Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël, je suis passionné par le basket depuis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket. Joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler d'une franchise à l'histoire mythique, mais qui connaît une période noire qui a duré plus de deux décennies. Il y a six mois, je vous parlais d'une épopée qui devait faire de New York une place forte de la ligue des années 2000. Aujourd'hui, je vous raconte comment elle s'est révélée être une histoire sans lendemain. En 2000, les Knicks sortent d'une saison folle. Ils ont joué les finales NBA en étant classés 8ème à l'Ouest, une première dans l'histoire. Même si la déception est grande, puisque New York s'est incliné 4-1 contre San Antonio, l'espoir est là. Jusqu'au 20 septembre. Le jour où Scott Layden commet l'irréparable. Il échange Patrick Ewing, l'âme de la franchise, à Seattle contre Glen Rice, qui sera échangé l'année suivante entre deux joueurs moyens en contre un long et coûteux. Puis, il ressigne Allan Houston pour 100 millions de dollars sur 6 ans. Le montant paraît excessif. Mais Houston est le leader de la franchise et il s'améliore de saison en saison. Sauf qu'en 2002, les décisions catastrophiques reprennent. Layden envoie Marcus Camby, un cadre de l'épopée de 99, ainsi que deux joueurs à Denver, pour s'attacher les services d'Antonio McDyess. Le pivot doit passer un cap du côté de New York, sauf qu'il se blesse gravement aux genoux et manque l'intégralité de la saison. Il revient en 2003, mais ne retrouvera jamais son niveau. Pour ne rien arranger, Allan Houston se blesse en mars et manque les playoffs. Il ne joue que 20 matchs la saison suivante avant de prendre sa retraite. Les Knicks sont donc mauvais, et Scott Layden a plombé les finances de la franchise, qui n'a aucune marge de manœuvre. Son dernier fait d'armes a lieu lors de l'été 2004. Il envoie Latrell Sprewell, le nouveau chouchou du Garden, à Minnesota contre Keit Van Horn, qui ne jouera qu'une demi-saison sous le maillot new-yorkais. Cette fois, c'en est trop. James Dolan, le proprio, remplace Layden par Isiah Thomas. L'ancien joueur de Detroit doit marquer le renouveau de la franchise. Et il frappe fort d'entrée, avec un trade XXL. Il ramène Stephon Marbury, un gamin des playgrounds de la Big Apple, chez lui. Grâce au meneur, New York retrouve les playoffs. Et malgré la défaite 4-0 contre les Nets au premier tour, l'espoir est de nouveau permis. Mais dès la saison suivante, New York rechute à la 11ème place, puis la dernière de la conférence avec seulement 23 victoires. Le nouveau coach Larry Brown, arrivé en début de saison, est remplacé par Isiah Thomas. Mais New York continue de errer dans les tréfonds de la ligue. Mais le pire reste à venir. En 2007, Thomas est accusé puis condamné pour harcèlement sexuel sur Anucha Sanders. Il est démis de ses fonctions un an plus tard. New York repart donc sur des bases plus saines. En 2010, Donnie Walsh, le nouveau manager, ramène Amar'e Stoudemire. Il est entouré de jeunes joueurs comme Danilo Gallinari et David Lee. Le Stoud tourne à 26 points de moyenne et New York est dans la course au play-off. Tout va pour le mieux, jusqu'à la mi-saison. Le front office new-yorkais retombe dans ses travers et envoie Gallinari et 3 joueurs à Denver pour récupérer Carmelo Anthony et Chauncey Billups. L'effectif a du mal à s'adapter et cela se fait ressentir en playoffs avec le sweep subi contre les Celtics. La saison suivante n'est pas plus réjouissante, jusqu'au 4 février. Ce soir-là, les Knicks reçoivent les Nets. Le match démarre très mal. New York est derrière de 10 points, puis arrive à revenir sans jamais vraiment passer devant. Alors que la défaite semble inévitable, un homme va prendre feu. Un homme qui est rentré en NBA par la petite porte et qui ce soir va se muer en sauveur. Cet homme, c'est Jeremy Lin. Il score 12 points et donne la victoire aux siens. Il score 12 points rien que dans le quatrième quart et donne la victoire aux siens. Mais alors qu'on pense à un exploit isolé, Lin remet le couvert deux jours plus tard contre le Jazz avec 13 points dans le dernier quart. Ça y est, la Linsanity est lancée. Et elle ne va pas s'arrêter de sitôt. Après une victoire facile à Washington, les Knicks reçoivent les Lakers de Kobe Bryant. Kobe est en feu, mais cela ne suffit pas. Car ce soir, Jeremy Lin est sur une autre planète. Il réalise son plus grand match en carrière avec 38 points pour une quatrième victoire de suite. Lin continue de porter son équipe dans le Minnesota avant de se rendre à Toronto. Le match est largement dominé par New York, mais les Raptors réalisent un immense 4ème quart pour revenir et mener de 3 points. Alors, Lin enfile sa cape de super-héros et envoie un premier panier avec la faute pour égaliser. 87 partout. Puis, il envoie un triple assassin pour empocher une 6ème victoire de rang. Mais la belle histoire s'arrête ainsi. Avec les retours de Melo et de Stoudemire, le rendement de Lin diminue. Et en mars, ils se blessent et manquent la fin de la saison, ainsi que les playoffs. En 2012-2013, l'équipe semble enfin avoir trouvé la solution. Melo est le meilleur marqueur de la ligue et termine 3e dans la course au MVP. Dans la raquette, Tyson Chandler tourne à 10 points et 10 rebonds. En sortie de banc, JR Smith se révèle et remporte même le titre de meilleur 6e homme. New York se classe 2e derrière le Heat de LeBron. En playoffs, ils éliminent les Celtics mais se font surprendre par des Pacers héroïques. A partir de ce moment, les Knicks sombrent complètement. Melo est incapable de faire gagner son équipe. Alors en 2017, il est envoyé au Thunder pour laisser de la place à la jeunesse. Mais New York galère encore. Porzingis et Hardaway n'arrivent pas à ramener l'équipe en playoffs. Et le duo est envoyé à Dallas en 2019. New York a une nouvelle fois besoin de faire table rase. Et c'est chose faite en 2020. Mais ça, c'est pour un autre épisode. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. N'oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager. C'est le meilleur moyen de me soutenir. Vous pouvez mettre en commentaire vos avis et les sujets que vous voulez que je traite. N'hésitez pas à aller me suivre sur les réseaux, les liens sont en bio. On se retrouve dans 15 jours pour la fin de cet épisode sur Lennox. C'était Il était une fois le basketball. A très vite et d'ici là, peace and ball.