FredC'est la rentrée, et après une petite pause, votre podcast Fred parle timbres NFT est de retour ! Et pour reprendre cette exploration, je vous propose aujourd'hui de nous intéresser à un élément essentiel de toute collection, la rareté. Mais avec les timbres NFT, la rareté ne se résume pas simplement au nombre d'exemplaires, 10 000, 500, 50 ou même un seul. Alors comment cette rareté est-elle créée ? Et surtout... Qu'est-ce qu'elle change pour le collectionneur ? Bienvenue dans ce quatrième épisode de Fred parle timbres NFT, la rareté réinventée. Commençons par quelque chose de bien connu pour les philatélistes, à savoir le nombre d'exemplaires et la rareté au tirage d'un timbre. Un timbre édité en quantité limitée peut naturellement devenir plus recherchée qu'une émission produite à des millions d'exemplaires. Et cette logique existe également avec les timbres NFT. D'ailleurs, en France, un nouvel exemple arrive justement en ce mois de septembre 2026, plus précisément le 15 septembre, avec la neuvième série des NFTimbres qui porteront le thème des Fables de la Fontaine. La série se composera de 4 blocs, le corbeau et le renard, la cigale et la fourmi, le lièvre et la tortue, le loup et l'agneau. Chacun de ces quatre blocs est imprimé à 9000 exemplaires, ce qui représente au total 36000 exemplaires pour l'ensemble de la série. Mais ces 9000 exemplaires de chaque timbre est partagé de la sorte, à savoir déjà 4000 exemplaires disponibles à l'unité de ces quatre timbres, 4000 exemplaires disponibles en version pack. Un pack qui regroupe donc les 4 timbres, plus un bonus, un NFT inédit en version numérique exclusivement, qui sera retrouvé sur son espace personnel sur le site nftimbres.com après l'achat. Ainsi qu'un pack prestige qui regroupe donc l'intégralité du pack précédent, 4 timbres, un NFT inédit, plus cette fois-ci, 4 entiers postaux numérotés, pré-timbrés au tarif de 8 euros et préoblitérés en dorure à chaud. Donc 1000 exemplaires pour ce pack là, plus les 4000 du pack précédent et les 4000 à l'unité. On arrive donc bien à la somme totale de 36 000 exemplaires. On est donc sur une logique de tirage limitée. Mais ici, la rareté repose principalement sur le nombre d'exemplaires disponibles. On voit d'ailleurs qu'au fur et à mesure de cette collection de NFTimbres, le nombre d'exemplaires a baissé au fur et à mesure des émissions, puisque la première version des NFTimbres était disponible à 100 000 exemplaires. Donc on voit qu'on a drastiquement réduit le nombre d'émissions de ces timbres. Mais certains projets vont beaucoup plus loin. On peut prendre un exemple particulièrement parlant, celui de la Poste Suisse avec le Swiss Crypto Stamp 5.0, collection composée de 11 personnages différents, représentant des sportifs et sportives issues de plusieurs générations et de différentes disciplines de sports divers comme le saut à ski, le ski de fond, le ski alpin ou encore le freestyle. Ce qui est particulièrement intéressant pour notre sujet, c'est que ces 11 personnages se retrouvent chacun dans 5 niveaux de rareté différents. Il y a le niveau basique, bronze, silver, gold et unique. Et l'étirage diminue à chaque niveau pour chacun des 11 personnages la basique édition existe à 10 000 exemplaires. La bronze à 500, la silver à 150, la gold à seulement 50 et enfin la unique édition qui porte bien son nom est disponible en un seul exemplaire. On passe donc pour un même personnage de 10 000 à 1. Donc ce n'est plus seulement une rareté qui est la conséquence du tirage, c'est vraiment une caractéristique ici de la collection. Mais la rareté peut aussi se... payer un certain prix. Et cette émission de La Poste Suisse en est un exemple puisque la rareté ne se trouve pas uniquement dans le nombre d'exemplaires, elle se retrouve dans le prix d'achat. La Basic Edition était proposée à 9,90 francs suisse, la Bronze à 49 francs, la Silver à 149 francs et la Gold à 299 francs suisse. Plus la version est rare, plus son prix d'émission augmente. Et au sommet de cette pyramide, on retrouve la unique édition. Comme je l'ai dit, un seul exemplaire pour chacun des 11 sportifs, donc 11 thèmes. Ces exemplaires uniques ne se sont pas proposés à un prix fixe à l'achat. Ils ont été destinés à être vendus aux enchères sur un site dédié à cette opération pour promouvoir la relève des sports de neige en Suisse. Je n'ai pas trouvé à ce jour de prix de vente et à combien ces timbres ont été vendus aux enchères, mais on peut estimer cela à plusieurs milliers de francs. On a donc une progression assez spectaculaire et il faut savoir que d'autres timbres et d'autres postes européennes ou même internationales ont pu également vendre des timbres à plusieurs centaines de francs, plusieurs centaines d'euros suivant la devise, ce qui parfois peut donner à réfléchir par rapport à la valeur du timbre et par rapport à la valeur physique ou numérique de celui-ci. Par ce type d'approche, par ce type de prix, le personnage reste, on le voit sur cette collection, le même, la rareté est différente et le prix d'entrée et d'accessibilité aussi est totalement différent et va être variable. suivant les possibilités de chaque collectionneur. D'ailleurs, la collection peut être tout à fait variable entre collectionner un sportif, collectionner une édition ou collectionner un niveau de rareté. C'est une autre mécanique qui change assez profondément la façon de collectionner. Et cette logique ne concerne pas uniquement cette version Swiss Crypto Stamp 5.0. On a un autre exemple de la poste suisse, c'est le Crypto Stamp. Schlie 2.0, qui a été réalisé en collaboration avec la poste du Liechtenstein. Cette émission existe en plusieurs variantes de couleurs, avec des tirages différents. Une couleur verte qui est produite à 7500 exemplaires par pays, donc 7500 pour la Suisse et 7500 pour le Liechtenstein. Pareil pour la version bleue à 3250 exemplaires, le jaune à 1250 exemplaires, l'orange à 300 et le rose à 150. Et on termine par la version... arc-en-ciel à seulement 50 exemplaires par pays. Notre forme de rareté, cette fois-ci, c'est par les variantes. La couleur devient un élément de la collection et plus la variante est rare, plus elle devient difficile à trouver. Ici encore, le collectionneur ne cherche donc pas simplement le timbre, il peut chercher la couleur ou une variante précise. Ou pourquoi pas, tout à la fois. Dans la collection traditionnelle, on cherche généralement à trouver un exemplaire rare, une couleur marquante ou décalée lors de l'impression, une surcharge inversée ou fortement décalée, une variété de dentelures inhabituelles, un élément du dessin qui est absent à cause d'un défaut d'impression ou encore un timbre imprimé avec une erreur de valeur ou de couleur. Avec certains timbres NFT, on peut chercher à réunir plusieurs éléments pour obtenir quelque chose de nouveau. On va prendre un autre exemple avec PostNL qui est la poste des Pays-Bas et le crypto-stamp SafeDragon. Le collectionneur peut combiner un SafeDragon avec un crypto-stamp Dragon sur la blockchain. Cette combinaison permet alors de créer un nouveau NFT, un BabyDragon, dans la couleur du crypto-stamp sélectionné. La poste des Pays-Bas indique d'ailleurs que cette mécanique permet de créer 40 BabyDragon NFT exclusifs. Donc vous avez votre version physique, votre version... numérique, jumeau numérique sur la blockchain. Plus ensuite, si vous avez plusieurs combinaisons de ces timbres, il cherche les bons éléments pour obtenir quelque chose de nouveau. les combinaisons qui seront parfaites et qui permettront d'obtenir ces fameux Baby Dragons exclusifs dans toutes leurs versions. On voit donc qu'avec un timbre NFT, on peut rechercher une édition, une couleur, un niveau de rareté, une combinaison, un exemplaire unique, plusieurs objectifs qui peuvent permettre de démarrer une collection sous différents angles. Dans tous les cas, cette rareté est quelque chose qui peut être conçu, organisé. et vérifier numériquement puisqu'il y a une traçabilité et qui prouve que le timbres possédé, la version numérique notamment, est conforme. L'autre avantage, c'est que dans les versions numériques, on connaît précisément le nombre d'exemplaires d'une variante et identifier son niveau de rareté, ce qui n'est pas possible sur des versions de timbres, comme je l'ai pu le citer tout à l'heure, avec des erreurs d'impression où là, on n'a pas d'estimation complète sur le nombre d'émissions qu'il y a eu de ces timbres-là. Mais rare ne veut pas forcément dire précieux. Le prix d'émission d'un timbre rare nous indique ce que l'émetteur demande au moment de sa mise en vente. Mais cela ne garantit absolument pas sa valeur future. Une pièce peut être extrêmement rare, mais être recherchée par relativement peu de collectionneurs. A l'inverse, une pièce beaucoup plus courante peut susciter davantage d'intérêt parce que son thème, son design, son histoire plaisent particulièrement aux collectionneurs. Donc cette rareté est un élément important, mais elle ne fait pas tout. Et c'est une distinction essentielle lorsqu'on parle de collection. Finalement, la rareté n'a pas disparu avec le numérique. on peut même dire Tout l'inverse, elle a changé par contre de forme. Elle est liée au nombre d'exemplaires, à la variante, à la rareté, à la combinaison, à l'exemplaire unique. Mais cette hiérarchie peut être aussi directement associée au prix d'émission pour certains exemplaires. Mais par rapport à tout cela, si la rareté ne suffit pas à déterminer la valeur d'un timbre ou un NFT, alors qu'est-ce qui lui donne aussi réellement de la valeur ? C'est ce que je vous proposerai d'explorer dans le prochain épisode. Après la rareté, on s'intéressera à la valeur. Une valeur historique, artistique, technologique, mais aussi une valeur pour nous, collectionneurs. Si vous avez apprécié ce podcast, abonnez-vous à celui-ci, activez la petite cloche sur YouTube, laissez des étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify pour faire connaître ce podcast et le partager avec vos amis collectionneurs. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour un nouveau podcast Fred parle timbres NFT.