Speaker #0Bienvenue dans Gap de parents, le podcast qui explore les écarts entre la parentalité que l'on imaginait et la réalité des parents qui travaillent. Je m'appelle Sophie Litt, je suis coach, formatrice et conférencière. J'accompagne les parents dans les défis du quotidien et j'aide aussi les entreprises à mieux comprendre et soutenir les réalités de la parentalité au travail. Ici, un mercredi sur deux, en solo avec mes invités, nous mettons des mots sur ces fameux gaps que vivent beaucoup de parents entre le travail et la famille, entre ce que l'on imaginait et ce que l'on vit réellement. Parce que devenir parent ne nous rend ni moins compétents ni meilleurs, cela nous transforme véritablement. Et si vous êtes parent et que vous travaillez, vous êtes exactement au bon endroit. Bonjour à tous et à toutes, j'espère que vous allez bien en ce début de mois de juillet, que certains sont peut-être déjà en vacances et m'écoutent depuis leur chaise longue, le bord de la piscine ou de la mer, faites-moi rêver. Moi ce n'est pas encore le cas et je tiens à vous dire déjà d'emblée dans ce début d'épisode que ce sera le dernier épisode pour le début de cet été. et que nous reprendrons la suite de Gab de Parent dès début septembre prochain, parce que Gab de Parent a aussi à droit à sa pause estivale. Alors, j'espère vraiment que vous allez bien. Moi, personnellement, les mois de mai et juin m'ont littéralement roulé dessus. J'avais un travail incroyable niveau pro, pas mal de choses aussi au niveau perso, et en même temps, c'était une période que je savais... très intense, je me souviens encore prévenir mon mari quand on est revenu de nos vacances de printemps, de dire attention maintenant ça va bien déménager dans tous les sens, il y a énormément de choses, et en fait ça m'a inspiré ceci, cet épisode, en plus des retours aussi que j'ai eu ces derniers temps pendant les coachings, en fait vous voyez les périodes intenses elles sont très courantes pour la plupart d'entre nous c'est certain, je pense qu'il y a peu de personnes qui vont dire non moi c'est cool, Merci. J'ai tout le temps l'occasion de souffler et tout ça. Par contre, ce qui est problématique, c'est quand ces périodes en fait très intenses deviennent beaucoup trop régulières, voire deviennent notre quotidien. C'est là que ça pose vraiment problème. Donc pour revenir ici à la situation que j'ai vécue pour vous l'illustrer, donc je savais très bien que mai et juin allaient être très intenses pour différentes raisons. Une nouvelle offre, j'ai décidé d'accompagner au niveau groupe. les mamans qui vont reprendre le travail et donc ça a été tout un travail de titan en coulisses de découvrir plein d'outils pour m'aider à développer ça, travailler sur la communication, travailler sur les différents programmes donc tout ça ça demande énormément de temps en plus du reste de mon travail de coaching et autres. Et donc, comme je disais tout à l'heure, je connaissais cette période et en même temps, du coup, c'était important de déjà placer les temps. de recharge pour justement ne pas trop perdre mon énergie sur la route. Alors c'est normal effectivement d'être fatigué en fin de journée, surtout quand on fait des grandes journées. Et en même temps, c'est vraiment important, essentiel, de pouvoir placer des temps de recharge. Et qui plus est, dans ces temps intenses, parce qu'on a justement tendance à se dire « j'ai plus le temps de faire du sport, j'ai plus le temps d'aller voir des amis, j'ai plus le temps de ceci, cela » . Mais du coup, c'est là que ça commence à poser problème, parce que... Du coup, on est focalisé sur cette période intense, on n'a pas de temps de ressources. Au niveau familial, ça peut être très tendu parce qu'on est moins disponible, et quand on est là, on est beaucoup plus stressé, beaucoup plus tendu, et donc ça a donné pas mal de clashs, que ce soit avec nos enfants ou avec nos conjoints respectifs. Et donc du coup, ça pose même pas mal de soucis. Et moi, j'assiste vraiment en coaching à des situations où les personnes se retrouvent vraiment épuisées. Je suis un peu vraiment consternée de voir le nombre de personnes qui arrivent à continuer à fonctionner, qui veulent continuer à fonctionner. J'aime bien demander, je pense que je l'ai déjà fait dans un autre épisode de podcast, de savoir, tiens, aujourd'hui, si je vous pose la question là maintenant justement, alors vous écoutez cet épisode, est-ce que vous pourriez faire un constat sur le taux d'énergie sur 10 sur lequel vous êtes aujourd'hui ? Voilà, à combien vous estimez que vous êtes aujourd'hui ? D'accord ? Et c'est important de ne pas mentir, parce qu'en général, quand je pose la question en coaching, la personne me donne une cote. Et puis après je lui dis, et si je te pose vraiment la question de savoir quel est vraiment ton niveau d'énergie aujourd'hui, sans te mentir, tu dirais combien ? Et là ça dégringole. Et donc l'idée c'est de, quand on constate ce niveau bas d'énergie, en fait c'est de ne pas rester là-dedans. Parce que la problématique c'est si de 1 on ne met pas des ressources pour justement augmenter ce niveau d'énergie, il va continuer à descendre. Vous savez, c'est comme un peu quand vous conduisez votre voiture et que l'aiguille du carburant arrive dans le rouge, il arrive sur la réserve, au début c'est ok, mais on voit que ça descend, ça descend, et c'est très connu, et moi je n'ai jamais testé, je n'ai pas vous, mais d'aller vraiment jusqu'au bout du bout de votre réserve d'essence, et là apparemment ça peut donner d'énormes problèmes à la voiture. C'est un peu pareil pour notre corps en fait, parce que fatalement quand vous arrivez dans cette zone rouge, le corps va dire ça ne va pas. Il va lancer des signaux, il va lancer... Alors chacun est logé à une différente en scène par rapport aux symptômes éventuels, mais on peut avoir plus de migraines que d'habitude, être beaucoup plus énervé ou en tension que d'habitude, des problèmes de dos, des problèmes digestifs. Il y a une multitude de symptômes qui montrent quand même que le corps vous appelle à justement devoir récupérer en énergie. Mais comme je disais tout à l'heure, moi je suis... Je ne sais pas quel mot je dois mettre dessus, mais c'est fou le nombre de personnes qui se disent « Non, non, non, je continue à fonctionner, je suis à 2 sur 10, 3 sur 10, mais ce n'est pas grave, je vais y aller. » Mais la problématique, c'est que comme la réserve, elle est déjà bien entamée, qu'on ne met pas les ressources à côté pour réaugmenter ce taux d'énergie et qu'on veut donner, parce que tu sais, Sophie, j'ai ce projet à terminer, parce que Sophie, tu sais, j'ai ça à faire. Le souci... c'est que le jour où le corps il arrive à zéro il va arriver à ce zéro sans crier gare et ce sera du jour au lendemain pour une micro bêtise et là le souci c'est que là vous ne saurez plus fonctionner du tout mais quand je dis du tout c'est du tout donc c'est-à-dire même plus sortir de votre lit et du coup la problématique elle est où c'est que de 1, vous ne saurez plus travailler, mais de 2, ce qui est quand même aussi ultra important, c'est que vous ne serez même plus en capacité physique slash émotionnelle de vous occuper de vos enfants, de votre famille. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce qu'après s'enchaîne évidemment le fait d'avoir un diagnostic d'un médecin et tout ça, vous aurez potentiellement un certificat médical pour le travail, mais à la maison, il n'y a pas de certif pour ce fameux boulot. H24, 7 jours sur 7, si peu reconnu comme on le sait. Vous voyez ce que je veux dire ? Et donc le truc aussi, c'est qu'au travail, on se croit tellement indispensable. Mais non, mais c'est moi qui suis le ou la responsable de ce projet. Les autres, ils ne savent pas faire. Sauf que, comme mon médecin me l'a très bien dit, moi, à l'époque où j'essayais d'argumenter vis-à-vis d'elle pour ne pas effectivement qu'elle m'arrête au burn-out, c'était, écoutez Sophie. Si vous vous cassez la jambe là demain, vous ne pourrez pas aller travailler. On est bien d'accord ? Eh bien ici, c'est pareil. Mais la problématique, c'est qu'on se sent, on se pense indispensable. Mais moi, j'ai envie de vous conscientiser aussi avec cet épisode sur le fait qu'il y a bien un endroit, une sphère de votre vie où vous êtes irremplaçable. Et vous savez c'est laquelle ? Eh bien, c'est pas... du tout votre travail. Alors bien sûr, on peut avoir l'envie de partir en vacances ou à un moment donné, on a un problème de santé, on doit être absent ou hospitalisé ou quoi que ce soit, et ça s'organise avec notre famille, notre conjoint, tout ça, peu importe. Mais de penser qu'on va pouvoir continuer à une énergie sur deux, sur trois, pour clôturer des trucs de boulot et puis un jour s'effondrer et même plus être disponible, là, on a un petit souci, parce qu'effectivement, Ce n'est pas en une semaine que ça se remonte, cette énergie, surtout quand elle est arrivée à zéro, si vous voyez ce que je veux dire. Alors, mon idée ici n'est pas de vous faire peur, mais comme vous le savez avec ce podcast, moi je suis là pour vous sensibiliser sur les sujets importants autour du travail et de la parentalité, et celui-ci en est un. Je pense qu'on sort tous et toutes d'une période assez intense pour X ou Y raison, il y a toute la partie aussi joint avec toutes les activités pour nos enfants et autres. Et donc, le taux d'énergie, il est bas. Pour ceux qui ont la possibilité de partir en vacances, c'est super. Profitez-en. Et s'il vous plaît, arrivez à déconnecter. Le travail se fera. Les backups, ça existe. Mais s'il vous plaît, profitez vraiment de cette pause pour remonter votre taux d'énergie. Et puis, vous et moi, on le sait très bien. des vacances avec des enfants, ce n'est pas toujours très reposant non plus. Mais par contre, ça permet quand même de remonter son taux d'énergie par rapport au travail en tout cas, de se dépayser, de faire d'autres choses, de déconnecter son cerveau. Ça fait quand même du bien et ça permet de remonter son taux d'énergie. D'accord ? Ça, c'est vraiment important. Et donc, dans la prochaine période intense aussi, c'est de se dire, OK, qu'est-ce que je peux mettre en place dans cette période intense pour ne pas quand même tomber trop bas dans... mon niveau d'énergie. Et surtout, ce qui est ultra important, c'est de déterminer cette période intense et ça ne doit pas devenir votre quotidien. J'insiste vraiment là-dessus. Parce qu'on a tous tendance à travailler de 1, de plus avoir discerné ce qui est urgent et important. Parce que je rappelle comme beaucoup en coaching, je le fais aussi, tout ce qui est important n'est pas spécialement urgent. Ça, c'est encore une grosse croyance actuelle dans nos façons de travailler. Et deuxièmement, ça ne doit pas devenir non plus notre quotidien. On ne peut pas se permettre, nos corps ne sont pas des machines, nous sommes des êtres humains, nous avons besoin de repos, nous avons besoin de recharge. Et donc, ce n'est pas possible de maintenir ce rythme de vie tout le temps. C'est vraiment important pour moi de vous partager ça aujourd'hui, parce que j'ai vraiment... entendu et accompagné tellement de personnes ces dernières semaines qui étaient vraiment à un taux d'énergie beaucoup trop bas, où il n'y avait pas d'existence de ressources, il n'y avait pas d'existence et de conscientisation justement dans quel engrenage il ou elle était tombé. Et donc, vous savez qu'en coaching, c'est vraiment important de remonter à la conscience certaines choses parce qu'on ne peut changer que ce dont on a conscience. Et quand on est la tête dans le guidon comme ça, on n'en a pas conscience. Et donc, c'est vraiment important pour moi. comme je l'ai fait avec toutes ces personnes que j'ai coachées, d'être aussi là aujourd'hui à mon micro pour vous partager ça. D'accord ? N'attendez pas d'être trop bas dans votre niveau d'énergie pour vous poser la question « Tiens, qu'est-ce que je pourrais faire pour m'occuper de moi ? » Non. Intense, oui. Cadré dans le temps, oui. Pas devenir votre quotidien. Quelles sont mes ressources justement pour vivre et traverser cette période, même si on sait qu'on va être fatigué ? Qu'est-ce qu'on peut quand même en... mettre en place et surtout pas lâcher pour conserver un minimum d'énergie, ça peut être du sport ça peut être de continuer à avoir un minimum de relations sociales, peut-être un peu moins tard et peut-être pas le soir, mais en tout cas ceux dont les relations sociales les nourrit et bien c'est important de les conserver c'est aller vous balader en forêt, c'est passer des temps spécifiques avec vos enfants, peu importe chacun a son type de ressources et c'est important de les placer aussi dans ce planning chargé et bien intense D'accord ? Parce que l'objectif principal, c'est de remonter son taux d'énergie. On ne sait pas vivre, surtout à moyen et à long terme, avec un taux d'énergie de 2 ou 3. Et pour rappel, quand on arrive à zéro, ce sera du jour au lendemain, et là, il n'y aura plus moyen de rien faire. Et ça, je ne le souhaite définitivement à personne. Et pour rappel aussi, quand le corps crie, il crie, il crie, s'il n'est pas entendu, il criera toujours plus fort. Et le corps est bien plus fort que nous, et bien plus fort que nos foutues croyances qu'on doit être performant, on doit être présent tout le temps, on doit être des Wonder Woman, on doit tout pouvoir gérer de fond. Je vous rappelle et je vous renvoie vers l'épisode aussi du syndrome de la Wonder Woman, parce que c'est typiquement féminin ceci, mesdames. On arrête de vouloir surperformer partout. Ce n'est pas possible. J'espère que mon message a été clair. Il y a aussi une période de vie qui est très challengeante pour ça, c'est le retour au travail. Et c'est bien pour ça que je coache cette période de manière très régulière et que j'ai développé justement un programme ici pour cet été pour permettre aux femmes qui reprennent le travail justement d'ici septembre de pouvoir préparer cette reprise du travail et pas du tout de manière logistique, garde de l'enfant ou continuité du... Du projet d'allaitement qui sont bien sûr des points importants, mais là, on va vraiment travailler sur soi, sur son modèle de fonctionnement, sur les croyances au travail, la manière de fonctionner et qu'est-ce qu'on peut changer pour justement, à cette reprise, ne pas tomber dans ce piège de surperformance, de surcompensation, de je ne sais pas quoi. Enfin si, je sais très bien quoi, mais bon, je n'ai pas le temps parce que le but, c'est de vous faire un épisode pas trop long. Et donc, l'idée, c'est vraiment de travailler sur ses propres croyances à soi. de pouvoir aussi changer potentiellement ce qui pourrait nous mettre en difficulté lors de cette reprise, et pouvoir prendre conscience aussi de quel... dans quel système éducationnel, sociétal on est par rapport à justement toute cette relation au travail. En plus d'autres choses aussi que le travail justement sur la communication avec les autres, comment est-ce qu'on relationne avec les autres et quelle importance ont de nos autres justement dans tout ce qui est travail et tout le reste. Donc si cela vous intéresse, je vous mettrai le lien dans la description de l'épisode vers la page qui explique clairement ce qu'est le programme. Back and Bloom, parce que pour moi, c'est justement la magnifique opportunité de pouvoir se développer lors de ce retour au travail, si on a pris le temps de bien le préparer. Et n'hésitez pas aussi à partager cet épisode ou le lien également vers le programme à des personnes que vous connaissez qui pourraient être concernées, parce que c'est vraiment important que cet épisode puisse arriver aux oreilles des personnes qui pensent qu'elles peuvent tout faire. avec ce niveau d'énergie qui continue à baisser, vraiment, je vous recommande de pouvoir faire un geste pour ces personnes et de leur partager cet épisode. J'espère que cet épisode vous aura plu, qu'il vous aura éclairé, qu'il vous aura peut-être conscientisé sur votre état d'énergie ou de fatigue actuelle et peut-être commencer une première réflexion sur cet aspect de temps limité ou de... quotidien et de ressources à mettre en place. Je reste bien sûr disponible sur les réseaux sociaux pour répondre à vos messages et vos questions si vous en avez. Merci. C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous. N'hésitez pas à liker cet épisode sur votre plateforme d'écoute préférée et je vous retrouve très vite à la fin de l'été pour un nouvel épisode du podcast Gab de Parent. Prenez soin de vous. Merci d'avoir partagé ce moment avec nous dans Gap de parents. Si cet épisode vous a parlé, n'hésitez pas à le partager à un parent qui pourrait avoir besoin d'entendre ces mots aujourd'hui. Vous pouvez aussi vous abonner au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Et si vous avez quelques secondes, n'hésitez pas à laisser un avis ou un commentaire. Ça aide énormément le podcast à se faire connaître. Merci à vous. J'aime aussi beaucoup lire vos retours, alors n'hésitez pas à m'écrire en message privé sur LinkedIn, Instagram ou Facebook pour me partager vos ressentis, commentaires par rapport à l'épisode d'aujourd'hui. Et si vous pensez que ces sujets autour de la parentalité du travail mériteraient aussi d'être abordés dans votre entreprise, vous pouvez bien sûr me contacter. Je serai ravie de vous envoyer une plaquette de présentation à partager avec votre responsable ou votre RH. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Gap de parents. Parce qu'entre la parentalité qu'on imaginait et celle que l'on vit, il y a souvent un gap.