- Speaker #0
Bonjour, bienvenue dans le podcast Entreprendre et Servir. Je suis Philippe Pelzer, je suis votre hôte et je vais vous accompagner durant cet épisode au sujet de l'entrepreneuriat. Entreprendre, c'est d'avoir une idée, mais surtout décider d'en faire quelque chose. Et servir, car nous créons un produit, nous imaginons un service, nous répondons à un besoin ou à un problème d'un client. Mais derrière chaque entreprise, il y a d'abord une histoire, un parcours, des rencontres, des réussites, des erreurs, des doutes et souvent beaucoup de questions. Pourquoi quitter le salariat ? Pourquoi entreprendre ? Faut-il se lancer seul ou avec un associé ? Comment trouver ses premiers clients ? Comment financer son projet ? Et surtout, pourquoi continuer quand ça devient difficile ? Dans Entreprendre et Servir, je vais à la rencontre de celles et de ceux qui ont décidé de créer, de développer et de faire vivre une entreprise. On découvrira des entrepreneuses et entrepreneurs aux parcours, aux métiers et aux ambitions très différents. Mais avec un point commun, ils ont quelque chose à apporter aux autres. Et parfois, je serai en solo pour vous raconter ma vie d'entrepreneur. Ici, pas de recettes miracles, ni de discours tout fait. On parle de la vraie vie d'entrepreneur. des idées, des décisions, des réussites, des galères, de l'argent, des clients, des équipes et de tout ce qu'on apprend au chemin. Je suis Philippe Elzer, entrepreneur moi aussi. Bienvenue dans le podcast Entreprendre et Servir. Et maintenant, place à l'histoire de mon invité. Bonjour, aujourd'hui... Je reçois deux invités qui partagent un nom de famille et désormais un projet d'entreprise. Lény et Jacques Roland, le fils et le père, sont les cofondateurs de Codesia. Lény, étudiant à l'HEC Paris et titulaire d'une licence de mathématiques et d'informatique à la Sorbonne, s'est passionné pour les possibilités offertes par l'IA générative. A ses côtés, Jacques, ingénieur en informatique, apporte plus de 35 ans d'expérience dans les systèmes d'information. Aujourd'hui, on va voir qui a proposé l'idée à l'autre. Comment passe-t-on de la relation familiale à la relation entre associés ? Est-ce qu'on arrive à se dire des choses aussi facilement quand il faut prendre une décision pour l'entreprise ? Et surtout, qu'est-ce que chacun apprend de l'autre ? Nous parlerons de leur parcours, du déclic qui a donné naissance à Codesia, de leurs premiers défis, de leur manière de mettre la technologie au service de leurs clients, avec une petite question au passage, est-ce qu'en famille on arrive à encore parler autre chose que du boulot ? Lénie, Jacques, bienvenue dans cet épisode ! Pour commencer, lequel de vous deux agit à l'autre et si on crée notre boîte ensemble ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question parce qu'en fait ça arrivait un peu en même temps. Moi j'ai toujours eu envie d'entreprendre quelque chose. Quand j'étais adolescent j'ai fait beaucoup d'associatifs parce que c'est plus compliqué à cet âge-là de vraiment créer sa propre entreprise. Mais j'avais vraiment la volonté en sortant de classe préparatoire de créer quelque chose. Et Jacques, mon père du coup, je te laisserai préciser un petit peu. En fait, c'est tombé à peu près au même moment, quand j'ai fini ma classe préparatoire, que j'ai eu beaucoup de temps d'un coup, et que je voulais me lancer, qu'on en a discuté tous les deux, et que j'ai rendu compte que lui aussi, sans s'être concerté à la base, lui aussi commençait à avoir des projets un peu liés à l'entrepreneuriat. Et en plus, dans le même secteur, on était tous les deux hyper intrigués et intéressés par l'intelligence artificielle. Et du coup, c'est né comme ça d'une discussion, sans s'être concerté à la base, mais on s'est rendu compte qu'on avait un peu les mêmes idées en tête pour les 2-3 années à venir. Donc ça s'est rendu bien.
- Speaker #0
Donc vraiment une discussion comme ça au fil de l'eau et puis vous êtes arrivé du coup à la création, d'accord ? C'est ça. Jacques ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. C'est au départ un projet qui pour moi était un projet plutôt technologique, avec un fort intérêt pour justement tout ce qui tourne autour de l'intelligence artificielle, de la possibilité d'automatiser, c'est-à-dire de résoudre des problèmes. Et grâce à l'ENI, ça a pu permettre de prendre une autre dimension. C'est-à-dire quand on s'en est parlé, moi qui étais plutôt sur l'idée d'avoir une activité, Léni plutôt d'avoir un projet, ça a paru assez cohérent de faire les choses ensemble. Donc j'étais un peu hésitant au départ parce que j'avais peur d'être un peu le boulet. Et à côté de ça, je pense que j'apporte effectivement une assise d'ingénierie. là où lui apporte un dynamisme qui est vraiment très très appréciable.
- Speaker #0
Justement, pourquoi tu as eu cette impression de dire, peut-être en face d'un jeune qui sort d'études supérieures, en fait pourquoi tu t'es dit je vais sûrement être un boulet ? C'est quoi qui t'a donné cette impression ?
- Speaker #2
En fait ce n'est pas la même approche, c'est-à-dire que moi j'ai tendance à porter l'ingénierie, et l'ingénierie c'est le fait qu'on ne va pas plus loin que ce qu'on est capable de... dessiner, de concevoir et de planifier. Alors que l'entrepreneuriat, c'est une démarche un peu différente dans laquelle on va d'abord chercher une cible et ensuite chercher les moyens d'atteindre cette cible. Et c'est vrai qu'à l'âge que j'ai, j'étais sans doute moins direct. Léni m'apporte cette énergie-là parce qu'il y a aussi un problème d'énergie, de volonté. Et puis évidemment, il a des repères de l'époque. là où moi, ayant une trajectoire différente, j'ai des repères et des valeurs qui ne sont pas nécessairement les mêmes dans un premier temps. Donc j'apprends, je découvre. Et c'est ça qui fait aussi la richesse de notre duo.
- Speaker #0
Et justement, ce qui est souvent, quand on parle aujourd'hui, alors il n'y a pas de tabou sur les âges. Moi, j'ai 51 ans et j'ai souvent des personnes... Là, c'est vrai qu'entre vous, vous dites vos âges si vous avez envie de les dire, il n'y a pas d'obligation, mais c'est vrai que... Quand on parle aujourd'hui de génération, on dit que les jeunes générations qui arrivent sont plus adeptes et aguerris avec les outils technologiques, avec l'IA, etc. Et puis en général, quand on a dépassé 50 ans, on devient un peu largué, un peu perdu. Alors qu'on peut apporter, et là tu l'as dit, c'est vraiment d'apporter aussi ton expertise et ton expérience que tu as acquise depuis de nombreuses années et qui peuvent enrichir en tout cas cette expérience, ce projet. Parce que tous les deux, en fait, vous êtes complémentaires, je pense. dans un projet, c'est vrai qu'il y a deux générations mais c'est vrai que ça permet également d'avoir deux visions différentes comme tu as dit, entre la vision d'entrepreneuriat la vision de dire que j'ai été sérieux toute ma vie côté Lénine, toi tu débutes enfin tu démarres aujourd'hui et c'est vrai que tu te dis souvent je vois, moi j'accompagne aussi des jeunes et leur vision de ce qu'il va être le monde du travail ou je parle même pas d'entrepreneuriat mais déjà le monde du travail alors qu'ils finissent à peine leur master et autres Merci. C'est souvent assez déroutant de voir ça.
- Speaker #1
Mais je pense que c'est aussi un... Oui, c'est pour ça qu'on se complète vraiment bien. Dans l'entreprenariat, ce n'est pas trop mal de ne pas avoir été trop longtemps dans une institution très formalisée avec des codes, des règles, etc. Parce que du coup, j'ai peut-être plus de liberté et de créativité dans ma pensée. Mais du coup, c'est pour ça que j'ai dit que ça se complète parce que d'un autre côté, il y a des réalités d'entreprise. que j'ai pas encore pu observer vivre de l'intérieur et du coup Jacques a des réflexes que moi parfois j'ai pas et puis sur l'expertise moi je peux pas simuler 30 ans d'expertise technique donc évidemment donc c'est ouais franchement ça fonctionne vraiment bien et
- Speaker #0
du coup bon on a fait une pré-réputation mais je voulais quand même vous représenter j'ai ma fidèle assistante qui est là qui se réveille c'est pas grave pour le présent du peps du vivant pour ce podcast vous laissez vous représenter un peu plus en détail Jacques, Lénie, qui veut commencer ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Tu posais la question de l'âge. Moi, j'ai 22 ans. Je suis en fin d'études à HEC Paris, avec un cursus un peu aménagé qui me laisse pas mal de temps pour notamment ce projet entrepreneurial qu'on a tous les deux. Je suis très proche, j'utilise énormément dans mon quotidien les différents outils d'intelligence artificielle, notamment en classe préparatoire, c'était en 2023. suite à la sortie des premiers gros modèles de chat GPT un peu grand public qui ont fait beaucoup parler et qui ont fait couler beaucoup d'encre et très vite j'ai adoré ces outils-là j'ai exploré un peu toutes les fonctionnalités d'abord de chat GPT puis ensuite des différents enfin d'OpenAI et ensuite des différents autres éditeurs etc et du coup voilà aujourd'hui j'ai mon cursus universitaire à côté mais je passe l'essentiel de mon temps sur Codesia et voilà avec des belles perspectives
- Speaker #0
Oui, j'imagine aussi, je pense. Jacques, c'est ton tour. Ah, Lénie, tu veux rajouter quelque chose ? Parce que moi, je ne voulais pas te couper.
- Speaker #1
Je vais donner la parole à Jacques aussi, justement. Ah, pardon, ok. C'est marrant.
- Speaker #0
C'est pas Jacques à toi. C'est le trio.
- Speaker #2
Alors moi, du coup, j'ai quelques années de plus puisque j'ai 60 ans depuis quelques jours. Merci. Et donc en fait, lorsque j'ai commencé à travailler dans l'informatique, c'était il y a quelques années, j'étais intéressé par les nouvelles technologies, les systèmes experts, les réseaux de neurones, et un certain nombre de choses autour de l'intelligence artificielle. Mais les choses ont fait que je me suis orienté vers d'autres horizons, et notamment la création de logiciels d'apprentissage. ce qu'on appelait l'EAO, l'apprentissage assisté par ordinateur, qui était donc une façon aussi de s'intéresser à ces nouvelles technologies, à la capacité à utiliser l'ordinateur pour des choses assez innovantes. Et donc, lorsque l'on en a parlé avec Lény, moi aussi j'étais fasciné par l'intelligence artificielle, ça m'intéressait de voir ce qu'on pouvait faire avec ces outils-là, d'autant que je me suis aperçu que ces outils... que j'utilisais et qui m'intéressait. J'apprenais aussi des usages différents ou une utilisation différente au contact de l'énigme qui, n'étant pas de la même génération, n'ayant pas les mêmes repères, me montrait des façons différentes de profiter de ce potentiel-là. Et c'est pour ça que notre projet, c'est aussi très personnel, c'est-à-dire que je suis fasciné par ces outils-là. Et je juge ce qu'on fait aussi par rapport à ce que ça m'apporte et par rapport à l'intérêt que j'y trouve.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
aujourd'hui, c'est quelque chose qui est très, très motivant.
- Speaker #0
D'accord. Et aujourd'hui, justement, quand on parle d'entourage, d'amis, comment vous décrivez votre activité aujourd'hui, votre société ? Quand on vous demande forcément, on le demande tout le temps, Jacques et Lénire, qu'est-ce que vous faites tous les deux ? Comment vous le dites ? Souvent, on parle du fameux pitch ou du 30 secondes. Il faut qu'on arrive à faire comprendre à n'importe qui ce que nous faisons avec des mots simples. Mais aujourd'hui, quand vous décrivez votre activité à votre entourage, comment il y a déjà comme vous le faites ? Et puis, c'est quoi les retours ?
- Speaker #1
C'est un vrai challenge parce que nous, on se positionne uniquement sur des solutions sur mesure. Donc, en fait, on n'a pas un produit unique qu'on va déployer à grande échelle. C'est toujours un peu plus compliqué et surtout, on essaye toujours de s'adapter à l'interlocuteur selon déjà son appétence pour les outils d'intelligence artificielle, selon s'il est déjà un petit peu proche de ces outils-là ou pas du tout, selon son âge, selon plein de tous ces critères-là, on essaie déjà d'adapter un petit peu le discours. Mais très concrètement, on part de... Enfin oui, ce qu'on fait concrètement, nous, c'est que... On dit qu'on fait des automatisations IA, ce qui est un peu un raccourci parce qu'en fait, on utilise parfois de l'intelligence artificielle, mais... aussi bien souvent d'autres types d'outils, l'informatique un peu plus traditionnelle. Ce qu'on va faire, c'est que nous, on va suivre des PME essentiellement, des petites entreprises, petites moyennes entreprises. On va aller regarder des process récurrents qu'ils ont de manière quotidienne ou hebdomadaire et qui font intervenir ou sur lesquels ils interviennent manuellement. Et on va essayer de reproduire ces process-là, mais de manière automatique. On va connecter les logiciels qu'ils utilisent les uns aux autres de leur boîte mail, à leur CRM, à leur outil. outils de comptabilité, etc. Et l'idée, c'est de leur faire gagner du temps. C'est vraiment ça, gagner du temps, réduire les erreurs. Dans certains cas, c'est aussi améliorer la satisfaction client, par exemple, parce qu'on va pouvoir répondre automatiquement à des demandes clients très rapidement, sans délai. Mais c'est toujours très différent et c'est au cas par cas.
- Speaker #0
Mais du coup, quand tu expliques ça aux papys, aux mamies, aux tontons-tatas pendant un repas de dimanche, ils y comprennent quelque chose ?
- Speaker #1
c'est toujours différent déjà entre tonton tata et papy mamie c'est selon l'âge c'est vrai que quand on s'adresse à des personnes âgées qui sont vraiment pour qui déjà l'intelligence artificielle est quelque chose de nouveau et ils ont du mal à cerner on va peut-être juste s'arrêter à l'explication globale de ce qu'est une intelligence artificielle c'est déjà pas trop mal et puis on dit qu'on aide les entreprises à mettre ça en place donc on adapte
- Speaker #0
Jacques ? Toi, ton ressenti par rapport à ça ? Forcément, avec l'œil aussi peut-être ancien de la famille, mais qui a... Quand toi, tu expliques ça, tu dis que tu fais ça avec ton fils, qu'est-ce qu'a pensé la famille quand tu dis quand vous vous êtes lancés tous les deux ? Ça a été quoi les retours ? On va se lancer dans l'automatisation de l'IA. C'était quoi les retours ? Est-ce qu'ils avaient les yeux complètement écartillés ? Ou ils disaient, mais vous êtes dingues, qu'est-ce que vous faites ? Ou ça a été plutôt... Ah, ça va, sympa. Parce que souvent, on sait très bien que les familles sont soit porteurs, soit en fait... pas du tout
- Speaker #2
En fait, ce qui a beaucoup facilité les choses, c'est que dans la famille et autour de moi, y compris dans ma génération, il y a un usage personnel qui s'est développé et qui fait que les gens sont, pour un certain nombre, capables d'utiliser notamment le chat GPT. Pas forcément toujours le chat GPT, mais disons des Ausha. Et ils ont compris l'utilité que ça peut avoir lorsqu'ils cherchent une information. Si bien que lorsqu'on dit... lorsqu'on coupe l'idée qu'on va utiliser ces outils-là, donc sur lesquels ils mettent des images, ils comprennent pour un certain nombre à quoi ça correspond et le gain qu'il peut y avoir. Et à côté de ça, le fait que l'automatisation, c'est ce que j'appelle l'informatique depuis 30 ans, depuis 30 ans, ils n'ont jamais compris dans le détail ce que je faisais au niveau professionnel. Donc ça ne change pas grand-chose. C'est-à-dire qu'il y a effectivement une certaine confiance parce qu'à la fois... considèrent que j'apporte de la crédibilité à l'entreprise puisque j'ai un passé, j'ai une expérience. J'ai travaillé énormément sur les bases de données et sur l'intermédiation des logiciels. Donc ce que vient de dire Léni, on va pouvoir le vendre, mais aussi le rendre crédible parce que justement, à la fois, on a cette expérience que j'ai, mais Léni a aussi une expérience dans son domaine. Et puis, l'image de l'intelligence artificielle est aujourd'hui beaucoup plus... plus crédibles auprès des gens. Ils ne maîtrisent pas toujours, ils ne connaissent pas toujours dans le détail, mais ils savent un peu à quoi ça ressemble. Donc au total, ils se disent, c'est pertinent, et puis on en parle tellement qu'ils se disent aussi que finalement, c'est une bonne idée de travailler sur un créneau où il y a de la demande.
- Speaker #0
C'est ça. J'aimerais rebondir sur une phrase que tu as dite, qui est plutôt vraie. C'est, souvent en entreprise, ou même dans le cas de la vie de tous les jours de nos proches, quand on parle de métiers autour de l'informatique, et que souvent les entreprises, souvent, on va dire, c'est un peu tranquille, parce qu'on ne sait pas trop ce qu'ils font. On sait qu'ils font des choses. Aujourd'hui, les services IT dans les entreprises, les services informatiques, les directions des services informatiques dans les entreprises, eux-là, ils sont bien payés, les gars. Mais bon, on ne sait pas trop ce qu'ils font. Mais en tout cas, c'est utile à la boîte. Et je fais le paradoxe. C'est vrai qu'aujourd'hui, quand je parle des services généraux, on dit, oui, mais ça, on s'en fout. Non, oui, mais l'informatique, c'est important. Oui, mais c'est là où il y a un fossé entre les deux. L'informatique, on ne va pas les déranger. On va laisser tranquille. Souvent, on mène dans l'entreprise, ils ont une dule à part, ils ont un service à part où limite, il y a une porte blindée. Il ne faut pas les déranger parce que les mecs qui sont... C'est un département à part dans l'entreprise. C'est vraiment un truc... J'étais dans des entreprises où tu... Là, c'est l'informatique. On n'y va pas. Tu vas... Si vraiment, tu as un besoin, même si c'est pour un écran, tu ne vas pas aller voir eux, tu vas voir quelqu'un d'autre. Eux, il ne faut pas les déranger. Mais voilà, je ne sais pas si c'était ça dans ton expérience, Jacques, mais c'est moins ce que j'ai vu dans d'autres entreprises.
- Speaker #2
Si, si. Si, si. Et puis les... Les informaticiens ne sont pas toujours souriants. Donc, il y a effectivement un certain... Donc, oui, c'est un peu la réalité. Et c'est vrai qu'en plus, depuis longtemps, c'est aussi passé un peu dans la culture. L'informatique, c'est un métier où on trouve des solutions. On fait des choses qui ne sont pas faciles à expliquer, qui ne sont évidemment pas faciles à comprendre, mais qui souvent apportent quelque chose. apporte des résultats, apporte un retour sur un certain investissement. Donc du coup, la crédibilité de l'informatique fait que quand on avance et qu'on complète, et notamment actuellement quand on parle d'intelligence artificielle, on ne comprend pas plus dans le détail, on voit un peu comme ceux qui comparent l'informatique à l'ordinateur qu'ils utilisent pour faire du traitement de texte. Il y a des images qui sont rassurantes et donc on accepte. on accepte, parce que justement on y met des images,
- Speaker #0
on voit l'intérêt et puis ça fait ses preuves quand même donc oui Lény, excuse-moi vas-y,
- Speaker #1
vas-y nous dans notre discours on était justement de mettre des images en fait pour faciliter la compréhension de ce qu'on fait et justement on en parlait encore récemment dans notre discours et dans nos propositions, on parle essentiellement du résultat de ce qu'on apporte plutôt que de tout le process technique de comment on va structurer les choses Oui. On nous pose la question, évidemment. On est très heureux souvent de pouvoir expliquer un petit peu. On a un interlocuteur qui s'intéresse vraiment aux fondements, aux fondations du truc. Mais sinon, souvent, c'est toujours plus facile de dire ce que ça va leur apporter et comment ça va fonctionner. C'est ça,
- Speaker #0
c'est de résoudre un problème aujourd'hui. Et pour vous, quels étaient les problèmes que vous vouliez résoudre en fait, par rapport, en créant, justement, euh... Codésia, et surtout, comment vous avez pu vérifier aujourd'hui ? Parce que forcément, quand on a l'idée de créer, qu'on imagine ça, on se dit, bon, tiens, on va faire ça. OK, mais c'est quoi la promesse ? C'est quoi les valeurs ? Comment on peut aider ? Qui on peut aider ? comment vous êtes arrivé justement à cette réflexion globale de dire ok bon on a un projet mais bon avoir un projet c'est sympa avoir une idée c'est sympa, maintenant c'est comment on arrive à se dire ok quel problème on peut résoudre,
- Speaker #1
comment on peut aider et qui le problème c'est pareil ça se duplique au cas par cas dans chaque entreprise il y a des problèmes différents et des solutions différentes mais tout peut être un peu englobé derrière globalement le... le manque de temps, le fait de perdre du temps sur des tâches répétitives et qui en plus souvent ne sont pas le cœur de métier. Et tout ce qui est un peu administratif. Alors aussi dans la partie administrative, il y a des choses qui nécessitent une certaine expertise. Il y a des professionnels qui s'en occupent très bien. Mais il y a aussi souvent plein de choses dans la gestion des mails, etc. qui demandent de peu de compétences particulières. Et du coup, c'est dommage de perdre du temps dans ces journées là-dessus. Alors qu'on pourrait se concentrer sur son cœur de métier. Nous, par exemple, on essaie d'accompagner aussi beaucoup d'artisans ou des personnes qui ont des métiers un peu plus manuels ou qui ne sont pas du tout dans la gestion de mails ou de prise de rendez-vous, etc. Ça leur fait perdre du temps dans leur journée. Et c'est dommage parce que c'est du temps qu'ils pourraient utiliser pour rester un peu plus longtemps auprès de leurs clients, être un peu plus rigoureux, pouvoir... pour prospecter un peu mieux, réfléchir à des nouvelles stratégies et ça laisse plus de place aussi à la créativité et tout ça. Nous on veut éliminer les tâches qui apportent rien, qui ne font pas grandir les personnes,
- Speaker #0
qui ne développent pas leurs compétences. Il n'y a pas de plus-value aujourd'hui s'ils ont des métiers où leur but c'est plutôt de s'occuper de leurs clients, d'être sur le terrain avec eux. C'est vrai que la partie administrative est aujourd'hui, on l'entend partout mais en France c'est très très lourd l'administrativement, on le voit aujourd'hui. Quand on crée sa entreprise, on est à la fois comptable, du marketing, on fait... J'oublie tout. On fait tellement de choses aujourd'hui en tant qu'entrepreneur qu'au bout d'un moment, on se dit « Ok, c'est quand que je m'occupe de mes clients ? » Parce qu'à côté de ça, il y a tellement de tâches diverses et variées dans ton quotidien qu'au bout d'un moment, tu te dis « Ok, il est quelle heure ? Ah ben, il est 23h. Bon, c'est trop tard, je ne peux pas payer les clients. » D'où... c'est vrai que la planification dans ta journée, dans ta semaine, pour permettre de quand même aller chercher des clients, d'avoir quand même un certain revenu, de faire rentrer de l'argent, tout ça fait qu'au bout d'un moment, ça prend une tension de journée, les journées ne se rallongent pas, il y a la vie à côté perso, et c'est vrai que tout ça prend beaucoup de temps. Donc oui, l'idée est plutôt juste, et c'est vrai que ça répond, je pense, à vraiment un bon grand nombre, en tout cas, de... d'entrepreneurs ou de personnes en France qui ont besoin d'être aidés au quotidien et qui souvent se sentent seuls et qui souvent se disent, mais comment je vais faire aujourd'hui ? Et il faut même souvent ne pas aller vers l'IA, soit parce qu'ils n'ont pas envie, soit ils n'aiment pas, soit ils ont des craintes. Justement, est-ce que vous avez déjà croisé aujourd'hui des clients ou des prospects que vous avez croisés ou des personnes qui vous ont dit, ok, c'est sympa ton truc, mais alors... Pourquoi je confierais toutes mes tâches ou mes emails à l'IA ? Ils vont tout savoir, ils vont tout comprendre. Est-ce que du coup, il y a des freins ou des craintes que vous avez pu avoir aujourd'hui en tant que contre-argument qui dit non, on ne veut pas pour ça ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. En fait, c'est très différent d'une personne à l'autre, là aussi, les craintes. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui s'inquiètent pour leurs données, par exemple. la sécurité de leurs données et de ce qu'ils vont confier à l'intelligence artificielle mais dans une plus ou moins grande mesure il y en a certains, si on leur explique qu'on se conforme au RGPD ils ne vont pas creuser loin, ils nous font confiance et ça leur convient, il y en a d'autres qui sont beaucoup plus c'est vraiment un sujet donc on apporte les réponses mais donc il y a cette crainte là il y a beaucoup de gens qui ont déjà des outils qui intègrent un peu d'intelligence artificielle souvent sur des tâches des fonctions j'allais dire basiques, peut-être pas basiques, mais en tout cas généralistes qui ne sont pas précisément adaptés à leur besoin mais en tout cas il y a un peu d'IA et du coup ils ne se posent pas la question de ce qu'on pourrait imaginer qui aille plus loin, plus dans la personnalisation etc en fait ils se demandent qu'est-ce qu'on pourrait faire de plus, qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux donc là c'est à nous de leur expliquer tout ce qu'on apporte et qui n'existe pas aujourd'hui sur le marché des solutions généralistes et après c'est au cas par cas, on a déjà eu des gens qui ont des considérations par exemple environnementales quelqu'un qui nous a dit les IA on sait que ça développe les data centers de du point de vue écologique, c'est pas forcément quelque chose de très pertinent et très viable à long terme. Nous, à notre petite échelle, on ne peut pas changer énormément de choses. On a fait des choix pour essayer d'avoir des data centers qui sont hébergés sur... qui sont alimentés par des énergies propres, etc. C'est la réponse qu'on apporte. Mais il y a plusieurs types de craintes et de freins.
- Speaker #0
Jacques ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Et puis, il y a aussi pour certains une confusion entre le raisonnement qui peut être fourni par l'intelligence artificielle et puis le processus de mise en œuvre. C'est-à-dire, quand on va parler d'automatisation... avec une IA, il y a l'idée que non seulement on va automatiser, non seulement à certains moments on va utiliser une intelligence artificielle, mais aussi on va contrôler dans le processus, dans l'automatisation, le fait qu'on va vers un objectif et qu'on veut l'atteindre. Si bien que le travail sur le langage naturel peut être très profitable parce que beaucoup de gens ne savent pas. pas bien formuler leurs besoins. L'intelligence artificielle va permettre de reformuler plus proprement et de manière plus complète leurs besoins, leurs raisonnements, leurs garde-fous, etc. Donc là, il y aura un véritable apport et ils vont très vite s'en rendre compte. Et à côté de ça, effectivement, si on se limite à ça, probablement il y a des dangers, il y a des risques. L'idée ensuite, c'est cet outil qu'est l'intelligence artificielle, de l'encadrer au niveau du processus. avec un certain nombre d'outils complémentaires pour éviter les dérives et pour toujours ramener à l'humain, c'est-à-dire que par exemple un mail, on peut facilement faire une proposition de mail, un brouillon, on peut facilement proposer une solution, mais toujours on va ramener ça à l'utilisateur en lui disant « êtes-vous d'accord ? » Est-ce que vous êtes d'accord avec ce brouillon ou est-ce que vous voulez le reprendre ou le compléter ? Êtes-vous d'accord avec cette solution et s'il y a une alternative, laquelle choisissez-vous ?
- Speaker #0
et du coup pendant la partie on a pu vous connaître un peu mieux vous votre projet l'idée du projet mais une fois qu'on arrive dans cette partie là la fameuse question un peu du financement et des premiers clients que tout le monde se pose je me lance un projet est-ce l'argent pour le faire ou j'ai pas d'argent vous quelle était votre réflexion par rapport à ça comment vous avez financé le début de votre activité Et surtout, comment vous avez réussi à obtenir votre premier client ?
- Speaker #1
La question du financement, c'est sûr qu'elle est importante. L'avantage, c'est qu'on n'a pas énormément de charges et de gros investissements de départ pour pouvoir se lancer. À partir du moment où on a un ordinateur et un environnement de travail, on peut déjà commencer à faire des automatisations. Et ensuite, dans notre business model, pour chaque client chez qui on déploie une automatisation, il y a un abonnement aussi tous les mois récurrent. qui nous permet de prendre en charge les coûts d'exploitation, donc d'hébergement, de l'automatisation, etc. Donc ça, c'est pris en compte au fur et à mesure. Donc en fait, à la base, on a juste besoin d'avoir notre environnement pour nous, ce qu'on a en interne. Et donc pour ça, on a des machines, des ordinateurs virtuels qu'on loue à l'année, etc. Mais donc ce n'est pas des charges énormes. Donc on a pu, pour l'instant, se financer avec nos capitaux propres. D'accord.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #1
Et la question des premiers clients, les premiers clients, c'est toujours challengeant. Nous, en plus, on a commencé une période qui n'est pas facile, peut-être même la pire période de l'année, parce qu'en fait, on a commencé au début de l'été, donc il y a eu aussi la grande pause.
- Speaker #0
Oui, c'est pas la meilleure période.
- Speaker #1
Mais ça nous a permis de mettre beaucoup de choses en place, justement, pour cette rentrée où maintenant, on est prêt, on a pas mal de prospects, en tout cas, et puis on souhaite un certain nombre de... le client aussi. Mais les premiers clients, c'était forcément, comme dans beaucoup d'entreprises, un peu le réseau, les amis d'amis, les gens qui nous font déjà confiance humainement et qui du coup se doutent de la qualité de notre travail parce qu'ils nous connaissent personnellement. Et ensuite, c'est grâce à eux et à leur retour qu'on pourra convaincre d'autres clients qui ne nous connaissent pas personnellement de la qualité de notre travail. Oui,
- Speaker #0
de toute façon, c'est des bons clients qui sont les meilleurs ambassadeurs après, des gens satisfaits qui en parlent autour d'eux et qui après amènent d'autres clients.
- Speaker #2
Tout à fait. D'où l'importance de mûrir le projet. Donc, c'est ce qu'indiquait Léni, c'était un investissement au niveau financier qui était sécurisé, au niveau technologique. qui a demandé un peu de temps et de préparation. Et puis au niveau de l'entreprise et ensuite la recherche de prospects, qu'on a voulu aussi effectivement rationnel. Et l'idée, ce n'est pas de courir après n'importe quel contrat, mais de bien avoir l'idée d'apporter quelque chose à des prospects. répondre à des besoins et avec une certaine pérennité, une certaine fiabilité. D'accord. Aujourd'hui, Codesia, c'est combien de clients ?
- Speaker #0
Là, on n'a eu qu'un seul client pour l'instant, parce qu'on s'est lancé en juin.
- Speaker #1
J'en ai un aussi, donc ça va bien. Mais souvent, on dit, un chef de client m'a dit, comment ça va le business ? Oui, j'ai un client. Ah, c'est bien, t'as un client, c'est pas zéro. Oui, c'est un client, c'est pas zéro. Mais c'est vrai qu'il faut bien commencer par... Non, mais c'est vrai que c'est la question, on ne va pas se mentir, c'est qu'aujourd'hui, il n'y a pas l'angle de bois. Quand on démarre une entreprise qui est jeune, la vôtre, elle est jeune, elle est de novembre 2025, la vôtre est avant l'été, et on sait qu'aujourd'hui... Parmi une conférence, je ne dis pas n'importe quoi, mais par une concurrence un peu dure aujourd'hui, et c'est vrai que tout le monde utilise de l'IA, c'est comment dire, aujourd'hui je vais créer un business, mais demain, est-ce que l'IA ne va pas disrupter mon business ? Et du coup, ce n'est pas l'IA qui va m'anéantir mon activité. L'avantage, c'est qu'avec l'IA, ça vous aide, vous, à développer et aider d'autres personnes. D'autres peuvent dire, moi je prends l'IA et puis je n'ai pas besoin de toi. oui d'accord après il y a aussi cette notion de temps et je suis premier à dire j'utilise de l'IA au quotidien sauf que l'IA me fait gagner du temps sur certaines choses et d'autres où j'ai pas le temps où j'ai pas envie de passer mes nuits à développer des choses parce que j'ai aussi envie de vivre et de dormir j'en connais ils passent leur nuit et leur jour à développer on sait très bien qu'entreprendre c'est faire des sacrifices c'est passer beaucoup de temps sur un projet maintenant on sait très bien que c'est aussi un équilibre parce que si on moulance C'est pas... c'est pas faire attention à soi, à son temps, et prendre soin de soi, de toute façon, être entrepreneur, c'est pas une course, c'est un marathon, il faut qu'on arrive à tenir le plus longtemps possible, et tout ce qu'on peut entendre dans la naturalité, c'est de plus en plus compliqué aujourd'hui, et tu vois sur les réseaux, les mecs, ils insultent l'État, parce qu'on paye des taxes, des taxes, des taxes, c'est de plus en plus compliqué, et on le voit aujourd'hui, entre l'URSSAF et autres, il faut que tu provisionnes, tu donnes de l'argent, à un moment même, que tu es touché, limite, un euro. Alors que tu dis, mais je n'ai pas touché à 1 euro, mais je vous donne déjà 1 500 euros. C'est quand même un truc de dingue aujourd'hui. Et c'est vrai que la question du financement, c'est vrai qu'on t'en dit, bon ok, soit on commence, soit on fait notre propre fonds, puis après on voit, on développe et on voit comment on avance. Et après, le premier client arrive et ça nous permet également d'avancer et de se nourrir de ces clients pour améliorer l'outil, améliorer les services et de continuer à progresser, en tout cas, dans ce qu'on veut offrir aux personnes. Mais c'est vrai que ce n'est pas simple.
- Speaker #2
Non, non. Oui, il faut un peu de patience. Le démarrage est une phase un peu inquiétante, mais on est confiant.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
et pour le coup,
- Speaker #0
c'est notre premier projet entrepreneurial, Jacques, comme moi. Mais on était bien entourés. moi notamment à HEC j'ai la chance d'avoir pu rencontrer beaucoup d'entrepreneurs en fait et d'associations liées à l'entreprenariat d'avoir des mentors aussi et puis on a fait l'effort aussi d'aller voir ce qui existait dans les différents réseaux en France d'accompagnement donc on a beaucoup discuté et en fait on n'est pas tombé des nues on savait que on connaissait les difficultés auxquelles on a dû faire face à la création de l'entreprise on savait que le... L'idée du marathon, au début, c'est toujours compliqué. Les premiers clients, c'est plus dur à obtenir. Au niveau administratif, ça prenait du temps aussi. Toutes ces choses-là, on ne l'avait pas vécu, donc on ne connaissait pas dans le détail, mais on avait été avertis par rapport à tout ça. Et du coup, ça nous a aidés à bien appréhender le truc.
- Speaker #1
Justement, tu parles d'aide. Aujourd'hui, vous avez été accompagné par... Tu dis que vous avez été accompagné dans le cadre de l'école et autres. Est-ce que vous avez consulté aussi des instances comme la CCI ou d'autres ? qui vous ont apporté de l'aide ou pas du tout ? Vous vous êtes dit, voilà, qu'est-ce qu'on... Pour vous, quand vous avez créé le parcours, aussi pour aider aussi des personnes qui souhaitent entreprendre et qui disent, OK, demain, je vais entreprendre, mais je commence par où ? Je commence par qui ? Est-ce que je vais sur les réseaux et je vois si quelqu'un peut m'aider ou je vais aller sur Internet et me dire, OK, comment je tape ou je demande à JTPT ? OK, je vais créer mon entreprise, comment ça se passe ?
- Speaker #0
Mais selon vous,
- Speaker #1
en tout cas vous, déjà, votre parcours, comment c'est fait ?
- Speaker #0
C'est une bonne question, mais je pense que ça fait partie... Moi, je me sers de l'IA pour énormément de choses au quotidien, mais j'aurais tendance à dire que pour l'accompagnement, c'est encore une bien meilleure solution d'aller vraiment sur place rencontrer les gens, parce que c'est énormément de bouche à oreille, en fait, et les gens qui se connaissent déjà entre eux. Alors nous, pour répondre à la question très concrètement, par exemple, on a intégré la French Tech de Nantes, qui est en fait prise en charge par... une association qui s'appelle La Cantine, qui regroupe énormément d'entrepreneurs. et pas que d'ailleurs, il y a tout un tas de personnes qui s'intéressent à l'entrepreneuriat et à l'activité de la région et il y a des conseillers en fait il y a des gens qui sont capables de nous donner de l'information et de nous rediriger vers les autres programmes d'accompagnement qui existent en fait je dirais que ce qui est compliqué c'est de faire le premier pas d'intégrer un premier réseau de connaître les premières personnes et puis ensuite après avec le bouche-oreille on commence à avoir un peu plus de visibilité et nous on a eu la chance aussi de rencontrer des personnes individuellement qui sont pas du tout des... des conseillers au sens officiel du terme et qui sont entrepreneurs aussi et qui du coup nous partagent leur retour d'expérience notamment on était allé à VivaTech donc un salon de la tech et des startups très beau salon qui était un super salon en juin on a fait des très belles rencontres et dans nos rencontres il y a un certain nombre d'entrepreneurs qui nous ont certains d'ailleurs qui ont déjà un certain nombre d'années d'expérience dans l'entrepreneuriat qui ont pu nous rediriger vers et différents acteurs, notamment de nos régions, donc Nantes et les régions parisiennes, et nous donner des conseils plus largement. Mais je pense que c'est bien d'aller sur place, dans les événements comme ça, dans les salons. La French Tech, je pense que c'est une bonne plateforme pour commencer aussi. Ça va tout seul.
- Speaker #1
Jacques, ton avis là-dessus ?
- Speaker #2
Oui, tout à fait. L'une des difficultés, puisque effectivement, moi, je n'avais pas cette expérience-là de l'entreprenariat. L'une des difficultés, c'est de se retrouver dans les différentes structures qui cohabitent, certaines qui sont liées entre elles, d'autres qui se superposent, d'autres qui ne se connaissent pas. Donc, je suis d'accord avec Lénie, la discussion avec les gens est très importante parce qu'il y a le côté humain qui est rassurant, de voir que d'autres ont connu les mêmes, ce n'est pas nécessairement des difficultés, mais en tous les cas les mêmes questionnements. et petit à petit on s'y repère, on s'y retrouve, on fait des choix. Au niveau individuel, on rencontre beaucoup de gens qui sont souvent très bienveillants avec notre projet, donc qui vont apporter leur regard. Alors quelquefois ce sont des conseils, mais quelquefois ce sont tout simplement des remarques et petit à petit on consolide tout ça et ça se passe bien, c'est très rassurant. Mais au départ, effectivement, il n'y a pas nécessairement un réseau plus qu'un autre. Je crois que c'est plus la cohabitation de tous ces réseaux. Et puis, le côté humain, et l'IA a raison là-dessus, c'est-à-dire que l'IA va être très, très utile pour tout ce qui est administratif, tout ce qui est réglementaire, tout ce qui permet aussi, justement, de cartographier les dispositifs et les réseaux. Mais après, le côté humain va être quand même essentiel. parce que là, parce que quelque part, ce qu'on recherche, c'est justement les personnes et puis leurs raisons. Puisqu'à un moment donné, ça va être soit des prospects, soit des partenaires. Et l'un comme l'autre sont importants pour l'entreprise et pour développer l'activité.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. OK. Et qu'est-ce que ça a changé en vous ? Alors, même si c'est plutôt récent, en tout cas, le début de l'aventure, mais... aujourd'hui, qu'est-ce que ça a changé, vous, dans votre état d'esprit de voir ce cas de passer de salarié à dire, bon, ok, je change d'état d'esprit, je me mets en mode entrepreneur. Toi, Lénie, tu dis, tu as encore d'études et tu dis, bon, allez, on a ce projet-là. Du coup, tu as plus la double casquette parce que tu n'as pas fini encore tes études. Enfin, le cursus. Tu me corriges, j'ai des bêtises. En même temps, tu dis, j'attaque... Je suis un virageur entrepreneur, je m'associe avec mon père, on y va. Aujourd'hui, dans vos vies, dans votre quotidien, entre les difficultés et les doutes peut-être qui subsistent, etc., comment vous vivez ça ? Parce que je sais qu'on a, je pense qu'on a connu, enfin, l'avantage peut-être d'être à deux, où souvent on dit, il faut bien choisir son associé. Bon là, vous avez choisi, vous restez en famille. Et c'est avec le choix de l'associé, comme le choix de l'expert comptable, on dit souvent, c'est un des choix où tu ne peux pas le planter. tu prends des experts comptables, tu le vires et t'en payes un autre ok, mais il ne faut pas qu'il fasse des dégâts tu as un associé, c'est l'associé avec qui une personne avec qui tu vas partager ton bébé, ton aventure c'est pas rien de créer quelque chose avec laquelle on va y passer on y met nos tripes, notre coeur tous nos instants jour et nuit on y pense jour et nuit c'est des montagnes russes des émotions un jour ça va, un jour ça va pas un jour une bonne nouvelle, un jour un lendemain c'est pas une bonne nouvelle on se dit mais merde comment on peut vivre ça au quotidien Aujourd'hui, souvent, quand on est tout seul, on se dit qu'on a la solitude de l'entrepreneur. Vous, aujourd'hui, comment vous vivez tout ça ? Même si l'entreprise, certes, l'aventure est récente, mais elle va aller de surprise en surprise. Et vous apprenant, vous connaître. On s'est appris beaucoup le réseau, mais pas un réseau physique. On s'est connu sur LinkedIn. On a échangé, on a décidé de voir comment on pouvait travailler ensemble, parce que LinkedIn peut parfois apporter de belles choses. Et souvent, on peut ne pas aimer ce réseau. Et moi, je trouve que ce réseau m'apporte énormément, en tout cas, dans ma vie d'entrepreneur. Et donc voilà, excusez-moi, j'ai fait une aparté. Mais aujourd'hui, comment vous, dans votre état d'esprit, parce que c'est vrai que c'est important quand on crée une boîte, on a 150 000 questions, 150 000 doutes, et ça n'arrête jamais. Voilà, je vous laisse parler.
- Speaker #0
Je laisse commencer.
- Speaker #2
Pour moi, c'était assez amusant. C'est-à-dire que bosser avec son fils, c'est à double tranchant. C'est-à-dire qu'effectivement, ça peut permettre, et c'est le cas là, comme on a confiance l'un dans l'autre, ça donne déjà une assise de départ. Comme on est complémentaire, ça évite de développer une rivalité ou une... une jalousie ou je ne sais quoi, c'est-à-dire que ça se fait assez calmement. Mais quelque part, ça veut dire aussi que, tu en parlais au départ, il y a la vie professionnelle et puis derrière, il y a la vie personnelle. Et on doit être capable de passer du moment où on a des liens professionnels à un moment où on a des liens personnels. C'est-à-dire qu'on se rend compte que certains moments... et le temps peut manquer quelquefois, mais à un certain moment, on va discuter ensemble en dehors de notre journée de travail et on va effectivement parler d'autre chose que du travail. Et ça, c'est important, c'est un repère qui me semble très très important, c'est-à-dire que du coup, ça m'a amusé beaucoup de voir que mon petit gamin était devenu un jeune homme et que ce jeune homme savait plein de choses que moi je ne savais pas. Donc c'est assez enrichissant. Parce que professionnellement, c'est enrichissant. En tant que père, c'est enrichissant aussi et j'en suis très fier. Et puis après, forcément, et c'est pour ça que ça a été important cet été, qui était une période très calme, qui a du coup généré aussi des angoisses et des attentes. Mais ça a été important parce qu'on a pu travailler ensemble et on a pu apprendre à se connaître sur le plan professionnel. Et vraiment, pour moi, ce qui est rassurant, c'est qu'on a effectivement une dualité. professionnel, personnel et le lien de confiance qu'on a au départ nous a permis de bien le gérer de bien le vivre, parce que je pense que ça peut être aussi une difficulté dans certains cas si on n'a pas une assise de départ
- Speaker #0
Ben nous, en fait je trouve que ça s'est fait assez naturellement de séparer les temps professionnels et personnels aussi parce qu'en fait on tombe vite dans une sorte un peu d'entre deux où en fait on va manger ensemble le midi euh après un call et avant un autre qui arrive à 13h et en fait du coup on enchaîne et on parle que de professionnels quoi ce qui n'est pas nécessairement un souci mais ça peut devenir un souci si c'est le cas et que ça prend toute la place et qu'il n'y a plus aucun temps de relation vers fils et du coup ça marche bien pour nous de se dire que tel soir on prend une soirée on va aller au restaurant mais de déconnecter en fait, de changer un peu d'environnement de changer et de pas faire d'entre deux de sorte un peu de... donc ça ça marche bien Il y avait une question que tu posais qui n'est pas exactement là, mais sur l'entrepreneuriat, est-ce que ça change, notamment dans un contexte étudiant et tout. C'est vrai que moi, c'est hyper particulier parce que en fait, à HEC, ce qui est génial, c'est qu'on est sur un campus, donc on est très entouré et il y a beaucoup de conseils, il y a des mentors, il y a des bonnes ressources. Mais là où j'ai été un peu déçu, c'est que je ne le savais pas avant d'arriver, mais il y a... très grande majorité des étudiants ici qui sont intéressés par des secteurs un peu plus traditionnels de finances notamment, de conseils, etc. J'ai beaucoup d'amis qui préparent des entretiens pour faire travailler justement en finances, dans les fusions-inquisitions, ce genre de choses qui sont des choses aussi qui sont très exigeantes, mais à l'opposé de l'état d'esprit et du fonctionnement de l'entrepreneuriat. Et du coup, c'est un avantage et un inconvénient parce que le fait d'être très entouré comme ça de plein d'amis, moralement, c'est... Tu parlais de la solitude de l'entrepreneur. C'est hyper important. Donc moi, j'ai la chance de pouvoir avoir des gens autour de moi qui me soutiennent et c'est trop cool. Par contre, il y a quand même de la friction liée au fait que je ne dirais pas que je suis l'exception parce qu'il y a quand même un certain nombre d'entrepreneurs à HEC, mais c'est loin d'être la majorité. Et les programmes, les cours qu'on a, la majorité ne sont pas tournés autour de l'entrepreneur. Ils sont tournés autour de la finance d'entreprise, la comptabilité, des choses comme ça.
- Speaker #1
Justement, pour moi, c'était... Est-ce que du coup... Alors, moi, je considère qu'on ne peut pas faire de l'entrepreneuriat dès le collège. C'est dommage. Pour moi, je pense que très tôt... On devrait parler de ça, de parler du fait de... Si demain, vous vous lancez, parce que ça, on ne l'apprend nulle part. On ne t'apprend pas. Alors oui, tu as des organismes d'État, genre, par exemple, la CCI. Moi, j'ai la chance d'avoir une CCI dans le 95, ce qui est magnifique. On a un président qui est vraiment moteur et qui fait bouger les choses, et ce n'est pas le cas de toutes les CCI. Bon, je vais mettre des CCI au dos, mais ce n'est pas grave. Celle du 95 bouge énormément.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et c'est vrai que, souvent, je pense que ça manque ça. C'est à part où, souvent, on a... plutôt un fantasme où tu te dis, moi je serai entrepreneur, moi je serai patron. Oui, mais en fait, c'est sympa d'avoir des rêves comme ça, mais c'est vrai que moi je fais des formes de métier avec des collégiens de 3e, j'assiste des masters pour faire leur soutenance, et quand je vois la manière dont sont travaillés les projets ou les idées, tu te dis, ça serait bien qu'on puisse vraiment leur donner les bases, te dire, aujourd'hui entreprendre, c'est ça. En fait, aujourd'hui entreprendre, oui ça peut être magique, oui c'est beau. mais c'est un parcours du combattant et ça je pense qu'aujourd'hui c'est comme les langues, je pense que cette partie là en France, en fait l'échec est important, on a le droit d'échouer on a le droit de se rater, moi je me suis planté 3 fois dans ma vie en tant qu'entrepreneur, on apprend comme ça sauf que vu qu'en France on n'a pas la poétique de l'échec en fait il faut réussir pour être bien vu mais par contre quand tu échoues alors qu'à Londres et aux Etats-Unis c'est tout à fait l'inverse Merci. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, je vois, c'est dommage que dans les écoles de commerce, alors en plus, il y a quand même le mot commerce dans les écoles, c'est-à-dire qu'on ne parle pas assez de cette partie-là, de dire les gars, aujourd'hui vous avez demain, vous avez le choix dans votre cursus, soit vous partagez votre finance, mais demain, vous pouvez très bien, dans le cours de votre carrière, imaginer de venir créer votre boîte, parce que c'est ça qui fait qu'on est aujourd'hui, on va apparaître 30 ans dans la même structure et autres, donc c'est vrai qu'on change. Et c'est que demain, on t'a envie de créer dans un cursus où tu as fait. C'est dommage de ne pas pouvoir mettre un peu de connaissance dans ce niveau-là. Je ne sais pas ce que tu en penses, Adélie, mais...
- Speaker #0
Oui, si, complètement. Après, ce que je leur reconnais, c'est que ce qui est compliqué dans l'entrepreneuriat, c'est que c'est fondamentalement quelque chose qu'on fait en autodidacte, où il faut que l'entrepreneur prenne lui-même les initiatives. Quand on fait de la finance d'entreprise, il n'y a pas 45 manières d'analyser un bilan et d'évaluer la situation financière d'une entreprise. Il y a une méthode. Il faut l'apprendre et c'est un peu du bachotage. L'entrepreneuriat, il y a quand même des... Je pense qu'il devrait y avoir un peu plus de cours avec des retours d'expérience, etc. Il y a quand même beaucoup plus de liberté dans l'entrepreneuriat. Je pense que c'est plus difficile de construire un programme. Mais malgré tout, oui, moi, je regrette. Là, on a des électives, donc on a des cours optionnels sur l'entrepreneuriat, mais qui sont vraiment à un niveau très basique. Moi, j'aimerais beaucoup que ça... Mais c'est peut-être en train de changer. Moi, j'ai en arrivé, donc je n'ai pas le recul. Par exemple, à HEC, il y a une spécialisation avec Polytechnique pour les élèves en entrepreneur. C'est une spécialisation pour la dernière année, en dernière année de master, qui a priori fonctionne bien et apporte pas mal de ressources. Moi-même, ça pourrait m'intéresser. Je pense qu'il y a des choses qui commencent à se développer, mais on est en retard.
- Speaker #1
Justement, par rapport à tes amis, ou en tout cas les personnes que tu croises dans l'école, Aujourd'hui, souvent on le dit, soit nos amis ou les personnes qu'on côtoyait, mais qui ne sont pas dans le monde de l'entrepreneuriat, souvent ne comprennent pas notre investissement. Pourquoi on s'acharne à bosser du matin au soir pour un truc, ou souvent au week-end, on va dire pourquoi tu sors ton téléphone, pourquoi tu n'es pas avec nous ? J'ai mon truc dans ma tête, j'ai mes idées, et ce n'est pas que je n'ai pas le temps, c'est que j'ai besoin d'avancer. J'ai ça dans la tête. Et si je ne le fais pas, maintenant, je vais le perdre. Aujourd'hui, est-ce que vous, dans vos familles, ça a changé aussi votre relation par rapport à des amis ? Ça rejoint un peu la question de tout à l'heure. Mais est-ce que du coup, vous vous approchez plus de gens qui sont entrepreneurs ou pour avoir quand même aussi des échanges et des conseils ou des personnes de famille qui ne sont pas du tout dans le monde de l'entrepreneuriat, vous arrivez quand même à échanger, à comprendre un peu ce que vous faites en fait, pourquoi vous le faites ?
- Speaker #0
En fait, on est encore au début de l'activité entrepreneuriale. Par exemple, je parlais de la cantine qu'on a rejoint, où il y a plein d'entrepreneurs. C'est un super vivier d'entrepreneurs. Je suis sûr qu'on pourra rencontrer plein de personnes super intéressantes. On vient d'arriver. Aujourd'hui, mon réseau proche, mes amis, c'est essentiellement des gens et la famille aussi qui ne sont pas du tout dans ce milieu-là. Après, ça ne me dérange pas forcément parce que ça revient à ce que je disais tout à l'heure sur le fait de séparer le temps pro et le temps perso. et moi quand je vois mes amis je parle pas beaucoup de ma boîte ils me posent quelques questions mais voilà on parle un peu de tout le reste ça fait du bien aussi de
- Speaker #1
déconnecté parce que ça peut être pas mal d'avoir dans son entourage proche plein d'entrepreneurs etc parce que c'est stimulant tout ça mais je suis pas sûr que ça aide à déconnecter et à penser à autre chose quoi enfin je veux dire voilà non mais c'est une autre chose c'est vrai c'est vrai découper un peu d'avoir un équilibre ok c'est ça ça
- Speaker #0
permet d'avoir mon équilibre d'avoir des gens différents d'autres projets c'est important ouais ok
- Speaker #1
Jacques un avis là-dessus
- Speaker #2
Oui, c'est un peu similaire. Effectivement, dans la famille, on n'a pas d'entrepreneurs, ou très peu. Moi, du coup, dans mes amis, j'ai une répartition assez équilibrée entre des gens qui sont entrepreneurs et d'autres qui ne le sont pas. Mais ce que j'ai apprécié, c'est effectivement une certaine... comment dire... les gens sont bienveillants. Ils sont intéressés, ils sont curieux parce qu'en plus, ce qu'on disait tout à l'heure, l'intelligence artificielle, beaucoup commencent à mettre des images dessus. Donc, ça les amuse qu'on soit sur quelque chose qu'ils ne connaissent que depuis peu. Donc, ils sont vraiment curieux et bienveillants. Mais à côté de ça, effectivement, souvent dans un contexte, dans le quotidien. Il peut y avoir des discussions, mais qui assez rapidement, avec notamment les amis ou la famille, vont revenir après sur un terrain personnel. Donc, moi, je ne suis pas du genre à parler longuement de mon activité professionnelle, ce que je n'ai jamais fait. Et là, j'ai cette tranquillité-là que je peux l'évoquer, que je réponds à leurs questions. La plupart du temps, bienveillant, il n'y a pas de questions piégées, il n'y a pas de... donc c'est assez tranquille bon équilibre en tout cas,
- Speaker #1
merci je pense que c'est important je pense que chacun après le vit à sa manière le partage entre ses moments son découpage entre la vie pro et la vie perso c'est vrai que souvent soit moi j'ai des membres de la famille, il est entrepreneur enfin il est chef d'entreprise même et en fait il n'y a personne de sa famille qui sait ce qu'il fait enfin on sait ce qu'il fait on sait qu'il a une agence dans l'informatique Merci. c'est tout quand tu lui demandes ce qu'il fait ah ouais ça va mais ouais ça va en fait mais même des amis qu'il a depuis 20 ans ils ne savent pas du tout on sait qu'il a des agences un peu partout dans le monde mais là quand on le croise et qu'on dit ça va entre vous ouais ça va ok bon on a bien compris qu'il faut passer à autre chose et qu'il te dira rien du tout et qu'il est en famille et qu'il a pas du tout envie même si c'est sa boîte en fait il n'en parle pas et en fait c'est un mystère et on sait qu'il fait mais genre moi je lui dis mais attends j'ai été voir son son titre et en fait j'ai même pas compris ce qu'il faisait et un jour on essayait de parler dans un barbecue en vacances je me suis arrêté là je suis en sortie je dis j'ai toujours pas compris mais bon j'ai bien senti qu'il y avait des filtres et des barrières et je me suis dit ok on va pas insister mais voilà il y en a qui sont des toulokas, il y en a qui vont parler librement il y en a qui vont rien dire du tout mais voilà c'est la manière dont t'as envie ou pas de parler ok on va arriver à la fin C'est...
- Speaker #0
je pense que ça m'est venu ensuite mais c'est pareil la solitude de l'entrepreneur je pense que ça aide vachement quand même d'être tous les deux moi ça serait j'aurais plus besoin de m'entourer d'autres entrepreneurs et de gens qui me ressemblent si j'étais tout seul sur ce projet là là le fait d'être deux je pense que ça aide beaucoup ça aide ça aide parce qu'en fait quand t'es
- Speaker #1
quand tu es avec quelqu'un à qui tu peux avoir confiance, du coup ça permet d'échanger sur les doutes, sur les questionnements et de s'entraider quand tu es tout seul et je vois, moi j'accompagne aussi, j'ai une jeune entrepreneuse qui a lancé son projet elle est toute seule autour d'elle même la personne qui partage sa vie n'est pas un super soutien donc ça c'est cool on a toujours dit, à partir du moment où tu crées, il faut que soit ta femme, ton mari ou En tout cas, le cercle proche, fuis ce soutien, parce que si t'es tout seul à te battre tout ça, et que d'un autre côté t'as pas le soutien, c'est d'autant plus compliqué parce que tu te dis, je me défonce pour ma boîte, pour la faire grandir, etc. Mais d'un autre côté, on comprend pas, et en plus je suis pas aidé. Donc c'est vrai que ça te rajoute une couche de complicité, de chargement mental, tu te dis, comment, tu rentres le soir, t'es crevé, et t'as encore des remarques, mais pourquoi tu rentres à ce temps-ci ? Et c'est vrai que ça... Ça veut dire ajouter à tout ça, je pense, pas une facilité, en tout cas dans le quotidien, de dire, ok, en plus, j'ai encore plus de doutes. Après, tu te poses des doutes sur ta vie perso, sur ta vie pro, et en fait, ça devient un pêle-mêle de réflexion qui te dit, au bout d'un moment, tu as le cerveau qui explose, et je pense que ce n'est pas la meilleure solution. Merci. Merci en tout cas pour ces retours. On va arriver à la fin de ce podcast. C'est la fin de cet épisode. Merci en tout cas d'avoir partagé. Je vais vous laisser le numéro de la fin, de dire un peu... vous dites ce que vous voulez aujourd'hui en tant qu'entrepreneur, en tant que ce que vous vivez, les conseils que vous pouvez donner même à des personnes qui ont envie de se lancer dans l'entrepreneuriat. Et surtout avant de vous dire comment on peut vous trouver, si on a envie de dire aujourd'hui, demain, j'ai envie d'automatiser, mais comment je peux contacter Codesia ? C'est quoi le plus rapide ?
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi déjà de nous avoir invités. Alors pour reprendre les choses de l'ordre sur le mot de la fin je pense que déjà c'est lié à notre activité et à l'entrepreneuriat en général je pense qu'on est à une période aujourd'hui où c'est hyper important d'être curieux et de se renseigner sur ce qui arrive etc. parce que on est dans un monde qui bouge énormément donc en fait je pense que l'entrepreneuriat bon déjà c'est génial pour les gens qui se motivent mais c'est vraiment aussi une gymnastique mentale une démarche mentale même dans dans tout type d'activité de dire ok je vais entreprendre pas forcément au sens créer une entreprise mais je vais entreprendre des nouveaux projets Merci. et d'adopter des nouveaux outils. Et du coup, forcément, moi, je parle de l'intelligence artificielle, d'aller consulter ces outils-là, de voir ce qui est faisable, etc. Et d'être pas trop rigide dans son esprit parce que ça bouge super vite. Donc en fait, ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera plus dans deux mois. Donc nous, on vous invite vraiment à adopter cette démarche-là. Déjà, vous-même, c'est hyper important en autodidacte. Et puis, sur certains cas d'usage, pourquoi pas faire appel à des professionnels. Donc en l'occurrence... On serait hyper heureux de pouvoir vous accompagner sur vos cas d'usage. Et donc, Codesia, vous pouvez nous retrouver sur notre site web. C'est le plus simple. C'est Codesia, C-O-D-E-S-I-A.fr.
- Speaker #1
OK. Merci, Annie. Merci beaucoup. Merci pour cette conclusion et ce mot de la fin. C'est très gentil. Et mon cher Jacques, à toi de conclure, en tout cas, cet épisode.
- Speaker #2
Alors, moi, je ne reprendrai pas. Donc, effectivement, la... Concernant Codesia, juste je compléterais ce que disait Lénie, avec lequel je suis tout à fait d'accord, par le fait que j'ai maintenant un certain nombre d'années de travail, et je trouve ça appréciable et important d'avoir envie chaque matin de faire la journée qui va se présenter. Moi, je suis émerveillé par les technologies, notamment l'intelligence artificielle. Et je trouve ça fascinant de pouvoir avoir l'impression d'être utile, c'est-à-dire d'être confronté à la fois à des technologies qui sont extraordinaires, et puis à cette capacité d'apporter des solutions à des problèmes. Et lorsqu'on parle notamment d'automatisation, c'est l'idée qu'on va permettre à des gens de gagner du temps. c'est-à-dire de faire des choses plus intéressantes et de passer moins de temps sur des choses moins intéressantes. Donc voilà, je pense que c'est un des aspects très importants à mes yeux de l'entrepreneuriat. C'est vrai qu'il y a des difficultés, c'est vrai qu'il y a du travail, il y a de l'investissement, mais c'est important d'avoir plaisir à le faire. Et effectivement, on espère bien pouvoir apporter maintenant un certain nombre de solutions pour un certain nombre de problèmes. et on est à votre disposition pour ça.
- Speaker #1
Ça, ce n'est pas une phrase de fin, une phrase qui conclure bien, en plus, en disant pourquoi il faut faire appel à Codesia, les mecs, moi, en tout cas, si vous écoutez ce podcast. Je pense que si vous avez besoin réellement de bien du temps, de vous fester de la vie, je pense que Lénie et Jacques sont les personnes idéales pour vous aider avec Codesia. Merci. Pour conclure, justement, Avec plaisir. Moi, j'ai toujours plaisir à échanger avec des personnes qui ont un projet, qui sont sympathiques. J'ai plaisir de vous avoir aujourd'hui dans le podcast parce que vous êtes deux personnes qui rayonnent et avec qui on a envie de travailler, avec qui on a envie de donner confiance parce que vous êtes vraiment deux belles personnes. Et ça fait plaisir à voir dans ce monde où souvent on croise des personnes qui ne le sont pas.
- Speaker #0
Merci beaucoup, c'est réciproque. Moi, j'ai beaucoup apprécié ce sujet.
- Speaker #1
Merci Philippe. Merci. Mais du coup... Pour clôturer, j'avais une question, parce que je ne me la suis plus pas mise à l'ordre du jour, mais tout à l'heure, Jacques t'a dit...
- Speaker #0
L'IA, oui, on parle de l'IA, mais aujourd'hui, vous avez suivi l'actualité, où les fameux... On va faire ça, puis après, on clôturera pour ceux qui pensent que c'est la fin. Mais non, ce n'est pas la fin, on a encore une question. C'est l'actualité, mais les 1 200... Je reviens plein dedans, on est au mois de septembre. Les 1 200 agents qui se sont dit, fuck, on est tout seuls, on fait ce qu'on veut. Et justement, ils ont mis... Ou les 1 200 agents ont dit, nous, on se débrouille. En fait, c'est quoi votre avis là-dessus, en disant, aujourd'hui, l'IA... Alors, soit on a le discours où on se dit, les gars, ça va être l'apocalypse, les êtres humains vont prendre plein la tronche, ou plutôt, l'être humain va être grandement aidé, parce que là, le test, c'est de dire, OK, on leur a dit, vous allez vous prendre le mur. Donc, tout le monde sait qu'ils doivent se prendre le mur au niveau de l'IA, parce qu'on ne sait pas qui est le platon vert par rapport à ça. Si le premier qui freine, je pense que le premier qui freine a perdu, parce que tout le monde est sur l'accélérateur à fond. Mais selon vous... Et ça va être vraiment la conclusion par rapport à l'IA, parce que c'est vrai que c'est vraiment le sujet qui intéresse, qui fait peur. Moi, je sais que j'adore l'IA et je n'en ai pas peur. Mais pour beaucoup et pour même beaucoup de générations, je croise encore des personnes qui disent « mais moi, l'IA, je ne veux pas, ça ne m'intéresse pas et ça m'effraie » . Et surtout, ce qu'on entend aujourd'hui, en plus des infos, c'est vraiment anxiogène, en plus de dire « l'IA, attention, en 2030, tu es tout humain, etc. » Donc voilà, on vient, merci les médias de mettre de l'huile sur le feu. Concrètement, on a l'histoire des 1 200 agents qui sont devenus fous et qui ont créé leur propre système de communication entre eux. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Vous, avec l'IA, qui vous aidez. Ça vous inspire quoi, ça ?
- Speaker #1
C'est un sujet qui est hyper compliqué parce que les spécialistes eux-mêmes n'arrivent pas à trouver un consensus sur comment ça va évoluer, comment on évalue le risque et comment on doit s'adapter. Moi, je pense que... La meilleure manière de foncer droit dans le mur, c'est de continuer de se cacher les yeux et de dire ok, j'en veux pas, je rejette l'IA. Du coup, c'est clairement pas la bonne stratégie. Je pense que justement, au contraire, il faut essayer de comprendre ce qui se passe, de s'informer, etc., d'adopter les outils, etc. On ne pourra pas faire ça en fait. On ne va pas pouvoir, en tout cas a priori dans le monde dans lequel on est, il ne va pas y avoir un consensus global. On espère qu'il y aura des régulations qui vont arriver, qui vont permettre de limiter les dérives. mais ça malheureusement c'est essentiellement politique et géopolitique donc à notre échelle on ne peut pas beaucoup interpréter mais je pense que c'est notre devoir de regarder ce qui se passe, de comprendre, de se conseiller les uns aux autres et d'essayer de faire des choix intelligents mais refuser complètement l'IA je pense que c'est se voiler la face et ce n'est pas une bonne stratégie
- Speaker #0
Merci à toi Jacques, toi ton avis pour conclure ?
- Speaker #2
Oui, c'est très similaire. Je pense qu'on ne peut pas imaginer faire abstraction de cette transformation qui va arriver. Notre société va être impactée, les choses vont changer. Et effectivement, il y a une différence entre ce que nous, à notre niveau, on peut faire avec un outil, en faisant attention à bien l'utiliser et à le maîtriser, et ce qui peut se passer à d'autres niveaux. ou le même outil utilisé différemment s'il n'est pas maîtrisé ou si volontairement il est mal utilisé, pour un objectif discutable, on n'aura évidemment pas les mêmes enjeux et on n'a pas le même niveau de décision. Mais malgré tout, ça reste un outil, c'est-à-dire qu'on a connu le développement de beaucoup de technologies et d'outils, et beaucoup de technologies et d'outils peuvent être mal utilisés. et pour donner un exemple qui vaut ce qu'il vaut, mais même une boule de pétanque peut servir à jouer ou peut servir d'arme. Donc ça veut dire que ce n'est pas pour autant qu'on va interdire la boule de pétanque. Donc ce n'est pas l'outil qui est en cause, c'est la façon dont on s'en sert, ce qu'on peut en faire, et puis probablement dans le cas de l'intelligence artificielle, c'est le fait que sa propre existence va changer le potentiel d'utilisation. Et c'est pour ça qu'effectivement, il faudra des régulations, mais on ne pourra pas empêcher, maintenant qu'on sait que c'est possible, maintenant qu'on a vu que c'est possible, il y aura forcément un développement. Donc ce développement, on ne pourra pas l'empêcher. Il faut simplement que, globalement, l'humanité arrive à le maîtriser et à bien l'utiliser. Ce qu'on appellera en quelque sorte la régulation.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, eh bien... Très bon mot de la fin sur l'IA. En tout cas, très juste. Je vous rejoins complètement sur cette synthèse et analyse. C'est vrai que c'est totalement vrai. Maintenant, on verra ce que l'avenir nous préservera, en tout cas, nous dira dans les mois prochains. Parce qu'on sait que tout évolue très vite.
- Speaker #2
Ça va très, très vite. Ça va très,
- Speaker #0
très vite. Merci. Encore un grand, grand merci à tous les deux de m'avoir accompagné sur cet épisode pour parler d'IA, parler d'automatisation, parler de management, parler d'entrepreneuriat, oui, de comment on commence, comment nos parcours, notre vie changent par rapport à tout ça. Un grand, grand merci à tous les deux. Je vous souhaite vraiment le meilleur, vraiment le meilleur possible pour Codésia. Je sais que vous allez aider un bon, grand nombre d'entrepreneurs en France, d'indépendants, de personnes qui ont besoin, en tout cas, de gagner du temps, parce que le temps, comme on dit, c'est de l'argent. et qu'on a besoin aussi de passer du temps en famille, passer du temps dans nos vies perso. Mais pour ça, je pense que le seul moyen de le faire, c'est les outils. Et point de dire. Merci à tous les deux. N'oublie pas, on parle beaucoup sur le site internet. Merci Jacques, merci Lénie, merci à vous. Je vous donne rendez-vous au prochain épisode. Pour ce, n'hésitez pas à me suivre, à noter en tout cas sur votre plateforme d'écoute préférée. Je vous souhaite une... Bonne journée, bonne soirée, bon week-end. Je ne sais pas à quel moment vous écoutez ce podcast, mais en tout cas, merci de l'écouter. Je vous dis à très bientôt. Merci Lény, merci Jacques encore une fois. Je vous dis à très bientôt tous les deux. Ciao, ciao.
- Speaker #2
Au revoir. Merci. Au revoir.
- Speaker #0
Au revoir.