Description
Ce dimanche de Pâques, on ouvre Romains 8 — et dès le premier verset, c'est un uppercut.
Paul vient de passer tout le chapitre 7 à confesser quelque chose de très humain : je sais ce qui est bien, je le veux, et pourtant c'est le contraire que je fais. Ce cri, "misérable que je suis", ce n'est pas une défaite — c'est une lucidité. La loi, c'est un miroir. Elle nous montre qui on est sans Dieu. Elle ne sauve pas.
Et juste après ce constat, Paul écrit : il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Le mot grec nune — maintenant, aujourd'hui — ce n'est pas une promesse pour l'au-delà. C'est une réalité qui commence ici.
Le verdict est annulé. Pas minimisé, pas mis en attente — annulé. Parce que la condamnation a été absorbée à la croix. Et la résurrection, c'est la preuve que ça a marché.
La grâce ne se gagne pas. Elle se reçoit. Tout ce qu'on a à faire, c'est ouvrir les mains.
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