- Speaker #0
Je vais commencer gentiment. Déjà merci Baptiste d'être là, d'avoir pris ce temps d'être avec nous aujourd'hui. Moi je t'ai connu en novembre dernier, là où vous avez créé tout ce sommet, le sommet de la médecine à Bordeaux, qui était basé sur l'humain. J'ai vécu quelque chose d'assez fort, d'assez puissant ce week-end-là. qui a beaucoup chamboulé ma vie. J'ai ressenti une énorme bienveillance, beaucoup d'amour pendant ces deux jours. Et je suis très honoré de t'avoir aujourd'hui là. J'aimerais, Bella, tout simplement que tu te présentes, dire qui tu es. Et tout simplement... Wow !
- Speaker #1
Merci, c'est moi qui suis honoré. Je suis là d'abord, merci, parce qu'en fait, tu es venu à ce sommet. Et c'est grâce à ça qu'on est là aujourd'hui. Je m'appelle Baptiste, j'ai quatre enfants. Je me décris comme un homme qui vibre. Voilà, j'aime bien cette notion. Quand ça vibre, ça me plaît. Quand ça ne vibre pas, ça ne veut pas dire que je ne suis pas vivant, mais j'aime bien les ressentir, j'aime bien aller à la rencontre. Je suis un voyageur, vraiment, ça fait partie de ce qui fait de ma personnalité, c'est-à-dire de voyager, d'aller voir ailleurs, de regarder comment on fait dans d'autres langues, dans d'autres cultures. Et puis de l'amener dans notre société, parce que c'est ça aussi le but. Et puis mon métier, c'est d'être médecin, je suis médecin anesthésiste. Et c'est pour moi de lier les deux, puisque c'est la rencontre de l'humain dans mes voyages. Et puis c'est une rencontre à chaque instant avec les gens qui viennent me voir. Moi je fais de l'anesthésie, donc c'est un moment particulier. Et c'est un moment où j'aime bien cette place-là, où les gens sont dans un moment de vulnérabilité, ils ne savent pas ce qui va se passer, ils ont peur. Et c'est mon rôle de venir justement amener ce côté bienveillant, ce côté... Comme si on leur faisait un câlin, en fait. Moi, j'ai envie que les gens s'endorment en sécurité. Et puis derrière, de faire tout ce qu'il faut pour que ça se passe bien, bien sûr. Mais ce qui est important, c'est cette rencontre.
- Speaker #0
Cette rencontre avec lui-même, que tu crées au quotidien. Moi, je suis arrivé par hasard, ce week-end-là. Je reviens toujours au même début. C'était le jour de mon anniversaire, j'ai tout arrêté pour venir à ce congrès. Je ne savais pas trop ce que je faisais là. Je suis rentré dans cette salle et c'était toi qui portait la voix à ce moment-là. J'étais envahi d'une énergie. puissante. Je reviens toujours au même mot, bienveillante, le mot que j'avais tout à l'heure. J'ai jamais eu autant les larmes aux yeux pendant ces deux jours. Je savais pas ce que je faisais là, parce que j'étais entouré de médecins. Je me dis, qu'est-ce que je viens foutre là, en fait ? Et j'ai été bluffé sur l'ouverture. spirituelle des médecins, de toutes les personnes qui étaient les thérapeutes autour et qui ont porté leur voix. Et moi la question qui m'arrive là maintenant c'est pourquoi tu crées ce congrès, ce sommet ?
- Speaker #1
Le sommet c'est une rencontre, c'est une rencontre avec Caroline Legrin qui est aussi anesthésiste et puis elle m'a dit quand même Baptiste tu connais plein de gens qui font autrement qui pensent autrement dit et si on si on les rencontrer et si on on on les faisait venir dans un sommet, voilà. Et j'ai dit oui. Et comme elle te dirait, il ne faut pas me donner une idée, si je dis oui, je la fais. Il y a vraiment quelque chose en moi d'action, de mettre dans la matière. Donc en fait, ça s'est fait sur une balade, une question en disant, est-ce qu'on le fait ? Oui. Et puis, tu vois, on en est là aujourd'hui. ça fait beaucoup de même depuis le sommet il y a plein plein de projets qui se montent donc merci à ça merci à Caroline d'avoir posé la question et l'idée voilà c'est simplement parce qu'on vient du monde du soin de dire comment on peut continuer à se soigner tout en allant encore plus vers cette bienveillance notre monde du soin souffre de ça et donc l'idée c'est de dire il y a plein plein d'endroits où on peut le faire il y a plein de personnes qui sont prêtes à le faire donc venez Voilà, et le sommet s'est créé.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on parle beaucoup de, je ne connaissais pas ce monde, de médecine intégrative. Est-ce que tu peux nous décrire un peu cette médecine-là ? Qu'est-ce que ça peut apporter au niveau des gens ? Qu'est-ce que ça englobe ? Qu'est-ce que ça vient toucher au niveau des gens ?
- Speaker #1
C'est une médecine globale, c'est-à-dire revenir un peu à la médecine d'Hippocrate, qui était celle qui se faisait dans des termes, généralement, qui se faisait dans des lieux de nature, qui se faisait simplement en étant présent. et puis en venant avec l'eau mais aussi avec des prières avec aussi une alimentation dédiée donc ça c'était notre première médecine les médecins font le serment d'hypocrate est en fait l'évolution de cette médecine elle s'est hyper spécialisée elle est allée elle a fait d'énormes progrès on continuera et c'est formidable mais en fait on est allé sur une médecine du corps en fait qui qui scinde les différents corps, qui scinde l'esprit, qui scinde le côté psychologique. Quand on fait des études de médecine, il n'y a quasiment pas d'études, même d'heures de cours de psychologie, alors que ça devrait être une base. Donc on a traversé ça, et puis aujourd'hui... L'idée de la santé intégrative, c'est quoi ? C'est d'allier la synergie entre la médecine classique conventionnelle et puis toutes les médecines complémentaires qui existent et de les faire ensemble. Et donc c'est tout l'enjeu dans ce moment, c'est de faire rentrer ces pratiques dans notre prise en charge du soin au sens large. Et ça doit se faire de façon, on va dire, prouvée, de façon scientifique comme le demande la médecine. Donc c'est pas si simple que ça. mais par contre ça... ça amène quelque chose, c'est qu'il y a un pont qui se crée entre deux mondes qui ne se parlaient pas, c'est-à-dire le monde médical pur et le monde du soin au sens large. Et voilà, l'idée c'est que les gens se rendent compte qu'on puisse parler la même langue, et en fait on y arrive, quand on le souhaite on y arrive, quand on ne reste pas chacun dans son dogme, on peut faire des choses. Et là on arrive pour moi à cette médecine globale, dans laquelle on va prendre non plus en charge une maladie, mais plutôt un humain qui traverse une histoire, des émotions. des traumatismes et aussi plein de choses positives dans sa vie, et de l'appréhender comme ça, et plus du tout en termes de vous êtes malade de ça, vous avez une douleur. Et ça c'est un vrai changement de philosophie, de paradigme. Et donc moi en tout cas personnellement c'est d'aller encore plus dans la rencontre de l'autre. Notre objectif même principal c'est de lui retirer l'étiquette de patient pour que ça soit un humain en face et qu'on puisse d'égal à égal dire bah nous on a une compétence médicale, on peut l'amener. Il y a des compétences de soins qui peuvent être amenées par d'autres et puis que cet humain là soit en tout cas une possibilité de choix qui pourrait lui correspondre.
- Speaker #0
Ok, ça veut dire au fond que par exemple je viens de te voir, j'ai une maladie, j'ai un traitement qui est en cours, et à côté, avec des à côté, faire du yoga, peut-être pour m'aider à aller beaucoup mieux dans mon corps, faire de la méditation, de la respiration, ou... ou d'autres choses, on va dire, de médecine alternative, qui peuvent aider à aller mieux au niveau du patient, à accompagner le patient différemment ?
- Speaker #1
Alors, je vais te reprendre, mais c'est juste pour être vraiment clair. C'est-à-dire que la notion même de médecine alternative, par le développement de cette philosophie, ne doit même plus exister. L'idée, c'est plutôt d'aller vers le soin au sens large. Donc, c'est vraiment de passer du cure, les Anglais disent, au care. Donc, voilà, juste une lettre qui change vraiment tout. donc oui c'est ça l'idée c'est que si toi tu viens je vais pas t'aborder de la même façon qu'un autre ou une autre si toi c'est les bains froids parce que tu as déjà fait l'expérience et que ça t'a amené quelque chose eh bien on va le prendre en compte et on va même pouvoir même créer des parcours personnalisés et c'est ça aussi qui est l'intérêt c'est de créer des parcours cours personnalisé et là on pas dans un autre type de médecine encore plus où là on va vraiment aller savoir quels sont aussi tes ressentis et croyances quelle est ton histoire de vie comment tu t'alimentes qu'est ce qui te fait vibrer dans la vie et puis souvent on va commencer par ça c'est à dire quelle est l'ouverture elle est où elle est là où tu es heureux là où tu es c'est facile d'aller c'est sûr que si tu me dis je déteste chanter et ben je vais pas te faire faire une chorale dans mon parcours Par contre, ça ne veut pas dire qu'à un moment, il n'y aura pas cette notion par la voie de faire un travail ou j'invente. Et donc, l'idée, c'est de créer des nouveaux métiers où le médecin, parce qu'il y a l'IA qui va arriver, qui va faire des diagnostics et tout ça, et de faire en sorte plutôt que le médecin soit, en tout cas, ou le soignant au sens large, soit vraiment cette personne qui arrive à capter qui tu es, ton essence, et de voir avec toi, en synergie, en se donnant la main, limite, comment on fait pour avancer.
- Speaker #0
On est beaucoup, beaucoup dans la coute. vraiment dans l'écoute par rapport à ce que tu dis, si je comprends bien en fait tu vas me recevoir, tu m'écoutes beaucoup par rapport à ce que j'aime et tout ce qui m'englobe et le suivi va être vraiment adapté à ma façon de vivre, ma façon de voir les choses, ce que j'aime vraiment, ce qui me fait vibrer pour pouvoir avoir un accompagnement beaucoup plus sain on va dire, au niveau médical et au niveau de ma maladie c'est ça,
- Speaker #1
c'est vraiment ça, c'est de le personnaliser par rapport à toi, par rapport à vraiment toi tes ressentis Merci. Et c'est pas si simple, ça demande du temps, ça demande aussi de travail, de ressenti profond de l'autre, et ça, ça s'apprend. Il y a des gens un peu comme moi, on l'a un peu de façon intuitive, et puis ça s'apprend. Il y a des formations et des choses comme ça pour aller encore plus dans la découverte de l'autre. Il y a des techniques, il y a plein de choses. L'idée, c'est de savoir comment t'aborder pour que toi, tu sois OK. parce qu'en fait on se rend compte la plupart du temps qu'il y a des gens que si tu vas proposer un traitement et que les gens au fond ils veulent pas bah il y aura pas l'observance, ils vont pas y aller et finalement ça sert à rien donc là l'idée au contraire c'est qu'on soit ensemble qu'on soit dans la confiance et puis que on puisse avancer sereinement, en plus on a la possibilité d'évaluer, c'est à dire qu'on fait des parcours et on peut les évaluer au bout d'un certain temps si ça marche tant mieux on peut continuer si ça marche pas on peut prendre des virages Merci. Si par exemple il y avait des choses que le médecin ou le soignant intuitivement sait que c'est par là qu'il faut aller... mais qui a une sorte de stop de ton côté, pourquoi ? Qu'est-ce qui se cache derrière ? C'est aussi intéressant d'aller chercher ça. L'idée pour nous, ce n'est pas de vous emmener, c'est plutôt de dire quel chemin on fait ensemble. On les accompagne. On les accompagne, on est vraiment du médecin accompagnant. Et moi, c'est ce que j'ai appris en anesthésie. On n'est pas des médecins guérisseurs, on est des médecins accompagnants d'un état A. Pendant une chirurgie, il y a des changements qui se passent. Et donc, moi, j'ai appris ça comme ça.
- Speaker #0
Ma question suivante, peut-être qu'elle va un peu déranger, mais le monde de la médecine, je ne connais pas ce monde-là. À mes yeux, il est un peu fermé. Et à mener d'autres façons d'accompagner aujourd'hui, est-ce que ça dérange d'autres médecins ? Est-ce que ça a un impact vis-à-vis de toi, ce que tu es en train de mettre en place par rapport à ta vision, par rapport à tes projets ? Alors,
- Speaker #1
le monde médical est très pyramidal, c'est assez dogmatique. C'est un monde dans lequel on a ce manque d'humilité, puisque l'objectif c'est de tout savoir. Et donc il y a cette posture médicale de « on sait tout » . On l'a bien vu, on ne sait pas tout, loin de là. Et donc c'est sûr qu'à partir du moment où on amène un peu d'humilité dans un monde qui tient sur un égo fort, ça va un peu déranger, encore plus ça va un peu stimuler certains égos. Ce n'est pas grave, ça fait partie de ce monde. Il est en train de se transformer parce qu'il y a vraiment des médecins qui sortent même des facultés et qui ont un peu cette question. J'ai appris ça, mais est-ce que c'est vraiment ça que je veux faire ? Est-ce que c'est vraiment comme ça que je veux soigner ? Pas tous, mais en tout cas, il y en a une certaine qui se pose ces questions. L'idée, c'est même des gens qui ont fait toute leur carrière, qui terminent et qui finissent un cheminement personnel en se disant, qu'est-ce que c'est vraiment soigner ? Voilà, donc c'est des vraies grandes questions. Donc l'idée, c'est de pouvoir tranquillement, en tout cas, faire... évoluer notre milieu. Il évolue par quoi ? Par les soignants. Les soignants s'ouvrent, les soignants ont une autre vision. Ils sont en crise, donc automatiquement en chaos, ils se remettent en question. Il y a des gens qui vont au contraire retourner vers encore plus de certitude. C'est une façon. Ou alors on peut encore plus s'ouvrir en disant, on peut accueillir des choses qu'on ne sait pas encore. Mais en tout cas, leur donner la place d'émerger. Moi, c'est la voie que je choisis.
- Speaker #0
Moi, j'étais agréablement surpris quand je t'ai rencontré. J'aimerais savoir ton parcours, en fait. Comment tu en es arrivé là ? Parce que tu as fait des études de médecine, tes prises de conscience aujourd'hui, tout ce qui se passe à l'intérieur de toi, ce que tu es en train de créer, tes visions. Quel a été le déclencheur, en fait, pour toi dans ta vie ?
- Speaker #1
Le déclencheur, il est assez simple. C'est, en fait, dans notre spécialité, on a une chose intéressante, c'est qu'on a un produit qui marche, qui est safe et qui est utilisé dans le monde entier. Donc, t'imagines, tu fais 15 ans d'études et tu utilises toujours le même produit. Il n'y a pas beaucoup de sens. Donc la question que nous on a, en tout cas en anesthésie, c'est comment faire et comment faire autrement finalement. Et donc il y a eu plein plein d'essors et le plus important ça a été l'hypnose. Et donc moi je me suis formé en hypnose il y a maintenant quelques années. Et l'hypnose c'est bien sûr une pratique que l'on fait au bloc opératoire. Et puis pendant qu'on apprend, on pratique sur soi. Et en fait, le grand déclencheur, ça a été d'aller à l'intérieur de soi, tout simplement. Moi, je n'avais pas forcément cette habitude, je ne connaissais même pas ça. Et le fait de me former... là-dedans, ça a ouvert un monde incroyable qui est notre monde intérieur, auquel je ne m'étais pas forcément intéressé. Et là, il y a une étendue vaste dans laquelle j'imagine chacun, en tout cas je propose à chacun vraiment d'aller voir ce qui se passe. Et moi, ça a été une ouverture incroyable de me dire, on peut faire autrement. Il y a une autre énergie en nous qui est là, qui est vivante, auquel on a accès en plus. Donc ça a été pour moi un des déclencheurs. Voilà. Et puis le deuxième, ça a été, moi je me suis intéressé donc à l'hypnose, ça a été magnifique. Je me suis formé en acupuncture et j'ai eu la chance de me former pour de la douleur chronique. Et j'ai fait ce voyage de fin de stage, on partait à Shanghai. Donc voilà, d'être en Chine, au même niveau, tu as les gens qui se font opérer avec des robots. Et puis au niveau du dessus, il y a des gens qui ont des aiguilles. Et puis en fait, ça cohabite. Donc je trouvais ça incroyable. Voilà, ça fait partie aussi des... des visions, tu te dis, waouh, en fait, il y a des cultures qui sont capables de faire ça. Et puis là, il va y avoir une bascule complète, parce que, alors que je suis seul à l'autre bout de la Terre, eh bien moi, ma vie personnelle va basculer, parce qu'en fait, ma grand-mère va m'apparaître, ma grand-mère décédée. Et ça, moi, je ne m'y attends pas, je suis dans une chambre d'hôtel, seul, j'ai un peu l'émotion qui va remonter, ce n'est pas grave. Donc elle va m'apparaître, elle va montrer des images de ma mère quand elle était plus jeune, de ses frères et soeurs. Et puis, elle va simplement me demander de m'ouvrir. Et donc, tu vois, j'en ai encore l'émotion parce qu'en fait, moi, je ne connaissais pas ça. Je ne savais pas que ça puisse exister. Je ne m'étais jamais posé cette question-là. Moi, ma grand-mère, ça a été une image incroyable d'amour depuis ma naissance. Elle a toujours été là. Je ne pensais même pas qu'elle serait encore là. Et puis, en fait, le fait de vivre quelque chose m'a automatiquement fait m'achambouler en me disant, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Est-ce que c'est de l'hallucination ? Est-ce que c'est de la folie ? Et puis, en fait, ça a été... Je l'ai écouté, en fait, parce que je l'ai toujours écouté. Et bon, je me suis dit, je vais ouvrir. Donc, je me suis intéressé à ce monde différent, ce monde de l'énergie, ce monde des gens qui côtoient la mort, on va dire. Et en même temps, mon grand apprentissage, c'est qu'en fait, de côtoyer ça, ça m'a encore plus ouvert à la vie.
- Speaker #0
Quand tu dis côtoyer ça, c'est quoi ?
- Speaker #1
Côtoyer des gens qui sont médiums, des gens qui font des soins énergétiques, des gens qui se connectent à quelque chose qui n'est pas visible et palpable. Et donc, ça a été le début d'une aventure aussi pour moi humaine, de me dire, je vais aller rencontrer ces gens, je vais aller voir comment ils vivent. Et puis, en fait, j'ai rencontré des gens qui soignaient. Et qui soignaient, là, qui m'ont vraiment bluffé dans le bon sens. Et de me dire, mais en fait, on peut soigner aussi autrement. Voilà, et ça, ça a été des voyages. Ça a été de plus en plus de rencontres, et puis de voir qu'en fait on peut faire cohabiter le tout à partir du moment où on est humain, on a plusieurs facettes. Et aujourd'hui moi j'assume cette facette aussi qu'on est un être avec probablement quelque chose de beaucoup plus grand. Et c'est pour ça que j'en parle, alors bien sûr ça peut déranger, mais comme je l'ai vécu, et que j'ai une certaine soif de liberté en tout cas, je ne permets pas en tout cas à personne de renier mon expérience, puisqu'en fait c'est mon expérience personnelle, et donc ça a été la mienne, donc voilà, et en fait plus j'en parle, plus les gens me parlent de leur propre expérience, voilà, et donc peut-être que l'idée c'était de dire, ben le fait que moi je l'ai vécu, ça a permis en tout cas moi de m'ouvrir et de dire aux gens, ben ouais je peux vous écouter en fait, voilà, et ça sans jugement, sans forcément avoir une image négative de tout ça, mais dire ok, ben moi ce qui vous est arrivé. Et c'est là où je rejoins Caroline qui dans le sommet a dit, moi c'était une des phrases clés, elle a dit je ne crois que ce que je ressens. Et déjà c'est plus je ne crois que ce que je vois, c'est je ne crois que ce que je ressens. Et quand elle a dit ça je me suis dit ok, on est au bon endroit, je suis avec les bonnes personnes. Donc en fait moi je suis aussi là pour valider les gens qui vont vivre des expériences différentes. Que ce soit spontané comme moi, que ce soit... avec des médicaments aussi, avec des plantes, avec plein de choses, avec des rencontres, avec de la respiration. Donc oui, il se passe quelque chose. L'idée, c'est justement de rester dans un certain discernement. Et ça, c'est tout le travail que j'ai fait, de dire je suis allé voir. J'ai vu aussi peut-être ce que certains appelleraient des excès. Et puis l'idée maintenant, c'est de dire comment on peut prendre en compte cette part-là aussi de l'humain. peut-être que toi t'as vécu aussi des choses un peu dingues et donc on peut en parler parce qu'en fait ça m'est arrivé donc je peux dire ok et ça tu sais c'est un peu ce livre de Werber où il faut que le président ait une EMI pour qu'il y ait un ministère de l'EMI tu vois donc l'idée c'est d'avoir une expérience qui à un moment fait que et moi depuis ces expériences j'ai l'impression que ma vie elle est beaucoup plus plus simple et beaucoup plus rationnelle en plus elle est beaucoup plus dans l'amour elle a beau plus dans la rencontre donc moi ça ne peut être que positif donc comme c'est cette ouverture elle a des vertus qui sont guérisseuse parce que moi ça m'a guéri ça d'aller faire ce chemin eh ben c'est une voie de guérison aussi je te rejoins complètement là dedans et je vais peut-être aussi m'exposer moi j'ai moi j'ai connu le monde la respiration Le monde,
- Speaker #0
c'est peut-être pas le bon moment, mais j'ai connu la respiration. avec le froid et j'ai eu des grosses prises de conscience avec la respiration qui m'a ramené vraiment sur les intents présents et derrière il s'est passé beaucoup de choses derrière des portes sont ouvertes j'ai eu beaucoup de travail à faire sur moi même j'ai pris des plantes aussi ça je vais pas je vais peut-être déranger mais c'est pas grave je m'en fous j'ai vécu ce que j'avais à vivre et j'ai compris à un moment donné que j'étais beaucoup dans le développement personnel mais très mental comme on en discutait tout à l'heure avant d'être là je prenais des shoots en fait des shoots vraiment vraiment fort vraiment puissant Mais après, j'étais seul. J'étais vraiment seul après et je n'avais pas d'accompagnement. et à un moment donné j'ai compris que c'est bien beau tout ça mais en fait ça se passe là-dedans mais ça se passe là-dedans passe pas là et après je me suis reconnecté vraiment la respiration la méditation la visualisation tout ce monde là et j'ai eu tu parlais de du mot ouvrir et là j'ai envie de te dire j'ai eu une ouverture de cœur. Et au moment où j'ai eu cette ouverture de cœur, beaucoup de choses se sont rendues beaucoup plus fluides. Les gens ont changé autour de moi. La connexion avec les gens était complètement différente. Il s'est passé vraiment beaucoup de choses. Il se passe encore beaucoup de choses aujourd'hui. Je rencontre des gens qui sont hyper inspirants aujourd'hui. Et je remercie toutes ces personnes que j'ai rencontrées et tous les gens qui m'accompagnent aujourd'hui. Il y a même des gens qui me challengent au quotidien et qui me font du bien. et avant je pense que j'aurais Je relaisais ça de côté, mais aujourd'hui j'apprends de tout ça en fait. Et je m'ouvre sur les gens de plus en plus, et c'est une sorte de guérison comme tu dis. Et ça fait vraiment du bien quoi. Vraiment, vraiment me du bien. C'est quelque chose qui vient me toucher là maintenant, et je me sens très vulnérable en cet instant-là. Mais ça me fait un très très grand bien, merci Baptiste.
- Speaker #1
En fait nous, pour te dire, cette notion de vulnérabilité, c'est là où les gens lâchent, d'accord ? Moi je l'ai au quotidien avec des gens qui ont peur de mourir. Donc en fait ils nous lâchent le truc. Mais on ne se rend pas compte, les gens ils nous lâchent leur plus grand peur, leur plus grand secret. Il faut savoir l'accueillir ça. C'est un vrai travail aussi de ne pas garder ces trucs là. Et bon là c'est dans ma pratique d'anesthésie, mais après dans ma pratique de médecin au sens large, le médecin généraliste l'explique, les gens d'un seul coup ça ouvre et ça lâche. C'est une guérison d'une certaine façon. C'est une guérison, ça fait partie. Et l'idée, c'est qu'on soit justement prêt à recevoir ça. Moi, j'aime bien dire l'alchimiser, c'est-à-dire maintenant que ça a été déposé, bon ben voilà, il faut aussi voir qu'est-ce qu'on en fait, comment on se sent maintenant, comment on remplit ce qui a été déposé par quelque chose d'autre. Et en fait, voilà, moi, de travailler comme ça, c'est comme ça que j'ai envie de le faire. Et donc, il faut donner des temps dans lesquels les gens puissent, en confiance, aller toucher cette vulnérabilité et c'est pour ça que je développe la notion de cercle puisqu'on a appelé ça le cercle c'est le courage de la vulnérabilité on appelait ça parce qu'en fait être vulnérable c'est être courageux quand on fait des cercles donc moi j'ai eu la chance de faire des cercles dans plusieurs pays il ya toujours un truc c'est qu'en fait donc le cercle c'est simple c'est de se mettre en rond il ya un bâton chacun parle en jeu et puis les autres écoutent et puis en plus on ne répond pas Donc il y a vraiment, c'est quelque chose, on est en groupe mais en fait on est seul avec soi-même. Et donc on a la chance, c'est qu'il y a un feu virtuel au milieu dans lequel on peut aller déposer, et puis la vie elle alchimise le truc, tu vois. Et bien moi je me suis dit, il y a plein de tribus, ils vivent bien ensemble, pourquoi ? Parce qu'en fait ils ont une hygiène de cercle. Ils viennent déposer ce qui ne va pas, et on a le droit de ne pas être d'accord, mais en fait la collectivité, l'intelligence collective fait que ça marche. Bon ben... Moi, tout simplement, je l'intègre dans notre société. Donc c'est pour ça que je travaille là-dessus et que j'ai envie de le diffuser même en médecine. Parce qu'en médecine, on a besoin d'avoir ces temps, et que ce soit pour les patients, mais aussi pour les soignants. C'est d'avoir une hygiène, moi j'appelle ça une hygiène, une hygiène où on vient vraiment déposer, et pour ça j'y reviens, il faut du courage, parce que sinon c'est facile de garder un truc qui va pas, et puis de le ruminer, et de le reruminer, et puis à la fin ça crée des problèmes. Alors que là, si ça fait partie d'une hygiène et que tu peux vraiment déposer les choses, et puis en plus quand tu l'as déposé, tu te sens mieux.
- Speaker #0
Beaucoup mieux.
- Speaker #1
Tu te sens mieux, ça te réaligne, tu laisses la place pour quelque chose d'autre. Et puis surtout, tous ceux qui sont autour voient. En fait, tu ne peux pas rester insensible face à quelqu'un qui joue le jeu du courage de cette vulnérabilité. Ou alors, c'est que tu es une machine. Il y en a un, il n'y a pas de souci. En tout cas, personnellement, moi, je pense que c'est à ce moment-là où il y a quelque chose de l'ordre du subtil et du sacré qui vient et qui fait la place et qui permet justement où là, il y a un champ du possible énorme. Pour ça, il faut y aller. Donc il faut le créer, il faut créer ses atmosphères, parce que c'est une atmosphère, pour ça il faut de la confiance, il faut de la confidentialité, il faut de la sécurité, et puis après il faut juste être nous. Mais être nous avec des gens qui sont prêts à vraiment tout entendre, parce qu'en fait les gens ils te balancent les plus gros secrets, et tu sais les secrets en ce moment dans notre société c'est toujours les mêmes. je vais pas faire de dessin c'est toujours des problèmes dans l'enfance avec des abus ou autres donc voilà il ya quelque chose de l'ordre en ce moment où les gens guérissent de ça on parle viennent se libérer et en fait ça fait partie du soin et moi je milite pour ça parce que je dirais même avant une anesthésie les gens ont besoin d'abord de lâcher quoi tu vois donc on les endort pas tant qu'ils ont pas lâché le morceau ou ils n'ont pas pleuré un bon coup pour que au moment où ils s'endorment soit bien et ben c'est pareil pour le reste donc l'idée voilà c'est de créer des opportunités et pour ça ça demande du courage parce qu'en fait est ce que les gens sont prêts à faire ça pas tous toi qui a goûté le voit et tu sais que c'est une force d'être vulnérable mais ça s'apprend ça vient aussi travailler son ego ça vient travailler le fait d'être accepté par l'autre ou au contraire d'être rejeté Ça renvoie tout. Et là, quand tu crées un endroit où en fait, c'est bienveillant et tu peux tout dire, voilà. C'est pour ça que je dis que c'est un outil de paix et de communication qui est le plus simple, qui est gratuit, qui est facile à faire et qui nécessite simplement que l'humain s'engage. Et c'est cette notion, moi, d'engagement, on me demande chaque jour d'y aller. Eh bien, c'est pas rien, mais on s'engage. Quand je suis avec quelqu'un et que je l'endors, je m'engage à être là en sécurité, en bienveillance, en protection. bon ben j'ai envie d'aller plus loin donc c'est pour ça moi je termine on pourra en parler mon métier d'anesthésie pure pour aller encore plus là dedans pour pouvoir le faire et aller encore plus loin avec le cercle bien sûr mais aussi d'autres pratiques qui permettent de comprendre comment on fonctionne de laisser des choses qui n'ont plus besoin d'être de s'alléger et donc de guérir moi j'ai eu le cercle j'ai pas trop connu mais en fait ce que j'ai Merci.
- Speaker #0
J'ai pris conscience de pas mal de choses au moment de la respiration, du moment présent, mais surtout, en fait, je me suis reconnaîté au corps, et aux émotions qui pouvaient passer dans le corps, et en fait, je me déposais, en fait, je sais pas comment expliquer la chose, je ressentais ce que je vivais à l'intérieur, et en fait, ça m'a ouvert des portes sur l'écoute de l'autre et quand j'écoute quelqu'un avant je ne faisais pas j'écoutais pas je posais ma voix et puis je m'en foutais en fait aujourd'hui quand j'écoute quelqu'un il se passe des choses qui sont très très subtiles c'est à dire que je donne plus de conseils je suis là juste pour écouter je place un ou deux mots par ci par là à certains moments ou un sourire ou quoi mais en fait il se passe quelque chose avec la personne en face une sorte de connexion il ya un fluide qui passe il il y a quelque chose qui se crée. Et... Des fois, il y a des yeux qui pétillent, comme je te disais tout à l'heure, il y a des révélations de la personne, et ainsi de suite. Et tu sens réellement que tu es dans une bulle. Et en fait, la personne en face de toi, elle sent qu'elle est accueillie, elle peut se déposer, et elle devient vulnérable. Et on commence à rentrer vraiment en profondeur, à aller chercher tout doucement, et ainsi de suite. Et c'est vraiment... Je ne sais pas si ça rejoint un peu les cercles que tu vois.
- Speaker #1
De toute façon, c'est exactement ça. Ce que tu dirais, le mot qui vient, c'est cette présence, cette écoute, c'est d'être présent à l'autre. Et d'être présent à l'autre, ce n'est pas que de l'écouter, c'est d'être là, positionné à côté de lui. Puisque quand on fait cercle, il y a une sorte d'énergie où tout le monde est en lien, de façon juste même géographique et circulaire, donc ça circule mieux. Et puis l'idée, c'est vraiment de dire, je t'accorde ce temps. Et qui nous accorde aujourd'hui du temps ? Il faut avoir une famille, moi j'ai la chance d'avoir une famille dans laquelle je peux faire, mais c'est un luxe. Donc l'idée, c'est vraiment d'avoir ces temps-là. dans lequel on s'accorde du temps pour soi, pour l'autre. Et donc, je le sais, on en a parlé, c'est que des jeux de miroirs. Il n'y a jamais un truc qui a été déposé au milieu qui ne fait pas écho à quelque chose qu'on a traversé ou pas, qu'on doit traverser. Et donc, c'est le jeu des miroirs et d'avancer ensemble. Et moi, c'est aussi ce message-là, c'est de dire, maintenant, c'est le temps, bien sûr, du travail personnel, mais au service aussi du collectif. Voilà, et c'est pour ça que ce sommet, il est venu pour dire, maintenant Il est temps qu'on travaille ensemble. Et pour ça, il faut donner la parole à chacun. Il faut que les autres soient capables de l'écouter.
- Speaker #0
Je pense que je n'aurais pas eu cette écoute-là si je ne m'étais pas écouté moi d'abord. Quand je dis ça, c'est que j'avais des émotions qui traversaient. J'étais dans un inconfort total. C'était des choses que ma famille ne m'avait pas données, ne m'avait pas inculquées. Il ne fallait pas trop parler de nos émotions. pas à poser les choses sur la table. Même ma mère, j'ai eu un manque d'amour, on va dire. Elle a fait ce qu'elle a pu avec ce qu'on lui a donné. Et le fait de vraiment être à l'intérieur de soi et de sentir ces émotions-là ouvre des portes en soi qui sont profondes. même dérangeante par moment mais tellement libératrice après par la suite qui amène cette subtilité que tu peux avoir en contact avec les personnes qui t'inspirent ou les personnes qui sont autour de toi et qui amènent d'autres connexions et je suis pour que
- Speaker #1
la plupart des gens aillent vers ce monde là et se fasse accompagner par des gens qui qui sont dans cette écoute là et dans ce voyage là pour les aider à les de mieux en mieux ouais c'est il ya beaucoup de choses à mettre en place mais par contre la plupart des gens sont là ont envie moi je suis entièrement d'accord ça doit passer d'abord par soi pour pouvoir mais c'est comme l'amour un peu d'abord pouvoir s'aimer soi même avant de pouvoir aimer quelqu'un d'autre en tout cas moi je pense que c'est comme ça je suis sinon on est un peu à l'envers de du mouvement, de l'énergie que je ressens. Donc l'idée c'est de dire, chacun travaille, et Dieu sait que dans le monde du soin, plein de gens travaillent sur eux. Il y a ceux aussi qui décident de ne pas le faire et c'est ok, on doit travailler aussi ensemble. Moi c'est vraiment ce discours-là de dire, on ne peut pas forcer les gens, mais par contre, on voit ceux qui se posent des questions, ceux qui vont travailler, pourquoi ? Parce que quand tu es soignant et que tu es face à la douleur, à la misère... à la souffrance, automatiquement ça te renvoie à ta part d'humanité. Donc voilà, notre milieu de soins est obligé de se transformer aujourd'hui. J'irais plus loin, c'est Caroline à Liège, je crois, ils ont pris un philosophe pendant un mois dans l'hôpital. Et donc il a vécu avec tout le monde, les patients, les soignants, et puis en fait il dit, la conclusion elle est simple, c'est pas une question de sens. Les soignants, ils font leur métier, ils savent pourquoi ils le font. Ils disent que le problème, c'est qu'on ne leur fait pas faire le soin qu'ils souhaitent, tout simplement. C'est-à-dire que les soignants veulent soigner, mais la structure même empêche. Pourquoi ? Parce qu'il y a des horaires, parce qu'on leur demande d'avoir des fiches de poste, parce que, bref, on est loin de la relation. On est plutôt dans une machine qui donne des médicaments, et donc on a perdu cette relation. Donc l'idée, c'est de la remettre en avant, même de centrer ça sur la relation. pour pouvoir progresser et on essaye en tout cas à notre échelle de le faire et donc pour ça il faut de la présence et puis des temps dans lequel chacun puisse aussi venir déposer, écouter et ça c'est une hygiène et moi ça fait peut-être bientôt sept ou huit ans que je fais des sacs et j'ai eu la chance de faire dans beaucoup de pays mais aussi en France. Il ne se fuit pas grand chose en fait. Moi je fais des cercles en famille pour régler des problèmes. Je le vois avec mes enfants qui se disputent, on fait cercle. Et puis en fait, à partir du moment où ils ont déposé au milieu ce qui ne leur allait pas, c'est réglé en fait, parce qu'en fait l'autre l'a entendu. Et nous on l'a entendu, parents, et donc on peut encore plus s'orienter en disant « bah oui, mais ça c'est important pour lui, tu l'as entendu, il te l'a dit, donc tu dois maintenant le prendre en compte. » Ça ne veut pas dire que c'est réglé de suite, mais ça veut dire qu'au moins l'autre, on apprend de lui autrement parce qu'il a... oser dire ses ressentis, ses émotions. Et on arrive avec aussi tout le développement de cette communication non-violente. On vient parler de enjeux, avec ses propres besoins et tout ça. C'est une hygiène. Et on n'a pas l'habitude de le faire. Ça s'apprend. facile mais je pense que et je pense plutôt que si on applique ça vraiment au quotidien on va progresser je reste persuadé moi je crée des bulles tu parles de cercle moi j'écris début là un certain moment de la journée ou quand il y en a besoin quand j'ai envie de me déposer ou
- Speaker #0
quand l'autre personne a envie de que je l'accueille tu es quelqu'un qui voyage beaucoup et qu'est ce que tu apportes le voyage aujourd'hui ? par rapport à ta vision ?
- Speaker #1
Ça a toujours été une passion pour moi. Il y a vraiment eu un voyage qui m'a changé. C'est-à-dire que j'ai rencontré ma femme et trois semaines après, elle me dit « Je pars au Québec. » Donc je lui ai dit « Ok. » Donc on en a fait une opportunité. Et j'ai adoré ce pays. Je reste attaché. Il y avait vraiment cette notion, quand je prenais l'avion et que j'arrivais là-bas, je ne suis pas le même. Pourquoi ? Parce que le Québec t'autorise à être toi. il y a quelque chose de cet ordre c'est à dire que tu n'es pas jugé tu es juste dit, on te dit ah tu fais ça c'est bien, voilà, et ça ça change complètement notre vision nous en France là-bas il y a cette ouverture puis il y a les grands espaces, moi ça m'a toujours beaucoup plu puisque j'ai découvert cet espace immense intérieur, donc l'idée c'était aussi d'aller voir ces espaces immenses extérieurs donc voilà je suis très attaché au Québec mais voilà il y a eu la Chine il y a eu aussi de... d'autres endroits, on revient de chez les Maasai, voilà, il y a tous ces peuples premiers. Moi, ce qui m'intéresse, c'est leur sagesse. Pourquoi ? Parce qu'en fait, ils nous montrent qu'ils n'ont rien, matériellement, et ils sont plus heureux que nous. Et ça, ça m'a toujours marqué, de me dire, mais comment ces gens qui n'ont pas un téléphone, pas un machin, sont dans la joie, sont au quotidien. Moi, j'ai passé une semaine avec les Maasai, j'arrivais, j'avais mal aux zygomatiques, quoi, parce qu'en fait, ils sont en sourire. Et ça n'empêche pas que derrière, ils ont des conditions de vie compliquées. Et eux, ils ont des sagesses. Et moi, c'est d'aller les écouter, écouter leur philosophie de vie. Et tu vois, les Massas, ils sautent. Ils t'accueillent, ils sautent. Et en fait, ils te disent, nous, c'est notre façon de nous élever. Donc, dès qu'ils peuvent, ils chantent et ils sautent. Et c'est tout bête, mais c'est tellement ancré dans leur culture qu'il y a une sagesse magnifique. Il y en a plein. Chaque peuple, chaque contrée. J'ai l'impression que nous en Europe, on a un peu oublié tout ça, on a un peu oublié d'où on vient en fait. Donc moi ce qui m'intéresse c'est d'aller voir un peu et puis de ramener et de voir ce qui me touche moi et ce que je peux appeler... au quotidien. Donc voilà, pour moi c'est cette notion. Moi j'ai rencontré dans le médical des experts, des gens très renommés qui savent tout. Et puis j'ai rencontré les sages des tribus et en fait ils savaient ça, ils savaient déjà tout. Et je me dis mais merde ils ont pas fait d'études, voilà. Mais en fait si ils ont une étude qui est simple, ils ont une étude de la vie. Ils voient la nature, ils voient les étoiles, ils voient l'humain et en fait ils te l'expliquent. Et en fait, eux, leur culture fait qu'il y a encore cette notion de transmission. Nous, on apprend les choses. Là-bas, dans les tribus, on te le transmet. Ça ne veut pas dire que tu n'apprends pas, mais ce n'est pas la même chose, tu vois. Il y a vraiment cette notion que les anciens ont une vision globale, ils ont une vision complète et ils transmettent. Et après, ils laissent faire les jeunes leur expérience, tu vois. Et ça, je trouve que ça manque dans nos sociétés, tu vois, ça manque de rite. Ça manque de rites de passage, ça manque de temps d'apprentissage, et puis ça manque un peu d'humilité. Je t'en parlais, le chef amérindien québécois autochtone avec qui je suis des enseignements, il a été repéré à l'âge de 7 ans, mais il était nommé 50 ans plus tard. Et donc nous aujourd'hui, t'es chef, t'as 30 ans, mais en fait t'as rien vu. Et donc on a oublié un peu cette sagesse dans notre société, et moi je suis pour ça. Personnellement, il n'y a rien de mieux dans ma vie que de m'asseoir à côté d'un sage. Et il n'y a rien d'autre à faire. L'écouter, prendre ce qui est dit, et c'est toujours pertinent. Et c'est ça qui me plaît, c'est-à-dire que nous on sait plein de choses, est-ce que ça nous sert vraiment au quotidien ? J'en sais rien, mais là-bas c'est toujours chirurgical en plus. C'est-à-dire que ça vient te dire au bon moment ce que tu dois entendre. Et ça, c'est la sagesse. Et donc moi je suis fan de la sagesse, j'adore ça. Donc dès que je vois des gens qui ont cette sagesse en eux, dès que je peux je m'assois à côté d'eux. Et l'idée c'est d'amener ça en fait, c'est d'amener ce temps d'écoute en fait. des anciens du monde, parce qu'ils ont aussi un héritage qui est parlé, qui n'est pas écrit forcément, et donc il faut être à côté. Il faut être à côté, et moi ça me passionne.
- Speaker #0
Aujourd'hui, tu parles des Massaïls, un maire indien, tu apprends des choses d'un peu partout dans le monde. Tu mets en application ça dans tes consultations ?
- Speaker #1
En fait, l'idée, déjà, je mets en application en travaillant sur la notion de cercle et en l'introduisant dans notre société. On est en train d'écrire un manifeste, justement, là-dessus. Et puis après, c'est au quotidien, c'est-à-dire que comment faire pour justement, moi c'est mon objectif, d'atteindre un peu ce degré que j'atteindrais peut-être pas, mais en tout cas ce que j'essaye c'est que mes enfants aient aussi cette possibilité de se dire, je leur laisse faire leurs expériences, et puis à un moment on peut aussi s'asseoir et dire, voilà, qu'est-ce que tu as traversé, voilà ma vision moi un peu de chef de famille, de recul. Et ça, on peut l'avoir. On peut l'avoir, il faut l'apprendre, mais c'est extrêmement valorisant parce que les enfants, ils osent. Ils disent « Ah, j'ai tenté ça, j'ai fait ça, je ressens ça, qu'est-ce que tu en penses ? » et on discute. Et là, je me dis, on s'en rapproche. Parce qu'en fait, on crée de la communication, on crée du lien, on crée des gens qui se parlent et on crée des gens qui ont envie, en plus de prendre ce temps, d'écouter l'autre. Donc l'idée, c'est bien sûr de ne pas dire aux autres de le faire, mais de l'incarner, de le faire pleinement Donc c'est ce qu'on essaye de faire.
- Speaker #0
J'ai envie de... Je ne sais pas si tu as envie d'aller, mais sur tout ce qui peut être spirituel. Moi, c'est un monde qui parle parce que je suis entouré depuis des années de coupeurs de feu, de magnétiseurs, de chamanes. Et je sais que j'ai refoulé ça pendant des années. Et aujourd'hui, plus je joue mon cœur, en fait, et plus il se passe de choses au niveau de mes mains, et plus j'ai des perceptions au niveau de mes sens, et je vois et je sens des choses différentes, on va dire. Et j'aimerais savoir si toi, tu as... Tu sens des choses, tu vois des choses, tu entends des choses. Ça peut être un peu barré, je suis désolé, mais j'ai envie d'en parler aujourd'hui. Et ma question, c'est, est-ce que quand tu as eu ce déclic, ou avec tes voyages, avec tous les gens que tu accueilles, que tu vois, est-ce que tu as des choses qui se sont déclarées en toi ?
- Speaker #1
Alors moi, elle ne va pas être sur le terme de guérison, comme il y a beaucoup qui s'ouvrent et d'un seul coup, ils posent les mains et il se passe des choses. Moi, ça a été vraiment sur cette notion de présence. Moi, c'est ça que je développe. donc je vais être beaucoup plus à l'écoute je vais sentir des fois les vibrations puis je vais écouter les mots employés le ton et là ça va me permettre d'avoir l'accroche d'accord donc moi je vais personnellement c'est ça que je développe personne après bien entendu que moi aussi j'ai découvert ce monde c'est un monde vaste c'est un monde qui fait peur aussi c'est un monde qui qui des fois manque un peu d'initiation aussi, parce que... Pour moi, c'est un monde sacré et on y va des fois un peu pour le fun ou parce qu'on a envie de sensationnel. Donc c'est pour ça que j'ai aimé, je suis allé à la rencontre, je continue, mais je le fais maintenant avec une autre vision, qui est beaucoup plus de ce qui m'intéresse, c'est ok, il y a ça, mais je pose toujours la question, qu'est-ce qu'on en fait ? Et moi, je vais aller vers ceux qui disent, ok, ça, on peut le mettre dans notre quotidien. Et si bien entendu il y a du magnétisme, bah... tant mieux c'est pas ça mais c'est plus les gens qui vont avoir des contacts avec des choses ou qui vont se connecter à toi et qui vont lire quelque chose en toi je me suis toujours posé la question est ce que c'est pas trop des fois trop sauvage trop direct quand on donne une info que tu ne sais pas voilà voilà donc moi je me suis toujours posé la question de comment on est dans cette juste posture tu vois Et moi, j'ai eu trop de gens, même, ça ne m'a pas plu, des gens qui m'ont dit tout de suite, on ne se connaissait pas, ils me donnaient mes quatre vérités, tu vois. Ça ne veut pas dire que je n'avais pas tort, mais je trouvais ça un peu dur, tu vois. Donc, l'idée, c'est de savoir comment, quand tu as des capacités, comment les utiliser à bon escient. Et le bon escient, c'est un travail parce que tu sais, les énergies, tu en fais ce que tu veux. Moi, j'ai envie de travailler avec ceux qui sont dans justement ce respect, ce discernement, de le faire avec bienveillance, avec la douceur. et puis de travailler avec ces gens-là. C'est pour ça que moi, j'ai dans mes entourages, je peux aussi donner à quelqu'un qui va avoir des brûlures, un magnétiseur, des douleurs qui sont rebelles, un magnétiseur, bien entendu. Mais personnellement, j'aimerais bien, moi, je vais plus dans mes gens de confiance, ma petite équipe. C'est comme ça qu'en tout cas, personnellement, je veux travailler.
- Speaker #0
Je voulais te remercier, Baptiste, d'être présent, d'être là. J'ai juste envie de dire aux personnes qui ont envie de vivre quelque chose d'extraordinaire, d'aller en Belgique pour ton congrès, pour votre congrès, toi et Caroline, 10, 11 et 12 octobre, qui se déroulera...
- Speaker #1
Domaine de Dolce, forêt de soigne, c'est comme ça qu'on arrive à le trouver.
- Speaker #0
Je convie beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes à aller à ce congrès, que vous allez sortir de là, je pense, changés, avec une vision complètement différente du monde, et une bienveillance et une ouverture de cœur qui va être bien prise. Je me suis promis un truc il y a quelques mois, enfin une chose il y a quelques mois, c'est de prendre dans les bras les gens qui m'inspirent, les gens que j'aime. Est-ce que tu es d'accord ? Je voulais d'abord te remercier vraiment pour cet échange, et merci, tout simplement.
- Speaker #1
Merci à toi, merci aussi de nous permettre de diffuser ça, parce que c'est important. Ça permet aussi aux gens de dire, je ne suis pas seul. Il y a vraiment cette notion, il est temps de se regrouper, de se retrouver, et de se dire, si ça vibre, si c'est ok, on n'est pas seul. on peut venir. Et les gens disent, ah oui, ça y est, moi, c'est ça que j'ai vu au sommet, c'est, ah oui, on parle la même langue, on parle la même langue du cœur. Et donc là, il y a quelque chose qui est magnifique et on ne veut pas faire autrement. Et ça sera aussi tout l'enjeu, ça va être de garder cet ADN. Parce que ce n'est pas facile après, quand tu as quelque chose qui marche et qui, voilà. Et tout notre rôle à nous, avec Caroline et d'autres, c'est de garder ces valeurs. Et ces valeurs, c'est toujours... revenir à l'humain, l'acceptation de tout est possible, et puis d'être dans cette bienveillance, cet accueil, cette écoute, et de l'incarner.
- Speaker #0
Je peux te faire un câlin ? Allez.
- Speaker #1
Allez,
- Speaker #0
feu !