- Speaker #0
Ce podcast est rendu possible par Richmaker, la plateforme que j'ai lancée pour permettre enfin aux marques de monter des partenariats qui fonctionnent, identifier un partenaire stratégique, faire le plein d'idées de partenariats et surtout performer ensemble et collectivement. Si cette vision vous parle, rendez-vous sur richmaker.com et bon épisode ! Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marketing Square. Aujourd'hui, je suis accompagnée de Cécile Bannon qui est coach. spécialisée en transition professionnelle. Elle s'appuie sur la méthodologie du Ikigai et aujourd'hui, elle va nous délivrer les quatre clés pour vaincre la peur du changement. Salut Cécile, re-bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
De nouveau, merci pour ton invitation. Ça me fait un grand plaisir de te parler à toi et à ta communauté. C'est un grand plaisir, vraiment.
- Speaker #0
Plaisir partagé, je le dis aux auditeurs, on leur dit tout. Quand Cécile vient, je n'ai rien à faire en fait. Elle fait les intros, elle se fait ses propres transitions et puis derrière, il y a une conclusion. Et emballer, c'est peser. Donc, c'est un bonheur d'avoir une invitée comme ça. Il n'y a même pas de montage. Donc, si vous êtes podcasteur et que vous avez envie d'inviter Cécile, je vous encourage à le faire. Parce qu'honnêtement, je n'ai rarement vu une invitée comme ça. Du coup, Cécile, on signe notre deuxième épisode ensemble. Et aujourd'hui, on va parler d'une peur qu'on a tous. Alors, il y a la peur de la mort, il y a la peur de la prise de parole en public. Il y a aussi la peur du changement. Je donne un petit exemple, c'est sûr que tu vas me dire, j'en ai des centaines des exemples comme ça. Moi, j'ai déjà passé deux ans dans un poste où j'aurais dû passer que quelques mois. Mais juste, en fait, je m'agrippais au siège. Je me trouvais toutes les excuses de la terre pour ne pas partir. Et j'ai perdu beaucoup de temps, beaucoup d'énergie dans un poste qui n'était pas fait pour moi. Est-ce que c'est quelque chose que tu entends souvent, Cécile ?
- Speaker #1
Eh oui, très souvent, c'est la peur de changer de job. Alors, tu sais, dans ce podcast, moi, j'ai préparé quatre clés pour toi.
- Speaker #0
Et on précise, Cécile, la peur du changement, ça ne va pas être que changer de job. Toi, c'est ta spécialité. On est d'accord que ça s'adresse à toutes les peurs de changement. Ça peut être, par exemple, déménager. Ça peut être changer de statut, changer de partenaire.
- Speaker #1
Soyons fous. Je prendrais quatre recettes, entre guillemets, du moins quatre suggestions pour lutter contre tes peurs. Un, tu prends le contre-pied. Deux, tu détricotes tes croyances limitantes. Parce que tu es bien d'accord, c'est souvent les croyances limitantes qui génèrent la peur. peur derrière. Trois, tu construis un plan d'action. Et quatre, c'est quatre questions magiques, mais je te le dis pas maintenant, je te le dirai à la fin.
- Speaker #0
Mais carrément maintenant, il y a des sommaires dans Marketing Soir, mais quand tu vas partir, les auditeurs ils vont me dire pourquoi est-ce qu'on n'a pas le sommaire dans les autres épisodes. D'accord, on monte en gamme. Très bien.
- Speaker #1
Donc c'est normal. Alors il y a des gens qui te disent, mais changer c'est dangereux. Je dis oui, c'est vrai, mais le contre-pied c'est et ne pas changer. Quel est le risque que tu prends à ne pas changer ? Par exemple, tu parlais d'amour, si tu restes avec un amoureux que tu n'aimes plus, quel est le risque ? Tu pourris ta vie, mais tu pourris aussi la sienne. Se poser la question en contre-pied, en négatif. Changer, c'est dangereux, certes, mais ne pas changer, c'est peut-être aussi dangereux. Exemple, si tu ne changes pas de job et que tu y es mal, par exemple, toi Caroline, tu as perdu deux ans de ta vie. Bon, perdu, c'est un mot un peu excessif, mais tu as pris le risque de t'étioler pendant deux ans. Ça, c'est le risque à ne pas changer. Il y a des gens qui disent, par exemple, si c'est changé de job, moi, j'ai peur de me mettre en risque financier. Mais qui t'a dit que dans ton futur job, tu gagnerais moins d'argent ?
- Speaker #0
C'est exactement ça. C'est l'incertitude souvent. Alors, il y a le risque financier et moi, j'entends aussi beaucoup les CDI à tel point que j'ai l'impression que les CDI, c'est un modèle pervers parce que je me dis, en fait, le CDI, ça tétanise les employeurs et ça les freine à ta progression carriériste. En général, justement, on réfléchit beaucoup avant de te faire sauter les échelons parce qu'on sait que derrière, il y a un fil à la pâte. Côté employé, le CDI, j'ai l'impression que c'est une croyance paralysante parce que du coup, quand tu as un CDI, tu dis, je préfère stagner, mais au moins, mon emploi est garanti. Mais oui, mais tu es plus efficace, tu es plus heureux. Ben oui, mais en fait, là, j'ai un CDI et je ne sais pas si je pourrais retrouver un CDI. Et ça, tu vois, un peu syndrome de Stockholm. Moi, j'avais un super taf bien payé qui ne m'apprenait rien. Mais je me disais, quand tu sais que tout le monde veut ce que tu as et que toi, tu te sens comme un numéro un peu remplaçable facilement, Du coup, tu t'accroches au siège bêtement.
- Speaker #1
Et ça, c'est souvent une croyance aussi. Des gens te disent « tu as un CDI, tu t'en vas » . C'est l'horreur de l'horreur. Mais regarde un mec comme Karim Duval, par exemple. Il a quitté un CDI. Évidemment, il était ingénieur à Haïti. Et maintenant, il est humoriste. Il a pris un super risque. Mais maintenant, il s'éclate. Il fait un job qui lui plaît. La troisième peur, tu sais, ça pourrait être « est-ce que c'est le bon moment ? » . Alors, si c'est changer de job, si tu attends qu'il n'y ait plus la crise, qu'il n'y ait plus d'inflation, qu'il n'y ait plus la guerre en Ukraine, qu'il n'y ait plus le Covid, qu'il n'y ait plus la pénurie de je ne sais pas quoi, je ne sais pas quoi, mais mon chéri, tu ne te changes jamais. Pendant ce temps, le temps passe, le train est passé, et toi, tu n'es pas monté dedans, parce que tu dis, ce n'est pas le moment, tu te paralyses. Moi, je dis, le bon moment, c'est quand toi, tu le sens à l'intérieur de toi. C'est quand tu en as la conviction intime. Alors, fais-le, et c'est tout. Alors, il y a une troisième peur, peut-être qu'on pourrait parler, c'est un bel exemple. C'est quelque chose qui peut servir à des tas de gens. C'est l'histoire d'un graphiste. qui est venue me voir en me disant « Tu sais Cécile, chaque fois que je reçois une commande, je suis mort de peur. Je me dis « Je ne vais pas y arriver, je ne serai pas au top. » Et cette peur me terrorise. Et alors, que se passe-t-il après ? Je me mobilise tellement, je fais du bon boulot, tellement j'ai peur de ne pas y arriver, que je suis focus, je me concentre et je développe ma créativité et je fais un projet magnifique. La preuve, c'est que mon client, il me reconnaît. Non seulement il me dit « ok, je vous félicite » , mais en plus il me recommande. Alors tu vois cette perle-là, finalement, ce n'est pas ton ennemi, mais change de lunettes et considère que c'est plutôt ton moteur, c'est plutôt ton ami. C'est grâce à ta peur que tu arrives à mobiliser toutes tes ressources pour donner le meilleur de toi, pour donner cours à ta créativité. Change la croyance « je ne suis pas capable, je n'y arriverai pas » j'y arrive d'habitude, pourquoi je n'y arriverai pas cette fois-ci ? » Et là, ça me fait la transition pour passer aux croyances. D'une croyance limitante, tu peux en faire une croyance dopante, une croyance positive. Les croyances, tu sais, c'est des convictions que l'on a soi-même. Je ne sais pas prospecter, je n'ai jamais su parler de moi. Tu vois que cette croyance, si jamais elle devient certitude, elle peut même devenir une servitude. Si tu dis « je suis convaincue » , que je ne sais pas parler de moi. Mais alors, le jour où tu es face à un client, ou alors le jour où tu es face à un recruteur, tu imagines la bérésina, la catastrophe, tu ne parles effectivement pas de toi. C'est une servitude. Si un freelance dit « j'ai horreur de la prospection, je ne sais pas prospecter, c'est horrible de prospecter » , le jour où il est face, comment il va développer son business ? Prendre conscience, d'abord repérer ses croyances, repérer à quel point. Elles peuvent être désagréables et nocives pour nous en prendre conscience et commencer à essayer de les remplacer par une croyance positive. Alors, j'ai un petit exercice à te proposer. Tu vois, par exemple, tu dis « je ne sais pas me présenter, je ne sais pas parler de moi » . Première question, est-ce que c'est vrai ? Deuxième question, est-ce que c'est vraiment vrai ? Tu vois, là, c'est pour commencer à te mettre le doute. Troisième question, quand est-ce que c'est arrivé la dernière fois ? Et là, peut-être que tu es mal. tu ne te rappelles plus, puisque justement, tu ne le fais pas. Mais peut-être tu peux continuer en disant, est-ce qu'une fois je suis arrivée à bien me présenter ? Et là, tu ramènes quelque chose de positif dans ta tête et tu vas commencer à inverser ta croyance. Comme pour le graphiste, le fait qu'il ait très peur, finalement, ça le galvanise.
- Speaker #0
J'adore, j'adore ce petit exercice. Donc, pour récapituler, pour tous ceux qui sont en train… de prendre des notes comme des maniaques, je les imagine, parce qu'ils me le disent tout le temps, ils me disent « Mais Marketing Square, on ne peut pas faire autre chose en écoutant le podcast, on est obligé de prendre des notes. » Il y a des gens en voiture qui me disent « J'ai dû m'arrêter sur le bas-côté pour prendre des notes de l'épisode. » Là, tu nous as dit « Pour vaincre sa croyance limitante, la transformer en croyance positive. » Première question, est-ce que c'est vrai ? Deuxième question, est-ce que c'est vraiment vrai ? Troisième question, c'est quand la dernière fois que j'ai fait ça ? Et dernière question, quand est-ce que… J'ai peut-être réussi finalement à faire ce truc-là. C'est comme ça qu'on tord un peu le cou à quelque chose que soit on nous a martelé quand on était petit, par exemple un parent qui va nous dire « De toute façon, tu n'es pas bon pour faire ça » ou « Tu es trop mou, tu es trop comme ci » ou alors que nous, on s'est mis dans la tête tout seul aussi.
- Speaker #1
Exactement. Tu vois, l'idée, c'est de commencer à se dire « Quel petit pas je pourrais faire pour commencer à changer ? » J'arrive à ma troisième piste pour t'en sortir. Eh bien, c'est de faire comme si tu n'avais pas de croyance, comme si tu n'avais pas pas de peur et de commencer à construire ton plan d'action. Un plan d'action, c'est chronologiquement, qu'est-ce que je dois faire ? Puis ensuite, tu vas dire, mais au fait, en termes de ressources, est-ce que j'ai besoin de tant d'argent ? Par exemple, je quitte un job, je vais en reprendre un, je me ménage un matelas de trésorerie de X mois, et je sais que j'y arriverai, ou finalement je trouve la ressource. J'ai besoin d'une formation. Ah ben, il existe peut-être une façon de faire financer sa formation. Le fait de construire son plan d'action te fait voir que ce que tu croyais impossible. Mais finalement, tu trouves des solutions. Mais tant que tu étais sous l'emprise des peurs et des croyances, tu coupais tout de suite en disant « Ah non, ça ne va pas être possible » . Ben si, c'est possible.
- Speaker #0
Ça reprend complètement ce qu'on disait toutes les deux en off avant de commencer l'épisode. La préparation amenuise le track. Parce que du coup, à partir du moment où vous avez votre plan d'action, ça devient cartésien, ça devient rationnel, ça devient même un peu réel. il n'y a plus qu'à monter sur les marches de cet escalier que vous avez déjà commencé à construire.
- Speaker #1
Oui, par exemple, tu vois la personne qui dit « le changement, c'est dangereux » . On comprend qu'elle a besoin de sécurité. Mais justement, le plan d'action balise le chemin. La sécurité, la peur de manquer, la peur du danger, finalement, c'est peut-être positif parce que ça l'a sécurisé dans certaines actions. Mais le plan d'action, vu qu'il balise le chemin, du coup, elle est rassurée, du coup, elle peut y aller. Et là, je te garde la question magique. Le quatrième point.
- Speaker #0
Arrêtez-vous si vous êtes en voiture. Si vous faites la vaisselle, arrêtez tout. Une feuille et un stylo et on t'écoute, Cécile.
- Speaker #1
Qu'est-ce que je gagne à changer de job ? Deuxième question. Qu'est-ce que je perds à changer de job ? Troisième question. Qu'est-ce que je gagne à ne pas changer de job ? Quatrième et dernière question. Qu'est-ce que je perds à ne pas changer de job ? Je t'assure, Caroline. ces quatre questions puissantes. Elles m'ont été communiquées par un collègue il y a déjà un an ou deux. Depuis, je l'ai adoptée, je me l'applique quotidiennement. Chaque fois que je dois prendre une décision, que je ne sais pas, que j'ai peur, chaque fois je fais mes quatre carrés, ce que je perds, ce que je gagne, et ne crois pas que ces questions sont redondantes. Chacune a une réponse particulière. Ce que je gagne, par exemple, à rester dans mon job, c'est peut-être la tranquillité d'esprit. Mais ce que je perds à rester dans mon job, c'est peut-être le plaisir.
- Speaker #0
J'adore et tu sais, ça résonne très fort en moi. Hier, j'étais avec une copine qui s'appelle Perrine Roureuvre. Elle m'a montré cette matrice et elle m'a dit, Caro, c'est un peu comme un SWOT, mais version personnelle. Le SWOT, les marketeux connaissent bien. Et du coup, elle viendra nous le dévoiler dans le podcast. Je lui ai dit, Perrine, faisons-en un épisode. Parce qu'on est dans cette période un peu estivale où on se pose plein de questions sur soi et c'est bien de le faire. et on ne le fait jamais assez. Et puis, c'est un exercice en continu. On est d'accord, Cécile, ce n'est pas un bilan de compétences qu'on fait une fois tous les cinq ans. Il faut toujours continuer comme ça, à se demander, est-ce qu'on est bien aligné ?
- Speaker #1
Moi, cet exercice, encore une fois, je le fais chaque fois que je dois prendre une décision. Et par exemple, si tu dis, ce que je gagne à ne pas changer de job, c'est peut-être la tranquillité d'esprit. C'est peut-être, je garde mes avantages sociaux, je garde un CDI, comme tu disais tout à l'heure. Mais du coup, ce que je perds à ne pas changer de job, c'est l'engouement, c'est l'opportunité de rencontrer des gens nouveaux, c'est l'opportunité d'avoir un nouveau réseau. Cette matrice, elle est magique.
- Speaker #0
Extraordinaire. Merci beaucoup, Cécile, pour tout ce que tu nous as partagé encore aujourd'hui avec beaucoup de générosité. Dis-nous tout. Où est-ce qu'on peut te retrouver pour t'envoyer des remerciements, se connecter avec toi, te poser peut-être des questions ou t'inviter à un podcast ?
- Speaker #1
Dans tous les cas, je répondrai avec plaisir. Mais c'est sur LinkedIn que vous avez les meilleures chances de me joindre et que je vous réponde rapidement.
- Speaker #0
On mettra ton LinkedIn dans les ressources de l'épisode. Merci Cécile, merci à tous pour votre écoute. N'hésitez pas à nous dire sur les réseaux sociaux si vous avez testé la matrice magique. que ce soit sur le transat, au bord d'une piscine, au bureau ou sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute. Non, je plaisante bien sûr, mais si vous avez testé, envoyez-nous vos retours, envoyez-nous vos astuces aussi. N'oubliez pas qu'à chaque fois, c'est comme ça souvent que je trouve des nouvelles idées d'épisodes ou même que je débusque des invités brillants comme Cécile. Merci à tous pour votre écoute. Je vous souhaite une très bonne journée, soirée et à très vite sur Marketing Square. Ciao ! Si cet épisode te plaît, tu peux le partager en me taguant ou lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts.