Speaker #0J'ai perdu 10 000 euros parce que j'ai voulu vivre plusieurs vies en une seule. Coucou baby, j'espère que tu vas bien parce que moi je suis plus qu'heureuse de t'accueillir dans ce nouvel épisode de la meilleure version de moi. Le podcast où on parle vrai, sans filtre et avec le cœur. Vois ça un peu comme un long vocal qu'une copine t'envoie. On laisse tomber les faux semblants, on se parle avec bienveillance, humour et surtout avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour. Donc si tu es là, c'est que tu avais besoin de ce temps. pour toi et si tu débarques ou que tu t'es retrouvé ici totalement par hasard et bien je te souhaite la bienvenue n'hésite pas à le partager avec une personne qui te tient à coeur rentrons donc dans le vif du sujet aujourd'hui je vais te raconter comment j'ai perdu presque 10 000 euros t'as très bien entendu 10 000 balles ma star quasi un apport pour un achat immobilier en fait et tu sais quoi le pire dans cette histoire c'est que quand j'y repense, en fait, je comprends parfaitement comment j'ai pu en arriver là avec du recul parce qu'il faut savoir quelque chose sur moi quelque chose dont tu te doutes sûrement parce que si tu m'écoutes on se connait un peu quoi j'ai 36 000 idées à la minute littéralement les idées dans mon cerveau n'arrêtent pas de fuser dans tous les sens constamment ça bouillonne j'ai envie de tout faire j'ai envie de tout essayer j'ai envie d'apprendre absolument tout ce qui m'intéresse et Et quand quelque chose me plaît ou me titille un minimum, attise ma curiosité, un temps soit peu du coup, et ma créativité, surtout, ça peut partir très vite. Ça peut partir en cacahuète très très vite. Je suis capable de passer de « Oh, c'est sympatoche ça, dis donc ! » à littéralement « Bon bah du coup, j'ai créé mon entreprise. » On allait genre trois jours. Et je ne rigole absolument pas. Ce n'est pas une blague, parce que ça m'est arrivé, et en préparant cet épisode, je me suis rendu compte que j'ai passé une énorme partie de ma vie à vouloir vivre plusieurs vies en une seule. Et tu sais cette phrase qu'on entend tout le temps, on n'a qu'une vie, ben justement, en fait, justement, on n'a qu'une seule vie, et moi cette phrase je l'ai prise au pied de la lettre. Parce que ta copine Jasmine là... celle qui a 31 ans, qui voyage en plus d'une trentaine de pays, qui a je ne sais pas combien de cordes à son arc, etc. C'est peut-être ça mon problème en fait. J'ai qu'une seule vie. Et du coup, moi visiblement, j'ai décidé qu'il fallait que j'en accumule je ne sais pas combien dans cette seule et unique vie. Sauf qu'il y a un petit problème logistique dans ce plan. C'est que... Oui d'accord, on n'a qu'une seule vie. mais on n'a qu'un seul corps et un seul cerveau. Voilà, parce que oui, sinon ce n'est pas drôle. On n'a qu'une seule vie, mais on n'a aussi qu'un seul corps, et surtout qu'un seul cerveau, et pourtant toujours 36 000 idées de business, la créativité qui fuse dans tous les sens. Et malheureusement, même avec toute la manifestation du monde, je ne peux pas me dédoubler. Et un jour, je me suis posée, je me suis dit... Ok Jasmine, qu'est-ce qui tourne par rond dans ta petite tête en fait ? Moi j'ai pensé que ce fonctionnement que j'avais, c'était un défaut parce que je pensais que je m'éparpillais trop ou que je me lassais beaucoup trop vite, que je changeais trop souvent d'avis. Alors ça par contre c'est véridique et parfois ça m'a porté préjudice dans la vie, surtout dans mes relations. Que par exemple j'étais incapable de rester concentrée sur une seule chose, une chose. suffisamment longtemps. Et du coup, aujourd'hui, je commence à voir les choses différemment. Parce que j'estime que plus tu grandis, plus tu vieillis, plus tu prends de la maturité, je vois les choses différemment. Et j'arrive à prendre du recul et à surtout comprendre les choses différemment. Pas en mode, tout ce que je fais, c'est parfait, je suis une femme multi-passionnée, laissez-moi tranquille, je suis comme ça. Non. Parce que... Certaines de mes décisions, elles ont coûté très cher. Je reviendrai sur cette petite anecdote des 10 000 balles, mais je commence à comprendre qu'il y a une différence entre être perdue et être profondément curieuse. Et tu sais quoi ? Si on remonte un petit peu dans ma vie, il y avait des indices déjà depuis le début. Donc il faut savoir que moi j'ai fait un bac pro communication graphique. A la base, j'étais partie dans un univers super créatif. Je dessinais, j'avais une tablette graphique, je peignais, je passais mes journées à écrire sur Photoshop, à faire des logos... sur Illustrator, la mise en page sur InDesign, tout ça c'était bien avant Canva. Je créais et vraiment j'adorais ça parce que ça me stimulait. Et il faut savoir également que je devais potentiellement continuer vers les beaux-arts. J'y ai été prise, mais je me suis dit ok, t'as fait le tour, donc finalement j'ai plus voulu. Et c'est comme ça que j'ai fait une licence de coréen, sans un coup de tête parce que je me suis dit... Ok, tu parles trois langues couramment, Jasmine. Pourquoi pas apprendre une quatrième ? C'est aussi simple que ça. Parce que moi, entre-temps, je me suis dit que, encore une fois, si les autres peuvent le faire, moi aussi, je peux le faire. Et qui s'est réveillée un beau matin et qui a changé ses voeux sur l'application ? Je ne sais plus comment ça s'appelle. C'était il y a tellement longtemps. Votre copine, elle est vieille. Bon, bref. Tout ça pour dire que j'ai fait une licence coréenne à Paris d'Hydro. Et j'ai aussi vécu là-bas six mois. Donc oui, ta copine, elle sait parler 4 langues couramment. Le français, l'anglais, vietnamien parce que je suis vietnamienne et maintenant coréen. Et à ce moment-là, dans ma tête, je voulais devenir interprète traductrice. Je me suis dit que c'était un métier de ouf, que ça pouvait m'ouvrir tellement de portes. Sauf que je sors de la fac avec cette idée précise, mais personne me prend. Bah oui, personne me prend parce que je sors fraîchement de la fac, je n'ai pas d'expérience. Comment ça, madame Nguyen, vous n'avez pas au moins 10 ans d'expérience ? Ben, coco, je sors fraîchement de la fac. Ouais, voilà. Donc, bienvenue dans le monde merveilleux du travail, ma poule. Donc, je commence à bosser en tant qu'hôtesse d'accueil, puis dans l'événementiel aussi, pareil, toujours hôtesse d'accueil dans l'événementiel. Et avec ça, j'ai continué en tant qu'assistante, puis assistante de direction. Et là, mon dernier poste en date, c'est cadre de gestion à la direction de la sécurité et de la sûreté de France Télévisions. J'étais sur un double poste. Premier vrai contact avec le monde du travail, ça m'avait assez traumatisée. C'était assez violent d'ailleurs. J'en garde une très mauvaise expérience et un mauvais souvenir. En fait, la petite hôtesse d'accueil de 18 ans, que j'étais toute naïve, gentille, il y a eu un chef commercial. que Des crés un petit peu très répugnants d'ailleurs, queutard, gros bille à bière, crâne dégarni, l'haleine qui sentait la clope et le café, draguer absolument tout ce qui bouge, et bah ce fameux chef commercial m'a fait des avances. Donc je refuse gentiment et surtout poliment, et du jour au lendemain, je reçois une lettre chez moi, mise à pied pour faute grave alors que je faisais mon taf à la perfection. Et là, la petite nénette que j'étais, elle s'est prise un gros mur dans la gueule. Mais après ça, j'ai continué. Donc comme je t'ai dit, j'ai été assistante. Assistante chez Hafnar aussi, puis Samsung parce que je parlais coréen. Donc là déjà, tu vois qu'il y a quelque chose. Cette langue que j'avais décidé d'apprendre sur un coup de tête parce que ça m'intéressait, elle m'a finalement servi professionnellement. Après Samsung, je suis partie dans un cabinet d'avocats, puis chez des notaires. J'ai même travaillé chez Cléber Notaire dans le 16ème en face du... du péninsula. Et puis, à France Télévisions, mon dernier poste. Et ce fameux dernier poste dans le salariat, du coup, je me suis retrouvée au sein de la direction de la sécurité, de la sûreté et du secrétariat général. J'étais sur un double poste. Il faut savoir que je ne connaissais absolument rien en tout ce qui était sécurité et sûreté, mais j'étais motivée, j'ai appris sur le tas parce que ça m'intéressait. Et entre-temps, j'ai fait plein de missions d'intérim. Et quand je regarde mon parcours aujourd'hui, je me suis dit mais il n'y avait absolument aucune ligne droite. On dirait que quelqu'un a pris mon CV, il a secoué dans tous les sens. Et ok, bon courage pour comprendre le fil conducteur. Mais pourtant, aujourd'hui, je commence à le voir. Parce qu'il y a quelque chose qui revenait constamment. J'aimais apprendre et j'aime toujours apprendre. Je suis de nature curieuse et si, encore une fois, ça me chichi. Ça va me motiver et j'aurai envie d'apprendre. Nouveau poste, nouvel environnement, nouveaux collègues, nouvelles compétences, nouvelles choses à apprendre. Mais en fait, moi, je suis comme une gosse. Ça me stimule. Et j'aime quand mon cerveau, il fuse de la sorte. En fait, ça me fait limite jubiler mon cœur. Et je veux comprendre comment ça marche. Je veux apprendre. Je veux devenir bonne dans ce que je fais. Et au bout d'un moment, j'ai compris. J'ai appris, surtout. Et j'ai fait le tour. Et c'est à ce moment-là, en fait, quand j'ai fini de faire le tour, et très souvent, surtout dans mes anciens postes, dans le salariat, au bout d'aller quelques mois, six mois, voire un an, j'en pouvais plus. J'avais envie de partir, j'avais envie d'autre chose. Donc je me suis demandé mais pourquoi je suis comme ça en fait ? Pourquoi je ne peux pas juste trouver un poste, m'y installer confortablement et être tranquille, évoluer ? Pourquoi ? Pourquoi il faut toujours que j'ai envie d'autre chose ? Et je suis également comme ça dans ma vie amoureuse, surtout quand l'autre personne en face est fade et me prend pour acquise. Mais bon, ceci est une autre histoire. Et aujourd'hui je crois que j'accepte simplement une chose, c'est que Jasmine... est un électron libre. Je suis un putain d'électron libre, et c'est OK. Après, moi, perso, j'ai mis quand même plusieurs années à me rendre compte que j'étais, enfin, je suis toujours un électron libre, mais je suis pas en train de dire que changer tout le temps de taf, c'est formidable. Moi, ça m'épuisait mentalement. Je suis pas non plus en train de te dire que si tu te lasses au bout de 6 mois, c'est parce que... T'es une sorte de grande âme incomprise par la société. Bref, chaque personne a son histoire. Et moi, je te parle de moi, mon cœur. Et quand je regarde mon parcours, je comprends que j'ai toujours eu un énorme besoin de liberté, de découvertes, de créations et surtout d'apprentissage. Je veux toucher à tout constamment. Et quand j'y réfléchis, ça s'arrête pas que au travail, tu sais. Moi je dessine, j'ai dessiné d'ailleurs quasiment tous mes tatouages, j'en ai plus d'une trentaine. Je peins, j'adore cuisiner. Alors ça par contre, je cuisine seulement pour qu'on me dise que, oh Jasmine tu cuisines trop bien. Attendez, je vais faire des nems maison, du porc au caramel, bon bref. J'écris aussi, bah oui, parce qu'il faut savoir que je suis autrice. J'ai déjà autopublié un roman à 17 ans. Je suis en plein d'écritures d'ailleurs d'une trilogie. N'hésite pas à aller voir le lien que je te laisse dans la description de l'épisode. Il y a les premiers chapitres qui sont disponibles. Je voyage dès que je peux et généralement avec un billet à l'aise simple. J'adore découvrir d'autres pays, d'autres cultures, d'autres façons de vivre. Et tu sais, c'est quand tu voyages dans des pays où les gens, ils ont peu, mais ils ont peu, mais ils te donnent tellement. Moi, par exemple, en Thaïlande, d'ailleurs, c'est mon pays coup de cœur. Tu le sais que je veux vivre là-bas. Les gens n'ont rien, mais ils sont tout le temps souriants, généreux, bref. Ah oui, d'ailleurs, tu sais que la première fois que j'ai voyagé seule, j'avais peur de partir à l'autre bout du monde comme ça, parce que là, maintenant, tout de suite, aujourd'hui, je peux te dire que voyager solo, les voyages solo, c'est le truc le plus ouf que j'ai fait, et le plus kiffant aussi, mais maintenant, je vis que pour ça. Je peux décider. Du jour au lendemain, prendre un billet d'avion sur un coup de tête, elle est simple. Sauf que la première fois que j'ai fait ça, je suis sortie de ma zone de confort, mais de malade ! Sauf que je l'ai fait quand même. Je l'ai fait quand même. Et après l'avoir fait une fois, il y a comme quelque chose qui s'est transformé en moi. Je me suis dit, mais attends, pourquoi tu t'es chiée dessus ? Ça, t'as réussi à le faire ! Ah bah ouais, j'ai réussi à le faire. Et tu sais quoi ? C'est ce que j'ai fait aussi. J'ai commencé un sport de combat à 30 ans. Il faut savoir que j'ai fait pas mal de karaté, taekwondo et jido étant plus jeune. À 30 ans, je suis tombée sur le TikTok d'une meuf qui faisait du Muay Thai. Et je suis partie dans un camp en Thaïlande directement le faire. Pourquoi ? Parce que j'avais envie ! Et si les autres peuvent le faire, moi aussi je peux le faire, c'est tout. Je ne me suis pas dit, non Jasmine, tu aurais dû commencer à 12 ans comme tout le monde, maintenant c'est trop tard. Ben non, j'avais 30 ans, j'avais envie d'apprendre, j'ai commencé et... Fun fact, la personne avec qui j'étais à cette époque-là, cette époque-là, je pense que c'était en 2023 quand même, je lui ai dit ça et il m'a ricané au nez. Il m'a ricané au nez en disant, mais Doudou, t'as pas la discipline pour ça ? J'y arriverai jamais ? T'es pas assez sportive ? Bah tu sais quoi ? Je lui ai prouvé tout le contraire. Tout le contraire, parce qu'on est quand même sur une base de 4 à 5 heures de sport par jour, dont 3 entraînements 6 jours sur 7. Donc la discipline, franchement, je l'ai eue. Et ça, j'ai fait ça pendant 2 mois non-stop. Et je crois qu'en devenant adulte, on oublie parfois qu'on a le droit d'être débutante. J'ai une copine qui a repris ses études. Elle est la plus vieille de sa promo et c'est ok, parce qu'on veut constamment être bonne immédiatement. Bon, bien sûr que t'es bonne ma star, mais ceci est une autre histoire. On veut être crédible immédiatement, on veut savoir, on veut tout savoir maintenant, tout de suite. En fait, c'est le problème de l'être humain, on veut tout, tout de suite. Alors que parfois, t'es juste nulle. Oui, je te le dis, on est cash ici, parfois t'es juste nulle. Et c'est ok parce que tu débutes et on commence tous. Quelque part, tu ne peux pas avoir la science infuse directe. Tu vas apprendre une nouvelle langue, tu vas en chier. Tu vas vouloir faire de la moto, bah pareil, tu vas apprendre. Tu apprends, tu recommences, tu progresses. Et peut-être que dans 3 ans, tu seras excellente. Peut-être que dans 6 mois, ça ne t'intéressera plus du tout. Et tu sais quoi ? C'est ok aussi. parce qu'une... passion n'a pas besoin de durer toute ta vie pour avoir une place dans ta vie. Je sais pas si tu vois ce que je vais dire mon coeur. Et ça, moi je crois que j'aurais aimé le comprendre beaucoup plus tôt parce que on va revenir à ma petite anecdote parce que oui, il faut que je te raconte maintenant cette fameuse histoire où j'ai perdu 10 000 euros. A un moment de ma vie, je tombe sur une fille qui vend des produits de beauté en ligne. Elle était en live TikTok. Décidément, TikTok m'a fait prendre de mauvais choix, entre guillemets. Enfin, je dirais pas mauvais choix. Bon, je reviendrai. Donc, cette fille était en train de vendre des produits de beauté en ligne. Elle était en live TikTok, elle les emballait et ça cartonnait à l'époque. Je la suivais depuis un moment et un jour, je passe commande et je vois qu'elle prépare ma commande en live et elle me demande ce que je voulais comme cadeau, etc. Donc, je regarde et mon cerveau, il me fait, putain... Il y a des couleurs, c'est joli, c'est girly, tu peux interagir avec une communauté, mais en fait putain j'adore, j'adore et moi aussi je veux faire ça. Et comme je viens de te l'expliquer gentiment, chez moi il y a parfois un trajet extrêmement court entre le ça me donne envie et vas-y je le fais, fuck. Donc j'ai ouvert une boutique de produits de beauté en ligne, oui oui oui, et je me suis investie. Mais quand je te dis investi Je ne parle pas juste d'énergie. Je parle d'argent. Beaucoup d'argent. J'ai investi quasiment 10 000 euros dans cette histoire. D'ailleurs, mon produit phare, c'était l'huile de massage comestible. Oui, donc 10 000 euros. Et attends que je te dise parce qu'après quelques temps, quelques mois, j'ai arrêté. Du jour au lendemain. Mais vraiment du jour au lendemain. J'ai... Les derniers mois, je faisais tout à moins 50% parce que je voulais me débarrasser de tous mes produits. Donc du jour au lendemain, j'ai tout arrêté parce que... Pas parce que c'était prenant, non pas du tout. J'aimais ce que je faisais, j'aimais faire des lives tous les soirs quasiment. Ça me prenait du temps d'envoyer les colis, etc. Mais en fait, ce n'est pas ça qui a fait que j'ai stoppé. J'ai stoppé. J'ai arrêté parce que j'avais fait le tour et je n'avais plus envie. Ça ne me stimulait plus, ça ne me titillait plus. Et je m'ennuyais. Je m'ennuyais. Même si, encore une fois, j'adorais faire des lives où je préparais des commandes avec ma communauté. J'étais une petite influenceuse à l'époque. J'avais plus de 10 000 abonnés sur mon compte. J'avais quasiment 500 personnes tous les soirs en live. C'était vraiment très cool. Mais c'est là que mon fonctionnement m'a rattrapée. Vraiment sans prendre garde. Parce que jusqu'ici, changer de poste, ok, ça je connaissais. Ça, ça pouvait me faire recommencer ailleurs. Parce que ça m'est arrivé de démissionner de moi-même, mais je savais pertinemment que j'allais retrouver un taf ailleurs. Mon CV était super capé, et puis j'ai la tchatche, tout ce qui est entretien d'embauche, je sais me présenter, etc. Donc, changer de projet, ok. Changer de passion, bon. Mais là, en fait, ma curiosité venait littéralement de me coûter un bras. Donc, 10 000 balles. Et tu vois, je pourrais retomber dans mes anciens schémas et me dire « Mais Jasmine, qu'est-ce qui t'a pris ? » Je pourrais dénigrer cette ancienne version de moi. Mais à quoi ça me servirait en fait ? À part me taper dessus avec des informations que la Jasmine de l'époque n'avait pas. Non, je préfère comprendre. Parce que comprendre mon fonctionnement aujourd'hui, ça me permet justement de faire différemment. Et la preuve, l'autre soir, je te jure que cet épisode est en train de s'écrire en même temps que je vis les choses. Hier soir, j'étais à deux doigts de m'acheter un nouvel iPhone. Voilà, presque 2000 balles. Et aujourd'hui, tu écouteras cet épisode. C'était pas forcément hier soir, mais il y a quelques jours. Bon. J'avais déjà commencé à réfléchir au paiement plusieurs fois. Il est dans ma wishlist, l'iPhone 17 Pro Max chez Ouïe. Ouais, couleur cerise, ma belle. Ouais, ouais, je le trouve magnifique. Je le veux. Et quand je veux quelque chose, je l'ai. Et maintenant, enfin, aujourd'hui que je suis créatrice, de contenu, mon cerveau il peut très bien me dire mais Jasmine c'est un investissement professionnel, t'en as besoin, c'est important hein, bah tiens, c'est pratique ça, mais j'ai eu un moment un petit moment de lucidité, vraiment un demi-quart de seconde, où en fait, ma petite voix m'a dit attends, attends, attends, est-ce que j'en ai réellement besoin maintenant ? la réponse est non, est-ce que mon téléphone actuel maintenant ? La réponse est oui. D'ailleurs, j'ai un iPhone 14 128Go qui filme très bien parce que j'ai trouvé les bons réglages. La qualité de mes vidéos me conviennent et tout. Est-ce que j'ai d'autres choses plus importantes à payer actuellement ? La réponse est oui. Et Mel Robbins d'ailleurs a dit dans son podcast si tu ne peux pas l'acheter deux fois, ne l'achète pas. Donc voilà. Alors pourquoi est-ce que Cette envie doit devenir une décision ce soir. Donc non, je ne l'ai pas acheté. Et ça peut paraître complètement anodin, mais pour moi, en fait, je trouve que ça montre quelque chose, ça prouve quelque chose. Parce qu'entre la Jasmine, qui a pu investir quasiment 10 000 boules dans une idée, parce qu'elle avait envie juste de l'exploiter, et celle qui, maintenant, arrive parfois à mettre pause, entre guillemets, entre le « je veux » et « je fais » , Et bah, il y a une évolution, une évolution, voilà. Bon, attention, je dis bien parfois. Parce que ta copine là, qui est capable d'avoir une idée sortie de nulle part et d'être déjà en train de choisir le logo de son future business 15 000 plus tard, bah, c'est ok en fait finalement. Et ce n'est pas parce que c'est ok, hein, que du coup... c'est pas fatiguant et prenant d'avoir mon cerveau et peut-être que tu te reconnaîtras en écoutant cet épisode et que tu es comme moi ou pas mais il y a un truc que j'ai compris et que j'apprends et qui est hyper important c'est que toutes mes idées méritent d'être entendues et puis de toute façon si l'univers Dieu appelle ça absolument comme tu veux tu as mis cette idée en tête c'est que tu es capable de la réaliser c'est qu'une version une autre version de toi Là déjà, et toutes ces idées, elles n'ont pas forcément besoin d'être exécutées tout de suite, maintenant. Et je te jure que ça change tout, parce que, encore une fois, moi pendant longtemps, je crois que j'ai confondu avoir envie de quelque chose et devoir le faire maintenant. Alors que non ! Pas maintenant, ne veut pas dire jamais. Je peux vouloir ce nouveau téléphone et ne pas l'acheter aujourd'hui. Je peux avoir une idée de business et la noter quelque part et pas forcément m'y mettre tout de suite. Je peux découvrir quelque chose qui me passionne, je ne sais pas moi, le scrapbooking, voilà. Et ne pas décider d'en faire mon métier. En fait, je peux aimer une activité sans forcément la monétiser. Je peux avoir un projet. Et le laisser dormir 6 mois, même si c'est assez difficile, je t'avoue, pour les femmes entrepreneuses comme moi avec mon cerveau. Mais je peux commencer quelque chose et décider plus tard que finalement, en fait, ça ne me convient plus, que je n'aime plus ça. Parce qu'il faut savoir que c'est ok de changer d'avis aussi. Tu peux, par exemple, te mettre à ton compte, créer des bougies artisanales. Et puis finalement, 6 mois plus tard, te dire mais en fait, j'aime pas du tout ça. Et c'est ok. Donc tu peux avoir 36 000 rêves, comme moi je peux en avoir 36 000 aussi, sans avoir besoin de tous les poursuivre en même temps. Et on va parler encore une fois de mon fameux rayon laser. Parce que je dis souvent que mon cerveau c'est un putain de rayon laser. Sauf que mon rayon laser, il tire dans tous les sens. Hein ? Je peux être en train de marcher parce que je fais ma petite marche tous les matins, je peux être en train de marcher pour faire une manifestation ou pour me vider la tête et finalement me retrouver en train de structurer un épisode de podcast dans ma tête, tu vois. Je peux travailler sur mon activité de créatrice de contenu et avoir une idée pour la scène de mon roman, tu vois. Penser à un carousel. à un nouveau projet, à une collab, une nouvelle DA pour une marque, puis à autre chose. Et le problème d'un rayon laser qui tire dans tous les sens, c'est pas qu'il manque de puissance, c'est qu'il disperse sa puissance. Ok mon cœur, tu comprends ce que je veux dire ? Parce que... Si tu prends cette même énergie et que tu la diriges dans un seul et même endroit, forcément, ça va aller beaucoup plus loin. Et donc, du coup, ça veut dire que ta portée n'en sera que plus grande. Et moi, j'ai énormément de mal à le faire parce que ta copine Jasmine, elle a plein de clientes satisfaites suite à ses coachings et tout ça. Mais moi-même, je n'arrive pas à le faire. pas à appliquer mes propres conseils, tu sais. Et je commence seulement à l'accepter. Pas pour me dire je suis comme ça donc je ne changerai jamais. Non. Parce que se connaître ne veut pas dire se donner une excuse pour absolument tout. Ça veut dire, ok, moi je fonctionne comme ça, mais maintenant qu'est-ce que j'en fais ? Parce que c'est pas forcément... La réponse n'est pas d'essayer de devenir quelqu'un qui n'a qu'une seule passion, j'en ai pas envie, et c'est pas la femme que je suis. Je veux pas devenir moins curieuse, juste pour rentrer dans le moule, juste pour pas déranger. Je veux pas arrêter d'avoir des idées, de toute façon je pourrais pas, hein, mon cerveau il a été conditionné comme ça. Je veux pas me forcer à rentrer dans une case, juste pour pouvoir répondre facilement quand quelqu'un me demande, toi tu fais quoi dans la vie ? Parce que franchement... Non ! Là, t'as combien de temps devant toi ? Parce que moi, ça ne me dérange pas de sortir sur les applications de rencontre, parce que oui, t'es un copine et sur les applications de rencontre, toutes les casquettes que j'ai, enfin, les applications de rencontre, j'en ai pas 36 000, j'en ai qu'une. Petit aparté, encore une fois, Jasmine, je te disperse, attention. Moi, ça ne me dérange absolument pas de dire que, voilà, je fais ci, je fais ça, et tatati, et tatata. Mais par contre... Je veux quand même apprendre à choisir où je mets mon énergie maintenant. Et ça, par contre, c'est différent. Parce que, oui, je peux tout faire. Ça, il n'y a pas de souci. Je peux tout faire. On me l'a dit pratiquement toute ma vie. Jasmine, tu es super capable. Tu peux tout faire, toi, en fait. Et tu sais quoi ? Oui, c'est vrai. Je peux faire énormément de choses. Mais... Je crois que j'ai pris cette phrase beaucoup trop au pied de la lettre, parce que je peux tout faire ne veut pas dire que je peux tout faire en même temps. Tu te rappelles, on avait dit un seul corps, un seul cerveau, une seule vie, je ne peux pas me dédoubler. Donc moi, mon but c'est que plus tard je puisse déléguer, même si ce n'est pas encore d'actualité. J'aurais peut-être économisé 10 000 balles si ça je l'avais compris avant. Et maintenant, mon cœur, on va rentrer dans un autre sujet qui rejoint ce que je suis en train de te raconter, la légitimité. La légitimité ! Parce qu'aujourd'hui, parmi mes 36 000 casquettes, il y a celle de Social Media Manager et de créatrice UGC. et coach de vie, et ci et ça, et ça fait bizarre de dire ça parce qu'il faut que tu saches, et je ne sais plus si je te l'ai dit, que ma formation créatrice de contenu UGC et CM, je l'ai commencé en juillet 2025. J'étais à fond les ballons pendant 2-3 semaines, je me suis inscrite, je me suis formée, pour te dire au bout de 2 jours j'avais déjà mon portfolio qui était... Tout près, j'avais prospecté des marques, j'étais vraiment déter. Et après, plus rien. D'un coup, mon rayon laser était... probablement partie éclairée, je ne sais quoi. Et pendant plus d'un an, je ne me suis pas réellement lancée. Bon, il faut dire aussi que je me suis beaucoup plus consacrée à mon business de coach de vie. Et là, il y a quelque temps, il y a quelque chose qui s'est passé, qui a switché en moi, suite à un appel avec une copine. Elle m'a dit, mais tu peux le faire. Et je me suis dit, bon, maintenant j'y vais. Et j'y suis allée, je me suis sortie des doigts des culs et je me suis dit let's go. Et forcément, quand tu te lances, il y a toujours cette question qui peut venir, c'est est-ce que je suis vraiment légitime ? Parce que concrètement, il y a quelques semaines, je débutais. Mais il faut savoir que ce n'est pas parce que tu débutes dans une activité que tu débutes dans la vie. Tu vois, je débute dans une activité, je ne débute pas dans ma vie. Ça aussi, ça change beaucoup de choses. Parce que je ne suis pas arrivée avec absolument rien. Moi, j'avais un bac pro en communication graphique. Je sais créer, je sais écrire, raconter des histoires, travailler sur une identité visuelle, par exemple. Je sais utiliser les outils de création, je sais filmer, je sais monter. Et j'ai une expérience personnelle et professionnelle derrière moi. Je me suis formée, j'apprends encore. Évidemment que j'apprends encore, de toute façon on apprend encore même dans 10 ans. Et j'ai réussi quand même à avoir mes premières collaborations rémunérées. Mais être débutante dans quelque chose ne veut pas dire que toutes les compétences que j'ai acquises avant disparaissent. Être débutante ne veut pas dire repartir de zéro. Et je crois que ça c'est aussi important si toi qui m'écoutes, tu es en train de changer de métier. Par exemple, ton métier de professeur ne te correspond plus, tu veux te lancer sur les... réseau tu veux faire créatrice de contenu tu veux te lancer dans tout et n'importe quoi tu veux apprendre par exemple aussi une nouvelle compétence et ben peut-être que tu regardes quelqu'un qui fait ça depuis dix ans et que tu dis mais qu'est ce que je fous là pourquoi je me suis lancé ben en fait tu apprends Parce que cette personne que tu admires, cette personne que tu vas voir par exemple sur les réseaux, moi je sais qu'il y a Mathilde Wood que je suis sur ces réseaux, qui est vraiment inspirante. Moi quand je la vois, je me dis, mais pourquoi je ne suis pas comme elle ? Non, je la vois, je me dis, elle est inspirante, j'aimerais m'inspirer d'elle justement. Et ça tu vois, ce n'est pas pareil mon cœur. Tu vas apprendre. Comme cette personne a appris avant toi. Et surtout, toi, tu arrives avec ton histoire, tes expériences, tes compétences à toi, ta manière de réfléchir, ta sensibilité, parce que ça joue aussi, et tout ce que tu as vécu avant. Donc, rien n'est perdu. Et c'est marrant parce que moi, je regarde toutes mes casquettes. Et plus je me rends compte... que toutes les casquettes que j'ai en fait, elles sont en train de se nourrir entre elles. Mon bac pro communication graphique est en train de nourrir ma création de contenu. Mon écriture nourrit mon storytelling. Mon expérience de coach de vie nourrit ce podcast. Et le podcast nourrit ma capacité à prendre la parole et à transmettre. Mes voyages aussi nourrissent ma créativité. Tu vois, je vois la vie différemment aussi. Mes expériences professionnelles m'ont appris à m'adapter à des environnements complètement différents. Et le truc, c'est qu'aujourd'hui, je peux même monétiser certaines de toutes ces compétences que j'ai accumulées. Et ça, je trouve ça incroyable. T'imagines, toi, si tu pouvais monétiser tes compétences, ça, c'est beau. Parce que peut-être que pendant longtemps, je ne me suis pas uniquement éparpillée. Peut-être que j'étais aussi en train de remplir ma boîte à outils. Et je trouve cette métaphore vraiment super belle. J'étais en train de remplir ma boîte à outils. Il faut savoir qu'il n'y a pas d'erreur dans la vie. Ce ne sont que des expériences. OK, tout était prévu. Non, tout n'était pas prévu parce que j'ai pas envie de réécrire ma vie en mode tout était prévu, chaque décision était parfaite, l'univers avait un plan et chaque erreur était un investissement sur je ne sais quoi, c'était stratégique. Non, j'ai pris des décisions de merde, on va pas se cacher, j'ai perdu de l'argent, j'ai parfois aussi investi, j'ai abandonné des choses et des tas de choses. tellement que je ne pourrais pas tout te citer. J'ai commencé des projets que je n'ai jamais terminés. Et crois-moi que la liste est hyper, hyper longue. J'ai probablement dépensé de l'énergie dans des trucs qui n'en valaient absolument pas la peine. Mais ça aussi, c'est ma vie. Et peut-être que certaines choses n'avaient pas besoin de mener forcément quelque part pour avoir compté. Et puis il y a un truc aussi que je commence à comprendre sur moi parce que, tu sais, plus je te parle et plus je comprends des choses sur moi, mon besoin de liberté. Et je te jure que ce besoin constant de liberté, je me sens tellement à l'étroit dans ma vie parfois. Et c'est assez drôle parce que tu sais que je m'intéresse à tout ce qui est spiritualité, astrologie et mon Vénus est en verso. Et pendant longtemps, J'ai détesté ce signe que je ne comprenais pas parce que je pensais avoir aucun point en commun avec ce signe. Et je me disais mais pourquoi j'ai ça et j'ai pas un Vénus en scorpion et tout. Bon bref. Sauf que plus j'apprends à me connaître et plus je comprends un petit peu pourquoi certains aspects associés à cette position, à ce signe en fait peuvent me parler. Par exemple Vénus en verso. c'est le besoin de liberté l'indépendance le côté moins conventionnel le besoin de ne pas me sentir enfermé est ce que je suis la femme que je suis aujourd'hui parce que j'ai venus en verso probablement Probablement, peut-être pas. Bon, je pense que moi je suis surtout Jasmine. Mais la finalité c'est que je crois que j'essaye de construire aujourd'hui. C'est pas juste une entreprise, un business, c'est pas juste un caractère. Je suis en train de construire la vie de mes rêves. Je suis en train de construire la putain de vie de mes rêves. Et ma vie de rêve... forcément elle peut pas être conventionnelle elle peut pas ressembler à celle de monsieur untel madame untel c'est pas possible je rêve grand je veux briller et je suis né pour briller tout comme toi ma star t'es né pour briller on n'est pas venu dans ce monde pour souffrir déjà hein Et j'ai pas forcément envie de faire le même métier pendant 40 ans. J'ai pas envie qu'on puisse résumer toute mon identité avec une seule case. Je veux écrire des romans, je veux entreprendre, créer, voyager, peindre, cuisiner, faire du sport, apprendre, tomber amoureuse. Bon ça c'était pas prévu. Et c'est pas prévu. Faire des vidéos, poster sur les réseaux, parler dans un micro. te parler dans mon micro et peut-être que dans 5 ans, je vais découvrir une nouvelle passion qui n'aura absolument rien à voir avec tout ça. Bon, je te dis 5 ans, ça se trouve, ce sera demain, ça se trouve, ce sera dans une semaine, 3 semaines et tu sais quoi ? J'espère, parce que j'espère qu'à 40 ans, j'aurai toujours autant envie d'apprendre, j'aurai toujours cette curiosité qui me titille l'esprit, tu vois. Et j'espère qu'à 50 ans, je serai encore capable de me dire, « Tiens, ça, j'ai jamais essayé et je veux le faire. » Il n'est jamais trop tard pour entreprendre quoi que ce soit dans la vie. Et par pitié, je t'en supplie, n'écoute surtout pas les gens qui te diront le contraire. D'accord, mon cœur, il n'est jamais trop tard pour entreprendre quoi que ce soit dans la vie. Tu veux commencer un sport de combat à 35 ans ? Vas-y. Tu veux quitter ? ton job pour te lancer et faire des crêpes, je ne sais où. Vas-y, vas-y, fais-le, fais-le. Fais-le, si tu en as eu l'idée, c'est que tu es capable de la réaliser. Et moi, sincèrement, j'ai vraiment envie de continuer d'être tout ça, en fait. Vraiment. Parce que moi, quand j'ai réfléchi à cet épisode, je me suis posé une question. Je me suis dit, pourquoi j'ai autant... Besoin de créer. Pourquoi j'aime écrire, peindre, filmer, dessiner mes tatouages, faire ce podcast ? Pourquoi constamment vouloir essayer encore et encore des choses différentes ? Et je vais te répondre sincèrement, c'est juste que j'ai envie de laisser ma trace dans ce monde. Ok ? J'ai envie de laisser ma trace dans ce monde et c'est surtout que j'ai envie de continuer de rencontrer de nouvelles versions de moi Parce que là, ça se trouve, dans 6 mois, je serai à fond dans une nouvelle activité. Et ce sera une nouvelle Jasmine. Et je veux continuer à faire ça. Et quand je dis que je veux laisser ma trace dans le monde, c'est pas... je veux que dans ces 600 ans, les gens connaissent le nom de Jasmine Nguyen dans les livres d'histoire, tu vois. Enfin, quoique... peut-être, hein, qui sait. Mais c'est pas ce que je veux dire. Moi, ce que je veux dire, c'est que j'ai envie que mon passage ici, sur Terre, Et... Créer quelque chose, donner quelque chose, j'ai envie de laisser derrière moi un livre, une histoire, une vidéo, un tableau, une entreprise, des business, un épisode de podcast, un souvenir, bon bref, une phrase en fait qui aura peut-être aidé une personne à un moment précis de sa vie. Quelque chose, n'importe quoi. Parce que moi, je reçois pas mal de commentaires sur les réseaux, sur Instagram, TikTok. Par rapport à ce podcast, on me dit que je suis inspirante, touchante et motivante. Et dans mes coachings, on me dit que je suis bienveillante en plus d'être un petit rayon de soleil. Tu commences à connaître ta copine. Donc déjà, merci pour tous ces messages d'amour. Vraiment, ça me touche. Mais j'ai aussi envie de regarder derrière moi un jour et me dire Ok, j'ai essayé. J'ai créé, j'ai appris, j'ai découvert, j'ai changé d'avis, je me suis plantée une fois, deux fois, quinze fois, j'ai recommencé encore et encore et encore. J'ai eu des idées absolument mes farfelues, certaines étaient géniales, d'autres m'ont coûté dix mille balles, mais j'ai vécu, et j'ai vécu, et j'ai vécu. Et y'a pas d'erreur dans la vie, mon coeur y'a juste des expériences. C'est inconnu que j'ai embrassé... complètement pompette en Thaïlande ma fille, j'ai eu les 3 mois les plus passionnels et intenses de ma vie par exemple, tu vois. Le travail qui m'a mise en burnout m'a permis de me recentrer sur moi-même et me reconvertir par la suite en tant que coach de vie. Et peut-être que finalement, construire la vie de ses rêves, c'est pas forcément trouver LA bonne version de soi. Tu vois, là, on revient dans le thème la meilleure version de soi. Tu remarqueras que là, je suis pas partie en cacahuète. Mais tu vois, c'est une espèce de version finale où il faut que tu aies le métier parfait, que tu vives à Bali, que ton business te rapporte 100 000 cas par mois, que, je ne sais pas, ta passion, il faut qu'elle soit définitive. La version de toi qui a enfin tout compris et qui ne change plus jamais d'avis, elle n'existe pas, d'accord ? Parce que moi, aujourd'hui, j'ai 31 ans et je ne suis plus la Jasmine de 20 ans. Oh ! Heureusement d'ailleurs parce que c'était une petite faufole qui picolait comme un trou pour prouver je ne sais quoi. Et j'espère sincèrement ne pas être la même quand j'aurai 40 ans. Parce que ça voudrait dire que j'aurai encore appris, encore découvert et j'aurai évolué, tu vois. Et je trouve ça tellement beau de pouvoir me dire que je peux évoluer. Alors, peut-être que ma vie de rêve, c'est pas... d'arriver quelque part, il n'y a pas forcément de ligne d'arrivée, il n'y a pas un point A à un point B tu vois, c'est en fait avoir suffisamment de liberté pour continuer à découvrir qui je peux devenir Et si toi aussi t'es comme ça, t'es comme moi, t'as 36 000 idées, t'as déjà changé de voie ou tu comptes changer de voie, t'as plusieurs passions qui n'ont absolument rien à voir entre elles, si les gens ils te demandent mais du coup tu veux faire quoi exactement et que toi-même parfois tu sais pas quoi répondre, mais mon coeur, t'es pas obligé de choisir une seule version de toi pour rassurer les autres. par contre, et ça c'est la partie que moi-même je suis encore en train d'apprendre tu vas devoir choisir où tu mets ton énergie maintenant. Parce que vouloir plusieurs vies, c'est cool, mais ça ne te donne toujours qu'un seul corps et qu'un seul cerveau. Tu ne peux pas donner 100% de toi à 10 projets simultanément. Je t'avoue que là, je le dis plus pour moi qu'autre chose. Mathématiquement, déjà, c'est compliqué. Mais peut-être que la bonne question, c'est... Enfin, la bonne question. La question que je te pose forcément c'est laquelle de mes passions dois-je abandonner ? Ce serait bien de la switcher et de dire laquelle de mes passions a besoin de moi maintenant ? Laquelle je dois nourrir aujourd'hui ? Laquelle je laisse de côté quelques temps ? Laquelle est un plaisir pour moi ? laquelle mérite vraiment un investissement ? Et surtout, est-ce que cette nouvelle envie a besoin d'une décision immédiate ? Parce que parfois, un demi-quart de seconde de lucidité peut potentiellement te faire économiser 2000 boules. La preuve avec mon achat presque compulsif. Et aussi parfois, un peu plus qu'un demi-quart de seconde de lucidité aurait peut-être pu t'économiser 10 000. J'arrive pas. Parce qu'en fait pour moi je trouve ça complètement lunaire. Mais c'était il y a plusieurs années et c'est du passé tout ça. Mais je vais te dire quelque chose. On apprend constamment, step by step baby. Et on dit qu'on a qu'une seule vie. Et ça c'est vrai, j'en ai qu'une. J'ai qu'un corps, j'ai qu'un cerveau et visiblement 36 000 idées à la minute. Et tu sais au fond je suis tellement reconnaissante d'avoir toutes ces idées. Parce que... comme ça au moins je sais que je serai jamais à court mais justement parce que j'ai qu'une seule vie je refuse de la réduire à qu'une seule version de moi je cherche plus la version définitive de Jasmine j'ai envie de toutes les rencontrer tu vois je veux rencontrer la Jasmine autrice je veux rencontrer la Jasmine entrepreneur celle qui voyage celle qui monte sur un ring à 30 ans par exemple celle qui crée, celle qui se plante, celle qui recommence encore et encore et qui se relève. En fait, cette Jasmine-là, dans 10 ans, je me poserais et je me dirais, mais waouh, toutes ces versions de moi, elles sont incroyables, comme toutes les versions de la femme que tu es aujourd'hui sont incroyables. Donc oui, peut-être que dans 10 ans, j'aurai 5 nouvelles passions. Peut-être que certains de mes projets auront fonctionné, d'autres pas du tout. Il n'y a pas mort d'homme. Mais quand j'arriverai au bout de cette vie, très, très, très, très, très, très loin dans le futur, parce que je compte vivre longtemps, je n'ai pas envie de pouvoir juste me dire « Ok, j'ai été raisonnable, j'ai été cohérente, j'ai bien suivi le chemin qu'on attendait de moi, j'ai fait ce que voulaient mes parents, les gens, la société. » Non, hors de question. Moi, j'ai envie de regarder... toutes les versions de moi qui auront existé et de pouvoir me dire mais putain mais j'ai vécu j'ai vécu et cette vie elle était incroyable tu vois quand je vais revoir mon fameux flashback avant de mourir je me dis mais putain mais Jasmine ta vie elle est incroyable et je veux que toi aussi tu puisses te dire la même chose master et j'espère sincèrement de tout mon coeur que tu pourras faire la même réflexion Vraiment, mais vraiment, parce que tu mérites tout l'amour du monde et bien plus encore. Si tu as kiffé cet épisode et qu'il t'a parlé, n'hésite pas à le partager avec une personne qui te tient à cœur et qui a besoin d'entendre ça. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. En attendant, prends soin de toi, choisis-toi et surtout, aime-toi comme t'aimerais qu'on t'aime. Love you baby !