Speaker #0Bienvenue dans Guerrier Pacifique, aujourd'hui je te parle de lucidité, avec un focus sur l'erreur. Quel est ton regard sur l'erreur, la tienne et celle des autres ? L'immense majorité des problèmes, ils sont de nature décisionnelle et on décide dans l'ici et maintenant, dans le présent. Les mauvaises décisions ne résultent pas d'un manque de compétence ou d'erreur de jugement, mais surtout de l'incapacité à gérer la pression au moment crucial. Alors ça me fait penser à Marine, que j'ai accompagnée, très bon niveau en tir à l'arc, grande compétitrice, et à chaque fois que son ancien binôme l'a regardée, elle me disait que, et qu'il tentait un peu de la déstabiliser, elle me disait, ça marche parce que je perds, et donc je ne sais pas gérer mon stress, je n'y arrive pas, je suis incapable, ça lui faisait perdre ses moyens. Clairement, son problème, ce n'est pas tellement un problème de stress, c'est qu'elle n'est pas concentrée au bon endroit. Notamment dans un autre domaine, Justine, qui est venue me voir il y a quelques mois pourquoi Un concours en dentaire avec beaucoup d'enjeux et une grande peur, un grand stress, une angoisse de ne pas y arriver. A tel point que, notamment sur les partiels, auparavant, ça l'avait bloqué dans son raisonnement, elle avait perdu pied, changé de stratégie, donc elle avait fait des mauvais choix, elle avait fait beaucoup d'erreurs qui l'avaient fait paniquer. Certes, pas du tout un problème de compétence. Parfois, il suffit de changer sa manière de voir les choses ou son émotion pour sortir du malaise. et face à une situation qu'on ne veut ou qu'on ne peut pas changer, surtout qu'on vit comme un échec. Donc le mental, il a besoin d'être préparé et entraîné. La première chose, c'est de se donner réellement la possibilité de l'erreur, de l'échec. Alors ça me fait penser à un bouquin que j'aime bien, Les vertus de l'échec de Charles Pépin. Je t'en lis, j'ai juste une phrase qui me fait penser à ça. C'est en effet une autre vertu de l'échec, il faut avoir déjà échoué. pour savoir qu'on s'en relève. Alors autant commencer tôt. Moi, je dis souvent aux personnes que j'accompagne et qui ont du mal au début, il faut bien se l'avouer, qu'un gagnant, c'est celui qui sait ce qu'il va faire quand il va échouer. Donc vraiment, que ce soit un dirigeant pour un nouveau projet, que ce soit quelqu'un pour une prise de parole, un politique, un sportif, un étudiant pour les hauts concours à gros enjeux, quand ils viennent me voir, De toute façon, on va parler de l'échec. Et je sais qu'ils ont généralement tous du mal, parce qu'en gros, c'est je vais y arriver, je dois y arriver. Donc, il y a vraiment cet obstacle à parler de l'échec. Mais en fait, quand on commence à évaluer l'échec, quand on peut s'habituer à se dire que, évidemment, de toute façon, tout défi présente une part d'échec. Donc ça permet de décider plus vite, ça permet aussi d'augmenter sa capacité à trancher, et puis ça donne le droit à l'erreur si on se le donne réellement, et ça permet à l'esprit de rectifier plus vite et plus efficacement. Donc là je vais te donner des clés pour te recentrer quand tu en auras besoin. Ça permet d'amener de la lucidité et puis de la clarté. Il y a quatre grandes clés, il y en a d'autres mais au moins les principales. La première, c'est de reconnaître... Dans ton corps, là où le sentiment de panique ou de stress se passe, c'est un petit peu ce qu'on pourrait appeler les sentinelles, c'est-à-dire là où ton corps va réagir. Pour certains, ça peut être au niveau de la poitrine, des palpitations. Pour d'autres, c'est le ventre qui commence à se tordre. D'autres, c'est un mal de crâne qui s'assitue au niveau du crâne. C'est que tu connaisses un peu ce qu'on appelle tes sentinelles de panique, c'est tes alerteurs. Le deuxième point, c'est d'identifier tes peurs. Alors, il y a des peurs qui sont conscientes. Typiquement, là, j'ai pas envie, Justine, le j'ai peur de l'échec et si je me plante à ce concours, là, c'est conscient. Et puis, il y a des peurs qui sont inconscientes. Vraiment, dans l'inconscient, c'est avoir vraiment la peur, alors qui n'est pas souvent admise, déjà, elle est inconsciente, mais de ne pas s'imaginer réellement capable. de voir le défi bien plus grand que ses propres capacités. Donc ça, c'est important d'identifier et de mettre au clair. Le troisième clé, c'est de ramener le focus sur un objectif de maîtrise. C'est quoi un objectif de maîtrise ? C'est ce qui dépend de toi. donner le droit à l'erreur, ça, ça dépend de soi. Et puis, c'est important d'évaluer, de graduer. Il y a des petites, des erreurs moyennes et des erreurs qui sont considérables avec de grands effets. Donc, c'est important vraiment de déterminer le niveau d'erreur. Toutes n'ont pas le même enjeu, la même valeur. La quatrième clé, c'est vraiment d'activer ses ressources, de connaître ses ressources, notamment Marine, elle m'expliquait, c'était, oui, je pense à la première séance. qu'elle se concentrait, elle est très créative, qu'elle se concentrait pour de la peinture. Et donc, je lui demande comment tu fais. En fait, elle a une grande capacité de concentration quand elle peint. Donc, ça veut dire qu'elle est capable de se concentrer et de faire abstraction de ce qui se passe autour. Pour le coup, elle ne l'a jamais mis en œuvre au niveau du sport. Elle est tenace aussi. Donc, on a réévalué, on a activé toutes ses ressources. Et c'est fort de ses ressources qu'elle a pu les mettre en œuvre et identifier les objectifs de maîtrise. En fait, ce qui dépend d'elle, c'est... d'activer sa capacité à se concentrer simplement dans un autre environnement. Et ça, ça se travaille. Donc la concentration, pour terminer je dirais, c'est là où on réussit et c'est là où on fait les erreurs. Donc aujourd'hui, moi ce que j'aimerais te poser comme question, c'est quel regard tu portes sur ta dernière erreur ? Et est-ce que tu pourrais réévaluer ton regard justement sur cette dernière erreur ? Le rendre plus favorable et meilleur pour toi. Alors reste au focus, cultive ta solidité mentale et si tu reconnais ou si tu penses à quelqu'un, on se retrouve sur ce chemin.