Description
CETTE SEMAINE RETROUVER L’INTERVIEW
De Mme Valérie PADRA DIRECTRICE GÉNÉRALE de L’AGEFMA
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
CETTE SEMAINE RETROUVER L’INTERVIEW
De Mme Valérie PADRA DIRECTRICE GÉNÉRALE de L’AGEFMA
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd'hui à l'AGEFMA, Association de gestion de l'environnement de la formation en Martinique, qui est le CARIF-OREF de Martinique. À mes côtés, il y a Valérie Padra, qui en est la directrice générale. Bonjour Madame Padra.
Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
Selon l'Observatoire des trajectoires professionnelles, justement, Madame Padra, c'est qu'un actif sur trois a connu une transition professionnelle en 2018, des éléments qui sont encore d'actualité puisqu'ils ont été confirmés en 2022, avec ces chiffres de... Un actif sur quoi ? Qui connaissent également toujours cette dynamique professionnelle de transition. Qu'est-ce que vous retenez pour pouvoir mieux accompagner les Martiniquais et les acteurs avec lesquels vous travaillez ?
Le Covid a changé les pratiques de tous les acteurs, et notamment des organismes de formation. Il a fallu former autrement, accompagner autrement, mais surtout aussi accompagner des reconversions, puisque certaines personnes ont dû changer d'orientation. Aujourd'hui, on n'a plus un métier. On a plusieurs métiers, plusieurs parcours. Et on ne peut plus se dire, mon capital, c'est pour aller vers un métier particulier, mais j'ai un capital dont je dois prendre conscience, conscientiser, et je dois en fait valoriser, que je dois développer, et qui me permet de saisir des opportunités, et surtout de créer des passerelles. Donc la notion de compétence est essentielle. Je dois avoir des compétences techniques, mais aussi des compétences transversales. On parle beaucoup de, excusez-moi pour mon anglais, de soft skills. Et donc, ce sont des compétences qui vous permettent de passer d'un métier à un autre. Aujourd'hui, on ira vers plusieurs opportunités professionnelles et nous devons nous accompagner les professionnels vers ces nouvelles tendances, je dirais, à travers des outils. Notre rôle, c'est de pouvoir sécuriser au mieux les parcours de toutes ces personnes, qu'elles soient demandeurs d'emploi ou salariés, sécuriser à travers tous les outils qui existent. La validation des acquis qui permet de reconnaître un certain nombre de compétences et d'obtenir une certification. Il y a beaucoup de personnes qui ont été autodidactes qui n'ont pas valorisé tout cela à travers une certification. Le bilan de compétences, de se poser et de se dire finalement qui je suis et vers où je veux aller. Et puis le compte personnel de formation qui est aussi important. Ça me permet finalement, si je rencontre, je sais qui je suis, je connais mon capital compétences. Je peux aller vers une certification et faire reconnaître cette compétence-là. On parle aussi de bloc de compétences. Tout le reste, je l'ai déjà acquis en fait. Donc oui, aujourd'hui, tous les outils nous conduisent vers ce qu'on appelle la formation tout au long de la vie, la formation pour tous et la formation aussi inclusive, donc accessible à tous. Ce n'est pas évident, il y a une nécessité de mobiliser tous les acteurs. pour aller vers une même orientation.
Et surtout, ce que vous mettez en avant, c'est que c'est également un droit, en fait. Tout à fait. Les gens n'en ont pas forcément conscience. On va revenir sur peut-être les données, d'ailleurs, sociologiques. En quoi ça aide vos partenaires ?
Effectivement, à l'analyse des données sociologiques du territoire, qui sont collectées par l'Agefma, qui est Cariforef. Ces données-là, en fait, cette analyse a une incidence directe et significative sur l'évolution des métiers et des qualifications. Ces analyses, en fait, permettent d'adapter notamment les politiques publiques. en matière d'orientation, de formation et d'emploi, et de les adapter aux réalités locales et d'anticiper notamment les mutations économiques, sociales et technologiques. En fait, ce sont des données démographiques, notamment sur le vieillissement de la population, la mobilité, l'évolution des structures familiales aussi. On peut recueillir ce type de données, mais aussi le niveau de formation et de qualification, les publics, le taux de diplôme, l'illettrisme, l'accès à la formation continue. Également les structures sociales et d'insertion, donc le taux de chômage, la pauvreté, l'inégalité, les publics et les loyers de l'emploi. Et puis également tout ce qui est dynamique migratoire et mobilité professionnelle, notamment sur le territoire, par rapport aux différentes zones sur le territoire, mais aussi mobilité au niveau national. Et puis également l'évolution des valeurs de travail. recherche de sens, quête d'équilibre, nouvelle aspiration professionnelle, tout ça, ça peut être recueilli au niveau de nos études. Et ces données sont croisées avec des indicateurs plus économiques, notamment l'emploi, les secteurs, le tissu productif, et territoriaux, notamment les zones urbaines, rurales, enfin bref, il y a des croisements qui sont réalisés. Ça nous permet en fait d'adapter l'offre de formation publique. Par exemple, une population peu qualifiée, on va développer des formations de remise à niveau, préqualification, des formations modulaires. si on a euh un peu Des nouveaux besoins en inclusion numérique ou linguistique au niveau de langue, on va adapter des contenus de formation, on va intégrer notamment des modules numériques ou des modules de langue. Ça nous permet aussi d'anticiper sur les métiers, sur les tensions des métiers. Par exemple, le vieillissement de la population dans certains secteurs va permettre l'accroissement notamment des besoins justement en santé, médico-social, service à la personne. Et puis également, un autre point, ça peut aussi avoir une influence sur l'évolution des référentiels de compétences parce qu'on se rend compte par exemple que... L'évolution des modes de vie, on aura l'émergence de compétences transversales, soft skills numériques et notamment adaptabilité. A prendre conscience, l'évolution des usages, consommation, mobilité, etc., environnement, ça va avoir des répercussions sur l'adaptation des métiers du commerce, de l'agriculture, de la logistique, mais également des besoins de polyvalence et de requalification rapide. Et là, par exemple, il y aura nécessité de mettre à jour des titres, des certifications, notamment au niveau du répertoire national des certifications professionnelles, le RNCPO ou du répertoire spécifique.
Est-ce que vous analysez aussi le profil des chefs d'entreprise ? C'est-à-dire que selon l'âge du chef d'entreprise, il a des demandes très spécifiques parce qu'il a un regard particulier sur le marché. Et un plus jeune chef d'entreprise avec d'autres objectifs, d'autres compétences, est-ce que ce sont des éléments aussi que vous prenez en compte pour mieux adapter l'offre que vous allez soumettre aux acteurs avec lesquels vous collaborez ?
En fait, dès qu'il y a une demande de nos partenaires ou de nos institutionnels, nous pouvons en fait se... nous focaliser sur une thématique bien particulière. Donc c'est tout à fait possible, mais pour l'instant, ce n'est pas encore réalisé.
D'accord. Revenons sur ce qui est mis en place et les actions, les différents accompagnements, que ce soit appui technique ou assistance, auprès des professionnels.
C'est vrai que l'accompagnement, c'est un volet central de l'Agefma. Il s'agit en fait vraiment d'un appui technique et méthodologique qui est destiné à plusieurs acteurs. Nous avons plusieurs cibles. La nature de l'accompagnement, c'est par exemple fournir l'analyse de données. sur l'emploi, les besoins de compétences, etc. Mais aussi l'aide à la structuration de parcours de formation. Aussi l'appui à la lisibilité de l'offre de formation qui existe sur le territoire. Mais également la mise à disposition de ressources ou d'outils d'observation sur des métiers. C'est aussi l'animation des réseaux professionnels, la formation ou la professionnalisation des acteurs de l'orientation. Mais aussi le conseil pour la mise en œuvre de politiques publiques. On a travaillé dans le cadre du pacte territorial d'investissement dans les compétences, mais également le CPTDFO. il y a une partie observation. C'est tout simplement, quand il y a nécessité de faire un état des lieux, en général, on fait appel aussi à l'Agefma et à l'Observatoire. Et à qui ça s'adresse donc en fait ? Aux institutionnels et aux collectivités, notamment la CTM, mais également les services de l'État, la DETS et les rectorats. On travaille avec l'ARS dans le cadre des personnes en situation de handicap, mais également aussi, on parie beaucoup avec France Travail. Deuxième cible, ce sont les organismes de formation et les CFA. Là, c'est déjà collecter leurs offres de formation pour les mettre dans une base de données que nous avons, que ce soit accessible, et notamment accessible dans les systèmes d'information de France Travail, mais aussi des missions locales. Mais c'est aussi l'appui à de l'ingénierie pédagogique et de l'ingénierie de formation, et l'appui aussi à la mise en œuvre de démarches qualité au sein des organismes de formation. Troisième cible, les acteurs de l'orientation de l'insertion et du conseil. Donc, les missions locales, CAP emploi, les acteurs du AXIS. conseil en évolution professionnelle et tous les réseaux associatifs qui existent sur le territoire. Et puis, quatrième cible, nous travaillons également avec les branches professionnelles, avec les entreprises, avec les opcos et les partenaires sociaux, puisque de manière, au niveau de la GEFMA, nous avons un conseil d'administration qui est paritaire, donc état, collectivité et partenaires sociaux. Et donc là, quand nous faisons des études sectorielles, des études prospectives, nous travaillons directement avec les entreprises. Nous faisons des groupes de travail pour collecter leurs besoins et pouvoir rendre lisibles et traduire tous ces besoins dans le cadre de ces études. Le grand public, qui n'est pas notre cible première, qui aussi a accès à nos informations.
Je me demandais, est-ce que tous ces éléments, ces données, tous ces accompagnements et ces bilans que vous faites, sont accessibles au grand public également ?
Toutes les informations sont accessibles sur le site de l'Agefma. D'ailleurs, des fois, nous avons des appels de public et nous avons aussi une lettre d'information. Il faut s'abonner. Et puis, nous aussi, nous participons à des journées portes ouvertes, à des événements. Et donc là aussi, c'est l'occasion de vulgariser notre offre de service.
Ce sont des éléments qui peuvent intéresser les étudiants, les thésards par exemple. Est-ce que c'est souvent le cas ?
Nous avons aussi récemment quelqu'un, c'était un conseiller en insertion, il me semble, et en fait, qui avait besoin de données sur l'illettrisme. Oui, oui, nous avons des demandes également d'étudiants quand ils ont un besoin d'informations, de la data en fait, de la donnée, oui. Oui, oui, effectivement, nous avons des demandes de ce type.
Votre organisme, et j'imagine aussi, vous avez évolué. Est-ce qu'il y a des pistes d'évolution, peut-être des compétences supplémentaires ? pour la GEFMA ? Est-ce qu'il y a des choses comme ça qui sont en cours ou prévisibles ?
Vous savez, il y a un concept qui est utilisé, que tout le monde utilise maintenant, c'est l'intelligence artificielle. Je suis obligée d'accompagner mes équipes, justement, sur l'utilisation bonnet-scient de cet outil, et notamment dans l'intégration dans nos propres pratiques, nous, au niveau de la GEFMA, mais aussi comment accompagner les différents opérateurs. Et le deuxième axe, c'est cette notion de transition écologique et d'éco-responsabilité. Et je crois que ça, c'est vraiment aussi un axe que nous devons vraiment développer dans les années à venir.
En tout cas, merci beaucoup, Mme Padra, pour tous ces éléments qui rendent un peu plus perceptible ce que fait la GEFMA. Merci à vous.
Merci beaucoup.
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CETTE SEMAINE RETROUVER L’INTERVIEW
De Mme Valérie PADRA DIRECTRICE GÉNÉRALE de L’AGEFMA
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd'hui à l'AGEFMA, Association de gestion de l'environnement de la formation en Martinique, qui est le CARIF-OREF de Martinique. À mes côtés, il y a Valérie Padra, qui en est la directrice générale. Bonjour Madame Padra.
Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
Selon l'Observatoire des trajectoires professionnelles, justement, Madame Padra, c'est qu'un actif sur trois a connu une transition professionnelle en 2018, des éléments qui sont encore d'actualité puisqu'ils ont été confirmés en 2022, avec ces chiffres de... Un actif sur quoi ? Qui connaissent également toujours cette dynamique professionnelle de transition. Qu'est-ce que vous retenez pour pouvoir mieux accompagner les Martiniquais et les acteurs avec lesquels vous travaillez ?
Le Covid a changé les pratiques de tous les acteurs, et notamment des organismes de formation. Il a fallu former autrement, accompagner autrement, mais surtout aussi accompagner des reconversions, puisque certaines personnes ont dû changer d'orientation. Aujourd'hui, on n'a plus un métier. On a plusieurs métiers, plusieurs parcours. Et on ne peut plus se dire, mon capital, c'est pour aller vers un métier particulier, mais j'ai un capital dont je dois prendre conscience, conscientiser, et je dois en fait valoriser, que je dois développer, et qui me permet de saisir des opportunités, et surtout de créer des passerelles. Donc la notion de compétence est essentielle. Je dois avoir des compétences techniques, mais aussi des compétences transversales. On parle beaucoup de, excusez-moi pour mon anglais, de soft skills. Et donc, ce sont des compétences qui vous permettent de passer d'un métier à un autre. Aujourd'hui, on ira vers plusieurs opportunités professionnelles et nous devons nous accompagner les professionnels vers ces nouvelles tendances, je dirais, à travers des outils. Notre rôle, c'est de pouvoir sécuriser au mieux les parcours de toutes ces personnes, qu'elles soient demandeurs d'emploi ou salariés, sécuriser à travers tous les outils qui existent. La validation des acquis qui permet de reconnaître un certain nombre de compétences et d'obtenir une certification. Il y a beaucoup de personnes qui ont été autodidactes qui n'ont pas valorisé tout cela à travers une certification. Le bilan de compétences, de se poser et de se dire finalement qui je suis et vers où je veux aller. Et puis le compte personnel de formation qui est aussi important. Ça me permet finalement, si je rencontre, je sais qui je suis, je connais mon capital compétences. Je peux aller vers une certification et faire reconnaître cette compétence-là. On parle aussi de bloc de compétences. Tout le reste, je l'ai déjà acquis en fait. Donc oui, aujourd'hui, tous les outils nous conduisent vers ce qu'on appelle la formation tout au long de la vie, la formation pour tous et la formation aussi inclusive, donc accessible à tous. Ce n'est pas évident, il y a une nécessité de mobiliser tous les acteurs. pour aller vers une même orientation.
Et surtout, ce que vous mettez en avant, c'est que c'est également un droit, en fait. Tout à fait. Les gens n'en ont pas forcément conscience. On va revenir sur peut-être les données, d'ailleurs, sociologiques. En quoi ça aide vos partenaires ?
Effectivement, à l'analyse des données sociologiques du territoire, qui sont collectées par l'Agefma, qui est Cariforef. Ces données-là, en fait, cette analyse a une incidence directe et significative sur l'évolution des métiers et des qualifications. Ces analyses, en fait, permettent d'adapter notamment les politiques publiques. en matière d'orientation, de formation et d'emploi, et de les adapter aux réalités locales et d'anticiper notamment les mutations économiques, sociales et technologiques. En fait, ce sont des données démographiques, notamment sur le vieillissement de la population, la mobilité, l'évolution des structures familiales aussi. On peut recueillir ce type de données, mais aussi le niveau de formation et de qualification, les publics, le taux de diplôme, l'illettrisme, l'accès à la formation continue. Également les structures sociales et d'insertion, donc le taux de chômage, la pauvreté, l'inégalité, les publics et les loyers de l'emploi. Et puis également tout ce qui est dynamique migratoire et mobilité professionnelle, notamment sur le territoire, par rapport aux différentes zones sur le territoire, mais aussi mobilité au niveau national. Et puis également l'évolution des valeurs de travail. recherche de sens, quête d'équilibre, nouvelle aspiration professionnelle, tout ça, ça peut être recueilli au niveau de nos études. Et ces données sont croisées avec des indicateurs plus économiques, notamment l'emploi, les secteurs, le tissu productif, et territoriaux, notamment les zones urbaines, rurales, enfin bref, il y a des croisements qui sont réalisés. Ça nous permet en fait d'adapter l'offre de formation publique. Par exemple, une population peu qualifiée, on va développer des formations de remise à niveau, préqualification, des formations modulaires. si on a euh un peu Des nouveaux besoins en inclusion numérique ou linguistique au niveau de langue, on va adapter des contenus de formation, on va intégrer notamment des modules numériques ou des modules de langue. Ça nous permet aussi d'anticiper sur les métiers, sur les tensions des métiers. Par exemple, le vieillissement de la population dans certains secteurs va permettre l'accroissement notamment des besoins justement en santé, médico-social, service à la personne. Et puis également, un autre point, ça peut aussi avoir une influence sur l'évolution des référentiels de compétences parce qu'on se rend compte par exemple que... L'évolution des modes de vie, on aura l'émergence de compétences transversales, soft skills numériques et notamment adaptabilité. A prendre conscience, l'évolution des usages, consommation, mobilité, etc., environnement, ça va avoir des répercussions sur l'adaptation des métiers du commerce, de l'agriculture, de la logistique, mais également des besoins de polyvalence et de requalification rapide. Et là, par exemple, il y aura nécessité de mettre à jour des titres, des certifications, notamment au niveau du répertoire national des certifications professionnelles, le RNCPO ou du répertoire spécifique.
Est-ce que vous analysez aussi le profil des chefs d'entreprise ? C'est-à-dire que selon l'âge du chef d'entreprise, il a des demandes très spécifiques parce qu'il a un regard particulier sur le marché. Et un plus jeune chef d'entreprise avec d'autres objectifs, d'autres compétences, est-ce que ce sont des éléments aussi que vous prenez en compte pour mieux adapter l'offre que vous allez soumettre aux acteurs avec lesquels vous collaborez ?
En fait, dès qu'il y a une demande de nos partenaires ou de nos institutionnels, nous pouvons en fait se... nous focaliser sur une thématique bien particulière. Donc c'est tout à fait possible, mais pour l'instant, ce n'est pas encore réalisé.
D'accord. Revenons sur ce qui est mis en place et les actions, les différents accompagnements, que ce soit appui technique ou assistance, auprès des professionnels.
C'est vrai que l'accompagnement, c'est un volet central de l'Agefma. Il s'agit en fait vraiment d'un appui technique et méthodologique qui est destiné à plusieurs acteurs. Nous avons plusieurs cibles. La nature de l'accompagnement, c'est par exemple fournir l'analyse de données. sur l'emploi, les besoins de compétences, etc. Mais aussi l'aide à la structuration de parcours de formation. Aussi l'appui à la lisibilité de l'offre de formation qui existe sur le territoire. Mais également la mise à disposition de ressources ou d'outils d'observation sur des métiers. C'est aussi l'animation des réseaux professionnels, la formation ou la professionnalisation des acteurs de l'orientation. Mais aussi le conseil pour la mise en œuvre de politiques publiques. On a travaillé dans le cadre du pacte territorial d'investissement dans les compétences, mais également le CPTDFO. il y a une partie observation. C'est tout simplement, quand il y a nécessité de faire un état des lieux, en général, on fait appel aussi à l'Agefma et à l'Observatoire. Et à qui ça s'adresse donc en fait ? Aux institutionnels et aux collectivités, notamment la CTM, mais également les services de l'État, la DETS et les rectorats. On travaille avec l'ARS dans le cadre des personnes en situation de handicap, mais également aussi, on parie beaucoup avec France Travail. Deuxième cible, ce sont les organismes de formation et les CFA. Là, c'est déjà collecter leurs offres de formation pour les mettre dans une base de données que nous avons, que ce soit accessible, et notamment accessible dans les systèmes d'information de France Travail, mais aussi des missions locales. Mais c'est aussi l'appui à de l'ingénierie pédagogique et de l'ingénierie de formation, et l'appui aussi à la mise en œuvre de démarches qualité au sein des organismes de formation. Troisième cible, les acteurs de l'orientation de l'insertion et du conseil. Donc, les missions locales, CAP emploi, les acteurs du AXIS. conseil en évolution professionnelle et tous les réseaux associatifs qui existent sur le territoire. Et puis, quatrième cible, nous travaillons également avec les branches professionnelles, avec les entreprises, avec les opcos et les partenaires sociaux, puisque de manière, au niveau de la GEFMA, nous avons un conseil d'administration qui est paritaire, donc état, collectivité et partenaires sociaux. Et donc là, quand nous faisons des études sectorielles, des études prospectives, nous travaillons directement avec les entreprises. Nous faisons des groupes de travail pour collecter leurs besoins et pouvoir rendre lisibles et traduire tous ces besoins dans le cadre de ces études. Le grand public, qui n'est pas notre cible première, qui aussi a accès à nos informations.
Je me demandais, est-ce que tous ces éléments, ces données, tous ces accompagnements et ces bilans que vous faites, sont accessibles au grand public également ?
Toutes les informations sont accessibles sur le site de l'Agefma. D'ailleurs, des fois, nous avons des appels de public et nous avons aussi une lettre d'information. Il faut s'abonner. Et puis, nous aussi, nous participons à des journées portes ouvertes, à des événements. Et donc là aussi, c'est l'occasion de vulgariser notre offre de service.
Ce sont des éléments qui peuvent intéresser les étudiants, les thésards par exemple. Est-ce que c'est souvent le cas ?
Nous avons aussi récemment quelqu'un, c'était un conseiller en insertion, il me semble, et en fait, qui avait besoin de données sur l'illettrisme. Oui, oui, nous avons des demandes également d'étudiants quand ils ont un besoin d'informations, de la data en fait, de la donnée, oui. Oui, oui, effectivement, nous avons des demandes de ce type.
Votre organisme, et j'imagine aussi, vous avez évolué. Est-ce qu'il y a des pistes d'évolution, peut-être des compétences supplémentaires ? pour la GEFMA ? Est-ce qu'il y a des choses comme ça qui sont en cours ou prévisibles ?
Vous savez, il y a un concept qui est utilisé, que tout le monde utilise maintenant, c'est l'intelligence artificielle. Je suis obligée d'accompagner mes équipes, justement, sur l'utilisation bonnet-scient de cet outil, et notamment dans l'intégration dans nos propres pratiques, nous, au niveau de la GEFMA, mais aussi comment accompagner les différents opérateurs. Et le deuxième axe, c'est cette notion de transition écologique et d'éco-responsabilité. Et je crois que ça, c'est vraiment aussi un axe que nous devons vraiment développer dans les années à venir.
En tout cas, merci beaucoup, Mme Padra, pour tous ces éléments qui rendent un peu plus perceptible ce que fait la GEFMA. Merci à vous.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd'hui à l'AGEFMA, Association de gestion de l'environnement de la formation en Martinique, qui est le CARIF-OREF de Martinique. À mes côtés, il y a Valérie Padra, qui en est la directrice générale. Bonjour Madame Padra.
Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
Selon l'Observatoire des trajectoires professionnelles, justement, Madame Padra, c'est qu'un actif sur trois a connu une transition professionnelle en 2018, des éléments qui sont encore d'actualité puisqu'ils ont été confirmés en 2022, avec ces chiffres de... Un actif sur quoi ? Qui connaissent également toujours cette dynamique professionnelle de transition. Qu'est-ce que vous retenez pour pouvoir mieux accompagner les Martiniquais et les acteurs avec lesquels vous travaillez ?
Le Covid a changé les pratiques de tous les acteurs, et notamment des organismes de formation. Il a fallu former autrement, accompagner autrement, mais surtout aussi accompagner des reconversions, puisque certaines personnes ont dû changer d'orientation. Aujourd'hui, on n'a plus un métier. On a plusieurs métiers, plusieurs parcours. Et on ne peut plus se dire, mon capital, c'est pour aller vers un métier particulier, mais j'ai un capital dont je dois prendre conscience, conscientiser, et je dois en fait valoriser, que je dois développer, et qui me permet de saisir des opportunités, et surtout de créer des passerelles. Donc la notion de compétence est essentielle. Je dois avoir des compétences techniques, mais aussi des compétences transversales. On parle beaucoup de, excusez-moi pour mon anglais, de soft skills. Et donc, ce sont des compétences qui vous permettent de passer d'un métier à un autre. Aujourd'hui, on ira vers plusieurs opportunités professionnelles et nous devons nous accompagner les professionnels vers ces nouvelles tendances, je dirais, à travers des outils. Notre rôle, c'est de pouvoir sécuriser au mieux les parcours de toutes ces personnes, qu'elles soient demandeurs d'emploi ou salariés, sécuriser à travers tous les outils qui existent. La validation des acquis qui permet de reconnaître un certain nombre de compétences et d'obtenir une certification. Il y a beaucoup de personnes qui ont été autodidactes qui n'ont pas valorisé tout cela à travers une certification. Le bilan de compétences, de se poser et de se dire finalement qui je suis et vers où je veux aller. Et puis le compte personnel de formation qui est aussi important. Ça me permet finalement, si je rencontre, je sais qui je suis, je connais mon capital compétences. Je peux aller vers une certification et faire reconnaître cette compétence-là. On parle aussi de bloc de compétences. Tout le reste, je l'ai déjà acquis en fait. Donc oui, aujourd'hui, tous les outils nous conduisent vers ce qu'on appelle la formation tout au long de la vie, la formation pour tous et la formation aussi inclusive, donc accessible à tous. Ce n'est pas évident, il y a une nécessité de mobiliser tous les acteurs. pour aller vers une même orientation.
Et surtout, ce que vous mettez en avant, c'est que c'est également un droit, en fait. Tout à fait. Les gens n'en ont pas forcément conscience. On va revenir sur peut-être les données, d'ailleurs, sociologiques. En quoi ça aide vos partenaires ?
Effectivement, à l'analyse des données sociologiques du territoire, qui sont collectées par l'Agefma, qui est Cariforef. Ces données-là, en fait, cette analyse a une incidence directe et significative sur l'évolution des métiers et des qualifications. Ces analyses, en fait, permettent d'adapter notamment les politiques publiques. en matière d'orientation, de formation et d'emploi, et de les adapter aux réalités locales et d'anticiper notamment les mutations économiques, sociales et technologiques. En fait, ce sont des données démographiques, notamment sur le vieillissement de la population, la mobilité, l'évolution des structures familiales aussi. On peut recueillir ce type de données, mais aussi le niveau de formation et de qualification, les publics, le taux de diplôme, l'illettrisme, l'accès à la formation continue. Également les structures sociales et d'insertion, donc le taux de chômage, la pauvreté, l'inégalité, les publics et les loyers de l'emploi. Et puis également tout ce qui est dynamique migratoire et mobilité professionnelle, notamment sur le territoire, par rapport aux différentes zones sur le territoire, mais aussi mobilité au niveau national. Et puis également l'évolution des valeurs de travail. recherche de sens, quête d'équilibre, nouvelle aspiration professionnelle, tout ça, ça peut être recueilli au niveau de nos études. Et ces données sont croisées avec des indicateurs plus économiques, notamment l'emploi, les secteurs, le tissu productif, et territoriaux, notamment les zones urbaines, rurales, enfin bref, il y a des croisements qui sont réalisés. Ça nous permet en fait d'adapter l'offre de formation publique. Par exemple, une population peu qualifiée, on va développer des formations de remise à niveau, préqualification, des formations modulaires. si on a euh un peu Des nouveaux besoins en inclusion numérique ou linguistique au niveau de langue, on va adapter des contenus de formation, on va intégrer notamment des modules numériques ou des modules de langue. Ça nous permet aussi d'anticiper sur les métiers, sur les tensions des métiers. Par exemple, le vieillissement de la population dans certains secteurs va permettre l'accroissement notamment des besoins justement en santé, médico-social, service à la personne. Et puis également, un autre point, ça peut aussi avoir une influence sur l'évolution des référentiels de compétences parce qu'on se rend compte par exemple que... L'évolution des modes de vie, on aura l'émergence de compétences transversales, soft skills numériques et notamment adaptabilité. A prendre conscience, l'évolution des usages, consommation, mobilité, etc., environnement, ça va avoir des répercussions sur l'adaptation des métiers du commerce, de l'agriculture, de la logistique, mais également des besoins de polyvalence et de requalification rapide. Et là, par exemple, il y aura nécessité de mettre à jour des titres, des certifications, notamment au niveau du répertoire national des certifications professionnelles, le RNCPO ou du répertoire spécifique.
Est-ce que vous analysez aussi le profil des chefs d'entreprise ? C'est-à-dire que selon l'âge du chef d'entreprise, il a des demandes très spécifiques parce qu'il a un regard particulier sur le marché. Et un plus jeune chef d'entreprise avec d'autres objectifs, d'autres compétences, est-ce que ce sont des éléments aussi que vous prenez en compte pour mieux adapter l'offre que vous allez soumettre aux acteurs avec lesquels vous collaborez ?
En fait, dès qu'il y a une demande de nos partenaires ou de nos institutionnels, nous pouvons en fait se... nous focaliser sur une thématique bien particulière. Donc c'est tout à fait possible, mais pour l'instant, ce n'est pas encore réalisé.
D'accord. Revenons sur ce qui est mis en place et les actions, les différents accompagnements, que ce soit appui technique ou assistance, auprès des professionnels.
C'est vrai que l'accompagnement, c'est un volet central de l'Agefma. Il s'agit en fait vraiment d'un appui technique et méthodologique qui est destiné à plusieurs acteurs. Nous avons plusieurs cibles. La nature de l'accompagnement, c'est par exemple fournir l'analyse de données. sur l'emploi, les besoins de compétences, etc. Mais aussi l'aide à la structuration de parcours de formation. Aussi l'appui à la lisibilité de l'offre de formation qui existe sur le territoire. Mais également la mise à disposition de ressources ou d'outils d'observation sur des métiers. C'est aussi l'animation des réseaux professionnels, la formation ou la professionnalisation des acteurs de l'orientation. Mais aussi le conseil pour la mise en œuvre de politiques publiques. On a travaillé dans le cadre du pacte territorial d'investissement dans les compétences, mais également le CPTDFO. il y a une partie observation. C'est tout simplement, quand il y a nécessité de faire un état des lieux, en général, on fait appel aussi à l'Agefma et à l'Observatoire. Et à qui ça s'adresse donc en fait ? Aux institutionnels et aux collectivités, notamment la CTM, mais également les services de l'État, la DETS et les rectorats. On travaille avec l'ARS dans le cadre des personnes en situation de handicap, mais également aussi, on parie beaucoup avec France Travail. Deuxième cible, ce sont les organismes de formation et les CFA. Là, c'est déjà collecter leurs offres de formation pour les mettre dans une base de données que nous avons, que ce soit accessible, et notamment accessible dans les systèmes d'information de France Travail, mais aussi des missions locales. Mais c'est aussi l'appui à de l'ingénierie pédagogique et de l'ingénierie de formation, et l'appui aussi à la mise en œuvre de démarches qualité au sein des organismes de formation. Troisième cible, les acteurs de l'orientation de l'insertion et du conseil. Donc, les missions locales, CAP emploi, les acteurs du AXIS. conseil en évolution professionnelle et tous les réseaux associatifs qui existent sur le territoire. Et puis, quatrième cible, nous travaillons également avec les branches professionnelles, avec les entreprises, avec les opcos et les partenaires sociaux, puisque de manière, au niveau de la GEFMA, nous avons un conseil d'administration qui est paritaire, donc état, collectivité et partenaires sociaux. Et donc là, quand nous faisons des études sectorielles, des études prospectives, nous travaillons directement avec les entreprises. Nous faisons des groupes de travail pour collecter leurs besoins et pouvoir rendre lisibles et traduire tous ces besoins dans le cadre de ces études. Le grand public, qui n'est pas notre cible première, qui aussi a accès à nos informations.
Je me demandais, est-ce que tous ces éléments, ces données, tous ces accompagnements et ces bilans que vous faites, sont accessibles au grand public également ?
Toutes les informations sont accessibles sur le site de l'Agefma. D'ailleurs, des fois, nous avons des appels de public et nous avons aussi une lettre d'information. Il faut s'abonner. Et puis, nous aussi, nous participons à des journées portes ouvertes, à des événements. Et donc là aussi, c'est l'occasion de vulgariser notre offre de service.
Ce sont des éléments qui peuvent intéresser les étudiants, les thésards par exemple. Est-ce que c'est souvent le cas ?
Nous avons aussi récemment quelqu'un, c'était un conseiller en insertion, il me semble, et en fait, qui avait besoin de données sur l'illettrisme. Oui, oui, nous avons des demandes également d'étudiants quand ils ont un besoin d'informations, de la data en fait, de la donnée, oui. Oui, oui, effectivement, nous avons des demandes de ce type.
Votre organisme, et j'imagine aussi, vous avez évolué. Est-ce qu'il y a des pistes d'évolution, peut-être des compétences supplémentaires ? pour la GEFMA ? Est-ce qu'il y a des choses comme ça qui sont en cours ou prévisibles ?
Vous savez, il y a un concept qui est utilisé, que tout le monde utilise maintenant, c'est l'intelligence artificielle. Je suis obligée d'accompagner mes équipes, justement, sur l'utilisation bonnet-scient de cet outil, et notamment dans l'intégration dans nos propres pratiques, nous, au niveau de la GEFMA, mais aussi comment accompagner les différents opérateurs. Et le deuxième axe, c'est cette notion de transition écologique et d'éco-responsabilité. Et je crois que ça, c'est vraiment aussi un axe que nous devons vraiment développer dans les années à venir.
En tout cas, merci beaucoup, Mme Padra, pour tous ces éléments qui rendent un peu plus perceptible ce que fait la GEFMA. Merci à vous.
Merci beaucoup.
Description
CETTE SEMAINE RETROUVER L’INTERVIEW
De Mme Valérie PADRA DIRECTRICE GÉNÉRALE de L’AGEFMA
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à toutes et à tous, nous sommes aujourd'hui à l'AGEFMA, Association de gestion de l'environnement de la formation en Martinique, qui est le CARIF-OREF de Martinique. À mes côtés, il y a Valérie Padra, qui en est la directrice générale. Bonjour Madame Padra.
Bonjour, bonjour à toutes et à tous.
Selon l'Observatoire des trajectoires professionnelles, justement, Madame Padra, c'est qu'un actif sur trois a connu une transition professionnelle en 2018, des éléments qui sont encore d'actualité puisqu'ils ont été confirmés en 2022, avec ces chiffres de... Un actif sur quoi ? Qui connaissent également toujours cette dynamique professionnelle de transition. Qu'est-ce que vous retenez pour pouvoir mieux accompagner les Martiniquais et les acteurs avec lesquels vous travaillez ?
Le Covid a changé les pratiques de tous les acteurs, et notamment des organismes de formation. Il a fallu former autrement, accompagner autrement, mais surtout aussi accompagner des reconversions, puisque certaines personnes ont dû changer d'orientation. Aujourd'hui, on n'a plus un métier. On a plusieurs métiers, plusieurs parcours. Et on ne peut plus se dire, mon capital, c'est pour aller vers un métier particulier, mais j'ai un capital dont je dois prendre conscience, conscientiser, et je dois en fait valoriser, que je dois développer, et qui me permet de saisir des opportunités, et surtout de créer des passerelles. Donc la notion de compétence est essentielle. Je dois avoir des compétences techniques, mais aussi des compétences transversales. On parle beaucoup de, excusez-moi pour mon anglais, de soft skills. Et donc, ce sont des compétences qui vous permettent de passer d'un métier à un autre. Aujourd'hui, on ira vers plusieurs opportunités professionnelles et nous devons nous accompagner les professionnels vers ces nouvelles tendances, je dirais, à travers des outils. Notre rôle, c'est de pouvoir sécuriser au mieux les parcours de toutes ces personnes, qu'elles soient demandeurs d'emploi ou salariés, sécuriser à travers tous les outils qui existent. La validation des acquis qui permet de reconnaître un certain nombre de compétences et d'obtenir une certification. Il y a beaucoup de personnes qui ont été autodidactes qui n'ont pas valorisé tout cela à travers une certification. Le bilan de compétences, de se poser et de se dire finalement qui je suis et vers où je veux aller. Et puis le compte personnel de formation qui est aussi important. Ça me permet finalement, si je rencontre, je sais qui je suis, je connais mon capital compétences. Je peux aller vers une certification et faire reconnaître cette compétence-là. On parle aussi de bloc de compétences. Tout le reste, je l'ai déjà acquis en fait. Donc oui, aujourd'hui, tous les outils nous conduisent vers ce qu'on appelle la formation tout au long de la vie, la formation pour tous et la formation aussi inclusive, donc accessible à tous. Ce n'est pas évident, il y a une nécessité de mobiliser tous les acteurs. pour aller vers une même orientation.
Et surtout, ce que vous mettez en avant, c'est que c'est également un droit, en fait. Tout à fait. Les gens n'en ont pas forcément conscience. On va revenir sur peut-être les données, d'ailleurs, sociologiques. En quoi ça aide vos partenaires ?
Effectivement, à l'analyse des données sociologiques du territoire, qui sont collectées par l'Agefma, qui est Cariforef. Ces données-là, en fait, cette analyse a une incidence directe et significative sur l'évolution des métiers et des qualifications. Ces analyses, en fait, permettent d'adapter notamment les politiques publiques. en matière d'orientation, de formation et d'emploi, et de les adapter aux réalités locales et d'anticiper notamment les mutations économiques, sociales et technologiques. En fait, ce sont des données démographiques, notamment sur le vieillissement de la population, la mobilité, l'évolution des structures familiales aussi. On peut recueillir ce type de données, mais aussi le niveau de formation et de qualification, les publics, le taux de diplôme, l'illettrisme, l'accès à la formation continue. Également les structures sociales et d'insertion, donc le taux de chômage, la pauvreté, l'inégalité, les publics et les loyers de l'emploi. Et puis également tout ce qui est dynamique migratoire et mobilité professionnelle, notamment sur le territoire, par rapport aux différentes zones sur le territoire, mais aussi mobilité au niveau national. Et puis également l'évolution des valeurs de travail. recherche de sens, quête d'équilibre, nouvelle aspiration professionnelle, tout ça, ça peut être recueilli au niveau de nos études. Et ces données sont croisées avec des indicateurs plus économiques, notamment l'emploi, les secteurs, le tissu productif, et territoriaux, notamment les zones urbaines, rurales, enfin bref, il y a des croisements qui sont réalisés. Ça nous permet en fait d'adapter l'offre de formation publique. Par exemple, une population peu qualifiée, on va développer des formations de remise à niveau, préqualification, des formations modulaires. si on a euh un peu Des nouveaux besoins en inclusion numérique ou linguistique au niveau de langue, on va adapter des contenus de formation, on va intégrer notamment des modules numériques ou des modules de langue. Ça nous permet aussi d'anticiper sur les métiers, sur les tensions des métiers. Par exemple, le vieillissement de la population dans certains secteurs va permettre l'accroissement notamment des besoins justement en santé, médico-social, service à la personne. Et puis également, un autre point, ça peut aussi avoir une influence sur l'évolution des référentiels de compétences parce qu'on se rend compte par exemple que... L'évolution des modes de vie, on aura l'émergence de compétences transversales, soft skills numériques et notamment adaptabilité. A prendre conscience, l'évolution des usages, consommation, mobilité, etc., environnement, ça va avoir des répercussions sur l'adaptation des métiers du commerce, de l'agriculture, de la logistique, mais également des besoins de polyvalence et de requalification rapide. Et là, par exemple, il y aura nécessité de mettre à jour des titres, des certifications, notamment au niveau du répertoire national des certifications professionnelles, le RNCPO ou du répertoire spécifique.
Est-ce que vous analysez aussi le profil des chefs d'entreprise ? C'est-à-dire que selon l'âge du chef d'entreprise, il a des demandes très spécifiques parce qu'il a un regard particulier sur le marché. Et un plus jeune chef d'entreprise avec d'autres objectifs, d'autres compétences, est-ce que ce sont des éléments aussi que vous prenez en compte pour mieux adapter l'offre que vous allez soumettre aux acteurs avec lesquels vous collaborez ?
En fait, dès qu'il y a une demande de nos partenaires ou de nos institutionnels, nous pouvons en fait se... nous focaliser sur une thématique bien particulière. Donc c'est tout à fait possible, mais pour l'instant, ce n'est pas encore réalisé.
D'accord. Revenons sur ce qui est mis en place et les actions, les différents accompagnements, que ce soit appui technique ou assistance, auprès des professionnels.
C'est vrai que l'accompagnement, c'est un volet central de l'Agefma. Il s'agit en fait vraiment d'un appui technique et méthodologique qui est destiné à plusieurs acteurs. Nous avons plusieurs cibles. La nature de l'accompagnement, c'est par exemple fournir l'analyse de données. sur l'emploi, les besoins de compétences, etc. Mais aussi l'aide à la structuration de parcours de formation. Aussi l'appui à la lisibilité de l'offre de formation qui existe sur le territoire. Mais également la mise à disposition de ressources ou d'outils d'observation sur des métiers. C'est aussi l'animation des réseaux professionnels, la formation ou la professionnalisation des acteurs de l'orientation. Mais aussi le conseil pour la mise en œuvre de politiques publiques. On a travaillé dans le cadre du pacte territorial d'investissement dans les compétences, mais également le CPTDFO. il y a une partie observation. C'est tout simplement, quand il y a nécessité de faire un état des lieux, en général, on fait appel aussi à l'Agefma et à l'Observatoire. Et à qui ça s'adresse donc en fait ? Aux institutionnels et aux collectivités, notamment la CTM, mais également les services de l'État, la DETS et les rectorats. On travaille avec l'ARS dans le cadre des personnes en situation de handicap, mais également aussi, on parie beaucoup avec France Travail. Deuxième cible, ce sont les organismes de formation et les CFA. Là, c'est déjà collecter leurs offres de formation pour les mettre dans une base de données que nous avons, que ce soit accessible, et notamment accessible dans les systèmes d'information de France Travail, mais aussi des missions locales. Mais c'est aussi l'appui à de l'ingénierie pédagogique et de l'ingénierie de formation, et l'appui aussi à la mise en œuvre de démarches qualité au sein des organismes de formation. Troisième cible, les acteurs de l'orientation de l'insertion et du conseil. Donc, les missions locales, CAP emploi, les acteurs du AXIS. conseil en évolution professionnelle et tous les réseaux associatifs qui existent sur le territoire. Et puis, quatrième cible, nous travaillons également avec les branches professionnelles, avec les entreprises, avec les opcos et les partenaires sociaux, puisque de manière, au niveau de la GEFMA, nous avons un conseil d'administration qui est paritaire, donc état, collectivité et partenaires sociaux. Et donc là, quand nous faisons des études sectorielles, des études prospectives, nous travaillons directement avec les entreprises. Nous faisons des groupes de travail pour collecter leurs besoins et pouvoir rendre lisibles et traduire tous ces besoins dans le cadre de ces études. Le grand public, qui n'est pas notre cible première, qui aussi a accès à nos informations.
Je me demandais, est-ce que tous ces éléments, ces données, tous ces accompagnements et ces bilans que vous faites, sont accessibles au grand public également ?
Toutes les informations sont accessibles sur le site de l'Agefma. D'ailleurs, des fois, nous avons des appels de public et nous avons aussi une lettre d'information. Il faut s'abonner. Et puis, nous aussi, nous participons à des journées portes ouvertes, à des événements. Et donc là aussi, c'est l'occasion de vulgariser notre offre de service.
Ce sont des éléments qui peuvent intéresser les étudiants, les thésards par exemple. Est-ce que c'est souvent le cas ?
Nous avons aussi récemment quelqu'un, c'était un conseiller en insertion, il me semble, et en fait, qui avait besoin de données sur l'illettrisme. Oui, oui, nous avons des demandes également d'étudiants quand ils ont un besoin d'informations, de la data en fait, de la donnée, oui. Oui, oui, effectivement, nous avons des demandes de ce type.
Votre organisme, et j'imagine aussi, vous avez évolué. Est-ce qu'il y a des pistes d'évolution, peut-être des compétences supplémentaires ? pour la GEFMA ? Est-ce qu'il y a des choses comme ça qui sont en cours ou prévisibles ?
Vous savez, il y a un concept qui est utilisé, que tout le monde utilise maintenant, c'est l'intelligence artificielle. Je suis obligée d'accompagner mes équipes, justement, sur l'utilisation bonnet-scient de cet outil, et notamment dans l'intégration dans nos propres pratiques, nous, au niveau de la GEFMA, mais aussi comment accompagner les différents opérateurs. Et le deuxième axe, c'est cette notion de transition écologique et d'éco-responsabilité. Et je crois que ça, c'est vraiment aussi un axe que nous devons vraiment développer dans les années à venir.
En tout cas, merci beaucoup, Mme Padra, pour tous ces éléments qui rendent un peu plus perceptible ce que fait la GEFMA. Merci à vous.
Merci beaucoup.
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