- Speaker #0
Quand tu pourrais, on va dire, qualifier cette revue-là ?
- Speaker #1
D'un nouvel imaginaire, un nouveau regard sur la société, sur le monde, et forcément sur l'art, et sur la poésie aussi. Oh là là, la question elle était très... Il y a beaucoup de choses. Quand tu regardes à l'international, il y a des gens qui ont un discours sur l'intelligence artificielle qui n'est pas du tout celui-là. La réponse elle est directe !
- Speaker #0
C'est très cru,
- Speaker #1
c'est très très cru, ouais.
- Speaker #0
Hello tout le monde, vous êtes bien sur la fréquence HartzRecords, le podcast qui s'adresse aux artistes mais surtout aux passionnés. Aujourd'hui j'ai le plaisir d'être avec Marguerite pour le premier épisode du podcast et elle va nous parler de son projet de revue en collaboration avec Capucine, une revue qui se nomme Feuille. C'est une revue alliant l'art et la poésie pour cultiver les nouveaux imaginaires.
- Speaker #1
La revue Feuille que j'ai co-créée avec mon ami Capucine. On travaille sur cette revue depuis deux ans maintenant. Et puis là, nous avons sorti le troisième numéro au mois de juillet qui s'appelle Estival Zarder, qui parle du réchauffement climatique, entre autres, et de la chaleur en général, mais comment l'accueillir d'une manière un peu plus douce finalement, cette chaleur, et toutes ces angoisses sur le climat.
- Speaker #0
Comment ça vous est venu en fait ce nom ?
- Speaker #1
Bah le nom il est sorti comme ça, d'un coup, je sais pas, c'était vraiment un bon jeu de mots qu'on a gardé parce qu'il y avait la... Question du format, en fait, déjà, de notre vue, qui est une seule feuille qui se plie. Et donc, voilà le rapport avec ça. Et puis, feuille s'écrit O-E-I-L, comme l'œil. Il y a ce rapport au nouveau regard, d'un nouvel imaginaire, un nouveau regard sur la société, sur le monde et forcément sur l'art. Et sur la poésie aussi, parce que la poésie, il y a quand même beaucoup de clichés dessus. On a envie de la remettre en avant. Il y a aussi la question de la feuille de l'arbre. Donc le rapport à nos racines, à notre essence, d'où on vient, le rapport à l'écosystème.
- Speaker #0
Et entre Capucine et toi, c'est qui qui a eu l'idée de faire émerger ce projet de revue ?
- Speaker #1
C'est venu de Capucine, qui elle avait travaillé avec un éditeur sur le Low Tech Journal, qui est donc pareil une petite revue, mais elle est vraiment centrée sur le Low Tech. Elle avait proposé de faire quelque chose de plus artistique. Il lui a dit, écoute, tu montes ta revue, tu fais ce que tu veux. Et puis ensuite, elle est venue me chercher, vu que j'avais déjà un pied dans le monde de l'art. Elle m'a dit, oui, viens Marguerite, j'ai envie de travailler avec toi sur ce projet. Et donc j'ai dit oui, et puis voilà où on en est.
- Speaker #0
Ah bah trop bien. Et d'ailleurs, t'as toujours eu cet attrait-là pour le monde artistique ou c'est venu tardivement ?
- Speaker #1
Depuis petite, j'ai fait de la musique, j'ai fait de la danse. Ensuite est venue de plus en plus l'envie de vraiment y rentrer. Donc je suis allée en école d'art il y a un mois. pendant deux ans, où j'ai eu un DNA, donc un diplôme national d'art. J'avais quand même des connaissances là-dedans.
- Speaker #0
Pour cette revue, toi tu t'occupes de... De quoi exactement ? Parce que tu disais que tu faisais avec Capucine, donc elle était plus dans le côté, on va dire, écriture. Et donc toi, tu t'occupes plus de la partie communication ?
- Speaker #1
Oui, on se partage quand même pas mal le travail. Il va s'occuper de toute la communication, même avec l'imprimeur et tout ça, à l'extérieur. Moi, je suis plus communication réseau sociaux. Et puis ensuite, graphisme aussi. Après, on travaille aussi avec une graphiste à l'extérieur. Mais oui, globalement... On se partage le travail comme on peut, pour l'instant on fait en fonction de ce qu'on peut et de ce dont on a besoin aussi, et puis de nos capacités.
- Speaker #0
Vous faisiez plus les personnes, dans quel domaine artistique particulièrement ?
- Speaker #1
Alors on aime beaucoup toutes les deux la photo, donc c'est quelque chose qui va sûrement revenir. On aimerait intégrer les illustrations, faire intervenir des dessinateurs, dessinatrices, et donc on en recherche. Voilà.
- Speaker #0
Et quand tu pourrais, on va dire, qualifier cette revue-là ?
- Speaker #1
On aimerait bien que ça touche quand même le plus de monde possible. On avait fait des sondages au tout début, avant de lancer la revue, pour savoir qui pourrait le plus s'intéresser. Donc c'était plus des gens en ville, par exemple. Ce qu'on souhaiterait, c'est forcément que ça touche le plus de gens. C'est bien quand un projet marche. Si on aborde aussi des sujets sociétaux, ce qu'on va faire, comment dire, on va faire intervenir... Oh là là, la question, elle était très... Il y a beaucoup de choses. Mais en tout cas, on aimerait toucher le plus de monde et faire des rencontres, en fait. Faire des rencontres et puis se faire rencontrer les gens, les lecteurs, les artistes directement, les écrivains et écrivaines, et ce serait hyper bien.
- Speaker #0
On a décidé de faire un format, comme je disais tout à l'heure, un format physique. Je n'ai pas eu peur, justement, au départ, que ce soit compliqué, parce que c'est vrai que maintenant, avec l'ère du numérique, tout est... digitales. Forcément, les gens lisent beaucoup moins les journaux, ce genre de choses. Donner envie aux gens de se déplacer pour acheter une... La revue, c'est quand même un pari assez risqué.
- Speaker #1
Oui, la question de la revue papier, en soi, elle ne s'est jamais posée pour nous, parce que dès le départ, c'était évident qu'on allait faire ça. Mais c'est vrai qu'on nous a posé la question, on nous a dit... Alors, j'ai même entendu récemment quelqu'un qui m'a dit « Oui, mais le côté écologique quand même, alors que c'est du papier et tout... » Ben oui, mais écoutez, les datas sur le net, c'est pareil, donc...
- Speaker #0
C'est même pire.
- Speaker #1
Mais justement, en fait, on avait envie d'un côté physique. On a envie de quelque chose qui puisse se toucher, qui soit aussi, on peut faire une petite collection, comme un livre, comme quelque chose qui a du sens. Et puis il y a le côté aussi objet d'art, le côté affiche, parce qu'il y a une affiche dedans qu'on peut mettre dans sa chambre ou je ne sais où. C'est ce côté de faire rentrer l'art dans sa vie aussi, pas le laisser seulement sur notre écran.
- Speaker #0
Concernant la communication sur la revue, comment vous procédez ? Vous allez directement voir les gens ? Des sortes de...parutions dans la rue ?
- Speaker #1
Alors, notre premier système de diffusion, c'est le diffuseur qu'on a, grâce à la maison d'édition qui nous soutient. C'est assez chouette parce qu'en fait, c'est une démarche qu'on n'a pas forcément à faire, donc eux, ils vont aller voir les grosses librairies. Après nous, on a essayé de faire un petit peu de surdiffusion dans toutes les petites librairies, c'est un peu notre manière de se faire connaître. Là, on essaye d'aller vers Paris. Parce que c'est très l'ouest en fait pour l'instant. Donc voilà, on apparaît dans des librairies, ça c'est vraiment un premier moyen de se faire connaître. Et puis sinon, on a décidé d'être présentes sur les réseaux sociaux, enfin sur Instagram uniquement.
- Speaker #0
N'hésitez pas à les suivre !
- Speaker #1
Revuefoeil, tout collé. Ça n'a pas un très grand impact, il faudrait qu'on soit extrêmement présentes et c'est vrai que ce n'est pas trop notre truc. Donc voilà, après on essaye quand même de faire un truc. clean, un truc qui donne envie. En fait, il faudrait juste qu'on poste une vidéo par jour, que ça soit hyper bien monté, que ça capte tout de suite le regard. C'est un travail à faire, qu'on n'a pas envie de faire. C'est au-delà du fait qu'on n'a pas envie de le faire, c'est que ça prend du temps, c'est sûr. Mais est-ce que aussi, c'est... Est-ce que c'est ce qu'on a envie de transmettre de la revue ? Parce que le but de cette revue, avant tout, c'est un format papier qui soit palpable. qu'il soit aussi un peu un objet d'art qu'on a envie d'exposer chez soi qu'on a envie de relire il y a plus ce truc de prendre le temps d'ailleurs c'est un peu sur ce thème là le quatrième numéro qui va arriver en automne et voilà c'est prendre le temps c'est se reposer je sais pas, je pense que les réseaux sociaux c'est pas ça, ça va trop vite Et c'est parce qu'on a envie de partager, je pense. Après, par contre, on est aussi sur les sites internet des librairies. On est sur le site internet de Dandelion, qui nous soutient. Et c'est là qu'on a notre page internet, en fait, sur laquelle on a pu mettre à disposition notre abonnement annuel, qui a un prix très intéressant. Et voilà, c'est ça aussi qui nous permet de... de se faire connaître, je pense que c'est pas mal.
- Speaker #0
Comment vous viennent les idées des thèmes de chaque volume ?
- Speaker #1
Alors, les idées nous viennent soit par des lectures ou des rencontres ou simplement des discussions de sujets dont on a envie de parler. Mais c'est vrai que la plupart du temps, c'est vraiment des lectures où on va trouver un texte. on va dire wow mais il est génial ce texte il faut absolument qu'on contacte cette personne, il faut absolument qu'on présente ce texte dans la revue ou idéalement un jour on aimerait bien aussi si on a un coup de coeur sur la plume d'un auteur de lui demander de nous écrire un texte inédit, ce serait génial quoi et donc du coup c'est ça c'est assez spontané en général les thématiques viennent très vite le titre euh Ouais, c'est toujours assez naturel. C'est vrai que c'est pas vraiment difficile. C'est pas une tâche compliquée à faire. Et puis c'est même la meilleure partie, je pense. Oui, forcément, on va retrouver de notre personnalité, puisqu'on met dedans que ce qu'on aime, finalement.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Et justement, qu'est-ce que tu aimes ?
- Speaker #1
Alors c'est très large comme question.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
En art ?
- Speaker #0
Oui, en art, après ça peut être dans plusieurs domaines, que ce soit en musique, que ce soit...
- Speaker #1
Ah ouais, mais moi j'aime tout l'art. Non, je rigole. Enfin, je vais aimer plein de choses quand même. J'adore la musique forcément, mais précisément... Faut que je te donne des styles, des...
- Speaker #0
Ah si, après tu peux nous donner ton top 3 d'artiste.
- Speaker #1
Ah, mon top 3 d'artiste. Je dirais que Agnès Varda pourrait être dans le top 3.
- Speaker #0
Qui c'est pour ce qui...
- Speaker #1
Alors, Agnès Varda, c'est une cinéaste française qui est décédée il n'y a pas très longtemps. Elle, elle faisait... Elle a fait partie de la Nouvelle Vague. Donc c'est du cinéma... Un peu documentaire, un peu du réel, mais ce que je préfère c'est cette partie documentaire, cette partie très sensible d'elle, voilà, c'est à voir. J'aime beaucoup récemment, j'ai découvert Monia Chokri, qui est une cinéaste aussi, j'aime beaucoup ce qu'elle fait, c'est un peu perché, elle est québécoise.
- Speaker #0
C'est pour ça. Voilà notre réponse. Je ne sais pas si c'est perché,
- Speaker #1
mais en tout cas c'est vraiment... Je ne sais pas, c'est bien, j'aime bien. C'est doux, et en même temps ça fait réfléchir. C'est des vraies questions de société et tout.
- Speaker #0
On adore les Québécois.
- Speaker #1
Ah ouais, j'adore. Je vais parler, je pense, d'une autrice que je lis beaucoup. Qui s'appelle Emmanuelle Bayamaktam. Elle, c'est une romancière. Ses livres, ils sont... Ils déboîtent ! c'est une claque à chaque livre c'est pas mal c'est vraiment bien fait, c'est bien écrit il y a un vocabulaire en plus foisonnant,
- Speaker #0
c'est fou et puis à chaque fois elle essaye de faire une intrigue très...
- Speaker #1
en fait ça tourne toujours autour d'un c'est toujours le narrateur la plupart du temps c'est un jeune c'est des ados en général qui vont parfois raconter leur enfance et tout ça, leur rapport à leur famille, leur rapport à la vie. Et ils ont un regard hyper intéressant, mais comme si... Enfin, on voit bien que c'est eux qui écrivent le livre, en fait. On dirait que c'est eux qui l'écrivent, mais avec toujours cette écriture de l'autrice. C'est vraiment bien, parce qu'ils ont un regard extérieur, du coup, sur tout ce qui se passe dans leur vie. Et je sais pas, c'est écrit intelligemment, et en même temps, elle y va pas avec le dos de la cuillère, quoi. C'est vraiment...
- Speaker #0
C'est vraiment bien.
- Speaker #1
C'est très cru.
- Speaker #0
Et les autres, c'est plus dans le domaine du cinéma, un secteur que tu aimerais plus exploiter, non ?
- Speaker #1
Ouais, j'aime bien.
- Speaker #0
Que ce soit avec la revue ou même personnellement.
- Speaker #1
Ouais, je pense... La revue, pour l'instant, on n'en vit pas encore de choses comme ça. Après, c'est vrai qu'on a fait un petit peu de vidéos déjà de présentation, mais...
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
La poésie, c'est une gamme d'émotions, c'est un brasier dans la pièce la plus ancienne du cœur, c'est une tendre amie que l'on visite en tout lieu et à toute heure. J'aimerais bien développer ce truc-là, j'adore ça, j'adore filmer, j'adore faire du montage, même si je pense à mon goût que je ne me nourris pas à ce cinéma, je ne regarde pas assez. J'essaye, je m'y mets de plus en plus, mais j'adore ça en fait. Toujours ça me touche, je suis prise dans les films à 100%, je vis dedans. Je trouve que plus on a de noms en tête, plus on connaît d'artistes et tout ça, plus on a vu de choses, du coup notre imaginaire il se déploie, ça nous donne de la créativité aussi.
- Speaker #0
Complètement. Et c'est aussi le but de cette revue-là. Tout à fait,
- Speaker #1
mais carrément, c'est ça, c'est inspirer les gens, finalement.
- Speaker #0
On crée de nouveaux imaginaires, on reprend la phrase. C'est très chouette. Est-ce que tu peux juste nous rappeler les différents titres des volumes qui sont sortis actuellement ?
- Speaker #1
Alors le premier titre, c'était Danser sur les cendres du vieux monde, qui est sorti au mois de juin. Et le deuxième, c'est Rêver même grand. Je pense que les deux titres parlent bien d'eux-mêmes.
- Speaker #0
Sur chaque revue, il y a une sorte de ligne directrice ?
- Speaker #1
Alors, on a vraiment des thématiques très différentes. Ça se rejoint quand même assez parce qu'en fait, on a une ligne directrice, comme tu dis, et puis on a quand même l'objectif de base qui est de parler au plus de monde possible sur les enjeux actuels auxquels on est confrontés par le biais de la littérature et de la poésie. et de l'illustration, de parler de... de créer un nouvel... On dit toujours ça, créer un nouvel imaginaire positif qui donne envie de... je sais pas, de passer à l'action ou de changer les choses. Je pense que la lecture, ça peut avoir cet impact-là aussi.
- Speaker #0
Et si on reprend le troisième volume, c'est vrai qu'il y a un lien quand même assez fort à ce qui se passe actuellement entre le coloragement climatique... La température...
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, c'était obligatoire. qu'on allait parler du réchauffement climatique cet été et j'ai envie de dire, et c'est horrible ce que je vais dire, mais la canicule ne pouvait pas mieux tomber finalement. On a une canicule qui explose tous les records et c'est vrai que là la revue, c'est bien dans le thème. Et sachant qu'on les fait bien à l'avance nos numéros.
- Speaker #0
Comment se passe la rencontre avec les différents poètes ?
- Speaker #1
Toujours un contact par mail, soit par la maison d'édition, soit par l'auteur, l'autrice directement.
- Speaker #0
Et ensuite après il y a une sorte de sélection selon la thématique ?
- Speaker #1
Non pas vraiment. En fait justement en général on va lire un texte et ça va nous faire penser à une thématique. Et il faut absolument qu'on trouve d'autres textes pour compléter. donc un deuxième texte au... plusieurs pour compléter l'autre page. Puisque du coup, cette revue, il faudrait que j'en parle quand même, c'est un format assez particulier, c'est un format déplayable dans lequel il y a un très grand texte et un plus petit, et à la fin on a un poster en fait, c'est le poster de la première découverture, c'est pour ça qu'on fait appel à des illustrateurs et illustratrices ou des photographes. On va lire le texte, ça va nous parler, on va se dire qu'il faut absolument qu'on fasse un numéro dessus. Donc en fait, on envoie un mail directement à cette personne-là. la plupart des gens acceptent. Franchement, pour l'instant, je crois qu'on n'a pas eu de refus de prêt de texte. Et puis ensuite, il faut qu'on trouve un autre texte qui correspond. Quand on l'a trouvé, on envoie pareil un mail à la personne et elle accepte tout de suite. En fait, on ne fait pas une présélection de déjà, ça serait un temps fou. Et au-delà de ça, je pense que, vu qu'on a des réponses positives tout le temps, je ne sais pas si ça sert à quelque chose. On paye les auteurs, les autrices et les poétesses. C'est un échange pour l'instant monétisé, c'est normal.
- Speaker #0
Est-ce que tu pourrais nous dire quel est ton volume de la revue dont tu es le plus fier et qui t'a le plus marqué ?
- Speaker #1
Dans l'idée, c'est le premier, donc t'es super content, c'est le premier projet, ça sort et tout. Et puis c'est vrai que les textes sont très forts. Je les ai relus plusieurs fois, à chaque fois que je les relis, j'ai toujours des émotions de fou. Je les ai lus à des amis parce que j'ai absolument envie que tout le monde lise ces textes parce qu'ils sont trop bien. Et c'est vrai que ça me fait chavirer. Mais le troisième numéro, franchement, je suis trop contente aussi de ce qu'il rend. Même visuellement, je trouve que le poster est génial.
- Speaker #0
J'aime beaucoup aussi l'illustration et tout.
- Speaker #1
Puis les textes, ça change un peu, ça décoiffe.
- Speaker #0
C'est sûr. Marguerite, est-ce que t'as pas peur que l'art disparaisse peu à peu ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
La réponse, elle est directe. Les suppressions, les subventions, ce genre de choses, l'apparition de l'IA, tout simplement. C'est vrai que maintenant, on trouve de plus en plus de l'IA un peu partout, que ce soit dans le dessin, que ce soit même dans la musique.
- Speaker #1
Mais je pense vraiment que l'art ne disparaîtra jamais parce qu'on a toujours créé... Depuis le début de l'espèce humaine, on a toujours créé manuellement, parce que l'artisanat c'est quand même aussi une forme d'art. On est toujours dans la création, mais même juste pour le beau. On a un rapport avec la création, nous, humains, qui est quand même insécable. Il y a une question avec les droits d'auteur qui se posent par exemple par rapport aux artistes de musique à qui on vole la voix pour refaire des sons ou des choses comme ça. qui sont maintenant obligés de poser des droits sur leur voix, tu vois, enfin c'est le truc, on n'aurait jamais cru ça un jour. Je pense que ça prend quand même, ça commence à prendre une grosse part, que même sur internet, quand tu cherches des illustrations de quelque chose, tu te rends compte qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont faites par l'intelligence artificielle, même des films, je sais pas si t'as vu des films, mais des séries qui sont sorties, qui sont faites par l'intelligence artificielle, ça me terrifie vraiment, je me dis mais waouh, mais on va où ? Et c'est vrai que ça pose vraiment des questions, et en même temps je me dis, alors, Autant, enfin je crois qu'en France, de ce que j'ai vu, parce que les Allemands ils sont moins comme ça, les Américains aussi, mais j'ai l'impression que, quand je parle des Américains, je parle des Etats-Unis.
- Speaker #0
Le Trump, tout ça, oui.
- Speaker #1
Et donc je pense qu'on a plus en France de peur vis-à-vis de l'intelligence artificielle, parce qu'on a un grand intérêt pour la culture. Et je pense qu'on voit bien que c'est en train de voler une part de la culture. Et c'est dommage, c'est vrai que quand on traîne sur YouTube, à l'époque on écoutait grave pour travailler, j'en sais rien, t'écoutes des musiques du Lofi ou des trucs comme ça, aujourd'hui le Lofi c'est que fait par de l'intelligence artificielle, et t'es vraiment là, bah merde, parce que c'était des personnes avant, des êtres à part entière qui faisaient ça derrière leur écran et qui bossaient quoi, enfin c'est vrai que c'est... C'est un peu dommage quand même.
- Speaker #0
Et puis aussi t'as cette question-là de...
- Speaker #1
C'est plus que dommage, c'est grave.
- Speaker #0
Oui, complètement. T'as ce truc-là à chaque fois de te poser la question est-ce que c'est vraiment quelque chose qui est réel ou quelque chose qui a été créé par un tigre d'un certificat. Et je trouve que ça casse un peu ce... On devient parano. Ouais, c'est ça. C'est ça qu'on devient un peu parano et puis on est beaucoup moins impressionné parce qu'à chaque fois, en fait, quand ça devient hors norme, tu te dis, bah non, c'est pas possible. C'est forcément...
- Speaker #1
Mais même des illustrations, tu vois, des fois, moi j'ai vu des trucs qui étaient hyper beaux. Et en fait, des fois on remarque quand même le style un peu d'intelligence artificielle, mais des fois on le remarque pas tout de suite. Et quand tu te rends compte que c'est de l'intelligence artificielle, t'es déçu. Enfin moi je suis déçu, genre ça me... Je suis là, bah mince et tout, je croyais que c'était vraiment quelqu'un... Et c'est vrai que même, enfin moi je me pose cette question là, pour la revue où on sélectionne des illustrateurs et illustratrices, eux en fait ils seront quoi ? Ils seront qui demain quoi ?
- Speaker #0
C'est vrai que ça fait vachement peur.
- Speaker #1
C'est triste, quoi.
- Speaker #0
Alors que l'art, c'est un peu ce truc de dépassement de soi et le fait de ne pas pouvoir l'exprimer. Parce qu'à chaque fois, on va remettre en question ton art parce qu'en disant que c'est trop beau pour que ça soit vrai, c'est vrai que ça crée quand même une sorte de frustration assez énorme.
- Speaker #1
Après, je pense qu'on peut relativiser en se disant... Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle ou pas, ça dépend des points de vue. Mais un jour... L'eau, elle deviendra tellement, tellement nécessaire dans nos vies. Parce que, enfin, c'est toujours très nécessaire, mais un jour, ça va être sûrement la galère. On a de moins en moins d'eau potable et d'eau tout court, en fait. Et je veux dire, aujourd'hui, pour refroidir les data centers et tout ça, on a besoin d'eau, en fait. À un moment donné, on ne va pas pouvoir expandre nos data centers. Donc je pense qu'en fait, il y a plein de gens qui oublient que ça, c'est la limite à plein de choses, c'est l'environnement en fait. Comment il réagit actuellement à nos actes, nous, humains ? Il réagit très mal et je pense qu'à un moment il va dire stop. Donc peut-être que tout ça, ça n'ira pas bien loin. L'espèce sociale, il est complètement bafoué en fait. Enfin, je veux dire... C'est un truc, les personnes qui ont, je pense, beaucoup d'argent et tout ça, ils arrivent à imaginer ce truc-là comme un monde idéal. Mais en fait, on se rend pas compte de à quel point... Enfin, là, aujourd'hui, on n'a pas de recul et tout. Je me demande comment la société, si jamais ça marche, mais je pense pas que ça marchera, comment elle va évoluer. Ce monde capitaliste, là, pour que ça dure, il faut qu'il y ait des gens qui soient, entre guillemets, supérieurs. sauf que si tout le monde se retrouve au même stade à part de boulot à être dans un monde un peu bizarre où il se passe rien dans ce monde là, dans un monde où l'intelligence artificielle a pris le dessus surtout il y a plus personne qui fait rien je pense que c'est ça même et en même temps ça me parait tellement illogique parce qu'aujourd'hui on a quand même un retour mais en puissance de l'artisanat, c'est un truc de dingue et j'ai l'impression que c'est aussi un peu en contradiction en fait avec tout ça Je ne sais pas si c'est... Je pense que c'est inconscient.
- Speaker #0
Le monde devient beaucoup plus lisse, en fait. Et si tu as peut-être ce besoin, ce retour d'aller en arrière, ce côté un peu vintage, je pense que ça va être un peu au savent pour l'IA. C'est-à-dire que les gens vont avoir tellement marre qu'ils vont vouloir...
- Speaker #1
Oui, mais je pense qu'il y a un peu des deux, en fait. Je pense que le monde se sépare, là, entre ceux qui sont complètement contre et ceux qui l'utilisent tout le temps. Après, il y a peut-être un entre-deux avec des gens qui s'en servent de manière ponctuelle. Quand tu regardes à l'international, il y a des gens qui ont un discours sur l'intelligence artificielle qui n'est pas du tout celui-là. Il y en a qui trouvent ça génial, mais je me demande s'ils ont vraiment le recul entier sur la situation, sur l'impact que ça peut avoir dans leur vie, mais sur tous les systèmes. Ça veut dire qu'il n'y a plus de professeurs, il y a plein de films dystopiques qui ont été faits sur le sujet. Tu vois bien qu'il n'y a plus de boulot, que les gens sont dans un état psychologique. qui est grave. D'ailleurs, il y a un film que je connais comme ça qui s'appelle The Beast, je crois, ou Le Monstre. En tout cas, c'est peut-être en français ou en anglais, mais le film est français. Il est très très bien, ce film-là. Et ça parle un peu de ça. C'est un peu... C'est cru.
- Speaker #0
Mais c'est aussi comme... Je sais pas si tu as vu aussi la série Black Mirror.
- Speaker #1
Ouais, c'est pareil. C'est un peu le même délire, voilà.
- Speaker #0
C'est vrai que ça fait peur quand tu regardes ça, mais en fait, quand tu réfléchis... C'est peut-être l'avenir.
- Speaker #2
Vous entrez dans un monde que vous ne maîtrisez pas. Une zone où les repères sont inversés. La réalité déformée. Et les apparences à facettes. Cette fois-ci, vos écrans ne vous sauveront pas. Leurs vitres noires vous renverront uniquement l'image sombre de vous-même. Un mirage sans teint de nos sociétés narcissiques.
- Speaker #1
Je suis en train d'essayer de retrouver le film mais j'ai pas de réseau.
- Speaker #0
Je vais partager la connexion. On va lancer ça.
- Speaker #1
Ah c'est bon, ça a marché. C'est ni The Beast, ni Le Monstre, c'est La Bête.
- Speaker #0
Ok, j'ai regardé ça, ça va être intéressant.
- Speaker #1
C'est La Bête.
- Speaker #0
Un film, je ne sais pas, il date un peu mais je ne vois plus le titre.
- Speaker #1
Attends, j'essaye de retrouver le réalisateur. Ah oui, c'est Bertrand Bonello qui a créé La Bête. Qui a réalisé La Bête. Très bon film qui parle en partie de l'intelligence artificielle et des dérives de cette société. Mais c'est tellement bien, on est transporté dans le temps constamment, enfin c'est bien tourné quoi.
- Speaker #3
Votre projet personnel ?
- Speaker #1
Travailler.
- Speaker #3
Vous avez beaucoup trop d'affects ?
- Speaker #1
Faut choisir entre le travail et les affects ?
- Speaker #3
Oui, l'intelligence artificielle peut vous aider à vous débarrasser de vos affects. En purifiant votre ADN, vous allez replonger dans vos vies antérieures pour nettoyer les traumatismes dont vous avez hérité depuis des siècles.
- Speaker #1
J'ai le sentiment très profond que quelque chose de terrible va arriver.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. De toute façon, il y a quand même pas mal de choses à dire sur ça. Je retrouve aussi pour le film, je ne sais pas, c'est Time Out.
- Speaker #1
Time out.
- Speaker #0
La connexion... Bien français. Il date un peu quand même de 2011. Mais même, tu vois, à cette période-là, on avait un peu cette questionnement de...
- Speaker #1
Le temps à remplacer l'argent.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça, voilà.
- Speaker #1
Ok. Après,
- Speaker #0
il est plutôt pas mal.
- Speaker #4
Bien sûr, certains pensent que ce que nous avons est injuste. La différence de temps entre les zones. J'ai entendu ça. Pourtant, n'est-ce pas là la prochaine étape logique de notre évolution ? Et l'évolution n'a-t-elle pas toujours été injuste ? Ce sont toujours les plus forts qui survivent. Je monte de deux siècles. C'est tout simplement le capitalisme darwinien. Sélection naturelle. Comme vous dites, la survie des plus forts.
- Speaker #0
C'est un peu en continuité parce que là on voit par exemple, je prends l'exemple de la Chine. Ils ont commencé un peu à démyrthaliser un peu tout ce qui est les cartes bancaires. Et en fait, ça sera maintenant avec le Swag. Dans ta main. Voilà, dans ta main, c'est Swag, dans ta main, Swag, les digitales. Une fois qu'il n'y aura plus cet aspect d'argent monétaire, ça sera peut-être avec le temps.
- Speaker #1
On achèterait des choses.
- Speaker #0
On va pisser. On rigole, mais c'est peut-être ça. On va passer à la deuxième partie de ce podcast. On va parler de ton livre que tu as prochainement de sortir. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Et bien, j'ai écrit, j'ai rédigé quelques poèmes qui se sont transformés en un recueil. Je pense qu'honnêtement, ce recueil n'est pas terminé parce que j'aimerais vraiment développer ça. En tout cas, ce serait peut-être une première partie ou j'en sais rien. Ça s'appelle « Souvenons-nous de nos naissances » . C'est vraiment en rapport avec... la naissance mais c'est très engagé en tout cas j'ai essayé de l'être j'ai parlé de beaucoup de choses médicales j'ai utilisé des chiffres aussi des fois et le but c'est un peu de reprendre le dessus sur nos corps je voudrais en fait j'aimerais vraiment que Que les gens comprennent que notre corps, c'est un peu la première chose qui va nous permettre d'aller bien dans ce monde-là, et de faire le monde aller bien. Et en fait, je pense que... Bon, je sais pas. En fait, j'ai écrit principalement sur la naissance, sur la grossesse, parce que c'est quand même la base de toute notre vie. Et c'est des choses qu'on oublie un peu trop. Et c'est aussi quelque chose que... Disons que c'est très compliqué en ce moment. les naissances, les accouchements ils sont pas toujours très bien traités et on a tous des traumas de naissance nos darons elles sont au bout du rouleau enfin je veux dire je pense que c'est important en fait de reparler de ces moments là, de les remettre en valeur, de se dire purée mais on est vivant quand même c'est fou et du coup j'ai essayé de faire un lien aussi avec notre animalité nous rappeler qu'en fait nous aussi on est des animaux que nous aussi en fait on fonctionne on est des mammifères en fait et que n'importe quelle espèce fonctionne comme nous, on n'est pas au-dessus d'eux et parce qu'on serait au-dessus d'eux pourquoi en fait on n'aurait pas d'instinct tu vois on n'a plus d'instinct animal parce qu'on est supérieur à eux mais en fait notre instinct animal c'est ce qui nous permet de reconnaître ce qui se passe autour de nous de comprendre notre corps, de nous sentir de l'intérieur, enfin voilà C'est tout un projet comme ça, je m'éloigne un peu de tout ça.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on a tendance à un peu oublier le rapport à nos corps, qui est quand même primordial et on le voit en fait avec notre santé, que ce soit notre santé mentale, même physique. Voilà, c'était une petite aparté sur le compte. Je vous propose de passer à la section accords-désaccords. Alors dans cette section, je vais te dire plusieurs questionnements en lien avec la littérature, et tu vas nous dire tout simplement si tu es en accord ou en désaccord, ou bien si tu es énoncé, et me dire pourquoi. Donc commençons avec le premier questionnement. Les revues littéraires sont-elles réservées à une élite intellectuelle ?
- Speaker #1
Alors je pense que... ça dépend comment on tourne la question, mais je pense que c'est loin d'être réservé à une élite intellectuelle. Là où elle serait réservée à cette élite, c'est à cause du système dans lequel on vit. Ça ne permet pas à certaines populations d'avoir accès. Et puis, il y a aussi tout un système qui fait qu'avec des gens qui vont travailler moins, ils vont pouvoir prendre plus de temps pour se permettre de passer du temps à lire. Et puis, ils auront peut-être aussi plus de moyens. pour acheter des revues ou pour acheter en tout cas des objets littéraires. Et puis aussi, il y a un privilège qui est lié à l'enfance. Je pense qu'il y a des enfants qui ont des parents qui travaillent beaucoup qui n'ont pas forcément la possibilité de les emmener, ou l'idée même de les emmener dans des musées ou dans des librairies, des bibliothèques, et puis voir des spectacles même. et qui leur lisent des livres aussi le soir. Je pense que c'est un privilège aussi d'avoir des enfants dont les parents leur lisent des livres. Je pense que ça engendre aussi la lecture, l'envie de lire. Et ce serait hyper bien, nous on aimerait bien que les écoles et l'éducation nationale prennent un peu plus à cœur ce rôle-là, de donner envie aux enfants de se renseigner, de savoir ce qui se passe autour d'eux. Et pour qu'ils aient un intérêt aussi pour la littérature plus tard. Nous, on a envie de ça. On a envie de toucher le plus personne possible, même si c'est sûr que c'est un peu compliqué. On aimerait bien, dans un monde idéal, que tout le monde ait les mêmes chances et les mêmes accès à la littérature, à la poésie. En plus, la poésie, là, ce n'est pas la question, mais c'est très niche.
- Speaker #0
Bah oui, c'est ça le problème.
- Speaker #1
Les gens, ils ont beaucoup de préjugés sur la poésie, en fait. On nous parle souvent de Rimbaud quand on leur dit qu'on fait une revue poétique. Mais non, c'est de la poésie contemporaine, ça n'arrête d'avoir.
- Speaker #0
Ouais, c'est sûr. Après, je ne sais pas si c'est une question vraiment de classe sociale. Je pense que, comme tu l'as dit, c'est vraiment juste la société qui évolue dans le sens qu'on laisse beaucoup moins de place à la littérature. Et donc on va passer au deuxième questionnement. Donc que penses-tu du débat entre les livres et leur adaptation au cinéma ?
- Speaker #1
Moi j'ai pas vraiment d'avis là-dessus parce que c'est vrai que j'ai rarement vu et lu le même récit. C'est une petite poignée que j'ai vu et lu en même temps quoi. Enfin, pas en même temps mais... Et je pense que... Je sais pas ce que ça veut dire en fait les respecter. Est-ce que c'est copier... à la lettre exactement le livre est-ce que à la perfection ou alors est-ce que c'est vraiment donné juste le sens profond parce que il y a franchement il y a des films ou même des séries qui ont été reprises à partir de bouquins et il y a des trucs exceptionnels mais là je pense à The Endman's Tale et là, cette série là j'ai lu le livre deux fois et d'ailleurs j'avais pas vu le tome 2 et j'ai vu la série une fois avec et j'ai dû voir certains épisodes plusieurs fois mais en tout cas la série elle est exceptionnelle, franchement et le livre l'est aussi
- Speaker #2
On ne s'est pas réveillé. Quand ils ont suspendu la constitution, on ne s'est toujours pas réveillé.
- Speaker #1
Ils ont enlevé ma fille.
- Speaker #2
Mon nom est Defrède. J'en avais un autre avant, mais il est devenu interdit. Vous servirez les officiers de la foi, ainsi que leurs épouses infécondes. C'est vous qui porterez leurs enfants. Nous sommes prisonnières. Si tu veux revoir ta petite fille, il faut que t'arrives à pas péter les plombs. Je n'ai aucune envie de baisser les bras. Ne me décevez surtout pas. Je m'appelle June. T'en fais pas, ça ira. Il existe un réseau. La Résistance.
- Speaker #1
En fait, ce qui est génial, c'est qu'il y a des différences qui sont assumées pour... Enfin, ça garde le fond, mais il y a des différences qui sont complètement assumées. Et c'est pas comme... Des fois, t'as certains livres où on essaye de copier à la perfection, mais il y a des détails qui marchent... pas et du coup t'es un peu bah pourquoi Alors que quand je trouve qu'il y a des changements qui sont vraiment assumés, que ça donne un sens à l'histoire, bah pourquoi pas en fait ? Et puis c'est vrai que la plupart des gens sont très déçus quand ils vont lire un livre et qu'ils voient le film après.
- Speaker #0
C'est ça le truc.
- Speaker #1
Mais je comprends pourquoi aussi. Et c'est très difficile en même temps de retranscrire un livre qui fait 500 pages en un film de une heure et demie.
- Speaker #0
Bah oui, c'est ça le truc. Mais c'est vrai que c'est soit le film, on va essayer d'adapter, mais vraiment à la virgule près, le livre.
- Speaker #1
et à l'inverse s'ils prennent trop de liberté ils vont dire bah non ils ont pas trop respecté le livre donc en fait c'est dans une sorte d'entre deux où c'est compliqué en fait pour les historiens et les actrices je pense que c'est pour ça que c'est bien aussi les livres contemporains qui sont adaptés au cinéma parce qu'en général derrière la réalisation il y a aussi l'écrivain
- Speaker #0
ou l'écrivaine et ça je pense que ça fait des très bonnes adaptations troisième questionnement pour toi écrire est-ce avant tout un acte de liberté ou bien une responsabilité ?
- Speaker #1
C'est certain que c'est un acte de liberté. Tout le monde peut écrire et puis en plus, dans l'histoire, ça a souvent été un moyen de transmettre quelque chose d'important. C'est aussi, tu sais, quand on empêche aux gens d'écrire, c'est un peu signe d'une dictature. C'est vraiment une liberté. Tu peux écrire ce que tu veux. Tu peux raconter n'importe quoi si t'as envie. Et je voulais dire... Par rapport à la responsabilité, c'est ce qu'on va transmettre au lecteur, en fait. Qu'est-ce que tu vas transmettre au lecteur ? Je veux dire, quand tu écris un livre pour l'extérieur, etc., c'est pas centré sur soi. Je veux dire, même un essai, même une biographie ou quoi que ce soit, ça devrait, en tout cas, parler à l'autre, quoi. Le but, c'est quand même de transmettre quelque chose.
- Speaker #0
Voilà, mais après... ou peut-être que l'auteur est moins responsable c'est peut-être aussi l'interprétation que fait le lecteur oui après l'idée c'est aussi en général les auteurs il y en a qui sont obsédés par le fait de se faire comprendre c'est l'idéal
- Speaker #1
moi en écrivant j'écris en me disant j'ai envie d'écrire avec un style mais en même temps j'ai envie de me faire comprendre j'ai envie absolument que le lecteur alors peut-être il y a 10 personnes qui vont lire mon recueil mais j'ai envie que ces gens se disent ah ouais ça me touche, ça me fait quelque chose j'ai envie qu'ils comprennent vraiment j'ai fait un dictionnaire à la fin avec les mots spécifiques que j'utilisais faut comprendre en fait et puis en plus c'est tellement important de mettre en valeur des nouveaux mots ou des vieux mots ou des trucs parce qu'on sait que plus on a de vocabulaire plus on est capable d'expliquer les choses et moins on va se faire marcher sur les pieds Tu vois. Et du coup, c'est super bien aussi que ça soit compréhensible, parce que franchement, il y en a marre des écrits où tu comprends rien. Surtout des trucs contemporains, des gens qui vont prendre de haut toute la population. Il n'y a qu'une population qui va pouvoir lire ces choses-là. Je ne sais pas si c'est clair ce que je raconte.
- Speaker #0
Si, si, complètement. Quatrième questionnement. Les critiques ont-ils encore une réelle influence sur le public, que ce soit pour les livres ou le cinéma ?
- Speaker #1
Pour moi, les critiques, elles ont vraiment une influence sur le public, ça c'est certain. Parce que déjà, la plupart du temps, ça passe soit par les médias, ou ça passe tout le temps par les médias, ou par Internet, les gens vont faire des recherches, ou par des événements. Les critiques vont parler beaucoup d'un film, et du coup, tout le monde va en entendre parler. Et d'ailleurs, je me dis que ça a un impact tellement fort qu'il y a certaines personnes... Des fois, on va faire un... Tout le monde va parler d'un film en disant il est incroyable ce film, nan et du coup t'as l'impression que si tu le critiques tu vas être le seul à le critiquer donc t'oses pas en fait le critiquer d'une manière négative je veux dire, et il y a même des gens ils vont pas oser dire qu'ils ont pas aimé le film ils vont être là un peu ah ouais ouais je l'ai vu et puis si t'as rien compris parce qu'il y a des gens, des fois il y a des films on comprend rien, mais comme tout le monde a décidé que c'était un film exceptionnel, mais alors toi, si tu comprends rien et que tu te dis, bah je comprends rien, tout le monde va te dire, ah ouais, bah t'es bizarre toi, ou en tout cas, tu peux t'imaginer que les gens vont te regarder mal si tu dis que t'as rien compris, parce que des fois, il y a des films, bah oui, c'est pas facile de comprendre le message, et alors pourquoi, tu vois, je sais pas, il y a un truc, une espèce d'élite en fait, qui dit qu'est-ce qu'il faut regarder, qu'est-ce qu'il y a de mieux, donc je pense que c'est très bien. que tout le monde puisse donner son avis sur une oeuvre, même des critiques qui sont pas agréées, tu vois je pense que ouais,
- Speaker #0
pourquoi pas en fait à partir du moment où ils racontent pas n'importe quoi ou je sais pas le problème c'est que les critiques ça reste très personnel Ben oui, ça reste personnel.
- Speaker #1
Mais c'est bien de confronter son avis avec d'autres personnes.
- Speaker #0
Tu vas avoir tendance à tout le temps regarder des critiques avant d'aller voir un film. Du coup, tu te fais un préavis du film.
- Speaker #1
Il y a vraiment des gens qui font ça ?
- Speaker #0
Oui, il y en a de plus en plus. Ça influence un peu trop et je trouve que c'est un peu dommage.
- Speaker #1
Ouais, dans les critiques à l'eau, tu sais qu'il y en a qui sont hyper dures à noter, qui notent vraiment très dur.
- Speaker #0
Je trouve que ce n'est pas une très bonne chose. C'est mieux, je pense, de se contenter juste de regarder les bandes annoncées.
- Speaker #1
et puis après tu te fais ton propre avis moi je regarde même pas les bandes annonces des fois je vais tomber sur une bande annonce et du coup ça va me donner envie de regarder le film mais je vais pas aller faire la démarche de moi même d'aller regarder une bande annonce t'es trop toi été spoilé ouais c'est sûr que maintenant les bandes annonces c'est limite ils mettent le film des fois t'es un peu là bon bah d'accord super j'ai vu le film ça j'ai vu dans la bande annonce on va passer au cinquième questionnement les
- Speaker #0
formats tiktok, les reels ou les shorts nous font-ils perdre le goût des textes longs
- Speaker #1
Ben, je... pense qu'ils nous font pas perdre le goût, mais je pense qu'ils nous font perdre en capacité de concentration. Ça, c'est... En plus, je crois qu'il y a déjà des recherches scientifiques dessus, donc... Et puis en fait, en plus, on crée une addiction. T'as envie de rester scotché, quoi. Ça nous active de l'hormone du plaisir à fond, quoi. Et donc du coup, c'est pour ça qu'on est accro. Et c'est vrai que de la lecture, ça va être beaucoup plus lent, ce truc-là. On va avoir une satisfaction. Mais c'est pas... Comment on appelle ça ?
- Speaker #0
Ah oui, le truc de récompense. Récompense, c'est ça,
- Speaker #1
je cherchais ce mot, purée. La récompense qui est hyper rapide, là. Tout le monde est accro à cette sensation-là, en fait. C'est vrai que ça nous bousille le cerveau.
- Speaker #0
Toi, en tant que créateur, t'es obligé de t'aligner sur ce genre de format. Mais t'as plus ce truc-là aussi de créer, en fait. C'est ça qui est terrible. Une vidéo même de 10 minutes, tu vas dire, les gens ne vont plus être intéressés par ça, donc ça ne sert à rien. On va faire un truc tout con avec juste un hook, un truc qui dure au grand max 2 minutes et ça te réduit dans ta créativité.
- Speaker #1
Mais oui, mais en plus j'avais vu que le moment où tu captes l'attention des gens, donc c'est les premières secondes qui vont... Attention, je devrais même pas parler au pluriel, je crois. Il me semble, j'ai peur de raconter n'importe quoi, mais je crois que c'est ça. Je crois qu'on a une capacité d'attention aujourd'hui sur Instagram et TikTok, en tout cas sur les réels, c'est 1,8 secondes pour capter l'attention des internautes. C'est hyper court, quoi. À une époque, YouTube, c'était 5 minutes. Au bout de 5 minutes, t'en avais marre, tu partais. C'est pour ça que je pense que même sur Netflix, des gens, ils doivent commencer des films et au bout de 10 secondes, ils partent. tu sais mais les réseaux sociaux c'est ça moi je suis impressionnée j'arrive jamais à faire ça moi je regarde toujours les vidéos presque en tout cas pendant plusieurs secondes ou jusqu'à la fin et c'est vrai que des fois t'as des gens ils tout de suite ils zappent comme s'ils savaient déjà ce qui se passait dans la vidéo et je trouve ça impressionnant je me dis bah t'as même pire c'est frustrant en plus je trouve t'as même les gens qui regardent des vidéos en x2 ou en x3 Ouais, ouais.
- Speaker #0
Qui n'arrive plus à regarder des vidéos juste en... En lent, ouais. En lent normal, quoi. Ouais,
- Speaker #1
ouais, c'est vrai, ça.
- Speaker #0
Et c'est chaud.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est chaud.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui, d'après toi, convainc le plus ? Donc, c'est les émotions ou les faits ?
- Speaker #1
Alors, moi, j'ai besoin que tu me détailles cette question. Parce que c'est vrai que...
- Speaker #0
C'est-à-dire que... Parce que ça va vraiment être la personne qui va apporter plein de sincérité dans son discours. Ouais. Parce que ça, ça va être convaincant pour toi. Ou bien, à l'inverse, c'est vraiment la personne qui va être vraiment hyper droite avec des trucs vraiment chiffrés, en mode, il y a eu ça, Mais je crois que c'est les deux,
- Speaker #1
en fait.
- Speaker #0
C'est les deux, ouais, pour toi. Non,
- Speaker #1
mais parce qu'en fait, les émotions, alors ça dépend ce qu'on entend par là, mais je sais que, justement, quelqu'un qui va... Enfin, c'est comme ça que moi, j'ai appris beaucoup de choses sur ce que vivaient déjà certaines personnes, des fois, parce que ces gens me disaient, avec leur point de vue... en disant bah moi j'ai cette expérience là ça me touche profondément t'as des gens des fois ils sont à la limite au bord des larmes quand ils te racontent un truc et tu te dis ah bah ouais faut que le monde y change vis-à-vis de cette chose là tu vois parce que cette personne va te toucher profondément avec ses émotions quelqu'un qui va te balancer des chiffres des faits etc ça c'est super je me dis c'est trop bien en plus tu peux les garder toi même dans ta valise par contre si Des fois, t'as des gens, ils te racontent des faux chiffres, ils te racontent n'importe quoi. Et justement, eux, c'est des gens qui sont très déconnectés de leurs émotions. C'est pour ça que je pense qu'il faut un peu d'équilibre aussi. Je pense que toi, en tant que... Quand t'es en face de la personne, tu te rends bien compte si ce qu'elle raconte, ça te touche pas tellement, même si elle est très émue. Tu peux te dire, je sais pas, c'est quelque chose à laquelle il faut que je réfléchisse. Enfin... C'est vrai que des fois c'est difficile je trouve dans des conversations justement quelqu'un qui... C'est très rare d'ailleurs des gens qui vont te donner beaucoup de... Qui vont te donner des faits. qui sont pour le coup vraiment réelles, avec des vraies études ou des choses comme ça, en général, elles sont emportées par leurs émotions. Et parce que justement, ça leur tient vraiment à cœur. Et c'est pour ça qu'ils connaissent tous les chiffres, parce qu'ils les ont retenus, parce que ça leur tient à cœur. Mais du coup, pour moi, ça, c'est des gens qui sont quand même très convaincants. Et je me suis rarement trouvée devant quelqu'un qui avait plein de convictions avec des faits, des chiffres et machin. Ça m'est déjà arrivé. Mais sans émotions, sans rien. Et en général, ces gens-là, ils ne me convaincent pas du tout. Ce n'est pas qu'ils ne me convainquent pas, c'est que je suis mal à l'aise. Je suis un peu en train de me dire... Et puis tu te demandes si tu sers à quelque chose. Est-ce qu'il y a vraiment une conversation dans ce truc-là ? J'ai l'impression que la personne, limite, veut juste déverser son savoir.
- Speaker #0
Dernier questionnement. Les livres ont-ils plus d'impact sur la société que les discours de nos hommes et des femmes politiques ?
- Speaker #1
J'ai commencé à répondre à l'envers, je pense.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Je pense que les discours, ils ont certainement plus d'impact sur la société, parce qu'ils sont diffusés à tout va et non-stop, mais en fait on peut le constater autour de nous tous les jours, je pense. Mais les livres, par contre, ils ont un fort impact individuel, et puis ça peut vraiment nous bouleverser, ça peut vraiment nous changer, ça peut vraiment changer notre point de vue sur les choses, sur la vie. Ça peut aussi nous apprendre beaucoup, beaucoup de choses et ouais, je pense que ça fait évoluer la société, mais un peu en cachette, en toum-toum, quoi, tu vois. En fait, il y a un truc de... On est constamment entouré de discours politiques toute la journée, même sans le vouloir. C'est un truc de fou. Alors, tout est politique. Là, on est d'accord, mais... Enfin, je dis ça, mais... Bon, bref, tout est absolument politique, mais c'est vrai que des fois, eh ben, des fois, c'est pas sollicité. enfin je veux dire on peut on en parle tout le temps, tout le temps, c'est un truc, mais en même temps, c'est très important, mais il y a des choses, des fois, qu'on n'a pas du tout envie d'entendre, je veux dire. Enfin, il y a les médias, etc., qui balancent leur venin, constamment.
- Speaker #0
C'est très bien qu'on parle.
- Speaker #1
Voilà. Mais bon, voilà, après, les gens, c'est sûr que la lecture, je pense que ça tient beaucoup de gens à... ça aide les gens à garder un peu les pieds sur terre. Mais le taux de lecteurs diminue continuellement. J'ai regardé les chiffres du CNL, du Centre National du Livre, qui a fait une enquête en 2025. Et là, on est à 45% de la population qui disent lire quotidiennement. C'est pas tant que ça, en vrai. Et si ! 45% de la population à partir de 15 ans il me semble donc voilà on compte pas tous les enfants bien sûr ce que je disais tout à l'heure entre 2023 et 2025 la moyenne de lecture journalière a diminué de 10 minutes c'est quand même énorme en 2 ans tout le monde a lu 10 minutes de moins je trouve que c'est sachant que moi je suis du genre à lire 15 minutes 20 minutes par jour au moment d'aller me coucher bah non moi j'ai pas diminué mon taux de lecture en l'occurrence c'est même plutôt l'inverse Merci. mais la plupart des gens ils lisent moins enfin moins qu'avant j'avais regardé un chiffre comme ça alors je sais plus ce que c'était mais genre tu passais
- Speaker #0
20 ans de ta vie sur ton écran tu te rends compte genre tu passes plus de temps limite qu'à dormir enfin c'est flippant donc on va conclure sur ça on va passer du coup à la section art en raccord Je vais te donner trois moods ou situations différentes et tu vas me dire quelle est la musique qui te correspond le mieux selon la situation ou le mood en question. La première musique est la musique que tu écoutes pour travailler ou quand tu es dans ton mood créatif.
- Speaker #1
J'écoute souvent des choses qui sont sans paroles. J'écoute pas mal de musique classique. Comme le ney, c'est un instrument, c'est une flûte qui est connue plutôt vers l'Egypte.
- Speaker #0
Deuxième situation, une musique en tué dans un bad mood.
- Speaker #1
Je dirais pas que c'est une musique que j'écoute quand je suis dans un man-moon, mais j'avais vraiment envie d'en parler. Ce serait plutôt une musique qui me met dans un... Un mood nostalgique, un peu mélancolique, qui m'aide à rentrer dans ce mood-là. Et c'est Souffle le vent de Odezen,
- Speaker #3
plutôt la première version d'ailleurs. « Sentir couleur, structure, culture en auxiliaire, j'ai l'air de faire des rimes vivantes, on tourne en valse, loin du ciment. »
- Speaker #0
Troisième situation, donc une musique qui te met tout de suite dans une bonne humeur.
- Speaker #1
Alors, ces derniers temps, depuis cet hiver, je me suis trouvé une musique qui s'appelle « I've Seen That Face Before » de Grace Jones. Et vraiment, elle me fait décoller ! « Strange,
- Speaker #4
I've seen that face »
- Speaker #0
Pour terminer, la musique dont tu t'en as jamais.
- Speaker #1
Alors, c'est Pyramid Song de Radiohead.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous dire ta bonne découverte du moment, très bien, ce podcast ?
- Speaker #1
Alors, ma bonne découverte du moment, c'est un artiste nantais, donc c'est Nato Sito avec deux T au début.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
qui est un artiste peintre et il me semble qu'il fait aussi des sérigraphies. En tout cas, c'est vraiment très très beau. C'est des paysages, c'est bucolique et c'est un peu une rêverie. Je ne sais pas comment dire ça, mais c'est très beau. C'est des couleurs qui sont un peu pastelles et en même temps flashy.
- Speaker #0
Ça rajoute un peu de la gaieté, on va dire.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. C'est très très beau, j'aime beaucoup. On aimerait bien travailler avec lui. Dans la revue, ça nous ferait des super affiches. On a discuté avec lui et ouais, c'est pas mal.
- Speaker #0
Pour terminer, est-ce que tu auras un petit mot, un conseil, pour conclure ce premier épisode du podcast ?
- Speaker #1
Je pense que la lecture, c'est super important, qu'il ne faut pas se laisser absorber par nos écrans, par des discours qui sont haineux. Il faut garder beaucoup de positivité. Je pense que c'est comme ça qu'on va réussir. à faire évoluer notre petit monde humain. Et ouais, il faut regarder un peu autour de soi.
- Speaker #0
Merci pour ton message, Marguerite. Et merci à toi d'être venue enregistrer cet épisode.
- Speaker #1
De rien. C'était super.
- Speaker #0
Je remercie également à vous, auditrices et éditeurs, d'avoir écouté ce podcast jusqu'à la fin. Je vous dis à très vite pour un nouveau épisode. Prenez soin de vous. Ciao les artistes.
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Hop, hop, hop ! Avant de partir, si cet épisode t'a plu, pense à le liker, à t'abonner et à le partager autour de toi. Merci pour ton soutien. Ciao !