- Speaker #0
Bienvenue dans Itinéraires d'exception, le podcast qui donne la parole à celles et ceux qui dirigent et façonnent le monde de l'entreprise. Leur parcours, leur choix, leurs leçons de vie, leur vision du travail. Les dirigeants nous ouvrent les coulisses de leur carrière pour peut-être demain inspirer la vôtre. Itinéraires d'exception, c'est maintenant.
- Speaker #1
Bonjour Dan, parle nous de toi, parle nous du groupe que tu as construit.
- Speaker #0
Bonjour cher Laurent, c'est un plaisir d'être là et un plaisir aussi d'être en face de quelqu'un d'aussi énergique et à la tête d'une société qui rassemble autant de personnalités de qualité. Merci. J'espère en être une et nous allons en parler un tout petit peu, mais en toute modestie en tout cas. Je dirige un cabinet de recrutement depuis maintenant une vingtaine d'années, avec passion, avec implication et avec des gens remarquables autour de moi. Quand je dis des gens remarquables autour de moi, il y a deux catégories de personnes. La première, très importante, ce sont mes clients, c'est-à-dire les gens pour lesquels je travaille. Et j'ai la chance énorme de travailler avec des gens remarquables. Pour n'en citer que quelques-uns, je me permettrais de le citer parce que je l'aime beaucoup et j'ai pas mal travaillé pour lui. Je pense à des présidents comme Thomas de Richebourg, comme Jean-François Guillaumard, peut-être encore comme Serge Canf, avec lequel j'ai pas mal travaillé à une époque aussi, du SONAM. Et j'ai eu la chance, dans ma carrière, de côtoyer des gens remarquables. En fait, je suis un Sciences Po droit, donc j'ai fait Sciences Po et une maîtrise en droit international. Après j'ai fait des tas de choses, des tas de métiers. J'ai commencé par vendre de l'audit chez Avas, puis soudain je me suis dit que ce n'était pas ça mon métier, donc j'ai vendu ensuite des chantiers navals, des chantiers navals, ensuite des bateaux, puis des bateaux de guerre. Ensuite j'ai eu la chance de travailler pour un groupe comme Thalès, où j'ai vendu des systèmes d'armes, ceux qui m'appassionnaient. Et en quittant Thalès, je suis rentré dans une entreprise extraordinaire qui s'appelle Capgemini, où j'étais... patron de grands comptes internationaux, puis des sociétés comme Bull, où j'étais vice-président d'affaires internationales du groupe. Et ensuite, j'ai eu plusieurs fonctions de direction générale, parfois anecdotiques, comme être directeur général d'une boîte indienne, Wipro Technologies, la première boîte de services informatiques indiennes. Et j'avais le plaisir de recevoir à Paris Azim Premji, qui était le président, qui était très francophile. Et je le baladais en scooter, je le baladais en scooter, oui en scooter. un peu partout dans Paris pour lui faire découvrir Paris. Et il a adoré ça. Et d'ailleurs, il y avait tous les mecs qui vendaient des avions d'affaires qui venaient me voir et qui me disaient « Dan, j'aimerais bien que tu nous mettes en relation avec Azim Premji. » Et lui, il préférait prendre un avion en seconde classe et mettre son argent dans des orphelinats indiens. Donc voilà, ensuite, j'étais directeur général, président et vice-président de pas mal de boîtes. Et ensuite, il y a 20 ans, je me suis dit « Ok, passionnant, j'ai fait de l'industrie. » « J'ai fait des services. » Qu'est-ce que je vais faire de là encore une troisième partie de ma vie ? Et je réfléchis longtemps avant de me dire qu'est-ce qui est vraiment important dans l'entreprise ? Qu'est-ce qui est vraiment important ? Finalement, c'est l'homme. Finalement, c'est l'homme et la femme qui les composent. Ce sont les hommes qui, à tous les niveaux de l'entreprise, concourent à la réussite de l'entreprise. Et qui, non seulement concourent à la réussite... mais qui, chacun à leur niveau, apporte une vraie valeur ajoutée. Donc je me suis dit, évidemment, le métier que j'ai envie de faire, c'est d'aider des entreprises à recruter des gens de qualité qui vont les aider à faire progresser leur chiffre d'affaires, à améliorer leur image et à être ceux qui vont aider l'entreprise dans sa progression du quotidien.
- Speaker #1
Dan, on comprend cette passion, cette fougue, on comprend cette richesse, cette multiplicité d'expériences. Qu'est-ce qui te différencie des autres chasseurs, des autres cabinets ? Es-tu un cabinet de recrutement ? Es-tu un chasseur de tête ? Quelle est la différence ? Quelle est ta différence ?
- Speaker #0
C'est une très belle question. C'est une très belle question parce que j'ai des tas de choses qui me différencient. Alors, je vais d'abord parler de mes candidats. Dans ma présentation, que je crois t'avoir envoyée il y a quelque temps, j'ai des références clients. Mais j'ai aussi beaucoup de références candidats. Parce que je pense que ce qui est important, ce n'est pas de recruter un candidat, c'est qu'il reste et qu'il soit heureux dans l'entreprise. Ça, c'est la première chose. Ce qui me différencie, c'est que dans ma présentation, j'ai beaucoup de références candidats, des gens qui sont heureux d'avoir été recrutés par ma société, de Villegroupe Executive Recruitment and Training, qui sont heureux d'être restés dans l'entreprise, et qui, des années après, continuent à être dans l'entreprise. D'ailleurs, beaucoup de mes candidats deviennent mes clients, parce qu'ils se disent « j'ai été bien traité par ce... » groupe de recrutement, donc j'ai envie de continuer à travailler avec eux. Et je me retrouve avec des clients qui étaient avant mes candidats et qui ont pris les postes de direction générale et qui m'appellent. Premier facteur de différenciation. Le deuxième, c'est l'originalité de mes méthodologies. Je travaille beaucoup sur des références et je travaille beaucoup d'une manière très originale, en ce sens où... Je n'hésite pas à aller chercher à l'étranger ou ailleurs des personnalités qui vont apporter une valeur ajoutée. Je donne un exemple. J'ai pas mal travaillé pour une société qui m'a demandé... C'est un groupe que je connais bien et que j'adorais, c'était le groupe L'Hôtelier, qui cherchait un directeur général pour une de ses filiales en... Belgique, je crois, Belgique, oui. Et le type, j'ai été le chercher un peu partout dans le monde, et je l'ai trouvé en Afrique du Sud. Je l'ai trouvé en Afrique du Sud. Il était dans un coin en train de diriger une société, et finalement j'ai trouvé que sa personnalité allait bien. Non, c'est pas le groupe L'Hôtelier, c'est un autre groupe. Mais je l'ai trouvé en Afrique du Sud, et le type avait toutes les qualités qu'il fallait. Et il était là, perdu, au milieu de Pretoria, je crois. Et finalement il est devenu directeur général de la filiale pour laquelle il avait besoin d'un client. Donc j'ai été le chercher là où il était. Le troisième, c'est l'audace. Le groupe que je dirige n'a peur de pas grand-chose. On n'hésite pas à aller chercher des directeurs généraux là où ils sont. On n'hésite pas à parler de l'ensemble des positivismes qu'ils peuvent avoir à changer d'entreprise et aller ailleurs. Et puis la quatrième, je crois sincèrement, c'est la passion. C'est la passion de l'humain. La passion de l'humain parce que j'aime mes clients, parce que j'adore mes candidats. et que mes clients deviennent mes amis et que mes candidats deviennent aussi mes amis. C'est quelques petits facteurs de différenciation qui font que les sociétés avec lesquelles je travaille depuis 20 ans, généralement, sont toujours mes clients aujourd'hui, parce qu'ils apprécient de travailler avec moi et que finalement, on a créé des liens bien au-delà du simple prestataire normal. C'est intéressant, tu m'avais demandé tout à l'heure quel était mon âge, et en fait, il se trouve que j'ai un âge où beaucoup de mes camarades, beaucoup de mes amis sont à la retraite. Et en réalité, une autre de mes spécificités, c'est que évidemment la plupart de mes clients et de mes candidats sont à un âge souvent inférieur au mien. Et on peut se poser la question. Où vas-tu les chercher ? Comment les trouves-tu ? Et alors, je les trouve souvent dans mes milieux sportifs, dans mes réseaux.
- Speaker #1
Tu es très investi dans la vie de la société, je dirais même dans la vie de la nation.
- Speaker #0
Alors, dans la vie de la société et la vie de la nation, ce sont deux choses un peu différentes. La vie de la nation, oui, parce que depuis pas mal d'années, depuis 11 ans... Je rejoins l'institution militaire comme officier de réserve. Il y a déjà 11 ans, l'armée m'a appelé pour les aider à recruter, justement, encore une fois, d'une de mes passions. Et donc je rejoins la direction des ressources humaines de l'armée de terre comme commandant, puis comme lieutenant-colonel. Et aujourd'hui, je porte fièrement sur le revers de ma veste le grade de colonel, le titre de colonel. Et donc j'ai rejoint cette direction de ressources humaines de l'armée de terre, où je les aide dans leur réflexion, dans leur stratégie, à organiser des choses. Et j'ai l'impression un peu, c'est un peu balostre je vais dire, mais j'ai vraiment l'impression de rendre un peu à la France ce qu'elle m'a donné. Donc il y a un côté très national, j'aime ce pays et je veux y apporter une valeur ajoutée. Ça c'est la première chose. Donc mon engagement auprès de la nation, mon engagement auprès des sociétés. C'est que je pense aussi, et finalement aussi, c'est un peu rendre sa mission à la nation, c'est que j'ai l'impression que ce que je peux apporter aux sociétés leur permet de progresser et de faire progresser aussi quelque part la renommée de notre pays en France et à l'international, la renommée... des sociétés pour lesquelles je travaille, en leur amenant les gens qui vont leur permettre de progresser. Donc, nation, société. Et puis, il y a aussi une autre chose. Comment est-ce qu'on peut arriver à faire un certain nombre de choses ? Tu pourras m'en parler tout à l'heure. Il se trouve que parmi les choses que j'ai faites, il y en a pas mal. J'ai fait 120 sports, dont 20 en compétition.
- Speaker #1
120 sports pratiqués, 20 en compétition, ce n'est pas une image. C'est vraiment 120 sports pratiqués, Dan.
- Speaker #0
Je pense que si j'ai eu l'honneur de porter la flamme olympique dans un petit moment de grâce que m'a accordé l'État, c'est aussi pour ça. C'est qu'en fait, c'est sans un sport que j'ai pratiqué avec passion. Et aujourd'hui encore, là, je prépare un critérium mondial de sabre. Je fais parfois des tournois de polo.
- Speaker #1
Le polo est plus important et ce n'est pas anecdotique dans ta vie, le polo ? Dan ?
- Speaker #0
Ce n'est pas anecdotique parce que c'est un sport qui n'est pas très connu, mais c'est un sport passion avec des tas de facteurs qui se rapprochent de l'entreprise. Réactivité, rapidité, disponibilité, progression, avance. Oui, je suis totalement investi dans ce sport, comme dans d'autres d'ailleurs. Les autres dans lesquels je suis totalement investi aussi, c'est la voltige aérienne par exemple. La voltige aérienne... qui nécessitent aussi des qualités qui sont assez proches de celles du polo, qui sont la réactivité immédiate, la disponibilité, le goût de... On parlait d'audace tout à l'heure. Le goût de l'audace de monter dans un avion qui va faire des loopings, des retournements, des tonneaux, des vrilles. Et quelque part, au-delà de l'andrénaline, c'est surtout le fait de mettre en œuvre un certain nombre de qualités qui sont très proches de celles de l'entreprise. Je suis profondément convaincu que le fait de pratiquer des sports de combat, entre autres, le polo est un sport de combat, le fait de pratiquer des sports de combat permet d'apporter une vraie valeur ajoutée à l'entreprise. Et je rajoute une dernière chose, c'est que ça permet aussi d'équilibrer les relations entre l'intellectuel et le physique. Donc d'être disponible en permanence du matin jusqu'au soir pour ses clients et ses candidats. Je suis passionné par le sport parce que je pense qu'il fait partie intégrante de l'existence et que tous devraient en faire parce que c'est une qualité de la survie dans de bonnes conditions. Donc oui, la réponse est oui. Je suis passionné par le sport et je continuerai certainement à l'être, j'allais dire jusqu'au bout.
- Speaker #1
Et on comprend à quel point ces activités se mêlent aussi à ton métier et se mêlent à ta façon de voir les choses.
- Speaker #0
Complètement, complètement, parce que ça me permet de rencontrer des gens exceptionnels. Hier soir, j'étais avec une fille extraordinaire qui s'appelle Catherine Monoury, présidente de la Reclope de France, deux fois championne du monde de voltige aérienne. Et en précomptant des gens aussi exceptionnels, je ne dirais pas qu'on devient exceptionnel soi-même, loin de là, mais on se nourrit un peu, on se nourrit un peu de leur qualité dans l'extrême parfois. Mais en toute honnêteté, j'ai découvert une chose. C'est que chaque personne, quelle qu'elle soit, a une qualité, a un savoir que nous on n'a pas. Mais chaque personne qu'on rencontre dans la rue, il y a un truc qu'elle sait faire que nous on ne sait pas faire. Et il y a une chose où elle a une qualité qu'on ne sait pas. Et finalement, mon métier de recrutement, c'est d'arriver à trouver la valeur ajoutée, la qualité qui va faire que cette personne va être supérieure dans son domaine particulier aux autres. Et finalement, c'est pour ça que j'aime beaucoup mon métier. C'est que chaque personne révèle des richesses infinies qu'il faut mettre en exergue pour les mettre au service de la société, au service de leurs entreprises, et puis aussi, je dirais, de manière, en extrapolant un tout petit peu, au service de la valeur ajoutée qu'elles peuvent apporter aux autres.
- Speaker #1
Dan, quelle est ta perception des changements dans la façon de recruter ? Est-ce que, j'imagine que oui, tu vas nous dire, est-ce qu'on recrute différemment il y a 20 ans qu'aujourd'hui ? Si oui... Est-ce que le savoir-être dont on parle et qui a pris beaucoup d'importance est un facteur que tu vois de manière très forte ? De manière générale, quelles sont les différences ? Qu'est-ce qui a changé dans ton approche ? À toi.
- Speaker #0
Alors, il y a deux choses. Dans ma vie personnelle, privée, professionnelle en tout cas, privée peut-être aussi, avant, il n'y avait pas de réseaux sociaux. C'est un fait indéniable. Je me souviens qu'avant, les chasseurs de têtes avaient leur propre réseau. Avant les réseaux. Et soudain, on s'aperçoit que la quasi-notalité des cabinets de recrutement, ils ont des méthodologies qui sont sinon identiques, mais qui se basent aussi sur le réseau personnel, sur les réseaux, sur les endroits qu'ils fréquentent et sur leur qualité personnelle intrinsèque. Donc oui, ce n'est pas du tout la même chose. Moi, quand j'étais chassé, avant, les mecs faisaient des tas d'études pour me trouver quelque part dans les sociétés. Aujourd'hui, des réseaux extraordinaires comme LinkedIn, comme Facebook et bien d'autres, comme Expertir, j'en ai pas mal, permettent de pouvoir trouver les bonnes personnes au bon moment, au bon endroit, dans les meilleures conditions possibles et ça va beaucoup plus vite qu'avant, beaucoup plus vite qu'avant. Ma société se sert énormément des réseaux, nous avons aussi des bases immenses qui n'y avaient pas avant, qui n'y avaient pas avant. Aujourd'hui, je m'ai chargé de recrutement. Ils ont des bases de 10 millions, 20 millions de CV. C'est extraordinaire. Et ils chassent à l'intérieur. Attends, Laurent, il y a 20 ans, c'était impensable, impossible. Cette ouverture sur le monde, cette ouverture sur un infini nombre de personnes qu'on peut approcher aujourd'hui, partout, partout. Et je dirais aussi, d'ailleurs, si je peux me permettre, de t'en faire un petit compliment. Il y a des ouvrages comme Top Management, que tu diriges avec beaucoup de talent. qui permettent d'avoir accès de manière beaucoup plus simple et beaucoup plus spontanée et normale à des gens qu'on aurait eu beaucoup de difficultés avant à pouvoir approcher. Top Management, qui est une de mes bases préférées, je dois l'avouer, c'est pas du tout parce que t'es en face de moi, je suis sincère. Top Management a permis aussi d'apporter une vraie valeur ajoutée dans le cadre de l'approche dirigeant et de la compréhension de qui ils sont. Parfois, j'ouvre Top Management par délectation. Quand je dis par délectation, c'est voir quel était le profil de tous ces dirigeants dans leur vie, quelle est leur formation, quelle est leur passion. D'ailleurs, tu as très intelligemment mis quelles sont leurs valeurs aussi dans Top Management. Et je me délecte de cela. Et parfois, quand j'approche un dirigeant, le fait d'avoir cette base de données qui est Top Management me permet de savoir quelle est leur valeur réelle par rapport à leurs collaborateurs. Donc oui, des bases comme top management apportent une vraie valeur ajoutée. Alors, quand je veux aussi me pencher un peu sur la vie privée des gens, il y a un machin qui n'existait pas avant, qui était Facebook, par exemple. Facebook, c'est extraordinaire !
- Speaker #1
Que tu utilises d'ailleurs, tu communiques sur tes passions d'ailleurs, sur Facebook, ou même sur LinkedIn d'ailleurs.
- Speaker #0
Je communique sur beaucoup de choses, parce que je pense que... Il y a un mot que j'adore, qui fait partie des valeurs de ma société, qui est la transparence. La transparence de dire qui on est, de dire ce qu'on veut. et de dire aux autres finalement ce qu'on fait. Ça permet aussi de pouvoir générer un flux d'informations de la part des autres. Et c'est vrai que je n'ai jamais pensé, par exemple, à prendre un pseudonyme sur les réseaux. C'est toujours mon nom, Dan Deville. Et d'ailleurs, c'est assez pratique parce que je me souviens qu'il y avait des enquêtes qui avaient été faites sur moi. Et on m'a dit, c'est quoi les pseudonymes que vous utilisez sur les réseaux ? Je lui ai dit, je n'en ai aucun. je me contente d'être d'un de ville et ça me va très bien, donc c'est vrai que je communique sur mes passions personnelles je pense que les réseaux sociaux ont apporté une valeur ajoutée énorme à l'évolution des différentes personnes, je prends plaisir à le faire parce que je suis profondément convaincu que nous sommes au début d'une nouvelle ère qui est le partage, le partage avec les autres, et le partage c'est aussi la transmission, quand je dis la transmission c'est pas la transmission par rapport au fait, bon j'ai atteint un certain âge, un certain niveau ... Au-delà de ça, c'est la transmission de la passion, c'est la transmission des savoirs et c'est la transmission aussi de ce qu'on fait, tout simplement. Et les réseaux sociaux apportent cette valeur ajoutée énorme, qui est que le monde est devenu un monde mondial. Pardonne-moi du peu. C'est devenu un monde où on peut dialoguer, aussi bien avec un des collaborateurs qui se trouve en Asie, à Singapour. le même jour parler avec celui qui est à New York, et le surlendemain échanger avec Santiago du Chili. C'est extraordinaire ces réseaux, parce qu'ils permettent, on revient aussi à la transparence, les réseaux c'est aussi un moyen de transparence, de l'évolution que l'on peut avoir soi-même, et du partage, du partage tout simplement. Donc j'espère que les réseaux vont évoluer, quelques-uns se sont un peu arrêtés, d'autres sont en train d'arriver, il faut être à l'affût de ces réseaux, parce qu'ils vont permettre d'être encore plus performants. et d'être encore plus dans la progressivité efficace. Tu sais... Les gens qui m'écoutent et qui se rappellent de cette époque, je pense qu'il y en a pas beaucoup. À une époque, on avait, je dis aussi pour les jeunes gens qui sont en train de filmer, là à côté, il y avait une époque, l'ordinateur n'existait pas, et on avait des fiches perforées. Il y avait des aiguilles dans les fiches perforées qu'on mettait dans des racks, et puis pour trouver quelque chose, une information, on mettait une petite aiguille. C'était l'époque où les telex faisaient un bruit dingue, on avait l'habitude de les enfermer dans des... On était obligé de les enfermer dans des endroits totalement insonorisés. C'était aussi l'époque... Pardon, je ne voudrais pas dire ça, mais je vais le dire quand même. C'était l'époque où les radars n'existaient pas. C'était l'époque où, malheureusement, la ceinture de sécurité n'était pas encore là. C'était une époque formidable. Et je pense que les époques sont de plus en plus formidables. Parce que des nouvelles choses comme Internet, comme... Écoutez, je suis passionné aujourd'hui par le quantique. Je suis passionné par tout ce qui est en train de se passer dans le monde. L'IA, l'IA, l'IA, l'intelligence individuelle extraordinaire, Tchad, GPT, c'est une merveille. Et je me dis, bon sang de bonsoir, le fait d'avoir eu la chance énorme d'avoir traversé toutes ces époques qui se succèdent et de voir déjà à l'avenir celle qui arrive, le quantique est une chose absolument fabuleuse qui est en train d'arriver. Et je pense que nous vivons une époque passionnante. Quelles que soient ces opinions politiques, quelles que soient... Les réflexions qu'on peut avoir sur ce qui se passe dans le monde, il se passe beaucoup de choses dans le monde aujourd'hui, tu le sais bien. Je trouve que chaque chose est passionnante parce que chaque chose est porteuse de challenges, est porteuse de personnalités et va permettre aux uns et aux autres de pouvoir faire preuve de leur créativité, de leur imagination pour arriver à être meilleur dans ce monde en permanente évolution et finalement de se révéler, de se révéler et de se révéler aussi aux autres, des grands hommes.
- Speaker #1
Mais Dan, de toute façon, tu pratiques la voltige, c'est du mouvement. Tu pratiques le polo, c'est de la vitesse, c'est du mouvement, c'est de l'habileté. Tu es toujours en mouvement, toujours une vision sur l'avenir, toujours ancré dans le présent. Et tu le démontres encore aujourd'hui par ton activité. Quels sont les, à court terme, les évolutions que tu imagines justement ? C'est un peu difficile comme question, mais avec cette technologie qui avance, c'est toujours la place à l'humain ? Ce sont tes valeurs ?
- Speaker #0
Alors, l'humain est essentiel. Malgré l'IA, malgré Tchad GPT, malgré les réseaux, il reste le facteur humain qui fait que rien ne pourra jamais remplacer, comme nous le faisons en ce moment même, une relation intuitue-personnée entre deux personnes. Pour répondre à ta question, en me projetant dans l'avenir, parce que le présent finalement n'existe pas, le présent c'est déjà le passé, et l'avenir, nous sommes déjà dans l'avenir, cher Laurent, au fur et à mesure que nous parlons, je pense que l'avenir nous réserve de belles surprises. Mais je dis de belles surprises, parce que toute situation fut-elle négative, est porteuse de positivisme, est porteuse d'avenir. et porteuse de challenge. J'aime bien le mot challenge, parce que chaque chose qui est en train de se passer aujourd'hui dans le monde est finalement porteuse de challenge. Je ne rentrerai pas dans des détails que tout le monde connaît, mais c'est vrai que finalement nous sommes dans un monde extraordinaire, où la France a un véritable mot à dire, et où les individus qui la composent peuvent aussi concourir à faire évoluer notre pays, à faire évoluer leur société. Allez, une petite pensée quand même pour mon amie Sophie de Menton, que j'aime beaucoup, et qui a créé un truc qui dit « j'aime ma boîte » . Donc j'en parle un peu parce qu'elle a fait un truc extraordinaire, notre amie Sophie, qui a été de dire que les personnes qui composent une boîte, elles doivent aimer leur entreprise et elles doivent la mettre en avant. Et je pense profondément, ce qui est important, c'est que chaque personne puisse s'ancrer dans l'avenir de l'entreprise dans laquelle elle concourt et apporte une valeur ajoutée. Je pense que le présent existe, mais qu'il faut en permanence se projeter dans l'avenir, se projeter dans les méthodologies, dans les choses qui vont faire que nous allons aller plus vite, que nous allons être plus disponibles, qu'on va être plus efficaces et qu'on va apporter plus de valeur ajoutée. Je suis profondément convaincu que l'humain est essentiel, mais qu'au-dessus de l'humain se greffent des tas de choses qui vont lui permettre d'être plus efficaces, plus rapides et plus disponibles. Nous vivons... Et je pense sincèrement, nous vivons un monde passionnant, cher Laurent. Nous vivons un monde passionnant.
- Speaker #1
Tu es constructif et c'est authentique. Je peux témoigner que ce discours, tu le tiens depuis toujours et que tu le pratiques. C'est pas que tu le tiens, tu le pratiques ce discours.
- Speaker #0
Alors, je pense que l'authenticité est essentielle, que cacher des choses ne sert à rien, parce qu'elles sont au tort découvertes, parce que finalement, on ne peut pas cacher en permanence sa personnalité, ses savoir-faire et les choses fortes et profondes auxquelles on tient, parce que c'est une perte de temps, une perte d'énergie épouvantable et que le temps... Ce n'est pas seulement de l'argent, mais c'est aussi une projection permanente dans ce qui va nous permettre d'être meilleur. D'être meilleur non seulement par rapport aux autres, mais surtout être meilleur par rapport à soi-même, cher Laurent.
- Speaker #1
Dan, tu parles de transparence. Donc, j'imagine que toi, tu la pratiques dans le cadre de ton métier, avec tes collaborateurs. C'est quelque chose qui est naturel pour toi.
- Speaker #0
Alors, je la pratique avec mes collaborateurs. Je la pratique avec mes candidats. Je la pratique aussi avec mes clients. C'est essentiel la transparence, pourquoi ? Parce qu'elle permet de progresser ensemble. Et elle est essentielle aussi quand on manage, c'est qu'en fait je n'hésite pas à partager avec mes collaborateurs les chiffres d'affaires, les marges, et l'ensemble des éléments parce qu'il est important qu'ils se soient concernés et qu'ils fassent partie intrinsèque de ma société. Donc ils sont au courant de pratiquement tout, de pratiquement tout, des choses positives, comme parfois les moments un peu différents qu'on peut traverser dans une entreprise. Et je partage tout avec mes collaborateurs. Et quand je vois les grands patrons, du CAC 40, les grands patrons des grandes sociétés françaises et multinationales, je m'aperçois que celles qui réussissent le mieux sont celles qui ont le courage et l'audace d'être transparents par rapport à leurs collaborateurs, par rapport à leurs collègues. J'ai beaucoup d'exemples là-dessus, mais je pense profondément que la transparence est une des qualités essentielles du management. Je la pratique avec mes collaborateurs. Et je crois qu'ils sont très heureux de ça. Et c'est pour ça qu'ils m'accompagnent depuis de nombreuses années, toujours avec le même plaisir et toujours avec la même application.
- Speaker #1
Dan, merci de cet échange. Merci de cette générosité. C'était un très bon moment. Merci, Dan.
- Speaker #0
Merci, cher Laurent.