- Speaker #0
Bonjour Jérémy, merci d'être là.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci d'avoir pris ce temps pour être avec nous. On s'est rencontrés via une formation en ligne et on a sympathisé. Je t'ai proposé d'être là pour ce premier podcast, on va dire, que je crée avec Alex. Et aujourd'hui j'aimerais juste que tu te présentes sur qui tu es, ce que tu fais.
- Speaker #1
Merci Mika, merci à toi de pouvoir me donner cette opportunité d'échanger avec toi et d'être dans ton podcast. C'est un immense plaisir.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Parce que du coup j'ai un sens aussi de pouvoir partager mon expérience et puis comme est le but de ton podcast c'est de toucher quelqu'un. Donc moi ça donne sens à partir de ce moment là. Du coup moi c'est Jérémy, Riverhole du coup, YasuoCostroger.
- Speaker #0
D'ailleurs pourquoi ?
- Speaker #1
Cold Stronger, pourquoi ? Il fallait que je définisse un peu ma personnalité. Ok. Et du coup, cold parce que j'adore le froid, finalement.
- Speaker #0
Tant que ça ?
- Speaker #1
Parce que je m'immerge. Pas tant que ça, finalement, mais c'est plus le dépassement de soi que j'adore. Et stronger, c'est la force. Ok. Donc ça, c'est la force du mental, la force du corps, la force de l'esprit, donc voilà.
- Speaker #0
Et le froid t'apporte tout ça ? Et entre autres,
- Speaker #1
oui. C'est plus la force du mental, ouais. Ok. Le froid m'apporte plus la force du mental, et le stronger, c'est plus... puis Force intérieure, mentalité dans la vie de tous les jours, ça peut être aussi dans les compétitions, sportifs aussi. Donc c'est plus ça, après il y a le soleil, le flocon, un peu tout ce que j'aime, la nature, les montagnes. Donc voilà, je me sens en parfaite harmonie avec.
- Speaker #0
Tu parles de beaucoup de sport et ça se voit. Aujourd'hui, quel est ton parcours sportif ?
- Speaker #1
Mon parcours sportif, du coup j'ai fait des études de sport, j'ai fait STAPS. Je suis allé en spécialité musculation Où j'ai fait beaucoup d'haltérophilie De force athlétique Donc j'avais un bon niveau Je me suis pas mal envoyé Parce que du coup comme je fais les choses à 100% Surtout que le sport j'adore Pour moi ça montre une confiance en soi Un dépassement de soi C'est plus cet aspect de dépassement de soi De progresser aussi que j'adore Physique et mental le dépassement ? Ouais physique et mental
- Speaker #0
T'arrives à allier les deux ?
- Speaker #1
Complètement Complètement parce que si tu dis Ah t'es pas capable C'est sûr qu'il n'y arrivera pas La barre elle ne va pas se soulever toute seule Le mental il faut qu'il soit en force athlétique Du coup j'ai fait Mes plus belles performances étaient au soulever de terre 215 kilos j'ai soulevé 3 fois mon poids, j'ai fait 70 kilos En squat 150 kilos, en bench 97,5 Après j'avais fait altérophilie aussi A côté de ça, je m'étais qualifié au championnat du monde Mais je te dirais pourquoi J'ai pas fait les championnats Non pas le championnat du monde, non Universitaire d'altérophilie en France Et pourquoi plus tard j'ai pas Je l'ai pas fait, je pense que c'est la loi de l'attraction.
- Speaker #0
Ok, on va rentrer sur un autre monde après.
- Speaker #1
Du coup je faisais des arrachés en fente. Tu sais, des arrachés à l'ancienne. Tu passes pas en flexion, en squat.
- Speaker #0
Ok, non je vois pas en fait.
- Speaker #1
Mais tu passes, tu soulèves la barre, et en même temps, tu passes dessous la barre, et tu passes en position de fente.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça c'était les arrachés, l'haltérophilie à l'époque. C'était le plus dur. Du coup moi j'adore me démarquer, j'adore sortir un peu du commun. En fait ce que j'adore c'est faire les choses dures Un peu dures que la normale
- Speaker #0
Même dans tes posts, tu n'es pas comme tout le monde Tu amènes des choses complètement différentes Et tu te démarques bien par rapport à ce que tu postes Oui,
- Speaker #1
complètement Parce que j'ai l'impression qu'aujourd'hui Il n'y a pas qu'une seule voie Il y a plusieurs chemins pour amener au même résultat Et donc je trouve qu'il y a beaucoup de croyances Qui ne sont que sur un schéma Alors qu'il y en a plusieurs finalement Et il faut juste que tu trouves le tien De ton côté,
- Speaker #0
tu l'as trouvé ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, c'est juste s'exprimer pleinement soi-même Ne pas avoir peur du regard des autres Faire ce que tu as envie de faire ... qui te rend heureux finalement, ce qui te donne sens pour toi.
- Speaker #0
Je t'ai connu par rapport à une formation, après j'ai été voir un peu tes réseaux, et il y a un truc qui m'a popé, c'est que tu es parti dans le monde de la force, mais après tu t'es entraîné pour faire le premier trail, je crois qu'il faisait 101 km. Exactement. Et en 6 mois tu t'es entraîné pour arriver. Tout à fait. Et en fait ce qui m'intéresse c'est, qu'est-ce qui t'a fait passer de la force à ce monde qui est complètement différent de trail, de sport d'endurance ? Parce que c'est deux mondes qui sont complètement différents Et quel a été le déclic pour toi ?
- Speaker #1
Le déclic ça a été du coup justement Avant la fin de ma formation de préparateur physique On a fait des tests Test demi-coupeur Donc c'est à fond sur 6 minutes Et j'arrive à fond Je me donne à fond Et je fais 1700 mètres Donc ça fait une VMA de 17 Et je fume toute ma classe J'arrive premier de ma promo J'ai un truc à jouer Alors que rien à voir, c'est de la vitesse et là on parle d'endurance. Je dis, vas-y, je vais vers ça. Et aussi, c'est que j'avais un problème au niveau de mon tendon. À force de faire des squats, mon tendon a une tendinopathie. Donc pour renforcer ce tendon, pour qu'il revienne à la normale. Parce qu'à chaque fois que j'étais en flexion, ça me faisait mal. Le tendon, il faut savoir que c'est le système le plus mal vascularisé du corps. Donc il y a très peu de sang, donc il faut le faire venir le plus possible pour finalement qu'il n'y ait plus de blessures. Donc ça me paraît cohérent de faire de la course, parce que tu fais tout le temps un mouvement. Donc plus il y a de mouvements, plus il y a de la circulation, et plus ça part finalement.
- Speaker #0
Et c'est ça qui t'a amené à faire ton training ?
- Speaker #1
Il y a ces deux choses là. Et après, le fait que... Je suis né aussi dans les Cévennes, autour de la nature, la campagne. Je m'évade beaucoup, j'adore la nature, je remonte les rivières, les randos, j'en fais à fond. Et en fait, c'est plus cet aspect-là. Donc tout ce petit combiné, on va dire, ça m'a amené vers là.
- Speaker #0
Donc tu as pris cette décision-là, tu t'es entraîné pendant six mois. Il y a un truc qui me parle là maintenant, c'est la connexion que tu peux avoir à la nature pendant le sport. Ça veut dire quoi pour toi en fait, cette connexion que tu peux avoir entre toi, ton corps et la nature ? Qu'est-ce qui se passe en fait ?
- Speaker #1
Je me sens pleinement en harmonie. Avec la nature quand je cours, tu vois c'est pas la ville, c'est pas les bâtiments, c'est des arbres, ils sont tous différents. L'odeur, la fraîcheur, en fait c'est tout ça, tu te sens bien et tu découvres. C'est surtout l'exploration, tu découvres de nouveaux aspects, de la montagne, de nouveaux paysages, de moi aussi.
- Speaker #0
T'es en communion avec la nature quand tu vas courir dans ces moments-là ? Complètement,
- Speaker #1
complètement je me sens bien.
- Speaker #0
Tu te sens apaisé ?
- Speaker #1
Je pense à rien. Tu cours, ça fait du bien. Et puis, même, tu as des idées aussi. Tu es créatif,
- Speaker #0
parfois.
- Speaker #1
J'ai des idées qui arrivent.
- Speaker #0
Trop bien. Ça rejoint un peu les entrées dans les eaux froides que tu fais ?
- Speaker #1
L'eau froide, c'est plus l'aspect mental. Accepter la douleur. Gérer.
- Speaker #0
Comment tu arrives à...
- Speaker #1
Quand tu entres dans l'eau froide, 4 degrés...
- Speaker #0
Qu'est-ce qui se passe, en fait ?
- Speaker #1
C'est des piqûres de partout qui rentrent. Des aiguilles du diamant qui rentrent de partout dans toi. C'est horrible. Ah, mais c'est horrible ! Ça donne vraiment pas envie. Mais ça c'est pendant une certaine, on va dire entre 0 et 2 minutes, ça dépend de chacun. C'est le temps que tu vas sécréter certaines hormones qui vont te permettre d'accepter la douleur. Mais il faut le gérer ça, donc tu peux le gérer par la respiration aussi.
- Speaker #0
Tu fais quoi comme respiration ?
- Speaker #1
Je fais la respiration Wim Hof juste avant. Elle t'apporte quoi ? Avant je la faisais, maintenant je trouve que j'en ai pas forcément besoin. J'arrive plus à le gérer en y rentrant directement.
- Speaker #0
Tu rentres directement dans l'eau ?
- Speaker #1
J'y rentre directement.
- Speaker #0
Et quand tu faisais la respiration Wim Hof, qu'est-ce qu'elle t'apportait en fait ?
- Speaker #1
Justement, ça m'apportait plus de... J'étais plus détendu, plus apaisé. Je pouvais y aller pleinement aussi. Tu es plus connecté avec toi-même aussi. Avec ton corps, ta respiration. Tu es moins crispé, tu ne penses à rien.
- Speaker #0
En fait, si j'arrive à comprendre, le sport, ça t'aide à rentrer en communion avec la nature. Ça t'aide à te ressourcer. Ça t'aide à être pleinement toi. Et à être beaucoup plus créatif. Et à trouver même des réponses. par rapport à ta vie privée, par rapport à ta vie amoureuse, amicale, ta vie pro. Partout. Ça t'aide à...
- Speaker #1
J'ai l'impression que ça m'oxygène l'esprit. Quand tu cours, après aussi tu te dépasses un petit peu. Et ça fait du bien, tu vois. Enfin, c'est aussi les hormones, tu sais. Tu sécrètes de la dopamine, ça te fait du bien. T'es fier de toi aussi. Ouais. Et le mouvement, c'est la vie. Donc, moi, j'y vais dans ça.
- Speaker #0
Complètement. J'ai fait pas mal de sports. J'en fais un peu moins depuis quelques temps. et à certains moments j'étais un peu content Il y a quelques temps en arrière, pour moi personnellement, j'avais une communion entre mon corps et mon esprit. C'est-à-dire que j'avais une sorte de plénitude à arriver à un stade. Je me donne un objectif de courir 10 km. Et après ces 10 km, quand j'arrive aux 10 km, je me dis non, je peux courir un kilomètre de plus. Et à certains moments, il y a une sorte de connexion qui se fait entre le corps et l'esprit. Et c'est comme si tout faisait qu'un, tout était en connexion. Est-ce que ça t'arrive ça ? C'est une sorte de plénitude en fait. Tu cours, tu cours, tu cours. un peu comme si...
- Speaker #1
comme si tu ne pouvais plus t'arrêter complètement tu es bien tu es tranquille tu ne vois pas le temps passer ouais c'est ça tu ne vois pas le temps passer et honnêtement je te dis je regarde très peu mon portable je cours je cours je me dis là j'ai fait ma boucle je me fixe un petit objectif je me dis là je peux aller un peu plus loin pareil je n'avais pas forcément vraiment une planif c'était vraiment j'allais pour le kiff j'étais heureux je savais qu'il fallait que je cours donc il fallait un peu de volume musculaire ça c'est sûr je ne vais pas y aller comme ça Qu'est-ce que...
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amené à courir en sandales ? Qui c'est qui court en sandales aujourd'hui ?
- Speaker #1
Toujours toi. Ouais, mais de base, les êtres humains à l'époque, ils faisaient comment ?
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi, mais aujourd'hui...
- Speaker #1
Ils avaient pas toutes ces baskets, toute cette facilité. Les romains, ils faisaient des kilomètres. Les africains, ils ont pas de chaussures. Ils courent, ils marchent. Là, c'est notre société, c'est le capitalisme qui veut... J'ai l'impression que des fois, on est un peu dans ce schéma. Il faut avoir la meilleure paire de chaussures pour être le meilleur. Non ! Tu sais j'ai fait mon 301 km avec des chaussures qui étaient mais... Genre lisses dessous. Et de base, mon 101 km, je voulais le faire en sandales. Après, je me suis dit non, quand même pas. Il faut beaucoup plus d'adaptation. Et après, il y a mes amis aussi qui m'ont dit, il faut se calmer. Votre planterre est beaucoup plus construite. Les sandales, c'est vrai qu'au début du coup j'ai pas respecté cette notion de progressivité avec les sandales. J'ai eu pas mal de douleurs aussi au niveau du pied.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je pourrais pas trop comment te l'expliquer mais tu vois, à un moment sur les descentes je suis allé un peu trop vite et j'ai eu des douleurs pendant deux semaines sur un pied tu vois. Genre limite j'avais du mal à poser le pied tu vois. Une fois que c'est passé, l'autre ça m'a fait pareil et après c'est passé. Deux semaines, deux semaines, deux semaines, plus rien. Je crois que mon pied, ma morphologie a complètement changé. De toute façon c'était... plus les mêmes appuis. Forcément, tes appuis sont plus médio-pieds ou pointe de pied. Tu dois faire tout le temps attention. L'avantage des sandales, c'est que tu as une prise de conscience de chaque pas. Tu ne vois pas comment on traille ou tu vas te prendre des cailloux de partout, des bâtons. Là, tu te désexploses les pieds. Donc ça, c'est un avantage aussi.
- Speaker #0
En fait, ce que tu veux dire, c'est que tu couvres ces sandales-là et tu sens en fait ce qui se passe sous ton pied ?
- Speaker #1
Il faut savoir qu'il y a un cuivre dessous. Et le cuivre te permet de te connecter à la terre. Pleine énergie, pleine conscience de la beauté ça te redonne encore plus d'énergie parce que du coup la basket ça t'isole le pied donc t'es pas connecté donc les sandales ça a été un inconfort mais dur tu vois déjà il fait froid donc les pieds t'as froid tu les sens peu ça fait mal mais après tu le fais petit à petit le plus important c'est petit à petit et
- Speaker #0
après ça le fait finalement il y a un aspect spirituel dans tout ce que tu fais au niveau du sport la connexion avec la nature tu te sens à cette ouverture là ?
- Speaker #1
ouais complètement enfin pas tout le temps je pense inconsciemment finalement En fait c'est ce qui porte sens, cohérence finalement. C'est plus dans ce sens là.
- Speaker #0
Ça t'aide à voir la vie différemment au quotidien ?
- Speaker #1
Je pense que j'ai pas la même vision que certains, c'est sûr. Que la normale.
- Speaker #0
C'est sûr. C'est-à-dire ?
- Speaker #1
J'ai plus une vision minimaliste. Minimaliste. Minimaliste. Minimaliste. Tu vois, tout le temps on est recouvert aussi, tu vois. Non, le corps il est fait pour se réchauffer aussi. En fait il faut le stimuler le corps. Si on est tout le temps dans le confort, t'es faible. Si t'es dans l'inconfort, tu deviens plus fort.
- Speaker #0
Tu cours torse nu même. Tu cours le matin, tôt, tu cours en sandale, tu cours en short, torse nu, dans le froid, tu fais 10 km, 20 km, et après tu vas te baigner à la maison froide ?
- Speaker #1
Pas après, mais ça m'arrive, ça m'est déjà arrivé juste après. Parce que je me sens fort quand je fais ça. Je me sens putain, je suis un surhumain.
- Speaker #0
J'y vais.
- Speaker #1
Et quand tu te sens fort, tu te sens beaucoup plus confiant aussi.
- Speaker #0
Et j'ai une question qui m'arrive, c'est que tu... Pour moi, tu forces vraiment sur ton corps, tu demandes beaucoup. Est-ce que tu as des phases en fait, parce que la vie c'est une vague, tu peux être au milieu. Donc tu forces beaucoup sur ton corps. Et est-ce que tu as des moments où tu as vraiment des moments de fatigue, où tu ressens que tu as trop forcé en fait ? Et qu'est-ce que tu peux mettre en place pour prendre soin de toi dans ces moments qui sont, on va dire, fragiles, pour pouvoir après revenir tout doucement dans ces moments qui sont plus hauts ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. C'est pas forcément... C'est sûr que quand t'as des moments de down, il faut se reposer. Et moi, le repos, c'était plus les eaux froides. C'est dur à dire, mais c'était un moment pour moi, finalement. Tu sais, quand t'as beaucoup de pensées, c'est dur, ça tourmente de partout. L'eau froide, ça me permettait... Enfin, à la rivière, bien sûr, pas à la douche. Ça n'a rien à voir. Mais à la rivière, je me suis reconnecté et porté ma conscience à dire à l'univers je reprends l'énergie grâce à ça. Donc j'étais connecté. Donc tu vois, c'est dur les premières minutes. Et après, tu prends un peu plus de plaisir. Tu te sens bien dans l'eau. C'est dur mentalement, mais ça fait du bien. Tu reprends de l'énergie. Et après, tu es vigorifié. Tu as plein d'énergie. Tu as envie de croquer la vie à pleines dents.
- Speaker #0
Donc on a toujours cette connexion quand même. Tu es toujours en connexion avec la nature.
- Speaker #1
Né dans la nature, je finirais dans la nature.
- Speaker #0
Il y a un autre truc aussi qui m'a... La nage dans les eaux froides à Meugeve. Ah oui. Tu t'es entraîné très peu, je crois. Oui, c'est ça. En un très court temps. Raconte-nous ton expérience.
- Speaker #1
Ceci c'est grâce à ma compagne. Ma pratique c'est vraiment de s'immerger dans l'eau, un peu comme Wim Hof, et en restatique. On prend pleinement conscience, on prend tous les bénéfices qu'il y a à apporter des eaux froides et sur l'esprit de se concentrer. Ma compagne faisait de la nage en eau froide, complètement rien à voir. Du coup c'est du sport dans l'eau froide. J'ai toujours dit que je voulais me mettre à la natation. Donc j'avais dit à ma compagne, elle m'a dit, ben là, t'as l'opportunité de faire combiner l'eau froide et la nage. Elle m'a dit, ça te dit de faire ma discipline ? J'arrive sautant dans ce truc de fou, carrément. Dans six mois, il peut y avoir un championnat. Il faut que tu essaies de faire des petits temps pour te qualifier. Donc j'ai fait des petits temps, c'est passé. Et après, on est sauté à Meugeve, du coup, dans une Ausha 4 degrés. Ce qui était le plus fascinant, c'était qu'elle n'était pas si froide que ça.
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce que quand même, 4 degrés, c'est froid.
- Speaker #1
4 degrés, c'est super froid. Mais du coup, je m'étais inscrit au 50 mètres brasse, 100 mètres crawl, 50 crawl, et un relais 50 mètres brasse. En équipe, du coup, on était 4. Toutes catégories confondues. Et tellement... J'étais dans la discipline, j'ai toujours cette vision un peu pas compétiteur, mais quand je fais quelque chose, je le fais à fond. Et donc au 50 mètres crawl, c'est ma première discipline, donc j'avais lu les règles, il y avait 12 pages, j'ai tout lu, je savais exactement tout ce qu'il fallait faire. J'étais tellement focus, déterminé, donc arrivé devant la piscine, donc il y a un petit start on va dire. Les annonces c'est déshabillez-vous, rentrez dans l'eau et après top départ. Moi j'étais tellement focus, j'y vais direct, premier à l'eau, première victoire. Et donc il commence à peine à parler que je me déshabille et je vais direct dans l'eau. Et du coup je me suis fait rejeter quoi. Il dit non non non il faut juste se déshabiller pour remonter.
- Speaker #0
T'étais en plein dedans, en fond dedans.
- Speaker #1
J'étais tellement focus et quand j'en parle avec ma compagne elle rigole encore. Mais du coup j'ai pas été disqualifié vu que c'était la première nage donc ils ont été gentils mais... Franchement, pour l'avoir vécu ce truc, l'adrénaline a pris le dessus sur l'eau froide. C'est un truc de dingue. Enfin, tu le sens l'eau froide parce que t'as pas les mêmes appuis, mais c'était des moments exceptionnels.
- Speaker #0
Et il me semble même que t'as eu une médaille.
- Speaker #1
J'ai eu une médaille, ouais. Du coup, au relais, 50 mètres Brasse, avec ma compagne en plus, ce qui est dingue, c'est magnifique. On a fini vice-champion de France, du coup, en relais, 50 mètres Brasse. Avec deux autres personnes aussi également, deux garçons, deux femmes. Et c'était une super expérience. J'y croyais pas. 6 mois de préparation, je m'entraînais 2 fois par semaine de natation. Après je fais toujours la salle, je fais toujours ma course. Après j'étais impliqué par contre. Mais j'ai fait mes meilleurs records dans l'eau froide, pour te dire. Tellement l'adrénaline, la compétition, ça te donne envie. Il y avait aussi ma famille, mes parents, c'était derrière moi, ma compagne, donc en fait t'as tous les facteurs qui sont avec toi aussi. Et puis c'est des moments exceptionnels, c'est des souvenirs.
- Speaker #0
c'est gravé est-ce que tu as eu des moments qui étaient compliqués pour toi dans ta vie ? ouais bien sûr que t'as envie de partager en fait ?
- Speaker #1
complètement ouais ouais je pense quand j'étais plus petit plus vers mes ouais quand j'étais petit toute ma jeunesse on va dire jusqu'à mes 15 ans on va dire là où j'ai pris conscience de revenir plus fort, plus confiant donc j'étais dyslexique j'étais maigre, je faisais du rugby je me faisais casse en deux Et à chaque fois je me faisais pas insulter Mais on va dire on me faisait certaines reproches Par rapport à mon physique Donc là je me suis mis à la salle de sport Donc là ça a été tu vois Après du coup ce qui me manquait c'était plus ma dyslexie Plus mes études finalement Donc après je me donnais tout le temps A fond tu vois je veux réussir Et je pense Et après j'ai loupé mon bac Et je crois que t'as même excellé dans les études Et après j'ai excellé dans les études Mais en fait c'est grâce à cet échec qui a été très dur pour moi Le bac parce que Pourtant je me donnais à fond, même toute l'année j'avais pas forcément de mauvaise note. Et bien j'ai échoué quand même. Et c'est là où cet échec ça a été le plus dur de ma vie je pense, mais le plus beau en même temps. Parce que justement j'avais pris une conscience de moi en même pas quelques instants finalement, et je me suis dit là, à partir de maintenant j'excelle de partout. Et je me disais haut et fort, quand je vais revenir aux études, quand je vais revenir à l'université, je vais être parmi les premiers tu vois. et j'étais dans dans le top 20, top 10, à chaque fois.
- Speaker #0
C'est super intéressant parce que quel a été le déclic à ce moment-là pour toi ?
- Speaker #1
En fait, je ne voulais plus être cette personne où on te regarde avec une forme de culpabilité envers toi. Et c'est dur parce que tu ne veux pas qu'on te donne de l'empathie parce que tu as loupé ça. Alors que tu avais travaillé finalement. Et donc là, je me suis dit, je ne veux plus ça. Je veux travailler, je veux réussir maintenant. Et je veux être plus fort, plus confiant, je ne veux plus me sentir faible finalement.
- Speaker #0
Tu dis bien, je veux travailler, je veux réussir. Et qu'est-ce que tu as mis en place ? Parce qu'on entend tout et tout son contraire dans tout ce qui peut être développement personnel, dans tout ce qu'on peut mettre en place, sur l'attraction, on en a parlé tout à l'heure, sur les pensées positives, sur plein de choses. Ce qui est intéressant, c'est toi aujourd'hui. Et aujourd'hui, qu'est-ce que tu as mis en place pour arriver là où tu es, pour exceller dans tout ce que tu fais, à 100% ?
- Speaker #1
Travailler, c'est les choses les plus importantes finalement. Travailler spécifiquement. Donc tu vois, le trail, tu vas pas courir en ville alors que c'est un trail en montagne. Ça n'a pas de sens finalement.
- Speaker #0
Ce qui m'intéresse en fait, c'est là on revient encore sur le sport, tu vois, mais à l'intérieur de toi, qu'est-ce que... Parce qu'en fait tu avais cette partie où tu as travaillé mais tu n'as pas réussi. À partir de là, tu as eu un déclic et quand Quand on a un déclic, il se passe quelque chose. tu mets en place des choses, tu vois. Tu as des croyances qui commencent à arriver, tu as déjà des croyances limitantes avant. En fait, qu'est-ce qui fait que... Qu'est-ce que tu as mis en place pour enlever ces croyances limitantes, pour pouvoir grandir, pour pouvoir évoluer, pour pouvoir être l'homme que tu es aujourd'hui et l'homme que tu veux être plus tard, quoi. C'est ça qui est super intéressant par rapport à ta vision et qui peut peut-être impacter d'autres personnes aujourd'hui qui vont t'écouter aujourd'hui
- Speaker #1
J'ai travaillé sur moi finalement en fait. J'ai investi sur moi. J'ai lu des livres, j'ai acheté des formations sur les neurosciences, sur le subconscient. Et c'est là où je me suis construit finalement aussi. Et après c'est... En fait j'ai l'impression que je me suis ouvert au monde. Et du coup j'ai eu des échanges, et du coup j'ai appris de chaque échange, qui sont constructifs bien sûr, les blablas qui servent à rien, les popotins. Ça ne m'avancera pas dans ma vie, et surtout dans mon développement, tu vois. Donc, je pense que je me suis ouvert aussi à ça, à travailler cet aspect de moi, le mental, le corps, les bandes d'échange. Donc, c'est plus cet aspect-là, je pense.
- Speaker #0
Là, tu viens juste de dire à travailler sur le mental. Qu'est-ce que tu as mis en place au niveau du mental ? Parce qu'on parle beaucoup de rituels, on parle de pensée positive, on parle de méditation, de prise de conscience. On parle de plein de choses qui sont complètement différentes. Concrètement, toi, qu'est-ce que tu as mis en place à cette époque-là ?
- Speaker #1
Mes habitudes. Le matin, qu'est-ce que tu fais au réveil ? Le matin, je me réveille. Je ne suis pas sur mon téléphone. Ou je lis. Ou je fais de la mobilité.
- Speaker #0
Tu lis quoi, par exemple ? Aujourd'hui, qu'est-ce que tu lis ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, ce que je lis, c'est Joe Disponza. C'est le pouvoir extraordinaire de réaliser ses rêves. Il me semble. C'est encore sur une neurosciences, sur la méditation. Mais le livre qui m'a le plus ouvert, c'est La loi de l'attraction. La loi pour vivre selon la loi de l'attraction. C'est le meilleur livre.
- Speaker #0
Ton meilleur livre pour toi ?
- Speaker #1
C'est mon meilleur livre. En fait, c'est se poser les bonnes questions. Ce que tu veux faire dans la vie, le sens que tu lui donnes, tes points forts, tes points faibles à améliorer. En fait, c'est ça. C'est le travail sur soi-même. C'est là où je me suis construit, on va dire.
- Speaker #0
Tu parlais à l'instant de prendre une douche froide. Qu'est-ce que tu as mis en place à cette époque-là, quand tu as eu ce déclic-là ?
- Speaker #1
Mon petit planning de la journée, ce que je veux faire. Je réalise tout ce qu'il y a sur cette liste. Et après, ma routine du soir. aussi donc en fait tu vois c'est des bonnes habitudes aussi et après tu vois dans la journée aussi il y avait des petites choses de dépassement tu vois donc à cette époque c'est là où j'ai fait les bains froids aussi j'ai expérimenté tu vois je me suis dit je vais essayer d'aller au moins une fois par mois à la rivière en maillot toute l'année donc c'est juste changer certaines habitudes mais bonnes pour toi tu vois c'est pas juste regarder la télé tu vois c'est vraiment... Tu travailles sur toi-même, tu te challenges. Moi c'est plus le dépassement de soi qui m'a attiré dans ces mains froides.
- Speaker #0
T'es un explorateur en fait de toi, est-ce que je peux dire ça ? Un explorateur de tout ce qui t'entoure avec la nature, la connexion que tu peux avoir avec la nature. Et en fait, en alliant tout ça, t'arrives à trouver un sens sur ta vie, ce que tu veux faire, le loin que tu veux devenir.
- Speaker #1
C'est ça. Tu vois, l'eau froide et le travail, tu vois, je veux montrer qu'on sous-estime les capacités du corps humain. C'est croyance. On peut faire des choses mais énormes. Il faut juste être ouvert, il faut être confiant aussi, il faut y croire en soi. Le corps humain il est encore en vie, ça fait des millions d'années, il est là, c'est pas pour rien. Donc je trouve aujourd'hui dans notre société, il y a beaucoup trop de personnes qui ont ces croyances limitantes, qui peuvent pas y arriver, alors que si ils peuvent y arriver, t'as juste à changer le off en on, tu vois. Et tu peux faire réaliser des trucs incroyables, tu vois. Et c'est pour ça que je réalise des trails comme ça aussi. Je pense que c'est de 0 à 100 km. C'est pour prouver le mental, la force d'y arriver, parce que tu y crois. Tu mets les actions nécessaires en place, mais à aucun moment j'ai mis le doute en place. Tu vois, je fais les actions nécessaires, tu vas à 100%, tu échoues, c'est pas grave. T'as essayé, c'est ça le plus beau, c'est d'avoir essayé. Tu vois, c'est un échec, t'apprends dessus. Et après tu fais mieux.
- Speaker #0
Tu visualises beaucoup.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
beaucoup ouais. Explique-nous un peu comment tu fais ça, comment tu visualises.
- Speaker #1
C'est plus de la visualisation guidée. Tu vois avec les formations sur le subconscient ça m'a énormément aidé Mais ouais tu visualises toi réussir, ton parcours, ce que tu veux faire Tu vois et ça ça m'a beaucoup aidé Moi je me voyais que finir au bout J'avais aucun doute, je savais que j'allais finir au bout Enfin le but c'était de finir les 101 kilomètres Peu importe comment j'allais arriver, je le finis Et après j'avais mis des intentions sur chaque ravitaillement Tu sais t'as des points où tu peux te reposer, tu peux manger, tu peux boire Donc à peu près tous les 17, 20 kilomètres, ça dépend. C'était ma compagne qui m'avait dit, mais là où tu peux jouer dessus encore, c'est à chaque ravitaillement, tu mets une intention. Pour qui tu le fais, ça peut être pour la vie, pour ta maman. Donc tu vois, moi à la fin, je dis, c'est pour moi. Je le fais pour moi. Après, tu vois, le 80 kilomètres, peut-être c'était pour ma chérie. Tu vois, ça te donne une source de motivation en plus.
- Speaker #0
Ok, je comprends.
- Speaker #1
Et ça, c'est encore plus fort.
- Speaker #0
Ça, tu l'appliques au quotidien dans ta vie ? Non,
- Speaker #1
je pense pas. Il faudrait que je l'applique.
- Speaker #0
Ok, alors j'aime pas trop ce mot, mais quel conseil tu donnerais, conseil entre parenthèses, parce que j'aime pas trop ce mot, tu donnerais à quelqu'un qui est assis sur son canapé, qui a vraiment envie de faire des choses, mais qui se sent limité, qui a peur, ou qui n'a pas encore le déclic, ou alors qui a le déclic, mais qui a pas l'élan de faire quelque chose, qu'est-ce que tu pourrais lui donner comme conseil ?
- Speaker #1
Je pense qu'il faut qu'il... qui demande à quelqu'un, il faut qu'il se fasse accompagner, tu vois. Moi, je me suis formé à côté, pour justement enlever ces croyances limitantes sur le corps, sur ce que tu es capable de faire et ce que tu n'es pas capable de faire. Tu es capable de tout faire. Le corps est capable de tout faire. Donc juste faire des petites habitudes, sortir de ton confort et faire un petit truc inconfortable. 1% tu vois, ne serait-ce que juste courir 100 mètres. Le deuxième jour, tu cours 200 mètres. Le troisième jour, ainsi de suite. Des petites habitudes. Tu vois, c'est ces habitudes-là finalement. Mais comme on avait vu dans la formation, c'est surtout les trois jours d'habitude les plus importantes à tenir. Donc c'est plus ça. Je conseillerais plus ce type-là et croire en soi. Se remanier un peu les victoires passées également.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Justement parce que ça va entraîner plus de confiance en toi. Donc plus ça. Et repartir de ce pas. Mais il ne faut pas remanier forcément aussi le passé. Le passé, c'est passé. Il faut avancer maintenant. Il faut que tu ailles dans le bon sens maintenant. Il faut que tu avances, il faut que tu ailles gravir cette montagne. Mais il faut que ça commence par un point. Et du coup, ton point, tu dois le trouver toi-même. Donc tu dois investir sur toi.
- Speaker #0
Ok, merci. D'oublier le passé, je suis complètement d'accord. C'est le passé, c'est le passé, il faut avancer. Et là, je suis carrément d'accord avec toi. Mais est-ce que même quand tu cours, est-ce que tu es vraiment dans l'instant présent ? Tu ne penses pas au passé, tu es vraiment là en fait. Tu arrives à... Est-ce que tu crois en ça ?
- Speaker #1
Vivre dans le moment présent, tu apprécies mieux les choses finalement. Tu ne penses à rien, tu penses au moment. C'est un peu remanier tous ces sens du corps. Là il fait froid sur les pores de la peau, tu sens que s'il fait froid ça fait du bien quand même. C'est une prise de conscience finalement. C'est être conscient de chaque fait, geste, tu respires. Là je regarde, j'ai quatre membres, j'ai le sourire, j'ai la banane, c'est bon. Je suis en bonne santé, je ne sais pas me plaindre. Je pense qu'on se plaint beaucoup aussi. Donc cours, va, la vie elle est belle, il faut explorer, il faut découvrir, il faut se challenger aussi. Moi je suis fan de dépassement de soi. Affronter ses peurs tu vois, c'est en affrontant ses peurs qu'on devient plus fort.
- Speaker #0
Comment tu dépasses ces peurs là ? T'as une peur qui arrive et en fait qu'est-ce qui fait que tu dépasses cette peur là ?
- Speaker #1
J'ai plus de peur maintenant aujourd'hui je te dirais. C'est marrant mais c'est...
- Speaker #0
Alors là il faut que tu me donnes ton remède parce que ça je veux savoir.
- Speaker #1
J'affronte mes peurs, j'affronte constamment mes peurs. Tu vois donc l'année dernière j'ai fait un saut à l'élastique. C'était une grande peur pour moi mais il faut l'affronter et je deviens plus fort.
- Speaker #0
T'as sauté de combien ?
- Speaker #1
60 mètres. C'était pas mal tu vois, mais finalement j'avais pas peur. Tu vois j'y suis allé, t'es focus, tu regardes devant toi, tu regardes pas en prof. Tu vois il m'a dit pousse sur les jambes, j'ai direct poussé, tu vois j'ai pas réfléchi. Et tu vas, tu fais le saut de l'ange. En fait il faut pas penser, il faut agir.
- Speaker #0
La mise en mouvement.
- Speaker #1
Ouais c'est ça.
- Speaker #0
On rencontre des personnes qui sont hyper intéressantes et très inspirantes dont on est aujourd'hui. Et il y a un truc qui nous a sorti, en fait je vais revenir sur l'instant présent. et c'est vraiment un truc qui me fait réfléchir aujourd'hui c'est est-ce qu'il y a vraiment de moments présents c'est à dire que Là on est là présent mais on est déjà dans le futur. Tu vois ce que je veux dire ? Et est-ce que ça te parle ça ? Est-ce qu'on est vraiment dans un... On est tous en train de parler de prise de conscience sur l'instant présent et cette phrase elle me fait vraiment réfléchir et j'avais envie de te poser cette question là maintenant parce qu'elle m'arrive. Est-ce qu'on est vraiment dans le moment présent là maintenant ? Parce que là on est là tout de suite là maintenant dans la seconde mais je suis déjà en train de penser à ce que je vais te poser comme question ou alors tu es déjà en train de penser à ce que il va se passer. Tu vois ce que je veux dire ? Est-ce que tu es d'accord avec ça ou pas ? Ou est-ce que c'est source de réflexion ? Ça peut être source de réflexion pour toi ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Je vois. Mais ça dépend comment tu le perçois aussi. Moi, là, je suis totalement dans le moment présent parce que du coup, tu me poses la question, je te réponds face à un échange constructif. Là, je me sens bien, tu vois. Quand tu te sens bien, tu es peut-être dans le moment présent, je pense. Tu ne réfléchis pas, tu vis le moment, tu parles comme tu as envie. Ça, c'est le plus beau.
- Speaker #0
Ok. Donc, je vais encore réfléchir sur ce que j'ai entendu hier. Mais c'est une bonne réflexion. Quel homme t'as envie de devenir ? Quel homme t'as envie d'être ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question. Ça, il faut que je fasse encore une introspection sur moi-même, encore un peu plus. Mais j'ai envie d'être une personne forte, qui inspire aussi. Pour moi, je me dis, il faut avoir le meilleur mental. Il faut y aller à fond. Va expérimenter, je veux découvrir. Je veux découvrir le plus de choses possibles. Je suis fan de ça. De découvrir, explorer, être ouvert aux opportunités.
- Speaker #0
De remplir l'expérience. De nourrir de tout ça.
- Speaker #1
Ah ouais, moi je suis sauf d'expérience.
- Speaker #0
Surtout dans le monde du sport ou même dans le développement personnel ? Oui. Dans le monde du sport aussi ? Dans tout. Dans tout ? Dans tout,
- Speaker #1
ouais. En fait, je pense que quand t'as une prise de conscience, une ouverture d'esprit, comme ça, t'as envie de prendre de tout, tu vois. Moi c'est de l'humain aussi, j'adore l'humain. Lorsqu'il me dit « Ah, je fais ça, je suis passionné par ça, c'est devenu doux » , tu vois, j'ai pleinement « Waouh » .
- Speaker #0
Pour toi, quel impact a la respiration dans le sport ?
- Speaker #1
C'est un...
- Speaker #0
Pour moi c'est une prise de conscience totale, c'est ne pas se faire... Ouais c'est une prise de conscience, la respiration c'est une prise de conscience. Je pense qu'il n'y a pas assez de personnes qui se disent je respire avec le nez, avec la bouche, avec le poumon, avec le thorax. Ça c'est important. Si tu respires avec le thorax, tu n'utilises même pas ton diaphragme. Ton diaphragme c'est ton muscle respiratoire. Donc tu n'utilises qu'à 70% de ton muscle respiratoire, juste avec le thorax. Alors que si tu respires avec le ventre, à 100%, ça c'est fou. Et puis même tu te sens beaucoup mieux quand tu respires paisiblement. Moi ça m'apaise. Tu actives ton système nerveux parasympathique. Je me sens bien tu vois. Plus tu allonges les expirations, plus tu es conscient, plus tu es détendu. Tu as moins de tension, tu te sens bien.
- Speaker #1
Et quand tu vas courir et quand tu t'entraînes pour les trails, est-ce qu'aujourd'hui tu mets en place cette respiration-là nasale ? Sur l'inspire et l'expire. Ou encore tu respires par la bouche ?
- Speaker #0
Non, totalement. Je respire par la bouche. Mais je me laisse pas emballer. Forcément quand t'es humain, t'es dans l'effort, tu respires avec la bouche parce qu'il a besoin de ton corps. Mais c'est pas des respirations rapides, c'est des respirations lentes. En fait je suis tout le temps calme. Parce que ma compagne quand j'ai fait les 101 km elle m'a dit mais t'es tout le temps calme, c'est fou. Les autres ils arrivent ils sont... Ils en peuvent plus ils sont comme ça... Et moi je parlais normalement. Je pense que c'est la concentration, l'attention, le focus aussi.
- Speaker #1
C'est là où tu trouves ta méditation ?
- Speaker #0
Ouais c'est ça, complètement.
- Speaker #1
Tu passes combien dans les eaux froides ?
- Speaker #0
Je reste... 5, aux alentours de 5-10 minutes.
- Speaker #1
C'est dans ces moments-là où tout s'apaisait ? Pour moi,
- Speaker #0
c'est beaucoup plus puissant que la méditation. Pour moi, c'est là où tu n'es plus concentré, tu ne penses plus à rien. Tu penses à toi, ton corps. Tu te sens bien. C'est là. Pour moi, la méditation, c'est là. C'est le plus profond.
- Speaker #1
Ça veut dire que tu te reconnais pleinement avec ton corps ?
- Speaker #0
Et comme je te dis, ça... C'est là où je refais le gain d'énergie. Après je pratique en amont un peu la respiration aussi. Ça m'arrive quand je sens que j'ai un petit moment de down, hop je respire, ça me fait du bien, je me sens apaisé, je me sens plus d'énergie, je sens que mes réflexions sont beaucoup plus saines aussi. Au niveau de ma carrière, je ne me suis pas encore trouvé. Il faut que je voie, je sais que j'adore le sport. Après j'ai envie d'accompagner aussi, également. Mais des personnes qui le veulent vraiment, qui veulent des résultats, qui veulent une vraie transformation.
- Speaker #1
Dans le monde sportif ou même dans le développement personnel ?
- Speaker #0
Ouais, que ce soit mental et physique en fait. Il faut développer le mental et le corps,
- Speaker #1
c'est le plus important. Tu veux travailler avec des... accompagner des sportifs ?
- Speaker #0
Ouais. Plus de sportifs ? Ouais, plus de sportifs. Mais ça, l'accompagnement, je trouve qu'il faut que tu fasses ton expérimentation aussi de ton côté. Tu vois, c'est pour ça que je fais l'ultra-trial. Moi, j'ai une expérience. Je sais ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont engendré. Après, ça dépend de chaque être. Ils n'ont pas la même psychologie que moi. Chaque être est différent. Donc, c'est ça qui est beau, c'est de s'adapter en permanence.
- Speaker #1
Merci beaucoup parce qu'en fait, on s'est rencontrés sur une formation. On a échangé. Tu as dit oui.
- Speaker #0
Quand même.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, je suis très content d'avoir fait ta connaissance en présentiel. Et je me suis promis de faire quelque chose depuis un certain temps. C'est que... Les gens que j'aime et les gens que je croise, il y a qui me semblent inspirants, qui me font quelque chose à l'intérieur de moi, je les prends dans les bras.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mika, c'est un immense plaisir aussi. C'était un super échange. On se reverra. J'ai adoré. Je pense qu'on se reverra. Ouais, ouais, je pense.