Description
Il y a un malentendu profond sur ce que la Bible dit de la richesse. On lit certains versets et on a l'impression que Dieu est contre l'abondance financière. Mais ce n'est pas ce que le texte dit. Le Nouveau Testament est plein de personnes riches qui suivent Jésus et sont présentées positivement — Joseph d'Arimathée qui offre son propre tombeau, Lydie la marchande de pourpre première convertie d'Europe, Zachée qui donne la moitié de ses biens et reçoit le salut, Nicodème, Joanna, Phoebe. Dieu n'est pas contre l'abondance.
La première leçon de ce passage, c'est que l'abondance vient de Dieu — pas de nos seuls efforts. Et c'est un piège universel que j'observe chez beaucoup d'entrepreneurs brillants : s'auto-congratuler de leur propre force, en oubliant qui leur a donné leur cerveau, leurs talents, les portes ouvertes. Deutéronome 8 le dit clairement : garde-toi de dire en ton cœur, c'est ma force qui m'a procuré ces richesses.
Ensuite vient la question de Mammon — mamonas en araméen, le seul mot que Jésus ne traduit pas dans ce contexte. Et en grec, il est au masculin. Pas une chose — une personne. Un maître. Un faux dieu. L'argent érigé en source d'identité, de sécurité, d'existence. On ne peut pas avoir deux maîtres — douleuein, être esclave de. La question n'est pas : est-ce que tu aimes l'argent ? C'est : est-ce que l'argent est ton maître ou ton serviteur ?
Et la conclusion de Jésus est la plus simple et la plus révélatrice : où est votre trésor, là sera votre cœur. Ce qu'on accumule, ce qu'on protège, ce à quoi on tient le plus — c'est là que l'identité s'ancre. Et c'est là que tout s'effondre si on le perd.
Dieu n'est pas contre l'abondance dans les mains. Il est contre l'abondance au cœur. Il est pour que le Royaume soit au cœur — et que l'abondance soit au service du prochain.
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