Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Il était une fois le basketball, le podcast des passionnés de basket. Moi c'est Maël, je suis passionné par le basket depuis petit et j'ai envie de partager ça avec vous. Dans chaque épisode, je vais vous parler d'un sujet concernant le basket. Joueurs emblématiques, événements mondiaux, tournois majeurs ou épopées marquantes. N'hésitez pas à partager vos avis ou à proposer les sujets que vous voudriez que je traite dans les commentaires. Et aujourd'hui, on va parler d'une rivalité historique. La seule présente depuis la naissance de la Ligue et qui voit son âge d'or dans les années 80. Dans ce deuxième épisode, on va parler de l'arrivée fracassante de Magic et Bird dans la grande ligue. Et si vous avez loupé le premier épisode, n'hésitez pas à aller l'écouter. En 1979, la ligue a besoin de renouveau. Les 70's s'achèvent et les audiences ont tellement chuté que les finales ne sont plus diffusées en direct. La situation économique de la ligue est catastrophique. La finale NCAA de 1979 est donc vue comme un soulagement. Larry Bird va enfin faire ses débuts et un jeune meneur de Michigan State du nom de Earvin Magic Johnson est choisi en numéro 1 par les Lakers. La rivalité entre les deux franchises va enfin renaître. Et même si le duel à distance entre les deux prodiges est sportif, il est aussi idéologique. L'Amérique vit une période de changement, avec les idées progressistes qui font face au racisme, toujours présent dans le pays. Alors Larry est vu, malgré lui, comme le grand espoir blanc par une partie des fans, le successeur de Bob Cousy. De plus, il évolue à Boston, une des villes les plus conservatrices des Etats-Unis. De l'autre côté, Magic joue pour LA, LA ville des droits civiques. Mais les deux hommes ne font pas attention à ses étiquettes. Ils préfèrent jouer, et durant toute la saison, Larry va dominer le duel à distance. Il termine rookie de l'année mais aussi quatrième du classement MVP avec 21 points de moyenne dont une pointe à 45 en février. Les deux équipes se qualifient en playoffs avec 60 victoires chacune. En demi, les jeunes verts sweep les Rockets mais sont éliminés par les Sixers de Julius Erving plus expérimentés. Alors qu'à l'ouest, les Purple and Gold se qualifient facilement en finale. durant lesquels Magic s'illustre lors du game 6. Alors que Karim Abdul-Jabbar, le pivot et le meilleur joueur de l'équipe, est sur le banc après sa blessure à la cheville au match 5, Magic prend sa place. Et il ne va pas décevoir les attentes, puisqu'il score 42 points et capte 15 rebonds pour offrir le titre à LA. Il est même sacré MVP des finales, et reste à ce jour le seul rookie à avoir réussi cet exploit. Larry s'est encore fait devancer par Magic. Mais l'année 1981 est celle de l'éclosion pour les Celtics. Red Auerbach, le GM, s'est attaché les services de Robert Parish et de Kevin McHale l'année dernière, et il a encore une fois vu juste. Le trio porte Boston à la première place de la conférence, juste devant Philly, le rival de l'Est. En finale de conférence, les deux formations se retrouvent pour un affrontement au sommet. La série est étouffante. Les Sixers mène 3-1 puis s'écroule. Les celtes ne laissent pas passer leur chance et remportent le game 7 sur le fil 90-91. En finale, ils sont opposés aux Rockets qui ont sorti les Lakers au premier tour. Larry est bien aidé par Cedric Maxwell qui est en état de grâce pendant toute la série. L'ailier domine de la tête et des épaules et s'adjuge le titre de MVP des finales. Ça y est, Larry est enfin champion. Malgré ce titre, les Celtics vont continuer à buter sur les Sixers en 1982 à cause de Julius Erving, qui sort un match de folie au TD Garden, ce qui va profiter à LA. L'échec de 1981 est le moteur des Angelinos durant toute la saison, qui retrouvent leur place de leader à l'Ouest. Le nouveau coach Pat Riley pousse le showtime à l'extrême. Magic est le métronome de l'attaque, avec des passes plus folles les unes que les autres. Entouré par des joueurs comme Jamal Wikes ou Michael Cooper, le meneur termine deuxième passeur de la ligue. En playoff, les joueurs activent le mode rouleau compresseur. Ils sweep Phoenix et San Antonio pour se hisser en finale NBA. Ils retrouvent Philadelphia. Mais les Sixers sont démunis face à l'armada Purple and Gold et sont obligés de s'incliner 4 à 2. Magic en profite d'ailleurs pour empocher son deuxième titre de MVP des finales. L'année suivante n'est pas plus réjouissante pour les fans des Celtics, qui perdent la première place et se font même sweeper par les Milwaukee Bucks dès le deuxième tour. Les Lakers quant à eux tiennent leur rang de champion jusqu'en finale, où ils retrouvent les Sixers, bien déterminés à remporter une bague. Philadelphie s'est renforcée dans le secteur intérieur en la personne de Moses Malone pour faire face à Kareem. Avec Erving, ils vont complètement dominer LA en gagnant la série 4 à 0. Cet échec marque la fin du duel à distance entre les deux franchises. Dès la saison suivante, Bird et Magic vont devenir les meilleurs joueurs de la ligue. Et vont faire définitivement entrer la rivalité Lakers-Celtics au panthéon du sport US. Merci à tous d'être restés jusqu'au bout. N'oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager, c'est le meilleur moyen de me soutenir. Vous pouvez mettre en commentaire vos avis et les sujets que vous voulez que je traite. N'hésitez pas à aller me suivre sur les réseaux, les liens sont en bio. On se retrouve dans 15 jours pour terminer cette série sur la rivalité entre Bird et Magic. C'était Il était une fois le basketball. A très vite et d'ici là, peace and ball.