Speaker #0Hello ! Cette année, ton ado entre en PASS, LAS; en prépa CPGE ou dans une autre année réputée difficile. Tu sens déjà que cette année ne ressemblera à aucune autre, qu'il va devoir travailler dur, voire très dur. Tu voudrais savoir comment l'aider sans lui mettre la pression.
Depuis 15 ans, j'accompagne des jeunes qui se lancent dans des parcours très exigeants. Je les prépare en stage de pré-rentrée, je les suis individuellement tout au long de l'année et j'ai appris énormément de choses en les observant, en les écoutant et en les soutenant. Mon travail, ce n'est pas de faire à leur place, c'est de les aider à se construire les bons outils pour prendre un bon départ
Aujourd'hui, je vais te partager 5 clés que j'ai identifiées chez ceux qui réussissent vraiment. Pas de recettes miracles, mais des leviers puissants à comprendre pour mieux soutenir ton enfant et peut-être aussi pour éviter quelques erreurs fréquentes.
Clé numéro 1, il faut qu'il arrête d'attendre la motivation.
Beaucoup de lycéens fonctionnent comme ça. Ils bossent quand ils ont envie ou quand ils se sentent motivés. Mais dans une année... comme celle-ci, cela ne suffit plus. Les étudiants qui réussissent ne sont pas forcément ceux qui ont envie de bosser tous les jours. Ce sont ceux qui, même sans motivation, avancent quand même. Parce qu'ils ont une routine, un rythme, une organisation qu'ils ont ajustée à leur propre manière de fonctionner. Comme le dit Mel Robbins, une coach en motivation, la motivation vient une fois qu'on est dans l'action. Le plus difficile, c'est de faire le premier pas. Créer une routine efficace, ce n'est pas copier celle des autres. C'est se tester, s'observer, comprendre à quel moment on est le plus concentré, à quel moment c'est plus facile d'apprendre un cours complexe ou un cours simple, et de structurer ses journées autour de ça. La motivation n'est donc plus un préalable, c'est une conséquence. Raphaël Nadal en est un parfait exemple. Il s'entraîne chaque jour, malgré la douleur parfois, et il ne s'est jamais demandé s'il avait envie de jouer. Chaque jour, il est présent, et il est à 100% déterminé.
Clé numéro 2 : Répéter, répéter, répéter.
Tu connais sûrement cette fameuse courbe de l'oubli de Binghaus. Sans révision, 80% des connaissances que l'on apprend s'effacent au bout de quelques jours. Et pourtant, beaucoup d'étudiants continuent à croire qu'une seule bonne révision suffit. Ceux qui réussissent ont compris que réviser, c'est revoir plusieurs fois intelligemment. Au lycée, on révise juste avant un contrôle. Alors qu'en prépa, en passe ou en licence, ça ne fonctionne plus. Parce qu'il y a une quantité très importante de connaissances à retenir ? Parce que la date de l'évaluation ou du concours est éloignée dans le temps ? Parce que tout révisé au dernier moment n'est pas envisageable ? Et enfin, parce que pour être le meilleur candidat, il faut maîtriser son programme sur le bout des doigts. Les étudiants efficaces planifient leur révision. Au début, elles sont très rapprochées et elles vont devenir de plus en plus espacées dans le temps pour entraîner la mémoire à long terme. Certains s'appuient sur la méthode des J ou utilisent des outils comme Anki qui automatisent les répétitions espacées. Ce qui fait la différence, ce n'est pas la quantité de révision, mais le bon moment où on fait cette révision.
Clé numéro 3 : s'entraîner comme un sportif.
Lire, relire, surligner, ficher, beaucoup d'élèves s'arrêtent là. Ils ont l'impression d'avoir révisé, mais en fait... Ils ont l'illusion de la connaissance. Apprendre, ce n'est pas recopier, c'est réussir à restituer. Ceux qui réussissent font des QCM, des annales, des exercices, encore et encore. Par exemple, quand je demande aux étudiants ce qu'ils ont changé entre le premier et le second semestre de leur année de passe, Ils me répondent tous, je fais beaucoup plus de QCM et des sujets d'anal qu'au premier semestre parce que j'ai compris que c'était ce qui me faisait progresser plus vite. L'entraînement permet de tester ce qu'on connaît. L'entraînement permet d'apprendre de ses erreurs, de gagner en vitesse et en précision et de se préparer mentalement à l'épreuve. Apprendre, c'est être actif, pas passif. Et c'est souvent dans les erreurs que l'on apprend le plus. L'entraînement permet de renforcer aussi la confiance en soi. Car on mesure ses progrès pas après pas.
Clé numéro 4 : Développe un mental de guerrier.
Dans ces filières, le mental compte autant que les connaissances. Un étudiant m'a dit un jour, la vraie compétition, elle n'est pas contre les autres, elle est envers soi-même. Et il avait tout compris. Ceux qui réussissent ont travaillé leur état d'esprit autant que leurs cours. Ils ont appris à gérer la pression. à faire taire cette petite voix qui compare ou qui décourage et à transformer le doute en moteur. Un étudiant qui doute trop peut finir par se saboter inconsciemment, en révisant mal, en procrastinant ou en se fermant des portes tout seul. Quand je prépare les oraux, certains me disent « je vais essayer de faire au mieux » et la réponse que je leur donne, c'est « tu vas faire au mieux ». Et ça fait toute la différence. Les mots que l'on emploie façonnent notre manière de penser. et notre pensée conditionne notre performance. Les athlètes de haut niveau l'ont bien compris. Ils utilisent la préparation mentale, la visualisation, les affirmations positives. Ce ne sont pas des gadgets, ce sont des outils pour tenir dans la durée, pour ne pas craquer quand tout se joue à quelques points près.
Clé numéro 5 : prendre soin de son énergie physique et mentale. La réussite, ce n'est pas un sprint, c'est un marathon. Et pour tenir, il faut ménager sa monture. Beaucoup trop d'élèves s'épuisent parce qu'ils pensent que travailler non-stop, c'est être sérieux. J'ai en tête une étudiante qui est venue me voir un jour, livide, à bout. Elle n'arrivait plus à se concentrer dans ses journées. Ses journées étaient de plus en plus longues et bien évidemment, ses nuits se raccourcissaient. Elle était dans un cercle vicieux. Moins elle dormait, moins elle était efficace, plus elle devait rallonger ses journées. Ce que je lui ai proposé ? De tout couper pendant 48 heures. Pour dormir, bouger, respirer, manger. Elle a hésité, parce que perdre deux jours quand on est dans une année aussi compliquée que la passe, c'est quasiment impossible. Mais elle a fini par me faire confiance. Et deux jours plus tard, elle est revenue métamorphosée. Elle a repris le rythme et elle a eu son concours en fin d'année. Prendre soin de soi, c'est protéger son potentiel.
Et ça veut dire prendre soin de son corps en dormant suffisamment, en mangeant sainement et en bougeant tous les jours. Ça veut aussi dire prendre soin de son mental, en faisant des pauses, en apprenant à gérer son stress, en restant focus sur l'objectif à atteindre et en prenant soin de son attention, de sa mémorisation. Comme le dit Mathieu Desroches, on peut résumer l'énergie ainsi, et là c'est une formule mathématique.
L'alimentation x le sommeil x le sport(énergie physique) est multipliée par la concentration x la motivation x la gestion des émotions (énergie mentale). Ce qui veut dire que si l'un de ces éléments dysfonctionne, tout dysfonctionne. Donc il faut prendre soin de global pour pouvoir être toujours dans l'énergie et aller décrocher le précieux sésame en fin d'année.
Ce qu'il faut retenir de l'épisode,
ces cinq clés, ce sont des constantes que je retrouve chez tous les élèves qui réussissent. Chaque étudiant est différent, bien sûr. Mais la méthode, l'état d'esprit, la gestion de l'effort et de l'énergie sont toujours décisifs. Si tu sens que ton ado va avoir besoin d'aide pour structurer ses efforts, pour ne pas s'éparpiller ou pour garder le cap mentalement, sache que j'accompagne chaque année des jeunes dans ces parcours exigeants. Lors des stages de pré-rentrée ou en suivi individuel, on travaille la stratégie, la méthode, l'organisation mais aussi le mental. Pour en savoir plus, tu trouveras tous les détails dans les notes de l'épisode. A bientôt ! Bye !