde.
- Speaker #1
Alors, il y a 14 associations dans 9 pays différents. Je me tourne vers Florent de Boulevard-Desert. Lorsque vous avez eu l'idée que cette chanson « Je rentre à la maison » soit un projet éducatif, je suppose que vous l'avez imaginé pour les petits Français de France. Pas forcément que ça allait partir dans le monde entier.
- Speaker #4
Pas au départ, c'est vrai. Mais assez rapidement quand même. Je dis ça parce que vous l'avez vu aussi en regardant la vidéo, le clip qui a été tourné. dans de nombreux pays du monde, donc sans avoir anticipé son déploiement à ce niveau-là, on avait quand même à cœur, nous, de part à la mixité de chez nous, d'essayer de montrer quelle forme pouvait prendre cette maison aux quatre coins du monde. Si plantée que la maison est un endroit, ça peut être aussi son corps, ça peut être aussi des réflexions super intéressantes sur qu'est-ce que c'est sa première maison. Il me reste, je dirais, On est ravis, effectivement, comme je disais tout à l'heure, de voir que ce déploiement dépasse largement les frontières. Ça enroute le projet et ça permettra d'ailleurs à l'objet d'être un peu plus performant l'année prochaine. Mais quand même, on lui avait déjà donné une dimension d'ouverture, on va dire, avec ce clip dès le départ.
- Speaker #1
Alors maintenant, on va zoomer sur les trois projets des trois associations qui sont avec nous. Mais je vous invite à découvrir tous les travaux. Depuis le site Flamand, depuis leur compte YouTube, on va commencer avec Chantal. Du coup, la maison pour un enfant, on l'a dit dans l'introduction, ça peut être quatre murs, mais ça peut être aussi plus intime. Comment vous avez traduit avec les enfants le concept global de « je rentre à la maison » ?
- Speaker #6
Nous, on a commencé par regarder la vidéo. Et on a imprimé les paroles de la chanson. Donc, on a d'abord lu la chanson avec les élèves et on a entamé une réflexion autour de qu'est-ce que vous pensez, qu'est-ce qu'une maison pour vous. Alors, il y a des élèves qui ont commencé à dire, moi j'ai peut-être deux maisons quand je vois comment c'est écrit. Ici, là, des gens qui reviennent, qui repartent, parce que c'est des enfants qui passent beaucoup de vacances, soit dans leur pays d'origine. Ils retournent voir leurs grands-parents. Donc, ils se sont dit, vraiment en disant les paroles, c'est comme si c'était une personne qui cherche à revenir et qui se pose des questions. En plus, quand on a regardé la vidéo, c'est là où tout s'est déclenché. Donc, il y a eu ces deux déclics. Avec les images de la vidéo, on voit des images authentiques, des scènes authentiques de vie. Moi, par exemple, ce qui m'a beaucoup... touché, c'est que je vois des enfants qui se tressent sur un arbre. Et moi, ça m'a rappelé toute mon enfance au Cameroun. De voir comment on se tresse, des petits tresses, c'était vraiment, c'était fort pour moi. Je vois des élèves qui regardent mon enfant en train de faire du vélo. Ça leur rappelle quand ils ont appris à faire du vélo étant tout petit. Il y en a, vous voyez les deux grands-parents qui sont assis devant la porte. C'est comme ça que les grands-parents s'asseillent dans les soirées. Et en plus, vous voyez des gens qui passent au Portugal, il y a une scène au Portugal, et des enfants qui défrichent, qui font des travaux en campagne avec leurs grands-parents, ceux qui font du skate, ceux qui sont au bord de la plage, c'est vraiment des scènes qui sont tellement fortes. que les élèves, c'est à partir de là qu'ils m'ont dit non, Ça, ça ne peut pas être, on ne peut pas seulement faire ça en se disant qu'on parle de notre maison. C'est aussi tout un pays, c'est la culture des pays différents. Et comme on a des élèves qui viennent de différents horizons, de différentes origines, on s'est dit non, nos maisons font être des maisons de cœur. Qu'est-ce qu'on a, qu'est-ce qu'on passe d'une maison, mais des maisons de cœur liées à un pays francophone. Et là, les enfants ont commencé à choisir un pays francophone qui a un sens pour eux. soit là où ils passent des vacances avec leurs grands-parents, soit là où ils ont des amis qui leur sont chers. J'ai une élève, par exemple, qui a fait le Burkina Faso, en se disant, mes parents ont des amis qui viennent chaque année nous visiter du Burkina Faso ici, et ce sont des gens qui sont très chers pour nous. Donc, moi, je veux faire ma maison de cœur avec ça, parce que ces personnes sont importantes pour moi. Il y a d'autres qui ont pris, par exemple, le Québec ou au Canada, c'est-à-dire qu'avec mes parents, on passe des vacances chaque année là-bas. Donc, ça a été comme ça qu'ils ont pris des différents endroits. Et en même temps, moi, quand ils font le projet, je le fais avec eux en même temps. J'ai vu comment ils étaient vraiment profondément ancrés. Je leur ai dit, bon, je veux faire une maison du Cameroun et je vais vous montrer comment sont les maisons là-bas. Qu'est-ce que cela rappelle pour moi ? Je me rappelle des plantes de nid de lait qu'on va manger, du poisson brisé. Et les autres élèves ont dit, moi, Madame Chantal, moi, je prends par exemple le sud-ouest de la France. On a vu une élève habillée complètement comme une danse traditionnelle du sud-ouest de la France. Elle s'est dit, quand je vais voir ma grand-mère, on est souvent allé voir des activités comme celle-là. Donc, c'était vraiment quelque chose qui a parlé pour les enfants. Donc, on s'est dit, on va donc faire nos maisons de chœur, parce que là, dans le chœur, vous allez mettre, par exemple, la culture. Et ils avaient besoin de mettre cinq points importants de la culture du pays qu'ils avaient choisi. La maison pouvait aussi être la maison de rêve. Je voudrais patrie dans ce pays un élève qui a pris Madagascar parce que c'est mon pays de rêve. Donc, il va apprendre, il va nous expliquer toute la culture de ce pays-là. Et donc, du coup, entre eux, ils parlent beaucoup, les élèves, parce que quand ils font ce projet, ça parle pour eux. Je voudrais comprendre qu'est-ce que dans le pays que tu as choisi, il y a ci et ça. Pour la France, il y en a qui parlaient de leur pain au chocolat, de beaucoup de choses, qu'ils aimaient manger. Ils vont parler aussi des activités qu'ils font quand ils sont là-bas, aller visiter la Tour Eiffel, repartir avec leur grand-mère les plats préférés que leur grand-mère leur fait. Et donc, vraiment, c'était intéressant.
- Speaker #1
Les enfants ont fabriqué des tableaux géants, des grandes maisons, avec en effet des éléments symboliques qu'ils ont dessinés à l'intérieur. Tout ça, vous allez pouvoir le retrouver dans les ressources proposées par Flamme Monde. Du coup, on se promène, France, Canada, Cameroun, Belgique, on se promène dans différents pays. Et voilà, les enfants chantent devant leur maison. Toi aussi, tu as appris la chanson.
- Speaker #6
Oui, on a appris la chanson par cœur. On l'aime. Dès qu'on rentre dans la classe, c'est la première chose que je mets avant de faire une autre activité. Donc, c'est vraiment, ils sont imprégnés de cette chanson. Ils sont à fond dans ce projet. Et puis, on a reçu la lettre du boulevard des airs, des florins. Les élèves étaient, alors ça a doublé leur excitation. Comment je veux dire ça ? Ça les a excité le plus. Donc, on est vraiment très engagés là-dedans. Et les grandes maisons dans ces banques, ça va nous servir d'arrière-plan. Parce que le projet a deux phases. La deuxième phase, on va la commencer. On l'a commencé déjà. Ce sera un petit sketch, comme du théâtre, où ils vont faire en chantant la chanson. Ils auront des petits stades et des élèves qui rentrent chez eux. à la maison. Ils ont des sacs avec des petits drapeaux qui sont attachés ici à la poitrine et ils sont en train de rentrer à la maison.
- Speaker #1
Merci Madame Chantal, comme on t'appelle visiblement. Florent, quand tu vois les petites vidéos, que tu vois les enfants qui s'approprient la chanson, et puis quand on est un artiste et qu'on est comme ça en contact avec les enfants, eux sont, comme le disait Chantal, un peu heureux, contents, ça leur fait quelque chose. Vous aussi, ça doit vous faire quelque chose ?
- Speaker #4
Oui, effectivement, c'est incroyable. Il faut redonner un peu de contexte en imaginant que cette chanson, « Je rentre à la maison » , est née dans son premier mur, dans une intimité la plus totale. Comme tous les créateurs, c'est quand même composé et créé dans l'intimité. De voir aujourd'hui la résonance qu'elle a, c'est sûr que c'est incroyable. Mais je retourne un peu ce que je disais. C'est vrai que, comme l'a dit Chantal, je trouve que c'est intéressant d'avoir aussi le retour de... de gens qui ont visionné le clip, puisqu'effectivement, nous, quand la chanson, elle a été écrite avec un certain biais, peu importe, et puis ensuite, on l'a faite écouter. Et quand on voit le nombre de retours qu'on a eu de vidéos dans le monde entier, de gens souhaitant montrer leur maison, alors on le dit depuis le début de l'émission, mais c'est important de le rappeler, évidemment la maison dans cette chanson, c'est donc pas la maison maçonnée, quatre murs, un toit, mais bel et bien une espèce de refuge intérieur que chacun d'entre nous ici, peu importe d'où l'on vient et où l'on va, dans lequel on enferme des souvenirs, des odeurs, des saveurs, des paysages, des familles, des souvenirs, un drapeau, une langue et toutes ces petites choses qui constituent tout au long de la vie notre chez soi, notre maison. Et quand on voit le nombre de retours qu'on a eu pour élaborer le clip avec des choses différentes, effectivement des scènes de rue comme le disait Chantal, des maisons. la danse, on aurait pu y ajouter d'autres thèmes aussi, mais là c'est nous qui n'avons pas osé ou pas souhaité le mettre, mais effectivement on avait eu énormément de retours aussi par rapport à la religion, c'est un sujet qu'on aurait pu aborder puisque ça fait largement partie des maisons au sens large, mais effectivement on ne s'y est pas aventuré parce que ça posait d'autres problèmes à la prise de diffusion avec le ministère, vous vous en doutez, mais c'est un sujet qui aurait pu être aussi extrêmement intéressant, qu'on pourrait peut-être traiter différemment. Et voilà, quand on reçoit, je te dis, toutes ces vidéos avec des couleurs différentes, de la danse et de Marie-Josée Perrec qui a souhaité faire quelque chose en voie de loupe devant sa fresque qu'on voit à un moment donné à une scène au fin fond du Mexique. Voilà, on était déjà ravis avant même que les élèves passent au travail. Donc effectivement, maintenant, quand chaque soir, on reçoit, on voit, on découvre les créations des élèves sous diverses formes en plus. C'est sûr que c'est à chaque fois des moments extrêmement jolis qu'on essaie de documenter petit à petit. Donc si ça vous intéresse, je peux vous faire passer un peu tout ce qui se passe ici, tout ce qu'on collecte parce que c'est super intéressant.
- Speaker #1
Avec plaisir. Direction Madrid maintenant avec Kenza. Est-ce que tu peux nous présenter le projet qui a été créé autour de Je rentre à la maison ?
- Speaker #7
Bien sûr. Alors nous, à l'école du flamme de Madrid, on s'est demandé ce que signifiait pour les enfants la phrase Je rentre à la maison. Qu'est-ce que ça veut dire pour eux ? Qu'est-ce qu'ils s'imaginent lorsqu'on leur dit le mot maison ? On est resté vraiment sur le thème de la maison au sens littéral, entre quatre murs. Mais c'est une façon d'introduire leur quotidien multiculturel et multilingue à l'école. Et ils ont su faire preuve de beaucoup de créativité. Avec les plus petits en maternelle, donc ceux de trois à six ans, on a bien sûr écouté la chanson qu'ils ont beaucoup écouté. apprécié, on en a plusieurs qui ont dansé d'ailleurs, et on a parlé de leur maison, de leur pièce préférée, de l'endroit où ils se sentent bien et ils ont dû colorier le dessin d'une petite maison. Ils ont collé un petit ours en peluche dans leur pièce préférée et ils nous ont expliqué un peu pourquoi c'était leur pièce préférée. Et à la fin tous les dessins réunis ont formé du coup le village du groupe du jeudi, parce qu'on a fait ça avec les enfants du jeudi. Et on a eu plein de petites histoires de leur part, comme par exemple « J'aime ma chambre car vient un lit » ou « Dans ma cuisine il y a des gâteaux, chez moi il y a des jouets » . Alors donc, ils voient vraiment leur maison comme, au sens littéral du terme, ils ne se rendent pas forcément compte à ce stade-là qu'ils habitent dans un pays étranger, parce que pour eux, ce n'est pas un pays étranger. C'est leur pays. Et donc, voilà, ça a été une petite introduction à leur multiculturalité. Il y en a plusieurs qui nous ont dit aussi que chez eux, ils parlaient une autre langue que le français ou même que l'espagnol parfois, ça peut arriver. Pour les plus grands, on a proposé un projet de théâtrothérapie qui s'appelle « Ma maison, corps, jeu et paroles » . Les enfants explorent la maison avec le corps, le mime, le jeu et il met... des mots dessus ensuite et on leur a demandé de préparer aussi une petite présentation de leurs pièces préférées et de la raconter devant la classe pour un apprentissage un peu plus orale et personnel et pour les adolescents le projet devient un peu plus drôle un peu plus dynamique c'est ma maison me fait rire et transforme les petites scènes du quotidien multiculturel familial en théâtre comique et ça leur fait prendre un peu de recul sur ça, ça leur permet aussi de créer du lien et de ne pas de s'exprimer sur ça. Et avec tous ces projets du coup notre objectif est simple on offre aux enfants et aux adolescents français un espace pour exprimer leur multiculturalité et leur montrer que la maison c'est un lieu intime, mais aussi une histoire universelle. Et ça leur permet de garder contact avec leurs origines francophones. Ils ont beaucoup apprécié ce projet. Ils travaillent encore dessus pour les plus grands. Certains vont même présenter leur... Leurs travaux au sein de notre concours d'éloquence de l'école du FLAMME qui aura lieu début mars.
- Speaker #1
Merci Kenza, tu es restée très concentrée alors que pendant ce temps-là du côté de la Croatie, les enfants sont dans le couloir, il y a plein de monde et tu as su rester straight to the point pour rester dans la langue, dans la francophonie, bravo !
- Speaker #7
J'ai l'habitude.
- Speaker #1
Et c'est l'occasion pour moi d'ailleurs de saluer Isabelle avec qui j'ai préparé cette émission et l'équipe de FLAMME monde qui se mobilise. et... Le partenariat avec la Radio des Français dans le monde nous permet de faire de beaux rendez-vous comme aujourd'hui. On va donc terminer avec un autre monde. Est-ce que tu peux, Florence, maintenant que tu as laissé les enfants passer dans le couloir, nous expliquer quel a été le projet ? Il est très coloré, visiblement.
- Speaker #0
Il est très coloré parce qu'il y a plein de groupes différents, plein de tranches d'âge différentes. Comme je l'ai dit tout à l'heure, on a aussi des mamies et des papys, mais on a aussi le parent non francophone de la famille binationale. Donc, on a aussi travaillé avec des amis. C'est pour ça que nous, on est partis sur des thèmes très différents, comme la famille, la maison, effectivement, la famille, les émotions, la maison intérieure, la maison architecturale aussi, la maison souvenir, la maison imaginaire, la maison refuge, exil, l'identité, la maison insolite, là aussi. On a chanté, on a dansé, on a dessiné, on a fabriqué, on a écrit, on a décrit, on a raconté, rêvé, imagé. et vraiment on a essayé de toucher tous les domaines de la création qui était possible avec cette superbe chanson qui est devenue le rituel. Alors nous, ce n'est pas le rituel de début de cours, mais c'est le rituel de fin de cours. Quand on sort de la classe et que les parents sont à l'extérieur et attendent, donc c'est « je rentre à la maison » et voilà, et ça chante dans les couloirs. Donc c'est vraiment devenu un rituel, je suis sûre qu'à la maison aussi. il chante, il continue à chanter.
- Speaker #1
C'est bien pour les royales, Florent.
- Speaker #0
Il nous a vraiment pris tous au corps, vraiment. Donc, oui, je disais qu'il y avait, par rapport à une petite anecdote assez intéressante au niveau pédagogique, on va dire, c'est que avec les ados, on a travaillé sur la maison insolite et donc je leur avais demandé d'écrire une maison insolite qui serait un peu leur maison de leurs rêves. Et je ne sais pas si vous les voyez, elles sont là-haut, tout en haut là. En fait, elles ont fait un croquis, elles ont fait leur description et ensuite, on a donné cette description à l'IA et on lui a demandé de nous fabriquer la maison pour de vrai. Et alors là, quand l'image est arrivée à l'écran, c'était « Waouh ! Ma maison, elle existe ! » « Ma maison imaginaire, elle existe ! » Et du coup, ça nous a aussi appris que quand on décrit quelque chose, il faut être très précis, parce que l'IA, forcément, quand on dit des choses qui sont compliquées, ou quand au niveau architectural aussi, quand il y a des choses qui ne sont pas possibles, qui ne tiennent pas debout, donc du coup, ça ne marchait pas. Donc voilà, ça, c'était une belle découverte pédagogique avec l'intelligence artificielle. Voilà, sinon, on a… On a fini notre travail sur tous ces sujets par cette exposition qui est là dans le couloir. On a travaillé tout le premier trimestre d'octobre à décembre et elle est toujours là parce qu'on a du mal à s'en séparer. Et ça tombait bien du coup pour l'émission. Et puis on a aussi clôturé tout ça avec le calendrier d'un autre monde, qui est un calendrier qu'on fait chaque année sur un thème qui nous prend à cœur. Donc là, il était évident que ça allait être sur « Je rentre à la maison » . Et avec tous les travaux à l'intérieur, donc tout était réalisé par les enfants, comme par exemple, ça c'était sur les maisons du monde. Avec cette « C'est tombé » , on l'a fait jusqu'au moment de, comment ça s'appelle, des droits de l'enfant, de la journée des droits de l'enfant. Donc du coup, on est parti aussi sur les enfants du monde, les droits, etc. Juste pour parler de cette première… page du calendrier qui a été fait par Maya qui travaille avec nous et qui reprend une autre thématique de la terre, la terre nature, la terre mer, la terre qui nous fait vivre et qui nous emmène. Très facilement sur le thème de 10 mois, 10 mots dans lequel nous sommes actuellement, qui est sur le monde de demain, où tout ça n'existera peut-être plus. Donc nous, on était bien d'accord pour garder cette première page, plein de nature, plein d'animaux, et à chercher et à trouver un petit peu.
- Speaker #1
Merci beaucoup, merci beaucoup à ces trois associations. On pense à toutes les autres aussi, encore une fois. tous ces travaux, vous allez pouvoir les retrouver sur les ressources de Flamme Monde. Merci d'avoir été avec nous, alors un petit merci spécial à Chantal du coup, qui a dû se lever en pleine nuit pour participer à ce rendez-vous. Je vais passer maintenant la parole à Sublime pour le live YouTube du jour. Mais si mes informations sont bonnes, tous mes invités, alors Florent évidemment, c'est lui qui l'a écrit, mais tout le monde a appris la chanson dans son coin, donc si on l'écoute vous pouvez chanter, a priori. Alors, je ne sais pas ce que ça va avoir avec les décalages de synchronisation, mais... Avec Flamme Monde sur la radio des Français dans le monde, nous vous avons présenté une émission spéciale, Mes Langues, Mes Maisons, à l'occasion de la journée internationale. de la langue maternelle. Merci à vous toutes, à vous tous. Merci pour votre collaboration et on va faire un petit bisou spécial à tous les enfants qui ont travaillé sur ce projet fabuleux. Merci d'avoir été avec nous sur la radio. Passez une belle journée où que vous soyez dans le monde. Au revoir. Au revoir, merci.
- Speaker #8
Au revoir, merci. C'est peut-être la mienne, les allers et retours à l'infini.
- Speaker #9
Il est temps que je revienne. C'est ici chez moi, et je rentre à la maison. Je n'oublie pas d'où je viens, je rentre à la maison. C'est ici chez moi, et je rentre à la maison. C'est là que je suis bien, je rentre à la maison. C'est dans le monde.
- Speaker #5
Le Média de la Mobilité Internationale.
- Speaker #4
FDLM.fr