- Speaker #0
Salut, c'est Estelle et vous écoutez Futur Chien Guide, le podcast sur l'univers méconnu des chien guides d'aveugles. Chaque mois, je vous invite à découvrir les aventures de celles et ceux qui vivent cet univers au quotidien. et ce lien si précieux qui les unit à leurs chiens. Passionnés et bénévoles depuis des années, d'abord à Paris et aujourd'hui à Lyon, je suis persuadée que leurs histoires pourront vous toucher, vous informer et peut-être même vous donner envie de vous engager. Savez-vous justement que seuls 1% des déficients visuels sont accompagnés d'un chien guide ? Alors si vous voulez en savoir plus sur l'actualité des chiens guides et les coulisses du podcast, inscrivez-vous sans tarder à ma newsletter mensuelle. Bon, on s'en est entendu. On a déjà un peu commencé. Je n'ai pas eu l'occasion, avec cette rentrée scolaire, de réécouter notre épisode. Puisque, mec, je m'en souviens assez bien. Puisque, à l'époque, quand on a enregistré, tu étais avec Finlay qui allait partir en famille de retraite. Est-ce que tu peux nous dire aujourd'hui où tu en es ?
- Speaker #1
Alors, quand Finlay est parti avec ses super propriétaires que j'adore, On s'est suivis, j'allais voir régulièrement Finlay. Une anecdote, c'est qu'un jour, il décide de partir, de se dire « j'ai bien vécu, maintenant j'ai envie de partir » . Christelle et David m'appellent pour me dire « Fabienne, là, Finlay, il ne va vraiment pas bien, on était le lundi et je leur dis « passez-le-moi » . Et donc je lui dis « Finlay, tu vas devoir m'attendre jusqu'à jeudi parce qu'en fait, je ne suis pas là » . Et il ne dit pas m'attendre. Et le jeudi, je suis venue le voir, vraiment, il avait vraiment envie de partir. Donc j'ai discuté avec lui, et dans la nuit du jeudi au vendredi, il était en train de partir, c'était son départ. Comme Christelle ne voulait pas le voir souffrir, il l'a emmené chez le véto. Bon, le véto, j'ai discuté avec le véto. J'ai dit, il faut foutre la paix à mon chien, il faut le laisser partir. Donc là, c'est assez drôle comment les gens peuvent se scandaliser, parce qu'on dit, ben non, foutez-lui la paix, il a le bassin, enfin voilà, le chien, il va partir, on lui fout la paix. Et donc voilà, horriblement, j'ai fait écoutez-moi bien. Moi, ce soir, j'ai un cours de danse et moi, j'aimerais que mon chien soit parti avant. Je dis qu'à 17h, il est parti et on l'a accompagné, Christelle, David et tout le monde. On était tous ensemble avec lui et il est parti tranquillement. Comme il l'avait fait pour Actarus, le chat, qui lui est mort à 19 ans. Donc, on lui a rendu l'appareil de sa générosité. C'était un chien. très généreux.
- Speaker #0
Et du coup, c'est vrai que Christelle et David, on les avait eu aussi sur le podcast en épisode soit c'était l'épisode 15 en 2021 et on avait eu Christelle et David juste après l'épisode 16 et c'est vrai que le lien que vous aviez tissé était assez fort et déjà, je me souviens le jour où il était parti, je me souviens que tu nous avais dit, bah non, il est dans le coffre, c'est le moment où il part, il ne va pas faire des allers-retours entre chez moi et chez toi. Vous aviez ce lien très fort entre famille de retraite et bénéficiaire et puis bah jusqu'à... Jusqu'au bout, il l'est à briller.
- Speaker #1
Et grâce à lui, on est toujours très amis. Je suis fière de dire que je suis la barène de Cassandre.
- Speaker #0
Ah, c'est ça.
- Speaker #1
Il a créé tout ça. Oui, il faut... En fait, moi, là où je voudrais qu'on mette un point d'honneur sur ça, c'est... Oui, un chien guide est très important pour nous. Mais aussi, ce qui est très important, c'est de pouvoir le laisser partir. Et ça, c'est très, très important. Donc, c'est accepter qu'il aille vers une autre famille. C'est vrai la manière dont j'ai procédé. Mais en même temps, je trouve cruel de dire « Tu vas te prendre ta retraite, mais en même temps, moi, je ne suis pas encore tout à fait prête psychologiquement. Il faut que j'y pense. » Non, il faut penser aussi au chien. On veut lui donner des sentiments, donc les sentiments, ils passent par là. C'est l'acceptation. Et de toute façon, l'école de chien guide ne ment pas. Ils disent… Il est là pour vous accompagner, mais il n'est pas à vous. Donc, il faut être au clair avec ça. Des gens ont trouvé brutal que, parce que j'adore les gens, oui, mais ça va te manquer, tu as dû pleurer. Mais non, je n'ai pas pleuré, je voyais toujours mon chien. Et je suis OK avec ça. Et puis, voir son chien comme un pote, parce que quand j'allais chez Christelle et David, c'était un pote. Je n'y venais pas toujours. Et puis, quand il fallait partir, il me regardait et me disait, on revient dans un mois, mais fous-moi la paix. Donc voilà, et moi, j'étais heureuse, il courait, il faisait sa vie. Bien joué, il a décidé. Ciao tout le monde. Voilà, moi, je trouve ça tellement beau. Donc après, à la suite de ça, moi, j'ai pas hâte. Ils étaient partis pour prendre un chien guide.
- Speaker #0
Tu nous avais dit qu'il y avait des projets de départ dans les îles, si je me souviens bien, et qu'égoïstement, tu ne voulais pas prendre un chien et partir ensuite pour éventuellement ne pas savoir comment gérer le chien là-bas. Voilà. En tout cas, en 2021. Mais aujourd'hui, petit spoiler, j'ai vu sur les réseaux que tu étais en demande de renouvellement. Donc, tu as refait une demande de chien guide.
- Speaker #1
Qui a été acceptée.
- Speaker #0
Ok. C'est là.
- Speaker #1
Donc, j'étais très contente. Après l'acceptation et au moment où on va avoir un chien, il y a une marge. Donc, de savoir que oui, c'est OK. En fait, ce qui a été génial, c'est le contenu de ma vie très spéciale.
- Speaker #0
On va y revenir.
- Speaker #1
Donc, voilà. Mais c'est vrai que j'étais partie pour demander un chien guide. Il s'avère que tout de suite, j'ai stoppé. Parce que je voyage beaucoup. Parce qu'à l'époque, il y avait le projet de partir à La Réunion, mais ce n'est pas un projet que j'ai mis dans une valise et que j'ai oublié. Mais j'ai plein de fonctions ici, donc je sais que je vieillirai à La Réunion. Maintenant, j'y vais régulièrement. Et comme Finlay, quand j'ai eu Finlay, je commençais ma carrière. Donc, j'étais assez disponible. En fait, j'étais souvent dans les mêmes endroits. Et quand Finlay est parti à la retraite, il s'est passé plein, plein, plein de choses. Je voyageais tant.
- Speaker #0
beaucoup d'opportunités se sont présentées à toi.
- Speaker #1
Voilà, et en même temps, ce n'est pas une fois qu'on a gravi la montagne qu'il faut lâcher l'affaire. Je suis désolée, mais il faut continuer, il faut y aller. Après, c'est juste une réorganisation. Et là, c'est vrai que dans ma demande par rapport au nouveau chien guide qui arrivera, pour moi, à mon petit nez indique courant 2027, pour que ça soit toujours dans le même concept que Finlay, on est une équipe. Et à aucun moment... une fois que j'aurai ce nouveau partenaire si je sens que la vie que je mène est compliquée je ne me refuserai pas de dire ok on arrête, mais comme on est en équipe normalement il va suivre et oui parce que t'en es où ?
- Speaker #0
tu avais une activité de danse avec notamment l'association Danse les yeux fermés tu donnes toujours des cours, voire des spectacles de danse de ton côté ?
- Speaker #1
je continue à faire beaucoup d'ateliers Danse les yeux fermés mais... Maintenant, je le fais dans les entreprises, je vais aux écoles, je pars, je vais partout. Donc, mes journées commencent tôt et finissent toujours très tard. Mais en même temps, il y a toute ma carrière artistique. Donc, je suis dans une compagnie de danse. Là, on a un projet où on a déjà des dates qui seront au mois de mars. Donc, je suis dans une compagnie de danse avec qui je m'amuse énormément, Thierry Miquoin. C'est génial. Par contre, ce qui est génial, c'est qu'il a son chien. Et moi j'aurai mon chien guide On va faire des battles Tu fais un spectacle Pendant qu'on y est en même temps Depuis le mois de mars je suis conseillère municipale Et ça t'occupe pas mal Alors le tout est très occupant Parce qu'après oui on a beaucoup de réunions On a beaucoup de choses Je pourrais très bien me dire Bon écoutez je me suis présentée Maintenant je vais me décharger un petit peu Je viendrai juste sur ma délégation Mais je pense que Quand on s'engage, quand on veut représenter sa ville, et puis on est là pour sa ville, pour les habitants, notamment pour moi, pour les Samariens. Sinon, je me fais un truc égotripe, je me représente moi-même, c'est magnifique, on adore. Je ne pense pas que tu me... Donc, je le prends à cœur. Comme d'habitude, lorsque je fais quelque chose, je ne le fais pas à moitié.
- Speaker #0
Non, tu es un peu comme moi, tu fais les choses à fond.
- Speaker #1
C'est pour les faire. Honnêtement, il ne faut pas faire. Ou alors,
- Speaker #0
il faut les arrêter. Est-ce qu'on les laisse avant d'enregistrer ?
- Speaker #1
Voilà, en fait, il ne faut pas se mentir. Soit tu fais quelque chose et tu vas jusqu'au bout de ce que tu veux faire. Et oui, là, il y en a pour six ans. Donc, ce n'est pas anodin de faire une responsabilité comme ça. Après, en plus, la délégation que j'ai, c'est création artistique. Donc, moi qui adore aller voir les spectacles, aller voir les musées, aller être dans la culture, mon chien guide, il a intérêt d'aimer les spectacles. Tout simplement. C'est parce que sinon, ça va être dur pour lui.
- Speaker #0
C'est ça. Et comme tu le disais, non, tu n'as pas pris la délégation handicap.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Arrête-toi de coller des étiquettes. Non. Parce que tu l'es toi-même, que tu dois représenter les handicapés de la ville.
- Speaker #1
Alors, je pense, et c'est là que je trouve qu'est l'intelligence de mon maire, c'est qu'il a entendu ce que je lui ai dit, dit que je ne souhaitais pas, et tout de suite, il m'a demandé ce qui m'intéressait, et tout de suite, il m'a dit, mais de toute manière, il y a des passerelles, il y a des ponts. entre chaque délégation. Donc, ce qui est génial, c'est que, voilà, moi de la culture... Je ne suis pas là en représentation en disant avec mon drapeau, oui, je suis handicapée, regardez, je fais de la culture. Ça ne m'intéresse pas. En fait, pour moi, arrêtons de jacasser, de parler, mettons des actes. Donc, les actes, ils vont être mis. Je viens de prendre mon poste. Voilà, on est une équipe hyper dynamique. Et bien, on roule. Et par contre, ce que j'ai beaucoup apprécié au sein de ma mairie, c'est que tout le monde s'est posé la question comment on allait faire avec moi. Et souvent, on a souvent... Alors. particulièrement là parce que j'ai pu le mettre en œuvre. Donc, j'en parlais peu, mais là, le fait de l'avoir mis en pratique, ce qui est génial, c'est que les gens veulent nous aider. Ça, souvent, le fait, je ne sais pas, trouver les solutions, trouver les solutions. Là, j'ai pu prendre du recul et dire, attendez, moi, j'ai besoin de ça. Oui, j'ai besoin de faire vocaliser beaucoup de choses. Et ce qui est génial aussi, c'est que très rapidement, j'ai dû signer des dossiers et je me suis dit, oh là là, parce qu'on reçoit beaucoup de mails. On est noyés. Mais oui. Donc, tu te dis, mais l'humain, l'humain. Mais bon, si on devait faire beaucoup de choses entre humains, on ferait. Et là, en fait, ce qui est génial, c'est que j'ai appelé le service qui s'occupait des dossiers. Je leur ai dit tout de suite, pour moi, je ne comprends pas tout ce qui est marqué. C'est beaucoup trop d'infos pour mon petit cerveau. Donc, j'ai dit, vous savez ce quoi ? On va traiter les dossiers ensemble. Ça nous a pris une demi-heure et on avait un échange. On était dans l'humain. Et ça, je trouve ça génial. Donc, en fait, beaucoup de choses sont possibles à partir du moment où chacun précise ses demandes.
- Speaker #0
Oui, ça s'adapte en fait.
- Speaker #1
Donc, après, voilà. Après, rien n'est difficile. Mais après, j'ai une capacité d'adaptation.
- Speaker #0
Et eux aussi.
- Speaker #1
Et eux aussi. Et c'est surtout l'idée, il ne faut pas que ça devienne... Oui, mais tu vois, par exemple, moi, il y a un truc très important. Si tu as peur du handicap, n'hésite pas à m'en parler.
- Speaker #0
Si tu veux,
- Speaker #1
pour moi... comme j'ai toujours été, il n'y a pas de tabou. Parle. Et tu as le droit d'avoir peur. Et tu as le droit de penser, je ne sais pas, des choses qui t'appartiennent. Mais on en parle. Le monde n'est pas un monde de bisounours. On peut échanger et on avance ou pas. En tout cas,
- Speaker #0
tu as vraiment été à la croisée des chemins qui étaient déjà bien ancrés à Saint-Maurent, en tout cas. Est-ce que tu peux me dire un petit peu cette idée de renouvellement de Chien Guide sur ce sujet-là ? A quel moment il est arrivé, parce que c'était avant, j'imagine vu où tu en es dans le renouvellement, c'était avant de prendre tes fonctions à la mairie, qu'est-ce qui t'a créé un déclic ? Parce que Finel est parti à quelle date, en quelle année ? Il y a un an je crois déjà ?
- Speaker #1
Il y a deux ans je crois.
- Speaker #0
Deux ans déjà, le temps file.
- Speaker #1
Deux ans et demi, deux ans et demi.
- Speaker #0
Il y a combien de temps cette idée et pourquoi cette idée de renouvellement finalement est arrivée sur la table ?
- Speaker #1
C'est très drôle, c'est qu'en fait c'est très connu quand même à Saint-Maure. Les gens me voient et me font « mais t'as toujours pas de chien, mais comment tu peux… » Écoutez, ma canne ne me correspond pas bien, elle ne me fera pas d'arrêt de maladie, parce que vu comment je bouge dans tous les sens, dans mon organisation, je ne me voyais pas prendre de chien. Mais quand, au bout d'un certain moment, tout le monde vient, notamment le Lyon's Club de ma ville, qui me dit « mais Fabienne, on va donner de l'argent à l'école de chiens guides… » Et honnêtement, on aimerait que cette action puisse être bénéficiée par quelqu'un de sa mort. Mais toi, tu bouses beaucoup, donc ça serait pas mal si tu reprenais un chien. Au moins, tu dis que je ne veux pas de chien guide. C'est pas trop difficile.
- Speaker #0
Oui, et moi, je le dis toujours, c'est pas parce qu'on connaît des malvoyants ou des déficits visuels qu'il faut leur coller un chien guide. Chacun choisit son moyen de locomotion. J'ai envie de te dire.
- Speaker #1
Et puis, honnêtement, avoir un chien guide, c'est quand même, ce n'est pas que... un animal qui va t'accompagner d'un point A à un point B.
- Speaker #0
Tu ne peux pas le ranger en rentrant à la maison, tu ne peux pas le ranger dans plein d'endroits différents.
- Speaker #1
Même s'il y a eu, je me souviens, de la compagne, où on faisait du carre-poulet pour rentrer dans un supermarché. Moi, j'ai agoré, ça m'a beaucoup périr. Mais non, pas encore. Et donc, j'ai vraiment mesuré les choses. Je suis revenue vers l'école. Je leur ai dit, je vous explique. Je n'ai pas changé de vie, ma vie est toujours pareille. Donc, est-ce qu'on peut être OK ? Comment on peut mettre les choses ? Et c'est surtout, j'en ai parlé à David et Christelle, et j'ai dit, je prends un chien guide, si je sais que vous, on redevient une équipe. Donc, si moi, je dois partir très loin, oui, ils habitent très loin de moi, mais ça lui fera une maison de vacances. J'essaye, en fait, d'anticiper que, si je ne suis pas là, que ce soit une vraie détente, un vrai moment de chien. tu t'éclates et puis quand tu revois Bibi, on va travailler, mais il y aura les moments de détente, puisque de toute manière, j'irai toujours faire les détentes à Vincennes. En fait, je reprendrai tous les protocoles. Voilà, pour moi, ce qui est hyper important, c'est la qualité de vie de mon chien.
- Speaker #0
C'est quelque chose que tu avais déjà, enfin, ça fait déjà partie de toi, donc on en avait déjà parlé, cette anticipation que tu avais eue sur la mise à la retraite de Finlay déjà, sur le casting que tu avais fait pour lui offrir une vie au vert, vraiment. Et là, oui, c'est hyper intéressant que tu te reprojettes dans cette vie avec un chien guide, mais pas sans une équipe de choix que j'ai envie de dire pour ton partenaire.
- Speaker #1
C'est hyper important. On crée une aventure, on crée un chemin de vie. Donc, ensemble, moi, j'aime bien les couples parfaits. Avec les embrouilles qui vont avec, mais vraiment, c'est ta tâche, ce côté où je veux refaire ce que j'ai fait avec Finlay. Alors, attention. là-dessus, je mets bien un bémol, c'est qu'en aucun cas, ce nouveau chien sera dans mes pensées « Ah, mais il faisait comme Finlay ! » Non, non. Je veux un chien avec du caractère, avec son identité. Et justement, on m'avait posé la question si je voulais un Golden. Moi, je m'en fiche. En fait, il faut qu'il y ait un atome crochu entre le chien et moi. Donc, il peut être caniche, il peut être ce qu'il veut. J'ai déjà mon chat guide. J'ai mon chat guide là. Elle est top, mais elle est trop petite.
- Speaker #0
Eh oui, à la maison, ça va.
- Speaker #1
Non, quand je l'emmène dehors, capteur, on s'amuse bien. Mais voilà, c'est un chat. Donc, à la maison, elle gère mes espaces, elle regarde. Voilà, c'est rigolo, je m'éclate. Donc, en fait, je pense que foncièrement, j'adore les animaux. Et donc, il n'y a pas de raison que ça ne matche pas entre mon nouveau chien guide et moi.
- Speaker #0
Je sais que tu avais évoqué... ce projet de la Réunion. Tu avais aussi évoqué le fait de peut-être reprendre un shangit quand tu serais totalement aveugle. Aujourd'hui, tu en es où dans ta cécité ?
- Speaker #1
En fait, c'est très drôle. Ma cécité, j'ai un œil qui ne voit plus officiellement, mais on lui met quelque chose de devant. Deux minutes plus tard, je deviens une grande magicienne. J'arrive à dire à peu près ce qui s'est passé visuellement. C'est un peu étrange. Donc, on m'a expliqué que j'ai un corps qui se bat et ne peut pas mourir. jusqu'à la moindre cellule. Par exemple, en ce moment, ça a diminué. J'ai beaucoup de flou, beaucoup là, ces derniers jours, mais je suis tout le temps en réadaptation et en acceptation, donc je trouve toujours un nouveau chemin. Donc, ça diminue, mais je suis toujours cette personne hargneuse qui ne lâche pas l'affaire, quoi, en fait. Donc, non, je ne suis pas encore aveugle, je suis très malvoyante, et justement, à ce sujet-là, c'est... C'est incroyable comment en ce moment, enfin, c'est quasiment plus un combat où pendant des années, j'ai quand même martelé à tout le monde qui voulait l'entendre. Non, un malvoyant n'est pas un aveugle. C'est des gens comme moi qui essayons de garder la tête haute parce qu'on est des métisses de ce mélange entre ne pas voir, parce qu'on n'est pas voyant, mais on n'est pas non-voyant. On est des métisses là, et à ce juste temps, titre, on ne doit pas s'empêcher de pouvoir faire les choses. Et le fait d'avoir un chien guide, et là, nous continue à nous donner cette autonomie. Et ça, c'est hyper, hyper important. Et non, on ne fait pas de concours. Donc, pour l'instant, je suis toujours dans la case malvoyante et donc, je suis métisse.
- Speaker #0
Oui, donc, ce n'est pas quelque chose qui a... C'est plus cette perte de vision qui t'a entraîné vers un renouvellement de chien guide ? Tu l'évoquais ça la dernière fois, donc je me demandais.
- Speaker #1
Oui, parce que c'est vrai que si, par exemple, j'étais devenue aveugle avant, j'aurais fait la demande pour gagner en autonomie. En fait, moi, ce que je retiens d'avoir lu Finlay, c'est que grâce à Finlay, j'ai pu avancer dans mes projets sans me soucier de comment je vais faire tel chemin, comment je vais faire ci, comment je vais faire ça, est-ce que je peux faire ça ? Non ! J'avais mon duo. Et on m'appelait, on me disait « Madame Austin, vous voulez faire ça ? » « Ouais, je viens. » Et je venais avec Finlay. Donc, il m'a amenée vers cette autonomie, vers cette confiance. Et ça, je le remercie d'où il est. Il m'a emmenée ça. Et donc, il m'a donné tellement confiance qu'après, j'ai fait un vrai choix de me dire, compte tenu de ta situation professionnelle, est-ce que c'est judicieux pour le chien et pour toi, pour le chien d'aller vers cette aventure ? Est-ce que tu as ce temps-là ? Je ne me suis pas mentie. Je n'ai pas plus le temps aujourd'hui. Mais j'ai fait mon chemin.
- Speaker #0
Et oui, tu as avancé. Tu as avancé aussi solo à la canne et tu peux plus voir ton quotidien avec un peu plus de recul.
- Speaker #1
Voilà, j'ai fait mon chemin et me dire, aujourd'hui, parce que la vie est faite de plein de rebondissements, plein de changements aussi. Changements. Donc, quand il y a des changements, tu n'es peut-être pas au paix pour te dire, je vais prendre un chien. Tu n'es pas dans ça. Tu es dans la construction de ta vie personnelle. Et en même temps, professionnel, ça roule. Alors là, je n'ai pas à me plaindre, mais c'est de me dire, OK, professionnellement, jusqu'où tu vas ? Est-ce qu'à un moment donné, il y a des choses que tu es obligé de stopper parce que, voilà, ce n'est pas possible ? Non, en fait, rien ne m'arrête. Donc, j'ai bien compris. Et là, OK, rien ne m'arrête. On va aller faire ça en duo. Rien ne nous arrêtera. Et on trouvera toujours. Et c'est ça qui est bien, c'est qu'en réalité, il y a toujours des solutions.
- Speaker #0
Oui, et puis aujourd'hui, tu connais peut-être aussi un peu plus... ton quotidien. Il y a cinq ans, quand on avait enregistré en 2021, la carrière commençait, ça se mettait en place, c'était vraiment tout feu, tout flamme, comme tu l'es aujourd'hui, mais sur des bases plus solides. Comme tu dis, aujourd'hui, la carrière professionnelle, elle roule. Et il y a aussi, j'imagine, une certaine légitimité, même si le syndrome de l'imposteur revient parfois au galop. Toujours. Même après des années de légitimité, de se dire, là... Comme tu dis, il y aura des solutions. Alors, tu l'anticipes sur des moments où il n'y a vraiment pas de solution, avec un chien à tes côtés, en disant, Christelle et David sont dans le panorama de cette vie avec ce chien-là. Et puis, sur tous les autres moments de ta vie que tu connais, ou qui seront de belles surprises, tu trouveras des solutions sur le moment. Parce que maintenant aussi, peut-être que l'expérience que tu as eue avec Finlay te permet aussi de dire que ce... que les chiens peuvent aussi s'adapter. Je me dis aussi, c'est aussi peut-être une carte très forte dans le binôme et le match que va faire l'école des chiens guides de Paris pour toi. Ce n'est pas n'importe quel chien, et on le sait, je le redis ici, ce n'est pas le premier déficient visuel sur liste d'attente qui rejoint le dernier chien certifié. Sinon, qu'est-ce que ce serait simple ? Mais ça ne marcherait pas du tout, parce que il te faut un chien, et ils le savent, c'est leur job qui correspond. Et justement, je crois que tu as fait quelques essais déjà en termes de rythme de marche, etc. Ce ne sont pas forcément des gens qui sont certifiés encore aujourd'hui, qui ont leur baccalauréat, leur certificat d'attributé.
- Speaker #1
Mais après, on voit dans ce que je suis, on voit qu'il y a un chien qui est en présent, un fil de bille, dans le côté un peu grand, un peu… Enfin voilà, on l'a décrit. Après, moi, ce qui m'éclate, c'est la personnalité du chien. C'est on s'entend ou on ne s'entend pas. Moi, quand j'ai eu le filet, j'ai fait, bon, on ne se connaît pas, mais je t'explique, on fait un duo, on ne fait rien. Il m'a regardé et il s'est dit, elle, elle est folle, vas-y, je vais coopérer avec elle. C'est comme ça que ça a matché.
- Speaker #0
Oui, oui, et c'est ce que tu attends du prochain et déjà dans les premiers essais. Ça t'a fait bizarre de reprendre le chemin de l'école des chinguettes quand même ou pas ?
- Speaker #1
Non, j'ai adoré.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Je vais remettre ça dans ma routine.
- Speaker #0
Ok, parce que c'est quand même dans le processus de demande, ce n'est pas juste t'envoyer une lettre à la poste et t'attendre qu'on vienne te livrer le chien.
- Speaker #1
Mais après, ce qui était génial, c'est que je pouvais encore me dire « Ok, je refais le processus, je vais jusqu'à l'école de chien guide. » J'aurais pu me dire « Non, en fait, non, je ne suis pas prête. » Oui,
- Speaker #0
c'est ce qu'on dit toujours. La demande n'aboutit pas toujours par un chien guide parce que déjà l'école, comme tu disais, peut ne pas valider la candidature, entre guillemets. Et le dossier pour diverses raisons, que ce soit médical, quotidien. Il y a plein de choses. Et ça, c'est leur métier, justement, de valider déjà sur le papier, j'ai envie de dire, la demande. Et ensuite, même dans le parcours, on peut se rendre compte, l'un comme l'autre, où les deux parties peuvent se dire, au final, on ne va pas plus loin. Et ce n'est pas un échec, c'est un chemin, comme tu le dis. Oui,
- Speaker #1
voilà. Si ce n'est pas pour maintenant, c'est peut-être plus tard. Ou alors, ça y est, j'ai fait mon temps et avançons. En fait, pour moi, il n'y a rien. Tout va bien, tout est OK, en fait. il n'y a pas à se prendre la tête dans la vie il y a des choses qui doivent se faire d'autres ça se fait pas, c'est pas grave et oui c'est vrai que par rapport à l'école c'est vraiment, moi ce que j'ai aimé c'est voilà, je suis revenue dans l'école j'ai revu tout le monde des nouvelles personnes, c'est vraiment une équipe soudée, on se sent autorisé de dire ouais maintenant en fait non j'ai pas envie, non moi j'ai vraiment bien aimé, j'ai vraiment bien aimé et puis je pouvais aussi entendre que peut-être C'est... Compte tenu de la vie que je mène, peut-être que non. Mais ça ne m'aurait pas embêtée en soi.
- Speaker #0
Oui, c'était une possibilité, tu as tenté. Ça a l'air d'avoir matché et donc tu poursuis en tout cas le...
- Speaker #1
Ce n'est pas insurmontable, en fait. Après aussi, ils m'ont vu à l'œuvre avec Finlay. C'est pas comme si je viens, je débarque. Non, ça va pas être possible, madame. Non, non, ils m'ont vu. Finlay, il va aller très bien. Il a eu une très, très belle vie.
- Speaker #0
Oui, puis vous êtes montés en puissance ensemble avec Finlay.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'en fait, dans la vie, il faut pouvoir, quand on a une particularité, un handicap, peu importe. Des fois, on se met des nœuds dans la tête en se disant « Ouais, mais non, mais en fait, là, je vois pas. » pas, donc je ne vais peut-être pas pouvoir faire ci, peu importe le handicap. Et en fait, c'est les barrières qu'on se met. En fait, il y a mille solutions. Aujourd'hui, si on est déficient visuel, on a la canne, il y a la canne électronique, il y a le chien guide, il y a tout. On peut même utiliser les trois en même temps,
- Speaker #0
si on a une logique.
- Speaker #1
Moi, je sais que quand j'aurai mon chien guide, ma canne restera dans mon sac à dos et c'est le chien, c'est lui, c'est lui mes yeux. avoir plein de yeux dans tous les sens et j'aime pas ça. Donc ça sera lui mes yeux pour moi, tout outil ou le chien guide est là pour nous faire avancer dans nos vies. Et peu importe ça peut être des choses simples, je désirerais aller à la boulangerie chaque jour, mais tout seul avec mon chien guide. C'est une bataille de gagner.
- Speaker #0
Tout est une petite bataille.
- Speaker #1
On se petit mais après on a toujours, on rêve toujours de plus.
- Speaker #0
C'est quoi ton prochain rêve d'ailleurs ?
- Speaker #1
Moi mon prochain rêve ? J'espère que je vais pouvoir le réaliser. Je me suis jurée, parce qu'à chaque fois, je travaille beaucoup et je voyage toujours. Je suis toujours très bien reçue. Je voyage vraiment dans des conditions, peu importe, même si c'est en France, j'ai toujours des belles opportunités. Et en fait, j'ai confondu travail et vacances. Donc, je partais d'un principe que je prends l'avion, je pars bosser ailleurs. Je prends le train, je pars bosser ailleurs. C'est comme des vacances, parce que je vais bosser quatre heures et puis après, je vais faire ce que je veux. Mais non. c'est pas ça les vacances ? Je me suis juré quoi qu'il arrivait qu'à partir de maintenant il faut que je parte en vacances. Donc premier défi je veux partir en vacances cet hiver. Donc il n'y a pas moyen de vraiment partir. Même si c'est au bout de la rue je prends un hôtel et je pars. Mais voilà c'est beau de travailler c'est génial c'est passionnant ce que je fais. Je vois beaucoup de gens j'adore mon métier j'adore. Mais adoré, ça ne veut pas dire ne pas prendre de vacances.
- Speaker #0
Ne pas se reposer, oui.
- Speaker #1
Voilà, et pas de prendre soin de soi. Et là, voilà, je suis apaisée, il se passe plein de bonnes choses autour de moi, je donne beaucoup, donc il faut que je me donne aussi à moi beaucoup. Donc, voyage. On prend l'avion, on part au soleil.
- Speaker #0
Donc cet hiver, on te retrouve au soleil.
- Speaker #1
Je croise les doigts, mais je vais te voir.
- Speaker #0
Et si je te demande en 2030, où est-ce que tu te vois ? Comment tu te vois ?
- Speaker #1
Pareil, la même.
- Speaker #0
La même avec un chien, avec une canne ?
- Speaker #1
Avec mon chien guide, la même.
- Speaker #0
Toujours conseillère, tu penseras toujours dans les six ans.
- Speaker #1
Je m'y registrerai toujours. Après, moi, je suis quelqu'un du présent. Le ici et maintenant, c'est quelque chose qui me parle. Parce que quand on est dans le ici et maintenant, on arrive mieux à accepter les choses. Lorsque tu dessines trop le futur et que tu n'arrives pas à y arriver, tu te battes, tu te fais du mal pour rien. Donc moi, le ici et maintenant me convient très, très bien. Mais dans un idéal, 2030, moi, je suis toujours la même.
- Speaker #0
Il y a cinq ans, c'était pareil. Dans cinq ans, il n'y a pas de raison. Ça change.
- Speaker #1
Après, voilà, on ne sait jamais. La vie, elle est faite de défis. Elle est faite de surprises. Bien ou pas bien, peu importe. Mais c'est l'acceptation qui est le plus important. Et ouais, 2030, ah ouais, allez, chiffre ! Je présente une émission télévisée.
- Speaker #0
Ah, je me disais que tu allais quand même des projets sous le capot.
- Speaker #1
Mais non, voilà, je lance ça dans l'air. Et qui sait ?
- Speaker #0
On verra.
- Speaker #1
J'ai plein d'idées. Si tu vois mes réseaux, en fait, je n'ai pas pris le créneau. Oui, vous voyez, je suis handicapée, donc je vais vous parler de mon handicap. Je n'ai pas pris le créneau. Je prends le créneau que je cours dans les musées. Je vais au cœur de...
- Speaker #0
Tu danses dans les musées.
- Speaker #1
Je danse dans les musées, franchement. Franchement. Ces dernières années, je crois que j'ai les plus beaux cadeaux du monde. J'ai voulu faire des ateliers. À chaque fois, je rentrais au Carreau du Temple. Donc, c'est sur Paris. C'est un magnifique endroit. Il se passe plein de choses. Moi, j'adore le bois. En fait, c'est une structure, je ne sais pas quoi, mais j'adore le bois. Et donc, à chaque fois que je rentrais, je disais « Oh là là, mais comment j'aimerais trop donner des ateliers ! » Et il y a quelques années, ils m'ont appelé. Ils m'ont dit « Madame, on veut vous rencontrer. » Bingo ! Je donne des ateliers. Après, j'ai fait des super rencontres. Une personne qui s'appelle Cécile, que j'avais rencontrée, elle a eu un poste au Musée des Arts Modernes.
- Speaker #0
Eh,
- Speaker #1
Magdalena,
- Speaker #0
oh, viens, Allez, montre-nous ton talent, montre ce que tu sais faire. Et aujourd'hui, on me fait confiance et je suis dans les musées. Et pour moi, ce sont des, je ne sais pas, je ne prends pas comme des combats, mais c'est des petites victoires qui disent, en fait, à un moment donné, moi, je ne parle pas de mon handicap, on parle de mon art, de ce que moi, je sais faire. Et c'est ça qu'on valorise. Après, ouais, moi handicap, j'en ai fait une force. La force qui est, j'ai constaté que le fait de ne pas bien voir fait que je me centre. Je suis vachement sur moi et ce que ça peut être sur l'extérieur. Donc c'est ça que je donne. C'est du partage et c'est ça qui me fait kiffer en fait. Et donc je me dis, quand j'ai commencé à me mettre sur les réseaux sociaux, donc au début je le faisais un peu maladroitement, mais je ne revendique jamais, je ne suis jamais une guerrière du genre, ça se corpore, il se pire, il se... Non, par contre, c'est vrai qu'il y a quelque chose là, et je crois que j'ai fait ce post-là plus en tant que conseillère municipale parce que les réseaux sociaux, c'est bien gentil, mais je pense que le cerveau est bien grignoté. Quelqu'un qui arrive à dire à une personne handicapée « tu devrais mourir » , là, ça va beaucoup trop loin. Et des gens qui se permettent, il y a une élue. qui est trisonnée, qui fait un mariage, les gens envoient des commentaires de fous. Mais on est où, là ? Donc, je me suis permise, et je ne voulais pas faire une vidéo, j'ai vraiment voulu plutôt écrire à ceux qui veulent lire l'île et ne zappent pas, parce qu'il y a juste à lire. Et je voulais vraiment dire attention, attention à tout ce qui se passe. C'est comme ça que les guerres ont vraiment commencé. Quand on commence à ne plus supporter telle ou telle personne et à se dire, tiens... telle personne a le droit de vivre, telle personne n'a pas le droit de vivre. Et les gens, c'est des fous, quoi. Ils ne savent pas que demain, ils peuvent traverser, ils peuvent devenir aveugles.
- Speaker #1
Ou ils peuvent regarder un éclipse. Ah, si ! Sans lunettes.
- Speaker #0
Voilà. Mais en fait, des fois, je me dis, il faudrait arrêter, enfin, de la part des influenceurs, il faudrait arrêter d'être des manches de merde. Et là, je fais expérimenter ça. Qu'à un moment donné, ces gens-là, il y a des gens qui ne vivent pas dans les grandes villes et qui vivent que tout le monde. ce qui est dit et paroles d'évangile.
- Speaker #1
Oui, mais c'est ce que tu dis. Moi, les réseaux sociaux, c'est devenu mon métier en tant que community manager. Mais ça doit rester pas le monde principal, mais un accessoire de notre monde réel.
- Speaker #0
Moi, ma démarche par rapport à comment j'utilise mon réseau, eh bien, il n'y a pas des personnes porteurs de handicap tous les quatre matins au conseil municipal. Donc, je trouve que c'est important de pouvoir... être là et être au-delà du handicap. Moi, je viens de nulle part. À la base, je suis danseuse. Donc, comme on aime bien dire, la danse, ce n'est pas un sport. Bon, c'est nouveau, mais bon. Donc, en fait, moi, je suis Madame Lambda qui, par mes convictions, par mes engagements, je montre un peu à l'américaine que tout est possible. Ça veut dire que je suis milliardaire. Mais tout est possible. Tous mes rêves que j'ai voulu avoir se sont réalisés. Donc, en fait, c'est pour ça que je poste. Quand quelqu'un me dit « oui, je connais toute ta vie » , je meurs de rire.
- Speaker #1
Oui, parce qu'il y a la vraie face et la face hors réseau.
- Speaker #0
Désolée, mais je mets mon travail, je mets mes actions.
- Speaker #1
C'est le petit choix de vie que tu mets, il n'y a pas tout. Tu n'es pas filmé 24-24, ce n'est pas une trop bonne chose.
- Speaker #0
Non, même s'il y en a qui rêvent de ça. Et donc, pour revenir sur ces influenceurs qui pourtant devraient se dire « je ne peux pas dire n'importe quoi parce que mine de rien, il y a du monde qui regarde » . Parce qu'en fait, j'ai l'impression que l'être influenceur, c'est d'être devenu Dieu pour certains.
- Speaker #1
Pour certains, oui.
- Speaker #0
Mais non, parce qu'en fait, la réalité des choses, et ça, on ne nous le dit pas trop, la réalité des choses, il y a plein d'influenceurs qui se suicident en ce moment. Le retour du bâton. Donc, il faut qu'on apprenne aux gens, pas des rêves. Oui, c'est vrai, je suis d'accord avec toi. Tu mets sur le net ton projet, ça peut fonctionner du feu de Dieu. Oui, je te l'accorde. Mais attention, ce n'est pas un tout. Oui,
- Speaker #1
il faut ramener les rêves à la réalité et surtout les réseaux à la réalité.
- Speaker #0
Ah oui, ah oui. Donc voilà. Donc moi, toujours passionnée. Et puis, je ne suis pas prête de changer, comme on dit.
- Speaker #1
C'est ce qu'on te souhaite, en tout cas. Moi, j'ai été ravie de moi-même, de me reconnecter progressivement sur mes réseaux après cette pause. Alors, je n'ai pas fait de pause côté du réseau de mes clients, tu vois. Mais sur Chien Guide, j'avoue que je me suis demandé si ça allait s'arrêter ou pas. Et au final, la vague est revenue avec les heures de sommeil. Et puis, c'est intéressant de se reconnecter. J'ai repris les réseaux, j'ai revu tes nouvelles, j'ai revu tes photos de Fabienne avec un chien guide en harnais. Je me suis dit qu'elle nous raconte quand même où ça en est.
- Speaker #0
Cette aventure-là, je vais exprès en parler. Bah oui. Pour l'instant, j'en parle pas. On en parlera plus tard. parce qu'il va y avoir le petit reportage là. Mais vraiment, je vais le faire en temps réel pour le coup.
- Speaker #1
Ben oui, tu vas le faire le vimavis.
- Speaker #0
Mais voilà, qu'on ne se dise pas, elle a un chien, le lendemain, elle avait un chien. Non, non, non, c'est long. Il y a de l'attente. Donc, son petit-fils est de côté. Il y a de l'attente. Peut-être qu'il n'est pas encore né, mon chien.
- Speaker #1
Ah ben ça, on ne sait pas.
- Speaker #0
On ne sait pas. Voilà, après, l'école peut me faire une proposition dans deux semaines. Comme ça peut être l'année prochaine.
- Speaker #1
Ou dans deux ans. Peut-être pas, mais ça prendra le temps que ça prendra.
- Speaker #0
Donc vous allez devoir patienter comme moi.
- Speaker #1
Eh bien écoute, sur ces bonnes paroles, en 2030, on souhaite quand même qu'il soit arrivé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ce serait pas mal.
- Speaker #0
On est Indie 2027. Allez, je reprends le jour l'année prochaine. En septembre de l'année prochaine. Septembre 2027. Ouais, allez, on joue Madame Irma.
- Speaker #1
On prend date et puis tu me tags sur les réseaux s'il arrive avant, on en reparlera.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
Bon, merci beaucoup Fabienne pour ces nouvelles. C'est tellement cool de reprendre de vos nouvelles et d'en donner aussi. Je vais le voir en cinq ans là. Du coup, il y en a, c'est plus récent. Il y en a d'autres qui sont au début du podcast. Merci pour ton temps, ton agenda bien occupé.
- Speaker #0
Moi, ça va. J'ai plein de choses à... peur, mais maintenant, en fait, je deviens l'experte de trouver les solutions.
- Speaker #1
De la planification et de l'organisation aussi, ça veut dire. Et puis, à très bientôt, du coup, en compagnie d'un nouveau toutou. Je te le souhaite demain ou dans dix ans.
- Speaker #0
En dix ans, je serai à la réunion. Moi, je vous le dis quand même.
- Speaker #1
À bientôt,
- Speaker #2
Fabienne. Ciao.