Speaker #0Bienvenue dans Hors du Ring, le podcast de tous les combats 100% féminin. Que tu sois une combattante dans la cage, sur le riz ou dans la vie, parfois c'est dans ta tête que ça cogne fort. Si tu traverses des doutes, des remises en question, si t'en as marre de lutter en silence, si tu veux enfin comprendre ce qui se joue en toi avant, pendant ou après le combat, alors ici, t'es au bon endroit. Ici, tu peux déposer les armes, les gants, respirer et reconnecter avec la force. que t'as peut-être oublié. Je suis Mathilde Declare, préparateur mentale et dans chaque épisode, je t'aide à transformer ton chaos personnel en puissance intérieure. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler de ce truc bizarre. Tu sais, ce moment où t'es pas vraiment en panique, t'as pas vraiment peur de ton adversaire, t'as bossé dur, t'as ton niveau, t'as toutes les armes qu'il faut, mais à l'intérieur, il y a une espèce de petit poids, une tension invisible là, entre tes homoplates ou... de petites boules dans ton estomac, comme si t'étais pas juste en train de te battre pour toi, mais surtout pour les autres. Et ça, c'est le piège. Tu montes sur le ring ou dans la cage, et sans t'en rendre compte, t'as embarqué tout un public imaginaire avec toi. Tes coachs, ta team, tes potes, même parfois ton ex, tes parents. Et dans ta tête, ça tourne. Ça tourne en boucle. Faut pas que je les déçois. Faut que je leur montre que je suis à la hauteur. J'ai pas le droit de foirer maintenant. Et le résultat ? tout ça, ces belles interrogations, eh bien, t'as beau être prête, lui, ton corps, il devient ultra prudent. T'oses plus, tu donnes moins, et tu finis par t'éteindre dans le combat. Pas parce que t'étais pas prête, mais parce que t'as porté plus que ton sac de sport ce jour-là. Et c'est des choses qui me sont arrivées il y a longtemps. Un jour, j'ai combattu alors que, dans ma tête, j'étais pas en train de me battre contre quelqu'un, j'étais en train de me battre pour être à la hauteur de. À la hauteur de ceux qui croyaient en moi, à la hauteur de ce que j'avais promis, à la hauteur de ce que je voulais prouver à ceux qui doutaient de moi. Alors j'ai pas perdu ce combat, mais quand j'en suis sortie, j'étais totalement vidée. Pas fatiguée physiquement, mais fatiguée émotionnellement. Parce que j'avais combattu sous pression, au lieu de combattre avec passion. Et ce jour-là, j'ai capté un truc. Je ne m'étais pas battue de façon sereine en fait, je m'étais battue avec une surveillance intérieure très prenante. Et puis un jour, il y a un de mes coachs qui m'a posé cette question et qui m'a dit « Si ton problème en fait, ce n'était pas la peur de perdre, mais la peur de ne plus être aimée si tu rates. » Et là, ça a été un vrai déclic pour moi, parce qu'en vrai, c'était ça. Je ne voulais pas décevoir. Mais plus profondément, je ne voulais pas perdre mon lien avec les autres, je ne voulais pas qu'on m'aime moins si je n'étais pas parfaite. Je ne voulais pas que mes proches soient déçus, et particulièrement mon père, même s'il ne m'avait rien demandé. Je ne sais pas si tu vois le truc, c'est une peur relationnelle. C'est ton système émotionnel qui fait l'amalgame entre rater un combat et perdre ta valeur aux yeux des autres. Et quand ton cerveau y croit ça, eh bien il va tout faire pour éviter cette blessure relationnelle. En fait, la peur de décevoir, c'est un signal d'attachement conditionnel. C'est ton inconscient qui croit encore que ton mérite est égal à ta valeur. Et que si tu rates, eh bien tu mérites moins d'amour, moins de respect, et où t'as plus ta place en fait. Mais c'est totalement faux, et surtout, c'est super lourd à porter en combat. Parce que, quand tu combats, t'es pas là pour réparer quelque chose. T'es pas là pour te justifier non plus. T'es pas là pour prouver que t'as le droit d'exister, tu existes déjà. T'es là pour t'exprimer. Et ça, tu peux pas le faire si t'as une boule dans le ventre ou si t'as les homoplates qui sont un peu tendax. Alors la prochaine fois que tu sens cette pression de bien faire, eh bien arrête-toi, respire et pose-toi cette question. Qu'est-ce que je cherche à prouver et à qui ? Parce que si tu combats pour prouver quelque chose à quelqu'un, c'est que t'es déjà en train de porter un poids qui ne t'appartient pas. Et souvent tu verras, ce que tu veux prouver, c'est pas ton adversaire. C'est souvent un regard du passé, un « il faut que t'as intégré il y a super longtemps » . Mais ton job en fait, c'est pas de prouver. Ton job, c'est de t'exprimer, d'incarner, de venir avec qui tu es. Et ça, personne peut te l'enlever. La peur de décevoir, elle ne se calme pas avec plus d'efforts. Elle se calme avec plus d'amour, d'amour de soi. Et tu peux commencer par te le donner, d'essayer de te le donner à toi cet amour. Ce jour-là, tu ne combats plus pour être parfaite, tu combats juste pour être toi. Alors la peur de décevoir est une ancienne stratégie de survie. Elle vient de tes blessures, de ta loyauté. Mais aujourd'hui... t'as grandi, t'as plus besoin de performer pour être aimé, t'as juste besoin d'être pleinement toi et quand tu lâches ce fardeau tu récupères une puissance tranquille une liberté de mouvement et une jolie lumière dans tes yeux et crois-moi, il n'y a rien de plus dangereux qu'une meuf ou qu'un mec qui n'a plus rien à prouver mais tout à exprimer ta valeur, elle, elle ne bouge pas même quand tu doutes ou même quand tu te loupes Si t'écoutes cet épisode en te disant « Ok, c'est exactement ce que je vis, mais j'arrive pas à m'en sortir » , alors écoute bien, tu peux pas juste réfléchir différemment, tu dois ressentir différemment. Et ça, ça se travaille, c'est exactement ce que je fais avec les combattants que j'accompagne. On va pas juste parler mental, on va reprogrammer ton système pour que le jour du combat, ton corps sache qu'il est en sécurité, même sous pression. Sache une chose, t'as pas besoin d'être parfaite pour mériter ta place, t'as juste besoin d'être... Pleinement toi. Alors si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à t'abonner, à laisser un avis ou à le partager autour de toi. Et si tu ressens le besoin d'être plus, les coordonnées sont dans la description. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt !