- Speaker #0
Bon, Francky, j'ai une bonne nouvelle. A priori, ça enregistre.
- Speaker #1
Ça marche, là ?
- Speaker #0
Écoute, a priori, ça fonctionne. Premier podcast, les aléas du direct. Voilà. Alors, après cette petite interlude, voilà, donc, Gabriel, Gavroche Fitness, Gavroche Podcast, Franck Minassian. Bonjour. Bonjour à tous. Pour ceux qui ne nous connaissent pas vraiment, nous tous les matins avec Franck, on a un petit rituel qu'on appelle le barista time. Donc en fait, moi je fournis la machine et Franck il vient la mettre en œuvre. Donc c'est mon barista personnel. Et on a toujours l'habitude de parler de pas mal de choses sur l'entraînement, sur comment rester motivé pour s'entraîner, comment faire pour motiver d'autres personnes, échanger sur pas mal de choses. Et donc on s'est dit pourquoi pas en faire un podcast. et partager un petit peu ses réflexions matinales autour d'un café avec le plus grand nombre. Donc aujourd'hui, pour ceux qui ne savent pas, Franck, fin de semaine, donc c'est vendredi 23 juin, samedi 24 juin et dimanche 25 juin, on va participer pour la première fois au French Throwdown dans la catégorie des plus de 55 ans. Donc master très avancé parce qu'au-delà, il n'y a pas. Merde ! Voilà, donc c'est une bonne chose déjà. Ça lui a pris un petit peu de temps pour se qualifier. Et on avait surtout envie de rediscuter des thèmes qu'on avait abordés. Tu sais, par exemple, tu me racontais récemment que tu étais allé voir, tu avais fait des réunions de famille, tu avais vu des anciens potes à Ibiza, des choses comme ça. Et en fait, c'est le constat qui est toujours alarmant. C'est-à-dire que tu vois qu'il y a de plus en plus de gens qui ne sont vraiment pas en forme. Et donc, je voulais que tu nous en parles. Et puis, toujours dans cet espoir de... sensibiliser les gens et les motiver à changer leurs habitudes. Donc, à toi le micro.
- Speaker #1
Bonjour, déjà. C'était juste pour dire que c'est vrai que la plupart du temps, quand je vais voir des amis ou des connaissances qui sont plutôt de mon âge ou un petit peu plus jeunes, mais plutôt déjà anciens, le constat, c'est que les gens, physiquement, ils sont tous à 99% et ils sont tous... obèses mais bon le ventre inactif fatigué et quand il me voit quand il voit arriver notamment si on va à la piscine ou si on va à la plage ils sont plus qu'impressionnés parce que pour eux ça leur paraît impossible en fait tu t'aperçois que les gens ils sont en mauvais état
- Speaker #0
Franck il est un petit peu timide il ose pas utiliser les mots qu'il habite et on enregistre la peur d'habitude ils sont à la ramasse
- Speaker #1
Ouais c'est vrai, c'est vrai que les gens ils sont à la ramasse, mais bon c'est un constat général, après ils te disent ah ouais mais toi t'es comme ça, moi je suis comme ça mais déjà moi je suis pas vraiment un exemple, mais moi je m'entraîne, je fais tout pour.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu peux nous raconter, parce que moi je suis au courant, d'autres personnes le savent, mais en fait que toi aussi t'avais comme beaucoup de personnes qui aujourd'hui te disent pas avoir le temps, te disent qu'ils ont un boulot et tout ça. c'est que toi aussi avant, tu avais une autre vie en fait, avant ton accident. Oui,
- Speaker #1
oui, non mais moi j'étais comme tout le monde, le boulot à fond, je m'étais impliqué comme la plupart des indépendants, je m'étais mis dans le boulot, j'avais ouvert plusieurs boutiques, j'avais une petite structure avec un peu de personnel.
- Speaker #0
Juste pour rappeler pour ceux qui ne te connaissent pas, toi tu es cordonnier, tu as commencé à quel âge ?
- Speaker #1
Moi j'ai commencé après le bac.
- Speaker #0
Oui, puis tu as fait les compagnons, c'est ça ? Oui,
- Speaker #1
j'étais externe chez les compagnons, non je n'ai pas fait vraiment les compagnons, j'étais externe chez mes compagnons, c'est-à-dire que j'ai... j'étais déjà installé et je suis allé voir les compagnons et j'ai demandé à faire des cours du soir. En fait, j'ai fait ça en plus pendant 10 ans.
- Speaker #0
Oui, mais c'est-à-dire que toi, tu tenais ta boutique le jour, de 9h à 19h, et le soir, tu allais faire les compagnons encore 3-4 heures.
- Speaker #1
Oui, j'ai fait ça pendant des années pour apprendre vraiment le métier. Et après, j'avais une petite structure et puis j'avais plusieurs salariés. J'étais occupé à mort, je travaillais des fois jusqu'à minuit, jusqu'à 11h souvent, ça m'arrivait souvent de travailler dans mon atelier parce qu'on avait beaucoup de travail et il fallait qu'on finisse les commandes. Donc j'étais comme tout le monde, pris, mais quand même j'ai toujours gardé un peu de temps pour le sport, mais pas comme maintenant. Je courais, je rencontre beaucoup d'anciens copains ou de mecs qui me disent « ah putain, toi t'as toujours fait du sport » . Les mecs, chaque fois qu'ils me disent « tu fais toujours du sport » . Ah ouais, tu as toujours fait du sport. Les gens vont se souvenir de moi, de me voir toujours faire quelque chose. Même si c'était moins intense, je n'ai jamais vraiment lâché. J'ai toujours fait quelque chose. Même quand j'étais jeune, je sortais. Le lendemain, j'allais courir. J'étais le seul à faire ça. Les mecs faisaient grâce matinée, moi je me levais, j'allais courir. J'ai toujours fait ça. Donc même si j'en faisais moins, j'étais happé par le travail comme tout le monde, je le faisais quand même un peu. Donc aujourd'hui, ça fait plutôt partie de ma vie.
- Speaker #0
Oui, parce qu'à force de courir partout, toi tu as eu à un moment donné genre une sorte d'épiphanie avec ton accident. Oui,
- Speaker #1
ma vie s'est arrêtée. En 2004, on m'a mis un mur devant la vie et on m'a dit stop. C'est bon, je pense que j'allais, parce que je faisais tout le temps à fond, rouler vite en moto,
- Speaker #0
enfin bref. Ouais, t'as eu un accident de moto ?
- Speaker #1
Un grave accident de moto, ouais. Un grave accident de moto et ça m'a freiné. Ouais. Ça m'a freiné dans mon élan en fait.
- Speaker #0
Ouais, en fait, normalement tu devais perdre ton bras, ils ont réussi à te le sauver, les extrémistes.
- Speaker #1
Ah ouais, ils voulaient m'amputer, ouais, ils voulaient m'amputer. Bon, après j'ai eu la chance qu'ils ne le fassent pas, mais c'est vrai que ça a été 5 ans de... J'ai eu 5 ans de ma vie, compliqué, ça a duré 5 ans.
- Speaker #0
Pendant 5 ans, ce que tu disais, tu étais obligé de porter un gant. Parce qu'en fait, tu avais tout ce qui était les sensations, tu avais l'impression que tout ce que tu touchais, c'est comme si tu te brûlais. Oui,
- Speaker #1
j'avais une hyper-ecstasy, ça s'appelle. J'avais le nerf qui était hyper-sensible.
- Speaker #0
Mais bon,
- Speaker #1
je passais par les staphylocoques, j'avais 15 ou 16 côtes cassées, enfin, hémorragie, enfin bref, j'ai eu le poumon perforé, enfin, j'ai eu un gros truc quand même. J'ai eu de la chance de m'en sortir. Après, j'ai eu un déclic. Après ça, je me suis dit, voilà, j'ai toujours aimé le sport, Et c'est ce que je fais. Donc, j'ai laissé un peu. Je n'ai pas laissé de côté mon activité, mais disons que j'ai un peu arrêté. Moi, je suis comme tout le monde. Quand tu es indépendant, tu es indépendant. Tu as toujours envie de développer ta boîte. Tu veux essayer de faire mieux. Moi, j'ai toujours voulu faire ça. Mais là, depuis 15 ans, moi, j'ai freiné. En fait, je travaille et juste. Et par contre, je me suis mis dans le sport santé. Et je me sens… Après, je ne regrette pas. Je ne regrette pas.
- Speaker #0
c'est la vie qui a voulu ça Mais après le sport santé, on pourra en parler, mais c'est vrai que quand tu dis sport santé, Franck Minassian, les gens ont du mal à comprendre.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, mais bon, moi étant jeune, j'ai toujours fait du sport à fond comme ça, toujours. Quand je faisais un truc, je le faisais à fond. Donc moi si tu veux le faire à fond aujourd'hui, c'est difficile à expliquer parce que j'ai toujours été comme ça en fait. Depuis que je suis petit, j'ai toujours fait de la compétition, j'ai toujours eu l'esprit de compétition. donc en fait c'est mon caractère fut comme ça même alors maintenant j'ai 56 ans donc si tu veux c'est derrière moi mais je suis au fond moi même je suis encore comme ça je suis encore comme ça et malheureusement et malheureusement enfin je sais pas si c'est malheureusement mais tu changes pas ton caractère de fond quoi moi quand j'étais petit je faisais des compétitions pleurait si je gagnais pas je pleurais ma mère est en outrance je lui faisais recommencer dix fois assez j'étais insupportable mon frère dans les chiottes quand j'étais petit supportable Il fallait que je gagne, il fallait que j'aille.
- Speaker #0
J'avais vraiment le... Tu avais l'esprit de compétition ? Ouais, grave. Après, ça c'est le caractère. Moi, je me souviens aussi, c'est quand tu étais arrivé au départ, tu étais à fond, tu voulais absolument faire de la compétition. En plus, ce que les gens n'arrivent pas à comprendre, et je leur dis souvent, c'est que... Là, je le dis devant Franck, comme ça, on ne pourra pas me dire « Ah ouais, non, non, non, c'est Franck » . Moi, je n'ai pas rencontré deux personnes comme lui au niveau des capacités physiques pour faire le sport qu'on fait. C'est-à-dire que Franck, il a une capacité, on va dire, à la résistance musculaire qui est incroyable. Pour l'anecdote, avec Franck, en 2016, on était allé voir des gens qui faisaient la compétition au niveau en master. Ah, en 2016. Oui, c'était en 2016. On était allé voir Chris Galli, qui était à l'époque vice-champion des CrossFit Games. Je ne sais plus dans quelle catégorie, c'était moins de 50 ans, je crois. Non,
- Speaker #1
c'était 50-55, parce qu'il est un peu plus vieux que moi.
- Speaker #0
D'accord. Et je me souviens, on avait fait un petit… Il n'était pas en très grande forme parce qu'il s'était blessé, il avait un problème de hanche. On a quand même fait un petit medcon et tout ça. Et Chris me dit, mais c'est qui ce mec-là ? C'est-à-dire qu'il y a même le gars qui est vice-champion du monde, il te demande d'où il sort ce gars-là. Le problème, c'est que moi, très tôt, en fait, ce que j'ai expliqué à Franck, c'est que son bras, en fait, il est handicapé, malgré tout ce qu'on peut penser, d'accord ? Et bien, il y a beaucoup de mouvements qu'il ne pourra pas faire. Par exemple, marcher sur les mains, c'est très, très compliqué en raison de sa clavicule. C'est-à-dire qu'il a une clavicule et une épaule qui ne sont pas faites comme la vôtre et la mienne. Au départ, oui, mais après, il l'aura fistelée pour qu'elle tienne, ce qui fait que la mobilité, il peut faire tout ce qu'il veut. Tu as fait quoi ? Tu as fait plusieurs milliers d'heures de kiné.
- Speaker #1
J'en fais encore
- Speaker #0
Ouais il en fait encore Voilà, et malgré tout, malgré tous les exercices qu'on fait, alors ça s'améliore un petit peu, mais moi je pense qu'il n'arrivera jamais à retrouver une mobilité comme avant son accident, ce qui fait qu'en gros, tout ce qui est des exercices où il y a de la charge au-dessus de la tête, marcher sur les mains, les toes to bar, les muscle up, en fait, son bras, il chauffe. à tel point qu'à un moment donné, il sera pénalisé. C'est-à-dire qu'il peut être le premier sur les burpees, il peut être le premier sur le squat, sur le soulevé de terre, sur le vélo, le rameur, tout ce que tu veux, mais il suffit qu'il y ait un exercice où on va avoir de la charge au-dessus de la tête, et bien lui, au lieu d'être dans le top 10, il va se retrouver 3 000e et il va se retrouver monsieur lambda. Donc ça, il t'avait mis pas mal de temps à l'accepter, parce qu'il était compétiteur. Donc il avait grandi et donc parce que moi ce que je voyais c'était le risque vraiment de se faire mal et de vraiment d'avoir une grosse frustration. Et ce qui est marrant c'est que maintenant c'est que cette année en fait où j'ai l'impression que tu t'en fiches le plus, tu arrives à te qualifier pour les French assez facilement. Mais on ne s'est pas déchiré.
- Speaker #1
Non mais après j'ai réussi à m'y faire. C'est vrai que j'ai mis du temps. Mais bon c'est normal. Moi avant mon accident j'étais opérationnel.
- Speaker #0
Mais tu vois, on en parle régulièrement, moi j'ai deux problématiques. Moi je suis éducateur sportif à la base, t'appelles ça coach, t'appelles ça on va dire ce que tu veux. J'ai deux problèmes. C'est motiver les gens à se mettre au sport et à freiner certaines personnes qui en fait ambitionnent beaucoup trop par rapport à leur, peut-être pas par rapport à leur talent, mais par rapport à leur disponibilité, leur âge et le contexte.
- Speaker #1
C'est dur, il faut rester sur terre, c'est dur. C'est très dur comme sport. Faire de la compétition en CrossFit, honnêtement, ce n'est pas donné à tout le monde. C'est dur. Les gens ne réalisent pas. Aujourd'hui, quand tu vois les tableaux, tu fais la catégorie élite et tout, aujourd'hui, il faut arrêter de rêver. Il ne faut même pas la regarder, la catégorie élite. Alors si, ça peut te faire rêver, mais les mecs, c'est leur métier. C'est comme si tu dis « Je veux jouer au football avec Ronaldo » . où je vais aller skier avec un kircher. C'est peut-être dans un autre monde. Les crossfitters élites, c'est un autre monde. C'est vrai que nous, on tend à s'en approcher parce que déjà par l'âge, moi par l'âge, peut-être j'ai un peu plus de chance parce que là, je fais que tu as moins de concurrence. Mais sinon, les catégories en dessous, c'est chaud.
- Speaker #0
Mais c'est surtout, tu vois, il y a ça. Mais il y a aussi le fait que les gens sont impatients, ils veulent progresser. C'est-à-dire qu'ils vont devoir arriver, ils vont dire, mais Franck aussi, il a commencé le sport, il avait 3 ans. Il n'a pas commencé hier. Juste pour expliquer un petit peu les histoires des catégories élites, c'est que moi, j'ai mis en place un tableau où je mets des niveaux, c'est-à-dire quel est le niveau scale, quel est le niveau RX, le niveau que j'appelle RX+, et puis après, au-dessus, il y a le niveau élite. En gros, c'est un petit peu des standards de performance au squat, au deadlift, au snatch, au HSPU, au ramer, ce genre de choses. Juste pour donner un exemple, au back squat par exemple, un athlète élite, pour moi, c'est quelqu'un qui est capable de faire 200 kg minimum au back squat, 240 au deadlift, de faire 30 tractions strictes et d'être capable de faire des burpees en moins de 5 minutes 10. Faire 100 burpees en moins de 10 et un fran en moins de 2 minutes 20. Donc ça, on commence à être dans la catégorie élite. Beaucoup de gens vont regarder le squat ou vont regarder un clean and jerk. Par exemple, le clean and jerk que moi j'estime, c'est 160. Mais souvent, les gens oublient qu'il y a aussi le 1600 m run où il faut être capable de courir 1600 m en 540, voire moins. Et là, c'est là où ça se complique. Effectivement, on peut rencontrer des personnes qui peuvent avoir un gros back squat, un gros deadlift, mais quand je leur demande de faire 100 burpees, le gars, il met 12 minutes. Donc là, on n'est pas du tout chez quelqu'un d'élite. Et ça, en fait, il y a encore 10 ans, c'était possible d'être élite en ayant vraiment des gros, on va dire, déficits dans certains domaines. Pourquoi ? Parce que tout simplement, la densité d'athlètes était relativement faible. Et du coup, il y en avait qui étaient plus forts en gym, d'autres qui étaient plus forts, je veux dire, en altéro. Et donc, ils arrivaient à compenser. Aujourd'hui, quand tu regardes, les gars, c'est tous des machines. Ils sont super forts partout. Il n'y a quasiment pas de... Alors si, entre eux, il y a des petites défaillances. Mais c'est pareil, c'est comme quand tu vas dire Airshare, il est premier. On dit Airshare, il a mis une tôle à tout le monde. Pour ceux qui ne connaissent pas Airshare, c'est une des légendes du ski, notamment en slalom. Quand tu dis qu'il a mis une tôle à tout le monde, c'est que sur un parcours qui va faire 57 secondes, genre ils vont faire 57.20, lui il va faire 56.58. C'est-à-dire qu'il va leur mettre 10 secondes. Et 10 secondes à ce niveau-là, c'est monstrueux. Et même mettre 0.2 secondes, je veux dire, je mets 20 centièmes à ce niveau-là. les gens considèrent que c'est un autre monde. Alors que bon, tu as essayé de chronométrer 20 centièmes sur ta montre, tu verras que ce n'est pas facile. Non mais ça n'y arrive pas, c'est ridicule. Là, c'est pareil en fait. C'est-à-dire que les gens qui sont élites, on est dans le domaine de l'intouchable. La plupart des gens, non pas parce que les gens sont forcément mauvais, mais c'est que toi tu ne peux pas t'entraîner 4 heures par jour, 6 heures par jour, et à côté de ça récupérer et faire tout ce qu'il faut.
- Speaker #1
Il y a le boulot, il y a tout ce qui compte. Et puis après aussi, j'ai remarqué un truc dans ce sport, c'est que les mecs se comparent beaucoup. Les gens se comparent pas mal aux autres en fait. Donc ils pensent qu'ils vont y arriver parce que l'autre à côté il y arrive plus facilement. Après il y a des gens qui ont plus de facilité que d'autres. Tu as des gens, tu ne peux rien y faire. C'est comme tu as des gens qui ont un cerveau, qui comprennent beaucoup plus vite que d'autres. Tu as des gens, physiquement, ils arrivent mieux que les autres, plus rapidement. Il y a les besogneux et puis il y a les talentueux. Tu as ceux qui doivent travailler et puis tu as ceux qui, naturellement, ils y arrivent. Donc, chacun a son...
- Speaker #0
Oui, mais après, même, je sais que ça, c'est un gros débat, mais on te parle de talent, genre le travail. Moi, je pense que le talent, en fait, tu ne peux rien y faire. Un mec talentueux, même s'il travaille un tout petit peu, il va éclater. La plupart des mecs, les gros besogneux. Je suis d'accord. Il y a certaines disciplines, par exemple, dans le travail. Pour gagner de l'argent, c'est autre chose. Oui. C'est-à-dire que le mec, il peut être très talentueux. S'il ne bosse pas, il ne gagnera pas. Parce que là, vu qu'on est payé à l'heure, la plupart du temps, il faut que tu fasses du volume. Mais par exemple, faire soulever 160 kilos en clean and jerk. Ah oui, oui. Tu as des gars, ils arrivent la première fois, le mec, il clean 100 kilos. Moi, j'en ai eu. J'ai eu des gamins, notamment quand j'étais à l'époque à Chaville, en club d'haltéro. C'était quoi ça ? En 2006, le gamin, il arrive, il a 13 ans. C'est un petit cube. Il fait genre 1m70 pour 85 kilos. Le gamin, première fois qu'il fait du squat avec moi, déjà, tu lui mets la barre de 20 kilos sur le dos. Le gars, il dit, OK, on va mettre 40. Il n'y a rien qui bouge. Vas-y, on va mettre 60. Il n'y a rien qui bouge. Le gamin, il dit, on peut mettre un peu plus. Vas-y, on essaye, on met 80. Il n'y a rien qui bouge. Il me fait, vas-y, je pense que je peux mettre plus. Bon, le gars, tu vois, il a 80, ça ne bouge pas. La vitesse, elle ne bouge pas et tout. Bon, on lui met 100 kilos, ça ne bouge toujours pas. Tu te dis, mince, le gamin, il a 13 ans, tu vois, il n'y a rien qui bouge. Et là, je lui dis, ouais, non, mais c'est bon. Non, non, mais là, la technique, elle n'est pas top. Il faut qu'on redescende, tu vois. Le gamin, il n'en a jamais fait. il prend une barre de 100 kg et il te fait des séries de 10, ça, il ne bronche même pas. Mais le gamin, il a 13 ans, il fait 1m70, 85, c'est un cube. Il joue au rugby, tu vois. Les gars, c'est une machine. Au final, il est parti, il a arrêté, il s'est engagé dans l'armée. Je ne sais pas ce qu'il fait maintenant. Mais le truc, c'est que tu as des gens qui arrivent comme ça. Et tu te dis, mais ici, j'ai des gens qui ont 25, 30 ans qui arrivent. Tu leur mets une barre à 20 kilos, ils ont l'impression qu'ils vont mourir. Alors, ce n'est pas pour leur manquer de respect. mais tu vois bien que là il y a une question de talent l'autre il a même pas besoin de bosser l'autre il va bosser 5 ans pour réussir à faire la même chose En sport, malheureusement, il y a des injustices. Et comme l'expliquait le livre de Epstein, on ne parle pas du même, un autre qui a écrit, il s'appelle, c'est l'espèce sur les athlètes et les gènes, c'est The Athlete Gene, c'est un truc comme ça. Il en donne plein des exemples de gens que quand ils sont arrivés, ils avaient un talent que les autres n'avaient pas. Et tu ne peux rien y faire, en fait. Et ce que les gens ne comprennent pas, c'est qu'ils viennent ici pour... améliorer leur santé et ils sont frustrés parce qu'ils n'arrivent pas à progresser aussi vite qu'un Franck, ils n'arrivent pas à faire certaines choses alors que ça fait 6 mois qu'ils sont ici et qu'ils ne sont pas spécialement doués, mais ce qui compte ce n'est pas le fait de réussir le mouvement, c'est de progresser toujours une petite anecdote il y a à peu près 2-3 mois c'était en avril, il y a 2 mois on a fait un un séminaire gymnastique avec Jessica Wetter, elle est venue ici donc Ils discutent et Jessica Wetter leur explique que malgré son passé de gymnaste, parce qu'elle est éducatrice sportive en gymnastique, donc elle a passé pas mal de temps à faire de la gymnastique, elle a mis plus d'un an à passer son premier muscle-up, alors qu'elle s'entraînait quasiment tous les jours. Si jamais elle nous écoute et que j'ai dit une bêtise, qu'elle me corrige, mais moi c'est ce que j'en ai retenu. C'est-à-dire qu'on a une personne qui est spécialiste gym.
- Speaker #1
Oui, et puis une bonne spécialiste.
- Speaker #0
Oui, une bonne spécialité. À l'époque, elle faisait essentiellement des exercices type les smills, zumba et compagnie. Elle se met à faire du crossfit et ça lui prend quasiment un an avant de passer son premier muscle-up. Et la nana, tu dis que par rapport à la moyenne des nanas que je connais, elle est quand même plutôt, on va dire, gaulée. Elle a une masse musculaire supérieure. Et là, on a des personnes qui sont frustrées qui, au bout de deux ou trois mois, ne passent pas de traction. Alors qu'elles en font... une fois par semaine, deux semaines sur quatre. Et ça, c'est comme je te disais, ce qui est difficile, c'est de gérer d'un côté les gens qui ne veulent pas s'entraîner et de l'autre côté, gérer les gens qui sont frustrés. Et après, toi, tu arrives à 50, 40, enfin 40, 50 et plus. Mais tu te rends compte qu'il faut se détendre parce qu'en fait, il n'y a que toi qui est, on va dire, en bonne condition physique. La plupart des gens. Oui,
- Speaker #1
les gens, c'est impressionnant. Mais si tu le vois, plus tu vis, plus tu le vois. Comme tu dis, ça commence vers 40, 35, 40. Et après, franchement, à partir de 50 ans, il n'y a pas beaucoup de gens. Si, tu vas voir des gens qui courent, tout ça un peu et tout, mais vraiment qui sont en forme et tout. Il n'y en a pas des masses. Il n'y en a pas des masses. En fait, il n'y en a pas beaucoup même. Moi, j'en rencontre pas... J'en ai pas rencontré. Quand j'en rencontre, c'est...
- Speaker #0
Quand tu vas en compétition. Voilà,
- Speaker #1
quand je vais en compétition, exactement. Là, je rencontre des mecs de mon âge qui sont comme moi. Mais bon, on est... Toi bien, French, on est combien ? On est 10 ?
- Speaker #0
Oui, mais en même temps, ils n'en prennent que 10. il y en avait 60 même moins que ça je crois que vous étiez une trentaine une quarantaine
- Speaker #1
Après, tout le monde ne fait pas de CrossFit, mais ça doit être comme ça dans tous les sports. Moi, j'ai un copain qui fait des parcours. C'est pareil, il y a des catégories master, il y a des mecs qui sont quand même en forme. Dans chaque sport, tu dois rencontrer, tu rencontres. Dans chaque sport, tu rencontres quand même des gens qui sont… Mais il faut rentrer dans le sport, il faut aller vraiment dans le vif du sujet. Pas dans les salles d'entraînement, tu ne vois pas beaucoup de gens.
- Speaker #0
Déjà, la plupart des personnes ne savent pas ce que ça veut dire être en forme. Pour la plupart des gens, tu leur dis de faire 10 fractions, ils considèrent que c'est impossible. C'est clair que c'est difficile comme objectif pour la plupart des gens, mais si tu donnes ça comme objectif, ça va te prendre peut-être 6 mois, 12, 18, 24, peu importe. Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, des gens qui vont être capables de faire, on va dire, un 2000 mètres rameur en moins de 7 minutes 30, Pareil, j'en connais pas beaucoup, mais les gens ne savent pas ce que ça veut dire être en forme. Deuxièmement, quand ils pensent que leur définition est la bonne. Moi, tous les jours, j'exagère, mais régulièrement, j'ai des gens qui m'expliquent ce que c'est que le sport, ce que c'est que la préparation physique, ce que ça veut dire. Donc moi, j'ai arrêté de discuter avec eux de ce chose-là. Tous les jours, je suis challengé par des personnes qui n'ont pas, qui n'ont, un, aucune formation théorique, qui n'ont zéro expérience. Et qui ne se posent même pas la question, mais que lorsque tu leur dises, on leur a vie à me donner. Oui,
- Speaker #1
mais tu peux faire du sport sans en faire. Tu peux faire du sport sans faire de la performance. Toi, ça ne t'empêche pas juste de te maintenir en forme.
- Speaker #0
Oui, mais moi, je te pose la question. C'est-à-dire quoi se maintenir en forme ? Tu comprends ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand tu vois que 50% de la population française est en surpoids, 95% de la population ne fait pas suffisamment d'activités physiques. Et là, ce que je te donne, ce sont des statistiques de l'INSEE et de l'ANSES. L'agence nationale de sécurité sanitaire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tu as 95% des gens qui ne font pas suffisamment de sport. L'OMS considère que 81% des jeunes entre 5 et 17 ans ne font pas assez de sport. C'est-à-dire que tu as 80% de la jeunesse qui ne fait pas de sport. Tu as 95% de la population adulte qui ne fait pas de sport. Tu as l'obésité qui a doublé en 40 ou 50 ans. Et là, on me dit... Ouais mais on fait pas de performance, mais être en forme c'est une performance. Jusqu'à 35 ans en fait, c'est que ton système hormonal, ton corps, il va se gérer. Mais passer 35 ans, vu qu'on va tous avoir, on va dire on est programmé pour dépérir, après 35 ans si tu t'occupes pas de toi, tu vas partir en brille. Et donc du coup, être en forme aujourd'hui, passer 35-40 ans, c'est une performance. Et donc c'est quoi être en forme ? C'est justement 1. Lutter contre l'obésité. éviter de choper toutes les maladies cardiovasculaires, diabète, hypertension et toutes les autres, et être capable de se bouger. Moi, je te dis, combien sont capables de courir, on va dire, 1500 mètres sans être essoufflé, je veux dire, en moins de 8 minutes ? Je n'en connais pas des masses. D'accord ? On va dire même en dessous de 10 minutes, je n'en connais pas des masses. Il n'est pas obligé de courir.
- Speaker #1
Dans un temps, en partie, il court juste.
- Speaker #0
Oui, mais d'accord. Mais c'est-à-dire que si toi, tu cours, tu fais tout le temps la même chose, tu ne vas pas progresser. Deuxième chose. tu arrives, combien vont être capables de faire ? Rien que de faire 10 pompes. Mais des vraies pompes, je ne te parle pas des pompes où tu te tortilles dans tous les sens. C'est vraiment ce qu'on appelle les pompes militaires. Il y en a combien qui vont les faire ? Encore une fois, il n'y en a pas des masses. Je ne te parle même pas de faire des snatchs et des muscle-ups. Combien de personnes sont capables de faire 20 pompes strictes, 10 tractions strictes, et être capables de courir à 1 500 mètres en moins de 8 minutes ? Donc c'est pour ça, moi je te le dis, être en forme aujourd'hui, c'est une performance. Et c'est pareil, encore, je lisais là, toujours je lis mes articles, mais tu sais que... Quand tu regardes un petit peu ce qui se dit à droite à gauche dans le Lancet, les universités, genre comme celle d'Oxford qui se pose ce type de questions sur l'entraînement, la longévité, l'obésité, ce genre de choses-là. Aujourd'hui, en fait, il s'avère que surpoids, obésité, c'est 3 à 10 ans de vie en moins, d'accord ? Et 19 ans de vie malade. C'est-à-dire que pour un Français... Ouais, malade. C'est-à-dire que pour un Français lambda, d'accord ? dont l'espérance de vie aujourd'hui pour les hommes, je crois que c'est 79 ans, je crois, aujourd'hui dans ces eaux-là. C'est-à-dire que toi, tu es parti pour mourir entre 67 et 66, d'accord ? Et tu vas passer les 19 dernières années de ta vie malade. C'est-à-dire que tu vas commencer à être malade à partir de l'âge de 50, 55 ans. Et la preuve, nous, là, autour de nous, on a plusieurs personnes qui ont moins de 55 ans, qui ont développé des cancers et qui sont obligées aujourd'hui de se faire opérer. Et là on en a deux, les mecs ils soufflent le martyr.
- Speaker #1
C'est soit cancer ou soit les mecs ils ont eu un problème, donc c'est traitement. Moi j'ai pas mal dans mon entourage, c'est traitement, donc c'est le cachet pour l'hystérole, le cachet pour la tension. J'en ai plein, j'en ai beaucoup dans mon entourage. La plupart, la plupart. Ils ont les stènes.
- Speaker #0
C'est toi tu vas raconter, c'est quoi c'est un de tes cousins ou le mari de ta cousine, le gars il est médecin ? Il est médecin,
- Speaker #1
mon cousin il est médecin.
- Speaker #0
Il est médecin, il est obèse, il est à l'apéro.
- Speaker #1
Il est en surpoids grave. Il fait du vélo quand même. Il fait du vélo et tout, mais bon,
- Speaker #0
il fait le trick. Mais bon, il fait quand même du vélo.
- Speaker #1
Mais par contre…
- Speaker #0
Il est en surpoids. Oui, mais là, ce que tu me disais, c'est qu'il est à l'apéro. Oui, mais il le sait. Mais le gars, il le sait, il est en surpoids et il attend son troisième stène. Non, ce n'est pas le même. Ah, ce n'est pas le même. Je confonds.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
j'ai un autre tenant parce que j'ai un autre… qui est médecin. Alors que le gars il est quasiment en obésité quoi Ouais enfin il est bien Il est costaud puis c'est quelqu'un Qui fait pas spécialement attention Ouais mais le mec il est médecin Le mec il est médecin C'est les coordonnées les plus mal chaussées Non mais d'accord Le mec il est médecin, le gars il est obèse Il est à son troisième stène Pour ceux qui ne savent pas, les stènes, en fait, c'est des espèces de petits ressorts qu'on vous met dans les artères qui se bouchent. Donc généralement, pour éviter que les artères se bouchent, ils vont mettre des ressorts pour écarter les artères et laisser passer le sang. Et donc le gars, il est à son troisième stène pour éviter de faire une crise cardiaque. Et il te raconte ça tout tranquille à l'apéro en s'envoyant des quilles de rouge. Voilà. Alors juste, toujours, petit problème technique. Ce n'est pas un problème technique, on est limité à 30 minutes sur la plateforme qu'on utilise. Donc là, on va arrêter et puis on va relancer. Donc je vous dis, et puis le temps que Franck fasse un deuxième café. A tout de suite. Donc nous voilà de retour pour le deuxième café. Aujourd'hui, c'est le jour des commerçants, lundi. Franck ne travaille pas, donc il est un peu moins pressé que d'habitude. On ne va quand même pas abuser des bonnes choses. C'est un peu ça, voilà. Ouais donc je disais, c'est ça ce qui est dingue. Et c'est qu'on a des gens qui, dont le métier c'est la santé, donc qui normalement devraient être conscients des risques qui courent.
- Speaker #1
Mais ils en sont conscients, excuse-moi de couper la parole, ils en sont conscients puisqu'ils le disent aux autres. Ils le disent aux autres.
- Speaker #0
Oui c'est ça.
- Speaker #1
Mais ils ne le font pas pour eux,
- Speaker #0
mais ils en sont conscients. Mais tu vois, moi c'est un peu pareil, c'est-à-dire que toi tu as parlé de ton histoire, moi c'était pareil, lorsque moi, je suis un peu comme toi, c'est-à-dire que moi je suis moins doué pour les… pour tous les efforts de type endurance. Mais moi, je suis plus doué pour les efforts, moi, j'ai toujours été doué pour les efforts plutôt, on va dire, explosifs. C'est-à-dire que même encore aujourd'hui, courir vite, sauter haut, même si je suis un peu plus lourd qu'avant, ce n'est pas quelque chose qui me pose problème. De toute façon, tu as bien vu, dès qu'il faut envoyer du watt sur 7 ou 10 secondes, je me débrouille bien. Mais encore, voilà, mais ça encore une fois, la... Ce côté-là explosif, en fait, encore une fois, c'est génétique. Tu l'as, tu ne l'as pas. Puis, il y a des gens qui sont encore meilleurs que moi. Mais tout ça pour dire que moi, j'ai commencé le sport pareil comme toi. C'était quand ? Ma mère m'a inscrite à la natation. Je crois que j'avais 3 ans et demi, voire 4 ans. Parce qu'en fait, moi, dès que je voyais de l'eau, je plongeais. Et pour éviter que je me noie, elle s'est dit, il faut qu'il apprenne à nager. Et après, elle m'avait inscrit à l'association sportive du quartier. En fait, c'était au Staps. Ils organisaient les mercredis après-midi et les samedis après-midi. Moi, j'habitais juste en face du Staps de rue de la Crételle, à Paris. Et en fait, pour les futurs professeurs d'EPS, ils avaient organisé ça. Comme ça, ça leur permettait de se faire la main avec les enfants du quartier et tout ça. Et donc, nous, on faisait plein de sports. Moi, l'été, on faisait de l'athlétisme. Quand il faisait beau, on faisait de l'athlétisme, on courait. J'avais 4-5 ans, mais on faisait des trucs comme ça. Et l'hiver, on faisait essentiellement de la gymnastique. Malgré tout, je faisais de la natation, de l'athlétisme et de la gymnastique. J'ai fait ça pendant quelques années. Et ensuite, comme tout le monde, j'ai fait du foot avec l'association sportive de mon école. Après, j'ai commencé à faire du tennis. Après, je me suis mis au basket parce que mes parents viennent de Yougoslavie et le basket, c'est un sport national là-bas. Donc, tous les étés, quand j'y allais, je jouais au basket, ça me plaisait bien. Et en parallèle de ça, j'ai commencé à plus en plus à m'intéresser à la musculation parce que je regardais ce qui se faisait à l'époque. C'était gros dans les années 90, c'était l'NBA. Et je me suis rendu compte que notamment Michael Jordan, il avait fait de la musculation pour sauter plus haut, pour être plus costaud et tout ça. Donc, je me suis mis à faire de la musculation dans le but de sauter plus haut, d'être plus endurant et tout ça. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, j'ai 44 ans. Moi, ça va faire 40 ans que je fais du sport. Mais. Quand j'ai ouvert ici Gavroche en 2015, c'est vrai que je me suis, c'est pas que je me suis laissé aller, mais c'est que pareil, tu te fais happer par le boulot, tu développes ton entreprise, t'as 50 milliards de trucs, en plus moi comme toi j'avais plusieurs boutiques, et donc tu cours partout, ceci, par là, et là arrive le Covid. Alors bon, à l'époque quand je faisais les trucs, tu vois genre... J'étais un peu moins hors de... Entre 2015 et 2020, j'étais un peu moins en forme, dans le sens où je n'étais pas à mon poids idéal et je n'étais pas capable de faire la moitié de ce que je faisais avant. Mais ça allait, tu vois. Et puis là, avec le Covid, je suis monté à 115 kg. Je suis monté à 115 kg et je me souviens, lorsqu'on est allé à Ténérife, je suis fermé à 74, donc j'étais monté à 115 kg. Je me souviens, on part à Ténérife en septembre. 2022, on va faire notre stage à Tenerife. Et là, à un moment donné, j'avais mis en place un medcon où il fallait faire 400 mètres. Puis comme il fallait faire par équipe, je lui ai fait, vas-y, je le fais avec vous. Et là, les 400 mètres, je n'ai pas réussi à les faire. C'est-à-dire que je faisais 100, 200 mètres et j'étais obligé de marcher. Juste pour info, quand j'étais, genre en 2000, jusqu'en 2003, 2004, les 400 mètres, moi, je te les faisais en 55 secondes. Là, je n'avais pas réussi à courir. j'ai pas réussi à faire 400 mètres et là je me suis dit c'est pas possible Et pareil, j'ai changé beaucoup de choses et je suis en train de tout changer. En 3-4 mois, j'ai perdu à peu près une quinzaine de kilos. Après, je me suis stabilisé parce que pour des raisons, je ne voulais pas aller trop vite et je ne voulais pas perdre non plus 25 ou 30 kilos d'un que pour éviter de me retrouver avec des vergetures et des problèmes de peau. Parce qu'on est pareil comme toi, on est plutôt jeune, on a moins de collagène que lorsqu'on avait 20-25 ans. Mais tout ça pour dire que moi aussi, à un moment donné, je me suis fait happer par le boulot comme toi. On a essayé de développer et tout ça. Et au final, tu te rends compte que c'est ta santé qui en prend ça que t'écoutes. Genre moi, quand je suis allé voir le médecin pour aller jouer au rugby, le médecin ne voulait pas me donner mon certificat médical parce qu'il me disait « Non, mec, je ne peux pas. Avec l'attention que tu fais et tes résultats, là, ce n'est pas possible. » Et là, tu te dis « Mince, pourtant, c'est mon métier. » Donc en fait, même les professionnels de santé, on peut à un moment donné, si tu veux, Comme toi tu dis, les coordonnées sont les plus mauvaises choses. On peut, on va dire, se laisser aller. Mais à un moment donné, quand tu prends conscience du truc... Et puis moi aussi, j'ai deux enfants. Ils ont encore besoin de moi, ils sont tout petits. Il y en a un, il a 3 ans, l'autre, il a 7 ans et demi. C'est-à-dire qu'ils ont besoin de moi pendant encore 10 ou 15 ans. Et puis moi, je n'ai pas envie, quand ils ont 20 ans, qu'ils soient obligés, on va dire, de me pousser, tu sais, genre 3 fois par semaine à l'hôpital pour qu'on fasse des procédures et des trucs comme ça. Non mais ils ne le méritent pas. ils ont rien fait pour que je leur inflige ça tu vois ce que je veux dire et malgré tout ça en fait t'as beau expliquer ton histoire T'as beau raconter que ceci, que cela Et que finalement on s'en fiche de la performance Nous quand on va en compétition On n'y va pas pour performer
- Speaker #1
Quand on fait des compétitions Entre nous
- Speaker #0
On y va pour Tu vas te challenger un petit peu Oui, après c'est vrai Mais le résultat il est secondaire C'est l'histoire de passer du temps ensemble C'est l'histoire de se challenger un petit peu Pour aller chercher des niveaux d'intensité Et puis surtout tu prends le temps de vivre un petit peu Et c'est ça ce qui est dommage. C'est qu'en fait, comme tu dis, les gens se regardent, ils se comparent. Et au final, j'ai encore ce matin reçu des courriels de clients qui voulaient arrêter parce qu'ils ne sont pas venus depuis le mois de février, alors que je les relance. Ouais, mais tu comprends en ce moment le boulot, mais c'est pas pour le casser le sucre sous le dos, mais Patrick.
- Speaker #1
Ouais, bah ouais, Patrick, je sais pas ce qu'il fait, il dort.
- Speaker #0
Ouais, mais regarde, le gars il a 59 ans, quand est-ce qu'ils sont venus ? Ils sont venus je crois c'est au mois de décembre, ils ont commencé fin novembre, début décembre. Il s'est entraîné solide, il venait trois fois par semaine, il avait vachement bien progressé, il est venu à Ténérife, il était capable de faire des choses bien. Alors il a pas tout fait, mais il tenait bien, il avait perdu du poids. Il était confiant de pouvoir reprendre un petit peu ses compétitions de jet ski là. Et là, ça va faire quoi ? Ça fait pratiquement un mois et demi qu'on ne le voit pas. Pourquoi ? Parce qu'il a relancé une boîte. Donc en fait, même quand tu as des gens qui sont passés par la case entraînement, perte de poids, amélioration des conditions physiques, de la condition physique, amélioration si tu veux de la santé. Parce que pareil, moi j'ai des gens. Ils me disent « Ouais Gab, en fait j'ai divisé par deux mes cachetons. » Moi j'avais une personne quand j'étais au Canada, j'étais coach sportif là-bas, j'étais dans un centre de tennis, donc je faisais du coaching, c'est vraiment fitness. J'avais un mec qui est arrivé, il était tellement, on va dire, le mec c'était une boule. Le premier entraînement qu'on a fait, on a marché 7 minutes sur le tapis. Et les 7 minutes qu'on a marché, tu sais comment on les a fait ? On les a fait par bloc de 1 minute 30, 2 minutes. On faisait 2 minutes. Ouais, mais on avait jamais mis marche rapide à 5 km heure. On faisait 2 minutes et après, on prenait le temps que son pouille descend. Le soir, on a fait 2 minutes, repos, 2 minutes, repos, 2 minutes, repos. Et au quatrième tour, il s'est arrêté au bout d'une minute. Il a dit, je ne peux plus. Pour te dire, le gars faisait 1,60 m, il faisait 120 ou 135 kg. Je ne sais plus. C'était une boule, le gars. Et il venait un petit peu en mode, ouais, en fait, mon médecin, il m'a envoyé parce qu'en fait, je dois me faire opérer des deux épaules parce qu'en gros, il avait de l'arthrose, mais en même temps, il avait des problèmes. Enfin, je ne me souviens plus exactement, mais tu as la mobilité d'épaule, la tienne, eh bien, pire que toi. Et au bout de 7 à 8 mois, et le gars, il n'a pas lâché, il s'est entraîné trois fois par semaine et tout, et il a réussi à changer un petit peu son alimentation et tout ça. Son médecin me dit, finalement, ça a beaucoup mieux vos épaules, ça calcifie beaucoup moins. On ne va pas vous opérer, on va essayer de voir comment ça se passe. Continuez à faire ce que vous faites. Et un jour, le mec, il vient me voir, il me fait, Gab, je suis super content, aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, j'ai réussi à mettre ma ceinture tout seul. Il n'arrivait pas à mettre la ceinture dans son pantalon tout seul. Enfin, tu sais, il met son pantalon, et après, il n'arrivait pas à faire le tour de sa taille avec les mains. donc c'est sa femme qui lui mettait sa ceinture le mec il avait quoi il a 45 ans Et c'est pour ça ce qui est dommage, encore une fois, tu te bats pour motiver les gens à se mettre au sport. Quand ils se mettent au sport et qu'ils ont ce genre de résultat, tu te bats pour pas qu'ils soient frustrés de pas être des athlètes du niveau des Games. Et après, tu te bats pour leur dire, les gars, lâchez pas.
- Speaker #1
C'est le frère à Cédric qui avait un moment donné commencé.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
malheureusement,
- Speaker #0
il habite loin. Oui, mais d'accord, il habite loin, je veux bien. Je veux bien qu'il habite loin, mais à côté de chez lui, il y a des salles de sport.
- Speaker #1
Mais je crois qu'il a essayé d'aller à côté de chez lui, et il avait vraiment réduit son cholestérol. Vraiment. Je crois même qu'il avait carrément arrêté les cachets.
- Speaker #0
Non, mais il n'y a pas que Gavroche, si tu veux. C'est-à-dire que, ok, tu viens chez Gavroche, moi ça me fait plaisir, parce que c'est mieux pour mon chiffre d'affaires. Mais si tu habites à 40 km, je comprends très bien que tu ne vas pas venir chez moi. Mais tu ne vas pas me dire que tu n'arrives pas à trouver des endroits En plus, c'est des gens qui ont quand même des niveaux de vie très plus corrects. Donc, ils peuvent aussi prendre un coach sportif. Oui. Tu sais, genre trois fois par semaine à 50 balles, ça te fait 600 balles à la fin du mois. Pour ta santé, tu préfères quoi ? Tu vois ce que je veux dire ? Je regardais, tu sais, c'est en 2017. Non, 2020. Tu as une… Je ne sais plus, 2017 ou 2020, tu as l'université de George Washington. Ils ont fait une étude sur combien ça coûte. d'être obèses aux États-Unis. Et donc, ils se sont amusés à compiler les données, tu sais, genre en termes de perte de salaire, mais perte de salaire, genre la discrimination à l'embauche, l'absentéisme, le manque de productivité. Ils sont même allés jusqu'à inclure, tu sais, la surconsommation du carburant. Ils se disent, bah oui, parce que quand t'es plus lourd, ta voiture... Donc les gars, ils se sont amusés à aller vraiment loin dans le truc et ils se sont rendus compte que pour une femme, c'est à peu près 4 800 dollars de plus par an. Et pour les hommes, c'est 2 700 dollars en plus par an. Je ne me souviens plus exactement des raisons de pourquoi il y a une telle différence. Et les gens qui sont en surpoids, c'est en général entre 500 et 600 dollars par an qu'ils dépensent en plus par rapport à quelqu'un qui n'est pas obèse ou en surpoids. Alors en France On a la sécurité sociale Peut-être que les chiffres sont pas pareils En attendant, les comptes publics sont dans tel état Qu'aujourd'hui on va te dire qu'il va falloir que tu bosses 4 ans de plus Enfin 2 ans de plus, peu importe Donc du coup à un moment donné ça finit toujours par se répercuter Mais c'est que aussi en France Vu que tu payes pas tes frais médicaux Pour la plupart des gens, tu t'en rends pas compte Mais t'imagines si tu devais sortir genre 500 balles ou 600 balles par mois De cachetons Et de médecins les Etats-Unis c'est ce qui leur arrive c'est pour ça qu'ils font plus attention c'est même pas ça le problème après tu regardes aux Etats-Unis il y a les gens qui peuvent se permettre de faire des soins et puis il y a les autres il y a aussi le problème de la malbouffe par exemple je change un peu de sujet mais tu as des pays en Amérique du Sud je crois que c'était au Chili genre la bouteille de soda coûte moins cher que la bouteille d'eau Toi, tu es là, ça te coûte genre un dollar la bouteille de soda et ça te coûte genre deux dollars pour une bouteille d'eau. Donc, quand les gens n'ont pas d'argent, qu'est-ce qu'ils font ? Ils boivent du soda. Donc, du coup, si tu veux, on ne va pas rentrer dans tous les détails. Je sais qu'on pourra me challenger sur chacun des points, mais moi, j'aime bien rester dans la globalité. Et en fait, malgré tout ça, si tu veux, en fait, ce n'est pas suffisant. c'est pas suffisant et tu vois Les obstacles, tu en as plein. Je n'ai pas le temps, mais ça coûte cher. Oui, mais tu comprends, là, je suis fatigué avec le boulot. Oui, mais moi, je progresse.
- Speaker #1
Je suis fatigué, tu l'entends beaucoup quand même.
- Speaker #0
C'est quoi le but de l'entraînement ? C'est justement que tu sois plus fatigué ?
- Speaker #1
Oui, mais de toute façon, l'entraînement, il faut que ça soit… L'entraînement, quand tu viens faire de l'entraînement ici ou ailleurs, il faut que ça soit un loisir. Il ne faut pas que tu viennes à te dire, Ouais, je vais. Ça va être dur. Faut que tu le fasses en mode plaisir au début.
- Speaker #0
Voilà, parfait.
- Speaker #1
Petit à petit, tu vas.
- Speaker #0
En fait, ouais, mais c'est le problème, c'est que les gens ne prennent pas de plaisir. Mais en fait, ils ne prennent pas de plaisir pourquoi ? Parce que, un, ils n'ont jamais fait de sport. Et deux, ils ne comprennent pas pourquoi on fait les choses. Mais tu es obligé de le faire, en fait. Oui. C'est comme ton boulot. Ton boulot, tu n'as pas à me faire croire que tu prends du plaisir tous les jours à taper des clous sur tes semelles. Après,
- Speaker #1
c'est ce que j'ai déjà dit.
- Speaker #0
Tu crois que moi, je prends du plaisir à faire la compta ? Non. Tu crois que je prends du plaisir, je veux dire, lorsque je suis obligé de faire du ménage ? de relancer genre de me prendre la tête, de payer les avocats, les machins pour tout ce que j'ai à faire. Il faut arrêter de me dire que ce n'est que du plaisir. Mais à un moment donné, tu n'as rien sans rien. Donc effectivement, sur le moment, tu vas peut-être prendre, ça va être difficile. Peut-être que c'est difficile de sortir de chez soi à 18h quand il pleut au mois de février et tout ça. Mais à un moment donné, si tu ne le fais pas, tu n'auras pas de retour sur investissement.
- Speaker #1
Ce que je t'ai déjà dit plusieurs fois, c'est qu'il faut que ça soit comme un… Il faut que ça devienne comme un travail. Il faut que ça fasse partie de ta vie. Il ne faut pas que tu te dises, demain, j'y vais pas parce que j'ai un dîner. Ou demain, finalement, je n'y vais pas parce que j'ai mal au petit doigt. Il faut que ça fasse partie de ta vie. Après, c'est une question de rythme. Une fois que c'est lancé, c'est lancé.
- Speaker #0
Oui, mais une fois que c'est lancé, il faut tenir. Moi, je te dis, la plupart des gens, c'est lancé sur plusieurs mois. Je te donne un exemple.
- Speaker #1
Mon père, il a 82 ans. Donc, on a... On a déjeuné ensemble, c'était la fête des pères. Il m'a dit que j'étais courir ce matin 18 km. Il a couru 18 km hier mon père. Bon il était un peu fatigué l'après-midi, il m'a dit je vais faire une sieste. Mais il a quand même couru 18 km. Il a 82 ans le mec, toi. Et puis il était là, il était en forme. Bon il était fatigué parce qu'il a bu deux verres de rosé. Il était un coup de barre mais il a couru 18 bornes le mec.
- Speaker #0
Ouais mais toi tu parles de rosé mais l'alcool en fait tu te rends compte à quel point c'est un fléau.
- Speaker #1
Ah ouais c'est un fléau.
- Speaker #0
Et si les gens qui nous écoutent voulaient vous en convaincre, essayez de tenir trois semaines sans alcool et prenez un verre. Et vous allez voir dans les cas où vous êtes le lendemain. C'est-à-dire que le corps il va s'habituer. Nous on a l'impression que menant un verre c'est rien du tout. En fait tu prends ton petit verre tranquille, mais si tu le prends tous les jours ton corps il va s'habituer. De la même manière qu'il va s'habituer à s'entraîner Pareil Et toi tu es là, tu te dis, un verre ça va, je gère, je gère, je gère. Eh bien, arrête pendant trois semaines et prends ton verre. C'est exactement la même chose que quand toi tu arrêtes l'entraînement pendant trois semaines et que tu fais la séance, tu as des courbatures partout. Eh bien là, moi, tu as des courbatures partout.
- Speaker #1
Après, tu n'arrêtes même plus à boire. Quand tu arrêtes vraiment, tu n'as même plus envie.
- Speaker #0
Non, mais tu prends un verre de rouge, tu te sens mal. Mais moi, même, tu sais quoi, j'avais pris une bière à 4%, c'est vraiment super légère. Tu te dis, mais voilà. Et le lendemain, tu te dis, je ne me sens pas de m'entraîner.
- Speaker #1
C'est comme quand tu t'entraînes pas et que tu te rentraînes. Putain, je suis mort. Tu disais, je suis mort. En tout cas, j'ai pas envie de... Là,
- Speaker #0
c'est pareil. Ouais, il y en a un qui te fait du bien, l'autre qui te détruit. Oui, oui,
- Speaker #1
bien sûr.
- Speaker #0
Mais c'est exactement la même chose.
- Speaker #1
Et l'alcool en fait c'est une catastrophe Mais après t'as quand même pas mal de mecs qui s'en prennent pour pouvoir faire ça
- Speaker #0
Ah mais ça c'est le truc, les gens disent ouais je compense, mais ça c'est des conneries, ça c'est des bêtises.
- Speaker #1
Ah mais moi je m'entraîne donc un petit verre, je suis d'accord c'est des bêtises, ça peut pas être performant.
- Speaker #0
Oui mais les gens vont dire moi je m'en fiche, moi je m'entraîne pour pouvoir picoler comme ça je compense, mais je ne compense rien du tout. Ce qu'il faut savoir c'est que là je suis tombé sur des articles où ils expliquaient que même un verre par jour, tous les jours. en fait, ça avait tendance à réduire la taille de ton cerveau. Et donc, du coup, tu risques de développer des problèmes de type, tu sais, genre des maladies mentales plus rapidement. Donc, en fait, dès que tu regardes nos habitudes, les habitudes qu'on a développées, que nous, on considère aujourd'hui comme normales, tu te rends compte qu'elles nous attaquent sévère. Mais c'est comme toi, lorsque tu me racontais, les gens qui te disent que tu es un malade, mais qui fument deux paquets de clopes par jour. Bravo.
- Speaker #1
Ça, c'est tout le temps. Ça c'est tout le temps, j'entends ça. T'es un malade, t'arrêtes quand tes conneries ? L'autre il boit un litre rond par jour et il fume deux paquets. Et toi t'arrêtes quand tes conneries ? Le mec il esquive.
- Speaker #0
C'est surtout que t'as des gens qui ont des graves problèmes de santé. Mais c'est comme, tu vois ils ont des graves problèmes de santé, mais t'as l'impression que ça leur suffit pas. Ah ouais ? Ça leur suffit pas.
- Speaker #1
Non non ouais.
- Speaker #0
Le podcast qu'on avait fait avec Johan et Anaïs, Johan il t'explique que lui il était en salle de réanimation, parce qu'il est infirmier, il était en salle de réanimation et tout, et t'as le mec, il vient de se faire opérer des poumons, et le mec il sort clopé. Mais c'est comme ton gars là, justement celui qui m'avait vendu ma voiture. Laurent. Le gars, il m'avait dit. Le gars il a un cancer du larynx c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais il lui a trouvé de la gorge.
- Speaker #0
Ouais de la gorge, je sais pas. Le gars il sort de chez le médecin, il vient de se faire opérer, qu'est-ce qu'il fait ? Il vapote ?
- Speaker #1
D'y-was ça n'a rien à voir.
- Speaker #0
Ça n'a rien à voir mais c'est...
- Speaker #1
Ouais enfin je sais pas.
- Speaker #0
Enfin moi je suis pas spécialiste mais de manière un peu instinctive je me dis que c'est pas...
- Speaker #1
C'est pas scan new.
- Speaker #0
Enfin moi je le ferai pas.
- Speaker #1
T'envoyer de la fumée, enfin t'envoyer du truc dans la gorge alors que tu viens de te faire opérer... Bon enfin après c'est...
- Speaker #0
Alors... En même temps, il y en a, ils vont me dire, mais Gab, qu'est-ce que tu t'en fiches, en fait, c'est pas ton problème. Bah, c'est pas mon problème, oui et non.
- Speaker #1
Après, bon, alors, c'est pas au même niveau, mais on a un peu tous comme ça. Demain, moi, ça m'est déjà arrivé de me blesser et on me dit, ouais, bah, t'arrêtes parce que t'as... Bon, je l'écoute pas vraiment.
- Speaker #0
Ouais, mais là, c'est différent.
- Speaker #1
Mais c'est pas vital.
- Speaker #0
Ouais, mais...
- Speaker #1
C'est pas vital.
- Speaker #0
Tu vois, ça, c'est un petit peu différent dans le sens où... Moi, j'avais un ostéopathe qui s'appelait Monsieur Ginesti, dans les années 90, on va dire 2000. Tu vois, c'est comme ton gars Bouillon. Gynésty, c'était un Bouillon avant l'heure. Le gars était vraiment, vraiment calé. Et lui, il m'expliquait qu'un jour, il avait été mandaté par, je ne sais plus, le ministère des Sports ou de la Santé à l'époque, pour faire une étude sur les bienfaits de l'entraînement et tout ça. Et donc, il avait sorti, on va dire, une étude dans laquelle il expliquait qu'effectivement, les gens qui s'entraînent vont se blesser, vont se créer des problèmes et tout ça. Mais que toutes ces blessures-là, toutes ces douleurs-là, toutes ces petites complications qu'ils peuvent avoir suite à un entraînement trop intensif ou mal géré, en fait, c'est rien comparé aux bénéfices qu'ils vont en retirer. Donc en fait, quand tu t'entraînes, à un moment donné, tu vas te faire mal. Oui, je suis d'accord. Tu vas te faire mal, mais même si toi, tu es hors service pendant deux ou trois mois, le bénéfice, on va dire, de s'entraîner va largement compenser ça d'un point de vue de la santé. Donc même si toi tu t'entraînes toute l'année et que tu es hors service un mois parce que tu t'es fait une petite tendinite, parce que tu t'es fait une petite contracture, parce que ceci, parce que cela, et bien ce n'est pas grave. Sauf que là les gens ils sont… En fait le plus grave c'est de rien faire parce que là tu sais que tu vas partir, que tu vas te dégrader très rapidement. Et donc ça c'est première chose. Et deuxième chose, toi tu as une tendinite, tu vas aller voir ton médecin, tu fais une IRM, tu fais deux, trois séances de kiné terminées.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Mais tu sais qu'aujourd'hui, par exemple en France, le coût pour la sécurité sociale, alors les chiffres ça dépend, parce que ça dépend comment tu l'intègres, comment tu le coûtes, mais aujourd'hui on considère que c'est 11 milliards. C'est-à-dire que le coût pour la collectivité, on va dire l'obésité, c'est 11 milliards. Tu sais, je veux dire pour nous, tu vois. Donc 11 milliards par-ci, quand tu regardes le tabac, combien ça coûte, le tabac a priori... c'est un peu plus, on est sur du 25 ou 30 milliards. En face de ça, il y en a qui vont t'expliquer que l'industrie du tabac, c'est celle qui paye le plus de taxes, donc c'est 14 milliards. Ok très bien, mais quoi qu'il en... donc en fait si on fait le delta, ça représente quand même dans les 12-13 milliards. Donc t'as l'obésité qui est à 11 milliards, t'as le tabac qui est apparemment sur les 12 milliards, tu vas avoir l'alcool qui va être aussi dans les mêmes trucs. Donc là tu regardes, tu te dis tiens d'un seul coup, et tous ces milliards là qui partent pour soigner des gens qui n'ont rien à faire de leur santé, c'est de l'argent qui n'est pas réinvesti pour l'éducation des enfants, pour les infrastructures, pour tu vois toutes ces choses là. Et toi, tu es indépendant, je suis indépendant. Tous les jours, en fait, moi, c'est simple. Tous les jours, je me rends compte que quand j'arrive ici à 6h45 du matin et que je repars à 21h30, moi, je me dis, tiens, vers 19h30, ça y est, je commence à gagner de l'argent pour ma gueule. Tout le reste du temps, en fait, c'est que tu payes plein de choses. Donc, il y a la TVA et tu payes des taxes dans tous les sens. Non, mais ça, voilà. Donc, toi, tu es là en train de te dire, tous les ans, on est de plus en plus taxé pour prendre en charge. plein de dépenses qu'on pourrait éviter. Et après, on te dit, oui, mais qu'est-ce que ça peut te faire ? Je suis désolé, moi, ça m'impacte énormément. Moi, aujourd'hui, j'ai deux enfants, c'est-à-dire que rien qu'avec ça, avec tout ce qui se passe, ils ont déjà une dette sociale qui est monstrueuse sur leur dos. Ils n'ont même pas commencé. Jean-Lin, il n'a même pas commencé la maternelle, mais il est déjà endetté. Alors, on va me dire, oui, mais non, mais tu exagères. Oui, oui, on exagère. Tout le monde exagère, tu vois. Et donc du coup il y a un moment donné Si les gens ne le font pas pour eux Qu'ils le fassent pour leurs enfants Ou bien qu'ils le font pour les autres De toute façon, je ne veux pas être dans le drama et tout ça, mais c'est qu'aujourd'hui, il y a vraiment une nécessité. Autant, là aujourd'hui, les gens te parlent tous du besoin de sauver la planète, l'écologie, ce genre de choses. Moi, j'ai envie de te poser la question, pourquoi est-ce qu'on ne se sauve pas nous-mêmes ? Comme on dit, charité bien ordonnée commence par soi-même. C'est vrai. C'est-à-dire, tu as des gens qui t'expliquent que la planète, elle est malade, qu'elle est en train de… Tu sais, genre, il faut sauver la nature. Et le gars, il te regarde et tu fais, mais mec, tu as 40% de masse grasse, tu as de l'hypertension, du cholestérol, tu as trois stènes, et tu es en train de me parler qu'il faut sauver la planète. Mais sauve-toi d'abord. Non, mais tu vois, ce genre d'attitude, pour moi, c'est complètement incohérent.
- Speaker #1
Les gens ne sont pas trop bons, ils se sont régalés dans la glace. Les gens, ils s'évitent. C'est un sujet qui s'évite, les gens. Ils évitent le sujet.
- Speaker #0
Oui, mais c'est pour ça que moi, je suis un petit peu provocateur, je veux dire, à travers les podcasts. Et justement, quitte à me faire, si tu veux, des ennemis ou des gens qui vont dire que je ne suis pas à ma place, ce genre de choses. Mais en fait, moi, je suis vraiment, vraiment persuadé qu'à un moment donné, il faut qu'ils se bougent.
- Speaker #1
Ah oui, mais de toute façon, tu as raison. Après, des gens comme moi, moi, j'ai plus conscience. Donc, je sais que tu as raison.
- Speaker #0
Mais tu vois, on en a parlé, ton fils, il n'était pas en obésité, mais regarde comment il a évolué, c'est-à-dire qu'en termes de personnalité, en termes de tout, quand il est arrivé ici, il avait 17 ans et maintenant il a 24, c'est ça ? Il vient d'avoir 24 la semaine dernière, tu regardes le parcours qu'il a fait en 7 ans ? Bah oui,
- Speaker #1
il n'y a pas moi qui le dit, tout le monde le dit.
- Speaker #0
Il a pris 10 ou 15 kilos de masse musculaire, il a complètement changé sa façon de parler, d'être, beaucoup moins timide. Et là, tu regardes, il n'arrête pas de bosser, il a ses objectifs à lui, il ne les lâche pas.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Et pourtant, l'objectif, ce n'était pas qu'il soit champion du monde, de quoi que ce soit. Mais à travers le sport, il a réussi à se reconstruire complètement une personnalité et un mental. C'est le plus. Et moi, si tu veux, je regarde. Avec mes enfants, tu le sais, j'ai pas besoin de te dire. On est encore hier, ici, on joue au foot.
- Speaker #1
Mais même quand tu regardes Benjamin, je vois le fils à Cédric, c'est pareil. Il a accroché. Je l'ai vu hier, il adore. Il a 14-15 ans. Il va venir deux fois la semaine. Oh,
- Speaker #0
mais c'est bien. C'est bien.
- Speaker #1
Il y a des gens qui accrochent, heureusement.
- Speaker #0
Mais tu regardes l'énergie qu'on dépense pour accrocher une personne. Tu te rends compte un petit peu comment c'est difficile ? C'est sûr Tous les jours tu te bats, tu vas les chercher Et en plus Tu peux te dire, ouais mais c'est normal T'as besoin de faire du chiffre d'affaires Mais au delà de ça, c'est que moi j'ai pas l'impression de leur vendre Quelque chose, je suis pas en train de les escroquer Bah oui,
- Speaker #1
non,
- Speaker #0
non Tu comprends, c'est que moi je sais que je suis en train de leur vendre quelque chose Qui va vraiment leur rendre service, qui va leur apporter du bien Alors en face de ça C'est peut-être moins fun que d'aller se bourrer la gueule Un samedi soir, si tu veux, à Saint-Germain Avec les potes Mais sur le moyen terme, en gros, tu vois ce que je veux dire ? Sur le moyen terme, ça va t'apporter même sur le moyen à long terme. Puis après, ça dépense quoi le long terme ? En trois mois, c'est du court terme. Déjà, tu sens la différence. En trois ans, là, tu es sur un autre monde. Et comme toi ou comme moi, quand tu as fait 30 ans de sport et que tu regardes autour de toi les gens, c'est pareil, nous, on passe nos temps à se comparer, à regarder, oui, mais lui, machin, ceci. Mais je t'explique, des gens qui, à 45, 50 ans, sont capables de faire 10 tractions strictes, mais ce n'est pas que tu n'en as pas beaucoup. Tu les comptes sur toi d'une main. Parce que nous,
- Speaker #1
on est dans un environnement où tout le monde le fait. Tu arrives dans une séance, mais c'est vrai que le crossfit, ce n'est pas la vie. Mais c'est vrai que nous, on est un peu déphasé de la réalité parce que dans l'environnement où on fait du sport, tout le monde a à peu près, on va dire, à parler de nous. Les débutants, mais sinon, tout le monde est capable de bouger.
- Speaker #0
Je prends qu'un chien qui n'est pas de notre monde. Tu vois, qui c'est, M.G.Gabin ? Pareil, tu regardes, le mec, il est dans les 55 ans. Le mec, il s'entraîne tous les jours. Et il va dans les parcs. C'est-à-dire qu'il ne va même pas dans les salles. Mais le gars, il y va tout seul. Mais regarde la condition physique qu'il a, le gars. Alors, tu peux le critiquer, tu peux... Mais le gars, il a une condition physique qui est hors norme. Pour... Je veux dire... Pour 99% des gens, ils peuvent même pas, on va dire, rêver d'avoir la moitié. Et en fait, c'est que le gars, il a commencé, genre, il a pas commencé hier. Non. Il a fait ça toute sa vie. Et donc, du coup, tu peux pas te comparer à lui. Genre, si tu commences, tu sais, genre, t'as 50 ans et tu commences, et tu dis « Ah, mais je vais être comme lui. » Non, mais calme-toi, le mec, ça fait 30 ou 40 ans qu'il fait ça. Toi, c'est pareil. Moi, c'est pareil. Même si on a eu des phases où on a fait un petit peu moins, ou peut-être qu'on a fait des bêtises, des machins, mais au final on y revient toujours et moi ce que je me rends compte c'est que c'est dès l'enfance en fait C'est pour ça que moi, mes enfants, je les pousse à faire tous les sports du monde, du foot, du hockey, de la natation. Ils viennent ici, on fait des tractions, on fait des montées de cordes, on fait des sauts, on fait du parcours. Oui,
- Speaker #1
mais de toute façon, c'est la bonne solution.
- Speaker #0
Parce qu'il faut que ça soit un jeu. Après, tu ne réfléchis même pas, tu prends du plaisir, tu joues.
- Speaker #1
Quand j'étais petit, les miens, je les ai mis jeunes. Après, ma fille, elle a levé un peu le pied, mais elle a fait du sport aussi jeune. Mon fils, il a continué. Ils ont toujours fait du sport petit. Ma fille faisait de la gym quand elle était petite. Elle était bonne.
- Speaker #0
Franck, je vais t'arrêter. Parce que là, il est 8h28. Il faut que tu ailles bosser. Ça va bientôt faire une heure qu'on discute. On aura plein d'autres occasions d'en parler. Pour finir ce premier podcast qui finalement a fait deux épisodes de presque 30 minutes chacun, entraînez-vous. Motivez les gens autour de vous à en faire de même. Inspirez les enfants et je vous donne rendez-vous pour un prochain Barista Time chez Gavroche. Bonne journée. Bonne journée. Tchao, bye.