Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël. Je suis passionné par le basket depuis que je suis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket : Joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler d'une équipe peu connue du grand public. Et pourtant, elle est allée en finale NBA en terminant 8ème de la régulière. La seule avec le Miami Heat de 2023 à avoir réalisé cet exploit. Cette équipe, c'est les New York Knicks de la saison 98-99. Dans cet épisode, on va revenir sur le parcours fou d'une équipe sous-estimée. Mais pour comprendre pourquoi les Knicks de 99 sont si spéciaux, il faut revenir quelques années en arrière. En 1985, New York drafte un joueur de Georgetown, Patrick Ewing. Il est LE joueur qui propulse les Knicks sur le devant de la scène. Sauf que Pat évolue en même temps qu'un certain Michael Jordan. Et His Airness ne fait pas de cadeau à ses adversaires. Surtout lorsqu'il s'agit des Knicks. Mais lorsque Jordan prend sa retraite, on les donne enfin gagnants. Ou presque. Car Hakeem Olajuwon et ses Rockets, puis Reggie Miller et ses Pacers, vont s'en mêler et réduire les chances de titres à néant. Puis en 95-96, Mike revient prendre 3 titres. avant de prendre sa deuxième retraite. Nous voilà donc à l'aube de la saison 1998-1999, et les Knicks sont en bout de course et doivent se réinventer. Ils envoient John Starks, le lieutenant de Pat Ewing, aux Warriors. En échange, ils récupèrent Latrell Sprewell, un bad boy avec une sale réputation. Puis c'est au tour d'un Charles Oakley vieillissant de faire ses valises. Direction Toronto. Il est traité contre Marcus Camby, le meilleur contreur de la ligue en titre. Pour compléter le roster, on trouve Allan Houston, Larry Johnson, Kurt Thomas ou encore Charlie Ward. Et pour diriger ce groupe atypique, les Knicks choisissent Jeff Van Gundy, qui est en conflit ouvert avec le GM de la franchise. Autant dire que personne ne voit les Knicks faire quoi que ce soit cette année-là. Alors que le début de la saison se rapproche à grands pas, le syndicat des joueurs et les patrons des franchises n'arrive pas à se mettre d'accord sur la répartition des revenus de la ligue. La saison est donc impactée par un lock-out, pour la première fois dans le sport américain. Énormément de matchs, dont le All-Star Game, sont annulés, une très mauvaise opération pour les Knicks, qui ont besoin de temps pour former un collectif. C'est donc le 5 février que la saison 99 démarre, et New York oscille entre le très bon et le très mauvais. Pat Ewing est souvent diminué pour cause de blessures, mais les Knicks se qualifie tant bien que mal en playoffs avec un bilan de 27 victoires pour 23 défaites et la 8ème place juste devant les Hornets. En playoffs, il joue le Heat pour la 3ème fois en autant d'années et la série va prendre une tournure improbable. Les hommes de Van Gundy prennent le premier match avec 44 points combinés de Allan Houston et Latrell Sprewell. Miami égalise dans la foulée et de retour au Garden, New York reprend l'avantage avant de réaliser un très mauvais match 4. La série va donc au Game 5, qui est éliminatoire à cette époque. Le match est tendu, chaque possession est importante, et les deux équipes se rendent coup pour coup. A 4 secondes du terme, Allan Houston envoie un tir alors qu'il est contesté, et donne la victoire à son équipe. C'est la première fois de l'histoire à l'Est, et la deuxième fois dans l'histoire de la Ligue, que le 8ème élimine le 1er. Au tour suivant, ils sont opposés au Atlanta Hawks de Dikembe Mutumbo. La série est à sens unique. Et les New Yorkais, qui sont tous impliqués, infligent un cinglant 4-0 à leurs adversaires. Les voilà en finale de conf' face aux Pacers, un sérieux concurrent au titre qui est invaincu depuis le début des playoffs. Le premier match est serré, mais c'est bien les Knicks qui s'imposent 90 à 93. Puis les Pacers recollent en remportant la deuxième manche 88-86. Les pates et wings se déchirent le tendon durant le match. Dans le game 3, le scénario se répète encore une fois. Les Knicks sont derrière de 3 points avec 5 secondes à jouer. Cette fois, pas de Alan Houston. C'est Larry Johnson qui sauve la Big Apple en inscrivant un tir à 3 points avec la faute. Un lancer plus tard, Gotham mène 2-1. Et malgré la défaite au match suivant, New York s'impose par 2 fois et file en finale NBA. Une première pour une équipe classée 8ème. Mais la victoire dans le Game 6 est tâchée par la blessure de Larry Johnson, leader vocal de l'équipe. En finale, New York rencontre les Twin Towers de San Antonio, Tim Duncan et David Robinson. Sans Patrick Ewing, les Knicks sont incapables de limiter le duo. Malgré un Allan Houston héroïque dans le Game 3, avec 34 points et un Latrell Sprewell qui envoie 35 pions dans la 5ème manche, San Antonio s'impose 4-1 et empoche son premier titre. Cette fois, le défi était trop grand. Les Knicks ont tout donné, mais les Knicks se sont vaincus. Dans les années qui suivent, l'équipe ne retrouvera jamais ce niveau et elle sera démantelée petit à petit. Mais qu'importe, car cette année-là, les New York Knicks nous ont appris une chose. Même au pied du mur, même face à des équipes plus fortes, des problèmes internes et des blessures, il ne faut jamais abandonner, car un jour, les derniers seront les premiers. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. N'oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager. C'est le meilleur moyen de me soutenir. Vous pouvez mettre en commentaire vos avis et les sujets que vous voudriez que je traite. N'hésitez pas à aller me suivre sur les réseaux, les liens sont en bio. Dans le prochain épisode, on parlera des Christmas Games. C'était Il était une fois le basketball. A très vite et d'ici là, peace and ball.