- Speaker #0
L'intérêt, c'est que tu es en contact directement avec des décideurs. Tu ne perds pas de temps avec ces gens-là. Ils te répondront très rapidement, tu vois. Et le but, si tu veux, à chaque déjeuner du Challenge Business Club tous les mois, c'est de repartir avec un maximum de contacts. Moi, mon objectif, c'est d'apporter aux membres des contacts qu'on ne croise pas à tous les coins de rue.
- Speaker #1
Chasse auditeur, bonjour. L'homme grandit en se projetant dans l'avenir. Pourtant, celui-ci n'a jamais été aussi imprévisible et plus contraint. C'est chaque jour un peu plus vrai. Raison de plus, je crois, pour comprendre toujours mieux comment faire grandir les organisations humaines, entreprises, associations, dans le temps long. Plus que jamais, nous avons besoin de croissance durable et de faire du temps à un allié. Avec ces entreprises, je veux au contact de fondateurs et de dirigeants qui me racontent pourquoi et comment sont-ils et puis ont grandi leur organisation. Nous décryptons avec eux ce qui a fait leur succès et nous tentons de comprendre leurs échecs. Et puis nous discutons du futur et des défis auxquels ils font face. Comment concilier à l'avenir croissance économique, paix durable et respect de l'environnement. Chacun sa vision, chacun ses recettes. Je m'appelle Martin Wiedlein, j'ai écrit Bluebirds. Nous proposons les services de 7000 managers de transition, consultants freelance et experts tech qui conseillent ou remplacent des dirigeants en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Nous avons lancé en 2026 une offre d'executive search. Vous pouvez soutenir ce podcast en vous abonnant. La plupart de ceux qui nous écoutent ne le sont pas. Vous pouvez aussi découvrir Bluebirds en me contactant directement. L'histoire d'Harold Parizeau est l'histoire d'un entrepreneur, comme nous les aimons souvent. Parti de rien, après avoir sauté des repas par dizaines, puisse être permis les pâtes plutôt que de ne pas manger, Harold a construit le Chinese Business Club. Le Chinese Business Club est devenu l'un des tout premiers réseaux d'affaires en France. Chaque mois, Harold organise un déjeuner où les chefs d'entreprise, les politiques, les médias, se rassemblent pour discuter affaires dans un cadre agréable aux yeux et aux papilles. Le truc, c'est que ces chefs d'entreprise sont parmi les tout premiers que notre pays compte. Les politiques sont devenus présents de la République. Les médias, vous les regardez ou les écoutez presque tous les jours. Alors, quelles sont les recettes du succès du Chinese Business Club et pourquoi Chinese ? Réponse dans l'épisode du jour. Harold, bonjour.
- Speaker #0
Bonjour Martin.
- Speaker #1
Bon, on est à l'intercontinental d'Aubert. Opéra,
- Speaker #0
c'est plus chic.
- Speaker #1
Opéra. Alors, je vais commencer par une petite anecdote pour ceux qui nous écoutent, parce que moi j'aime bien ces petites anecdotes. D'abord, tu es une des rares personnes à m'avoir appelé avant l'entretien en disant « Martin, on se voit où ? C'est calé et tout ? » Je dis « Ouais, c'est calé, mais il n'y a pas d'endroit. » Notre invitation, je dis « Oui, effectivement. Écoute, laisse, je me débrouille. » Et tu me rappelles, franchement, mais 90 secondes plus tard. Et tu me dis « Martin, j'ai booké une salle à l'intercontinental. » Je dis « Magnifique, magnifique. » Je pense que ça dit déjà pas mal de choses de…
- Speaker #0
Action,
- Speaker #1
rien que. D'abord, de ta capacité à agir, effectivement, et puis du positionnement de la société que tu as créée et qui s'appelle…
- Speaker #0
Ça s'appelle le Chinese Business Club. J'ai créé ça en 2012 à Paris. Ça fait déjà 14 ans.
- Speaker #1
Ça fait 14 ans. Donc on est là pour parler du Chinese Business Club. Bon, c'est peut-être le premier réseau d'affaires en France.
- Speaker #0
Alors premier, je ne sais pas, mais il y en avait d'autres avant. Mais en termes de positionnement, je pense que le Chinese Business Club est effectivement le premier.
- Speaker #1
Oui, c'est probablement le premier en tout cas. Après, il y en a plein.
- Speaker #0
Tous les réseaux sont top. Il y en a partout, en province, à Paris, etc. Tout ça est génial. Ils sont certainement tous très bien, je n'en ai aucun doute. Mais je pense qu'on a des positionnements différents.
- Speaker #1
on va évidemment en parler Avant qu'on se lance, qu'est-ce que le Chinese Business Club ? Qu'est-ce que tu fais dedans ? Et puis on va décliner après.
- Speaker #0
Le Chinese Business Club, c'est un réseau d'affaires que j'ai créé en 2012. La particularité, c'est qu'au début, c'était franco-chinois. Je recevais régulièrement des délégations de Chinois, d'officiels chinois, de milliardaires chinois, d'entrepreneurs chinois, de touristes chinois, etc. à Paris. Et donc, d'un côté, j'avais des Chinois qui voulaient rencontrer des Français et de l'autre côté, des Français qui voulaient bosser avec la Chine. Donc, tu vois, tout ça était très complémentaire.
- Speaker #1
Ça c'est 2012.
- Speaker #0
Ça c'est en 2012, oui exactement. Le seul problème c'est que j'ai démarré de zéro, avec zéro euro, zéro don, zéro héritage, zéro donation, zéro réseau. Donc le début a été...
- Speaker #1
Mais beaucoup, beaucoup d'énergie.
- Speaker #0
Très compliqué. Alors beaucoup d'énergie, plein de motivation, mais ça ne suffit pas toujours. Non, le début a été un peu compliqué. On en parlera j'imagine tout à l'heure, mais ça s'appelle encore China Business Club, mais il n'y a plus de chinois dans mon club. Mais je l'expliquerai après. Je ne sais plus pourquoi. C'est spécial de s'appeler China Business Club, c'est pas chinois.
- Speaker #1
Là on est en 2012. Tu avais fait quoi avant ?
- Speaker #0
Avant, j'étais salarié. J'ai fait une école de commerce, l'ESSEC, à Sergy. Et ensuite, j'ai été salarié, comme beaucoup de monde. Et puis un jour, j'ai eu le déclic entrepreneurial. Je me suis dit...
- Speaker #1
Tu as bossé combien de temps en tant que salarié avant de vouloir devenir entrepreneur ?
- Speaker #0
Au beau chevaux, une dizaine d'années.
- Speaker #1
Une dizaine d'années ?
- Speaker #0
Oui. Et puis un jour, j'ai eu le déclic. Il y en a qui ne l'ont jamais. Moi, je l'ai eu. C'est dur de se lancer à son compte. On a l'impression de faire un grand saut dans le vide. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas une impression. Oui,
- Speaker #0
bon,
- Speaker #1
on va le faire dans le vide.
- Speaker #0
C'est un saut dans le vide. Et puis, je pense qu'il y avait moins d'accompagnement et moins d'aide et moins de tutos et moins de réseaux d'entrepreneurs qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, je ne dis pas que c'est facile, ça reste évidemment difficile. Mais je trouve qu'il y a beaucoup plus d'accompagnement aujourd'hui en 2026 qu'en 2012, quand je me suis lancé seul dans l'aventure. Et d'ailleurs, aujourd'hui, je suis toujours seul.
- Speaker #1
Et si tu étais seul, tu avais envie de... de partir seul ? Tu ne t'es pas dit il faut partir à plusieurs ?
- Speaker #0
Évidemment, je me suis posé la question mais je me suis dit si jamais je m'associe avec quelqu'un qui bosse plus que moi, ça va être compliqué. S'il bosse moins que moi, ça va être compliqué. Il faut trouver quelqu'un qui ne fasse pas comme moi parce que sinon, il y a doublon mais plutôt qu'est complémentaire. Et au final, je me suis dit on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Donc, je me suis lancé seul et depuis, mon cher Martin. Je suis tout seul, je n'ai pas d'employé, pas de salarié, pas d'assistant, je n'ai même pas de bureau, je bosse de chez moi, en pyjama, avec mon petit ordinateur, et j'ai fait un effort aujourd'hui, et je bosse avec mon petit ordinateur et mon iPhone, et ça roule.
- Speaker #1
Tu as zéro salarié.
- Speaker #0
Je n'ai jamais eu d'employé, ni de salarié, etc. Et c'est un business model qui est très intéressant, et surtout que c'est du récurrent annuel, parce que j'ai... 90% de fidélité et de renouvellement des sociétés membres au Chain Muses Club tous les ans. Je vois ce taux de fidélité et de renouvellement un peu comme un taux de satisfaction.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Alors, qu'est-ce qui te donne envie de créer ce club ? Parce que ce n'est pas complètement évident. Tu as été salarié, tu l'as dit toi-même. Raconte-nous déjà la bascule.
- Speaker #0
La bascule, c'est une idée qui mûrit, l'idée grossit et puis un jour, on franchit le cap. Donc, moi, j'étais salarié dans les assurances. C'est un univers qui ne fait pas spécialement rêver. On vend de la peur, entre guillemets. Et puis, je me suis dit un jour, bon, allez, j'ai un bon petit réseau, je vais essayer de monétiser ce carnet d'adresses, ce qui est très difficile, puisque c'est facile de connaître du monde. C'est plus difficile de monétiser le carnet d'adresses. Et puis, j'ai commencé par faire un peu d'immobilier, etc. C'est un univers que j'ai trouvé très difficile, qui ne me correspond pas du tout. Et le gros inconvénient de ce secteur d'activité, c'est que ce ne sont que des one-shots. Il n'y a aucune pérennité. C'est que des coûts, entre guillemets. Donc, en termes de réseau, c'est génial. Quand tu fais un deal, effectivement, c'est... C'est la fête en termes de trésorerie pour plusieurs mois, etc. Mais le problème, c'est que tu n'as pas de visibilité. Et quand tu fais un coup, tu ne sais pas ce qui se passe pendant 3 mois, 6 mois, 9 mois, 12 mois, etc. Un peu compliqué. Néanmoins, cette expérience, qui n'a pas été mon truc, m'a permis de rencontrer pas mal d'investisseurs asiatiques et notamment chinois. Et à chaque fois, les Chinois me disaient « Ah, monsieur Parizeau, est-ce que vous ne connaîtraiez pas des patrons français ? Est-ce que vous n'auriez pas des marques françaises à vendre ? On veut rencontrer, je ne sais pas moi, Jean-Pierre Raffarin. On veut rencontrer des journalistes, etc. » Et donc, je me suis dit « C'est fou parce qu'à chaque fois, on me fait la demande. » Et donc, j'ai vu ça comme une opportunité à saisir, comme on dit. Et je me suis dit, bon, allez, go, j'attaque, etc. Donc, j'ai commencé par faire un peu d'immobilier. J'ai fait quelques belles transactions. Oui, c'est intéressant. Mais bon, ce qui me dérangeait, c'était le...
- Speaker #1
Il n'y a pas de recurring.
- Speaker #0
Oui, exactement. Le fait de recommencer à zéro à chaque fois, c'est dur, dur. Parce qu'un client, il t'achète un bien. Il ne va pas t'acheter un bien tous les ans. Je me suis lancé dans l'aventure comme ça. Ça a démarré donc en septembre 2012. J'ai fait mes premiers événements qui étaient un peu... Bon. Pas chaotique, il ne faut pas exagérer. Mais enfin, bon, c'était...
- Speaker #1
Et le concept, il est calé dès le départ ?
- Speaker #0
Bah ouais, l'idée, c'était un club d'affaires. La marque Chinese Business Club n'était ni déposée, ni protégée à l'INPI. Les noms de domaines étaient dispo. Quand j'ai vu ça, je me suis dit, waouh, c'est pas possible, c'est pour moi. J'ai déposé la marque, les protégés, le nom de domaine, le site internet, etc. J'ai fait le lancement en septembre 2012 au Pôle de Paris à Bagatelle. Et là, j'ai commencé à faire venir des chefs d'entreprise autour de moi, etc. Et on s'est retrouvé, je ne sais pas moi, à une quarantaine.
- Speaker #1
Quarantaine. Un déjeuner. Déjeuner.
- Speaker #0
Déjeuner. Oui, parce que le dîner, les gens aiment bien être soit en couple, soit en famille, soit normal. Je trouve que le déjeuner, c'est plus business en semaine que le dîner.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
Tu vois, les gens, le soir, ils ont envie de passer à autre chose que au boulot. Et je respecte. Donc, déjeuner, j'ai fait en septembre 2012, quarantaine de personnes. Et sur les 40 personnes, il devait y avoir 3 chinois. Donc, ça commençait mal.
- Speaker #1
Et 37 français.
- Speaker #0
À peu près. Donc, ça commençait mal, cette histoire quand même. L'objectif n'était pas franchement atteint. Attends,
- Speaker #1
attends, parce que moi, je suis un peu curieux sur ton modèle d'affaires. Tu leur dis quoi à ces 40 ? Tu leur fais payer un fee ? Ou c'est un abonnement à l'année ? Tu leur dis quoi ?
- Speaker #0
C'est un peu compliqué de faire payer un abonnement annuel à quelqu'un qui n'est jamais venu et qui démarre. Et puis, en plus, je vais te dire, je n'avais même pas eu l'idée à ce moment-là du business model. Parce que je t'en parlerai après, mais au début, mon truc, je ne gagnais pas d'argent. Je n'en perdais pas, mais je n'en gagnais pas. Et donc, je faisais payer uniquement les couverts.
- Speaker #1
Tu fais payer le couvert.
- Speaker #0
Donc les gens aimaient bien et tous les mois, ils revenaient au déjeuner, etc. Donc en gros, l'argent qui rentrait d'un côté, les participants repartaient de l'autre côté organisation. Tout le monde passait un super moment. Mais au bout de 12 mois, je me suis dit, il y a de plus en plus de gens qui viennent dans mon club. Le seul bémol, c'est que je ne gagne pas beaucoup d'argent. C'est que je ne gagne pas d'argent. L'argent qui rentre d'un côté ressort de l'autre. Pas très rentable comme business model. Donc j'ai parlé de cette problématique à des copains entrepreneurs qui m'ont dit, mais Harold, il n'y a qu'une seule solution, c'est de rendre le membership, l'adhésion annuelle obligatoire. Ok, c'est une bonne idée, j'entends, mais si je fais ça, les deux tiers vont me dire non, vont partir. Ils me disent oui. Ah, tu vois, j'ai raison. Il me dit oui, tu as raison. Sauf qu'un tiers va rester et va payer. C'est exactement ce qui s'est passé. C'est hallucinant. Du jour au lendemain, j'ai annoncé la nouvelle.
- Speaker #1
Je ne sais pas si c'est une bonne ou une nouvelle. La bonne pour toi, mais la mauvaise pour eux.
- Speaker #0
Voilà, donc j'ai annoncé la nouvelle aux participants qui venaient depuis plusieurs mois. Et effectivement, les deux tiers m'ont dit « Ah, ben finalement, ça ne nous intéresse plus. » Et un tiers m'a dit « Ben, M. Parizeau, nous, ça nous intéresse, envoyez-nous la facture. » Et du jour au lendemain, je me suis retrouvé à faire, je ne sais plus, 7, 8, 9 factures. d'adhésion annuelle et je me suis dit, ça y est, je tiens mon business model. C'est le lancement. Non, mais franchement, ça a été l'arrivée.
- Speaker #1
La révélation. On est en 2013, au bout d'un an. Oui,
- Speaker #0
un an.
- Speaker #1
On peut connaître une petite idée du membership aujourd'hui ou pas ? Oui, c'est sûr. Ah,
- Speaker #0
mais il n'y a rien de confidentiel. Moi, mon club, ce n'est pas une secte. Aujourd'hui, au Chinese Business Club, donc déjà, ça fait un peu plus d'un million et demi d'euros de chiffre d'affaires par an. C'est du récurrent annuel à 90%. Et les memberships démarrent à 9500 euros hors taxes par an et par société. C'est 12 mois à compter du règlement et après, tous les événements sont gratuits pendant un an. Il y a une quinzaine d'événements sous forme de cocktails et de déjeuners mensuels avec à chaque fois un invité d'honneur très connu. Soit un chef d'État, Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy plusieurs fois, Albert de Monaco, des grands patrons du CAC 40, Total, L'Oréal, Accor, Club Med, Pernod Ricard, etc. D'ailleurs, on reçoit bientôt le nouveau PDG du Club Med, Stéphane Maquer, qui remplace Henri Giscard d'Estaing. également des entrepreneurs à l'origine de l'icorne française, ces fameuses startups valorisées plus d'un milliard.
- Speaker #1
Vous avez rencontré Frédéric Mazéa,
- Speaker #0
Blablacar, Conto, Ledger, Backmarket, Doctolib, Ercol, etc. Il y a une multitude de licornes françaises. Et puis, de temps en temps, des profils un peu atypiques. On a reçu, je ne sais pas moi, le professeur Raoult en plein Covid. La semaine dernière, on a reçu l'ambassadeur d'Israël.
- Speaker #1
C'est un peu dans les profils plus segmentants, on va dire.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais bon, si tu veux, l'intérêt, ce n'est pas de savoir si on aime ou on n'aime pas l'invité d'honneur. C'est de faire réagir et surtout de provoquer des discussions et des échanges. On a reçu Michel-Edouard Leclerc plusieurs fois en pleine crise des Gilets jaunes, par exemple. On a reçu Cyril Hanouna au moment où il était question qu'il se présente à la présidentielle, etc. Donc voilà, c'est des invités d'honneur. Dans le lot, il y en a qui sont plus ou moins clivants. Mais une fois de plus, ce n'est pas avec l'invité d'honneur qu'on fera du business. Assez. Globalement, il y a quand même un paquet de personnalités qui viennent à tous les déjeuners, tous les mois au Channels Business Club. Beaucoup de milliardaires français très connus, les Bouygues, les Dassault, les Clarence, les Bolloré, beaucoup de Business Angels. La plupart des chefs d'entreprise qui viennent au club sont très souvent propriétaires de leur boîte. Et donc, si tu veux, on se retrouve avec des profils de décideurs. Les gens que tu vas rencontrer au club, c'est oui ou c'est non, mais au moins, tu ne perds pas de temps. Et on dit souvent, d'ailleurs, dans le business, le temps, c'est de l'argent.
- Speaker #1
C'est oui, c'est non, c'est-à-dire, je ne sais pas si tu as compris.
- Speaker #0
Quand tu rencontres des gens... qu'est-ce que vous faites, qu'est-ce que je fais, comment on peut travailler ensemble, si jamais tu proposes tes produits, tes services, etc. L'intérêt, c'est que tu es en contact directement avec des décideurs. Donc, c'est pour ça que je dis c'est oui ou c'est non, mais au moins, tu ne perds pas de temps avec ces gens-là. Ils te répondront très rapidement, tu vois. Et le but, si tu veux, à chaque déjeuner du China Business Club, tous les mois, c'est de repartir avec un maximum de contacts. À transformer, évidemment, par la suite. Oui, bien sûr. Puisqu'il n'y aura rien sur un déjeuner. Mais le but, c'est de repartir avec plein de contacts pertinents. Moi, mon objectif, c'est d'apporter aux membres des contacts qu'on ne croise pas à tous les coins de rue. Au dernier déjeuner, j'avais le patron du GIGN, du RED et de la BRI.
- Speaker #1
Là, j'ai devant moi, qu'est-ce que c'est ? C'est le carton d'invitation ?
- Speaker #0
En fait, quand les participants, les membres et les invités arrivent, les hôtesses d'accueil remettent le listing des participants présents avec nom, prénom, fonction, société. Donc là, ce que tu as sous la main, effectivement, c'est le listing de tous les gens qui étaient présents au dernier déjeuner. Donc à chaque fois, il y a quand même beaucoup de monde.
- Speaker #1
Non, mais vous y étiez combien, le dernier, là ?
- Speaker #0
Au dernier déjeuner, on était 280 à peu près.
- Speaker #1
Et c'est que des déjeuners ?
- Speaker #0
Que des déjeuners, tous les mois, et à chaque fois, il y a un peu moins de 300 couverts. Mais c'est une passion, moi. Oui,
- Speaker #1
mais je te vois sourire, je sens que l'énergie est là, c'est top. Je suis impressionné, vraiment.
- Speaker #0
Beaucoup de journalistes, FM, Challenges, Les Écoutes, Garo, Valeurs Actuelles, Le Point. Il y a des sportifs professionnels qui viennent, il y a des chefs cuisiniers.
- Speaker #1
Château Clarisse.
- Speaker #0
Château Clarisse, qui est excellent.
- Speaker #1
Les Inconnus, Pascal Legitimus.
- Speaker #0
Pascal Legitimus vient très souvent au club et il est question que je joue dans son prochain film.
- Speaker #1
Ah ouais ? Je suis jaloux. C'est génial. Le comédie qui est le magazine, Caviar, Malakoff.
- Speaker #0
Caviar-Ultreya.
- Speaker #1
C'est beau.
- Speaker #0
Caviar-Ultreya, d'ailleurs, c'est marrant que tu en parles. Ils sont membres du Chinese Business Club depuis 2012.
- Speaker #1
C'est tous les premiers.
- Speaker #0
Il y en a beaucoup, des sociétés comme Ultreya qui sont membres depuis 14 ans au Chinese Business Club. Et tu te doutes bien que si tous ces chefs d'entreprise qui venaient au club n'avaient pas de retour sur investissement, ils ne paieraient pas tous les ans.
- Speaker #1
Bien sûr. Le point.
- Speaker #0
Il y a pas mal de journalistes qui viennent.
- Speaker #1
Le nôtre.
- Speaker #0
Le nôtre, Frank Chanevas, PDG de Le Nôtre.
- Speaker #1
Ambassade de Chine. Chine, ou Shine, pour ceux qui veulent.
- Speaker #0
Il y a pas mal de marques chinoises présentes au club, même s'il n'y a plus beaucoup de chinois.
- Speaker #1
Marilyn Chapa.
- Speaker #0
Il y a quelques politiques qui viennent.
- Speaker #1
C'est ce que je vois.
- Speaker #0
Stéphane Royal, Marilyn Chapa, Sylvain Maillat, etc. Il y a quelques sénateurs, députés, beaucoup d'ambassadeurs de grands pays. Au dernier déjeuner, l'ambassadeur d'Ukraine, l'ambassadeur du Qatar. Ambassadeur de Côte d'Ivoire.
- Speaker #1
Ambassadeur, qu'est-ce qu'ils viennent y chercher ?
- Speaker #0
Ils sont en contact entre midi et deux avec je ne sais pas combien de patrons français quand même. Plus des journalistes, etc. Mais eux,
- Speaker #1
qu'est-ce qu'ils veulent ?
- Speaker #0
Ils veulent réseauter à très haut niveau et être en contact avec des décideurs français. Ce sont les ambassadeurs qui sont en poste à Paris.
- Speaker #1
Ok, tu l'as dit toi-même, c'est toujours Chinese Business Club. Tu en avais trois au début pour 37 invités français. Et ce que l'on pense, c'est qu'il y a une forme de vague. C'est que le nombre de Chinois a grandi. Et puis au bout d'un moment, il a dû commencer à décroître.
- Speaker #0
exactement au China Business Club il y a deux avant-après le premier c'est le 15 juin 2015 quand j'ai réussi à faire venir Emmanuel Macron qui a été ministre de l'économie et ça a clairement été un avant-après parce que le fait qu'il vienne c'était au moment où il commençait à être un peu visible des médias etc et résultat j'ai beaucoup de médias de presse, de télé etc qui sont venus qui sont venus un peu du genre mais c'est quoi ce club où le ministre de l'économie intervient prend la parole etc donc moi ça a été un gros coup de pub depuis 2015 le club cartonne d'ailleurs et 6 mois plus tard le mieux. Emmanuel Macron m'a décoré de l'Anne Nationale du Mérite.
- Speaker #1
La classe.
- Speaker #0
C'est le plus jeune en France.
- Speaker #1
La classe à Dallas.
- Speaker #0
La classe à Dallas. Alors ça ne rapporte rien du tout, mais pour l'égo,
- Speaker #1
c'est pas mal.
- Speaker #0
Pour l'égo, ce n'est pas désagréable. Mais ça ne change rien. Mais ce n'est pas désagréable non plus. Donc le premier avant-après, 15 juin 2015, et le deuxième avant-après, c'est le Covid en 2020. Et donc en fait, moi je recevais régulièrement jusqu'en 2020 des délégations chinoises business trip à Paris. Et avec le Covid, tout s'est arrêté du jour au lendemain. Et depuis, ils ne sont quasiment pas revenus. Il y a dix fois moins de touristes chinois qu'avant. Il y a dix fois moins d'investisseurs chinois qu'avant. Il y a dix fois moins de délégations chinoises qu'avant. Bref. Donc, le deuxième avant-après, c'est que depuis 2020, au Chine Business Club, il n'y a plus de Chinois. Donc, le club est désormais...
- Speaker #1
C'est vraiment 2020 qui était la rupture.
- Speaker #0
Oui. Covid. Crise sanitaire.
- Speaker #1
Et comment tu l'expliques ? Parce que toi, du coup, les Chinois, tu commençais à bien les connaître. Moi, je lis les Chinois et je les connais par les bouquins et les journaux que je lis, si tu veux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bon, je ne vais pas faire mon interprétation. On n'est pas là pour écouter l'interprétation de Martin Wiedlend, mais je suis content d'avoir la tienne pour le coup. Qu'est-ce qui fait que... Alors que les portes sont ouvertes partout,
- Speaker #0
il y a un petit contexte géopolitique. Et puis, c'est vrai qu'il y a quand même de plus en plus de touristes chinois dans le monde. Et peut-être que le parti souhaite que les touristes chinois dépensent leur argent en Chine continentale plutôt qu'en Europe ou aux Etats-Unis, par exemple. Et c'est vrai que moi, par exemple, l'été dernier, j'étais à Pékin et Shanghai. Je n'ai jamais vu autant de touristes chinois à Pékin et à Shanghai. des touristes chinois qui sont en province et qui viennent à Beijing et à Shanghai pour visiter, etc. Et donc, l'argent tourne à l'intérieur du pays. Ils sont 1,4 milliard. Donc, c'est vrai qu'économiquement, c'est très intéressant pour eux de faire circuler tout l'argent à l'intérieur du pays.
- Speaker #1
Tu disais que les Chinois ne vont plus à l'étranger, mais il y a un autre truc aussi qui me frappe, c'est que moi, mon fils revient de Shenzhen. Il me disait, mais papa, il n'y a pas d'étranger en Chine.
- Speaker #0
Évidemment, il n'y en a plus. Parce qu'il y en avait plein avant le Covid. Moi, j'avais plein de copains. Il n'a pas connu ça, mais... Shenzhen, Guangzhou, Hong Kong, etc. Moi, j'avais plein de copains en Chine avant le Covid. Et c'est vrai qu'ils sont partis depuis. Et le problème, c'est qu'ils reviennent plus. C'est un peu ce qui va se passer avec Dubaï. Tout le monde est parti. Il y en a plein qui ne reviendront jamais à Dubaï. Et ça mettra des années et des années à redécoller. Mais évidemment.
- Speaker #1
OK, mais du coup, je reviens au début. Quand les Chinois prennent de plus en plus de place dans ton club.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
parce que c'était l'ADN, la genèse du projet. Franco-chinois. Franco-chinois. Bon, là, donc, tout va bien dans la marquise. Et tu es dans une logique de développer les affaires entre une entreprise chinoise et une entreprise française. D'accord.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'en gros, j'avais beaucoup de patrons chinois, d'investisseurs chinois qui voulaient faire du business soit avec les Français, soit en France, soit les deux. Et puis inversement, des Français qui veulent développer leur business avec les Chinois ou en Chine ou les deux, etc. Donc... Tout ça a été très complémentaire. C'est pour ça que le Covid a un peu stoppé du jour au lendemain tout ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux citer à ce micro, peut-être que tu ne le sais pas, peut-être que tu le sais mais tu ne peux pas le dire, des exemples d'affaires, de deals qui se sont faits ?
- Speaker #0
Il y en a plein, mais il y en a plein. Après, je ne les cite pas parce que je ne sais pas s'ils ont envie qu'on parle d'eux, etc. Mais je vais te dire, tu te doutes bien que tous ces chefs d'entreprise et toutes ces sociétés qui sont membres du club et qui renouvellent le membership tous les ans, s'ils ne faisaient pas de business, Ils ne renouvelleront pas. Il n'y en a aucun qui renouvelle l'adhésion pour me faire plaisir. Mais évidemment qu'il y a des deals qui se font.
- Speaker #1
Et spécifiquement sur la Chine, tu peux nous dire des choses ou pas ?
- Speaker #0
Il y a des marques françaises qui se sont développées en Chine grâce au China Business Club. Quand je dis grâce au China Business Club, c'est un peu prétentieux, mais je sais pertinemment que les deux patrons se sont rencontrés lors des déjeuners de mon club. Donc indirectement, ils n'ont rien signé pendant le déjeuner, mais ils se sont revus après et ils ont dealé ensemble.
- Speaker #1
L'angle, le format, pardon, il a bougé avec le temps ou ça a toujours été déjeuner ?
- Speaker #0
Déjeuner. Déjeuner tous les mois, un invité d'honneur. Je te dis, la particularité, c'est que c'était franco-chinois jusqu'au Covid. Et depuis, c'est franco-français à 90%. J'ai élargi la cible à tout ce qui est startup, TPE, PME, ETI. On en parlait tout à l'heure. L'idée, c'est quoi ? C'est de dire à tous ces chefs d'entreprise qui ont un peu la tête dans le guidon. Peut-être qu'avec un bon réseau et un bon carnet d'adresses, vous pourriez développer de façon exponentielle votre réseau et votre business, enfin votre chiffre d'affaires. Et ça, j'en suis convaincu. Le réseau, c'est un énorme gain de temps.
- Speaker #1
Bon, moi, j'ai envie de t'interroger sur le réseau, justement, parce que toi, tu construis ton réseau et tu facilites le réseau des autres. C'est un peu dans les deux sens.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Parle-moi de ta vision de ce que c'est que le bon réseau, comment développer son propre réseau. Les gens qui nous écoutent, je pense qu'ils vont apprendre plein de trucs.
- Speaker #0
Pour moi, un bon réseau, c'est un réseau qui est très diversifié. C'est-à-dire que le but, c'est d'avoir un réseau dans tout ce qui est agroalimentaire, industrie lourde, luxe, tourisme, services, hôtellerie, éducation. Pour moi, c'est ça un bon réseau. Un médecin qui est copain avec plein d'autres médecins, pour moi, ce n'est pas un bon réseau dans le sens où c'est un réseau niche, qui n'est pas très ouvert. Pour moi, un bon réseau, c'est un réseau diversifié. Il faut que ça soit éclectique. Au Chinese Business Club, quand tu viens, tu as des sportifs professionnels, des chefs cuisiniers. des ambassadeurs, des sénateurs, des députés, des journalistes, etc. Ça, c'est des business angels, des milliardaires français, des entrepreneurs qui viennent chercher à lever des fonds, etc. Tout ça est très complémentaire. Donc pour moi, un bon réseau, c'est un réseau qui est très diversifié. C'est ça, un bon réseau.
- Speaker #1
Et comment tu l'animes alors ? Parce que bon, toi, j'ai envie de dire, tu as un peu ça dans le sang. Tu dis, bon les gars, hop, on se met autour de la table, on se fait une bonne bouche. Je caricature évidemment parce que c'est très haut de gamme. Tu vas nous raconter d'ailleurs comment j'anime ce réseau. Parce que tu dis, par nature, il doit être diversifié. Ok, j'entends. Mais comment je l'anime ?
- Speaker #0
Très simple, exemple concret pour nos auditeurs. Développer son réseau et son client d'adresse, objectivement, ce n'est pas très compliqué. Ce qui est plus difficile, c'est de l'entretenir. Et il y a plein de façons de l'entretenir, de façon très concrète. Fêter les anniversaires, c'est gratuit, ça fait plaisir. Enfin, souhaiter les voeux en tout cas. Féliciter les gens quand il y a un papier ou un article sur eux. Liker ou commenter leurs posts sur les réseaux sociaux. Je pense notamment à LinkedIn, qui pour moi est le seul vrai réseau social. professionnels, les autres pour moi sont plus de l'amusement. Moi,
- Speaker #1
je fais une pause là dessus parce que je trouve que ça a beaucoup changé en quelques semaines.
- Speaker #0
LinkedIn ?
- Speaker #1
Moi, je suis branché. Moi, c'est mon outil de travail. Pareil.
- Speaker #0
Voilà donc, j'y suis quotidiennement et je trouve que c'est une super vitrine digitale.
- Speaker #1
C'est magnifique, mais je trouve que la visibilité offerte par le réseau a chuté, mais pas par pas de 30%. Oui, je suis d'accord. visé par deux ou par trois là depuis 4, 5, 6 semaines
- Speaker #0
Je pense même que ça fait un peu plus. D'accord.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Moi, avant, je dépassais régulièrement, allègrement les 100 likes sur chaque post LinkedIn. Et maintenant, ce n'est plus du tout le cas. C'est comme tu dis, divisé par trois.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je ne sais pas à quoi c'est dû. Peut-être qu'on est de plus en plus nombreux sur le réseau.
- Speaker #1
Tu dis, je reviens à ma question initiale, c'est les anniversaires, les voeux.
- Speaker #0
Oui, les voeux, être interactif sur LinkedIn. demander des nouvelles à l'autre quand on n'a rien à demander parce qu'il n'y a rien de pire que de recevoir un coup de fil d'un vieux contact qui nous appelle uniquement quand il se retrouve au chômage ou quand il cherche du boulot ça peut prêter à sourire mais n'empêche que ça arrive régulièrement et ça je trouve qu'en terme de réseau c'est pas très bon c'est
- Speaker #1
un très très bon point pour ceux qui nous écoutent aussi parce que moi je fais un métier de réseau aussi bah oui évidemment bien sûr en fait le truc c'est que tu te retrouves assez vite confronté à un dilemme D'un côté, tu as envie de multiplier les contacts parce qu'il faut bien que, tu l'as dit toi-même, il faut qu'il soit éclectique, donc il faut qu'il soit large ce réseau. Et puis en même temps, il faut qu'il y ait un certain degré d'intensité dans tes interactions avec chacun de ces personnes-là. Mais si tu peux y passer ta journée, la plupart de ceux qui nous écoutent, il faut qu'ils délivrent à tout point de vue. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Oui, mais après, pour développer son réseau, il y a des petits tips qui sont efficaces. Par exemple, si le soir tu as deux cocktails, un cocktail où tu connais personne et un cocktail où tu connais tout le monde, J'invite vivement ceux qui nous écoutent pour leur réseau et développer leur carnet d'adresse à aller au cocktail où ils ne connaîtront strictement personne. C'est ça qui est efficace. Alors évidemment, les deux ou trois premières minutes seront gênantes, comme on dit, puisqu'on ne connaît personne. Et puis après, rapidement, on rencontre des gens, on discute avec des gens qui eux-mêmes te présentent d'autres personnes, etc. Mais en termes de réseau, il faut absolument aller à un endroit où on ne connaît personne. beaucoup plus efficace que d'aller à un endroit où on a déjà quelques copains. Sinon, c'est inefficace.
- Speaker #1
OK, donc l'intensité, nos dérelations, prendre des nouvelles quand on n'a rien à garder.
- Speaker #0
Exactement, savoir se présenter en quelques secondes, un peu le pitch élevateur.
- Speaker #1
Le pitch de l'ascenseur, oui.
- Speaker #0
Exactement, pitch élevateur. Et puis, il faut surtout que tes interlocuteurs sachent qui tu es et ce que tu fais très rapidement. S'ils ne comprennent pas, c'est que c'est mal expliqué.
- Speaker #1
Bon, je reviens à ton concept. Donc, toi, tu dis, moi, je vais faire un réseau. Avec des déjeuners.
- Speaker #0
Très simple, basique, physique, présence physique.
- Speaker #1
Ouais, physique. Ça, c'était obligatoire.
- Speaker #0
Oh bah oui, parce que les trucs en ligne, c'est chiant. On décroche rapidement, au bout de cinq minutes.
- Speaker #1
On aurait pu être tenté de basculer, de changer un peu de modèle, justement après 2020. Que de 2012 à 2020, tu sois que physique, j'ai envie de dire, la question ne se pose pas.
- Speaker #0
J'y ai songé, mais le problème, c'est que moi, les gens, ils veulent se rencontrer, ils veulent réseauter, ils veulent joindre l'utile à l'agréable, ils veulent faire du business. C'est compliqué de rencontrer des gens en ligne, etc. enfants. même après 2020 tu dis que tu as été tenté mais tu n'as pas bougé quand le Covid est arrivé j'étais bien obligé d'essayer de trouver une solution alternative et puis quand j'ai proposé aux gens de faire les déjeuners entre guillemets en ligne je ne sais pas pourquoi mais je n'ai pas eu beaucoup de succès donc j'ai laissé tomber et puis voilà ok ok pas le choix déjeuner et puis très haut de gamme en fait le top du top du top du top ouais l'idée c'est d'avoir un positionnement plutôt premium ouais Merci. Parce que je pense que c'est plus facile de baisser de gamme, entre guillemets, que l'inverse. Des clubs, il y en a des milliers partout en France, ils sont tous super. Mais moi, mon objectif depuis 2012, c'est toujours de sortir du lot, de ne pas être noyé dans la masse, d'avoir toujours des invités d'honneur un peu ou à ou. Alors une fois de plus, on aime ou on n'aime pas, mais l'intérêt, c'est d'inviter les participants,
- Speaker #1
les membres,
- Speaker #0
à débattre, à discuter, à échanger. Et voilà, mais... Les autres clubs sont certainement très bien, j'en ai aucun doute. Mais voilà, ce qui nous différencie, c'est évidemment le positionnement. Moi, je sais pertinemment que dans mon club, j'ai beaucoup de gens qui viennent et qui ne vont nulle part ailleurs. C'est ça qui nous différencie.
- Speaker #1
Et ça, c'était dès le départ, c'est ce que tu as espéré ?
- Speaker #0
C'était mon objectif, mon souhait. Mais tout ça prend énormément de temps. Parce qu'aujourd'hui, on parle de tout ça. On parle du succès du Chinese Business Club aujourd'hui en 2026. Mais il y a un track record de 14 années. Donc, en fait, tout ça est extrêmement long.
- Speaker #1
Quand tu as basculé sur le format abonnement en 2013, tu dis que ça a été le déclic, j'ai trouvé mon modèle d'affaires.
- Speaker #0
Les trois premières années ont été galères.
- Speaker #1
Oui, ça allait être ma question.
- Speaker #0
Trois ans.
- Speaker #1
Pendant trois ans, c'était galère.
- Speaker #0
Oui, un peu galère, un peu long, un peu compliqué. Alors avec du recul, je me dis que ce n'est pas beaucoup, trois ans. Et puis quand j'avais le nez dedans, trois ans, je trouvais que c'était un peu long. Il y a plein de gens aujourd'hui qui me disent que trois ans, ce n'est rien. Moi,
- Speaker #1
je trouve ça court. J'ai mis plus de trois ans à…
- Speaker #0
Écoute, moi, j'ai mis trois ans à décoller et franchement, sur le coup, j'ai trouvé ça très long. Et après, j'avoue que depuis 2015, le club cartonne. Donc, ça fait une bonne dizaine d'années maintenant. Mais il faut en permanence inaugurer, etc. pour pas que les gens se lassent. Parce que c'est pas parce que mon truc marche que maintenant ça roule. Donc, en permanence, il faut inaugurer sur les participants. Je veux que les gens en permanence aient l'effet waouh.
- Speaker #1
Alors, justement. Avant qu'on arrive là, tu nous as fait visiter une des salles de l'Intercontinental. Le Salon Opéra qui est la plus belle salle de Paris. Je ne sais pas si c'est la plus belle salle de Paris, mais je confirme qu'elle est absolument sublime. Tu me l'as montré et tu disais je reçois une partie de mes invités là. Et donc j'en ai compris que tu voulais vraiment un endroit juste sublime.
- Speaker #0
Tant qu'à faire.
- Speaker #1
Et ça aussi c'était dès le départ ? Oui.
- Speaker #0
Dès le départ, il faut que l'endroit soit beau, il faut que les déjeuners soient bons, il faut qu'il y ait du beau monde, il faut qu'il y ait des gens intéressants, il faut qu'il y ait des gens qu'on ne croise pas à tous les coins de rue, il faut que les débats soient captivants, il faut qu'il y ait la presse pour faire rayonner ceux qui sont présents, etc. C'est une multitude de paramètres. Oui,
- Speaker #1
mais justement, je ne voudrais pas rien faire de ces paramètres. Donc le lieu, il bouge de temps en temps. Oui,
- Speaker #0
on change de lieu.
- Speaker #1
Tous les mois, tu bouges ?
- Speaker #0
On essaye. Le problème, c'est qu'en ce moment, il y a beaucoup de... de palaces parisiens qui sont en travaux. C'est limite le choix en ce moment.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Le Westin Place Vendôme est actuellement en travaux. L'hôtel du collectionneur rue de Courcel est actuellement en travaux.
- Speaker #1
Et c'était des projets à chaque fois en fait.
- Speaker #0
L'idée c'est de tourner un peu parce que moi si je t'emmène dix fois de suite dans le même restaurant à la onzième tu vas venir à Rolls ça fait peut-être bien qu'on aille. Normal.
- Speaker #1
Normal. Ok ça c'est le lieu. Moi je suis un peu curieux de connaître le format c'est-à-dire en fait ça commence à quelle heure ?
- Speaker #0
Très simple. Les participants les membres sont attendus à... 11h30 précise. Cocktail networking qui dure à peu près une heure, une heure et demie où les gens sont debout, mobiles, accessibles et c'est là où on rencontre le plus de monde.
- Speaker #1
D'accord. Et donc là, on est debout, je dis bonjour à mon voisin, ma voisine. Non,
- Speaker #0
on est debout. Donc tu peux te balader où tout le monde est debout, mobile, avec un petit verre à la main, les cartes de visite dans l'autre main, etc. Qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que je fais ? Comment on peut travailler ensemble ? Comment on peut gagner de l'argent ensemble ? Cocktail networking pendant une heure, une heure et demie.
- Speaker #1
Ça, tu laisses faire complètement ou tu l'organises un peu à l'anglaise ?
- Speaker #0
Je laisse faire, mais moi, les membres, dès qu'ils me disent « Tiens, Harold, j'aimerais rencontrer, je ne sais pas, moi, Bernard Lavillardière qui est là-bas, ou Nelson Monfort qui est là, ou Romanov, ou le patron de BYD, ou le patron de Clarence, ou Monsieur Dassault, etc. » , moi, je fais des go-between. Je passe mon temps à faire des mises en relation pendant ce cocktail. Ensuite, si jamais tu as des targets sur place qui t'intéressent, tu peux aller t'asseoir à la même table que pendant le déjeuner de 13 à 14 heures, en placement libre pour tout le monde, sauf ceux qui sont à la table d'honneur. Déjeuner assis de 13 à 14, où là, en début de déjeuner, l'invité d'honneur fera un petit discours d'une dizaine de minutes. Déjeuner tranquille, en fin de déjeuner, un peu avant 14h, questions-réponses avec les membres dans la salle,
- Speaker #1
et les journalistes. Donc ça, c'est ouvert ?
- Speaker #0
Tout est ouvert, il n'y a rien de fermé.
- Speaker #1
On peut poser une question à l'invité d'honneur ?
- Speaker #0
Moi, ce n'est pas une secte. Tout est officiel, tout est transparent.
- Speaker #1
Je suis naïf, je pose la question naïve.
- Speaker #0
Non, non, bien sûr. Et ensuite, à 14h... qui a fait une nouvelle fois debout pour que tout le monde continue d'échanger, de se rencontrer, etc. Donc vraiment, jusqu'à 15h, 15h30. Donc vraiment, tout est fait pour que tu repartes avec un maximum de contacts de gens que tu as rencontrés sur place. Évidemment, tu ne feras pas du business avec tout le monde, mais globalement, ça reste des contacts qui tiennent la route, qui ont des profils sympathiques. Et donc le but ensuite, c'est de transformer avec certains d'entre eux, transformer de prospects en clients.
- Speaker #1
Ok. Et là, je repars et ça s'arrête. Et toi, tu fermes les portes à 14h30, comme ça, c'est ça ?
- Speaker #0
Ouais, 15h, 15h. Ouais,
- Speaker #1
donc c'est quand même une bonne tranche de journée pour ceux qui viennent là.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, ils ne perdent pas leur temps. C'est un investissement.
- Speaker #1
C'est un investissement.
- Speaker #0
En temps, c'est de repartir avec plein de business, plein de contacts.
- Speaker #1
Ok. Vachement marrant. Vachement marrant. Tu monitors un petit peu ce qui se passe pendant, après, avant, ou en fait, tu laisses faire le truc et puis... La vie est belle. Quand je dis monitorer, c'est que tu sais s'il y a des deals, tu sais s'il se revoit, tu sais... Tout ça va être informel, en fait.
- Speaker #0
Je sais uniquement ce qu'on me dit. Non, mais tu vas se le dire. Chaque déjeuner, il y a au bas mot 250 personnes. Je n'écoute pas toutes les conversations, ça ne me regarde pas. Les gens sont là pour faire du business. S'ils veulent me dire ce qu'ils font comme business, avec plaisir. S'ils ne veulent pas me le dire, tant mieux s'ils font plein de business. Moi, ce que je vois, je te dis, c'est le taux de satisfaction.
- Speaker #1
90%.
- Speaker #0
Voilà. 9 boîtes sur 10 qui renouvellent l'adhésion tous les ans. Donc, ils peuvent faire autant de business, qu'ils me le disent ou qu'ils ne me le disent pas. Moi, à partir du moment où ils sont contents, je suis content.
- Speaker #1
J'imagine.
- Speaker #0
Très sincèrement, je pense que je suis au courant de 10% de ce qui se passe dans mon club.
- Speaker #1
Ouais, top. Très clair. Alors, moi, je me demandais, tu l'as dit toi-même, c'était Chinese Business Club. Tu ne t'es pas dit, tiens, maintenant que mon format fonctionne, tes business, super, je vais faire des verticales. Je vais faire une verticale. Par exemple, la première qui me vient en tête, tu sais que je dis n'importe quoi, c'est le sport. Tu dis que je reçois des sportifs.
- Speaker #0
Oui, mais parce que moi, je vois le côté sport-business. Oui,
- Speaker #1
mais je n'ai pas compris.
- Speaker #0
Je ne suis pas sportif, moi. Je n'ai jamais fait de sport de ma vie.
- Speaker #1
Mais tu vois, tu pourrais te dire, bon, OK, ce truc-là, c'est pas un peu ma tête de gondole.
- Speaker #0
Franchement, je n'ai pas le temps.
- Speaker #1
Tu n'as pas le temps ? C'est trop de boulot, déjà ?
- Speaker #0
Franchement, je bosse beaucoup. Et puis maintenant, quand j'ai un peu de temps libre, je suis content aussi. Pour en arriver là, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup bossé. 7 jours sur 7. en bossant de 8h à minuit, 1h, 2h du mat' pendant les trois premières années au BAMO. Non, non, ça marche bien, c'est super, je suis très content et tout. Mais aujourd'hui, je n'ai pas envie de me lancer dans des nouveaux projets et tout. À côté de ça, je suis business angel, alors petit business angel, mais j'accompagne un certain nombre d'entrepreneurs ou d'étudiants entrepreneurs ou de startups, etc. qui ont des projets dans lesquels je crois, entre guillemets, donc je les accompagne. un peu financièrement et beaucoup en termes de réseau, de carnet d'adresses et puis surtout avec le Chain Business Club, entre autres. Et puis, ça prend un peu de temps, mais je n'ai pas le temps de faire des filiales du Chain Business Club ou des dérivés ou des vertiques à l'extraire. Oui, bien sûr, je pourrais, mais en fait, j'y ai pensé, mais non. Non, non, mais bon, je reste focus sur le développement du Chain Business Club. Je veux toujours que les gens continuent d'avoir l'effet waouh. C'est hyper important parce que sinon, les gens se lassent. Je te prends un exemple concret sur un des prochains déjeuners du club. Ça ne sera pas des humains qui serviront le cocktail, mais des robots. C'est des robots qui me sont envoyés de Chine. Et donc, les robots, je les ai vus, c'est absolument bluffant. C'est-à-dire que le robot, tu lui demandes de faire une galipette avant, une galipette arrière. Il se relève après, mais mieux qu'un gamin de 12 ans. C'est hallucinant. Et donc là, je sais qu'en faisant venir ces robots qui seront en costard-cravate, je sais qu'il y aura l'effet au haut.
- Speaker #1
Ça va être un carton absolu.
- Speaker #0
Carton ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Ah, ça donne envie. Tu vois, tu m'intéresses. OK. Moi, ce qui m'intéresse aussi, c'est de comprendre, toi, tu es un homme de réseau, tu as construit ce réseau, les gens se réseautent au sein même de tes clubs et tes événements. Tout ce réseau, toi, comment tu l'animes à côté ? Est-ce que tu fais des choses à côté spécifiques ? Pour que le jour J, justement, les choses se passent de manière la plus fluide, parce qu'un événement qui se passe de manière fluide, en fait, derrière, il y a un boulot de dingue. Raconte-nous un petit peu l'envers du décor.
- Speaker #0
Alors, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas d'employé, pas de salarié, pas d'assistant, pas de bureau. Néanmoins, je fais quand même bosser une armée de freelance depuis toujours. Ce sont les mêmes depuis toujours, d'ailleurs, il n'y a pas de turnover. C'est ça qui est agréable. On se connaît, donc j'avoue que bosser dans la confiance, c'est un vrai luxe. Et tout ça est globalement plutôt bien rodé. En dehors des déjeuners, on organise tous les mois des cocktails pour les membres, en petits comités. chez les sociétés membres qui n'ont pas la capacité à accueillir 250 couverts, par exemple. Donc, on fait des cocktails, je ne sais pas moi, au Crillon, au Fouquet, au Prince de Galles, etc. Tous ces très beaux hôteliers, établissements parisiens sont membres du Chalmides Club, mais ils n'ont pas la capacité à accueillir 250 couverts.
- Speaker #1
Parce que ce qui les intéresse, c'est d'accueillir au sein même potentiellement de leur hôtel tout le monde. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et donc, on fait souvent des petits cocktails à droite à gauche pour les membres, entre membres. en petits comités, 50, 60, 70 membres. Et les membres aiment bien parce qu'ils font du business entre eux, ils se recommandent les uns les autres. C'est les formats qui sont très différents des grands déjeuners dont on a parlé, mais au final, très complémentaires.
- Speaker #1
Et ça, c'est en top du reste.
- Speaker #0
C'est en plus des déjeuners, bien sûr. Le Chimney's S Club, aujourd'hui, c'est une quinzaine d'événements par an à Paris sous forme de cocktails et de déjeuners mensuels.
- Speaker #1
Bon, et puis, tu as eu quand même quelques invités d'honneur prestigieux. ton président de la République, mais il n'y a pas eu que lui. Qu'est-ce que tu leur dis ? D'abord, comment tu les contactes ? Par le réseau aussi ? Raconte-nous comment tu as invité le président de la République, par exemple.
- Speaker #0
Pour Emmanuel Macron, ça a été un peu particulier parce que je ne connaissais personne au ministère de l'Économie. Moi, quand je l'ai reçu, il n'était pas encore président de la République. Il était ministre de l'Économie. C'était en 2015 et j'étais passé par le standard de Bercy. J'avais été baladé pendant je ne sais pas combien de semaines. J'avais eu je ne sais pas combien d'interlocuteurs différents. Et au final, on m'avait demandé d'envoyer des propositions de date. par mail, chose que j'avais faite parce que je m'étais dit que ça ne me coûtait pas grand-chose. Et puis, j'avais été contacté. On m'avait dit que le ministre était OK pour venir le 15 juin 2015, sauf qu'on m'avait appelé en masqué. Alors, j'avais demandé à l'interlocuteur qui m'avait appelé, est-ce que vous pouvez m'envoyer un mail de confirmation ? Parce que moi, je voulais bien vérifier le arrobase finance.gouv.fr, etc. Et au final, ça s'est fait comme ça. Donc, comme quoi...
- Speaker #1
C'est passé par l'accueil au départ.
- Speaker #0
Bien sûr, le numéro de téléphone qu'on trouve sur Google. Non, mais véridique. Donc, comme quoi...
- Speaker #1
Dans la vie,
- Speaker #0
plus on essaye, plus on a de chance. En fait, la chance, elle se provoque. Plus on bosse, plus on a de chance.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
Ah non, mais du conflit. Et ensuite,
- Speaker #0
le président Nicolas Sarkozy, qui est venu plusieurs fois, là, ça s'est fait par personne interposée.
- Speaker #1
Par personne interposée. Oui. OK.
- Speaker #0
Le prince Albert de Monaco aussi.
- Speaker #1
Je vois très bien l'intérêt pour les participants d'écouter l'ancien président ou le président actuel ou le futur président ou le prince Albert de Monaco.
- Speaker #0
La question, c'est quoi leur intérêt à eux ? Je peux te répondre pour la plupart d'entre eux. Pour Emmanuel Macron, j'ignorais que trois mois plus tard, il allait lancer son mouvement En Marche.
- Speaker #1
Il l'avait déjà dans le cartable, mais il ne pouvait pas le dire.
- Speaker #0
Il ne pouvait pas le dire. D'ailleurs, je n'étais pas au courant. Mais bon, ça prouve bien que dans la vie, il faut tenter sa chance. Sinon, il ne se passe rien. Nicolas Sarkozy, à chaque fois, je l'ai reçu à l'occasion de la sortie d'un de ses livres. Donc, ça fait partie de la tournée de promotion, comme on dit. Qui d'autre ?
- Speaker #1
Ben, Pouyanné.
- Speaker #0
Patrick Pouyanné, on l'a reçu en pleine crise du pétrole et augmentation du baril, etc. Donc...
- Speaker #1
Tu vas pas le réinviter, c'est bien ?
- Speaker #0
Oui. De même que Michel-Edouard Leclerc vient à chaque fois qu'il y a une petite crise de gilets jaunes ou de pouvoir d'achat. Et franchement, qui est mieux placé que Michel-Edouard Leclerc pour commenter tout ça ? Donc, ils ont un intérêt à venir. Et surtout que moi, à chaque déjeuner, j'ai... Pas mal de presse, BFM, Challenge, Les Echos, Le Figaro, Le Frenc, etc.
- Speaker #1
Un petit article, ou un gros d'ailleurs.
- Speaker #0
Ils font, ou pas, on ne peut pas forcer des journalistes à couvrir un événement, mais en tout cas, ils sont bien entendu conviés. Toute la presse économique est conviée au déjeuner du club. Moi, c'est dans mon intérêt s'ils font des articles. Mais il n'y a rien d'obligatoire. On ne peut pas forcer un journaliste à rédiger un papier. Mais au moins, ils sont présents, et s'ils estiment qu'il y a un intérêt pour le lecteur, ils le font. Et moi, c'est dans mon intérêt. Enfin, dans l'intérêt du Chinese Business Club.
- Speaker #1
J'ai compris. C'est quoi la suite pour toi ? Parce que là, tu nous disais, j'ai reçu quasiment 300 invités au dernier déjeuner. Enfin, 300, c'est une logistique.
- Speaker #0
C'est comme ça tous les mois.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais c'est un mariage tous les mois.
- Speaker #1
Oui, et puis pas un petit mariage en plus.
- Speaker #0
Oui, mais c'est une passion.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui te passionne dans ce métier ? Le truc qui te dit...
- Speaker #0
C'est comme si j'organisais un mariage tous les mois. Les gens sont contents de venir, les gens passent un moment sympa, les gens repartent avec plein de contacts canons.
- Speaker #1
Mais tu sais, même ceux qui organisent des mariages, ils se disent, bon, c'était un beau mariage, ils étaient beaux les mariés, mais bon, j'ai pas envie de faire ça. Ouais, je comprends, mais je me laisse.
- Speaker #0
C'est ce que je veux dire. Ouais, et puis après, moi, je te dis, j'ai pas mal de projets entrepreneuriaux à côté. J'accompagne des entrepreneurs, etc. Donc, je m'y mets pas.
- Speaker #1
Ah non, t'as envie, c'est pas ce... Non,
- Speaker #0
mais je suis passionné. Moi, tant que je m'éclate, je vais te dire, j'espère pouvoir prendre ma retraite le plus tard possible. En fait, j'ai pas envie de prendre ma retraite. Si ma santé me le permet, bien entendu.
- Speaker #1
Ouais. Il faut faire du sport déjà, remets-toi au sport s'il te plaît.
- Speaker #0
T'as raison, je devrais. Tout le monde me le dit, mais j'avoue que je ne suis pas sportif du tout. J'adore la marche, j'aime beaucoup marcher. Je marche quasiment quotidiennement, quasiment 10 km par jour.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Mais courir, machin, tout ça, ce n'est pas mon truc. Je vois tous les gens qui galopent partout, ce n'est pas mon truc du tout.
- Speaker #1
Pas ton truc.
- Speaker #0
Tout ça pour te dire que moi, je suis passionné par ce que je fais et j'espère pouvoir travailler le plus tard possible. Enfin, vraiment.
- Speaker #1
Il y a un seul truc que je n'arrive pas à craquer chez toi, en fait. On ne se connaît pas la première fois qu'on se parle. mais bon je le dis avec la plus grande simplicité t'as réussi t'as réussi ton coup t'as un projet magnifique qui en plus de générer de l'argent pour toi et ta famille apporte de la valeur à tout un tas de gens donc moi je le but c'est que les gens se
- Speaker #0
bousculent pour venir et c'est le cas et le but c'est de joindre l'utile à l'agréable et ça c'est hyper important parce que des clubs il y en a plein partout enfin tu vois si les gens se faisaient chier ils ne viendraient pas même s'il y a du beau monde tu vois ce que je veux dire mais là de toute façon je t'inviterai Merci. Tu verras, les gens sont hyper cool, bienveillants, accessibles. Moi, il n'y a personne qui reste tout seul dans son coin. Ça n'existe pas, ça. Non, mais vraiment.
- Speaker #1
Non, mais je te crois. Je te crois, je te crois. Et je te dis, le truc que je n'arrive pas à craquer, mais peut-être parce que moi, je suis un éternel insatisfait. Moi, dès que j'arrive à un étage, je regarde l'étage du dessus. C'est horrible. C'est une de mes plaies.
- Speaker #0
C'est très frustrant.
- Speaker #1
C'est une vraie plaie. Mais du coup, il y a un peu la réponse dans ma question. Mais tiens, j'ai répondu d'ailleurs. Tu m'as dit, moi, Martin, je suis bien comme je suis. Je bosse beaucoup. Je fais mes autres trucs à côté. Je suis entrepreneur à côté. J'ai mes autres projets. Mais quand je vois le succès que ça a, et la valeur que ça apporte, et puis j'ai envie de dire le kiff que les gens prennent à venir, j'aurais qu'une envie, c'est de me dire, bon, je ouvre à Londres, je ouvre à Berlin.
- Speaker #0
Mais j'y ai pensé, Londres.
- Speaker #1
J'y ai pensé juste avant le Brexit,
- Speaker #0
et puis moi, je suis chauvin.
- Speaker #1
Carrément.
- Speaker #0
Voilà. Donc je me suis dit, bon, pourquoi faire ailleurs ce qu'on peut faire chez nous ?
- Speaker #1
Ouais, c'est sûr.
- Speaker #0
Mais j'y ai pensé, j'ai pensé à... Le prince Albert de Monaco avait adoré sa venue au Chalmises Club. J'avais été recontacté... par l'office de tourisme Monegas qui m'avait dit Monsieur Parizeau le Prince Albert vous offre tout frais payé un dîner de gala en sa présence en son honneur à Monaco est-ce que vous voulez délocaliser un déjeuner ou un dîner de votre club ?
- Speaker #1
Ah dingue ! Dingue !
- Speaker #0
Je pensais comme toi j'ai commencé à contacter quelques membres du club et j'ai vite déchanté parce qu'ils m'ont tout dit Harold on va pas faire un aller-retour à Monaco uniquement pour une bouffe un déjeuner ou un dîner OK. Et au bout de 5, 6, 7 refus, je me suis dit, bon, allez, je fonce droit dans le mur. Les gens ne vont pas faire un aller-retour à Monaco pour...
- Speaker #1
Non, en revanche, il aurait pu dire, bon, on fait un concept comparable à Monaco pour les monégasques.
- Speaker #0
Oui, mais moi, je n'ai pas le réseau sur place. Tu vois, ma valeur ajoutée, elle est très français. Moi, le Chinese Music Club, désormais, c'est franco-français à 90%. Donc, si on me demande de faire la même chose à Londres, à Genève ou à Monaco, je ne sais pas faire. j'ai pas les compétences j'ai pas le réseau ça s'invente pas en fin de jeu par raconter la fin ben bravo qu'est ce qu'on peut souhaiter que ça continue enfin franchement pourvu que ça dure qu'est ce qui pourrait empêcher que ça dure rien ta santé mais tu as tu étais en pleine forme oui je suis en bonne santé voilà moi je m'éclate pourvu que ça dure franchement vite c'est d'être heureux dans la vie donc j'ai la chance de l'être mon génial
- Speaker #1
Moi, je suis arrivé au bout de mes questions. Est-ce qu'on a fait le tour des choses que tu voulais qu'on traite ? J'ai l'impression.
- Speaker #0
On a parlé de tout, là. Si jamais, parmi ceux qui nous écoutent, il y en a qui s'intéressent au Chinese Business Club, ils peuvent me contacter soit via la rubrique « Contact » sur le site internet chinesebusinessclub.fr ou sinon, ils peuvent m'envoyer un message via LinkedIn. J'essaye de répondre à tout le monde.
- Speaker #1
Je crois que, tu corriges-moi s'il me trompe, mais en fait, si on veut découvrir le Chinese Business Club, on peut venir une première fois sans payer l'abonnement, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui. effectivement, les chefs d'entreprise ou les entrepreneurs qui veulent découvrir le club peuvent venir tester le club une seule fois en payant uniquement leur couvert. Donc, le couvert est facturé 250 euros TTC par personne et par couvert. Et à l'issue de ce déjeuner test, libres à leur boîte, à leur société, de rejoindre le club ou pas. Il n'y a aucun engagement, bien entendu. Mais moi, je veux te dire, le meilleur moyen de convaincre les gens, déjà, c'est de leur montrer... la liste des participants présents, parce que c'est vrai que les gens qui ne connaissent pas le club, quand ils voient les gens qui viennent, il y a quand même un petit peu le côté Wahoo. Et puis quand ils viennent, là, ils sont transformés, ils sont convaincus et voilà, et tant mieux. Le meilleur moyen que les gens adhèrent, c'est de leur faire essayer, de leur faire tester, de leur faire goûter, comme on dit, de les convaincre.
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment magnifique. J'ai encore en face de moi, comment tu appelles ça, la note que tu remets aux invités, c'est ça ?
- Speaker #0
Le listing, en fait, c'est le listing des participants présents avec nos prénoms fonction de société ?
- Speaker #1
Moi, si tu m'invites, je vais découvrir évidemment. Non,
- Speaker #0
je t'inviterai au prochain des Jeunesse avec grand plaisir.
- Speaker #1
Ah oui, j'ai vraiment envie de venir. Franchement, c'est superbe. Bon,
- Speaker #0
à mon avis, tu connaîtras du monde et puis tu rencontreras surtout... Ah oui,
- Speaker #1
je pense que je vais surtout découvrir parce que quand je fais la liste, je connais beaucoup, enfin, je ne connais pas beaucoup de gens dans ta liste en fait. Tant mieux,
- Speaker #0
parce que ça veut dire que dans cette liste, il y a probablement 90% de prospects pour toi.
- Speaker #1
Oui, et puis il y a des gens que j'ai vraiment envie de rencontrer, tu vois. BYD France, j'ai très envie d'aller le voir.
- Speaker #0
et bien ils viennent à chaque fois à 2, 3, 4 ils lancent là prochainement en France le lancement de leur dernier hôtel haut de gamme génial merci Harold c'était passionnant merci Martin pour ton accueil et ton invitation ça passe tellement vite à très vite merci alors
- Speaker #1
que redire de cet épisode D'abord qu'il faut une certaine dose d'acharnement pour réussir quand on est entrepreneur. Je dis souvent que la ténacité est la première qualité de celui qui monte son entreprise. Harold nous le prouve encore. Trouver son modèle économique nécessite parfois aussi de perdre une partie de sa clientèle. Rappelez-vous-en. Rappelez-vous qu'Harold a perdu deux clients sur trois pour trouver le modèle économique qu'il a emmené là où il est aujourd'hui. Enfin, créer un réseau d'affaires implique d'aimer le réseau. C'est la passion d'Harold. Rappelez-vous-en le jour aussi où vous vous lancerez. C'est vrai si vous êtes salarié. La passion est le premier moteur de la réussite. Si vous avez aimé notre discussion, partagez l'épisode, commentez, abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute préférée. Et si vous avez des suggestions d'invités, je suis comme toujours rejoignable sur LinkedIn. Toutes les aventures des histoires d'entreprise sont à lire dans la newsletter Histoire d'entreprise, que j'envoie chaque dimanche matin. Vous pouvez vous y abonner sur le site histoire-entreprise.com. Histoire avec un S, entreprise avec un S. Merci Harold, merci à tous pour votre fidélité. Et à mardi prochain.