- Speaker #0
Bonjour à toutes et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Impactante le podcast. Aujourd'hui, nous avons la chance de recevoir Laetitia Blégé, ancienne Miss France, exploratrice passionnée de montagne et instructrice de la méthode Wim Hof. Elle nous parle du dépassement de soi, de ce qui se passe quand on repousse ses limites et comment ces expériences peuvent nous aider à évoluer dans notre vie quotidienne. On va aussi découvrir ses incroyables aventures comme l'ascension du Pic Lénine, Comment elle utilise le froid, la respiration et la concentration pour se dépasser encore et encore. Préparez-vous à un épisode inspirant et motivant. Pour recevoir chaque semaine le résumé du podcast, la présentation de nos invités et un article ou des tips sur le thème de la semaine, inscris-toi à notre newsletter via le lien en description.
- Speaker #1
Salut Laetitia ! Hello Barbara !
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ça va et toi ?
- Speaker #0
Ben écoute ça va très bien, ça va très bien. On a déjà bien rigolé avant de commencer ce podcast donc voilà. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet que tu connais bien, qui est le dépassement de soi. Moi, je suis très contente de t'avoir avec nous aujourd'hui pour parler de ça parce que cet épisode sera diffusé début janvier. On sait que c'est une année en un, puisqu'on l'a vu dans le podcast de la semaine dernière avec Juliette Numérologie. C'est l'année où il faut entreprendre des choses, se dépasser et je pense que tu es la meilleure personne pour venir parler de ça. Donc, je suis vraiment très contente de t'avoir avec moi. Toi, je sais que tu as cette capacité justement à te dépasser régulièrement. se dépasser, ça veut dire... Qu'est-ce que ça veut dire ? Et pourquoi c'est important dans la vie de tous les jours ?
- Speaker #1
Oui, alors se dépasser, ce n'est pas forcément faire des 7000 mètres comme j'ai pu faire ou courir 100 kilomètres. Mais je pense se dépasser au quotidien, essayer d'affronter ses peurs, sortir de sa propre zone de confort, mais faire des choses qui te font peur. Parce qu'en général, quand ça te fait peur, c'est que c'est bon signe, il faut y aller. Quand je suis partie pour la traversée du Svalbard, j'avais la peur des ours. Mais vraiment, une peur à faire des cauchemars trois mois avant de partir. Tous les soirs, je rêvais que je me faisais bouffer par un ours, tu vois ? D'accord,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
Ça t'avait une angoisse, quoi, vraiment. Ouais, j'avais une vraie angoisse malgré ça. Bon, j'y suis allée parce que vous allez vraiment aller au bout de cet objectif, de ce rêve. Mais voilà, quotidiennement. Après, aujourd'hui, je travaille sur autre chose, tu vois. Savoir poser mes limites, savoir m'imposer. Tu vois, ça c'est ma dernière rupture qui m'a appris ça. Donc là aussi je sors beaucoup de ma zone de confort parce que ce n'est pas simple de savoir dire non et de poser ses limites. Ça aussi ça m'aide à travailler l'estime de soi. Je pense que si je fais tout ça finalement, c'est pour un petit peu améliorer, augmenter cette estime de moi-même. Oui.
- Speaker #0
Je pense. En fait je trouve ça super intéressant ce que tu viens de dire. C'est qu'en fait là pour toi, par exemple le dépassement de soi, ce n'est pas forcément... J'imagine que 7000 mètres, il faut se dépasser physiquement, etc. Mais limite, ça te fait moins peur que certaines choses de la vie quotidienne. Mais tu as des choses qui paraissent beaucoup plus anodines et que les gens se diraient... Pour elles, c'est compliqué alors que ce sont des choses plus simples. Et finalement, les choses très compliquées physiquement, ce n'est pas forcément là où tu as l'impression de surmonter une peur plus-plus parce que tu as l'habitude de le faire peut-être ou pour eux aussi.
- Speaker #1
C'est ça ? C'est exactement ça, c'est parce que j'ai l'habitude en fait de souffrir et tu vois d'aller chercher au plus profond de moi pour réaliser des choses. Même s'il y a des moments très difficiles ou des moments où je me demande ce que je fous là et qu'il va falloir vraiment puiser tu vois. Mais des choses quotidiennes me paraissent plus compliquées. Pour passer mon certificat d'instructrice de la méthode Wim Hof il a fallu que voilà j'apprenne D'ailleurs, c'est grâce à toi aussi que je me suis lancée. Barbara, tu m'as boosté à fond. Tu croyais plus en moi que je croyais en moi. Il a vraiment fallu que je fasse un an d'études. C'était en anglais, donc je stressais. Parce que déjà de traduire le système endocrinien de l'anglais en français, je ne comprenais rien. Moi, ce n'était pas la première ma classe en bio. Donc il fallait vraiment que je me remette dans les études et tout ça. Et puis après, il a fallu que je fasse une... une présentation devant une cinquantaine d'autres élèves qui passaient leur formation aussi. Elle m'a dit « Bon, toi demain Laetitia, une présentation sur le système endocrinien comme si tu présentais un enfant de 5 ans » . J'étais tellement stressée parce que moi clairement, parler devant 50 personnes, c'est sortir de ma zone de confort. C'est un truc, ça paraît contradictoire, j'ai été Miss France et tout ça, mais je ne suis pas à l'aise. Aujourd'hui, je le suis grâce à ça finalement parce que Je suis passionnée et ça a du sens pour moi. Donc, je peux en parler. Alors que moi,
- Speaker #0
je vois toujours le potentiel de présentatrice TV en toi quand tu es en train de parler. Donc, je ne comprends pas. Non, mais j'imagine qu'après... Oui, le système endocrinien en anglais devant 50 personnes. Bon, j'avoue, là, il y a fait ma gamme.
- Speaker #1
Toi, tu maîtrises bien maintenant. Mais moi, c'est vrai qu'à l'époque, je n'y comprenais pas grand-chose. Mais voilà, comme quoi, il suffit d'apprendre. Ça, ça a été un grand pas en avant pour moi. Aujourd'hui, je suis fière. D'ailleurs, quand j'ai fait mon tout premier atelier avec une vingtaine de participants à la fin de l'atelier, j'ai pleuré et je leur ai expliqué. Je leur ai dit « je suis tellement fière » . Oui,
- Speaker #0
c'est l'aboutissement de quelque chose. La question n'était pas prévue, mais je rebondis sur quelque chose que tu viens de dire. Tu te mets souvent des challenges assez forts. Est-ce que du coup, quand tu en as terminé un, tu as besoin d'en avoir un autre ?
- Speaker #1
Alors oui. En général, quand je rentre, tu vois là je suis rentrée du pic Lénine et j'ai eu besoin de digérer un petit peu. Je m'étais dit je vais digérer et après je vais réfléchir à ce que je vais faire en 2026. Une semaine après, j'étais inscrite à 100 km. D'accord,
- Speaker #0
ok. Tu as mis une semaine à digérer quoi.
- Speaker #1
Même si j'étais épuisée, s'il m'a fallu 2-3 mois pour reprendre des forces, il a fallu comme que je m'inscrive pour avoir un objectif. J'ai décidé de ne pas partir en expé en 2026 parce que je construis, donc je ne peux pas tout faire, il faut que je sois là. Il y a assez de dépenses à ce niveau-là, donc je vais m'inscrire sur un 100 km, c'est un trail en Alsace, l'UTMB Alsace. Je voulais toujours passer cette distance, faire une traversée de 30 jours à ski ou gravir un 7000 mètres et un 100 km la même année. C'est beaucoup trop, je veux plus, voilà, en fait je veux me dépasser mais je ne veux pas non plus me faire trop mal et mettre 6 mois à m'en remettre. Et c'est ridicule, tu vois, après d'avoir 10 boutons de fièvre. C'est ridicule, tu vois. Donc voilà, là, c'est l'année où jamais de faire mon 100 kilomètres. Donc je commence à m'entraîner et c'est chouette. Et du coup, je fais plein de sorties avec les copains.
- Speaker #0
En plus, j'imagine que quand t'en fais peut-être moins, t'apprécies aussi plus parce que du coup, tu prépares cet événement-là et t'as le temps vraiment de l'apprécier. Que si t'en as plusieurs, tu penses déjà à l'autre après. Exactement. T'as fait 100 kilomètres de pique-lénine, mais j'imagine que ça va être...
- Speaker #1
Non, mais complètement. Tu l'apprécies vraiment ? Quel temps de te préparer ? Je suis peut-être plus dans l'instant aussi au lieu de toujours penser à l'après, parce que je suis quelqu'un qui rumine beaucoup de base. Je suis toujours dans le futur. C'est pour ça d'ailleurs que je fais des bains glacés pour me centrer et être dans l'instant présent. Tu n'as pas le choix d'être dans l'instant présent, tu sais de quoi je parle. Et au début, c'est vrai que j'en faisais beaucoup trop. Mais bon, j'étais plus jeune aussi. Maintenant, j'ai 44 ans. Mais avant, j'en faisais beaucoup trop et mon corps me le montrait. Il m'envoyait plein de signaux, mais je ne l'écoutais pas. Et du coup, il fallait un peu en faire. un temps monstre pour récupérer. Ça ne sert à rien de se faire autant mal.
- Speaker #0
Je sais que tu as gravi des sommets incroyables, comme le Pic Lénine en a parlé. Je t'imagine au sommet épuisée mais heureuse parce que je sais que ça te tenait à cœur de passer justement les 7000 mètres. Je sais que c'était quelque chose d'important pour toi. Qu'est-ce qui se passe dans ta tête à ce moment-là et qu'est-ce que tu as appris sur toi ?
- Speaker #1
Clairement, le Pic Lénine, ça a été l'expérience la plus difficile de ma vie. Il a vraiment fallu que je puise au plus profond de moi-même. Je me demande encore aujourd'hui comment j'ai fait. Honnêtement, il y a des fois où je me demande des anges là-haut qui m'ont emmenée au sommet. C'est vraiment l'hypoxie. C'est hyper difficile. Il faut vraiment comprendre ce qui se passe à plus de 7000 mètres. Déjà, à partir de 4000 mètres quand tu y restes parce que le camp de base était à 4003, le camp 1 avancé, tu y restes plusieurs semaines jusqu'à ce que tu arrives au sommet. Tu fais de l'acclimatation. Tu vas dormir une nuit à 5005. Tu redescends au camp de base. Après, tu remontes Une nuit au camp 1, ensuite tu vas dormir au camp 2, ensuite tu dors au camp 3 à 6000. Bon clairement tu ne dors pas, tu y vas juste pour fabriquer des globules rouges, pour t'acclimater. Et puis ensuite quand tu redescends au camp de base, logiquement tu dors comme un bébé. Mais moi ça a été une année difficile parce que je pense que je rentrais... Enfin ça fait déjà quelques années mais je n'en avais pas conscience en périménopause. Donc du coup malgré l'acclimatation, moi au camp de base à 4000 je ne dormais toujours pas. Donc c'était un enfer, vraiment c'était un enfer. Donc, je ne récupérais jamais. Après, il faut savoir que quand tu restes plusieurs semaines comme ça à 4000 mètres, ton corps se dégrade. C'est prouvé scientifiquement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tout dégrade vraiment. Moi, j'ai perdu 6 kilos, tout mon muscle. Toi, t'imagines, tu vas perdre du gras. Le corps est tellement en mode survie que tu vas perdre tout ton muscle. Et donc, du coup, le jour J, c'est le jour où normalement tu as fait ton acclimatation. Et puis, c'est le jour où la météo est favorable et tu vas te lancer pour le sommet. Et ce jour-là, il faut être en forme. Oui. sinon tu n'y vas pas. Tu n'as pas le choix, puis c'est à toi de décider si tu es en forme ou pas parce que si tu pars et que tu n'es pas en forme, il y en a un de l'équipe qui est parti, il n'était pas en forme, il a quand même tenté, il vomissait pendant la montée, le guide, il l'a incendié en disant « tu mets toute l'équipe en péril là, tu n'es pas en forme, tu ne montes pas » . Et donc du coup, c'était difficile parce qu'il faut aussi savoir est-ce que là, je suis en train d'avoir un mal des montagnes ou est-ce que je suis capable d'arriver au sommet parce que l'hypoxie, elle est vraiment dure à gérer et donc, Et donc, on est partis du camp 3 à 3h du matin. Donc, à 6100 mètres pour le sommet. Et là, 60 km heure de vent. Donc, un enfer. Des rafales de vent et tout ça. Je ne sais même pas, je ne saurais même pas avec mes bâtons. Le vent, il me fouettait. Mais j'avais confiance au guide. Les guides nous ont dit, vous inquiétez pas. Ils nous disaient à la radio, on avait des talkie-walkies. Vous inquiétez pas, le vent va s'arrêter. Il va s'arrêter, effectivement. Il s'est arrêté quelques heures après. Mais au bout d'un moment... Je ne sais pas, tu sais, je marchais. J'avais vraiment l'impression d'être ailleurs. Mon mental me poussait à y aller, mais c'est comme si je n'étais plus là. C'est très étrange. Dès que je voyais des cailloux, je me disais... Je rêvais juste de m'arrêter en fait. Je voulais m'arrêter et dormir. Parce que j'avais une fatigue extrême en moi. Je ne sais pas comment expliquer. Tout ce que je voulais, c'était m'arrêter et dormir. Mais je savais que si je m'arrêtais et dormais, je ne me réveillerais pas. Je savais que je ne me réveillerais pas. Et ça, c'est l'hypoxie qui fait ça. Ça a été dur, mais à un moment, je vois le sommet. qui apparaît, puis je regarde Yorick, mon guide, et j'ai glissé le sommet. Il me dit oui. Alors il restait trois heures pour atteindre le sommet, mais là je me mets à pleurer parce que je savais que j'allais y arriver. Je savais que c'était bon. En plus, le jour s'était levé, donc tout d'un coup je me réveillais, ça allait mieux, etc. Et là je pleurais et arriver au sommet, c'était magique. J'étais hyper heureuse, mais à la fois très fatiguée. Tu veux profiter du moment, mais tu ne veux pas rester trop longtemps non plus, parce que tu sais qu'il peut redescendre. C'est bien beau d'arriver en haut mais après il faut redescendre en forme parce qu'au Kirghizistan, il n'y a pas d'hélico. Du moins au Pic Lénine, il n'y avait pas d'hélico. Donc si tu n'es pas capable de redescendre, les collègues ne vont pas réussir à te porter donc c'est compliqué.
- Speaker #0
Du coup, tu disais qu'il te restait 3 heures quand tu as vu le sommet. Donc combien de temps du camp jusqu'au sommet en tout ?
- Speaker #1
Alors du camp 3 au sommet, retour camp 3, on a mis 14 heures. Ce qui est très bien.
- Speaker #0
C'est énorme d'accord. Quand tu me dis que c'est 6003 jusqu'au sommet, tu te dis qu'il y a 1000m et tu te dis "Ah ouais d'accord ok".
- Speaker #1
On est arrivés à 13h du match, je crois qu'on est arrivés à 13h au sommet.
- Speaker #0
Ok, d'accord ok d'accord.
- Speaker #1
Maintenant ça prend du temps, tu sais à 7000m tu n'avances pas comme tu vois, tu vas aller faire tes courses ou quoi. Tu avances vraiment doucement, un pas après l'autre en inspirant. Prendre des grandes bouffées d'air, essayer d'attraper tout l'air que tu peux avoir. C'est vraiment compliqué.
- Speaker #0
Il y a des gens qui paniquent avec la respiration, non ? Il faut être entraîné.
- Speaker #1
Oui, il faut être entraîné, il faut avoir un peu d'expérience quand même. Mais en général, les gens ne vont pas se lancer sur un 7000 mètres sans expérience. En tout cas, nos guides ne nous auraient jamais emmenés. Ils nous ont bien testé avant et ils ne savaient pas le niveau où ils t'emmenaient. Ils ne prenaient pas le risque parce qu'ils ne peuvent pas te redescendre.
- Speaker #0
Oui, c'est trop grave si tu as un malaise en haut ou si tu ne te sens pas bien.
- Speaker #1
Oui, et puis tu peux simplement t'endormir et ne pas te réveiller.
- Speaker #0
Ok. On parle souvent d'ailleurs du dépassement de soi côté physique, mais pour toi, est-ce que ça a aussi un impact justement sur le mental et l'émotionnel ? Et si tu peux nous expliquer, toi, comment ça a pu te faire évoluer de vivre toutes ces choses ?
- Speaker #1
Alors complètement, c'est clair que ça a un impact énorme. Mais à chaque fois, tu vois là par exemple le Pic Lénine, j'ai dit que j'ai surtout aussi gravi ma montagne intérieure, tu vois ?
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
C'est ça en fait. Pourquoi je vais vers ces sommets qui me dominent, tu vois ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ça m'émeut.
- Speaker #0
Non mais j'imagine parce qu'en plus tu dois avoir des choses qui reviennent dans ta tête et puis ce que ça t'a appris. Donc c'est sûr que...
- Speaker #1
Tu vois, c'est vraiment la montagne intérieure. Mais après, tu vois par exemple pour le Svalbard, On a fait 33 jours à ski par moins 30 degrés. Imagine-toi, pendant 33 jours, tu vas répéter les mêmes gestes. Tu vas monter ta tente, démonter ta tente, faire 12 heures de ski, tirer ta poule 480 kilos, faire fondre ta glace ce matin, fondre ta glace ce soir pour avoir de l'eau, etc. En fait, il y a une vraie lassitude qui s'installe et il faut aussi faire face à cette lassitude parce qu'on s'imagine que c'est dur, mais tu te lasses aussi au bout d'un moment. Tu as décorvé toute la journée. Donc déjà, j'ai appris... comme quoi j'avais une vraie capacité d'adaptation. Je suis hyper fière de ça. Quand je partais au Svalbard, je m'imaginais en amont les ours. Je m'imaginais tous les jours faire fondre ma glace, monter ma tente, démonter ma tente, et les 12 heures de ski et moins 30. En deux jours, j'étais tombée dans ma routine. Un jour après l'autre, ça avançait comme ça. Tu n'as même plus la notion du temps. C'est incroyable ! Et après sur les camps de base, il y a aussi la lassitude qui peut s'installer parce qu'il faut attendre la bonne fenêtre météo, parce que tu t'es acclimaté, il faut te reposer etc. Après ça dépend avec qui tu pars, tu peux te retrouver avec quelqu'un qui est hyper négatif et si tu te retrouves avec un tempérament comme ça, ça peut plomber toute l'ambiance et ça peut drainer tout le groupe vers le bas.
- Speaker #0
Tu as déjà vécu dans une expérience toi ?
- Speaker #1
Moi je l'ai vécue à Limelung, c'est un autre 7000 mètres, je ne suis pas arrivée au sommet.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et j'avais rencontré une fille là-bas qui a réussi à me tirer vers le bas. Après, c'était à moi de poser mes limites, tu vois. Mais après, il y a aussi le vrai caractère des gens qui ressort dans l'adversité, tu vois. C'est ton attitude. Tu ne peux pas avoir un masque. C'est ton vrai toi qui est là-haut. D'ailleurs, si tu veux tester l'amour de ta vie, tu l'emmènes en montagne. C'est un bon test, franchement.
- Speaker #0
Tu te redescends avec, c'est que c'est bon.
- Speaker #1
Et voilà et donc du coup c'était compliqué émotionnellement pour moi. Déjà je suis beaucoup plus à fleur de peau en altitude tu vois. Donc je me suis mise à pleurer pour rien. J'ai perdu énormément d'énergie à comprendre la psychologie de cette personne alors que j'aurais mieux fait de lâcher l'affaire tu vois. Et du coup ça a ruiné mon expo quoi. J'ai perdu tout trop, trop d'énergie parce que tu dois tellement te concentrer en attitude à respirer à toi. Tu dois être un bon coéquipier, c'est clair, mais tu dois être hyper égoïste aussi parce que sinon tu ne vas pas loin. C'est pour ça que là sur le pic Lénine, j'avais une coéquipière extraordinaire, Clémence, on partageait la tente et ça, c'était vraiment un binôme magique. Franchement, on était là l'une pour l'autre tout en gardant son espace. Tu vois, on a vraiment su se tirer vers le haut et elle était magique. vraiment une rencontre incroyable. Et ça, ça tire vers le haut, tu vois, pour le coup.
- Speaker #0
Oui, j'imagine et je trouve que c'est hyper intéressant tout ce que tu dis. Il y a deux choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir. La première, c'est que quand tu parles de lassitude, en fait, je trouve que dans notre société, dans notre quotidien en tant qu'occidentaux surtout, on n'a plus cette habitude de faire vraiment des choses tout le temps répétitives. On a tout le temps besoin de vibrer, de vivre des choses, etc. Je trouve que ça te ramène du coup à quelque chose de très simple et j'imagine que tu as dû réfléchir énormément sur toi. Parce que quand tu fais des choses répétitives, tu n'as pas besoin de réfléchir à ce que tu vas faire parce que tu sais ce que tu vas faire. Donc du coup, ça doit te ramener... Enfin, je n'imagine pas les 12 heures de ski en train de... Enfin, tu vois, tu dois cogiter, Donc en rentrant... Enfin moi, du coup, on en avait parlé un petit peu quand tu étais rentrée, mais je sais que ça a été un moment de réflexion extrême. Et sur le côté, tu vois, où tu disais quand tu gravides et sommets, où tu es complètement toi-même, ça peut se rapprocher à chaque fois des choses de la vie. C'est-à-dire, en fait, comprendre qui t'es vraiment quand justement tu es dans le dur. Parce que j'imagine qu'il y a des émotions qui sortent décuplées à chaque fois et que du coup, tu apprends vraiment à te connaître. Là par exemple, tu parlais d'un sommet que tu n'as pas réussi à gravir avec quelqu'un de, on va dire nocif, je ne vais pas juger, mais de nocif pour toi en tout cas. C'est quelque chose que tu peux ramener à la vie. Il y a des choses que tu n'arrives pas à atteindre parce que du coup, tu es mal entouré ou des choses comme ça.
- Speaker #1
Ah bah complètement, mais moi ça m'a servi après. C'est aussi grâce à cette expérience-là que j'ai décidé de poser mes limites, que j'ai décidé de m'imposer, d'arrêter. Tu sais, on disait, tu vois, l'étienne est gentille, tu vois.
- Speaker #0
Non mais oui.
- Speaker #1
C'est l'image que j'ai, tu vois. Et là, j'ai décidé d'arrêter, tu vois.
- Speaker #0
Ouais, mais ce qui est génial, c'est qu'aujourd'hui, tu vois, tu coaches des gens. Je trouve que c'est bien quand quelqu'un a vécu quelque chose qu'il le rapporte aux autres. Parce que du coup, tu peux parler de choses où on a dépassé tes limites et que justement ce dépassement de soi t'a appris plein de choses à ce sujet.
- Speaker #1
Ouais, il y a aussi le côté vu que je suis capable de me dépasser tellement physiquement et mentalement, ma limite elle est loin aussi. Ce que je veux dire c'est que les gens peuvent vraiment dépasser les bornes avec moi. Il y a un long moment avant que je réagisse et que je comprenne que là ça ne va pas. Je suis un peu une jusqu'au boutiste, tu vois. Oui, je comprends. Donc voilà, l'objectif c'est vraiment de... Mais je pense qu'on apprend toute sa vie.
- Speaker #0
Non mais clairement. Puis on change.
- Speaker #1
Je ne finirai jamais d'apprendre.
- Speaker #0
Totalement. Alors du coup, on va parler de ton instruction Wim Hof. Tu es instructeur Wim Hof ou instructrice, on peut dire peut-être même. Comment cette pratique s'intègre dans ton quotidien et en quoi elle t'aide à repousser tes limites ?
- Speaker #1
Alors clairement, même pour le Svalbard tu vois, à l'époque je commençais déjà à m'exposer au froid et tout ça. C'est clair que ça m'a aidé en fait, ça m'a appris à mieux tolérer le froid, à l'accepter au lieu de subir. On a eu un abandon sur cet expé, c'était un norvégien homme et du coup je me disais tu vois, je le regardais, je me disais purée il vit en Norvège, il a l'habitude et tout ça. Mais voilà il n'arrivait pas à réchauffer son sac de couchage parce que ce qui se passe au Svalbard c'est que l'air est très humide Donc avec la condensation dans ta tente, le matin ton sac de couchage il est trempé à l'intérieur et à l'extérieur. Donc c'est une bataille toute la journée pour faire sécher sur ta pulka. Et si tu ne sèches pas jusqu'au soir, tu dors dans de l'humidité si ce n'est pas possible. Donc lui a vraiment galéré avec ça. Moi j'ai eu de la chance, j'ai toujours su... Je l'ai bien séché tous les jours. Mais après j'ai aussi un autre rapport au froid maintenant parce que c'est grâce à la méthode Wim Hof. Après ça m'a aidée aussi... à me centrer dans les moments difficiles. Je vais respirer maintenant, j'ai découvert la respiration, le breastwork grâce à la méthode Wim Hof. Ça m'a appris à gérer une situation intense aussi parce que finalement quand tu es deux minutes dans un bain glacé, c'est une situation hyper intense pour le corps grâce à la respiration. C'est d'ailleurs ce que je dis à tous mes participants, vous allez voir, vous allez y arriver, parce que tout le monde vient avec plein de peur. Et ils regardent les bains en disant « Je ne vais pas y arriver, je ne vais pas y arriver » . Et au final, ils y arrivent tous. Mais pourquoi ? Parce que je leur explique qu'on va respirer calmement, comme au yoga, on prend des grandes inspirations, des grandes expirations. Tu connais, tu fais ça aussi maintenant, tu t'exposes beaucoup. Mais du coup, ça envoie une info au système nerveux comme quoi tout se passe bien. Finalement, tu finis par trouver le confort dans l'inconfort. Par exemple. te calmer et à être bien dans ton bain froid. Mais ça du coup, ça t'aide énormément aussi au quotidien, tu vois, à gérer ces situations intenses. Moi maintenant je m'épate. De temps en temps je me retrouve devant des situations où j'aurais en plaqué la personne à la base. Mais maintenant je reste calme, je respire et... Enfin je m'épate hein, encore...
- Speaker #0
- Ça te glisse dessus !
- Speaker #1
Ouais ça me glisse dessus, exactement. On apprend à rester calme dans la tempête en fait finalement. Si tu vois ce que je dis à mes participants quand ils viennent c'est que Ils vont rester deux minutes dans un bain glacé, un truc qui pour eux est impossible. Ils vont tous y arriver, tout le monde y arrive. Et du coup, ça permet d'ouvrir une nouvelle porte dans le champ des possibles. Ce que je veux te dire c'est, ce que je pensais impossible finalement, je peux peut-être leur mettre en question, peut-être que je suis capable de le faire. Donc il y en a qui repartent avec plein de nouveaux objectifs et hyper motivés.
- Speaker #0
Oui c'est clair, c'est deux minutes mais qui peuvent jouer... changer une vie.
- Speaker #1
La perception des choses, de la peur de sortir de sa zone de confort, etc.
- Speaker #0
Et en plus ce qui est génial c'est que c'est accessible si par exemple, je parle de moyens financiers par exemple, des gens qui n'ont pas forcément les moyens ou qui ne peuvent pas se donner les moyens parce qu'ils ont une vie de famille ou des choses comme ça, là c'est quelque chose qu'ils peuvent intégrer et justement c'est un petit pas qui ouvre le champ des possibles pour trouver des solutions pour autre chose, etc. Tu te limites...
- Speaker #1
Toi tu vas te baigner dans ta rivière derrière chez toi, tu as de la chance d'avoir un endroit idéal pour ça tu vois mais après tu peux t'acheter un bac. Là l'hiver arrive, hier je me suis levée il faisait 3 degrés donc ça va bientôt suivre. J'ai trop hâte.
- Speaker #0
Ça va être bien pratique.
- Speaker #1
Alors là je me suis commandé un bain en métal tu vois mais tu peux commander un bain en plastique, n'importe quoi tu vois et puis tu te le mets dans ton jardin. Tant que ça gèle, tu vois il n'y a pas de... de germes et quoi tu peux le laisser et puis tu fais ton petit bain glacé quand tu le sens, faut pas forcer, c'est toujours en progression avec la méthode Lymeuf on force jamais. J'ai forcé au début, je ne peux forcer plus, il n'y a pas d'ego quand on s'expose au froid, on laisse l'ego de côté et ça aussi c'est génial, on apprend à mettre son ego de côté. Moi je suis hyper fière parce que quand j'ai passé mon niveau pour devenir instructrice, on était donc les je sais pas une quarantaine d'élèves entre guillemets Et on devait rester dans le bain glacé. Alors évidemment, là tu as l'ego, tu ne veux pas sortir dans les premiers parce que tu veux montrer aux instructeurs que tu es capable. Mais nous, ils ne veulent pas nous voir rester 30 minutes dans le bain glacé. Ils veulent simplement voir que tu es à l'écoute de ton corps parce qu'après tu dois guider les gens. Donc tu vois c'est logique. Moi je suis sortie la troisième. J'avais mes règles. En rentrant dans le bain, j'ai glissé, je me suis râpé les fesses. Tu rentres en dehors, tu vois ? Je suis sortie la troisième. J'étais fière ! J'étais tellement fière parce que normalement, je serais restée comme ça à prendre sur moi, quitte à trembler pendant trois heures. Et j'étais hyper fière de sortir. Après, moi, j'étais bien. Je suis restée cinq, six minutes. J'étais hyper bien. Alors qu'il y en a après, ils étaient à quatre doudounes pendant plusieurs heures pour essayer de se réchauffer. Ça, je trouve que c'est ridicule. Ça ne sert à rien.
- Speaker #0
Oui, non, bien sûr. Mais c'est vrai que du coup, quand tu fais quelque chose que tu n'as pas l'habitude ou tu sais que d'habitude, tu aurais tenu, forcé, etc. Tu te dis mais là, il y a une remise en question sur moi-même. j'ai évolué et ça je suis fière du coup je me permets de faire un petit dans deux semaines il y a un podcast sur l'ego qui va sortir avec Charlotte Bichelin que j'adore une super coach qui donne plein d'infos ça change vraiment du développement personnel qu'on a l'habitude de voir donc voilà dans deux semaines après ton podcast je vais l'écouter tu verras je l'ai déjà enregistré c'est ça que je pense à le dire mais il est top
- Speaker #1
Tu sais quand on apprend à laisser son ego de côté, je pense qu'il y a de vraies magies qui opèrent dans sa vie. Après il en faut un petit peu de l'ego quand même pour ravir une montagne. Parce que si j'avais pas eu d'ego là pour mon 7000 mètres, je peux te dire que j'aurais fait demi-tour.
- Speaker #0
Sac de couche là sur le dos.
- Speaker #1
Ça me saoule là, c'est trop dur tu vois. Allez je m'écoute. Je veux dire les sportifs de haut niveau ils doivent avoir un peu d'ego quand même. Bien sûr,
- Speaker #0
bien sûr. Non c'est sûr. Et quand tu te retrouves face à des moments de doute ou de fatigue intense, comment tu fais pour rester motivé à continuer ? Si tu as des petites techniques ou routines qui t'aident à nous partager, qui peuvent être applicables justement pour les autres ?
- Speaker #1
Des routines quotidiennes, la douche froide. La douche froide c'est magique, c'est incroyable. Tu sors de ta zone de confort déjà le matin, il faut le vouloir. Tu es dans ta douche, tu as l'option chaud ou froid, tu la mets au plus froid. Ça fait un bien fou, la douche froide ça va stimuler tout ton système circulatoire cardiovasculaire, c'est magique, t'es bien après. T'as de la dopamine qui est sécrétée, t'es heureux, t'es bien. Ce matin je me suis levée, c'était douche froide directe. Donc ça c'est des petits gestes, qu'est-ce que tu peux faire ? Aller marcher dans la nature... Faire des choses que tu ne fais pas habituellement, tu vois. Ne pas aller se gravir un 7000 mètres, tu vois. Non,
- Speaker #0
bien sûr, mais des petites choses du quotidien. Toi, quand tu as des moments de doute sur toi-même, tu vois, genre là sans parler de doute quand tu es dans ton sommet, mais des doutes dans tes moments dans la vie de tous les jours, est-ce que tu as des choses que tu te dis dans ta tête ou est-ce que tu as des... Tu vois, est-ce que tu essaies de te calmer ou toi tu me dis que c'est des barrages surcentrés, mais est-ce que tu as d'autres choses ?
- Speaker #1
Alors ça paraît fou, mais je suis pleine de doutes moi. Je doute énormément de moi. Tu vois, même là pour la méthode Wim Hof, c'est toi qui m'a boostée. Mais non, tu peux le faire. T'étais sûre et tout ça. Oui,
- Speaker #0
moi j'étais vraiment sûre. Elle fait des sauts mais c'est sûr qu'elle peut aller dans le front.
- Speaker #1
Non mais ce n'est pas pour aller dans le front, c'est pour être instructrice. Oui bien sûr. Ah non mais moi je le sentais immédiatement. et donc je suis pleine de doutes je suis quelqu'un qui rumine beaucoup c'est pour ça que le froid c'est mon allié aujourd'hui c'est pour ça que j'en ai besoin parce que ça me permet de me canaliser, de me centrer et donc je trouve que respirer, tu vois la cohérence cardiaque la respiration Wim Hof n'importe quelle respiration ça recentre direct faudrait que je le fasse beaucoup plus je vais plus facilement aller m'immerger dans le froid que me faire une respiration Wim Hof toi aussi tu me l'as dit alors que Voilà, c'est magique. Il y a tellement de choses qui... Tu vois, tu passes dans un autre état de conscience et plus dans le lâcher-prise, etc. Il faudrait être un peu plus dans le lâcher-prise. Et puis on le sait, à tous les niveaux, au niveau des énergies, c'est là que la magie opère, tu vois. Mais dans les moments vraiment difficiles en XP, quand j'ai des moments de doute, est-ce que... Peut-être qu'inconsciemment, je ne laisse plus la place aux doutes à ce moment-là parce que je n'ai pas le choix, tu vois ce que je veux dire ? Je veux trop y arriver, tu vois ce que je veux dire ? Ouais.
- Speaker #0
Est-ce que ça t'arrive de mettre un peu sur off ta tête, de te dire : "Allez, je pense et je ne pense plus à rien ? " Oui,
- Speaker #1
je pense. En tout cas, Oswald Barth était sûr quand j'étais là-haut à 7000 mètres. J'essayais comme d'être consciente en me disant : "Voilà, là il faut savoir si tu montes plus haut, tu risques ta vie clairement avec le mal des montagnes, l'hypoxie etc. Donc il faut vraiment faire les bons choix." Quand je sentais que si je m'arrêtais, que j'allais m'endormir et pas me réveiller, Des fois je me disais : "Est-ce que tu ne serais pas plus intelligente de faire demi-tour ? " Mais il y avait Clémence qui était là, elle me regardait, elle se retournait tout le temps et elle disait au guide : "Yorick on attend Laetitia, pour que je raccroche le groupe." Parce que si je laissais trop de distance à chaque fois avec le groupe, c'était mort, c'était fini. Et c'est grâce à elle aussi, elle regardait. Parce qu'elle savait de quoi j'étais capable aussi. Et puis quand j'avais des moments de doute, vu que j'avais confiance en elle, c'est vrai que je me confiais à elle, Et puis, j'avais beaucoup de doutes sur cet expé parce que je ne dormais pas. J'étais épuisée, tu vois ? J'étais épuisée. Et puis, il y a des moments où j'étais à fleur de peau. Puis, il y avait mon ancienne relation qui commençait à ressurgir dans ma tête et tout. C'est hyper difficile. Mais l'hôtel, elle avait vraiment les mots pour me guider souvent. Je pense que c'est...
- Speaker #0
Ouais, je lui dois aussi mon sommeil, je pense.
- Speaker #1
Mais tu vois, là, c'est super ce que tu viens de dire parce qu'avant, on parlait de quand on voit le vrai visage des gens quand tu es dans l'adversité. Mais par contre, quand c'est positif,
- Speaker #0
ça ne te donne rien qui est indestructible après. Quand c'est positif, ça te t'emmène n'importe où. J'avais tellement confiance en elle et elle avait confiance en moi aussi. Elle savait qu'elle pouvait compter sur moi, clairement. Et après, je pense que quand tu fais quelque chose qui a du sens pour toi aussi. Moi, gravir une montagne, ça a du sens pour moi. traverser les vales barres ça a du sens pour moi, aller courir à 100 km donc je vais au bout. Après ça a peut-être pas de sens pour certaines personnes et tu vois il faut aussi faire les choses qui te correspondent tu vois. Oui bien sûr. À Paris je voulais être comédienne, tu vois c'est une nouvelle lubie là tu vois, je peux aller très loin mais parce qu'en fait finalement c'est parce que je voulais.
- Speaker #1
Ouais c'était pas toi.
- Speaker #0
Non c'était pas moi, mais là je fais vraiment ce qui est moi tu vois et donc du coup c'est vrai que je peux aller au bout des choses. Donc, c'est bien aussi de définir si cette activité, c'est une vie ou vraiment quelque chose qui te nourrit de l'intérieur et qui te pousse à aller de l'avant.
- Speaker #1
Est-ce que tu veux parler par exemple de ce moment dans ta vie ? Parce que toi, tu as eu deux vies, enfin deux vies, plusieurs même peut-être. Dix ! Mais est-ce que tu as un moment dans ta vie justement où il y a eu, tu sais, une rupture, où vraiment tu t'es dit maintenant, ça c'est terminé, je laisse derrière moi et je vais faire ça quoi. Enfin, je veux être...
- Speaker #0
Ouais, alors il y a eu plusieurs moments. Quand j'y vais à Paris, tu sais, j'en étais malade physiquement. Je croyais même que j'avais un cancer. Il y en avait encore qui me disaient « petite Paris » , tu vois, ils m'envoyaient plein de signaux. Donc le jour où j'ai lâché l'appart, tous mes symptômes, ils ont disparu, tu vois. Donc je suis rentrée en Alsace pour retrouver la nature. En fait, je pense que je restais à Paris inconsciemment parce que j'avais mes amis là-bas après Miss France et tout ça, puis j'étais au Thésia Laire. et aussi burnout dans mon travail, parce qu'après les Miss, j'ai repris les vols, parce que j'ai eu besoin de retrouver une stabilité dans ma vie, des collègues, des horaires, etc. Ça m'a fait du bien. Sauf que bon, au bout d'un moment, la chef hôtesse, elle a changé, c'est une peau de vache, c'est moi relationnellement... Si je ne travaille pas dans la bienveillance, si je ne suis pas entourée de bienveillance, ça ne va pas, je pète un câble. Et donc j'ai pété un vrai câble. Je me souviens, j'étais à l'hôtel et j'ai fait une crise d'angoisse Monumental, là rien pouvait m'aider. Le froid, le machin, je suis partie dans tous les sens. Et le captain il m'a dit : "Non mais là, Alicia, va falloir se calmer", tu vois. Il m'a poussé à rentrer chez moi et c'est là que j'ai décidé en fait, je veux plus vivre ça. Ça ne me correspondait plus du tout. Ça faisait des années que je restais dans ce job parce que c'est vrai que tout le monde me disait : "Alicia, tu gagnes très bien ta vie, tu voyages, tu travailles 15 jours, t'as 13 jours à la maison". Tu vois, c'était des plans de nuit, 15 jours, 13 jours. Tu peux faire plein d'autres choses. Mais voilà, ça ne me correspondait tellement plus, tu vois. Faire un menu pour un chien à bord. Tu vois, ce n'était plus possible, tu vois. Tellement de chiches, ça ne me correspondait plus. Les chichis, tout ça. Les chichis. Tu vois, c'est un service 5 étoiles là-haut. Alors, c'est un très beau travail. À 20 ans, c'était magique, tu vois. Mais à 40 ans, quand la chef hôtesse m'appelait, j'étais en train de préparer mes cannellonis pour mon amoureux, tu vois. Donc, j'étais toute contente d'être à la maison après 15 jours où tu n'étais pas reposée par ventre. Elle m'a appelée, elle m'a dit « Tu pars demain, tu te débrouilles pour faire un test Covid entre-temps. Aucune bienveillance, t'as rien à dire, c'est comme ça. » Alors que j'étais censée être en off, tu vois ? Je ne supportais plus. J'avais plus cette flexibilité, ça n'avait plus de sens pour moi, tu vois ? Ça n'avait plus de sens pour moi. Il commençait à y avoir aussi beaucoup de problèmes. J'avais plus d'intérêt à travailler dans un jet privé. J'avais plus, tu vois ? Même si je gagnais, moi, très bien ma vie, mais tu vois, frêter un avion à 737 pour un passager, ça me dégoûtait, tu vois ce que je veux dire ? J'ai essayé de faire mes petites économies dans l'avion pour ne pas user trop de gobelets en plastique pour le personnel, de ne pas utiliser trop d'eau, de ne pas gâcher l'alimentation. Mais bon, niveau carbone, là on était… Tu faisais ta petite contribution. J'essayais de faire ma petite contribution mais c'était ridicule. C'était ridicule et ça n'avait plus de sens pour moi. Et le jour où j'ai arrêté, je ne savais pas du tout ce que j'allais devenir. Mais pas du tout. Il y a eu toi, la méthode Wim Hof, etc. Et j'ai osé me lancer. Si je n'avais pas arrêté ce job, là, je pense que j'aurais continué. Et je n'aurais jamais osé me lancer. Aujourd'hui, je suis tellement heureuse. J'en discutais encore avec ma mère hier, mais plus jamais... Là, je ne me verrais plus du tout faire ça. Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Tu as passé le cap, tu es passée à autre chose.
- Speaker #0
Là, je sens que je suis à ma place dans l'univers. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui. Ton chemin est... Ton chemin a pris tout son sens, en fait.
- Speaker #0
Et j'ai envie de faire plein d'autres choses encore, tu vois. Je sais que je vais faire d'autres choses, tu vois.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais je ne sais pas encore quoi, mais ça va venir, tu vois.
- Speaker #1
On va suivre ça de près. Ouais. Peut-être qu'on t'aura sur un podcast qui n'a rien à voir dans quelques années,
- Speaker #0
on sait pas. Ouais. C'est trop chouette.
- Speaker #1
Pour ceux qui n'ont pas l'intention de gravir des sommets ou faire des choses extrêmes, quelles sont les douches froides par exemple ? Ou pour travailler son dépassement de soi, est-ce que tu penses que ce serait bien par exemple de se mettre à un projet ? Là on est en janvier, peut-être se dire cette année je vais essayer d'accomplir un truc que j'ai toujours rêvé de faire. Qu'est-ce que toi tu donnerais comme conseil justement pour mettre en place des choses pour réaliser quelque chose qu'on a envie vraiment de réaliser ?
- Speaker #0
Après ça dépend du projet. C'est sûr que si quelqu'un veut se mettre à la course à pied, il ne faut pas qu'il s'inscrive. Parce que j'en vois, il s'inscrit direct sur des 50 kilomètres. Enfin, c'est n'importe quoi le projet. Oui, d'accord.
- Speaker #1
Prendre les choses petit à petit peut-être.
- Speaker #0
Petit à petit, exactement. Progresser petit à petit. Moi, tu vois, là, je me lance à peine sur mon 100 kilomètres alors que je cours depuis des années. Et j'ai des amis qui ont commencé la course à pied à 3 ans. Ils ont déjà fait 2-3 ultras, tu vois ce que je veux dire ? Mais pour moi, c'est trop. C'est dans le trop. Aujourd'hui, c'est tout de suite… surdimensionnée tu vois donc moi je reste à l'écoute de mon corps donc je pense qu'il faut progresser mais toujours en étant à l'écoute de son corps faut je suis pas trop pour le forçage tu vois au bout d'un moment tu le payes et est aujourd'hui on est en périmènes opposés je veux oui tu vois avec les hormones c'est ça le taux de cortisol et tout moi je suis hyper à l'écouté de mon corps c'est important si je pense de ne pas écouter les autres oui tu vois non clairement si j'avais écouté les autres aura rien fait dans ma vie alors déjà j'aurais pas fait miss france et parce que la peur c'est les proches qui te transmettent leur peur à eux finalement la peur que tu réussisses pas, la honte le machin, je l'aurais pas fait les ours, je t'en parlais des ours au Svalbard j'ai tellement cauchemardé avant de partir et puis j'ai plein de gens qui en ont joué, qui m'ont envoyé des petites photos d'ours sur les réseaux sociaux qui m'ont envoyé des photos d'ours par Whatsapp attention tu vas te faire bouffer par un ours attention c'est dangereux mais vraiment on m'a envoyé des documentaires et tout ça Donc si je l'avais écouté, je serais pas partie. Donc vraiment, il faut s'écouter soi au fond de soi. On sait ce qui est fait pour nous. Essayer d'avancer après, c'est difficile. Parce que moi, j'ai toujours été celle qui écoutait les autres avant. Mais j'ai évolué, enfin. Maintenant, je m'écoute moi. Mais je prends les conseils des amis. Je prends les conseils des amis.
- Speaker #1
Pour l'anecdote, moi une fois, j'ai accepté de courir un 13 km sans savoir courir.
- Speaker #0
Tu l'as fait ?
- Speaker #1
Je l'ai fait, mais j'étais au bout de ma vie. Ben oui, c'est dur. Je me suis un petit peu entraînée avant de le faire, mais même en m'entraînant avant de le faire quand on ne court pas. Ça peut décomplexer certains qui nous écoutent ou certaines qui nous écoutent.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
J'en avais jamais fait, tu vois.
- Speaker #0
13 kilomètres pour un premier, c'est énorme. Mais c'était horrible. C'était énorme. Je veux dire, moi, quand j'ai commencé à courir...
- Speaker #1
Tu sais que vraiment, tout le monde me disait... D'ailleurs, en écoutant les autres, tenez, ça c'est un bon exemple. Tout le monde me disait « Mais tu vas voir Barbara, quand tu vas te mettre à courir, à un moment donné, tu vas avoir vraiment envie de courir » .
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Pendant ce temps-là, en tout cas, ce n'est jamais arrivé. Alors après, par contre, j'ai recouru après, mais bien un an après. Et c'est vrai que ça me faisait du bien parce que j'avais des problèmes de thyroïde et que du coup, j'entendais que ça circulait. C'était pour quelque chose de thérapeutique, tu vois.
- Speaker #0
Et puis finalement, tu continues de courir ou pas ?
- Speaker #1
Alors de temps en temps, mais pas tout le temps. En fait, j'ai besoin de changer. Quand je fais du sport, j'ai besoin de changer les choses que je fais. Donc chacun son truc.
- Speaker #0
Ce que je voulais dire aussi, le plus important, ce n'est pas la distance, le sommet, mais c'est d'oser faire le premier pas. C'est con, mais ce n'est pas le plus difficile. C'est le premier une fois que tu es lancé, ça va.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai, tu as raison. On va faire un petit questionnaire des défauts. Et tu peux rebondir un petit peu sur ce que je vais dire, tu dis vrai ou faux mais tu peux dire tout ce que t'as envie de dire. D'accord. Est-ce que le dépassement de soi consiste uniquement à réaliser des exploits physiques extrêmes ?
- Speaker #0
Bah non on en a parlé, faux ! On en a parlé !
- Speaker #1
Prenez la parole devant des gens c'est ça aussi. Voilà,
- Speaker #0
poser ses limites !
- Speaker #1
Oui ! Voilà,
- Speaker #0
dans une relation amicale, amoureuse, c'est vraiment ce quoi je veux tendre aujourd'hui quoi.
- Speaker #1
Ouais et puis en fait c'est vrai que quand tu poses tes limites aussi tu vis beaucoup mieux parce que les gens n'osent plus venir.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Les expériences de dépassement de soi peuvent renforcer la confiance en soi et la résilience ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Ça renforce la confiance en soi, l'estime de soi aussi, la confiance à tous les niveaux. Je le vois parce que quand je pars faire une expé, aujourd'hui, je sais que je suis capable de le faire. Tu vois ce que je veux dire ? Je sais que je suis capable d'aller faire une traversée ou quoi. Je sais que je suis capable de le faire. Maintenant, sortir de ma zone de confort, ce serait de partir toute seule... Avec une carte, parce que je n'ai pas ça dans l'entente. Tu vas ? Je comprends. Il faudrait que je le fasse un jour aussi.
- Speaker #1
Laetitia, on ne te retrouve pas, où es-tu ?
- Speaker #0
Avec moi tu vas nulle part d'ailleurs, c'est ce que je dis à mes amis si vous voulez qu'on trouve le chemin, ne comptez pas sur moi. C'est la partie des objectifs de travailler sur mon orientation.
- Speaker #1
Le dépassement de soi peut aider à mieux gérer le stress et les émotions dans la vie quotidienne ?
- Speaker #0
Complètement, oui. Je suis d'accord. Le bain glacé, on se dépasse pour aller dans un bain glacé. À chaque fois que je fais un bain glacé, quand je rentre dedans, c'est comme si c'était mon premier. Je n'ai pas envie d'aller dans la glace. Oui, il n'y a pas de moment. Je sais qu'après, je vais être heureuse. Je sais qu'après, je vais avoir sécrété mes 250 % de dopamine, que ça va me canaliser, que je suis dans l'instant présent et que je vais arrêter de ruminer toute la journée.
- Speaker #1
D'ailleurs, si vous testez la méthode de douche froide, envoyez-nous des commentaires.
- Speaker #0
Ah oui ! Exactement.
- Speaker #1
Se dépasser signifie toujours se comparer aux autres pour aller plus loin ?
- Speaker #0
Ben non. Alors, c'est humain de se comparer aux autres. Je suis la première à me comparer aux autres aussi, mais c'est sûr qu'il faut arrêter. Les réseaux sociaux, ça nous rend fous avec ça. Mais voilà, il faut arrêter de se comparer aux autres. Il y a toujours mieux que soi. Il y a toujours quelqu'un qui fait plus, plus long, plus dur, tu vois, plus exposé et tout ça. Donc, il faut arrêter de se comparer aux autres. Maintenant, je le fais aussi.
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est humain. Je voudrais qu'on termine ce podcast pour que tu parles un petit peu de tout ce que tu proposes parce qu'il y a des gens qui nous écoutent de la France entière et les pays francophones. Mais du coup, c'est en France qu'ils viennent tester peut-être ce que tu proposes parce que tu proposes des stages, des week-ends, etc. Et puis aussi donner tes réseaux sociaux pour qu'on puisse te suivre.
- Speaker #0
Bah écoute, bah oui, je propose des ateliers. Donc des ateliers sur les fondamentaux de la méthode Wim Hof qui dure à peu près 4 heures. Où on apprend les bases de la méthode Wim Hof pour pratiquer chez soi en toute sécurité. Il n'y a pas que le bain glacé. On évoque vraiment les trois piliers. La respiration qui pour moi est la partie la plus puissante de l'atelier. Parce que les gens ne s'attendent pas à vivre ce qu'ils vivent. Il y a donc les trois piliers. La respiration, l'exposition au froid et le mindset, le mental. Oui. l'engagement, parce que sans un bon mindset, on ne fait rien dans sa vie. Ça, on le sait. Et puis, c'est une partie théorique. Ensuite, je vous propose aussi des ateliers niveau 2 pour les gens qui ont déjà expérimenté le premier niveau où là, au niveau 2, on va plus loin, on va plus sur le pouvoir de l'esprit. Donc, se rendre compte que l'esprit peut t'emmener tellement loin qu'on est capable de faire tellement plus que ce que l'on imagine. Donc, on va aller faire des expositions plus longues, évidemment.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
et tout en bienveillance, toujours en bienveillance. Et je propose aussi des week-ends. Là, j'ai un week-end du 23 janvier au 25 janvier. Donc, un week-end 100% en immersion totale dans la méthode Wim Hof avec randonnée. Je pense que vous en avez déjà vu sur les réseaux en petit short et débardeur ou brassière ou torse nu pour les hommes dans le froid. C'est extraordinaire avec aussi des expositions en milieu naturel. Puis aussi, on va aller plus loin dans la respiration, des respirations bien puissantes qui nous emmènent... dans une autre stratosphère. Voilà. Et puis après, je développe aussi en entreprise. J'organise des team building, ateliers, pour des séminaires, pour la cohésion d'équipe. C'est extraordinaire à vivre en équipe.
- Speaker #1
Oui, c'est chouette. J'imagine entre collègues, ça doit être... ça doit être des choses un petit peu différentes.
- Speaker #0
Et je commence aussi à oser. Tu vois, ça aussi, c'est sortir de ma zone de confort et c'est grâce à quelques copines qui me le recommandent de le faire et qui essaient de me pousser. à faire des conférences en entreprise pour raconter mes aventures de distance, à gravir des 7000 mètres. Il y a tellement de choses à raconter. Cette montagne intérieure que je n'arrête pas d'essayer de gravir. Je crois qu'il me faudra toute la vie pour y arriver, mais en tout cas, il y a tellement de choses à raconter. Donc ça, je commence à oser me lancer. Et qu'est-ce que je fais d'autre ? Tu le sais,
- Speaker #1
toi aussi. C'est vrai que tu fais plein de choses. Les conférences, c'est qu'en entreprise ou tu interviens ? Si quelqu'un est intéressé, t'as pas l'intention d'intervenir aussi ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Et t'interviens d'ailleurs sur des événements aussi pour Wim Hof. J'ai vu que tu... Des fois, il y a des événements, c'était une course à pied, non ? Je t'ai vue l'autre temps. Ah oui, bien sûr. Sur des événements, tu vas aussi faire tes bains glacés parfois. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Ou j'accompagne les gens dans des bains glacés ou... Là, en l'occurrence, c'était sauna et bain froid. C'est génial. Un loco au beau des deux, c'est magique. Donc je fais plein de choses. Et puis voilà, là, je prépare mon 100 kilomètres aussi. D'ailleurs, ce qu'on veut suivre, c'est sur Laetitia Blégé. Laetitia Blégé sur Instagram. Et puis c'est vrai que je partage pas mal mon quotidien. Là, cet hiver, j'ai partagé pas mal d'expositions en froid. J'essaye de faire un peu de contenu sympa, naturel, authentique, quoi.
- Speaker #1
Moi, je te suis depuis très longtemps. Et du coup, c'est bien parce que là, on peut suivre à chaque fois tes aventures, tes préparations aussi, parce que tu partages ça. Tu vois, quand tu fais un sommet ou quand tu fais ta course, tu montres ta préparation. Ça peut aussi inspirer certaines femmes qui ont envie de savoir comment on fait pour s'entraîner. Parce que des fois, on se dit, mais comment je prépare quelque chose d'aussi grand ? J'imagine en plus où les femmes peuvent t'écrire, etc. Ah,
- Speaker #0
complètement ! Oui, je réponds toujours aux messages. Ça me fait toujours plaisir. En plus, j'ai toujours des messages bienveillants. Mais c'est vrai que je partage toujours ma préparation. C'est la partie la plus importante. Si tu ne prépares pas bien…
- Speaker #1
Oui. Et comme ça, on peut se rendre compte aussi parce que parfois, peut-être qu'ils disent « Ah ben non, vu qu'elle est super entraînée, peut-être qu'elle ne s'entraîne plus beaucoup pour faire des choses » . Ah ben non, à chaque fois un autre entraînement donc ça doit pas être facile non plus pour toi.
- Speaker #0
Là, pour le sommet, j'ai fait un peu de musculation parce qu'on fond tellement de muscles que je voulais vraiment partir en ayant plus de muscles, de force. Et il fallait que je parte aussi en ayant du jus, de la force, enfin pas de fatigue surtout. Il ne fallait pas partir en étant surentraînée. Donc, je courais beaucoup moins. Je courais pour la forme, mais je ne courais pas des 20-30 kilomètres. Et quand je suis rentrée et que je me suis inscrite sur mon 100 kilomètres, il a fallu que je reprenne la course à pied et que je fasse en même temps de la musculation pour reformer ce muscle qui avait disparu. Ça y est, ça revient petit à petit. Mais là, c'est vrai qu'au début de la reprise, 5 kilomètres, c'était difficile pour moi. Et là, je commence à peine à essayer de passer les 20 kilomètres. Il me faut vraiment du temps pour... pour me réhabituer. Ce n'est plus du tout le même entraînement. C'est sûr. J'espère que ça va le faire.
- Speaker #1
Ça va le faire, je n'ai pas peur. Je n'ai pas peur pour toi non plus. Je voulais juste te dire que j'ai participé à un testage Wim Hof et j'ai l'habitude de m'exposer quand même un petit peu au froid. C'est pour ça que je veux en parler parce que par exemple, les techniques de respiration et même de vivre des choses en groupe, c'est complètement différent. Il y a des personnes qui nous écoutent et qui s'exposent un petit peu au froid ou qui prennent déjà des douches froides n'hésitez quand même pas à aller vivre un moment comme ça pour vous, parce que c'est quand même assez puissant justement l'effet de groupe et le fait de faire la respiration avec toi. Moi je trouve que c'est super libérateur. Enfin je plais à chaque fois, tu vois c'est très émouvant dans l'émotion etc. En plus t'as une voix qui porte etc. Donc moi je vous conseille vraiment d'essayer de vivre ça une fois dans votre vie et pourquoi pas même plus après puisque tu proposes en plus plusieurs niveaux. Donc voilà parce que je pense que c'est important de faire un truc où tu sors de chez toi Tu vois, moi là vraiment je l'ai vécu, j'avais pas fait encore un stage complet comme ça, tu vois, et de le vivre avec toi c'était différent parce que tu te laisses porter toute la journée, tu rencontres des personnes que tu connais pas, enfin, moi je suis venue toute seule et ça m'a vraiment fait du bien, tu vois. Donc j'encourage vraiment les personnes qui nous écoutent à essayer ça parce que comme elle a dit Laetitia, deux minutes dans le froid vous êtes capables et en plus de ça vous allez libérer plein de choses dans des journées comme ça.
- Speaker #0
Ouais, bah merci Barbara. Et puis c'est vrai qu'on s'imagine pas, mais cette respiration en groupe, elle est puissante. C'est d'ailleurs pour ça que je le fais moins seul. Même si, voilà, physiologiquement, c'est très bon, hein. C'est anti-inflammatoire, on va alcaniser le sang, etc. Mais en groupe, c'est puissant parce que tu respires pour toi, mais aussi avec les autres et pour les autres. Et il y a... Enfin, et puis en plus, les groupes, ils se forment jamais par hasard. Donc, il y a toujours une énergie incroyable. Et c'est pour ça que là, moi, je veux me payer, moi aussi, un week-end de méthode Wim Hof avec un autre instructeur pour... Voilà, pour... propre, soin de moi et respirer en groupe parce qu'il n'y a rien de plus beau que de respirer en groupe
- Speaker #1
Et en plus quand tu suis la voix de quelqu'un je trouve que, alors tu peux le faire chez toi mais c'est différent mais quand t'as la respiration des autres et que tu suis en fait tu déconnectes vraiment parce que moi j'ai aussi tendance parfois à penser à plein de trucs, à l'esprit qui part partout et là vraiment dans ta respiration t'es concentrée quoi donc c'est top.
- Speaker #0
Mais c'est incroyable parce qu'il y a tellement de belles choses qui se passent, on est vraiment dans le lâcher prise tu vois et moi aussi chaque fois que je fais une respiration en groupe je pleure Je ne suis pas bien que je pleure.
- Speaker #1
Non, ça sort.
- Speaker #0
Qui doit sortir et puis c'est ce que je dis à chaque fois, tout ce qui est dehors n'est plus dedans. Donc ne retenez pas, pleurez. Allez-y. L'autre fois j'avais un chef d'entreprise, il était hyper étonné, il était gêné parce qu'il se mettait à pleurer. Et voilà, je lui ai dit mais voilà, tout ce qui se passe ici, ça reste ici, il ne faut pas avoir honte. Au contraire, c'est beau de lâcher tu vois et de laisser ressortir. Parce qu'on passe vraiment dans un autre état de conscience. Il y en a qui ont l'impression d'être en levitation, il y en a qui ont l'impression d'être loués au sol. Il y en a qui voient des couleurs. Moi je me souviens j'avais vu un lotus incroyable. C'est le genre de lotus, on voit des choses magiques et puis ça nous guide tu vois. Ça nous permet un petit peu justement vu que t'étais pas dans ton mental là, tu peux trouver réponse à pas mal de questions.
- Speaker #1
En tout cas merci beaucoup Laetitia d'avoir répondu à nos questions.
- Speaker #0
Merci à toi Barbara, c'était chouette.
- Speaker #1
Et puis, écoute, j'invite les gens vraiment à aller voir tout ce que tu fais. Puis je te dis à bientôt.
- Speaker #0
Oui, à bientôt Barbara, pour un bas glacé. Ouais ! Salut ! Salut !
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode avec Laetitia Blégé. J'espère que ses conseils et ses expériences sur le dépassement de soi, la montagne et la méthode Wim Hof vous inspireront à repousser vos propres limites, petit à petit, dans votre quotidien. N'oubliez pas, chaque pas compte, même les plus petits. Si vous avez aimé cet épisode, pensez à vous abonner au podcast, à partager autour de vous et à laisser un petit commentaire. A très bientôt pour un nouvel épisode. Générique