Speaker #0Bonjour et bienvenue sur la radio de la deuxième chance aujourd'hui nous écoutons un enregistrement qui a été fait 11 10 c'est à dire à la caserne des pompiers à saint-etienne vous avez tout ça vient le mot savent en premier en 1811 napoléon 1er napoléon bonaparte notre empereur à tous au moins pendant 15 ans, a eu un feu sur l'ambassade d'Autriche, en France, où il y avait une grande réception. Et au 18e siècle, l'information, c'est qu'il n'y avait pas d'énormes de sécurité, l'accordi très efficace. On chauffait avec des bougies, enfin, on s'allumait avec des bougies, on s'éclairait avec des bougies. Merci de votre aide. On s'éclairait avec des bougies, il y avait beaucoup de volures, beaucoup de cartons. et puis le feu s'est déclaré. Bon ça, ça arrive tous les jours, mais en 1811, la propagation s'est rapidement propagée à l'ensemble du bâtiment de l'ambassade de Triches. Et il y a eu une dizaine de morts. Et donc Napoléon s'est dit, ça marche pas bien. Donc à Paris avant, il y avait des gardes pompes, qui gardaient les pompes. On mettait de l'eau dedans, on se met la pompe dans tous les sens, et puis ils sortaient un peu d'eau. Ce n'était pas une grande efficacité, mais bon, c'était les prémices un peu de la sécurité inscrite. dans les villages on fait sonner la cloche de l'église parce que c'était le monument le plus important de de la ville et puis après tous les gens faisaient des circuits d'eau et tout on va dire que c'était très efficace mais en tout cas il y avait quelque chose et le mot sapeur pompier vient du mot sapeur sapeur ça vous parle sapeur en l'aide non et sapeur sapeur le mot sapeur dans l'armée on est c'est les génies Génie, les sapeurs c'est le génie. Donc les sapeurs, en fait, ça vient de l'armée, donc les sapeurs pompiers de Paris a été créé par Napoléon. Et donc sapeurs pompiers, c'est tout simple, sapeurs, parce que dans ces unités de l'armée, il y avait des sapeurs qui servaient en ligne pour casser les portes, ouvrir, défoncer un petit peu tout ce qui pouvait être devant eux pour que les fantassins puissent rentrer. Et puis surtout des grands feux de bois l'hiver pour réchauffer les soldats. Ils ont été jusqu'à la Russie, donc ils ont eu besoin de chauffage. Moi, ça ne s'est pas très bien passé quand on était en Russie. Et puis, nous, sapeurs et pompiers, pompiers, naturellement, ça s'est décliné là-dessus. Ici, on est un des sapeurs-pompiers du centre du département, même s'il y a des contributions des grandes communes. Mais là, nous, on est des sapeurs-pompiers aussi, bien sûr. On multique les sapeurs-pompiers de Paris, à part qu'on n'est pas sur le même ministère. On est ministère de l'Intérieur. dirigé par monsieur darmanin jusqu'à encore deux trois ans et puis après si tu veux bien pour lui et après voilà et paris ce sont des généraux puis du ministère de la défense donc le deuxième mot ça pour un pompier d'un tout simplement aux du 11 septembre 1811 et avant il y avait dans beaucoup de villes n'avait pas vraiment d'appellation c'était des gens qui dit ben si elle fait bon on se fait tous ensemble en étant on s'était la chaîne des sceaux d'eau on voit ça encore dans les films Et maintenant, le capitaine des sapeurs-pompiers va nous expliquer comment on devient sapeur-pompier. Tu peux être cuisinier, un sapeur-pompier cuisinier, tu peux être ingénieur, tu peux faire ce que tu veux, mais dis-moi que tu as un diplôme pour rentrer sapeur-pompier professionnel au grade de caporal pour la profession. Parce qu'à côté, il y a des sapeurs-pompiers dans l'interne où ils font une activité de travail et ils viennent nous aider pour compléter les effectifs. Même si on ne voit pas de différence entre un papeur-pompier et un sapeur-pompier professionnel. C'est la même que nous, c'est le même travail. c'est pas tout à fait la même formation. En fait c'est des concours. Pour entrer le sapeur-pompier au grade de caporal, tu passes un concours national, régionalisé pour éviter d'avoir trop de monde au même endroit. Et en fait il y a des épreuves de français, des épreuves de mathématiques, il y a un passage d'entretien et un troc pour les gens qui sont sapeurs-pompiers volontaires depuis 3 ans. En gros c'est tout sur le concours. Pour passer après le lieutenant, il y a 3 possibilités d'entrer dans la profession de sapeur-pompier professionnel. Il y a caporal-pompier professionnel, c'est le deuxième grade de la profession de savoir-papier puisque c'est le concours professionnel le grade de lieutenant sur concours dans les catégories B Bac plus E c'est Bac plus E, tu as le droit d'inscrire en concours, tu vas regarder ce qui se passe dans les concours pour ça BTS pourrait être le lieutenant de menuiserie et BTS bureautique et BTS déconfleur de pneus, je dis une bêtise hein du moment qu'on a Bac plus E, on peut passer au grade de lieutenant si il réussit de concours Et du coup, il fait un grade, c'est Comment ? Ils font un grade. En fait, ta réussite au concours te donne un grade. Après, ça n'empêche pas que quand tu es caporal pompier professionnel, tu passes les grades sous sexy. Mais après, de toute façon, tu as la barrière des concours pour passer à des grades supérieurs. Notamment pour être officier au grade de mieux-temps, c'est le premier grade. Naturellement, il faut un concours. Tu ne passes pas comme ça parce que tu es adjudant-chef, c'est un ancien. C'est quoi les épreuves ? Alors, c'est des épreuves de maths et de physique. C'est des gros crocs, en fait. C'est une culture générale. Donc si tu réussis un BTS, il faut bien regarder les épreuves, comment elles sont faites et tout. Et après, il faut bosser, il faut acheter les bouquins. Mais en fait, tu n'es pas jugé par le pompier. Tu es jugé parce que tu as un bac plus 2 et tu as un niveau pour pouvoir passer le concours. Et au grade de capitaine, ce que je suis, le grade de capitaine pareil, c'est la catégorie A. Je passe un concours de catégorie A pour passer le capitaine. En fait, c'est simple. Quand on est costé en caserne, on est 11 centres mixtes dans le département. Il y a 72 centres dans le département de la Loire. On est 3500 sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires. Mais à Saint-Etienne, je prends les ordres de Saint-Etienne, on est en départ et en média. Donc il peut y avoir des pompiers professionnels et pompiers volontaires de garde en départ et en média. C'est moins de 2 minutes au départ. Même si on fait du sport, on ne prend pas la douche, on ne se mène pas, on part tout de suite. Pour les pompiers volontaires, eux qui sont chez eux ou au travail, où il n'y a pas de centre mix, souvent ça peut dépasser ces 8 minutes. Mais ce n'est pas beaucoup en même temps parce que le temps d'être appelé, de prendre sa voiture, ou de nuit, ou s'habiller, ou monter dans sa voiture. On arrive à la caserne, si les gars ils ne se sont pas changés, il faut changer, il faut quitter le départ, il faut regarder où on va aussi, parce que c'est toujours facile, on va à tel endroit, mais parfois l'adresse, quand on me dit tu pars à tel endroit, je fais moins soin du cul d'aigu. Alors on met Oise, mais l'inconvénient de Oise, c'est qu'ils ne nous amènent jamais sur des lieux d'intervention. S'il y a un feu à un endroit, il fera tout pour vous éviter le feu. Ah ok. Parce que les gens disent, il y a un feu, c'est bloqué, ah oui, bah moi je vais aller sur le feu. Du coup, je parle toujours par Google quand je me perds. Après il y a des parts qui ne sont pas immédiates, c'est-à-dire que si on part en saison feu de forêt, il y a déjà un planning de prêt établi, on est tous convoqués à telle heure, si on nous appelle, parce qu'en fait on s'est rendu disponible pendant une période. Donc généralement on nous appelle le matin pour le soir. Et c'est assez rapide, pourquoi ? Parce que plus on attend, plus on répond à la demande de sollicitation. Et parfois il y a des gens qui habitent dans des, excusez-moi l'expression, dans tout le cul du monde. En fait Saint-Etienne, les pompiers, il y a trois gros centres à Saint-Etienne, plus un centre à porter au Berlin-Rochamolière. On est assez rapide pour aller sur le lieu d'intervention. Mais parfois, vous allez à Saint-Georges-Choucousan, dans un lieu dit inaccessible, parce qu'il y a de la neige, que l'adresse a mal été donnée, parce que la personne ne peut pas se placer sur la route. Parfois, les délais s'allongent. Et les gens ne comprennent pas que souvent, on dit, vous avez mis du temps. Oui, mais bon, c'est pas de ma peau, si tu habites dans le truc du cul du monde. Logiquement, la limite, c'est 20 minutes. Ça peut être jusqu'à 30 minutes dans certains endroits dépeuplés. Et dans le département, d'ailleurs, les endroits sont un peu dépeuplés. Au-dessus de mon brison, dans la ligne, moins ça va, mais dès que vous montez sur les hauteurs... c'est pas évident parce qu'il y a des lacets quand les pompiers de Macla partent en direction de Saint-Régis-du-Point, je sais pas si vous connaissez parfois la route est longue, il y a beaucoup de virages ils vont pas aller trop vite, Saint-Etienne c'est plus rapide on enverbe tout le monde le rayon d'action à peu près du caser c'est par secteur, c'est vrai qu'on a 72 centres on a plutôt une très bonne couverture c'est moins de 20 minutes sur les lieux mais 20 minutes en départ et immédiat ça peut être possible mais moi en tant que chef de colonne je suis posté à Saint-Etienne, on peut faire partir sur Watt Merci. c'est un peu juste. Mais moi, avec le dusteur à 170 km heure, je n'arrive pas. Et aussi maintenant, on fait des piétures de rapide sur la vitesse. C'est pourquoi on a des accidents. Bien sûr. La fonction publique qui a le plus d'accidents, c'est la poste. Mais c'est eux qui font le plus de kilomètres. Chez les pompiers, on a des accidents. On a à peu près une dizaine d'accidents par mois, ce qui n'est pas énorme, mais ce qui pourrait être beaucoup sur les statistiques. Parce qu'on est auto-assuré, Le tourisme ne marche plus chez les intercompétents. On a surtout une tiers-collision, et surtout une responsabilité civile si on écrase quelqu'un. Pour le monsieur, il meurt au pire, c'est pas grave, mais ce sera pour sa famille. Voilà. Mais en fait, quand on part en intervention, il y a des accidents, et là, c'est là les pertes d'intervention, les pertes de temps. Donc parfois, de temps en temps, se faire flasher heureux comme une canne dans tous les ralards de France et de Navarre à 170 km heure sur un truc qui est limité à 90, parfois c'est un peu limite. Il faut savoir aussi adapter sa visite. Très vite, c'est super bien, mais si on n'y arrive pas, c'est une débilité. L'autre jour, j'étais sur l'autoroute, j'étais à 150 km heure. Pour une intervention, j'ai un gars qui m'a doublé à... Donc, il devait être à 180, 180. Ici, il pleuvait. Le mec, il freine, il fait de la toute piste. C'était une BMW, en plus, ça ne tient pas la route. Voilà. Vous écoutez la radio de la deuxième chance. Ouais, il n'y a aucune hésitation. Laisse exprimer tes expressions. Radio de la deuxième chance. Et tout de suite, les équipements de pompiers. On a une sacrée caisse à outils, nous. en fait On verra un petit peu des exemples de véhicules, mais on doit apporter assistance aux personnes, aux animaux et à l'environnement sur notre département. C'est-à-dire qu'avec notre force de un peu plus de 3000 sapeurs-pompiers, on se doit d'avoir des matériels adéquats. On a beaucoup d'autoroutes, donc on doit être armé pour le secours routier. On a beaucoup de potentiel de feu, donc chaque centre de secours a un gros véhicule incendie. On a 94 ambulances. C'est énorme. À Saint-Etienne, il y a trois ambulances par casernes. Et donc, en fait, on se doit une réponse. On a des échelles aériennes au nombre de 12, parce qu'en fait on doit justifier le site d'arriver sur une certaine hauteur rapidement. Et une échelle, c'est ce qui coûte le plus cher. Une échelle sapeur-pompier qu'on achète, la dernière 30 mètres, ça coûte un peu plus de 600 000 euros. Seule échelle. Un fourgon incendie, c'est 250 000 euros. Ça vaut une belle BMW. Ouais, l'échelle est plus chère que le... Ouais, c'est énorme. Une ambulance sapeur-pompier, ça fait 94 000 euros. Un Duster, c'est ce qu'il y a de moins cher, 17 000 euros. Mais par contre, on rajoute 2500 euros de peinture rouge pompier. Et tout ce qui est électronique embarqué, à peu près 1000 balles. Donc, c'est à peu près une voiture à 20 000. Parfois, l'équipement coûte plus cher que le camion. On a des véhicules secours médicaux, où c'est des dusters. Le duster coûte environ 20 000 euros. Il y a 20 000, 25 000 euros d'ergonomie intérieure. C'est énorme. Donc, il reste les véhicules à 50 000 euros. Mais c'est bien entretenu, donc ça tient longtemps. C'est entretenu, mais ensuite, on se doit. Donc, il y a en fait un camion réformable. Un camion incendie, 20 ans. Une échelle, on essaie de la garder un peu plus. Un VSAV, une ambulance, c'est en moyenne 12 à 14 ans. Après, ils sont vendus aux enchères. Parce qu'en fait, on se doit. Parce que plus on avance dans le temps, plus il y a des problèmes de panne. Donc on cascade nos véhicules dans les centres les plus importants au départ. Et puis après, tout simplement, on les remet dans les casernes un peu plus petites. On appelle ça le système de cascade. Un camion neuf, on ne va pas le mettre dans un centre qui ne sort pas. Et comme je dis souvent, les pompiers ne sont pas faits pour sortir. Ils sont faits pour être prêts à partir. Un gars qui est pilote de chasse dans l'armée de l'air, il ne va pas beaucoup piloter son avion. par contre il est prêt à partir quand on appuiera sur le bouton C'est un pompier séparé. Il y a des pompiers qui ne sortent pas de fond jamais. On ne leur demande pas de ne pas sortir, on leur demande de s'entraîner, d'être à jour sur leur recyclage. Et quand ça tonne, ils doivent partir et pas réfléchir. C'est un peu ça la méthode Coué. On est à plat comme ça. Pas que dans un boulot où les véhicules en panne vont réparer. Imaginons qu'il n'y a pas de véhicule en panne, ils ne le réparent pas. Ils ont toujours du boulot, rassurez-vous. Mais en fait, les pompiers, parfois, ils s'entraînent, peut-être parfois pour ne pas sortir. Je vous explique, samedi dernier on avait un match de rugby Il y avait 300 pompiers ici, en attente. Ah oui, prêts à partir s'il y avait un attentat, quelque chose qui se passait. Par groupe, un groupe secours à personne, un groupe incendie, un groupe NRBC, nucléaire et biologie, particulier chimique, si c'est un attentat à risque chimique. Il y avait des berces secours à personne. Il y avait aussi... On était 300 pompiers ici. On a servi directement rien, à part de côté de l'argent à la collectivité. Radio 2ème change. Vous êtes aussi paumé qu'une pomme dans une salade de fruits ? Venez éguider votre salade de prévétance. Sapeur-pompier, un beau métier, mais peut-être un petit peu risqué ? En fait, c'est... Enfin, les risques de métier, c'est assez simple et c'est... Quel est le métier le plus dangereux ? Politique. Non, non, non, on n'a pas encore assez de faits. La police. Non, pas l'armée, c'est pas le plus dangereux. C'est pêcheur. Ah ouais, les roquins. Pêcheur ? Non, les roquins. Une édition... De requins, des bananes... La réper... La réper c'est vraiment ça aussi. C'est quoi ? La réper. La réper. La réper. La réper. Ah oui ! Quel est le métier de bourgeot ? C'est pêcheur. Il n'y a pas de pêcheur. En fait, le métier de sapeur-pompier, tout est fait pour qu'on survive dans notre intervention. Et la fois, ça arrive. On a des morts en service commandé. Et quand on regarde les morts en service commandé, il y a vraiment des morts en service commandé. Il y a d'autres aussi, c'est en partant en intervention, il a pris un malaise carrière. Ça, c'est... C'est lui, on a un jardin aussi. Un accident de circulation. La dernière personne qui est morte, c'est Despatin, on a fait son enterrement hier. Despatin, en fait, il était en retour d'intervention. En retour de garde, il a tapé en moto. Il a pris une voiture. Il est mort en service. Pas en service pour un mot, c'est juste pour une intervention. C'est un mort chez le sapeur-pompier. Ce matin, en intervention ce matin, il a été à la venue officielle. C'est un inconvénient du métier. L'avantage, on a l'impression de servir à quelqu'un. Quand on rentre au sapeur-pompier, parfois ça me fait pitié de me lever le matin, comme tout le monde, j'imagine. Moi, ça me fait pitié de me lever à 7h et de regarder le matin. Mais quand je mets ma touche, je dis ah, je vais bosser. Il y a un certain interprét de la corporation, puis d'aller rendre service à la population. On ne fait pas question, que ce soit toi, toi ou toi, tu as un souci, on appelle les pompiers, on se déplace. C'est ça notre corporation, même si on se décaille. Mais c'est notre cœur de métier, c'est d'aller porter assistance aux gens. Et ça, c'est un de vos avantages. Il faut savoir que les pompiers, dans la fonction publique, c'est des plages à l'aile déjà, avec les mairies aussi. Parce qu'ils aussi, les mairies, ils rendent service pour le petit papier qui va bien, la personne, etc. Et c'est ça qui est important, c'est de savoir rendre service aux gens. L'inconvénient par contre, bien ils sont... Il faudrait qu'on change de service. Parce qu'à un moment, on va avoir des gens fatigués de toute façon. Vraiment on réparait, mais à un moment, on va y avoir de la misère tous les jours. Ça travaille. Alors moi, je suis officier, donc je vois moins de misère. Je suis honnête, je suis cadre. Quand je fais deux colonnes, c'est une grosse intervention, ça me fait plaisir. Mais parfois, de faire des ambulances tous les jours, imaginez-vous, pendant 20 ans, 25 ans, à faire des ambulances et voir de la misère sociale tous les jours. Ce n'est pas tellement de la misère, le mec a une jambe coupée. Ça, quelque part, c'est notre boulot. C'est de la misère sociale. Les gens qui sont seuls toute la journée. Moi, je me rappelle, on faisait les télé-alarmes. Vous savez ce que c'est, les télé-alarmes ? C'est les gens qui sont dépendants d'une alarme chez eux. Et en fait quand on allait chez eux, ça sortait de pourri, bûchette, elle était toute la généralité, elle était dans le noir complet. Et quand vous allez la ramasser, la petite dame, vous vous dites putain, c'est pas juste. C'est ça qui blesse un peu, c'est le côté social, le manque de considération des gens, que les gens sont seuls. Et ça c'est un peu, ça fait un peu patrie, c'est pour ça que quand on ramasse les pauvres gens qui n'ont rien demandé, qui sont dans une misère sociale, on voit comment ils vivent chez eux, ça fait de la peine. Parce que quand on va chez les gens, on n'est pas invité. Quand vous allez chez les gens, vous êtes invité. la plupart du temps j'imagine, c'est à dire qu'il y a du ménage de fait, ça sent bon la cuisine ou même si après vous allez au kebab ou au McDo, peu importe, moi je veux dire ça sent bon c'est propre, c'est rangé, le pot de cuir sur la table parfois quand on arrive chez les ondes, c'est la guerre parce que c'était pas promu qu'on vienne et dans cette misère un peu sociale, les gens sont tapés dessus, ou ils ont plus de soum ils font rien dans le frigo quoi, ou ils ont faim d'électricité parce qu'on leur a tout coupé, ou ils squattent C'est ça qu'on vit tous les jours. Ce n'est pas tellement les petits quartiers, les gens qui vont bien tous les jours qui y sont. Donc moi, j'ai mis un spectre. Avez-vous déjà échoué ? Oui, ça arrive. C'est une bonne question. C'est une bonne question. Parfois, on ne s'y prend pas. Parfois, on est parti pour un malaise cardiaque, la personne était morte. Mais d'arriver à faire des missions, ce n'est pas échouer. C'est qu'à la rigueur, on est arrivé peut-être trop tard. On est arrivé quand c'était déjà trop tard. On est arrivé parce qu'en fait, la peau n'a pas de chance. La personne est partie. Parfois, on perd 10% de la vie chaque minute. Au bout de 10 minutes, le mec est mort. Et par contre, on ne les ramène pas parce qu'en fait, ce n'est pas écrit. parce qu'on va choquer la personne pour arrêter le club pour repartir, Pourquoi ça marche pas ? On l'emmène pas, on met un drap sur la tête de la personne et puis on s'en va, pas si possible en souriant, surtout en baissant la tête pour éviter les regards de la famille. Parfois c'est plus dur, c'est pas tellement de masser une personne, le plus dur c'est de regarder droit dans les yeux la famille. Et vraiment on n'annonce pas la mort, sauf si la tête est disparue. D'accord ? Si la tête elle est là, le tronc il est là, bon, vous considérez que... Il est mort, d'accord ? Il est arrivé, ouais. Ouais, j'ai dit j'ai vu que t'étais coupé. C'est pas très joli à voir. En fait, les échecs, c'est un échec, c'est un échec, mais c'est gaffe. À un moment, il me dit, ben, t'as le temps ? Oui, je vais vous le dire. En fait, c'est du mental, en fait, à un moment. Alors, il y a le travail d'équipe, et le travail en équipe est hyper intéressant, parce qu'en fait, si la personne... Je vais vous raconter une anecdote complètement con. On avait une stagiaire chez nous qui venait arriver pour 8h30 au centre de secours de Rouen. Tu vois bien ? D'accord ? Elle était à l'école lycée du Marais, pas très loin. Et en fait, la gamine super sympa, elle dit, on va te prendre chez nous à Rouen. d'autres états de santé et de l'autre état de sa chambre, peu importe elle arrive super en avance c'est bien mais l'équipe de garde n'avait pas le temps d'injecter parce qu'on a eu le monde d'arriver à 8h30 pour qu'un officier d'accueil l'imprésente à la garde en disant bah oui il sera avec nous pendant X semaines c'est important l'accueil c'est très équipe donc elle arrive super, le mec est arrivé, Bichette dit bon bonjour, vas-y viens en salle, viens avec nous à l'inventaire donc elle est arrivée à 7h30, 7h40 l'inventaire était fini, parce qu'on nous connait nos inventaires par cœur Et puis 7h50 départ intervention. Et en fait, défénestration d'une personne âgée, deuxième niveau. Bon ben voilà, il y a personne qui a tombé la tête la première, deux étages. Il ne fait pas un dessin, il n'est pas mort. Et le mec n'a pas fait gaffe au ticket de départ. Parce que quand on a des stagiaires qui montent dans les ambulances avec nous, on regarde le ticket de départ. D'habitude, quand on est arrêt cardiaque, on ne l'emmène pas. Accident de circulation, on évite aussi. Parce que parfois, c'est de la chair à canon. Ou il n'y a rien parfois aussi. Faut pas croire qu'on fasse beaucoup de trucs aussi de mortifères. Je vais vous dire combien de morts en France d'accidents de circulation. Quand on regarde bien, il n'y en a pas tant que ça. Même si ça fait beaucoup, c'est toujours trop, on est d'accord. Mais on n'en a pas 50 000. Et donc on arrive, Bichette n'est pas tranquille. Elle est arrivée à l'hôpital, 8h30, on appelait la psy pour lui donner un coup de main parce qu'en fait elle n'avait pas supporté. Et après elle a pu monter dans un camion. Oui, c'était un peu trop réticent pour l'emploi. C'est un échec de notre part dans le sens qu'on aurait dû faire attention. nos stagiaires on les préserve pour les mettre dans des situations progressives Même si la vraie vie c'est de tomber un moment sur un mort. Mais c'était pas prévu, elle est pas morte en fait. Je vois bien, elle a tombé, elle est tombée comme une... Elle est pas morte. Ça l'a fait bizarre. Donc on l'a retiré du service incendie comme on le veut. D'avoir des morts, j'en ai fait régulièrement. Je peux vous raconter des anecdotes complètement cons, où on a fait plein de morts à l'appel quoi. Mais en fait, ça vaut pas le coup d'en parler quoi. Parfois, c'est trop tard. Quand on arrive, on part à 10h pour un feu dans un petit village au-dessus de Rive de Gé, de Rive2G où j'étais chef d'unité, je prends le chef d'arrière pour moi parce que... le chef d'arrière avait peu de choses à faire parce qu'en fait il était parti bon peu importe on monte 10h un mercredi matin logiquement Tout le monde est à l'école, tout le monde est au boulot, tout va bien. En journée, il ne se passe rien. Et en fait, on a retrouvé 4 corps, une mère, 3 enfants enseubis dans le truc. C'est tout à brûler. Quand les tuiles sont tombées au sol, ils sont déjà morts les gens. Donc on a creusé pour chercher des cadavres. Comme ils font au Maroc. Une poche de vie inexistante dans du sable et de la terre battue. Au bout de 2-3 jours, les mecs sont enseubis, ils sont irrités, ils sont été croisés. Il y a eu quelques survivants. Les survivants, c'est ceux tout de suite qu'on entend. C'est des bétons. les choses enchevêtrées, il y a des poches, mais quand c'est de la terre battue, il n'y a pas de poche. Donc ils sont morts comme des crêpes qui chènent. Et en plus, ils ont eu du chantier peut-être passé, ou pas, parce qu'il ne faut pas croire, on meurt tout de suite parfois. Mais quand on n'est pas mort tout de suite, tu peux trouver le ton, tu entends peut-être du bruit parfois, parce que tu viens, ils vont te chercher, ils ne vont pas te trouver, ils vont te passer à cocher pendant deux jours, c'est horrible. mais je pense que d'ailleurs ce qui a été déversé surtout en libye de barrage concédé 10 mètres d'eau dans une ville pour tous corps il ya dix mille morts mais ça a été complètement occulté par rapport au Maroc. Je pense qu'à la guerre au Maroc, je pense que les chiffres sont un peu faux, mais ils sont autour de 5000. Tu vois les villages par les coptières qui traversent, ils montent la mure à Javan après, c'est tout l'impression d'avoir un tas de sable. Là ils sont presque à 3000. Au début, au début du premier jour, ils disaient quoi, 300 ? Ouais, au début ouais. 300, 3000, enfin 2900 les poussières, on a rendu à 3000, on est plus après. On a fait les frères en l'air, mais on les dit, la Croix-Rouge parle de 10 000 morts. Et alors maintenant la retraite c'est à quel âge chez les pompiers ? 65 ans. On nous met dans un Ehpad et on mange de la purée à ce jour. Au niveau des conditions physiques, vous vous entraînez des deux sports. C'est obligatoire. Tous les ans ? On est suivi médicalement tous les ans. C'est obligatoire. D'ailleurs c'est là qu'on a le meilleur suivi. La condition physique c'est un minimum. Oui, à l'université je suis coupé. Ah oui, il a dit au bout de la question, j'allais poser... Je demande si vous allez me donner des supports. Comment ? J'ai rien entendu. Je veux donner des supports. Moi, ça, je veux très bien, moi, ça va. Oui, comme je disais, on a une visite médicale obligatoire. Et l'avantage, c'est qu'on est suivi par un médecin. Une fois, j'avais croisé un collègue qui était en train de faire une retraite, qui a 7-8 ans. Il a fait un malaise cardiaque l'année passée. Bon, ben, il n'est pas mort. Et bien, il m'a dit, ma dernière visite chez le médecin, c'est ma dernière année de sapeur-pompier. parce qu'en fait on va pas voir le médecin régulièrement mine de rien donc c'est quand même un suivi médical c'est quand même bien Au côté des vaccinations aussi, parce que parfois, on a tendance... Si tu n'as pas l'effort de regarder ton carnet de santé pour certains vaccins, ce n'est pas très bon que chez nous, ils nous suivent. Merci d'avoir écouté cette émission. Radio Deuxième Chance, la radio officielle de l'Eau de Saint-Loire. Abonnez-vous à la newsletter pour être averti lors d'une sortie de podcast.