- Speaker #0
Bienvenue sur Gym Broz, le podcast dédié à tous les gérants indépendants de salles de sport, ceux qui vivent leur passion chaque jour et font bouger leur communauté. Je suis MatThieu, fondateur de la méthode Flex, une approche en trois piliers pour multiplier le chiffre d'affaires de votre salle, attirer plus de membres et les fidéliser durablement. Dans chaque épisode, on parle à la rencontre d'un gérant passionné pour découvrir ses stratégies, ses réussites et surtout les leviers concrets qui font la différence. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Stéphane qui est gérant de CrossFit Gap. Et ensemble, on va parler business, communauté, fidélisation et gestion de salle sans filtre entre pros du fitness. Salut Stéphane, merci d'être là.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour.
- Speaker #0
On va commencer assez simplement. Si tu veux bien me raconter un petit peu ton parcours avant d'ouvrir ta salle CrossFit Gap.
- Speaker #1
Alors mon parcours, on va faire rapide parce qu'il est long. Il est long, il y a beaucoup de choses. Moi, j'ai fait du sport depuis que j'ai l'âge de... Aussi loin que je m'en souvienne, je crois, 4 ans au ski. Ensuite, j'ai commencé à jouer au rugby. J'ai vécu en Afrique du Sud pendant pas mal d'années. Et le système scolaire là-bas étant complètement différent de la France, nous, on faisait du sport le matin, les études l'après-midi. Donc, je faisais énormément de sport. et j'ai commencé vraiment assidûment par le rugby. Parce que l'Afrique du Sud, bien, la terre du rugby, évidemment, là-bas. Donc, j'ai joué très longtemps. Je suis rentré en France. Lorsque je suis rentré, je suis parti en club et en club et à l'école. J'ai été très vite déstabilisé parce que le sport, comme je dis en France, c'est compliqué, surtout dans les écoles. Le jeu rugby était aussi différent, un peu... un peu en deçà du niveau d'implication des jeunes, entre autres à l'école et en club également, du fait de peu de moyens par rapport à là où j'étais. Et très vite, je me suis retrouvé en sport et études. J'étais en sport et études rugby, où j'ai fait une licence TAPS. Et durant cette licence, où j'ai été recruté, j'ai joué au stade français, enfin anciennement c'était CSG, qui faisait partie des quatre équipes en première division à l'époque en France. J'aurais bien aimé que ce soit maintenant, parce que j'aurais autrement gagné ma vie. On avait un statut pro, mais sans l'avoir. Nous, ça s'arrêtait à être hébergé, à avoir des petites enveloppes quand on arrivait sur les phases finales, à avoir la blanchisserie, la bouffe, et éventuellement, pour les meilleurs d'entre nous, un travail fourni. Mais ce n'était pas au niveau d'aujourd'hui. Donc, il fallait faire des études. Après, tout en faisant ça, j'ai donné mes premiers cours tout à fait par hasard de fitness. À l'époque, le fitness était ce qu'il était, mais je trouve qu'il y avait beaucoup plus d'engouement, beaucoup plus de côté fun, on va dire. Un peu moins le côté entraînement athlétique, un peu moins. On était plus sur le fun. Et je me suis retrouvé à l'époque dans une salle qui s'appelait Club Espaces Vitals, qui était à Châtelet, qui était la référence du fitness. en France, et je me suis retrouvé par hasard en sortant d'entraînement de rugby, en étant en licence, à venir chercher ma copine qui, à l'époque, donnait des cours là-bas. Je me suis retrouvé à donner un cours parce qu'elle avait dit aux gérants qu'il leur manquait un coach ce jour-là. Et tiens, Steph, tu es en licence TAPS, tu peux remplacer un coach. Je me suis retrouvé en tenue de rugby, en chaussettes, parce que je sortais de l'entraînement avec mes crampons moulés. Donc ce n'était pas vraiment possible. Et je me suis retrouvé à donner un premier cours, à faire un peu n'importe quoi. Et le gérant à l'époque que j'ai rencontré, qui est, je peux le nommer, qui est M. Christophe Hansen, qui est le patron de l'ESMIS aujourd'hui en France, qui était le patron de la Fédération Française d'Aérobics Sportives à l'époque, m'a repéré, m'a vu et m'a pris sous son aile à l'époque et m'a dit que j'étais fait pour ce métier. Donc c'est parti de là, j'avais 17 ans. Donc ça fait très très très très très longtemps. Donc 27 ans, ça devait être 18 tout juste. Les années après, au bout d'un moment, je ne sais plus. Donc le fitness est né comme ça. J'ai terminé à faire... Je me suis blessé au rugby, j'ai dû arrêter le rugby. J'ai eu une fracture au dos. Donc il y a fait qu'à 23 ans, j'ai dû arrêter complètement ma carrière. En même temps, parce que j'ai fait beaucoup de choses, en même temps, j'étais également engagé dans les chasseurs alpins à la montagne, en tant que militaire, parce qu'à l'époque, le service militaire était obligatoire. Moi, j'avais eu la bonne idée de signer, parce que ça m'amusait d'aller en montagne, d'aller dans le froid, d'aller tester des nouvelles choses. Et j'aime bien tout ce qui est un peu extrême, tout ce qui me met en difficulté en fait. Et à l'époque, j'avais besoin de ça. En même temps que le rugby, en même temps que de donner des cours de fitness, en même temps que passer un diplôme, en même temps que la licence. Enfin bref, je faisais tout en même temps. Et je suis arrivé donc après 23 ans, après une année d'arrêt complet à cause de mon dos, à me mettre à fond dans le fitness du fait de ce monsieur, le Christophe, qui croyait en moi et qui quelque part a bien fait, parce que depuis, je n'ai jamais changé de métier. A savoir quand on connaît la durée de vie d'un coach sportif, ce n'est pas long. Moi, ça va faire maintenant 30 ans. Donc même plus que 30 ans. Je n'ose plus compter. On va dire entre 30 et 40 que je fais ce boulot. Donc j'ai fini formateur pour les Smiths. Pendant 15 années, j'ai été dans le fitness un peu, on va dire, connu avec d'autres. où j'ai beaucoup voyagé dans le monde entier à faire ce qu'on appelait à l'époque des conventions, des conventions de fitness, où on présentait avec d'autres gens, avec des choses où on faisait, où on présentait en fait le fitness à l'époque. C'était l'après James Fonda, l'après Véronique et Davina, l'après tout ça. Voilà, donc le fitness, le fitness, le fitness pendant toutes ces années. Ensuite, j'essaie de faire quoi ? Ensuite, j'ai décidé de me calmer, on va dire, de me calmer sur les déplacements, sur les voyages, sur tout ça. Le jour où j'ai rencontré ma femme, parce que je n'avais toujours pas d'enfant et j'en étais déjà bientôt 43 ans. Et puis pas de famille, on va dire. Et puis un peu ras-le-bol de tout ça, de voyager, d'avoir des valises à droite à gauche. Parce que je bougeais vraiment beaucoup. J'en étais à deux, trois fois prise. Ça peut faire un peu bizarre, mais j'en étais à deux, trois fois prise d'avion par semaine. Des voyages très loin, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Asie. Ça peut faire rêver. Ça passait par Tahiti, par la Guadeloupe, la Martinique, la Nouvelle-Calédonie. Et je revenais, je repartais, je changeais de continent. Je n'avais pas de vie. Et je me suis posé, j'ai ouvert ma première salle de fitness en 2016, où j'ai racheté un club, fitness, toujours les Smiths, et puis 2017, CrossFit. où j'avais les deux, donc fitness et crossfit. 2020, la bonne nouvelle, au moment du Covid, j'ai regroupé les deux salles dans un seul et même local et j'ai terminé quand le monde a fermé, au moment d'ouverture, c'était génial. Donc il a fallu tenir le coup. jusque là. Alors là, je vais le faire très court parce que là, ça devient très compliqué. J'ai signé un bail, malheureusement, où je n'avais pas le droit d'exploiter dans cet endroit-là, où on est, pour le faire rapide, soi-disant référencé activité de service auprès du commerce, mais auprès de l'urbanisme, on est commerce. Donc là où j'avais le droit d'être dans un local en tant qu'activité de service, je n'avais pas le droit d'y être pour l'urbanisme. Donc ça a été très compliqué, obligé de quitter les locaux. De là, c'était à Marseille tout ça, parce que j'habite dans la région de Marseille. De là, obligé d'arrêter, d'arrêter un ras-le-bol complet. Et en même temps que j'avais tout ça, à l'époque, mon âme de montagne, et puis ça faisait des années et des années que j'allais dans la région de Gap, en Brun. Avec des très bons amis sur Varse, c'est ma station, même si ce n'est pas la plus belle station du monde, mais c'est l'endroit où je retrouve mes amis. Je suis un passionné de montagne, de hors-piste et de faire toutes les choses qui me mettent toujours en danger, qui me mettent en difficulté, parce que j'aime ça. Et donc, je voulais en même temps qu'avoir mes deux salles sur Marseille, d'avoir une salle dans la région où je vais tous les week-ends. Dès que je trouve une excuse, j'y vais. Et donc, l'agence que j'avais mandatée m'a appelé. Alors à l'époque, je voulais ouvrir sur Embrun. Puis Embrun, ça a été ouvert. Ça me paraissait petit. Je ne voyais pas de marché. Briançon également, je m'y étais intéressé. Puis j'ai un ami qui a ouvert une très belle salle de crossfit. Et d'ailleurs, Embrun aussi, qui est crossfit Embrun, la LDO. Et sur Briançon, Onyx, qui sont vraiment des gens extraordinaires. Et là, il m'a appelé, il y avait un local à Gap, il y avait déjà une salle de CrossFit à Gap, je me suis dit, il y a 46 000 habitants, il y a moyen. Aujourd'hui, j'ai ouvert maintenant, il y aura deux ans au mois de mai.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, il y aura seulement deux ans au mois de mai. Là, j'ai fait un grand saut de tout. J'ai résumé tout. Vas-y, continue. Et je me suis retrouvé sur Gap à ouvrir cette salle de CrossFit. avec en concurrence Fitness Park, Basic Fit, Kid Cool et d'autres salles indépendantes et la salle de CrossFit qui est existante qui a fermé malheureusement j'étais pas très contrairement à ce qu'on pourrait croire, moi je suis pas un mec à vouloir que les autres autour de moi je me suis pas réjoui de ça en fait parce que je me dis que c'est pas une bonne nouvelle quand un autre entrepreneur a mis corps et âme dans quelque chose Merci. et ferme, j'ai connu ça et je le souhaite à personne peu importe les raisons, mais quand on ferme une entreprise en général c'est pas pour des bonnes nouvelles, je pense qu'il y en a très peu qui ferment pour de bonnes nouvelles voilà je m'en suis pas réjoui moi je pensais que au plus on est au mieux c'est, même dans une petite ville des boulangeries il y en a plein des bars il y en a plein, des vendeurs de fringues il y en a plein aussi, je pense que si tous on est, je pense que ça peut que tirer vers le haut. Voilà, ça c'est mon opinion à moi. Et puis voilà, depuis, on fait, on est CrossFit, on est Irox, un filier. Ça c'est un autre souci. Quand je parle après, je vais me permettre de parler des gros ch... chaînes comme Fitness Park, Basic Fit etc. qui aujourd'hui n'ont que le nom n'ont que le nom non nommé de CrossFit mais qui font également du CrossFit dans leur cage au milieu de la salle Alors, je ne vais pas critiquer les coachs parce qu'ils font du très bon boulot, les coachs. Malheureusement, aujourd'hui, il y a plus de… Je dérive un peu. Il y a plus de coachs formés CrossFit que de salles CrossFit qui ouvrent. Et donc, il faut du boulot pour tout le monde. Et les coachs formés vont travailler là où ils peuvent. Et la plupart du temps, dans beaucoup d'endroits, pas affiliés, pas… Les salles-là ne jouent pas spécialement le jeu. Ça, c'est encore que mon avis. et c'est comme ça c'est le jeu du fitness, du crossfit, ça a été la même chose pour les Smiths, il y en a qui faisaient des cours de les Smiths sans avoir l'affiliation bon ben c'est à chacun fait comme il peut mais aujourd'hui moi sur Gab c'est compliqué soit ça marche bien comme tu disais ça marche bien dans le sens où on est très présent sur les réseaux, on est très présent dans tout ce qu'on fait, on organise des compétitions, on fait beaucoup d'événements alors les événements marchent très très très bien on est à grand blanc Au revoir. Très, très surpris. Très surpris. Les trois compétitions qu'on a organisées pour une région des Hautes-Alpes, j'ai été très agréablement surpris de la fréquentation. Et la salle, elle, comme je disais, aujourd'hui, tu vois, quand tu as à côté toutes ces salles concurrentes qui font la même activité que toi dans une petite ville, tu vois, je parlais d'Embrun et de Briançon. Embrun et Brianson qui font du très très bon boulot. Je pense à mon avis, je peux me tromper dans ce que je vais dire, c'est un peu plus simple pour eux parce qu'ils sont seuls. Ils sont seuls dans la ville où ils sont. Voilà. Et des fois je me dis, t'aurais peut-être dû ouvrir à Embrun du coup, à l'époque. Mais j'ai une réelle difficulté aujourd'hui à développer le CrossFit et l'Hyrox. sur une ville comme Gap, à savoir que les gens en sont encore, comparé aux grandes villes, en sont encore à consommer du sport et à ne pas faire la différence et à avoir très peur du mot crossfit. Et tout de suite, il y a le prix qui rentre en compte. Il y a le prix qui rentre en compte.
- Speaker #0
Et au niveau de ta structure, tu as choisi les deux affiliations, une crossfit et une Hyrox?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Si tu devais redémarrer de zéro, est-ce que tu reprendrais les deux affiliations ou tu démarrerais en totale indépendance sans affiliation, puis après prendre l'affiliation ? Finalement, pourquoi dès le départ tu as choisi ces deux affiliations ? C'est conviction, business, un petit peu des deux, autre chose ? Il n'y a peut-être pas de réponse.
- Speaker #1
Rien à voir avec… avec ce côté business, avec ce côté CrossFit ou Hyrox, ou ça pourrait s'appeler, je ne sais pas, n'importe quoi d'autre. C'est, on va dire, plus ma philosophie à moi de vie. Je ne veux pas le bon de quelque chose. Et comment je pourrais dire ? Si je vais vers quelque chose, je prends le bon et le mauvais. Et dans la vie, je suis pareil. je suis comme ça après j'ai des milliers de défauts mais quand je vais vers quelque chose tu vois les Smiths moi j'ai été trainer pendant 15 ans j'avais pas besoin d'être licencié des Smiths pour faire mes cours j'avais pas besoin de faire un cours de pump ou de bike ça me prend 10 secondes à en créer, c'est pas un problème donc par contre quand tu joues il faut voir tout ce qu'il y a derrière Aujourd'hui, la CrossFit, il faut voir tout ce qu'il y a derrière, il faut voir cette communauté, il faut voir... Après, tu as des gens aujourd'hui qui ne sont pas affiliés. On va arriver dans une période en ce moment, ce qu'on va appeler les Open. Il va y avoir les Open en février-mars. Quand tu n'es pas affilié, tu ne prends pas les Open non plus. Parce qu'aujourd'hui, tu as des salles qui sont affiliées, qui jouent le jeu, on fait les Open, on fait tous les Wadiro, on fait toute la prod, on fait un tas de choses. On communique sur le nom. mais on ne veut prendre que le bon. Le mauvais, le mauvais est encore le mauvais. Quand tu calcules le truc, oui, quand tu donnes le chiffre de 4000 dollars à l'année, une licence, c'est à l'année. Tu retranscris ça sur le nombre d'adhérents, sur les choses qui sont faites à côté, sur tout ce qui est proposé à côté, ce n'est pas énorme, ce n'est pas énorme. Et puis, voilà. Donc, moi, je ne suis pas d'accord avec tout. C'est un business, tout comme le milieu en est un aussi. Je ne suis pas d'accord avec tout, mais si je prends ce business, si je prends ce modèle, je prends le bon et le mauvais. Ou alors je ne prends rien, et à ce moment-là, je ne fais pas ce que j'ai envie quand ça m'arrange. Voilà, c'est tout, tout simplement.
- Speaker #0
Et finalement, de ce que j'entends, et j'allais te poser la question de qu'est-ce qui fait, selon toi, la différence de ta salle aujourd'hui par rapport à tes concurrents, finalement ? qui sont existants, est-ce que c'est ce côté finalement où c'est toi, c'est une représentation de toi et ta salle est à ton image et finalement les affiliations aussi parce que c'est quelque chose que tu apprécies, que tu pratiques depuis peut-être quelques années. Est-ce que c'est ce côté-là qui fait ce côté unique selon toi ? Moi,
- Speaker #1
je ne vais pas avoir la prétention de dire que la salle est à mon image et je ne veux surtout pas qu'elle le soit parce que pour rien de caché, moi, j'ai quand même 57 ans. Aujourd'hui, moi, je me mets à la place des gens. Et quand j'ai démarré ce boulot, quand on m'a mis en avant, moi, je voulais mettre des coups de pied au cul aux anciens. Je disais, ça sera ma place. Vital, il fallait faire sa place, par exemple, à Paris. Moi, aujourd'hui, je me mets en tant qu'adhérent ou en tant que coach. Je pense que les gens, sans parler de compétences, je pense que les gens ont envie d'avoir autre chose qu'un mec de 57 ans en phase 2 pour prendre un cours. Je pense qu'ils préfèrent avoir un mec qui a 23, 24 ans, beau gosse, bien gaulé ou avec plus d'envie. Moi, je vais vers autre chose aujourd'hui. Ce n'est pas que je n'ai plus envie, mais aujourd'hui, moi, je vais vers… Comme je pense tout homme de 57 ans, vers la famille, vers la tranquillité, même si j'adore entreprendre et développer. Donc je ne vais pas avoir la prétention de dire que la salle est à mon image. La salle est à l'image de ce que j'ai envie de véhiculer dans le sport. Mais moi j'aime le sport. Crossfit aujourd'hui, j'ai pris la licence Crossfit, j'ai pris la licence Hyrox. Encore une fois, ça peut être n'importe quoi demain du moment que ça respecte mes valeurs du sport. Moi j'aime le sport. J'aime le sport. Je ne suis pas... Je ne suis pas un pro CrossFit ni un pro Hyrox. En fait, je m'en fous. Le produit est bon. Je ne prendrai pas une merde non plus. Le produit est bon, mais moi, j'aime le sport. Aujourd'hui, par exemple, je vais te donner un exemple tout bête. À CrossFit Gap, moi, je suis préparateur physique aussi. C'est mon métier. Donc aujourd'hui, j'entraîne, on fait la préparation physique de Gap Handball. Ils viennent chez moi une fois par semaine. On fait des camps d'été. On a les rapaces aussi qui sont en Ligue Magnus de hockey sur glace. Également. on les accueille chez nous. J'accueille une golfeuse pro aussi, quand elle vient, qui est de la région. J'accueille une skieuse pro qui est en équipe de France aujourd'hui. Enfin, tout un tas de sportifs. Et ça, aujourd'hui, c'est plus dans mon ADN aujourd'hui. Non pas que les adhérents, je m'en fous. Non, pas du tout. Mais moi, je préfère m'occuper de tout ce qui se passe avant, après. Le pendant, j'ai quatre coachs fantastiques à côté et qui... Je coach encore, parce que j'aime ça. Mais voilà, je ne vais pas avoir la prétention de dire que la salle est à mon image. Elle est plus à la salle de ce que je crois au sport.
- Speaker #0
Ok. Et aujourd'hui, dans ta salle, tu continues de coacher, mais tu as aussi toute cette partie entrepreneuriale qui est importante et dont tu t'occupes, c'est-à-dire le développement de ta salle, peut-être la communication, l'administratif, etc. C'est toi qui t'occupes de tout ça au quotidien ?
- Speaker #1
Oui, malheureusement, oui. Malheureusement, oui. Aujourd'hui, c'est mon problème. Aujourd'hui, c'est que j'en fais trop. Je fais tout. Je fais tout, je suis obligé de tout faire. Alors, je ne sais pas comment les autres y font, mais moi, j'ai ce souci de... Alors, sans critiquer qui que ce soit, mais il y a une réalité, c'est que des coachs, j'en ai vu passer des centaines. Et que c'est humain, à un moment donné, il faut toujours, quand ce n'est pas à toi, il faut driver les gens. Et c'est normal, même moi le premier, moi j'ai des hauts et des bas, et des fois je n'ai pas envie. Des fois je gère les réseaux sociaux, je gère le planning, je gère les problèmes, je gère les abonnements, je gère la mise en avant des événements, je gère trouver des idées, les organisations de compétition. les répondre au téléphone, renvoyer des messages à des mails qu'on reçoit. Donc tout ça, c'est énorme. Malheureusement, je n'ai pas les moyens aujourd'hui de payer quelqu'un pour faire tout ça, donc je suis obligé de le faire. délégué, ouais, tu délègues, et puis tu t'aperçois que ça fait comme ça. Tout comme moi. Tout comme moi, moi aussi, je fais comme ça. Des fois, j'ai envie, des fois, j'ai pas envie. Sauf que moi, comme je dis des fois, quand j'ai pas envie, c'est ma connerie à moi et ça reste chez moi. Donc demain, excuse-moi le terme, je fais de la merde, mais je fais de la merde chez moi, si j'ai envie. Par contre, ce que je n'accepte pas, c'est qu'on fasse ça chez moi. c'est très compliqué aujourd'hui j'ai vraiment une équipe de coach super j'ai du mal moi aujourd'hui à déléguer parce que j'ai eu d'expérience antérieure beaucoup de déceptions au début c'est tout beau tout rose ça dure deux mois et puis au bout de deux mois c'est pas fait ni fait ni à faire et donc aujourd'hui il y a plein de choses que je priorise mais il faut que je m'organise c'est ma croix dans ce moment Là, j'ai dit en 2026, il y a tellement de choses à mettre en place, tellement de choses qui arrivent tous les mois. Je pense que c'est pour ça aussi que les gens viennent chez nous et sont contents d'être chez nous parce qu'il se passe toujours quelque chose.
- Speaker #0
Les coachs qui font partie de l'équipe, qui t'accompagnent, ils sont indépendants ? Tu en as des titulaires au sein de l'équipe ? Où tu es le seul présent titulaire et les autres sont tous indépendants à leur compte.
- Speaker #1
Alors, tous mes coachs, ils sont indépendants. Ils sont auto-entrepreneurs.
- Speaker #0
Ce qui explique aussi peut-être le fait d'avoir une difficulté à déléguer. Ils ont aussi leur entreprise à gérer, finalement.
- Speaker #1
Oui, oui. Non, mais tu dis bien un truc, ils ont leur entreprise à gérer. Et ça, c'est ce qu'oublient les auto-entrepreneurs, c'est qu'ils sont une entreprise et qu'ils vendent un service. ça va plus tu vois et après malheureusement je le dis ouvertement dans une niche comme on est dans une petite entreprise du moins la mienne avoir des salariés je sais pas les autres s'ils le font donnez moi la solution donnez moi comment ça fonctionne comment avoir des salariés à temps plein comment y arriver alors dans des grandes villes peut-être Merci. Et encore, j'en ai eu sur Marseille aussi. Et aujourd'hui, dans notre domaine, avoir des salariés avec tout ce qu'il y a à côté, parce que l'entrepreneuriat en France, aujourd'hui, je ne vais surtout pas faire de politique, mais c'est très compliqué et ça coûte très cher. Et voilà, moi, j'ai essayé les deux. Aujourd'hui, je préfère avoir les désavantages de l'auto-entrepreneur. Mais l'avantage que j'ai, c'est que quelque part, si tu arrives à le gérer, si tu arrives à impliquer les gens, je préfère ce système-là pour moi, aujourd'hui.
- Speaker #0
Ok. On va parler un petit peu plus de ta salle et notamment de tes adhérents qui sont présents au sein de ta salle. Si tu veux bien me parler un peu d'eux. Quel type de profil tu as ? Est-ce que tu as un profil type ? Est-ce que c'est monsieur, madame, tout le monde ? Voilà, me parler un petit peu plus de tes adhérents.
- Speaker #1
Alors, mes adhérents aujourd'hui sur Gap... C'est des adhérents, je suis étonné. Je suis étonné de leur forme physique. C'est des gens qui courent tout le temps, qui courent partout, qui ont mis l'Hyrox en place. C'est impressionnant. Ils courent partout, qui pleuvent, qui ventent, qui neigent. Même les enfants, je les vois tourner sur la piste tout seuls, aller courir. Ils ne vivent pas comme d'autres, on va dire. La montagne, c'est un peu différent, je crois. Mais c'est une région qui est très sportive, très sportive, très haut de bord. Très haut de dos, très porté sur la montagne, très porté sur la nature. Donc, il faut faire avec. Il faut faire avec, il ne faut pas les enfermer dans la boxe. Moi, des fois, il pleut, il fait froid. Je leur dis, bon, allez, on ne va pas courir aujourd'hui. Ils me regardent et me disent, non, mais on peut y aller, ce n'est pas un problème. Et ça, j'ai mis du temps à m'y habituer. Aujourd'hui, bon, j'ai plus d'état d'âme et j'y allais, hop, on court. Et voilà. Alors aujourd'hui, je trouve que c'est aussi ma croix, c'est qu'il faut que j'aille chercher du monsieur, madame, tout le monde. Parce que je pense que du fait de l'organisation des compétitions, du fait des gens que j'ai récupérés, du fait des gens qui viennent au CrossFit et de la, on va dire pas de la méconnaissance, mais du manque d'informations sur une ville comme Gab du moins, sur ce qui est vraiment CrossFit et sur ce qui est vraiment l'Hyrox, et sur le fait qu'on en fait, qu'on est là, j'ai plus de gens sportifs, plus de gens…
- Speaker #0
Compétiteurs peut-être ?
- Speaker #1
Ouais, compétiteurs, j'en ai, mais bon, pas tant que ça. Mais il y en a. Et aujourd'hui, j'ai été très étonné d'entendre certaines choses, justement, où pour les gens, CrossFit Gap, c'est une boxe de compétiteurs. Alors que pas du tout. Mais ça, on l'entend de beaucoup de boxes de CrossFit. C'est une réflexion automatique parce que pour tout le monde, CrossFit, c'est réservé à une élite, c'est réservé à des gens qui font de la compétition. Mais moi, tu sais, j'ai un fils qui joue au handball. Et il fait de la compétition handball. Il fait des matchs tous les week-ends. Donc voilà. C'est le problème un peu que je trouve en France par rapport au sport. C'est qu'on a des enfants toute l'année qui s'entraînent à faire du sport, que ce soit du handball, du volley, de la gym, du tennis, du squash, du badminton, du ping-pong, tout ce qu'ils veulent, du judo, du karaté. Mais on met un frein, on ne trouve pas normal qu'ils fassent de la compétition. C'est bizarre. C'est la compétition. Ah bon ? Ouais, ouais. Bon, mon fils, il fait de la compétition. D'accord. Ouais, il a un match. OK, d'accord. Mais au CrossFit, c'est pareil. On s'entraîne. On s'entraîne pour son plaisir. Mais on s'entraîne aussi ou à la Hyrox. On s'entraîne. Mais il y a match le week-end. Voilà. Et qui veut, veut. Qui ne veut pas, ne veut pas. Ce n'est pas le problème. Mais c'est quelque chose de normal. Et ce n'est pas quelque chose de dévranant ni de problème pour le physique. Tout le monde, compétition de CrossFit, non mais, je ne sais pas s'ils ont déjà vu. Moi, j'ai joué au rugby. Je me suis fait beaucoup plus mal au rugby qu'au crossfit. Beaucoup plus. Ça n'a rien à voir. Et voilà. Aujourd'hui, je pense que ce n'est pas encore dans les mœurs, du moins en France, de dire, le crossfit, on s'entraîne, on a des compétitions, ceux qui veulent, ceux qui ne veulent pas. On reste en forme, on peut rester en forme. On ne peut en faire qu'une activité fitness basique parce que ça reste du fitness. Ça reste du fitness, ça reste de la mise en forme. Après, ça fait peur à beaucoup de gens. Et l'Hyrox, bon, l'Hyrox aujourd'hui arrive. L'Hyrox fait moins peur. Parce que ce n'est pas qu'il fait moins peur. C'est que les gens y arrivent un peu plus. Donc, ça fait l'excuse de dire que c'est moins traumatisant que le CrossFit. Ce n'est pas le problème. C'est que les gens ne lèvent pas la tête à regarder une barre quand ils doivent faire une traction, à la regarder et à se demander comment ils vont y arriver. Donc, voilà. C'est sur des bases. Mais mon profil, pour revenir vraiment à ta question, mon profil, c'est plus des pratiquants sportifs, plus des gens qui font du sport que du monsieur, madame, tout le monde. Et j'aimerais bien que le monsieur, madame, tout le monde comprenne que c'est accessible à tout le monde, en fait.
- Speaker #0
Oui, que CrossFit est accessible à tout le monde. Aujourd'hui, ces adhérents, quand ils viennent, ils te découvrent. Comment est-ce qu'ils découvrent ta salle ?
- Speaker #1
Comment est-ce qu'ils apprennent à la connaître, qu'on est là ?
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Alors, la première chose, comme beaucoup, beaucoup, beaucoup de salles de crossfit aujourd'hui, je pense qu'il y a le bouche et l'oreille. C'est les adhérents, promis. C'est la première chose. Après, moi, j'ai un avantage, c'est que j'ai un partenariat avec le handball et le hockey. C'est que je suis quand même beaucoup diffusé. Il y a des écrans géants. Je suis beaucoup diffusé. De part, mon application avec eux, c'est donnant-donnant. Donc, j'ai ça aussi. La ville de Gap tourne quand même beaucoup autour des rapaces, autour du hockey sur glace. Donc, j'ai une communication qui est assez forte là-dessus. Le handball, pareil. Après, moi, derrière, je communique beaucoup sur les réseaux. Alors, dernièrement, j'ai appris, alors j'ai encore à apprendre là-dessus, j'ai appris que les gens sur Gap, et il va falloir que je m'y attelle, étaient plus sur Facebook que sur Insta.
- Speaker #0
On m'a dit, mais tu devrais être beaucoup plus sur Facebook. On ne te voit pas sur Facebook. Pour moi, Facebook, les gens, je leur ai dit, attendez, je ne peux pas être sur tous les réseaux sociaux. C'est un peu compliqué à un moment donné. Mais les gens sont apparemment sur GAPS, fonctionnent plus sur Facebook que sur Insta. Il faut que je travaille là-dessus. Et puis après, tout ce qu'on met en place, les compétitions, les mine de rien, ça fait parler un peu. Et là, cette année, on passe un cap. C'est-à-dire qu'avec la mairie, on part sur un projet à trois ans. Enfin, je leur ai demandé un projet à trois ans sur l'organisation d'un gros événement qu'on appelle les Haute-Zapes Throwdown. Donc, le premier va avoir lieu au mois de mai avec une compétition Hyrox. Et là, vraiment, on va être dans le parc sportif de l'Alparena. Mais ce n'est pas dans ma salle. Ça devient une compétition un peu plus importante. Parce que jusqu'à maintenant, déjà, je ne peux plus les accueillir parce qu'on est plus de 250 compétiteurs. à chaque compétition qu'on organise, donc c'est pas possible. Voilà. Mais, j'ai fait quelques campagnes de fly, mais ça, les fly, c'est surtout sur les chaises des spectateurs pour les matchs de ronde et de hockey. On a fait, oui, on a fait un événement qui s'appelle Floor Expo, où on a fait un stand, mais c'est pas extraordinaire. Et également, on a avec... On a créé également une association pour les enfants.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
au sein de la boxe. Et donc, du coup, tous les ans, il y a, tu sais, comme dans toutes les villes, des salons, des associations au mois de septembre avec l'OMS, avec l'Office municipal des sports, où on communique également, on a un stand et on communique sur ce jour-là. Voilà.
- Speaker #1
OK. Et est-ce que, finalement, les compétitions que tu organises aujourd'hui, est-ce que tu penses que c'est un atout majeur pour fidéliser tes clients ? Et est-ce que, selon toi, il y a d'autres atouts majeurs au sein de ta salle qui font que les gens, une fois qu'ils ont goûté à CrossFit Gap, ils restent ?
- Speaker #0
Après, là-dessus, tu sais, aujourd'hui, les vérités d'hier ne sont pas celles d'aujourd'hui. Parce que moi, à l'époque, c'est comme les abonnements. À l'époque, on abonnait septembre, janvier. Aujourd'hui, les gens, tu penses qu'ils restent pour un coach ? Tu penses qu'il reste pour un planning, tu penses qu'il reste pour un événement, tu penses qu'il reste... Moi aujourd'hui, je t'avoue que même après toutes ces années, je ne sais plus trop quoi en penser. Mais aujourd'hui, je reste convaincu que quelqu'un qui vient faire du moins dans une salle de sport, qui vient faire du sport dans une salle, il y a le côté pratique, le temps qu'il va mettre à venir, sorti du boulot, son trajet, ce côté... on va dire, qu'ils y trouvent leur intérêt, en fait. Parce que moi, je vois, je fais énormément d'événements, on fait toujours quelque chose, il se passe toujours quelque chose. Que ça soit Noël, Halloween, là, on a fait raclette, on va faire crêpes prochainement, on fait des dimanches, on fait rocks and brunch, on fait plein de trucs, plein de choses. On fait tous les Wadiro, là, on va faire les Open, enfin, tout ce que on respecte un cursus, en fait, de mise en place comme beaucoup de gens. Et on fait énormément de choses. On fait des choses en extérieur. Et les gens, tu as des gens, ils partent quand même. Ils partent quand même parce que changement de boulot, parce que trop de trajet, parce que trop d'embouteillage, parce que je ne viens pas, parce que je n'ai pas le temps, parce que tellement de choses à côté. Et des fois, tu te dis, putain, pourquoi je fais tout ça ? Je ne fais rien, ce serait pareil. Et c'est vrai. Moi, j'ai un collègue que je n'aimerais pas qui se contente du minimum. qui fait ses ouvertures. Des fois, moi, je me complique la vie. Il ouvre, il est pratiquement ouvert à 24. Et qui fait le strict minimum. C'est-à-dire que les événements, ils ne sont peut-être pas avec ça. Un arme de Noël à Noël, ouais, pourquoi faire ? Ils en ont un chez eux, tu vois, ce genre de trucs. Et ça marche pareil. Ça marche pareil pour lui, voire mieux, tu vois. Donc, je ne sais plus trop aujourd'hui, tu vois, je te dis franchement. Ok. Non,
- Speaker #1
mais intéressant.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a ce côté pratique avant tout. Voilà. Moi, je sais qu'à Gapes, c'est un réel problème. Traverser la ville, pour les gens, c'est une ville, il y a une route. Il y a une route qui traverse de sud à nord. Et les gens, au début, tu me posais la question, ils te disent « Ouais, allez, je traverse. Ouais, allez, je traverse. » Tu les entends que dire ça. Tu dis « Mais traverse, traverser quoi ? » En fin de compte, pour eux, c'est une croix de traverser cette ville. Parce que tu mets sur une ville qui fait aller, sur une ville qui fait, je ne sais pas, entre 5 et 7 kilomètres de long, tu vas mettre 45 minutes à la traverser. aux horaires où nous on a cours. Donc t'as des gens qui sont à sud, des gens qui sont à nord, et ceux de sud, ils viendront pas, du moins t'arrives pas à les récupérer parce qu'il faut traverser la ville. Ça aussi c'est un problème pour moi.
- Speaker #1
Voilà. OK. La géographie est un point important. Et c'est vrai que quand on veut ouvrir une structure, il faut le prendre en compte. En plus des histoires de bail notamment, etc., que tu as pu évoquer au début.
- Speaker #0
Il y a la météo aussi. Il y a la météo.
- Speaker #1
Il fait que ça change, oui.
- Speaker #0
J'ai appris à découvrir que, tu vois, mes WOD à 7h30 en ce moment, le soir... Des fois, c'est compliqué. Parce que les gens, il fait nuit, il fait froid. Mais quand ils... Alors, passer... Tu vois, tu as une différence, mine de rien, qui est géographique pour moi. À 100 mètres près de dénivelé, il neige. Et les gens, du coup, ils se disent, ouais, non, mais il neige, je pourrais peut-être pas remonter à la maison tout à l'heure, machin et tout. Et là, pareil, ça crée des gens qui viennent moins.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
D'un point de vue business, qui a un petit peu d'expérience et qui gère finalement ça, quels sont les marqueurs importants pour toi que tu vas suivre peut-être au quotidien, peut-être toutes les semaines, peut-être une fois par mois, d'un point de vue business ? Est-ce qu'avec l'expérience, tu as pu avoir une méthode de travail et des suivis d'un point de vue business ?
- Speaker #0
toujours pareil par rapport à tout à l'heure ce que je t'ai répondu il y a ce qui devrait être fait donc moi mon business aujourd'hui il est simple t'as des gens à partir du moment où ils passent la porte la plupart s'inscrivent on les garde à 95-97% on les garde ils suivent un WOD ils trouvent l'endroit sympa les coachs compétents on les accueille ouais je les récupère 97% ils restent j'ai pas de gens qui viennent faire des essais et qu'ils ne reviennent plus donc mon process il est tout simple les gens qui viennent on prend leurs coordonnées ils nous appellent je transmets à mes coachs on a un lien entre nous sur les séances d'essais les gens qui viennent faire un essai on récupère leurs coordonnées deux jours après on les rappelle ou alors ils sont déjà inscrits parce que ça leur a plu on les rappelle on voit avec eux leurs besoins Et voilà, on les inscrit. Aujourd'hui, derrière ça, les mails, on y répond. Tu vas sur le site, on a un truc, un système qui fait que, comme beaucoup, où tu mets ton nom, prénom, ton mail, machin. Hop, on te rappelle derrière. Après, moi, mon plus gros problème, c'est de faire venir les gens. Ce n'est pas qui s'abonne. Après, je pense qu'on a... On a une déperdition comme tout le monde, tous les mois, pour les raisons que je t'ai évoquées tout à l'heure. Maintenant, mon business, on va dire qu'il est facile dans le CrossFit et dans l'Hyrox, parce qu'on a, on va dire, un, deux prix. Voilà, tu viens, c'est temps. Il y a beaucoup de gens qui trouvent ça cher, mais ça, c'est par rapport au CrossFit aujourd'hui. Les gens, quand tu leur fais une division, ils comprennent que finalement, la séance de sport, elle n'est pas si chère que ça. Mais malheureusement, à côté, tu as des gens qui font encore moins cher que ça pour soi-disant la même chose.
- Speaker #1
C'est ce que je voulais te poser comme question. Est-ce que la comparaison de c'est trop cher, elle ne vient pas de là aussi ?
- Speaker #0
Ah oui, mais c'est l'éternel problème. Ça ne changera jamais. Aujourd'hui, moi, je connais ce problème depuis 30 ans. Ça a toujours été le prix et eux, ils font moins cher que vous. Mais les gens, à un moment donné, il faut qu'ils apprennent à faire la différence et puis il faut faire connaître ce que tu vends. Après, je peux comprendre que des gens n'ont pas les moyens de payer du CrossFit. Il ne faut pas faire du CrossFit. Tu n'as pas les moyens de t'acheter une Ferrari, t'achètes une 208. C'est toujours pareil. Mais aujourd'hui, le plus gros problème, c'est de faire comprendre ça aux gens. Parce que je te dis, une fois qu'ils sont là, on les garde quand même. on fait tout ce qu'il faut pour les garder moi ce que je disais il y a ce qu'il faudrait faire et ce qu'on ne fait pas moi ce que je ne fais pas aujourd'hui ce que je n'ai pas le temps de faire et que j'aimerais vraiment faire c'est de m'occuper des gens qui sont inscrits et qui ne viennent pas parce que ces gens là aussi c'est une part importante et ces gens là à un moment donné tu vois moi j'ai eu une vague en janvier là de désinscription, pourquoi ? parce qu'il y a eu décembre, les gens ont fait les fêtes ont dépensé beaucoup d'argent, les cadeaux de Noël, ceci cela Non ? les fêtes, et puis ils regardent leur compte, et puis ils s'aperçoivent en janvier, putain, mais je paye la salle de sport là, je paye ce prix là, et je n'y vais pas, il faut que je me désabonne, et ils ont été pendant 2-3 mois à être abonnés, à ne pas venir, mais seulement ils ont commencé à faire un peu plus gaffe. Et puis, ils se disent, tiens, ils mettent des priorités. Et quand tu regardes la priorité des gens aujourd'hui, on va dire le côté, pas le côté sport, parce que mine de rien, le côté sport crossfit reste du sport un peu premium quand même, parce que ça a un prix. Donc aujourd'hui, les gens, ils enlèvent ce qu'ils estiment ne pas avoir besoin. Ou alors, ils se disent, tiens, je vais aller là parce que c'est quand même moins cher, puis je vais faire la même chose. Moi, c'est ce que je me dis. Mais il y a plein de choses que je ne fais pas encore parce que je suis tout seul et que je n'ai pas les moyens de prendre d'autres gens à côté. Voilà.
- Speaker #1
Dernière question pour aujourd'hui. Si tu reviens, il y a une trentaine d'années, le jeune Stéphane, et tu te rencontres, il vient te voir, ce jeune Stéphane, et il te dit, j'aimerais ouvrir une salle de sport, une nouvelle structure. Qu'est-ce que tu pourrais aujourd'hui lui apporter comme conseil avec ton expérience ? Quels sont les points importants, le conseil numéro un que tu pourrais lui apporter ?
- Speaker #0
Le conseil numéro un, c'est une bonne question. Oui. Une bonne question.
- Speaker #1
Pour peut-être prendre des raccourcis, pour éviter peut-être des erreurs, pour une grande réussite assurée. Quels sont pour toi ces marqueurs importants, ces conseils ?
- Speaker #0
Le seul conseil que je pourrais moi donner, c'est de savoir prendre du recul.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Oui, de savoir prendre du recul et de rester passionné. Parce que c'est quelque chose, de vendre du sport et de faire du sport, ça reste une passion. Et avec là, malheureusement, moi je n'en connais pas. Des gens qui gagnent beaucoup d'argent avec une passion, je n'en connais pas beaucoup. Donc, il ne faut pas vouloir être riche. Il faut savoir prendre du recul et il faut rester passionné. Sinon, il faut faire autre chose. C'est mon avis à moi. Ça n'engage que moi. C'est comme ça que je le vois aujourd'hui. Et c'est pour ça que je ne suis encore pas moi aujourd'hui. Et il ne faut pas être fainéant, par contre, aussi.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Écoute, je te remercie Stéphane pour ton partage et ta transparence aujourd'hui. Si vous qui écoutez et êtes gérant de salle ou que vous pensez pourquoi pas en ouvrir une, Dans quelques temps, j'espère que cet épisode vous a plu et vous a inspiré. Chez GYM BROZ, notre mission est claire, vous aider à performer durablement. Et avec ma méthode Flex, j'accompagne les dirigeants à multiplier leurs chiffres d'affaires, attirer plus de membres et les fidéliser sans sacrifier leur équilibre ni leur passion. Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous dans le lien en bio sur notre compte Instagram. Et si vous avez aimé cet épisode, abonnez-vous, laissez-nous des notes et partagez-les à un autre gérant indépendant. Voilà, c'était Matthieu pour Jimbrose, le podcast des gérants qui veulent passer au niveau supérieur. À très vite pour un nouvel épisode.