- Céline
Bonjour, je suis Céline Athias, je suis exécutive coach certifié et je vous souhaite la bienvenue dans mon podcast Holywork. Avec Holywork, je vous invite à rendre vos journées de travail aussi épanouissantes que vos journées de vacances. Dans cette deuxième saison, à travers les témoignages de mes invités et aussi les épisodes solos, nous allons explorer comment évolue le monde du travail et découvrir de nouvelles clés pour vous aider à progresser. Alors, si vous avez envie d'ajouter une dose de joie dans votre quotidien professionnel, vous êtes au bon endroit. C'est parti pour un nouvel épisode.
- Jeanne
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Holywork. Ici, on explore l'évolution du travail, les parcours de vie,
- Céline
les choix et surtout comment avoir une carrière qui a du sens sans sacrifier le reste. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet très concret. Comment concilier ? une vie de famille très remplie et le lancement d'un projet entrepreneurial. C'est un sujet qui me touche particulièrement, comme vous le savez, car en tant que femme, nous sommes confrontés à pas mal de freins dans le développement de notre vie professionnelle. Et les travaux de Claudia Golding le prouvent. Claudia Golding, c'est une économiste à Harvard qui a gagné un prix Nobel en faisant une étude sur l'histoire du travail des femmes. Et la conclusion de ces travaux... c'est que le frein au développement professionnel de la femme, ce n'est pas forcément le diplôme, ce n'est pas forcément le syndrome de l'imposteur, c'est surtout l'arrivée des enfants. C'est à ce moment-là que l'écart se creuse entre les hommes et les femmes au niveau de leur carrière. Parce qu'en fait, beaucoup de métiers valorisent une disponibilité totale, des horaires longs, une continuité sans accrocs. Et ça, on le sait, en fait, plus souvent, ce sont les femmes... qui adaptent leur vie, qui réduisent leurs horaires, qui doivent gagner en flexibilité. Et donc forcément, ça a un impact direct sur leurs revenus et sur leur progression professionnelle. Et moi, d'après ce que j'observe depuis quelques années, je dirais que les femmes aujourd'hui, elles ont plusieurs vies professionnelles. Grâce au télétravail, grâce à la possibilité de digitaliser son entreprise, sa communication et ses services, on a beaucoup plus d'opportunités. Et ça, c'est une grande chance aussi. Et j'adore accompagner les femmes, justement, pour opérer ce tournant-là. Pour autant, tout n'est pas toujours très simple et très fluide. Et on va parler de tout ça avec mon invité du jour, qui s'appelle Jeanne Vita. Alors, Jeanne a quatre enfants. Elle vient de lancer sa marque de bougie. Et c'est un projet qui est né à la croisée de ces deux passions dont elle va nous parler. Elle a démarré sa carrière en entreprise dans le luxe. Et puis, il y a eu les enfants qui sont arrivés, le Covid, changement de priorité. Et puis, il y a un moment, elle est passée à l'action sur d'autres choses. Et elle va nous raconter son parcours, comment elle s'est entourée, son rapport au temps. Et puis, les stratégies très concrètes qu'elle met en place pour tout faire tenir dans sa vie. Alors voilà, un super programme. Bonjour Jeanne et merci d'être là.
- Jeanne
Bonjour Céline, merci de me recevoir.
- Céline
Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Jeanne
Super. Je suis ravie d'être là, de pouvoir partager avec toi, avec tes auditeurs, ce parcours.
- Céline
Alors, tu as lancé une marque de bougies qui s'appelle Ménilmontant. Et en une phrase, c'est quoi et c'est pour qui ?
- Jeanne
Alors, je viens de lancer une marque de bougies parfumées et parfums d'intérieur qui s'appelle Ménilmontant Paris. Comme tu l'as dit, qui fait se rencontrer mes deux passions qui sont le parfum et le cinéma. Moi, je viens d'une famille de cinéastes. Mon père était réalisateur, ma grand-mère est la première script girl du cinéma français. Bref, j'ai baigné dans cet univers depuis tout petite et j'ai pris une autre voie professionnelle que celle-ci, où j'ai travaillé longtemps, on en parlera après, pour des marques de luxe et notamment dans le développement du parfum. Il y a quelques temps, je me suis dit, allez, il faut que je fasse revivre cet héritage familial par un bien nouveau, un bien qui me correspond. Et donc, j'ai voulu rendre hommage aux grandes actrices et aux icônes du cinéma français au travers de cette marque, en donnant une interprétation olfactive, un sillage à ces actrices. Et donc, en gros, l'idée, c'est de se dire, si ces actrices laissaient un parfum, une trace derrière elles, quel serait ce sillage ? Et donc, voilà, j'ai une marque que vous pourrez retrouver en ligne pour le moment, parce que je viens de l'éviter. Je n'ai pas encore de revendeur. Alors,
- Céline
vas-y, donne-nous l'adresse du site internet, du coup, c'est quoi ?
- Jeanne
Alors, très simplement, www.menilmontantparis.com Menilmontant, qui est aussi un clin d'œil au cinéma, parce que c'est le quartier où il y avait les premiers studios de cinéma à Paris. Et voilà,
- Céline
tu nous dévoiles tout.
- Jeanne
Je vous en dis trop. Je vous en dis trop. En tout cas, venez sur le site et vous aurez... Des descriptions olfactives de ces femmes de cinéma.
- Céline
Super. Alors tu vas nous raconter tout ça en détail, mais je voudrais qu'on revienne à ton parcours, à la jeunesse de tout ça. Parce que souvent, là où on en est aujourd'hui, ça vient d'une histoire qui précède tout ce qu'on fait aujourd'hui. Alors toi, tu as commencé dans le luxe chez Sisley. Et donc concrètement, tu faisais quoi ? Parce que ça aussi, ça a un sens avec ce que tu fais aujourd'hui.
- Jeanne
Alors j'ai commencé chez Chanel, ensuite j'ai fait un petit passage chez LVMH et mon premier vrai globe chez Sisley, en effet. où j'étais chef produit et ensuite responsable des animations multi-axes, c'est-à-dire tous les liftings, tous les coffrets, tout ce qu'on pouvait trouver sur le travail de retail. Et ensuite, du développement des parfums chez Sisley. Pendant presque dix ans, j'ai eu la chance d'avoir une jolie évolution chez eux, échanger régulièrement de postes. J'ai ensuite eu mes premiers enfants.
- Céline
Je voudrais qu'on s'arrête là-dessus parce que tu as développé des nouveaux parfums. Donc ça déjà, c'est intéressant par rapport à ce que tu fais aujourd'hui.
- Jeanne
Ouais.
- Céline
Donc qu'est-ce que t'adorais et qu'est-ce qui te pesait dans ces sept années-là ? Qu'est-ce que t'as appris ? Qu'est-ce que tu gardes avec toi pour la suite ?
- Jeanne
Alors, la création de parfums, c'est certes un travail de chimiste, mais j'étais très bien accompagnée de nés, de renoms pour développer les parfums. Mon job, en fait, en marketing, c'était de créer une histoire, développer un univers et de faire en sorte que... toutes les étapes soient alignées pour que le lancement du parfum et que le parfum soit un succès.
- Céline
Donc j'imagine que toutes ces compétences-là, tu les réutilises par la suite pour tout ce qui va arriver derrière, qu'on va raconter.
- Jeanne
Exactement.
- Céline
Et donc c'est là qu'arrivent tes jumelles. Donc toi, tu as commencé par deux bébés en même temps. Oui,
- Jeanne
moi je me suis dit pourquoi perdre du temps ? Oui, j'ai eu cette première phase de ma carrière où j'ai vraiment beaucoup en fait parlé un peu de l'abnégation. Au travail, j'étais seule, en tout cas sans enfant. Je n'avais que ça à faire de travailler, je ne comptais pas mes heures. J'ai tout donné pour bien évoluer, pour faire mes preuves pendant ces premières années en entreprise. Et j'ai été jusqu'au bout parce que la veille de mon congé maternité, j'étais en lancement d'un gros parfum pour eux. pour la boîte. Je courais, j'avais les nausées de la femme enceinte en sortant de l'aéroport. J'étais dans un état lamentable mais j'ai tenu le coup jusqu'au lancement. J'ai un peu accouché des deux bébés en même temps. J'ai lancé le parfum pour la maison pour laquelle je travaillais. Et en même temps, je me suis arrêtée. C'était le moment de j'ai eu mes jumelles. Donc, je me suis arrêtée un petit peu parce que grossesse, j'aimais l'air. On peut rester un petit peu plus longtemps avec ses bébés.
- Céline
À quel mois de grossesse tu t'es arrêtée ?
- Jeanne
Alors, je me suis arrêtée à 6 ans, je pense. J'ai accouché à 7 et quelques, à 7 et demi. Donc, j'ai accouché un petit peu en avance. Mais voilà, j'ai un petit peu profité, pas énormément avant l'arrivée des bébés. Et surtout, j'ai repris le travail quand elles avaient 7 mois. Mais j'étais ravie de retourner au travail. Parce que c'est très sympa, mais c'est très fatigant d'être maman de jeune bébé. Et quand on a l'habitude d'être toujours super active, d'avoir le cerveau en permanence occupé, travaillé, recherché, c'est quand même un sacré coup, le premier bébé.
- Céline
Alors justement, raconte-nous, qu'est-ce que ça a impacté dans ton rapport ? À tes priorités de vie, en fait. Et puis, qu'est-ce que ça a changé en toi de devenir maman et surtout maman de deux petites filles en même temps ?
- Jeanne
Alors, moi, je crois que le changement, il ne s'est pas opéré après cette première grossesse, après mes filles. J'ai eu assez rapidement un petit garçon après. Ah oui ? Oui, je suis retournée au travail. J'ai eu de la chance parce que j'avais demandé à évoluer. Donc, je suis passée sur un autre... Je suis passée sur le soin. et sur la création d'un nouveau projet pour la marque. J'avais envie de revenir au travail, j'avais envie de reprendre autre chose, de faire autre chose, de prouver encore...
- Céline
D'aller plus loin.
- Jeanne
Et pour moi, c'était évident que je ne serais pas femme au foyer, que ce n'était pas pour moi. J'avais beau avoir l'instinct maternel, je ne me voyais pas rester à la maison avec les enfants, changer les couches et donner des petits pots. Donc, j'étais ravie de retourner au travail. Et puis, en effet, on se dit, Voilà. On rentre à la maison, ils dorment déjà. Tu les vois un petit peu le matin, mais c'est surtout la nounou qui voit. Donc, tu passes à côté de certaines choses, c'est évident. Et assez rapidement, je suis retombée enceinte. Enfin, assez rapidement. Non, ils ont deux ans d'écart, donc c'est pas non plus...
- Céline
Ah non, ils dorment. C'est assez rapide, ça.
- Jeanne
Ouais. Et c'est surtout après cette deuxième grossesse que là, je me suis dit... C'est ça, d'accord. Il y a un truc... Bon, après, je suis tombée enceinte et j'ai accouché juste avant le Covid.
- Céline
Oui.
- Jeanne
Donc, mon congé maternité, c'est ajouté au confinement. Donc là,
- Céline
tu as dû vraiment changer de rythme. Et c'est là que tu as réalisé certaines choses ?
- Jeanne
En fait, c'est en revenant après le Covid que j'ai réalisé que... Là,
- Céline
Isaac, il a quel âge ?
- Jeanne
Isaac, il a six mois.
- Céline
D'accord.
- Jeanne
Là, j'ai un bébé de six mois à la maison.
- Céline
Plus de petites de deux ans et demi.
- Jeanne
Plus de petites qui font leur rentrée en petite section. Et moi, je me retrouve au bureau. En décalage. Je me dis, j'ai partagé tellement de moments. J'ai vu mes enfants grandir pendant presque un an, pendant le Covid. Je les ai vus grandir, je les ai vus s'épanouir, je les ai vus être heureux de me voir tous les matins et de passer du temps avec moi. Et puis, je me pose aussi des questions sur ma place en entreprise. Est-ce que j'évolue comme j'ai envie d'évoluer ? On a beau dire qu'il n'y a pas de régression quand on fait des enfants, quand on est en entreprise, mais... Je vois que quand même, tu n'as plus la même place quand tu reviens avec trois enfants, qu'on te dit, mais tu sais, il va falloir quand même tout donner. Il va falloir quand même que tu ne comptes pas tes heures, même si tu as ton bébé à la maison. Et là, tu te dis, oui, mais j'arrive à 9h15 au lieu d'arriver à 9h parce qu'il y a eu un accident de pipi avant de partir. Je ne suis pas chirurgien cardio-thoracique, donc ce n'est pas très grave. Mais dans une entreprise, il y a quand même un manque de liberté qui te fait te poser des questions après avoir eu un bébé.
- Céline
D'après toi, c'est une exigence du monde de l'entreprise, sachant qu'effectivement, ta tête, maintenant, elle n'est plus 100% dédiée. C'est un manque de confiance ? Comment tu expliques un petit peu ça ? Comment tu l'as ressenti, toi ? Parce que d'un côté, c'est sûr que tu étais moins disponible, mais c'est aussi certain que... Tu as quand même une certaine expérience, expertise, et donc forcément, tu as gagné en efficacité. Tu sais anticiper certaines choses, donc ça ne devrait pas poser problème en vrai.
- Jeanne
Oui, en fait, je pense qu'il y a un manque d'adaptabilité de l'entreprise au statut de chacun. On n'a en effet pas le même rythme quand on est mère de trois bébés que quand on est célibataire de 25 ans. Mais on a d'autres qualités bien plus développées. Tu es une super manager, une super organisatrice. Tu as plein de skills qui se développent quand tu deviens mère, que tu n'as pas à 25 ans. En effet, ce n'est pas grave de rester jusqu'à 22 heures au bureau parce qu'il n'y a personne qui t'attend et que de toute façon, tu vas sortir pour aller boire un coup avec tes copains à la sortie du bureau. Et je pense qu'il y a des règles qui sont imposées par la société avec un grand S et avec un petit S. qui font que parfois, à un moment donné, tu peux te sentir en décalage et avoir envie d'autre chose.
- Céline
C'est ça. Donc là, c'est là que tu te poses des questions. Et donc,
- Jeanne
c'est là que je me pose des questions. J'étais sur un projet qui était hyper intéressant. Moi, j'étais prête à me donner à fond et c'était super. Et en même temps, je me dis, ça fait dix ans que je crée des produits pour d'autres gens. J'avais eu une idée. Pendant le Covid, j'avais commencé à poser. Et c'est là où je me suis dit, mais attends, ça fait dix ans que je crée pour les autres, pourquoi je ne créerai pas pour moi ? Comme ça, je reprends ma liberté aussi. Je ne m'arrête pas de travailler, parce que quand tu deviens entrepreneur, au contraire, tu travailles deux fois plus. Mais tu travailles différemment et tu travailles librement.
- Céline
Et là, du coup, tu ne te lances pas seule, tu te lances avec une associée.
- Jeanne
Oui, et donc je pars de chez Sisley, je pars d'un travail bien confortable. Ça aussi, ça a été une vraie décision. Pour lancer une marque qui n'existe pas, je n'ai rien, je n'ai pas de produit, je ne me suis pas dit, tiens, je vais travailler en parallèle sur deux projets. Je n'ai rien, j'ai un concept. J'ai un concept et une envie. Je ne me lance pas toute seule, parce que je ne me sentais pas les épaules de me lancer toute seule. Je vais chercher une associée, quelqu'un avec qui j'ai travaillé aussi pendant longtemps chez Sisley, c'est une ancienne de chez Sisley aussi. Et donc, on décide de se lancer ensemble. Elle aussi, quatre enfants. Un peu le même schéma. Elle était à un moment où elle sortait d'un MBA qu'elle avait fait. Elle se demandait ce qu'elle allait faire. Et je pense que ma proposition lui a plu. Donc, on s'est associés. On a lancé une marque de cosmétiques solides. Donc, on a travaillé plus de trois ans ensemble sur le développement des produits. toute la mise en œuvre d'une marque.
- Céline
Et surtout avec, du coup, une texture innovante.
- Jeanne
Oui, c'est une marque de cosmétiques solides, de soins pour le visage et maintenant de maquillage sous forme de stick. qui n'existait pas, donc c'était un peu disruptif aussi sur le marché. On a mis du temps à trouver des fournisseurs qui pouvaient faire ce qu'on avait en tête. Donc c'était une super expérience, première expérience entrepreneuriale, géniale, qui a duré 3-4 ans. Et voilà, j'ai eu envie d'autre chose aussi. J'avais en parallèle cette idée de Minil Montant, qui est un projet un peu plus personnel.
- Céline
Oui, bien sûr.
- Jeanne
Une trottée dans la tête depuis longtemps. L'opportunité s'est présentée que je revende mes parts de cette première société, justement pour lancer Mini le Montant. Donc, cette première boîte continue de vivre sa vie, grandit, je la suis, c'est super. Et moi, je suis partie vers d'autres...
- Céline
T'as créé un projet plus personnel.
- Jeanne
Ouais, je suis partie sur un autre projet qui me ressemblait plus.
- Céline
Alors justement... Ce que j'aime dans ce projet-là, Mélisle Montand, tu vas nous raconter. D'abord, tu vas nous raconter et puis après, je vais te dire ce que j'aime, moi. Donc, ton projet, effectivement, ça a né de tes deux passions initiales, le cinéma et le parfum. Alors, raconte-nous. Le parfum, on a compris, Sisley, tout ton parcours dans le luxe, etc. Et le cinéma, tu as commencé à nous raconter en introduction qu'en fait, tu viens d'une famille de cinéastes, quelque part.
- Jeanne
Exactement. Exactement.
- Céline
Tu peux nous citer quelques films ? Au moins un film ? C'est la famille de ton papa ?
- Jeanne
Oui, le côté Vita. Le côté de mon père. Déjà, ma grand-mère était... On plonge dans les années... 50 ? Même avant. Dans les années 20-30, ma grand-mère, dont je porte le nom, qui s'appelait Jeanne Vita aussi, était script girl. C'est un métier qui a un peu disparu aujourd'hui. En gros, c'était le bras droit des réalisateurs. Elle a travaillé sur beaucoup de films de Marcel Carné. Elle était très copine avec les Frères Prévert aussi. Elle a travaillé sur Les Visiteurs du Soir. Elle s'occupait tant du casting que de faire en sorte que... Sur la prod, on reprenne une scène là où elle était exactement coupée. C'est ça un peu le script en fait. La script, c'est de faire en sorte qu'il y ait une continuité dans le film et qu'on ne se rend pas de compte. On a coupé un morceau. Le personnage, il finit une scène avec un chapeau, il recommence sans le chapeau. Plein de choses comme ça. Mon père était réalisateur. Il a travaillé sur plein de films avec Bardot, avec Delon, avec Belmondo. C'est rigolo. J'ai dans le grenier, depuis que je suis petite, des cartons avec des photos de tournage. Sympa ! J'ai encadré chez moi une photo de mon père qui danse avec Bardot. J'ai été baignée là-dedans. Mon père s'est arrêté de tourner quand j'étais toute petite.
- Céline
D'accord.
- Jeanne
On a quand même des souvenirs à la maison. D'accord,
- Céline
donc tu portes ça dans ton héritage. Je porte ça, oui.
- Jeanne
Mon père de mon père aussi. Il est assez connu dans le métier. Il est monteur, il a reçu plusieurs Césars. Enfin, c'est...
- Céline
D'accord.
- Jeanne
Voilà, c'est un truc de famille d'avoir cette histoire du cinéma en nous.
- Céline
Et donc, c'est pour ça qu'après, t'as fait un bac... Un bac art plastique, c'est ça ? Théâtre et art plastique, c'est ça que tu m'as mis ? Ouais, moi,
- Jeanne
je suis de formation littéraire. Tu vois, ça mène à tout. Je suis de formation littéraire. Ça n'a pas choqué mes parents quand je leur ai dit que je voulais faire une filière... L comme on appelle à l'époque.
- Céline
Bac L.
- Jeanne
Option théâtre et arts plastiques.
- Céline
Les jeunes Z qui nous écoutent, ils n'ont pas compris.
- Jeanne
Non, non. Bon, j'ai quand même fait l'option maths.
- Céline
Option maths quand même.
- Jeanne
Histoire de ne pas...
- Céline
Pour rester un peu sérieux quand même.
- Jeanne
Oui, complètement à la ramasse. Et au final, ça mène à tout. J'ai fait une école de commerce, donc on peut faire un bac L et finir en école de commerce. Alors,
- Céline
bac L, option maths, ça donne quoi ? Une artiste organisée ou une rationnelle créative ?
- Jeanne
Je pense que je suis une totale obsessionnelle créative. Je suis hyper organisée.
- Céline
Ah, t'es organisée quand même.
- Jeanne
Ah ouais, je suis très organisée.
- Céline
T'es pas totale créative quand même.
- Jeanne
Je suis pas totale créative, je suis très créative, je suis très curieuse surtout. Et ça nourrit la créativité.
- Céline
Mais t'as un esprit rationnel.
- Jeanne
Mais je planifie mes vacances avec un tableau Excel. Il y a peu de choses laissées au hasard.
- Céline
C'est ça, tu es rationnelle. Je suis plutôt rationnelle. Donc, tu es plutôt rationnelle, créative.
- Jeanne
Ouais.
- Céline
D'accord, super. Moi, je trouve que c'est un super combo. Alors du coup, quand tu imagines la marque au départ, tu imagines quoi exactement ? Ça part de quoi ? Une ambiance ? Un univers ? Une promesse, c'est quoi ?
- Jeanne
Ça part des femmes. Ah ! Ça part de portraits de femmes. Ça part de cette envie de les mettre à l'honneur, de les faire vivre par un autre biais que le cinéma. Parce que le cinéma, finalement, c'est un art dans lequel tu as tous les sens qui sont mis en éveil. Tu as évidemment la vue, tu as la leçon, on a tous en tête la musique d'un film qui nous revient. On a même le touché. Tu as forcément agrippé la main de quelqu'un au cinéma quand tu as eu peur ou juste pour te rapprocher. Mais le parfum, l'odorat, c'est le vrai grand oublié du cinéma. Et pourtant, c'est un des sens les plus importants pour véhiculer l'émotion, le souvenir.
- Céline
Et la mémoire ancienne.
- Jeanne
Exactement.
- Céline
Alors d'ailleurs, je fais une petite parenthèse. Si vous voulez écouter l'épisode avec Cécile Domenech, qui justement... Créer des identités olfactives pour les marques. On a fait toute une partie de l'épisode sur justement, en fonction du type de personnalité, qu'est-ce que tu mettrais comme senteur, comme fleur dans ton parfum ? Donc voilà, je vous mettrai le lien dans le descriptif.
- Jeanne
Et bien ça, ça rejoint un peu mon idée de départ, parce que l'idée c'était de se dire, quand tu regardes un film, si l'actrice que tu as sur ton écran... pouvait laisser un sillage derrière elle. Quelle serait cette odeur ? Et donc, j'ai briefé des parfumeurs en leur faisant la description de la personnalité de l'actrice, de la femme dans un film.
- Céline
Ah voilà, dans un film.
- Jeanne
J'ai toujours une femme, un personnage qui se rapporte à un film. Ah,
- Céline
c'est intéressant.
- Jeanne
J'ai une bougie qui s'appelle Romy qui représente la personnalité de Romy Schneider, évidemment. Merci. son personnage dans le film de la piscine. Donc, on est sur un parfum aromatique. On est plongé dans le sud de la France avec ces notes aromatiques de lavande, de sauge très solaire. Et voilà, ainsi de suite pour chacun de mes personnages. Alors,
- Céline
je voudrais que tu nous parles du personnage du film du guépard. Parce que ça, c'est une dédicace spéciale à une personne, à une cliente. qui s'inspirent de ce film. Véronique, c'est le moment pour toi.
- Jeanne
Claudia, j'ai une bougie qui s'appelle Claudia pour Claudia Cardinal. Mon point de départ, ça a été à la fois cette fable sublime, méditerranéenne, qu'on a tous en tête, dans ce film. Du guépard, alors je ne suis pas sur des films très modernes et je ne suis pas sur des films en ciel. Mais pour moi, c'est un héritage aussi français. Ce sont souvent des films de la nouvelle vague, des films des années 50 que je mets à l'honneur et des actrices iconiques. Parce que je connais peu d'icônes qu'on puisse avoir aujourd'hui encore qui ont cette aura comme pouvait l'avoir. ces cinq premières femmes, il y en a d'autres évidemment, mais que j'ai voulu mettre à l'honneur dans mes temps. Et donc Claudia, on est sur un bouquet de fleurs blanches, avec l'ilanguilang, le jasmin en chœur, et une touche d'encens en fond, pour rappeler justement cet univers, cette atmosphère dans le guépard. Si vous le revoyez, il y a beaucoup de scènes qui se font en intérieur, dans des églises, il y a ce côté... Italie de cette époque qui est très opulent, qui est un peu mystique, un peu pesant, qu'on retrouve dans le développement du parfum et donc dans la pyramide olfactive de cette bougie. J'ai vraiment voulu développer des parfums qui pourraient être des parfums de peau. Là, je le fais en parfum d'ambiance parce que j'avais aussi envie d'une marque Merci. d'une marque de maison et j'ai une passion pour la décoration aussi. Je voulais un très bel objet qu'on puisse garder, qu'on puisse partager à la maison. Mais voilà, c'est des parfums vraiment développés avec soin et avec des ingrédients de très grande qualité.
- Céline
Effectivement, tu commences à développer. Et là, qu'est-ce qui se passe ?
- Jeanne
Un autre petit bébé !
- Céline
Le quatrième !
- Jeanne
Exactement ! J'ai déposé mes dates. tu, j'ai créé la société, j'ai commencé à avoir les fournisseurs, etc. Et je tombe enceinte. de mon petit quatrième, de ma petite dernière. Donc, je l'ai développé deux bébés en même temps, on va dire. Et j'ai accouché de ma fille peu de temps après avoir lancé la marque. Donc, tout s'est fait en parallèle. Et là, je me suis octroyée le droit de dire stop, de me dire, on ne peut pas tout faire en même temps. Parfois, il y a...
- Céline
C'est ça. Donc, en fait, les trois premières grossesses, quand même, tu reprends le travail six, sept mois après avoir accouché. Là tu te dis on va peut-être essayer autre chose c'est aussi parce que quand t'en as 4 c'est pas pareil que quand t'en as 2 ou 3
- Jeanne
Là en fait si j'ai repris 6-7 mois après qu'elle soit née mais en fait j'avais plus le même âge ni rien donc mon corps m'a fait sentir que cette dernière grossesse pourrait pas se gérer de la même manière que les autres je pourrais pas être à 100% à fond comme j'ai pu l'être pour les autres grossesses j'ai... Je produis mes bougies, j'ai tout stocké. Mais je me suis donné le droit de ne pas faire un vrai lancement tout de suite. Je me suis pris quelques mois pour finir ma grossesse, pour accueillir mon bébé, pour attendre qu'elle ait une place en crèche aussi. Parce que j'étais une organisatrice de rencontre et de travail pour vraiment me relancer dans l'arène récemment et pouvoir vraiment développer la marque.
- Céline
T'incarne vraiment la réelle maternité dans le sens création, gestation, accouchement, que ce soit au sens premier du terme ou au sens, tu vois ?
- Jeanne
Ouais, que ce soit un produit, un projet ou un bébé, tu le portes. Une idée que tu portes, tu la fais grandir. Et en fait, t'as envie de l'élever le mieux possible. Ça sert à rien de bâcler si ta vie... personnel n'est pas aligné avec le moment où tu as envie de te donner à fond. Moi, je ne sais pas faire les choses à moitié. Je préfère, et je trouve ça plus honnête aussi, de tout mettre en stand-by. De toute façon, personne ne m'attend. On a l'impression que ça va être une catastrophe si on ne donne pas tout de suite. Les gens ne nous attendent pas. Personne ne me connaît, personne ne m'attend, à part ma mère, mon frère et mes copains. Enfin, ils vont s'en remettre, que je prenne six mois. Non,
- Céline
mais je crois que c'est très humble de ta part de voir les choses comme ça. Et c'est vrai que souvent, on est très pressé de lancer. Et je trouve que tu as la sagesse de dire, c'est pas le bon timing. Et je n'ai pas toute mon énergie à donner là-dedans. Donc, en fait, je préfère attendre, prendre le temps pour me consacrer à ce qui est essentiel pour moi aujourd'hui.
- Jeanne
Oui, complètement. Et puis, au final, pourquoi donner peu à l'un et peu à l'autre ? Tu vois, je viens d'accoucher, je suis fatiguée, j'ai plus sec des capacités, on n'en parle pas, mais quand on a des enfants et quand on est enceinte, son cerveau, il n'est pas au même...
- Céline
Au même rythme, c'est sûr.
- Jeanne
Au même niveau que quand tu es en pleine forme,
- Céline
que... Ton corps, il est occupé à autre chose.
- Jeanne
Ton corps, il est occupé à autre chose, ton cerveau, il est occupé à autre chose. Moi, je sais que pendant un moment, je ne pouvais pas me concentrer. J'y arrivais pas. mon cerveau a dit stop, non je ne peux pas, je ne le fais pas j'ai autre chose à faire en ce moment je prendrai 6-8 mois s'il faut, 10 s'il faut aussi pour faire le plus beau bébé du monde et j'ai fait le plus beau bébé du monde elle est très mimi pour mener à bien ce premier projet qu'elles soient prises en main et bien gardées, bien sécurisées et en pleine forme. Et voilà, on peut se mettre sur un deuxième volet.
- Céline
Mais je trouve ça très intéressant comme façon d'aborder la vie en tant que femme. Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, on parle du rapport au temps, parce qu'on a un rapport au temps qui change. On veut avancer très vite. On veut tout, tout de suite. Et souvent maintenant, les femmes veulent tout conjuguer en même temps. Parce que c'est vrai aussi que quand t'as 30-35 ans, c'est là que les opportunités professionnelles, elles arrivent. C'est là que t'as l'énergie pour le donner. Mais en même temps, c'est là que t'es prête pour faire un bébé aussi. Et donc, c'est très frustrant d'avoir à faire ce choix à ce moment-là. Et je me demande si finalement, tout ça, c'est pas fait aussi pour le bien. Parce que finalement, on vit jusqu'à 90 ans, 80-90 ans. Donc en vrai, on a le temps. On a le temps de tout faire. C'est juste qu'il faut peut-être séquencer différemment.
- Jeanne
Ouais. Et je pense que...
- Céline
on a le temps et l'opportunité d'avoir plusieurs vies aussi. Moi, j'ai en effet eu mes premières filles, j'avais 32 ans, je crois. J'étais certainement pas à l'apogée de ma carrière, loin de là, mais j'étais...
- Jeanne
Mais tu étais quand même sur une sacrée ascension.
- Céline
J'étais la plus jeune responsable d'axe de ma boîte. J'étais en très bon terme avec ma direction.
- Jeanne
Tu étais considérée comme un potentiel pour Sisley ?
- Céline
Ouais, je pense. On m'avait confié la création d'une nouvelle marque, ce qui était quand même une preuve de confiance. J'étais très bien. Après, c'est aussi le moment où tu as des aspirations aussi personnelles. C'est là où tu te dis, j'ai aussi le plus fort potentiel. Si tu as un peu une âme entrepreneur, tu te dis, c'est aussi maintenant que je suis dans la force de l'âge, dans la force de la créativité, dans la force de tout, pour pouvoir me lancer. Et au pire, moi, je me suis toujours dit ça. Toutes tes expériences passées te serviront de toute façon pour ce que tu veux créer et te permettront d'être quand même un backup si ça ne marche pas.
- Jeanne
C'est ça.
- Céline
Ce n'est pas la fin d'une vie si une entreprise ne marche pas.
- Jeanne
Tu as toujours un plan B.
- Céline
Tu as un plan B et tu vis ta vie avec un plan A et un plan B. Tu croises les doigts pour que le plan A marche, mais le plan B peut être super. Et moi, aujourd'hui, je vis ma vie avec toujours des plans B sous le coude. Il faut parfois que je renfloue les caisses, je fais du consulting et je reprends, je mets en stand-by pendant six mois mes projets. Je reviens après. C'est la vie. C'est la vie. Il faut savoir jongler.
- Jeanne
C'est ça.
- Céline
Il faut savoir être un peu agile et ne pas se fixer, ne pas se mettre une pression d'enfer en se disant, si je ne réussis pas, c'est la fin du monde. La vie, elle est faite d'opportunités. Elle est faite de moments de creux, de moments plus sympas que d'autres. Et on avance.
- Jeanne
Alors justement. Comment t'avances aujourd'hui ? C'est ça qui m'intéresse. Maman de quatre jeunes enfants, créatrice d'une nouvelle marque, donc entrepreneuse aussi. Comment tu t'entoures ? Parce que c'est aussi important de pouvoir déléguer un petit peu, décharger. Comment ça se passe exactement ?
- Céline
Alors, il faut une bonne équipe. Il faut être organisé, tu vois, on revient au côté rationnel. Il faut être bien organisé, avoir une bonne équipe. Alors,
- Jeanne
c'est qui ton équipe ?
- Céline
Alors mon équipe, moi mon pivot, mon pilier, c'est mon mari déjà. Voilà, il faut pouvoir compter sur sa famille. Et je ne serai pas là en train de vous parler, je serai encore derrière mon bureau si je n'avais pas mon mari qui m'avait fait confiance, qui m'avait dit je vois que tu as envie d'autre chose, lance-toi et je te back. Le temps qu'on voit si ça marche. Donc merci à lui. Mon mari est là pour me rassurer, pour m'encourager. premier fan, donc dès que je viens, il me dit « Ah mais je savais que ça allait marcher, t'es génial, t'es extraordinaire ! » Il n'y a pas un jour où je n'ai pas le droit à mon petit égo-boost, ce qui est très agréable. Je suis bien entourée parce que j'ai une mère extraordinaire aussi qui s'occupe beaucoup de mes enfants, qui va les chercher tous les soirs à l'école, ce qui me permet, comme je travaille de la maison, de grappiller une petite demi-heure supplémentaire pour pouvoir finir mes derniers mails. mes dernières images, etc. Donc ça, c'est hyper important. Bon, après, si je n'avais pas eu ma famille à proximité, tout s'achète. La tranquillité s'achète, mais là, j'avoue, c'est quand même plus confortable d'avoir une équipe. Exactement, et puis c'est quand même assez extraordinaire pour mes enfants. C'est une force, une chance incroyable pour les enfants de l'avoir au quotidien avec elles. Et puis, voilà, merci la mairie de m'avoir laissé une place en crèche aussi. Il faut être organisé, il faut optimiser son temps. Voilà, il faut optimiser son temps, qui finalement est assez réduit dans la journée, entre le moment où tu déposes les enfants à l'école.
- Jeanne
Oui, tu as de 9h à 16h-17h, quoi.
- Céline
Oui, c'est ça. 8h30 à l'école, allez, tu prends un petit café, parce qu'il faut quand même que tu vois du monde. Parce que quand t'es entre autres bonheur, c'est quand même un métier solitaire. Et puis tu vas t'enfermer dans ton bureau, dans ton salon, dans ta chambre, là où tu peux, jusqu'à l'arrivée des enfants. Évidemment, ta vie de maman, ah bah tiens...
- Jeanne
Il faut qu'il y ait un rendez-vous, le docteur... Tiens, le docteur, c'est ça.
- Céline
Mais attends, il faut le cahier de musique qui va bien, qu'il y a impossible à trouver sur Amazon. Il faut gérer les courses, il n'y a rien à manger, il n'y a plus de coucher. Donc ta vie est quand même ponctuée de plein de choses.
- Jeanne
C'est ça, donc tu jongles.
- Céline
Tu jongles. Il faut être agile. La vie, c'est une question d'agilité.
- Jeanne
Alors, en tant que couple, comment vous gérez vos cycles d'ambition ? Parce que ton mari aussi, tu vois, il a besoin de temps pour accélérer à certains moments. C'est décidé ? C'est anticipé ? Ou c'est de l'improvisation ? Comment vous faites au quotidien ?
- Céline
Alors, comment on fait ? La question s'est posée il y a cinq ans, quand j'ai décidé de partir de... de Sisley, où on s'est dit comment on fait, on va parler sous, comment financièrement on fait pour retenir. Il y a le chômage les premières années qui n'est pas inexigeable. Lui a donné un coup de boost et il a travaillé plus pour pallier au manque de mon salaire. C'est mis une énorme pression pour travailler pour deux. Donc non, c'est un vrai accord à avoir avec ton couple. Et si tu as besoin de retourner travailler, tu retournes travailler. Ce n'est pas un échec. Et si demain, je dois retourner travailler parce que ça va aider la famille et que peut-être que ça pourra permettre à mon mari aussi de lâcher un peu de l'est, si lui en a besoin, il n'y a aucun souci.
- Jeanne
Alors, charge mentale, gestion du temps, organisation. Tu disais que tu étais hyper organisée, une rationnelle créative. Est-ce que tu arrives à tout remplir, tous tes domaines de vie où il y a des choses que tu priorises ? Si je te dis famille, couple, business, santé, amis, et tant pour toi, c'est quoi tes trois priorités ? Est-ce que tu arrives à tout faire déjà ?
- Céline
Oui, j'arrive à tout faire. Alors là,
- Jeanne
j'ai en face de moi la méga warrior. Non,
- Céline
alors j'arrive à tout faire. Pas tout en même temps, pas tout tout le temps. Et évidemment, il y a des moments où... où le curseur est plus d'un côté que de l'autre. Après, je ne me culpabilise pas. J'ai fait le choix d'avoir la liberté de passer beaucoup de temps avec mes enfants. Je me souviens d'un jour, ma fille qui m'a dit « Maman, le plus beau jour de ma vie, c'est quand tu as commencé à venir me chercher à l'école. »
- Jeanne
C'est énorme ça. Moi aussi, j'ai eu ça. Le beau jour de sa vie.
- Céline
J'espère qu'elle en aura d'autres un peu plus beaux.
- Jeanne
Ça peut dire vraiment quelque chose pour eux.
- Céline
Ça me voit, moi, à la sortie de l'école, à un moment donné. où c'était tout le temps la nounou, ça leur a fait du bien. Aujourd'hui, elles me demandent « Maman, quand est-ce qu'on a une nounou ? » Mais tant mieux, je suis ravie qu'elles aient cette...
- Jeanne
Elles sont prêtes.
- Céline
Elles sont prêtes à me voir moins. Je suis ravie. Donc non, je ne me culpabilise pas. Je n'ai pas de souci à partir en week-end avec mon mari. Et à ne pas les voir alors que c'est les deux jours où on peut passer du temps ensemble. Mais parce que j'en ai besoin avec mon mari. À partir, à sortir avec mes copines. Et à me faire des dîners avec mes copines. Parce que c'est aussi hyper important. À passer des week-ends. Quand on est entrepreneur, à Noël, on fait les marchés de Noël. Et c'est le samedi et le dimanche. On ne les voit pas, on ne voit pas la famille, on ne voit pas les copains. Donc là, cette année,
- Jeanne
tu as fait le marché de Noël ?
- Céline
Alors, j'ai relancé. Je me suis remise à travailler juste avant. avant Noël. Donc, j'ai fait un marché de Noël. J'en ai pas fait des tonnes, mais j'en ai fait avec ma marque précédente. C'est du temps que tu pourrais passer en famille, où tu te dis est-ce que ça vaut le coup ? Et oui, ça vaut le coup. Parce que c'est aussi ta vie, le fait de faire connaître ta marque, de vivre, etc. Donc, ça ne peut pas s'arrêter qu'à 18h. Ça ne peut pas s'arrêter du lundi au vendredi à 9h-18h. il faut que parfois ça déborde. Si tu as des opportunités, si c'est le soir ou si c'est le week-end, tu les saisis. C'est des choix à faire. Il ne faut pas se culpabiliser.
- Jeanne
Donc c'est ça ton secret. Quand tu y vas, tu y vas et tu assumes.
- Céline
Et en même temps, je ne culpabilise pas non plus. S'il y a une sortie scolaire à faire, que mes enfants rêvent que je vienne avec eux. traverser Paris pour aller voir un spectacle de marionnettes...
- Jeanne
Et que tu dis non ?
- Céline
Non, je dis oui.
- Jeanne
Ah, tu dis oui ?
- Céline
Oui, si ça leur fait plaisir, mais je ne me culpabilise pas en me disant « là, mon Dieu, j'ai perdu mon après-midi, qu'est-ce que je vais faire ? Comment je vais me rattraper ? » Non, je le fais en pleine conscience. Si je ne peux pas le faire, je ne le fais pas. Je n'ai pas de souci à dire non. Mais si le bénéfice pour mes enfants et pour moi au final, parce que ça me fait plaisir quand même, même si les spectacles ne sont pas toujours les plus formidables, mais si le bénéfice... est intéressant, je donne, j'y vais.
- Jeanne
Alors, du coup, pour réussir tout ça, j'imagine que tu as un super système d'organisation. Tu es plutôt quoi ? Agenda papier, Google Calendar, Post-it, routine hyper cadrée ? Comment ça se passe ?
- Céline
J'ai beaucoup de notes sur mon téléphone.
- Jeanne
Des notes ? Oui. Notes vocales ou des notes dans le corps ? Non,
- Céline
des notes écrites que je partage avec mon mari, ma mère. Comme ça, tout le monde sait ce qu'il y a à prévoir, etc. Je mets tout sur mon calendrier. Mais après, c'est des choses que j'aime, que je fais. Donc, ce n'est pas des contraintes. Oui,
- Jeanne
c'est ça.
- Céline
J'aime être impliquée. Du coup,
- Jeanne
j'imagine qu'il y a quand même des moments où tu sens que ça déborde. C'est quoi ton signal d'alerte à ce moment-là ? Comment tu sais que ça déborde ? Ça s'exprime comment chez toi ?
- Céline
La fatigue. On ne peut pas se mentir. Je viens de passer une semaine avec le cou bloqué. J'accepte de lever le pied un petit peu. Tu vois, j'ai passé une semaine où je n'ai pas accepté de sortie, de dîner, de trucs comme ça parce que ça faisait beaucoup. Ou je demande à mon mari de rentrer un petit peu plus tôt parce que... Ça fait beaucoup de faire les quatre bains, dîner pour tout le monde et de gérer le cours de sport. Parce qu'on est petits et tous les quatre sont encore petits. Voilà. Donc, non, non. Et tu vois, il y a des semaines où... Ma dernière a sept mois et les plus grandes ont huit ans. Donc, tu vois, je suis encore dans... Dans des problématiques de très jeunes enfants, j'ai passé la semaine où je n'ai pas passé une nuit complète. Parce que quand ce n'est pas le bébé, c'est l'un qui a fait un cauchemar, c'est l'autre qui a soif. Donc entre 3 et 6 heures, ma nuit est entrecoupée de 5 allers-retours dans mon lit. Et c'est moi qui me retrouve les fesses en dehors du matelas, parce qu'évidemment c'est plus sympa de dormir sur l'oreiller de maman que sur celui de papa. Donc il y a des semaines où ça ne va pas. Ce n'est pas grave. ça ira mieux la semaine d'après là encore est-ce que tu as un rituel pour te recharger par exemple moi je sais que je prends des bains et après ça va mieux,
- Jeanne
toi tu as un truc comme ça ou tu sais que tu te recharges après non j'aime pas les bains moi j'adore me faire masser donc tu vois déjà tu préfères un massage ?
- Céline
ouais j'ai un super salon en bas de chez moi Si vraiment je me sens très fatiguée, je me dis non, là j'ai mal partout, je sens que ça ne va pas, je me réserve un massage. Le truc d'une heure qui coûte, c'est un petit truc de taille, ça ne paye pas de mine.
- Jeanne
C'est les meilleurs ceux-là ?
- Céline
Mais c'est très bien. Et là tu te dis, allez vas-y, tu es ressortie, tu te reboostes. Et non, je m'autorise une petite pause en me disant non, il faut que je prenne soin de moi. Je prévois un truc avec mon mari. On avance avec des projets. Donc, je dis, alors là, non, ça ne va pas. Viens, il faut qu'on boucle un week-end, un truc, un staycation, n'importe quoi, qu'on ne fait pas forcément. Mais tu vois, rien que de me projeter, ça me redonne un petit cap.
- Jeanne
Alors, si on revient sur ton business, donc Ménil Montant, c'est quoi les plans ? Comment tu avances maintenant que tout est rodé ? La petite est à la crèche, l'école, ça roule. Comment tu organises la suite ?
- Céline
Là, mon étape maintenant, c'est de l'acquisition de notoriété et du commercial, le développement de commercial. Et là,
- Jeanne
tu tends tout ou tu fais tout toi-même pour l'instant ?
- Céline
Pour le moment, je suis seule, mais parce que je viens de commencer. Pour le développement commercial, c'est très différent de la cosmétique, du soin. C'est un univers que j'apprends à connaître avec un système de revendeur, etc. Je me suis mise sur des plateformes de revente, que les boutiques puissent me voir, me contacter et m'acheter en direct. J'étais en train de regarder pour participer aux prochains Maisons et Objets, par exemple. C'est ça,
- Jeanne
c'est ce que j'allais te dire. Tu vois, les salons, les trucs comme ça, tu vas le faire aussi.
- Céline
Exactement. Et après, travailler tout l'univers digital, parce que pour le moment, je suis surtout en digital, pour le B2C. D'accord. Travailler le site, la présence sur les réseaux, plein de choses.
- Jeanne
Si on se parle dans 12 mois, t'aimerais pouvoir te dire quoi par rapport à ce projet-là ? Je suis fière parce que quoi ? J'ai atteint quel niveau ?
- Céline
Déjà dans 12 mois, si le nom Ménil Motan peut évoquer quelque chose aux gens qui s'intéressent à cet univers. Alors, l'univers de la bougie, de la déco, des parfums, je serais heureuse, je serais contente. Pas forcément une ambition de chiffre d'affaires pour le moment, mais en tout cas de notoriété. Je pense que la première année, c'est vraiment la notoriété qu'il faut construire. et de se sentir légitime, la légitimité. J'ai de très beaux produits. J'ai vraiment voulu travailler des produits de grande qualité. Donc, ça aurait pu être des produits que tu prends sur étagère. Tu prends le petit pot en verre qui va bien et tu colles juste ton étiquette dessus. Non, c'est vraiment un projet qui a été pensé. C'est un peu mon...
- Jeanne
C'est ton cinquième bébé.
- Céline
Non, mais c'est un joli projet parce que c'est un projet qui est vrai. Ce n'est pas que du marketing. C'est une vraie histoire que je raconte. C'est un univers qui est quand même hyper sympa, hyper intéressant. On aime tous le cinéma.
- Jeanne
Je te donne rendez-vous dans 12 mois pour organiser le festival Ménilmontant. Avec... Voilà. On passe, je ne sais pas, genre 24 heures à regarder que des films, ça ne s'arrête jamais. Ça serait trop cool, ça, au Grand Rex.
- Céline
C'est rigolo parce que je viens de faire une petite collab avec une fille qui est venue me contacter sur Insta, qui justement organise des projections toutes les semaines de films de la nouvelle vague. Génial. Dans les cinémas un peu emblématiques de Paris. Sous-titrés en anglais. pour les anglophones qui adorent, qui sont à Paris qui adorent le cinéma français les films de Truffaut, etc et donc elle organise comme ça des projections des visites dans Paris de tous les cinémas où il y a eu pu avoir des films qui ont été tournés, etc c'est rigolo parce que pour le coup elle c'est une vraie spécialiste, c'était sympa de se dire voilà, elle, elle a compris le concept ça lui a tout de suite parlé etc Donc, venir ouvrir un peu cet univers et faire découvrir cet univers au plus grand nombre.
- Jeanne
Super. Alors, pour conclure un petit peu cette interview avant de passer aux questions, si tu devais donner trois conseils ultra concrets à une femme ou un parent qui lance un projet avec une vie déjà bien remplie, ça serait quoi tes trois conseils ?
- Céline
Ce serait de bien s'entourer, de bien s'organiser et d'être doux avec soi-même.
- Jeanne
Être doux avec soi-même, j'aime bien ça.
- Céline
Moi, j'adore travailler sous la pression, mais il faut que ce soit une bonne pression, une pression utile et pas paralysante. Il faut que la pression soit utilisée à bon escient. Il faut savoir être gentil, être doux avec soi, se laisser la part d'erreur, des parts de moments où on n'a pas envie, où on ne peut pas avancer comme on veut. et de relativiser.
- Jeanne
Une phrase pour encourager celles et ceux qui se disent qu'ils n'y arriveront jamais, j'y arriverai jamais. C'est trop dur.
- Céline
Déjà, si t'en es à te dire que tu vas pas y arriver, c'est que t'as déjà essayé de commencer quelque chose. Et le plus dur, je pense que c'est de te lancer, c'est de commencer. Il y a mille personnes qui commenceront jamais rien, qui n'ont même pas la force d'essayer.
- Jeanne
Donc si t'as commencé...
- Céline
Qui ne tente rien n'a rien. Là, il te motive dans la vie, c'est qui ne tente rien n'a rien.
- Jeanne
Donc, persévérance ?
- Céline
Oui, persévérance. Alors, pas acharnement, si tu vois que ça... Mais ce n'est pas grave. Au moins, tu tireras une leçon d'avoir essayé de faire quelque chose, quoi qu'il arrive.
- Jeanne
C'est canon parce que mon épisode précédent, mon invité disait, il faut toujours croire en tes rêves. Donc, toi, tu es l'étape juste après de croire en tes rêves. Vas-y,
- Céline
donne tout pour essayer d'y arriver. peut-être que ça ne marchera pas. Mais sur le chemin de ton rêve, peut-être que tu trouveras autre chose qui sera ton plan B, le fameux, qui te donnera satisfaction et qui fera que tu seras heureux du chemin que tu as emprunté.
- Jeanne
Merci, merci Jeanne. Alors on passe aux questions. Tu es prête ?
- Céline
Vas-y.
- Jeanne
Alors ta routine du matin pour passer une bonne journée ? Tu m'as parlé du café avec les copines ?
- Céline
Ouais, je ne bois pas de café, c'est le thé pour moi. Pour passer une bonne journée,
- Jeanne
passer une bonne nuit déjà.
- Céline
J'ai fait une croix dessus. On en reparle dans 10 ans, je crois. Déjà, si mes enfants peuvent se lever de bonne humeur, ça m'aide à passer une bonne journée. Et oui, d'avoir un petit moment sympa le matin, soit avec mes copines, ou même juste quand je suis seule. Je ne suis jamais vraiment seule, parce que le matin, soit j'ai les granges, soit j'ai la petite, avant de la déposer à la crèche. Mais voilà, de me poser, de me faire comme tout le monde, mon petit scroll de réseaux sociaux tranquille, sans avoir de cris, sans avoir de bruit autour de moi. Voilà, donc non, je n'ai pas de beauty routine. Je ne fais pas de méditation le matin ou mon cours de yoga.
- Jeanne
Non, ce n'est pas toi ?
- Céline
Ce n'est pas moi. Voilà, désolée. Génial.
- Jeanne
Alors une personne ou un mentor qui t'inspire ?
- Céline
C'est quoi ? Je n'y avais pas pensé. Mentor en soi, je n'ai pas de mentor. Après, j'ai de très bons exemples autour de moi de personnes qui réussissent, qui ont été ouvertes pour me conseiller. On parlait de mes années chez Sisley, j'ai la chance d'avoir travaillé de façon assez... assez proche avec le DG de Cicely, qui nous a accueillis quand on a lancé notre marque, qui a toujours été de très bons conseils. Et c'était très agréable. J'ai des copains entrepreneurs aussi. Un ami qui est entrepreneur, qui est toujours de bons conseils, qui accompagne si j'ai besoin de poser des questions, qui essaye de m'aider aussi. Et j'ai un mari. J'y reviens, mais je pense que c'est...
- Jeanne
En fait, la tête numéro un, c'est le mari quand même.
- Céline
Ouais. Non, mais c'est fou. Je suis assez d'accord avec toi. Si tu n'as pas un socle... Alors, ça ne veut pas dire que tu ne peux pas entreprendre si tu n'es pas mariée et bien mariée. Mais quand tu es mariée, que tu as une famille, etc., je pense que ton vrai pilier, ça doit être ton mari. En tout cas, ton binôme de la maison. Et je ne serai pas là et je n'aurai pas la confiance que j'ai aujourd'hui si je n'avais pas un mari qui me soutient, qui me challenge, qui m'encourage. Donc, voilà, un vrai mentor, pour le coup, c'est lui.
- Jeanne
Jérémy,
- Céline
tu vas trop kiffer d'écouter ça.
- Jeanne
Alors, quel est ta devise dans la vie jeune ? J'ai bien aimé Sois doux avec toi-même. Tu en as une autre ou pas ?
- Céline
Alors, une devise. Tu vois vraiment le côté, tout à l'heure, je te disais, qui ne tente rien n'a rien. Il faut y aller, il faut foncer, il faut oser. L'inaction ne mènera jamais au succès. Il faut calculer ses risques. Ça, c'est important. Il faut se lancer. Donc, vraiment, tente ta chance et la chance t'attendra.
- Jeanne
Un livre que tu nous conseilles de lire. J'imagine que tu lis beaucoup. Je ne sais pas pourquoi, mais je me dis Back L.
- Céline
Alors... Est-ce que je lis beaucoup avec quatre enfants en bas âge ? Non, je ne lis plus. J'essaye tant bien que mal. Quand tu viens chez moi, j'ai une bibliothèque qui déborde. J'ai gardé tous mes livres depuis toujours. J'ai une bibliothèque énormissime. J'adore acheter des livres. Je ne peux pas passer devant une librairie sans acheter des livres. Après, j'ai une tonne de livres à lire. Je ne sais pas, le livre qui aujourd'hui aussi, parce que... je suis mère moi-même, que j'arrive à un âge où je vois ma mère qui vieillit aussi. Je ne sais pas, le livre de ma mère, le livre d'Albert Cohen. Parce que ça aussi, c'est à prendre en considération dans ton évolution de vie. Quelle mère tu as envie d'être ? Tu peux être une mère hyper successful, travailler 10 heures par jour, qu'est-ce que tu as envie de laisser comme trace à tes enfants ?
- Jeanne
Je suis assez d'accord. Alors donne-moi une chanson que tu aimes écouter et que je vais rajouter à la playlist Holy Work sur Deezer.
- Céline
Alors, qu'est-ce que j'aime écouter quand on ne me contraint pas à écouter les K-pop Demon Hunter à la maison qui tournent en boucle ? Moi, j'aime bien Michael Bublé.
- Jeanne
Ouais.
- Céline
Et tu me disais tout à l'heure qu'il te met en joie, qu'il te fait sentir bien. Feeling Good, la version de Michael Bublé. Celle-là, je...
- Jeanne
Je vais être contente de l'ajouter celle-là, je l'aime bien. Super. On termine par la carte qui va nous amener au mot de la fin. Vas-y, tu as un petit oracle devant toi. Je tire une carte. Un oracle sur la loi de l'attraction.
- Céline
Je lis. Pour laisser l'esprit agir, je dois commencer par ne pas intervenir et laisser l'univers me donner la direction à suivre.
- Jeanne
C'est ça. C'est très féminin comme façon de processer, je trouve. Laisser agir. Un peu comme ce que t'as fait, quoi. Tu t'es donné du temps, tu t'es dit c'est pas le moment, on fait le lancement dans six mois.
- Céline
Ouais, ouais, ouais. Alors après, c'est laisser l'esprit agir. Non, moi je pense que l'univers me donnait la direction à suivre. Je pense que les choses sont écrites. Alors c'est un peu... Pour moi, les grandes lignes sont déjà tracées et c'est à toi de venir R. orienter ton chemin. Là où tu as envie de l'emmener. Alors sans être...
- Jeanne
Il y a toujours un moment où tu vas arriver à tes grands rendez-vous de ta vie qui sont déjà prévus.
- Céline
Pour moi, les grandes lignes sont déjà tracées. Après, c'est à toi de faire les bons choix pour...
- Jeanne
Pour y arriver le plus rapidement, le plus facilement.
- Céline
Non, pas forcément, mais pour que le chemin soit le plus beau et le plus adéquat. et en accord avec qui tu es.
- Jeanne
Sympa comme interprétation, j'adore. J'ai découvert une nouvelle facette de toi, Jeanne, aujourd'hui.
- Céline
Tu veux qu'il y ait une autre carte pour une nouvelle facette ?
- Jeanne
Merci Jeanne, en tout cas, d'avoir partagé ce moment avec nous.
- Céline
Merci à toi, c'était très agréable. J'espère que je n'ai pas été trop longue, l'irrébarbatie.
- Jeanne
On a pris le temps, on a pris le temps. C'est toi.
- Céline
Ouais. Maintenant, je vais avoir 22 mails en attente, trois appels de l'école.
- Jeanne
Chers auditeurs, j'espère que cet épisode vous a inspiré, que ça vous a donné des idées concrètes pour concilier vos ambitions professionnelles, personnelles, sans vous mettre la pression. Et moi, je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode avec un nouvel invité. Et en attendant, vous pouvez me retrouver sur Instagram, sur LinkedIn et sur holywork.fr. Je vous embrasse et à tout de suite. très bientôt.
- Céline
Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Holywork, c'est aussi un cabinet de coaching pour les entreprises et les particuliers qui propose des programmes de coaching,
- Jeanne
des formations en management et aussi des bilans de compétences. Je vous donne rendez-vous sur le site holywork.fr pour découvrir nos accompagnements en détail. Et ne manquez aucune info Holywork en vous inscrivant à la newsletter et en ajoutant ce podcast à vos favoris. Et n'oubliez pas Make each work day a holiday. À très bientôt !