Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël. Je suis passionné par le basket depuis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket, joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler de la première dynastie de l'histoire de la NBA. Il s'agit des Boston Celtics des années 60. Dans cet épisode, nous verrons comment ils ont dominé la ligue pendant près d'une décennie. Mais pour bien comprendre en quoi ces Celtics sont spéciaux, il faut remonter à la création de la ligue, en 1946. Boston fait alors partie des premières équipes de la Basketball Association of America, la BAA. C'est d'ailleurs la seule équipe avec New York qui existe encore. Les premières années sont catastrophiques pour Boston. Mais en 1949, Walter Brown devient l'unique propriétaire. L'année suivante, il nomme Red Auerbach au poste d'entraîneur. Celui-ci arrive et choque les fans avant même le début de la saison, en sélectionnant Chuck Cooper, le premier afro-américain à évoluer dans la grande ligue. A cette époque, c'est un choc, car Boston est une ville encore très conservatrice. Mais surtout, il ne sélectionne pas Bob Cousy, alors que les Celtics disposent du premier choix. Sauf que Cousy ne s'entend pas avec sa franchise. Alors il s'engage avec les Stags, qui font faillite avant le début de la saison. Et ironie du sort, lors de la draft de dispersion, il finit par atterrir à Boston. L'effet est immédiat, et les Celtics se qualifient en playoffs tous les ans, mais sans parvenir à se hisser en finales. C'est alors qu'arrive la draft 1956, et un pivot de San Francisco attire l'attention de Red Auerbach. Mais ne disposant que du 7ème choix, Il envoie deux joueurs, dont un All-Star, au Saint-Louis Hawks et parvient à récupérer le prospect. Le jeune rookie va d'ailleurs faire ses preuves avant même de fouler un parquet NBA. Au jeu de Melbourne, il finit meilleur joueur du tournoi avec 14 points de moyenne. L'équipe bostonienne se compose donc de Bill Russell, le père de la défense, et de Bob Cousy, le Houdini des parquets. Ce dernier va d'ailleurs finir MVP de la saison avec 20 points, 7,5 passes et 5 rebonds. En playoffs, il se débarrasse facilement de Syracuse 3-0 pour atteindre les premières finales NBA de l'histoire de la franchise. Il rencontre les Saint-Louis Hawks d'un certain Bob Pettit, qui a remporté le premier trophée de MVP de l'histoire de la Ligue la saison passée. Le Game 1 se solde par une victoire des Hawks en double prolongation. Le match suivant est facilement remporté par les Celtics, mais Saint-Louis reprend rapidement la tête grâce à une victoire 100 à 98 dans la troisième manche. Bob Cousy recolle grâce à ses 31 points, puis Bill Sharman en envoie 32 dans le Game 5 pour donner l'avantage au sien. Et de retour dans le Missouri, Bob Pettit force un Game 7. Celui-ci se joue au Boston Garden. Et à 40 secondes de la fin, Bill Russell contraint lay-up et envoie le match en prolongation. Il en faudra d'ailleurs une seconde pour que les Celtics l'emportent. La saison suivante, Bill Russell est élu MVP avec 17,5 points et 22,7 rebonds de moyenne. Les Celtics terminent la régulière avec 49 victoires pour 23 défaites et la première place de la conf. En demies, ils éliminent les Philadelphia Warriors et retrouvent les Hawks en finale NBA. Le match 1 est remporté de justesse par Saint-Louis, puis Russell score 22 points et capte 27 rebonds pour recoller à 1 partout. Malheureusement, il se blesse au genou dans le Game 3 et il se voit contraint de baisser son niveau de jeu. Et même si les Celtics recollent à deux partout, les Hawks gagnent les deux manches suivantes grâce à Bob Petit qui score 33 et 50 points. L'année suivante, les Celtics repartent le couteau entre les dents. Ils améliorent leur bilan avec 52 victoires pour 20 défaites, mais en demies finales, ils se font peur contre Syracuse. La série va jusqu'au Game 7, dans lequel Bill Russell capte pas moins de 32 rebonds pour faire gagner les siens. Il réitère en finale NBA, où il capte 28 rebonds dans le match 1, puis 30 lors des 3 suivants. L'armada verte ne fait qu'une bouchée des jeunes Minneapolis Lakers du rookie Elgin Baylor. La draft 1959 voit arriver un joueur intergénérationnel dans la ligue et un adversaire de taille pour Bill. Wilt Chamberlain est sélectionné par les Warriors. Comme toujours, la saison régulière est une formalité et les Celtics dominent largement à l'Est, avec 59 victoires et 16 défaites. En playoffs, ils sont opposés au rookie et MVP Wilt Chamberlain. La série est très disputée et le duel entre les pivots est impressionnant. Mais c'est bien Russell qui s'impose et qui file en finale NBA pour la quatrième année de suite. Et comme toujours, il retrouve Bob Petit et les Hawks. Le premier match est à sens unique et les Celtics s'imposent avec 18 points d'avance. Dans le deuxième, Bill Russell capte 40 rebonds. Mais cela ne suffit pas à arrêter Bob Petit avec ses 35 points et 22 rebonds. Les deux équipes ne se font aucun cadeau et la série va jusqu'au Game 7. Les Celtics ne laissent pas passer leur chance et valident le back-to-back. La saison 1960-1961 est dans la continuité des précédentes. Bill Russell prend son deuxième titre de MVP et les Celtics dominent toujours outrageusement la Ligue. En playoffs, ils éliminent les Syracuse Nationals 4 à 1 pour affronter pour la quatrième fois en cinq ans les Hawks. Les Celtics prennent l'avantage lors des deux premières rencontres, mais Bob Pettit, épaulé par Cliff Hagan, revient dans la troisième manche avec 57 points et 34 bons combinés. Pettit continue son show lors de la quatrième rencontre avec 40 points, mais cette fois-ci, la victoire est pour Boston. Et pour clore les débats, Bill Russell sort une énorme perf à 30 points et 38 rebonds, et les Celtics réalisent le deuxième three-peat de l'histoire de la Ligue après les Minneapolis Lakers, de George Mikan. L'année suivante marque le déclin des Hawks et la montée en puissance d'un nouvel adversaire à l'Ouest que les Celtics vont devoir battre pour que leur dynastie continue de durer. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. N'oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager, c'est le meilleur moyen de me soutenir. Vous pouvez mettre en commentaire vos avis et les sujets que vous voudriez que je traite. N'hésitez pas à aller me suivre sur les réseaux, les liens sont dans ma bio. On se retrouve dans 15 jours pour la partie 2 de cet épisode. C'était Il était une fois le basketball, à très vite et d'ici là, peace and ball.