Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël, je suis passionné par le basket depuis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket. Joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler d'une rivalité historique. La seule présente depuis la naissance de la Ligue et qui voit son âge d'or dans les années 80. Dans ce troisième épisode, on va parler de l'apogée du duel entre Magic et Bird. Le moment où la NBA renaît de ses cendres. Et si vous avez loupé le premier épisode ou le deuxième, n'hésitez pas à aller les écouter. La saison 83-84 marque le début de l'ère K.C. Jones à Boston. L'ancien lieutenant de Bill Russell va métamorphoser la franchise qui roule sur la régulière et retrouve la première place. Larry devient MVP avec 24 points et 10 rebonds. Lors du deuxième tour des playoffs, Bernard King et Les Knicks poussent les Verts au Game 7. Encore une fois, Larry sauve Boston avec un triple double ahurissant. 39 points, 12 rebonds et 15 passes. De l'autre côté du pays, LA se qualifie en finale sans forcer. Magic domine la ligue avec 13 passes par match. Avec Kareem, il surclasse l'Ouest. Pour la première fois depuis 1969, Lakers et Celtics s'affrontent pour le titre. La série tient toutes ses promesses. Les purple and gold domine le début de la série. Magic distribue 21 caviards dans le match 3 pour mener 2-1. Cependant, les Verts profitent d'un coup de moins bien de leurs adversaires pour empocher la mise lors des deux matchs suivants. Le Game 7 a lieu dans l'antre bostonien. Sous la pression Magic perd des ballons dans les dernières minutes. Larry en profite pour donner le titre aux Celtics. Il est d'ailleurs élu MVP des finales. Il a enfin battu Magic. Le meneur va d'ailleurs subir une vague de haine à cause de ses pertes de balles, jusqu'à être surnommé Tragic Johnson. L'année suivante est archi dominée par les deux franchises. LA améliore son bilan avec 62 victoires. Mais Boston est devant d'une courte tête. Et Larry s'offre son deuxième MVP de suite. Les deux équipes roulent sur les playoffs pour un nouvel affrontement au sommet. Mais le premier match tourne à la démonstration. Les Verts gagnent avec 34 points d'écart. Ce match sera nommé le massacre du Memorial Day. On s'attend donc à un back-to-back de Boston. Mais c'est sans compter sur Kareem Abdul-Jabbar qui en décide autrement. Malgré un léger accro au match 4, le pivot est inarrêtable. Il est logiquement élu MVP des finales et LA récupère le titre. 1986 est une anomalie. Les Lakers sont éliminés par les Rockets en 5 matchs. Larry, qui est triple MVP en titre, ne laisse pas passer sa chance. Il remporte les finales en 6 matchs pour empocher son 3ème titre NBA et son 2ème titre de MVP des finales. Cette saison marque le début de la génération qui va succéder à Bird et Magic. De jeunes joueurs tels que Jordan à Chicago ou Olajuwon à Houston comptent bien mettre fin au règne des deux franchises. Après cette année de répit, la rivalité reprend de plus belle. Pat Riley décide de donner les rênes de l'équipe à son meneur. Et cela se ressent sur le bilan. LA remporte 65 matchs et se place en tête de la Ligue. Magic est un maestro sur le parquet et remporte logiquement son premier titre de MVP. Il est aussi le meilleur passeur de la Ligue pour la quatrième fois en 5 ans. Fort de son nouveau statut, Magic et les Lakers se qualifient en finale s en ne perdant qu'un seul petit match. Côté Celtics, la saison est plus compliquée. Larry se démène pour maintenir à flot un effectif vieillissant. McHale, Bird et Parish ont tous les trois 30 ans passés et la concurrence à l'Est est de plus en plus rude. Au deuxième tour, Milwaukee, emmené par Sidney Moncrief, pousse les Verts au Game 7, maîtrisé par le 5 majeur bostonien. Puis, c'est au tour des bad boys de Detroit de faire trembler l'armada verte. Depuis 1981, les Pistons se reconstruisent autour de Isaih Thomas. Avec Bill Laimbeer dans la raquette et Chuck Daly sur le banc, l'équipe est arrivée à maturité. Leur style de jeu ultra-physique pose de gros problèmes à Boston. Le match 5 a lieu dans le Massachusetts. Il y a deux partout dans la série. A 10 secondes de la fin... Le tir de Bird est contré. Après un cafouillage, la balle sort. L'arbitre donne la balle à Detroit. Il reste 5 secondes à jouer et un point de retard pour les Celtics. C'est alors que surgit Larry Bird. Il intercepte la passe et envoie la gonfle à Dennis Johnson qui marque le panier de la gagne. Une fois n'est pas coutume, Larry Legend sauve Boston. Les Pistons se reprennent dans la 6ème manche. Le Game 7 est électrique. Detroit mènent de 1 point à la mi-temps, puis sont repris avant l'entame du dernier quart. Celtics, plus expérimentés, tuent le match dans le 4ème pour affronter les Lakers. En finale, les Celtes sont trop fatigués et ne peuvent rien contre Magic. A domicile, les Angelinos s'imposent lors des deux premières manches. Puis Larry répond au match suivant. Boston pense même revenir à 2 partout au Game 4. Magic ne l'entend pas de cette oreille. Il envoie un tir en tête de raquette pour faire gagner les siens. On croit à une révolte dans le match 5, mais les Celtics sont à bout physiquement et mentalement. Magic empoche alors sa quatrième bague et son troisième titre de MVP des finales. Cet affrontement au sommet est le dernier avant 2008. Et le duel Bryant-Peirce. LA remporte un autre titre l'année suivante, puis joue les finales 91 contre Jordan et les Bulls, puis décline la saison suivante avec la retraite de Magic à cause du sida. Pour Boston, la chute est encore plus brutale. Bird se blesse en 89 et ne peut jouer que 6 matchs de saison régulière. En playoffs, les Verts sont successivement éliminés par Détroit et New York et ne goûteront plus aux finales avant un long moment. Magic et Bird se retrouvent pour jouer avec la Dream Team au JO de Barcelone en 92. Les deux hommes ont mis leurs différents de côté et sont devenus amis. Magic est d'ailleurs présent lorsque les Celtics retirent le numéro 32 de Larry. Cette rivalité, qui est née en 1979, est bien plus que la renaissance de la NBA. Elle est un symbole de compétitivité, mais surtout de respect et d'acceptation de l'autre, quelles que soient nos différences. Magic et Bird laissent derrière eux un héritage immense qui va au-delà du sport. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. N'oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager, c'est le meilleur moyen de me soutenir. Vous pouvez mettre en commentaire vos avis et les sujets que vous voudriez que je traite. N'hésitez pas à aller me suivre sur les réseaux, les liens sont en bio. On se retrouve dans 15 jours pour parler de la reconstruction des New York Knicks. C'était Il était une fois le basketball. A très vite et d'ici là, peace and ball.