- Speaker #0
Tu pars en fac de psycho, tu fais ta licence, tu l'as, tu te dis je parle pas anglais, je pars en Australie, du coup tu quittes tout.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Faut avoir du courage. T'es pas dit, ça me fait chier, j'ai pas envie de commencer en bas.
- Speaker #1
Au contraire, j'étais contente de savoir qu'est-ce que font les gens, parce que je peux pas découvrir une entreprise sans savoir tout ce que fait chacun, et puis même parler aux personnes, découvrir en tant qu'humain leur boulot, et puis justement c'est hyper important si je suis dans le milieu des ressources humaines. Si je recrute des personnes sur le centre pour gérer nos centres de stockage, il faut que je sache de quoi je parle à l'entretien.
- Speaker #0
Maintenant que t'es DRH, dans une structure qui grandit... Et à combien de revenus, on va parler en bruit, annuels ? Alors aujourd'hui, on reçoit Camille. Camille, merci d'être venue partager ton expérience. T'es passée de étudiante à la fac en alternance jusqu'à responsable RH d'un groupe en pleine expansion. J'avais hâte de te recevoir. Merci d'être là et on va tout décortiquer sur ta vie.
- Speaker #1
Merci. Bonjour.
- Speaker #0
Si tu devais te présenter à quelqu'un, à un pote, qu'est-ce que tu dirais ?
- Speaker #1
Je suis Camille, 27 ans. J'aime les nouvelles expériences. J'aime le sport. J'ai des hobbies. J'aime la rando. J'aime la musique. J'aime rire. J'aime le travail.
- Speaker #0
C'est cool.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Moi, ce que j'aime bien faire sur Parcours, c'est vraiment de plonger un petit peu plus avant que la personne soit étudiante. C'est vraiment sur la partie enfance. donc j'aimerais bien que tu me racontes un petit peu Où t'as grandi, dans quel climat familial ? Un petit peu ton pré-parcours.
- Speaker #1
J'ai grandi à Gap, dans un cursus général, avec ma mère, puis je suis partie à la fac, en psychologie. Et puis après, la vie a fait que j'avais envie de découvrir l'alternance.
- Speaker #0
Tu venais d'une famille plutôt basique, modeste, assez bourgeoise ?
- Speaker #1
Modeste.
- Speaker #0
Modeste ?
- Speaker #1
Modeste.
- Speaker #0
Tu faisais quoi tes parents ?
- Speaker #1
Ma mère secrétaire comptable et mon père cheminot.
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Là déjà, t'avais pas de levier dans la vie, là tu partais des zéros. Oui. Avant qu'on rentre vraiment dans le sujet alternance, études, même professionnelles, est-ce que tu penses que ton environnement familial, où t'as grandi, est-ce que ça a eu un impact sur qui tu es aujourd'hui, sur ton état d'esprit, tes valeurs, tes qualités, tes défauts ?
- Speaker #1
Alors oui, totalement. Je pense le fait d'avoir grandi avec ma mère pour nous élever, mon frère et moi, seul, et puis des difficultés financières faisant qu'elle nous a un petit peu appris à... cette combativité, même jusqu'à la fin de sa vie, elle m'a inculqué ça, du moins. Et puis tout, effectivement, tout mon environnement amical, familial, effectivement, fait qu'à l'heure actuelle, vous pouvez me décrire comme dynamique, aller au bout de ses objectifs.
- Speaker #0
Pour moi, raconter ton parcours, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de détermination. C'est ça qu'on va creuser. Mais avant ça, j'aimerais savoir un petit peu, si on replonge à tes 17-18 ans, tu étais quel genre d'étudiante, enfin plutôt d'élève ? Au lycée, est-ce que tu étais quelqu'un plutôt de travailleuse, plutôt quelqu'un qui se repose sur ses acquis ? C'était qui la Camille à 18 ans ?
- Speaker #1
À 17-18 ans, effectivement, j'étais au lycée, j'avais mes potes. On va dire que je tenais ma moyenne sans être une acharnée du travail.
- Speaker #0
Tu te reposais sur tes acquis. Voilà,
- Speaker #1
complètement.
- Speaker #0
C'était le talent. Et quand les profs parlaient un petit peu d'avenir à cet âge-là, parce que forcément, on arrive le bac, tu as le talent. Donc, j'imagine que tu as 11-12 de moyenne, plus ou moins. Voilà, tu passes les étapes sans trop forcer de ce que j'ai compris. Et à quel moment tu te dis... Ok, c'est le bac. Qu'est-ce que je vais faire plus tard ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est une question toujours un peu floue à l'âge de 17 ans. Tu ne sais jamais trop ce que tu veux faire. Mais je voulais tenter la fac de psychologie, voir où ça me mènerait après. Les profs étaient plutôt réticents, mais j'y suis allée quand même. Et tout s'est très bien passé. J'ai eu ma licence. Et c'est là, à la fac, quand tu travailles pour un sujet particulier, tu cravaches un peu plus. Pourquoi la fac de psycho ? C'est un domaine qui m'intéressait.
- Speaker #0
Tu as fait quoi comme bac déjà ?
- Speaker #1
STMG.
- Speaker #0
Oui, parce qu'à STMG et à Psycho, il y a quand même un monde.
- Speaker #1
Il y a quand même un monde.
- Speaker #0
Alors, comment s'est passé du STMG au Psycho ?
- Speaker #1
Je pense que les matières du STMG ne me passionnaient pas plus que ça. La Psycho, c'est toujours le secteur un peu vague. On a beaucoup de stéréotypes, mais au final, c'est un peu plus scientifique. Donc voilà, je voulais voir. Je n'avais rien à perdre. Et puis, si ça ne marchait pas, j'aurais repris un BTS ou un DUT. Mais au final, ça a fonctionné jusqu'à la fin de la licence. Mais après, je ne vais pas continuer en Master. Je préférerais m'orienter vers les ressources humaines.
- Speaker #0
Ok, alors on va y venir. Mais avant ça, j'aimerais savoir. Donc, tu as ton bac, tu arrives à la fac de psycho. Tu es dans quel état d'esprit ? Parce que forcément, tu avais peut-être des idées, préconçues ou pas, de la fac. Tu arrives à la fac. Comment tu te sens ? Qu'est-ce que tu te dis ? Est-ce que tu te dis, je vais travailler ? Raconte-nous un petit peu ce...
- Speaker #1
C'est vrai qu'en plus, c'est vraiment une nouvelle aventure. On quitte un peu sa zone de confort du lycée pour changer de ville, pour avoir un petit peu plus son indépendance. Donc, je pense que j'étais un mélange de... Je me sentais challengée, un petit peu de stress, mais surtout beaucoup de... Non, j'étais... Très contente.
- Speaker #0
Est-ce que à cette période-là, tu sais ce que tu veux faire ou pas du tout ?
- Speaker #1
Pas vraiment. Pas vraiment, j'y allais pour voir où je mettais les pieds et puis découvrir un petit peu ce monde de la psychologie qui est aussi vaste, il y a plusieurs branches. Mais je n'avais pas une idée précise de métier à la fin, je voyais au fur et à mesure des matières celles qui me passionnaient les plus ou les moins.
- Speaker #0
Ok, donc de ce que je comprends, tu as fait un petit peu une fac de psycho par dépit, enfin par dépit, par curiosité. Par curiosité, un peu, parce que c'est la voie un petit peu classique que tout le monde emprunte à la fin d'un bac, on se dit on va à la fac. On verra ce que l'avenir nous réserve. C'était un peu dans cet état d'esprit-là ?
- Speaker #1
Un petit peu,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
C'était mon choix, je voulais voir...
- Speaker #0
Donc tu arrives à la fac, stressée, pas stressée, les cours ça change ? Non,
- Speaker #1
contente.
- Speaker #0
Contente ?
- Speaker #1
Prête à relever un nouveau défi.
- Speaker #0
Tout te plaît, tu travailles ?
- Speaker #1
Exactement. Tout me plaît, les matières me plaient. La ville était plutôt sympa pour une première expérience. Et puis oui, je travaille, pareil.
- Speaker #0
Tu travailles à côté ?
- Speaker #1
Je fais mes petites par... Oui, c'est le principe de la fac. La fac, il faut quand même du travail personnel et savoir se cadrer soi-même.
- Speaker #0
Donc ce nouveau cadre ne te gêne pas ? Tu arrives quand même un petit peu à être autonome, à gagner un petit peu d'argent de côté, à travailler ?
- Speaker #1
Oui. Là, je ne travaillais pas en parallèle. J'étais vraiment concentrée sur les études et puis en toute autonomie. Justement, c'est ce qui me plaisait. C'est ce qui me plaisait, cette liberté de faire comment je voulais m'orienter.
- Speaker #0
Ok, donc tu as ta licence. Tu l'as avec une mention, avec une bonne note.
- Speaker #1
Euh, bien, oui, mention bien. J'ai ma licence et puis après, je suis partie un an, un six mois en Australie.
- Speaker #0
Le fameux cliché.
- Speaker #1
Le fameux cliché.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Pourquoi il me manquait beaucoup de notions d'anglais. Il me manquait des notions d'anglais, donc c'était le meilleur moyen pour apprendre l'anglais, au final.
- Speaker #0
C'est un challenge quand même. Donc challenge,
- Speaker #1
challenge.
- Speaker #0
Tu pars en fac de psycho, tu fais ta licence, tu l'as, tu te dis je parle pas anglais, je pars en Australie, du coup tu quittes tout.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Il faut avoir du courage.
- Speaker #1
Exactement. Donc je pars et puis ça se passe bien Au final j'ai trouvé un petit boulot Au final je parle un peu mieux anglais qu'avant de partir Et puis je reviens Pourquoi tu reviens ? J'avais prévu de reprendre mes études après cette année de transition Ok donc tu te dis je pars en Australie Pour un petit peu décompresser
- Speaker #0
Et apprendre l'anglais en parallèle T'en as marre un petit peu de la vie française ?
- Speaker #1
C'est ça,
- Speaker #0
de voir d'autres choses Pourquoi tu continues pas tes études justement ? Parce que tu étais déjà en fac de psycho ?
- Speaker #1
De psycho, alors j'avais envoyé quelques dossiers. Les places en master sont assez serrées, alors j'ai envoyé quelques dossiers dans des villes du sud, dans une branche un petit peu spécifique de la psycho parce que je ne voulais pas la psychologie clinique. Je n'ai pas été prise, donc je me suis orientée vers le master MEF pour être prof des écoles. Mais j'ai arrêté au bout de la première année parce que je voyais que ce n'était pas vraiment ma voie. Et c'est là que du coup, au bout d'un moment, je voulais un peu une liberté financière et me trouver une place en alternance.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
donc voilà.
- Speaker #0
T'es en Australie, tu restes un an, si j'ai bien compris ? Non,
- Speaker #1
six mois.
- Speaker #0
Six mois, ok. Passage court, mais quand même assez intense. Donc tu reviens à cause du Covid. En plus, à l'époque du Covid, il y a la cacophonie au niveau de l'alternance. C'est-à-dire que c'est un peu gelé, les écoles sont fermées. Explique-nous un petit peu en détail comment tu te dis je vais me lancer en alternance. Parce que quand je vois le parcours, je me dis, elle passe de bac STMG à fac de psycho. Ensuite, elle fait un petit saut en Australie de six mois. Et d'un coup, quand elle revient, elle se dit je vais en alternance. Il y a bien un cheminement là-dedans.
- Speaker #1
Fallait que je trouve ma voie, je voulais continuer les études. Mais en même temps, ma mère était tombée malade, faisant que j'avais aussi besoin d'argent, tout simplement. Et me trouver quelque chose, pas trop éloigné de la psychologie, parce que c'était une branche qui m'intéressait. En refaisant tous les liens, je me suis dit, les ressources humaines, peut-être un domaine qui m'intéresse, du fait aussi que c'est large et que je peux exercer dans plusieurs domaines, plusieurs entreprises différentes.
- Speaker #0
Alors j'aimerais savoir comment à ce moment, que tu as eu le choix, j'imagine, de travailler et avoir un vrai salaire, entre guillemets, c'est-à-dire un salaire plein, ou alors être en alternance ? Mais tu avais quand même envie de continuer les études ?
- Speaker #1
Oui. Pour moi, une licence de psychologie, il n'y avait pas d'ouverture possible. Donc, ça permettait de mettre vraiment un pied, découvrir d'une nouvelle entreprise et mettre un pied dans le monde professionnel tout en continuant d'acquérir des connaissances. Et puis, en restant sur ce schéma aussi un petit peu universitaire, parce qu'à 21 ans, c'est aussi chouette d'avoir une classe, des collègues de son âge et commencer tranquillement la vie professionnelle en trouvant ce petit tremplin.
- Speaker #0
Ok. Intéressant, d'ailleurs. On va donner ce petit conseil à ceux qui nous écoutent. Parfois, certaines personnes pensent que les licences, même les masseurs sont suffisants pour trouver des bons travails. Et toi, justement, tu dis le contraire. Tu dis, moi, une licence, ça ne me suffit pas. Encore plus en psycho, de ce que je comprends. Il faut que j'aie encore plus de bagages, plus d'expérience professionnelle peut-être. Et c'est là où tu fais le lien avec l'alternance.
- Speaker #1
C'est un peu la différence entre le cursus purement universitaire et justement l'alternance qui commence à mettre un pied. J'ai des connaissances aussi, en sortant d'un master en économie, je ne trouve pas du travail sorti d'école.
- Speaker #0
C'est intéressant ça, parce qu'il y a pas mal de débats entre, on ne va pas rentrer là-dedans, mais il y a pas mal de débats entre la fac et les études un peu supérieures dans des écoles de commerce privées, et sur justement l'employabilité. Et là, tu es l'exemple, en tout cas, il y a 5-6 ans, c'est quand même l'exemple actuel, que ce n'est pas parce que tu as fait un diplôme universitaire dans une fac que tu es obligatoirement... obligés de trouver un emploi ?
- Speaker #1
C'est mon avis, parce que c'est vrai qu'on nous demande beaucoup d'expérience. C'est un petit peu aussi le problème sur le marché du travail où les jeunes veulent se lancer et sont refusés par manque d'expérience. Ou des stages, des stages de 6 mois. Pour moi, ça favorise le pied dans l'emploi.
- Speaker #0
Très intéressant. Donc t'arrives, tu te dis, je vais faire un bachelor en ressources humaines ?
- Speaker #1
Exactement, j'ai repris un bachelor en ressources humaines et j'ai continué sur le master.
- Speaker #0
Ok, alors quand t'arrives en bachelor en ressources humaines, comment tu fais pour choisir une école ? Parce que... T'arrives de la fac, donc t'as aucune notion d'alternance, t'as même pas fait de BTS dans une école privée, ou une école publique d'ailleurs, et tu sais pas comment choisir l'école, quelle est la meilleure école, t'as fait comment à ce niveau-là ? Pour même te renseigner, pour te... Tu vois, tout ce cheminement, tout ce... Ce spectre, comment t'as fait ? Un peu au pif ?
- Speaker #1
Un peu au pif !
- Speaker #0
Il faut le dire,
- Speaker #1
il faut le dire ! Oui, je suis... J'ai regardé un petit peu les écoles, ma mère m'a dit « Ah, Pigier, c'est bien ! » Donc, voilà.
- Speaker #0
Ok, donc t'as fait vraiment confiance à ta mère à ce moment-là ? T'as pas vraiment cherché la reconnaissance du diplôme ? Est-ce que le diplôme t'ouvre des voies, des débouchés professionnels ? Tu t'es vraiment fière un petit peu à la vie de ta mère ?
- Speaker #1
Effectivement, on a des entretiens avec les chargés de relations d'école. présente un petit peu effectivement sur quoi t'ouvres les diplômes et effectivement la reconnaissance des diplômes qui est importante. Mais pour moi, c'était un petit peu le même.
- Speaker #0
J'ai une question à te poser parce que pour moi, c'est très tendance. Étant donné que tu as fait un bachelor, c'est forcément un titre RNCP, donc reconnu par le ministère du Travail et pas par le ministère de l'Éducation.
- Speaker #1
Pour moi,
- Speaker #0
il y a un gros clash. Les titres RNCP n'ouvrent pas d'emploi pour certaines personnes. Alors, c'est des informations TikTok. On va en prendre avec des françaises. Voilà. Et pour certaines personnes, justement, le fait de faire un bachelor ou un master qui est certifié RNCP, c'est un peu mal vu et en gros, ça n'ouvre aucune voie. Et toi, à ce moment-là, tu ne penses pas à ça ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Pas du tout. Pour moi, les voies que ça ouvre, c'est un petit peu notre détermination et tout se jouer dans l'entreprise que j'allais choisir pour commencer mon alternance.
- Speaker #0
Voilà, très intéressant. On va rentrer dans le vif du sujet. Donc, tu as accepté à l'école. Tu as toute la partie sur le fait de trouver une entreprise.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
quand même compliqué parce que bon on a un peu Peut-être que les gens ne le savent pas, mais à Montpellier, en tout cas, trouver une alternance en ressources humaines, sachant que tu viens de fac et de psycho, zéro expérience, compliqué.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment tu t'es organisée ? Tu n'as pas eu peur ?
- Speaker #1
Non, non. Après, l'école m'a accompagnée.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
L'école m'a accompagnée et puis...
- Speaker #0
Et tu présentais des entreprises, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui. OK. Je présentais des entreprises, j'ai fait mes entretiens et puis...
- Speaker #0
Tu avais déjà fait des entretiens avant ou pas du tout ? Oui.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
OK. Donc, tu étais un petit peu rodée sur comment se vendre, comment faire un CV ?
- Speaker #1
Oui. Oui, oui. Puis avant, justement, dans mon année un petit peu de transition, j'avais fait un petit peu des petits boulots. J'avais déjà fait des entretiens.
- Speaker #0
Est-ce que tu ressens un peu de pression quand même à ce moment-là ? Un peu de doute ? Tu te dis, je ne vais pas trouver une alternance, ça va être compliqué, je ne vais peut-être pas me plaire dans l'entreprise. Dans ce lap de temps entre où tu es inscrit et où tu trouves une entreprise, est-ce qu'il y a quelque chose qui te fait peur ? Oui,
- Speaker #1
bien sûr. On a toujours un petit peu de stress en se disant, et si, et si ça ne se passe pas ?
- Speaker #0
Généralement, ceux qui n'ont pas de doute, c'est les plus fous. Oui, effectivement.
- Speaker #1
Mais le stress est positif. Ils n'ont pas du stress. Donc, c'était du bon stress. Effectivement, on se demande, on se pose toujours plein de questions. Mais on anticipe aussi un petit peu dans ces recherches d'alternance.
- Speaker #0
Toi, tu t'es pris à quel moment à peu près pour trouver une entreprise ?
- Speaker #1
Je pense que j'avais mon entreprise à peu près en juin.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Avril. Avril, j'ai commencé les démarches. Et puis, oui, ou même mai.
- Speaker #0
C'est rare. C'est rare, de mai, t'as trouvé une alternance en juin ?
- Speaker #1
Il me semble. Ah bah ouais,
- Speaker #0
bravo. Nous, on dit toujours qu'il faut se mettre au plus vite dans la recherche d'alternance parce que les meilleures entreprises, c'est ceux qui recrutent les... Comme toi, Manon, tu vas nous expliquer tout à l'heure. RH, tu sais que les meilleurs profils, c'est toujours ceux qui s'y prennent à l'avance. Et généralement, ceux qui s'y prennent en dernier, c'est ceux qui ont un peu la flemme, qui n'ont pas envie ou qui ont été refusés malheureusement entre parts.
- Speaker #1
Oui, puis c'est bien d'avoir son alternance avant la saison estivale, beaucoup d'entreprises ferment, donc au moins en septembre, on est assuré.
- Speaker #0
Ok, super. parcours de recherche d'alternance très rapide, moins de deux mois, franchement, deux, trois mois maximum, très rapide. Alors raconte-nous un petit peu, l'école te propose une offre, quelle est cette offre, comment tu te sens quand ils te la présentent, ça te donne envie, donne-nous ton état d'esprit à ce moment-là.
- Speaker #1
À ce moment-là, du coup, j'étais curieuse d'aller à l'entretien et découvrir un petit peu plus l'entreprise, parce qu'effectivement le secteur d'activité, c'était les locations de box de stockage, donc secteur complètement inconnu pour moi, petite boîte, donc j'arrive, Tout se passe bien. Je suis toujours un petit peu curieuse, mais je me suis dit que c'est une nouvelle aventure.
- Speaker #0
Tu vas par curiosité ou tu vas vraiment par dépit ?
- Speaker #1
Non, mais l'offre était intéressante. L'offre était intéressante parce que c'était vraiment diversifié. Donc j'y vais déterminée et prête à découvrir ce qu'on me propose.
- Speaker #0
Comment ça se passe l'entretien ?
- Speaker #1
L'entretien se passe bien.
- Speaker #0
Tu as directement le patron ?
- Speaker #1
Une partie avec effectivement le PDG et puis une partie avec la comptable. Des petits exercices. L'entretien était assez costaud. Ah oui, c'est ça, c'est costaud.
- Speaker #0
Tu passes bien, l'offre te plaît, c'est sexy. Oui, Ok, donc ça en deux temps, c'est ça ?
- Speaker #1
J'étais curieuse, vraiment, je ne savais pas à quoi m'attendre. Je ne savais pas à quoi m'attendre. C'était très diversifié, puis ce n'était pas purement RH, c'était aussi assistante de direction. Et puis voilà, c'était l'occasion de mettre le pied dans une boîte et accompagner la direction générale sur toutes ses missions et découvrir le fonctionnement d'une entreprise. Donc j'étais plus... focalisée sur l'entreprise en elle-même et comment fonctionne une entreprise et ma première expérience professionnelle que le secteur d'activité.
- Speaker #0
Parce que c'est bien une création de poste.
- Speaker #1
C'était une création de poste, oui, totalement. Ce qui était intéressant parce que je me suis dit c'est un secteur aussi en... En développement, je me suis dit, tiens, tu vas rentrer dans une petite boîte, cette entreprise risque d'être amenée à grossir, c'est peut-être l'occasion de toucher un petit peu à tout, et du fait de par la création de postes, de créer mon propre poste et me développer moi-même à l'intérieur de la boîte.
- Speaker #0
Donc c'est ça qui t'a vraiment attiré ?
- Speaker #1
C'est un petit peu ça qui m'a stimulée,
- Speaker #0
oui. Que ce soit une création de postes et que tu aies vraiment peut-être tout à apprendre et tout à créer ?
- Speaker #1
Exactement, exactement, ouais.
- Speaker #0
Ok, donc t'as mis le challenge déjà, même plus jeune.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
Ok, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ? Donc là, l'entretien est fait, t'as accepté du coup ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
T'as retenu ? Il y avait beaucoup de candidatures sur le poste ou tu te rappelles plus ?
- Speaker #1
Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop. Je sais que j'avais retrouvé des copines en master qui me disaient « Ah, moi aussi j'ai passé l'entretien » .
- Speaker #0
Donc tu t'es bien vendue quoi. L'exercice était bon ?
- Speaker #1
Oui, apparemment.
- Speaker #0
Et l'exercice, c'était quoi que tu t'en souviens, par curiosité ?
- Speaker #1
Un exercice de compta, un exercice de synthétiser des textes. et un exercice, je crois, rédactionnel. Alors ? Qui touche un petit peu à toutes les compétences, effectivement.
- Speaker #0
Ah bah, ouais, ouais. C'est sacré. Posto, l'entretien,
- Speaker #1
ça change pas. Pas de comptage, il y a plutôt d'utilisation Excel.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
D'utilisation Excel, ouais.
- Speaker #0
Et tu maîtrises cette outil, toi, en sortant de la fac de psycho ?
- Speaker #1
Je l'avais fait un petit peu au lycée. Après, j'avais préparé un petit peu l'entretien et il m'en avait parlé qu'il fallait être plutôt à l'aise sur Excel. Après, c'est pas non plus des grosses formules poussées, mais j'avais les bases, oui.
- Speaker #0
Donc là, tu as accepté, tu dois être contente. Qu'est-ce que tu ressens en ce moment ?
- Speaker #1
Du soulagement. Je suis contente, prête à me lancer dans une nouvelle aventure. Et puis du soulagement aussi d'avoir trouvé son alternance et préparer ça petit à petit jusqu'à la rentrée.
- Speaker #0
Et tu commences le premier jour. Tu t'en rappelles ton premier jour ? Stressant ?
- Speaker #1
Non, pas vraiment stressant. C'est toujours un mix de petit stress, de savoir qu'est-ce qui nous attend, mais aussi content d'être là et puis pouvoir se challenger soi-même.
- Speaker #0
Parce que tu arrives dans l'entreprise à 8h, tu n'as pas de tuteur du coup, c'est une création de poste, comment ça se passe ?
- Speaker #1
C'était le directeur qui était mon tuteur.
- Speaker #0
Comment ça se passe un petit peu ces premiers temps avec le directeur ?
- Speaker #1
On faisait un gros point tous les deux sur comment ça va se passer, les missions, histoire de définir un petit peu le périmètre de travail. et puis se lancer petit à petit en faisant des réunions chaque semaine sur l'avancée du travail. C'était un mix entre me laisser l'autonomie pour gérer mes outils et puis lui aussi me cadrer et puis aussi des points avec les autres responsables de service pour découvrir leur travail. J'ai aussi fait de l'immersion auprès des équipes, être à côté d'eux et voir comment ils travaillent, qu'est-ce qu'ils font.
- Speaker #0
Et puis voilà,
- Speaker #1
c'était mes premiers pas.
- Speaker #0
J'ai deux questions. La première, c'est qu'il y avait quand même un aspect... où il y avait de la transmission de formation, où tu étais vraiment en autonomie, tu devais apprendre tout par toi-même. Imagine, tu as une question. Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Il était à côté. Il était à côté. Et puis, on se gardait des temps. On avait des temps d'échange pour un petit peu faire l'avancée de chaque mission, chaque projet. Mais si j'avais une question, un point bloquant, il était présent.
- Speaker #0
Immersion dans les équipes, ça veut dire quoi ? Est-ce que tu as touché aux tâches basiques, on va dire, entre guillemets, de l'entreprise ? Par exemple, tu dis n'importe quoi, apprendre à louer un box. où juste tu devais regarder ce que les personnes faisaient ?
- Speaker #1
Ah non, j'ai fait deux, trois jours sur le centre avec les équipes qui me montraient comment ils travaillaient. Et moi aussi, je pouvais parler aux clients. Vraiment, même peut-être plus de trois jours sur les centres comme si j'étais une nouvelle store manager.
- Speaker #0
C'est intéressant ça, parce que tu ne t'es pas dit, à ce moment-là, même si c'était temporaire, « purée, ça me fait chier, je n'ai pas envie de commencer en bas » . Moi je suis là pour un bachelor ressources humaines Je suis là, on m'a vendu le poste de RH Je dois faire du store manager Et il y a toujours un petit peu ce sentiment Les étudiants viennent dans le poste, ils se disent Moi je ne vais pas aller vendre des boxes Alors qu'on m'a dit que j'allais être manager Non pas du tout,
- Speaker #1
puis l'objectif n'était pas que je sois manager en arrivant Puis j'avais conscience quand même à 21 ans Première expérience professionnelle Que tu fais un petit peu ce qu'on te dit Et puis au contraire j'étais contente de savoir Qu'est-ce que font les gens ? Parce que je ne peux pas découvrir une entreprise sans savoir ce que fait chacun, et puis même parler aux personnes, découvrir en tant qu'humain leur boulot. Et puis justement, c'est hyper important, si je suis dans le milieu des ressources humaines, si je recrute des personnes sur le centre pour gérer nos centres de stockage, il faut que je sache de quoi je parle à l'entretien. Donc au contraire, c'est plutôt positif.
- Speaker #0
Ok, ultra intéressant. Moi, je partage de toute façon totalement ce que tu dis. Pour moi, il faut commencer en bas avant de pouvoir manager. Mais c'est bien que ce soit une RH qui a pris ce poste-là du non-déimpel. tout à l'heure, mais qui aient la même vision. Peut-être que tu fais ça aussi avec tes alternants. Tu recrutes, tu les fais recommencer en bas, mais pour qu'ils puissent voir la réalité terrain, voir les gens, voir comment ça fonctionne, et ensuite pouvoir les manager. Et pas directement arriver en tant que manager, parce qu'en fait, malheureusement, ils n'ont pas la réalité terrain.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est important. Et puis pour pouvoir manager des équipes, il faut comprendre ce qu'ils font. Donc chaque chose arrive en son temps.
- Speaker #0
Complètement d'accord. Et tu te souviens de tes premières missions ?
- Speaker #1
Il y avait une partie RH, une partie sociale, une partie administrative, gestion de conflits aussi, recrutement, et puis aussi un petit peu faire le point avec les équipes sur le climat social. Mais aussi une partie, parce que j'avais la casquette aussi d'assistante de direction dans la gestion de projets. J'avais une mission de partenariat avec des déménageurs, donc rien à voir avec les ressources humaines, mais qui me convenait aussi. Très bien. Et puis une partie aussi accompagnée de la direction générale dans l'ouverture de nouveaux centres, aller voir des bâtiments, comment agencer les centres. L'accompagner aussi sur ce genre de projet.
- Speaker #0
Est-ce qu'à ce moment-là, il y a eu une claque par rapport à ce que tu t'attendais et la réalité ? Ou au contraire, tu étais super contente ?
- Speaker #1
Non, ça matchait avec ce qu'on m'avait vendu à l'entretien. Ça matchait avec ce qu'on m'avait vendu à l'entretien. Et puis justement, ce que je trouvais chouette, c'était la polyvalence, de découvrir plusieurs choses et pas me cantonner à un seul et même domaine.
- Speaker #0
Tu avais des journées type à cette époque-là ? Ou pas du tout, c'était vraiment très polyvalent, très diverti.
- Speaker #1
C'était assez polyvalent. C'était du fonctionnement par projet, donc un projet à un moment donné, enfin plusieurs, mais alors j'avais oui peut-être des missions un petit peu quotidiennes, mais sinon ça dépendait des projets, des besoins en termes de recrutement, le fameux partenariat de déménagement. Après je travaille aussi un petit peu avec la comptable pour découvrir ce qu'elle fait aussi. Non, pas de journée type. Ok,
- Speaker #0
donc pas plus mal au final.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Pas plus mal.
- Speaker #1
Très bien, oui.
- Speaker #0
Tu devrais avoir des journées chargées quand même.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Un peu d'administratif, un peu de gestion de conflit ? Oui, un peu. Un nouveau projet ?
- Speaker #1
Un peu de tout. Vraiment, c'était toucher à tout, puis découvrir vraiment le fonctionnement de l'entreprise.
- Speaker #0
Et ça t'arrivait à rentrer dans une journée ?
- Speaker #1
Oui. Oui, oui, oui. Après, je n'ai jamais été à cheval sur mes horaires. Et puis justement, c'est la liberté aussi qu'on m'a donnée. Alors oui, des journées, des semaines un peu plus longues, parce que beaucoup de projets, je terminais quand je terminais. Et puis voilà. Et puis un jour où je devais avoir terminé un peu plus tôt pour x ou y raison, je le faisais. Donc j'ai été très tôt aussi libre dans mon planning, mais dû faire de la confiance.
- Speaker #0
Donc ça t'est arrivé au début même de finir un peu plus tard ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et tu trouvais ça normal ?
- Speaker #1
Oui, au contraire. Si tu fais quelque chose qui te plaît, tu veux bien rester un peu plus tard, je trouvais ça bien.
- Speaker #0
Il n'y avait pas d'heure sup en plus j'imagine ? C'était vraiment à la confiance ?
- Speaker #1
C'était à la confiance, oui.
- Speaker #0
Deuxième message pour ceux qui nous regardent, c'est bien de faire des heures sup aussi de temps en temps. Encore au début. Exactement. Je ne sais pas si tu partages ce que je vais dire, mais de montrer à l'entreprise de toujours faire le premier pas, de montrer qu'elle peut nous faire confiance par l'implication, et ensuite ça nous reviendra.
- Speaker #1
Bien sûr, c'est un peu comme ça qu'on marche.
- Speaker #0
Tu fais ton petit chemin, les mois passent, est-ce qu'il y a un moment donné où tu te dis j'ai envie de tout plaquer, j'ai envie d'arrêter, ou ça n'arrive jamais ça ?
- Speaker #1
Alors non. Non, non, j'ai continué mon cursus et je voyais que les ressources humaines, ce que j'apprenais à l'école, ça m'intéressait. Ce que je voyais en entreprise et puis l'entreprise dans laquelle j'étais, je la trouvais stimulante. Donc non, je ne me suis jamais posé la question de tout plaquer pour découvrir une nouvelle voie.
- Speaker #0
Ok, donc là tu as ton bachelor, c'est là où tu apprends, ton année de bachelor, c'est là où tu apprends vraiment à découvrir l'entreprise, les missions. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Tu manages déjà des gens à ce moment-là ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, mais il n'y a pas d'aspect vraiment management. Non, je n'ai pas d'équipe, c'est vraiment plus de la relation de collègue. Alors oui, je peux être avec les managers, les accompagner sur des entretiens, justement des gestions de conflits dans leur équipe. Mais je dirais plutôt que ça reste de l'accompagnement.
- Speaker #0
Alors justement, il y a des mois qui passent, tu es en bachelor, tu dois manager, pas manager mais en tout cas conseiller, accompagner des gens qui sont plus âgés, plus expérimentés que toi dans l'entreprise. Comment tu te places face à ça ? Il n'y a pas un petit syndrome de l'imposteur qui se crée ?
- Speaker #1
Alors effectivement, j'ai eu cette petite appréhension. Après, non, il n'y a pas eu de syndrome de la posteur, parce que tous nos échanges se sont faits en relation d'échange. Donc l'autre a à m'apporter comme je peux apporter à l'autre, et dans les équipes, même si je devais intervenir pour... Même parfois, ça peut même arriver de faire des petites évaluations de leur travail. Tout s'est fait dans une relation de confiance, justement, et le fait aussi d'avoir fait ces immersions, de découvrir leur... leur boulot, d'arriver dans une cordiale bienveillante, fait qu'il n'y a pas de relation, de hiérarchie ou de contrôle. Non, c'est plus justement le lien que tu crées avec les personnes qui travaillent. Faire passer le message que les deux, qu'on est deux à s'apprendre des choses mutuellement, on travaille ensemble, fait qu'il n'y a pas de syndrome de l'imposteur et que tout se passe bien.
- Speaker #0
Bravo. T'as ton bachelor, tu fais une année chez eux, si je comprends bien. Ensuite, tu enchaînes sur ton master. Tu restes quand même dans l'entreprise pour ton master ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Parce que je m'y sentais bien. Je m'y sentais bien et pour moi, cette année, c'était beaucoup d'observations, de comprendre le fonctionnement de l'entreprise, de faire ma place petit à petit. Donc, je trouvais ça dommage de changer de boîte alors que je commençais à prendre mes marques, faire ma place et que deux ans supplémentaires au sein d'une même entreprise peut m'aider justement à évoluer dans mon poste.
- Speaker #0
Est-ce que pour ton master, tu avais justement une promesse au niveau de... ton master, est-ce qu'on t'a dit tu vas peut-être évoluer en tant que responsable, tu vas peut-être juste manager plus de projets ? Il y avait quelque chose où c'était...
- Speaker #1
Non, non, non, pas vraiment. De toute façon, j'avais ma place petit à petit et puis je voyais que l'entreprise évoluait.
- Speaker #0
A quel niveau ?
- Speaker #1
Au niveau des effectifs, du coup il y avait plus de personnel, mais aussi parce qu'il y avait des nouveaux centres chaque année, donc à tout point que ça continuait de se développer sur la région d'Occitanie. Et après, dans le cadre de mon master, Non. Après, même moi, on a toujours fait les choses un petit peu au fur et à mesure du temps et petit à petit. Alors effectivement, après, il y avait peut-être plus d'exigences. Voilà, maintenant, je rentre au master, donc être un peu plus sûre de moi, moins le côté un petit peu étudiante. Et puis justement, évoluer un petit peu de plus en plus dans cette attitude professionnelle. Mais il n'y avait pas de promesses. Et puis je me laissais voir ce qui m'attendrait. à l'issue. Et puis avant de faire des promesses, il faut faire ses preuves.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose qui a changé justement entre ton bacheur ou ton master, ou c'était plutôt la continuité de tes missions que tu faisais déjà ? Il y avait d'autres défis ?
- Speaker #1
Oui, c'était évolutif. De nouveaux défis, la confiance qui se crée, de nouvelles responsabilités, des nouveaux recrutements, des nouveaux projets, des nouvelles personnes. Donc forcément, il y avait de plus en plus de travail d'un point de vue RH où j'ai pu me spécialiser de plus en plus vers cette partie RH qui... qui m'a tirée particulièrement parce que c'était dans le cadre de mes études.
- Speaker #0
T'as fait quoi justement ? T'as pu toucher à quoi de nouveau sur ton master ?
- Speaker #1
Au long de mon master, qu'est-ce qui s'est mis en place un petit peu ? La nouvelle configuration des effectifs. On a créé un CSE.
- Speaker #0
Comité d'entreprise.
- Speaker #1
C'est ça. Donc intéressant, l'emploi de VRH a commencé à mettre en place ça.
- Speaker #0
C'est toi qui l'as créé de zéro ?
- Speaker #1
Alors oui, toutes les démarches. Après il y a eu un PV de carence.
- Speaker #0
Procès verbal, c'est ça ?
- Speaker #1
Procès verbal, oui. Carence de candidature, donc pas de CSE, mais effectivement, ça a mis en place l'organisation des élections. J'ai pu le faire au long de mon master. Donc oui, c'était chouette à voir. Et puis parce qu'en plus, c'est ce que j'étudiais en parallèle. Après les recrutements, effectivement, la gestion d'équipe.
- Speaker #0
Il y a eu des nouveaux postes, j'ai bien compris. Il y a eu des nouveaux postes qui se créaient ou que des nouveaux centres ?
- Speaker #1
Il y a eu des nouveaux centres, mais c'était déjà des postes... On avait déjà des postes similaires sur d'autres centres.
- Speaker #0
Donc c'est toi qui créais la fiche de mission ou tu reprenais juste la fiche de poste plutôt ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Non, je crée la fiche de poste. Mais justement, je l'ai créée le long de mon master, justement, où on a refait toutes les fiches de poste. Parce qu'il n'y avait pas de poste de ressources humaines à proprement parler. Donc, on a créé ça au fur et à mesure, les études, effectivement.
- Speaker #0
Ça t'a pas fait un peu peur, justement, de ces nouveaux défis, avec ces nouveaux centres, ces nouvelles personnes à recruter, même ce CSE ? Tout repose sur toi, t'as quand même un petit peu de pression à ce niveau-là. C'est-à-dire que si ça foire, c'est un peu de ta faute, entre guillemets.
- Speaker #1
Oui, alors oui, forcément, une petite pression, mais... Mais c'est une pression positive. C'est toujours du stress positif qui nous pousse aussi à nous dépasser. Et puis, j'étais accompagnée aussi. J'avais des questions. Mes profs m'accompagnaient aussi, ce qui était chouette. Ce qui était chouette, parce que j'avais une question, je pouvais les poser aux profs. Et puis, c'est rassurant.
- Speaker #0
Donc là, tu finis ton master. Tu as bien évolué. Tu as une posture vraiment maintenant de DRH, on peut dire. Tu as ton master, j'imagine ?
- Speaker #1
Oui. Avec mon son ? Il y a un, il me semble.
- Speaker #0
Oh, pas mal.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
Pas mal. Donc, à ce moment-là, j'imagine que tu regrettes... Pas une seule seconde d'avoir quitté la fac et d'être lancée en parcours RH.
- Speaker #1
Je me contente un petit peu du chemin accompli et de ce mix justement entre cet aspect licence de psycho et le parcours RH que j'ai pu emboîter.
- Speaker #0
Et justement à aucun moment tu te dis, parce que là c'est la fin de ton alternance, tu arrives au bout de ton master, donc tu as appris énormément de choses dans l'aspect RH. A aucun moment tu te dis je regrette de l'avoir fait ou ça a été dur, c'est vraiment tout s'est passé.
- Speaker #1
Non, aucun regret. Alors oui, il y a des périodes peut-être un petit peu compliquées que d'autres. Une période d'examen un petit peu stressante où il faut mixer entre le travail, les examens. Tu gérais comment ça ? J'arrivais à gérer mon temps. L'école, je trouve, donnait aussi un petit peu le temps nécessaire. Et puis, je profitais du temps d'école. Profiter de ces temps de cours pour vraiment bosser sur les cours qui permettaient d'avoir plus de temps libre à la fin du travail ou mes week-ends.
- Speaker #0
ok donc pour toi c'était vraiment qu'une question d'organisation. Plus organisée peut-être que quelqu'un qui est en initial. Pour toi, c'est vraiment question d'organisation, temps pro, temps d'école.
- Speaker #1
Oui. Pour moi, si j'ai un conseil à donner, c'est les temps d'école, en profiter pour travailler ses cours, écouter les profs et comprendre un petit peu les choses pour après, chez soi, s'il faut aviser, c'est plus facile.
- Speaker #0
Bien sûr. Parce qu'en plus, t'avais quoi ? Deux jours de cours par semaine ?
- Speaker #1
C'était un format, en master, c'était un format trois semaines d'entreprise, une semaine d'école.
- Speaker #0
Ah oui, donc ça devait être compliqué. Quand tu faisais une semaine en cours et que tu revenais en entreprise, tu devais être assez perdu parce que tu avais des sujets qui avançaient.
- Speaker #1
Effectivement. Quand je partais en cours, il y avait des sujets. Après, s'il y avait des urgences, je continuais de regarder un petit peu ce qui se passe. Après, je revenais en entreprise. Je faisais le point avec le directeur sur ce qui s'est passé, ce qui va se passer. Prochaine semaine. Et puis voilà. Et puis après, sur mon temps libre, j'ai essayé de ne pas perdre la main sur les cours pour continuer. Et voilà.
- Speaker #0
Alors, est-ce que justement, j'ai une question à te poser sur ça. Tu as dû verrer quelqu'un pendant tes années d'alternance ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non. Non, non, non.
- Speaker #0
Il n'y avait pas quelque chose que tu as fait, que tu as redouté justement ? Par exemple, comme le fait de licencier quelqu'un ? Non. Juste de vraiment faire ? Non,
- Speaker #1
vraiment redouter ? Non, non, pas du tout.
- Speaker #0
Ok. Donc toi, tu as vraiment passé toutes les étapes avec facilité.
- Speaker #1
Facilité peut-être pas Je sais pas comment le décrire Mais non non J'ai été bien accompagnée Même encore à l'heure actuelle C'est vrai que le RH est vachement stéréotypé Sur le licenciement Mais c'est loin d'être ça Ça peut Mais j'ai même pas été encore confrontée Encore à l'heure actuelle que je travaille Alors oui peut-être qu'est-ce que j'aurais pu redouter Des entretiens Ou disciplinaires Ou de recadrage effectivement où je peux me dire, bon, je suis en alternance, quelle posture à adopter dans un entretien de recadrage. Mais alors oui, une petite appréhension, mais au final, ça se passait plutôt bien. Et puis, il y avait de l'accompagnement aussi là-dessus.
- Speaker #0
Donc là, tu arrives à la fin de ton master. Qu'est-ce que tu dis à ce moment-là ? Tu as ton master, tu dis, est-ce que je vais continuer ? Comment ça se passe à ce moment-là ?
- Speaker #1
Donc, fin du master, effectivement, il y a toujours cette petite interrogation à me dire, bon, est-ce que ce ne serait pas le moment de découvrir une nouvelle expérience ? Parce que du coup, j'ai fait trois ans dans la même boîte. Après, il y a un temps d'échange. J'ai eu un temps d'échange avec le directeur sur mon avenir. Lui aussi, comment il voit mon avenir au sein de la société ? Moi, comment je me projette ? Et puis au final, on a été plutôt vite d'accord sur continuer. Du coup, j'ai continué dans la même... J'ai toujours continué chez Atoubox et puis...
- Speaker #0
T'avais des conditions en tête ou t'es vraiment...
- Speaker #1
C'était plutôt... On était plutôt d'accord l'un et l'autre. Moi voilà, je voulais plus m'orienter sur un poste de RH. Donc moi dans ma tête c'était plus... Je veux partir un petit peu sur cet aspect RH. Mais il fallait aussi qu'il y ait du travail sur des ressources humaines pures et dures. Mais voilà, allier aussi ce point de vue entreprise, ce point de vue RH et puis faire ma petite... de place et puis on a été très vite d'accord. Et puis, du coup, j'ai été embauchée. Et là, ça fait deux ans. J'ai pu faire ma place petit à petit.
- Speaker #0
On va en parler, on va croire un petit peu ce point-là. Donc, tu es embauchée en tant que DRH, du coup, parce qu'il n'y a pas de responsable au-dessus de toi. Oui,
- Speaker #1
chargée des ressources humaines.
- Speaker #0
OK. Mais on va dire officieusement DRH. Oui, oui, oui. Tous les sujets, j'imagine, passent par toi au niveau RH, en tout cas de près ou de loin. OK. Tu vois un changement ou c'est vraiment juste la continuité, comme si c'était en alternance ?
- Speaker #1
Alors, c'est la continuité. Après, il y a quand même un changement qu'on se met à soi-même en se disant, bon, là, je ne suis plus étudiante. Je suis dans le monde professionnel, donc forcément plus d'exigence, plus d'exigence, je dirais, avec soi-même. Et même, je pense que l'attente de la direction était de même.
- Speaker #0
Ok, alors ça ressemble à quoi maintenant tes missions ? Depuis que tu as pris ce poste-là, ça ressemble à... ça a dû changer. On en a parlé un petit peu en hausse. Tu m'as dit qu'il y avait pas mal de mouvements au sein de la 2box. J'imagine que le scope En tout cas, le spectre de tes actions a dû bien évoluer. Comment ça se concrétise tout ça ?
- Speaker #1
Là, actuellement, en fait, mon poste, moi-même, mon poste et l'entreprise, on a un peu évolué en même temps. Donc là, actuellement, l'entreprise continue de grandir où il va y avoir des ambitions d'ouverture de centres à l'échelle nationale. Donc forcément, les missions en termes de ressources humaines tendent à changer. Et là, actuellement, effectivement, j'ai pris en charge toute la partie recrutement. La partie mobilité d'un point de vue interne et d'un point de vue externe dans les équipes, ouverture de poste et puis si on ouvre une mobilité interne dans un premier temps ou si on fait appel à une candidature externe. La partie un petit peu aussi la notion de budget, parce que forcément dans une entreprise il y a toujours cette notion de budget, notamment en termes de masse salariale. qui est l'objet le plus important d'une entreprise. Toujours la partie management, effectivement, un petit peu accompagner les managers dans leurs entretiens, entretiens professionnels, entretiens annuels, dans leur, justement, faire évoluer une personne en interne, donc comment le faire, principalement c'est ça. Après, il y a la partie un petit peu sociale, droit social, mise en place. On remet en place un CSE. Donc là, cette fois, ça sera fait différemment. Partie accord collectif, partie règlement. Voilà.
- Speaker #0
Donc à l'heure d'aujourd'hui, toujours pas de prud'homme, toujours pas de licenciement, rien de tout ça. Vraiment pas de situation que tu redoutais ? Peut-être que tu redoutes rien, par exemple ?
- Speaker #1
Non, non, non.
- Speaker #0
C'est la première fois qu'on l'entend.
- Speaker #1
Le climat social est plutôt positif. Ça voudrait dire que je vais bien au boulot.
- Speaker #0
Exactement Alors cette question j'aime bien la poser Pour inspirer les jeunes parce que c'est vrai que la génération actuelle Ils adorent parler d'argent et surtout ils font des études Pour gagner de l'argent, chose que je peux comprendre Toi à ton niveau, maintenant que t'es DRH Dans une structure qui grandit T'es à combien de revenus, on va parler en brut, annuels ?
- Speaker #1
Annuels Tu peux nous donner le fonds 32 et 33
- Speaker #0
Parce qu'il peut y avoir du variable Ok donc t'as des critères bien objectivés Et c'est toi qui te fixe les objectifs ?
- Speaker #1
Oui Du coup, je me suis fixé mes propres objectifs. Mais effectivement, on aime bien aussi mettre ce petit côté variable sur l'atteinte des objectifs, notamment pour un peu de cadre.
- Speaker #0
Tu t'attendais à ça à sortie d'études ou tu pensais un peu plus ?
- Speaker #1
Non, je pense que ça correspond bien à quelqu'un qui sort d'études. Qui est aussi, même si c'était de l'alternance, j'avais quand même mon expérience au sein de la société. Donc je trouve que ça rentre dans le salaire moyen d'une fin d'alternance.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que l'alternance, à l'heure actuelle, a joué un rôle dans ton succès ?
- Speaker #1
Alors oui. L'avantage de l'alternance que j'ai pu faire trois ans dans mon entreprise, c'est que quand j'arrive en poste, je suis formée. Je pense qu'il est aussi avantageux pour la direction d'embaucher quelqu'un, de former quelqu'un pendant trois ans et pouvoir être en poste et connaître la culture de l'entreprise et prendre en main le poste dans lequel on était à l'aise.
- Speaker #0
Tu vois une différence aujourd'hui ? Parce que j'imagine que tu as dû prendre peut-être des alternants. ou même des gens en stage ou même des personnes qui n'ont pas fait d'alternance qui ont fait des études classiques entre quelqu'un qui a fait de l'alternance et quelqu'un qui n'en a pas fait que ce soit sur le mindset ou sur les compétences sur une même tranche d'âge du coup j'imagine alors oui on va voir une différence je pense qu'on
- Speaker #1
La personne qui a fait de l'alternance, elle commence à prendre cette posture un petit peu professionnelle. Et puis elle a pu avoir passé par différents parcours, des missions peut-être un peu plus dures, des missions qui ne leur convenaient pas. Mais c'est ce qui permet derrière aussi d'être un petit peu plus déterminée et motivée dans son travail.
- Speaker #0
Quelqu'un qui n'a pas fait de l'alternance,
- Speaker #1
ça va être quelqu'un qui découvre un petit peu ce monde professionnel, avoir des collègues, être dans une équipe, avoir des missions. Et pour moi, l'alternance fait la différence.
- Speaker #0
Même je pense que les profils en alternance ont plus confiance que quelqu'un qui n'a pas fait d'alternance, j'imagine, parce qu'il a de l'expérience et l'expérience forcément crée de la confiance.
- Speaker #1
Après, tout dépend aussi un petit peu du profil de la personne, parce que ça peut être quelqu'un qui n'a pas fait d'alternance, mais qui a fait des petits boulots. Et maintenant, il y a beaucoup de soft skills.
- Speaker #0
Alors j'ai une question. Moi, j'aimerais bien savoir, qu'est-ce qui te fait te lever le matin, à l'heure actuelle, ou même en général ? Elle est dure, celle-là. Elle est dure.
- Speaker #1
Mais c'est plein de choses. Me lever le matin, mais justement, découvrir ce qui me réserve cette nouvelle journée, d'un point de vue professionnel aussi. Parce qu'il y a toujours des choses qui bougent. Et puis, la découverte.
- Speaker #0
Donc, c'est vraiment la curiosité. Curiosité, ouais. Alors moi, j'aimerais bien savoir quelques conseils. Je vais te poser cinq questions pour conseiller les étudiants qui sont à ta place peut-être aujourd'hui, ou qui l'ont été, qui vont l'être, parce que t'es un parent. parcours quand même de dingue, d'étudiante en fac de psycho, en passant en bachelor RH, en master RH et maintenant en DRH d'un grand groupe, d'un futur grand groupe, c'est tout ce que je vous souhaite. L'idée, c'est que tu partages un petit peu ce qui, pour toi, a fait ta réussite. Qu'est-ce que t'aurais aimé entendre quand t'étais plus jeune ? Est-ce qu'il y a une phrase, un mot, une idée qui aurait pu débloquer une situation, qui aurait pu t'aider et que t'as peut-être appris ? après coup. Tu donnes un exemple, moi par exemple, ça aurait été que tout est possible. Oui,
- Speaker #1
c'est un petit... C'est un peu dans la même philosophie de ne pas avoir peur, d'essayer. Même si on se rate, on ne regrettera pas d'avoir tenté.
- Speaker #0
Très beau. Et c'est quoi que personne ne voit derrière ton parcours ?
- Speaker #1
Il y a eu des moments de doute, qu'est-ce que je fais là ? Et si ? Et si je faisais plutôt ci ? Et si je faisais plutôt ça ? Des moments un peu plus difficiles.
- Speaker #0
Beaucoup de travail aussi.
- Speaker #1
Il y a eu du travail, oui.
- Speaker #0
De détermination, j'imagine.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
Et celui qui est en alternance aujourd'hui ? mais qui n'y croit plus. Il a envie de baisser les bras, il a envie de tout abandonner. Qu'est-ce que tu pourrais lui donner comme conseil ou phrase clé qui l'aiderait ?
- Speaker #1
Ça nous est arrivé justement il n'y a pas longtemps.
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Où j'ai discuté avec quelqu'un en alternance et qui ne croyait plus, qui voulait arrêter au bout de la première année de master. Donc ce que je dirais, c'est de continuer. Un an, ça passe vite. Un an, ça passe vite. Ça peut être difficile, ça peut être dur, mais c'est dommage de baisser les bras si près du but. Même si on a l'impression que de toute façon, ça ne nous aidera pas plus d'avoir un master, c'est toujours ça. En tout cas, ça ne peut pas nous mettre des bâtons dans les roues. Donc de continuer d'aller au bout, car maintenant ça passe vite et que c'est réalisable. Et que des années plus tard, il sera content d'être allé au bout du projet.
- Speaker #0
Je suis convaincu d'être avec toi. Pour toi, tu continues, même s'il faut changer d'entreprise, ce n'est pas grave. En tout cas, tu vas jusqu'au bout de ton diplôme parce que tu peux avoir un bagage. Et que ce bagage te servira tôt ou tard dans la vie. Voilà,
- Speaker #1
tôt ou tard.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Et là, justement, si tu avais un jeune de 18 ans devant toi, qui peut-être était toi à 18 ans d'ailleurs, complètement paumé, qui ne sait pas trop ce qu'il veut faire, il a entendu un peu de l'alternance, mais il est paumé, qu'est-ce que tu lui dirais ? Quel conseil tu lui donnerais ?
- Speaker #1
D'essayer. D'essayer. Et si ça plaît, tant mieux. Si ça ne plaît pas, changer peut-être l'entreprise, le fonctionnement. Et si vraiment ça ne plaît pas, de changer complètement. Mais au moins, il aura essayé, il aura tenté. Il faut savoir. Il faut le voir pour le croire.
- Speaker #0
Exactement. Merci d'avoir été là, Camille, pour ce podcast sur Hors Parcours. Le podcast qui met en lumière justement les parcours comme le tien, qui sont un petit peu atypiques et qui maintenant, pour moi en tout cas, me feront preuve de succès. Merci à toi. Écoute, on te souhaite plein de bonheur et plein de réussite.
- Speaker #1
Merci. Merci à toi.