- Speaker #0
J'ai pas été élevée dans un milieu où l'érotisme c'était quelque chose de bien, en plus je suis une fille, je suis née en cité, voilà, t'étais habillée un peu moulante, t'étais une pute quoi.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans le podcast Ikigai. Ici on explore donc l'ikigai, la raison d'être qui nous pousse à nous lever chaque matin. Chaque mois nous rencontrons ceux qui ont transformé leur passion en métier. affronter les doutes et trouver leur place. Ils nous racontent comment ils vivent de ce qui les anime vraiment. Aujourd'hui, nous plongeons dans l'univers de souplesse, professeur chorégraphe et performeur international dans un milieu plutôt atypique, le twerk et aussi l'érotisme. C'est bien ça, souplesse ?
- Speaker #0
Oui, c'est bien ça.
- Speaker #1
Souplesse, dis-moi, est-ce que tu peux nous raconter déjà, avant toute chose, ton cheminement personnel et à quel moment la danse a cessé d'être un simple loisir pour devenir ta vocation ?
- Speaker #0
Bah écoute, je pense que déjà la danse, la musique ça fait partie de ma vie depuis toujours. On dansait à la maison, je suis pianiste, ma sœur est pianiste, donc toujours un peu dans l'art etc. Et puis au collège j'ai commencé à danser, d'abord la danse contemporaine et donc rien à voir. Et ensuite au fur et à mesure je suis arrivée dans un lycée où j'ai découvert tout ce qui était dancehall. Donc, j'ai dansé un petit peu d'Handsoul, j'ai fait deux, trois petits concours, etc. Des shows, j'ai dansé pour plein d'artistes et tout ça. Et en fait, le twerk est arrivé en 2012-2013 sur YouTube. Et ça a vraiment explosé. Je me suis dit, oh, waouh !
- Speaker #1
Tu te rappelles qui avait lancé le twerk ? Ou en tout cas, avec qui tu as découvert ?
- Speaker #0
Tu vois, quand j'en parle avec mes élèves, en fait, j'ai toujours vu ça. Parce que moi, je ne suis pas... J'ai pas grandi, tu vois j'ai deux grandes soeurs et donc du coup j'ai pas grandi avec en regarder les dessins animés ou je sais pas quoi, nous on regardait MTV tu vois, les clips etc.
- Speaker #1
Bravo !
- Speaker #0
Donc je pense que j'ai toujours vu du twerk à la télé en fait ou en tout cas des mouvements de bassin etc. Et donc voilà mais vraiment quand j'ai vu ça dans un studio de danse etc. C'était sur YouTube à l'époque, il y avait Fraules, c'est une meuf de l'Est qui avait fait un buzz de fou sur YouTube. C'était le commencement de YouTube, tu vois. Et tout le monde commençait à faire des vidéos de danse un peu concept, etc. Et c'est à ce moment-là où j'ai vu ça, j'ai dit c'est pas mal ça. J'aime bien et je trouve que ça correspondait avec ce que j'aimais. Et puis, en fait, ça a évolué comme ça. J'ai touché un peu à la pole dance, j'ai touché un peu au cerceau aérien, la contorsion, des trucs comme ça. Et puis, après, voilà. J'ai développé le twerk comme ça. J'étais à Bordeaux. Il n'y avait rien à Bordeaux. Donc, j'ai été l'une des premières à faire des cours vraiment de twerk. et pas des cours de boutique où on bouge un petit peu nos fesses j'ai vraiment essayé de développer ça en mode chorégraphie comme je voyais sur Youtube j'ai appris comme ça et puis voilà On était à quelle année à ce moment là ? Quand tu commençais tes premiers cours ? Mes premiers cours, je ne pourrais plus te dire Je ne sais plus quel âge à peu près tu avais Je devais avoir 20 ans peut-être mais ça fait un petit moment déjà
- Speaker #1
Est-ce que tu connais le concept de l'ikigai ?
- Speaker #0
Ben non, tu vas me dire.
- Speaker #1
Ben voilà, parce que comme la plupart des invités qui viennent sur mon plateau ne savent pas encore ce que c'est, mais on est là pour découvrir, donc c'est trop bien. L'ikigai, ça réunit quatre points. C'est un concept japonais qui dit que tu as trouvé ta voie, ta vocation, quand tu fais quelque chose qui te passionne, que tu aimes, pour lequel tu es doué, pour lequel tu es payé, et qui apporte aussi au monde.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc tu apportes quelque chose aux gens. Est-ce que tu penses avoir trouvé à travers ces quatre points-là ton Ikigai ?
- Speaker #0
Déjà, je dirais que... C'est mon travail qui m'a trouvée et pas l'inverse. Je ne pensais pas du tout faire ça. Je ne pensais pas du tout être danseuse, encore moins prof. Moi, déjà, de base, je devais être pianiste. Donc, ça n'a rien à voir. Et classique en plus de ça, donc encore pire.
- Speaker #1
Je vois bien un petit mélange piano-twerk.
- Speaker #0
C'est un projet que j'ai depuis des années, mais je ne trouve pas le temps encore un petit créneau. Mais oui, c'est un cours. Mais ouais, donc déjà, voilà. Après, j'apporte au monde. Non, je n'ai pas cette prétention de me dire que j'apporte quelque chose au monde.
- Speaker #1
Quelle satisfaction ça t'apporte de transmettre cette danse aux gens ? Ça doit bien apporter quelque chose aux gens qui viennent.
- Speaker #0
Oui, certainement. Je vois qu'avec mes élèves, par exemple, je sais qu'ils viennent après leur taf. Ils sont contents d'avoir un endroit safe où elles... Elles peuvent s'exprimer, être à moitié à poil, tu vois ce que je veux dire. Ou elles savent qu'elles ne vont pas être jugées, que c'est ok. Là je parle des femmes mais en vrai c'est ouvert à tout le monde, j'ai aussi des hommes chez moi. Donc voilà, oui, à ma petite échelle j'essaye de... Enfin, je ne sais pas, en fait... Moi, comment je le ressens, c'est je me lève, j'ai envie de faire ça, donc je fais tout pour que ça se passe, parce que j'ai envie de le faire. Je dis souvent aussi, c'est tu te lèves le matin, je ne sais pas si tu prends un café le matin, mais moi c'est café le matin. Moi aussi,
- Speaker #1
obligatoire.
- Speaker #0
Voilà. Et bien, je me lève, j'ai envie d'un café, je me lève pour aller me faire mon café, parce que j'en ai envie. Et bien, c'est la même chose avec ce que je fais dans ma vie.
- Speaker #1
déjà c'est une bonne direction pour vivre de ta passion parce que si c'est ce dont Si c'est ce que tu as envie de faire dès le matin, c'est que c'est ta passion, d'une manière ou d'une autre. Et après tu as réussi à créer tout un business autour de ça. Est-ce que tu étais une des premières à lancer ça en France ?
- Speaker #0
Non, il y a eu Maïmouna qui était là avec son concept bouti-thérapie, qui est toujours là d'ailleurs, en Allemagne aussi.
- Speaker #1
Ah oui, ça me dit quelque chose.
- Speaker #0
Elle forme des danseurs, danseuses partout. Justement, elle a son concept dont c'est très thérapie. Moi, ce n'est pas du tout mon créneau.
- Speaker #1
C'est quoi ta vision ?
- Speaker #0
Non, moi je dirais que c'est plus dans la technique, dans la performance, ce genre de truc.
- Speaker #1
Tu vois ça plutôt comme un sport ou comme un art ?
- Speaker #0
C'est un peu les deux. Parce que tu viens à mes cours, je te dis que tu vas les sentir tes cuisses. Donc non, c'est un peu les deux. Donc non, je ne suis pas la première. Et voilà, mais je développe moi comment je vois mon... mon truc quoi comme j'ai envie de le faire.
- Speaker #1
Est-ce que c'est lié au milieu de... parce que tu me parles que tu me dis que tu es dans le milieu aussi de l'érotisme est-ce que c'est lié au milieu de l'érotisme ou c'est encore autre chose ? Non c'est autre chose. Qu'est-ce que tu fais dans ce cas-là, dans ce milieu de...
- Speaker #0
Alors ça fait des années que je travaille plus particulièrement dans les salons de l'érotisme donc enlevez-vous l'image des trucs un peu glauques et tout ça, c'est pas vrai, faut venir nous voir, voilà. Et que ce soit en France ou à l'étranger d'ailleurs. Là, je pars dans une semaine sur un des plus gros salons à Copenhague. Et en fait, ça va être des performances. Par exemple, j'ai une performance sur le twerk. Donc, c'est un show de 10 minutes où ça va être que du twerk. Et on te demande de faire un striptease intégral. En tout cas à l'étranger. En France, ça reste très soft. Voilà ça dépend des scènes et tout ça que tu fais mais moi je reste très soft dans ce que je fais c'est juste que je finis à moitié nu quoi voilà après j'ai un show plus burlesque années 30 etc... Petite robe, petit corset tout ça et j'ai un autre show là qui va sortir d'ailleurs peut-être que tu as vu récemment Je me suis acheté une petite balançoire.
- Speaker #1
J'ai vu ça. Pas vraiment une balançoire, mais pas pour les enfants en tout cas.
- Speaker #0
Non, c'est pas... Mais voilà. Et donc, du coup, je fais des acrobaties dessus. Donc, on reste sur l'érotisme parce que c'est une balançoire BDSM. Et de base, c'est une balançoire pour s'amuser. Voilà. Avec Monsieur, Madame et compagnie. Madame et compagnie. Oui, moi, je ne suis pas avec vous dans vos soirées ou dans vos matinées. Je ne sais pas. Mais bon, voilà. Et donc du coup voilà on reste sur l'univers de l'érotisme avec cet objet là mais j'essaye d'amener quelque chose d'artistique donc j'ai un costume que je détache par exemple je suis en costard en fait et un peu vinyle tout noir strassé et j'enlève des couches j'enlève donc les bras j'enlève les titis j'enlève le pantalon enfin la moitié des jambes etc enfin bref c'est tout un concept Et donc du coup je fais des accros sur cette petite chaise, enfin balançoire.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà donc ouais voilà. Donc rien à voir.
- Speaker #1
Nouveau show à découvrir.
- Speaker #0
Voilà exactement dans une semaine.
- Speaker #1
Ok nice. Quels ont été les plus grands sacrifices ou les moments de doute que tu as pu vivre ou traverser au long de ta carrière ?
- Speaker #0
C'est une très bonne question. Je pense que des doutes on en a souvent en tant qu'artiste tu vois. On se remet souvent en question, est-ce que je fais bien, est-ce que je fais pas bien, pas assez, trop, comment ça se passe ? Puis avec l'âge, je me dis, est-ce que c'est pas too much, est-ce que si, est-ce que là ? Mais c'est surtout envers moi, ce que je pense, est-ce que je ressens pas, envers ce qu'on pourrait dire de moi.
- Speaker #1
Parce que là, je pense que t'es obligé d'avoir une certaine carapace, parce que c'est sûr que tout ça est un milieu hyper sexualisé, en tout cas via l'opinion publique, etc. Est-ce que tu as dû te protéger de certaines critiques, de certains regards, jugements ?
- Speaker #0
Oui, c'est sûr qu'au début, dans mon adolescence, je n'ai pas été élevée dans un milieu où l'érotisme c'était quelque chose de bien. En plus, je suis une fille, je suis née en cité. Tu étais habillée un peu moulante, tu étais une pute. Donc c'était compliqué. Et j'ai toujours été attirée par les pin-ups. par la femme, l'œil artistique, je trouvais ça incroyable. Je trouvais que la femme, enfin, je trouve toujours d'ailleurs que la femme, il n'y a pas plus, pardon messieurs, mais pas plus incroyable sur Terre.
- Speaker #1
On valide.
- Speaker #0
Le corps, etc. Je trouve les femmes incroyables. Et en fait, je pense que... Je pense que c'était un petit peu compliqué. Et puis j'ai commencé très tôt, j'étais au lycée, j'ai commencé très tôt dans le milieu de la nuit, je travaillais en club, etc. Je faisais le jeudi, vendredi, samedi soir en club. Et le vendredi, j'étais au lycée, tu vois. Vendredi matin, en cours de physique chimie, avec des paillettes partout. Tu vois, les gens pensaient que je sortais en boîte, non ? Je travaille, les amis.
- Speaker #1
Ils savaient, ça parlait. Oui,
- Speaker #0
ça parlait, mais bon voilà. Et puis après, c'était le début, j'avais 16-17 ans, là je commençais à mettre des vidéos sur YouTube, etc. de ce que je faisais.
- Speaker #1
Donc t'assumais pleinement, c'est bien.
- Speaker #0
Oui, mais parce que je suis comme ça.
- Speaker #1
Oui, bah oui. Mais il faut le faire parce que t'as des jugements en plus des jeunes et tout, ça doit pas être évident.
- Speaker #0
Mais en fait, moi au début, quand je fais ce que j'ai envie de faire, je me dis pas que les gens vont me juger ou que... Parce que pour moi, c'est normal. C'est comme mon café du matin. On en revient. Je prends mon café parce que j'ai envie de prendre un café. Tu vois ce que je veux dire ? Pourquoi les gens qui n'aiment pas le café, ils viendraient me voir et me dire... Ils vont te casser la tête. En fait, c'est chocolat au lait le matin. Ce n'est pas le café, d'accord ? Tu vois ce que je veux dire ? Totalement. Et je trouvais ça incroyable. Et oui, c'est vrai que ces années-là... Bon, après, personnellement, ça a été très dur aussi parce que j'avais une situation familiale très compliquée. Et donc, du coup, ça n'a pas arrangé les choses. mais Mais oui, je pense que ça a été très dur à ce moment-là, tu vois.
- Speaker #1
C'était compliqué, pourquoi ? Enfin, si tu veux en parler. Et comment l'ont perçu aussi tes parents, ta famille,
- Speaker #0
ça a été à ce niveau-là ? Alors... Non, en fait, pour aller dans les grandes lignes, ça se passait mal à la maison. J'ai dû quitter chez moi, j'avais 16-17 ans, un truc comme ça, donc je me suis retrouvée en foyer. Je me suis retrouvée vraiment toute seule parce que je n'avais plus de contact avec ma famille. Donc voilà, j'étais au lycée, je développais ce que j'aimais. C'était vraiment, je viens d'arriver, je débarque, j'aime bien danser.
- Speaker #1
C'est comme ça.
- Speaker #0
Voilà, ça s'arrête là. Je me faisais un peu d'argent, tu vois, tranquille, mais sans plus.
- Speaker #1
C'est limite ce qui t'a un peu sauvée aussi peut-être ?
- Speaker #0
Ah non, c'est pas limite. C'est clair et net. tu as pu plonger dedans dans cet univers et te rattacher à ça la puissance de la passion exactement et puis tout ce que je ressentais c'est très cliché très bateau ce que je dis mais tout ce que je ressentais je le faisais je le sortais en vidéo, en photo, en show tu vois j'ai toujours été là dedans je me suis un peu guérie comme ça tu vois par exemple j'ai fait un show un peu improbable d'une petite fille où son papa n'est pas présent Et j'ai fait un show comme ça sur un salon de l'érotisme Ça n'a pas lieu d'être là Mais c'était un show contemporain Où je me foutais à poil Physiquement, psychologiquement Tu vois ce que je veux dire ? Donc voilà J'ai été là-dedans Et puis j'ai fait aussi un passage télé J'avais 21 ans C'était la première fois que je passais à la télé C'était incroyable talent C'était horrible Pourquoi ? Hum... Parce qu'en fait on ne te prépare pas à ce qui va se passer après. J'avais 21 ans donc c'était il y a un petit moment déjà. Et en fait le twerk n'était pas aussi médiatisé. Du coup j'arrive avec mes petites fesses sur le plateau. Je fais mon truc parce que moi on m'appelle et on me veut sur le plateau. Donc j'y vais, tu vois, je fais mon truc. Et puis voilà, je savais qu'ils n'allaient pas me reprendre, je savais qu'ils voulaient juste un petit buzz. Et puis voilà, ça fait un bad buzz. Je me suis retrouvée sur des articles, etc. À ce moment-là, je ne sais pas, peut-être qu'il y en a qui m'ont vue et qu'ils ont vu aussi cette édition, il y avait un mec qui peignait avec son sexe. Et genre, c'était les gros titres. C'était, je ne sais plus exactement comment ils ont foutu ça, mais c'était un mec qui peint avec son sexe et la meuf qui twerk, quoi, tu vois, un truc comme ça. Donc c'était très cul quoi, tu vois. Et bon après, je sais, parce que je sais que le cul ça fait vendre et je sais, j'en joue aussi tu vois, je suis pas, tu vois. Mais bon, voilà, c'était ça. Et puis c'était au début de Twitter, comment te dire, que je m'en suis pris plein la gueule sur Twitter. Moi j'étais pas là-dessus. Mais mes amis de l'époque m'envoyaient des captures d'écran, des sidélas. On a dit ça, tout le monde s'embrouille avec tout le monde.
- Speaker #1
En plus, tout le monde ramène des trucs.
- Speaker #0
Et moi, j'étais là, non, mais arrêtez de m'envoyer ça parce que ça me fout en dépression. Et en fait, je ne suis pas sortie de chez moi pendant un mois parce que j'étais au bout du rouleau. Et quand je sortais, les gens me reconnaissaient. Je n'ai jamais eu de problème dans la rue, etc. Tout le monde me demandait des photos, des autographes à l'époque. Oh là là, on dirait que j'ai 60 ans. Mais voilà. Et donc voilà, ça se passait très bien et tout, tu vois. Mais c'est vrai que sur les réseaux, c'était...
- Speaker #1
Là, tu avais tout le feu des projecteurs sur toi. En plus, Dieu sait qu'à l'époque, quand tu passais à la télé, tout le monde te voyait. Aujourd'hui, à la limite, ça va. Mais à l'époque... Et encore,
- Speaker #0
les gens, ils se permettent trop de donner leur avis. C'est terrible.
- Speaker #1
Et comment tu te protèges alors de tout ça justement ?
- Speaker #0
Au début, tu ne te protèges pas. Parce que tu ne connais pas, tu ne sais pas comment on fait. Personne ne te dit comment faire. Moi, j'ai des parents plus ou moins à l'ouest présents une fois sur deux. Tu ne sais pas trop. Tu essaies de gérer comme tu peux, tu vois.
- Speaker #1
Tes parents, ils t'ont parlé de ça, de ce passage télé ?
- Speaker #0
Ma mère était là avec moi parce que c'était un moment où on se parlait. On s'était réconciliés. Et je lui ai dit, viens avec moi sur Paris, parce que j'étais à Bordeaux à l'époque. Je lui ai dit, viens avec moi sur Paris et tout, je passe à la télé, donc voilà. Mon père, on ne se parlait pas, mais je crois qu'il l'a vu, je ne sais plus, enfin voilà, il l'a vu quoi. Il m'a vu sur TF1 aussi, quelques mois plus tard j'ai fait un passage sur TF1, puis après j'ai fait C8 dans la foulée. Il n'a rien à me dire, enfin oui, bah oui, ta fille a fait ça, oui, bah ok, ouais, mais c'est ma vie. De toute façon,
- Speaker #1
comme vous étiez déjà plus en totale entente et tout.
- Speaker #0
Ouais, puis en vrai, il n'a jamais trop été légitime à me dire quoi que ce soit, tu vois. Donc voilà, je fais ma vie, je fais mes trucs. Après, oui, c'est compliqué. Au début, tu t'en prends plein la gueule et après, tu essayes de te blinder. Et puis, c'est la vie, quoi. Et en fait... au fur et à mesure, moi ce que j'ai envie de faire ça bouge pas, juste ça se développe et en fait les gens ils arrivent dans ta vie, ils te disent que tu es une pute, que tu es ci, que tu es là, hop ils repartent puis après c'est à nouveau, puis hop ils repartent. Enfin tu vois ce que je veux dire, c'est leur problème,
- Speaker #2
ça leur appartient tu vois ce que je veux dire Exactement
- Speaker #0
Au fur et à mesure, ben voilà, tu penses que je suis une pute, mais moi je le vis très bien les amis. Moi je suis ok avec ce que je suis, tu vois, c'est toi qui projette sur moi le fait que tu serais pas capable de faire ça, t'aimerais pas avoir une soeur comme ça, tu serais pas capable d'assumer une femme comme ça dans ta vie, etc. Et c'est ok, genre, t'as le droit de penser ce que tu veux, tu vois, mais laisse-moi faire ce que je veux.
- Speaker #1
Justement, en parlant de ça, les relations, comment ça s'est passé ? Les hommes plutôt bien pris, dans tes relations, peu importe avec qui d'ailleurs, c'est ce que je dis, les hommes automatiquement, mais comment l'ont pris tes partenaires ?
- Speaker #0
Ben écoute, j'ai grandi en étant, tu sais avec le recul, tu vois, maintenant je peux dire ça, j'ai grandi en étant hyper sexualisée, sans que moi je m'en rende compte, parce que quand t'as 20 ans, tu calcules pas trop que les hommes te regardent, et que si et que là, tu vois ce que je veux dire, moi j'étais pas là-dedans, Je sais que j'étais très très sexy dès le...
- Speaker #1
pas le plus jeune âge mais t'as capté. T'es pas loin.
- Speaker #0
Mais non mais tu vois j'étais très attirée par les trucs courts, les trucs serrés, j'aime bien montrer mon ventre, j'aime bien montrer mes fesses, nan nan. Et j'avais pas de problème avec ça et je trouvais ça normal parce que, ben pardon mais on est foutus pareil en fait. Enfin, bon plus ou moins. Plus ou moins, pas tous. Mais t'as capté, enfin tu vois ce que je veux dire, enfin on est pareil, on est des humains en fait, point. donc pour moi il n'y avait pas ce truc là de voilà et donc du coup je rencontrais des hommes des hommes qui voyaient ce que je faisais voyaient mon physique à ce moment là et étaient bah oui on va bien s'amuser avec elles Voilà, donc ils s'amusaient et puis dès qu'ils s'attachaient un petit peu, qu'est-ce que je vais dire à mes parents, je vais leur dire que tu fais quoi dans la vie, je peux pas me mettre avec une femme comme toi, tu vois. Donc j'ai toujours été avec des hommes comme ça et moi j'étais dans le je te prouve que je suis une femme bien, parce que j'ai pas eu d'homme dans ma vie, mon papa il était pas là, il était pas présent, donc j'avais besoin d'une présence masculine très très forte. Et en fait, le seul moyen d'avoir une présence masculine, c'était ce biais-là. Je savais que j'appelais quelqu'un, lui, il voulait ce qu'il voulait, moi, je voulais juste un câlin, tu vois. C'est grave triste, ce que je dis. Mais c'était ça.
- Speaker #1
Mais c'est beau déjà de se rendre compte de ça aussi et d'avoir analysé. Je ne sais pas si tu as vu quelqu'un qui t'a fait dire ça ou si tu t'es auto-bien joué.
- Speaker #0
C'est moi toute telle comme une grande.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
non, non, mais tu t'en rends compte, tu grandis, tu vois comment les gens te perçoivent, etc. Et tu dis, ah, d'accord, ok. Et donc voilà et puis on essaye de sortir de ça. Les années passent et tu te rends compte de certaines choses tu vois donc donc voilà maintenant je suis sortie de ça je crois.
- Speaker #1
Sortie de ça c'est à dire des relations ou de cette vision de la relation ?
- Speaker #0
Non de cette vision de la relation d'essayer de montrer aux gens que je suis une femme bien, que moi aussi tu sais je sais faire la cuisine je sais tenir une maison et je suis capable d'être une femme tu vois. C'est très cliché ce que je dis mais tu vois ce que je veux dire voilà. Mais ouais donc voilà donc on est sorti de là et puis on essaye de prendre soin de soi chose que j'ai pas forcément appris quand j'étais petite donc on essaye d'évoluer de d'abord penser à soi et en fait j'ai rien à prouver à personne tu vois je sais qui je suis quand comment pourquoi je le fais et c'est ok et puis un jour Là, je sais que mon mari, il est en train de marcher. Bon, il marche très lentement, apparemment, parce que...
- Speaker #1
Mais un jour, ton prince viendra.
- Speaker #0
Mais il a intérêt. Il faut se dépêcher un petit peu, parce que... Voilà.
- Speaker #1
Annonce officielle. Ça,
- Speaker #0
tu es lancée. Mais voilà, je suis prête. Ça a mis du temps, et je pense qu'on est sortis de ça, tu vois.
- Speaker #1
Ok. Bravo, déjà, pour ce cheminement, parce que ça ne doit pas être évident.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et puis oui, s'accepter soi-même, etc. D'un côté, tu t'es tout de suite accepté toi-même avec ta passion et le fait de montrer et tu t'en fous, etc. Mais c'est vrai que cette image que tu peux avoir quand tu veux avoir des relations, ça n'a pas dû être évident. Oui, donc c'est un autre travail. Mais au final, je pense que c'est la même histoire. Reste qui tu es et tu attireras la personne qui te conviendra. Oui,
- Speaker #0
exactement. C'est ce que je me dis.
- Speaker #1
Il y a une bonne question qui a été posée également. En tant que maman, comment tu te positionnerais ? Si demain, effectivement, ton fils,
- Speaker #0
ta fille irait dans cet univers ? Moi, en tant qu'enfant, déjà, j'ai manqué de soutien par rapport à mes parents dans tout ce que je fais et ce que je faisais à l'époque. Donc, si moi, je dois me positionner en tant que maman, je pense que le premier truc, c'est sûr que ça fait peur, c'est sûr que moi, je sais par quoi je suis passée. Mais je sais que si demain mon enfant décide de faire tel truc, je serai apte à l'accompagner dans ce qu'il veut faire et essayer de le protéger un maximum. Je pense que je serai plus dans cette démarche-là de « bon, tu veux être ça ou tu veux faire ça, ben let's go, on va le faire, par contre, t'as intérêt à être le meilleur frérot. » Tu vois ? Ah oui,
- Speaker #1
t'es compétitrice.
- Speaker #0
Non, ce n'est pas compétitrice. C'est que... Me fais pas avoir du stress pour rien. C'est dur à ce point de vue.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
mais tu vois, bien sûr que c'est dur. Parce que moi, je peux comprendre aussi que mes parents, ils aient peur pour moi. Je voyage toute seule dans des pays où on ne parle pas ma langue. Je travaille la nuit. Bon, là, j'ai arrêté, mais je travaillais la nuit. J'ai affaire à des hommes. Il m'est arrivé des dingueries avec les hommes. Enfin tu vois je sais que c'est dangereux, que c'est difficile, que tout ça. Donc déjà j'aurais déjà plus d'armes peut-être que mes parents. Tu vois ce que je veux dire ? Donc déjà j'espère en tout cas pouvoir protéger mon enfant de tout ce que j'ai pu vivre et tout ce qu'il y a, parce que tu connais tout ce qui se passe aujourd'hui. Et encore une fois t'as pas besoin d'être dans ce milieu pour qu'il t'arrive des dingueries. Mais voilà.
- Speaker #1
C'était quoi la pierre d'un gris qui t'est arrivée, si on peut en parler, si ce n'est pas trop délicat ?
- Speaker #0
Encore une fois, j'ai l'impression que c'est une banalité pour une femme, mais le viol. Voilà, j'ai niqué l'ambiance !
- Speaker #1
C'est chaud, mais je comprends du coup pourquoi cette protection.
- Speaker #0
Donc voilà, mais je pense que je serai dans l'accompagnement plus que... Non, tu ne fais pas ci, tu ne fais pas ça, parce qu'on sait tous que l'interdit donne encore plus envie.
- Speaker #1
Surtout qu'elle va dire, oui mais toi maman, t'as fait ci, ça, ça
- Speaker #0
Exactement, moi je peux pas Je peux pas, tu vois Je peux dire, non, fais pas comme ta mère C'est pas possible Donc t'as envie de faire ça, tu le fais Si t'as besoin, je suis là, je serai toujours là pour te soutenir En tout cas, j'ai envie D'être dans cette démarche-là avec mon enfant Quoi qu'il fasse, quoi qu'il Enfin, voilà T'es mon enfant, t'es ma chair, mon sang Je suis là avec toi jusqu'à Jusqu'à la mort, quoi il n'y a pas de... Pas de problème. Enfin, j'espère en tout cas être comme ça. Parce qu'une fois que t'es maman, c'est autre chose.
- Speaker #1
C'est autre chose, on sait jamais vraiment, mais oui, t'as déjà la vision. Et est-ce que pour toi, le twerk, etc., tout ce que tu fais, tout ce que tu proposes, c'est un art à part entière ?
- Speaker #0
Oui, carrément. C'est une culture, c'est une façon de voir les choses aussi. C'est plein de valeurs dans lesquelles je me retrouve, tu vois. donc on est euh
- Speaker #1
C'est quoi ces valeurs ?
- Speaker #0
Je trouve que c'est très libre, très ouvert. C'est tout le monde ensemble, tout le monde se soutient, tout le monde se hype. C'est tous les corps, tous les genres, toutes les couleurs. C'est juste on est là, on danse, point.
- Speaker #1
Et vous kiffez.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu me donnerais presque envie de faire du tour. Bah oui,
- Speaker #0
bah viens, écoute.
- Speaker #1
Ça risque pas.
- Speaker #0
je suis peut-être pas assez libre à ce moment là mais voilà c'est vraiment ça que je recherche dans ma vie de tous les jours tu vois et que j'essaye d'apporter à mes élèves tu apportes des choses finalement est-ce que t'aurais pas le quatrième point ? peut-être j'essaye de mettre en place des choses qui me font du bien moi et ensuite je donne à mes élèves ce que je peux voilà
- Speaker #1
Est-ce que tu te définis plus aujourd'hui comme une businesswoman, une artiste, un peu tout ça ? Comment tu te définirais ? Ou juste, je suis moi, et puis voilà.
- Speaker #0
Je dirais que je suis une petite meuf qui fait ce qu'elle veut, point. Voilà.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ouais, je sais pas. Demain, sans doute, je serai artiste de peintre, sans doute, je serai architecte, j'en sais rien. Pianiste. Peut-être. Enfin, je me coupe les ongles, mais...
- Speaker #1
Ça va, elles sont pas trop lourdes.
- Speaker #0
Ça va.
- Speaker #1
mais ouais et quel serait ton conseil essentiel à quelqu'un qui souhaite vivre de sa passion, surtout une passion qui serait considérée comme atypique j'ai envie de dire en vrai qu'est-ce qui est atypique,
- Speaker #0
on s'en fout de ça non ? tu vois déjà il n'y a pas de c'est atypique ou c'est pas pour un tel ou tu devrais pas parce que c'est atypique dans le sens où tu vas être prêt à être
- Speaker #1
confrontés au regard des autres.
- Speaker #0
Je vois tout à fait ce que tu dis, mais justement, je pense qu'il faut s'en foutre. Ouais, parce que tu peux être secrétaire aujourd'hui et à 45 ans, tu te dis en fait, je plaque tout, je vais être pâtissière. Les gens autour de toi, ils vont dire mais attends, t'as vu quel âge t'as ? T'as trois gosses, t'as 45 balais et toi, tu vas faire une formation et tu vas être pâtissière. Non, mais n'importe quoi. Il n'y a pas besoin de faire un truc atypique pour que les gens aient un regard sur toi.
- Speaker #2
Il est vrai.
- Speaker #0
Tu vois, donc du coup, si demain, si aujourd'hui tu es secrétaire et que demain tu vas être pâtissière ou demain tu vas être actrice porno, ben fais-le, il y a quoi qui t'empêche de le faire en fait ? Genre il y a des gens, des gens, donc il y a des gens. Non mais je trouve le concept incroyable.
- Speaker #2
C'est vrai.
- Speaker #0
Il y a des gens qui vont rentrer dans ta vie deux secondes. Tu sans doute, tu les connais même pas en plus, tu vois. Ça peut être des followers, ça peut être GG Le Boucher, ça peut être n'importe qui qui va te dire tu n'as pas. pas le droit de faire ça parce que si parce que ça ou tu attention tu devrais pas faire ça parce que tu es un tel ou parce que en fait ça se fait pas mais à quelle heure genre À quelle heure, à quel moment ? Je trouve que c'est un truc de fou de faire ça. Genre l'audace est incroyable, tu vois.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Je trouve que c'est incroyable.
- Speaker #1
Il faudrait que les gens s'occupent un peu de leur vie.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Avant toute chose.
- Speaker #0
C'est qui qui paye ton loyer ? C'est Gégé ? Ben non, c'est toi. J'embête ce Gégé. Non mais tu vois ce que je veux dire ? Tu te lèves, tu ne te lèves pas pour les autres, tu te lèves pour toi. Le soleil se lève pour tout le monde. Si tu as envie de faire ça, fais-le, il n'y a rien qui t'empêche. C'est juste des pensées limitantes de se dire que, ah ouais, mais si je fais ça, les gens, ils vont penser que... Mais les gens, on s'en fout, en fait. Est-ce que quand les gens vont faire des trucs, ils vont penser que Séverine, secrétaire, en fait, elle va penser que... Non, non, en fait, fais ton truc.
- Speaker #1
Totalement. Et d'ailleurs, tu as fait ton truc. Et aujourd'hui, tu m'as expliqué tout à l'heure que tu as ta sixième édition. du, comment tu l'appelles, Twerk International ? Alors,
- Speaker #0
c'est French Twerk Champions. En fait, on travaille avec les championnats du monde, donc le logo que tu connais, c'est l'international. Mais ouais, moi je fais l'édition française et donc là, c'est la sixième édition.
- Speaker #1
Bravo !
- Speaker #0
Dans un mois.
- Speaker #1
Et ça a fait que évoluer, de ce que je vois et de ce que tu m'en as dit. C'est passé de combien de places ? Ah,
- Speaker #0
on était de 100, 150 à au double, voire là, 400 places à peu près.
- Speaker #1
Joli. Ça a lieu quand et où ?
- Speaker #0
C'est le 25 octobre à la place à Châtelet. Donc, c'est sur deux jours, en fait. Le samedi soir, donc, tu as le concours le 25 octobre avec des shows. Il y a des stands où tu peux acheter des petits shorts, des petits trucs. Et ma nouvelle collection, c'est parce que j'ai une collection.
- Speaker #1
Businesswoman, donc. Un petit peu sur les dents. Non,
- Speaker #0
mais ce n'est même pas ça. C'est qu'un jour, mes élèves m'ont dit, pourquoi toi, tu ne fais pas des shorts ? on va faire des chants vous voulez quoi d'autre je fais tout et le dimanche je fais venir des guests tout le week-end et le dimanche on a des cours de danse à Feeling Dance c'est à Pantin il
- Speaker #1
faut aller voir ça il faut aller voir ce show il faut venir voir il y a plein de belles choses que tu proposes si vous voulez participer, faire des cours regarder un spectacle Merci. peu importe, on va mettre les petits réseaux sociaux. Oui,
- Speaker #0
avec plaisir, merci.
- Speaker #1
Si tu devais parler aujourd'hui à toi enfant, ton toi enfant, ton toi jeune, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Hum... Je sais pas. Que... Que le temps guérit. Et que ça va aller. Ouais.
- Speaker #1
Arrête, je vais pleurer. Non,
- Speaker #0
non, non. Non, ouais, que le temps guérit, que ça va aller, que tu vas faire ce que tu dois faire et que, en fait, tout est écrit. Enfin, pour moi, dans ma vision, tu vois, tout est écrit et t'es pas là comme ça pour rien, tu vis pas les choses comme ça pour rien et que c'est OK, ça va se faire.
- Speaker #1
Le temps guérit.
- Speaker #0
Ouais, je trouve. Non ?
- Speaker #1
Ah, bien sûr. Je suis totalement d'accord avec ça. Donc il faut vivre l'instant présent et puis pas calculer tout ce qui se passe autour.
- Speaker #0
Non, non, non.
- Speaker #1
Il faut faire ce que t'aimes et ressentir cette flamme. Comment on ressent cette flamme, cette passion ? Comment on sait qu'on a une passion, selon toi ? C'est pour ceux qui cherchent leur passion, parce que beaucoup autour de moi me demandent, Jim, comment je sais, quelle est ma passion ? J'en sais rien, j'aimerais vivre quelque chose de passionnant.
- Speaker #0
Déjà, c'est ok de ne pas avoir de passion. Il faut arrêter de se prendre la tête avec ça.
- Speaker #1
Oui, mais si t'as envie de faire quelque chose qui te donne envie de te lever chaque matin.
- Speaker #0
Si t'as envie...
- Speaker #1
Sans que ce soit forcément, quand je dis passion, tu sais, ça peut pas être que ou pianiste ou artiste ou machin. Oui, oui, bien sûr. Tu peux juste être passionné de parler avec des gens, même d'être derrière, d'être caissier, voilà. La passion, ça peut être tout et n'importe quoi. Déjà, je pense qu'on allie trop peut-être passion à un art, tu vois. Ouais, c'est vrai,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Comment on ressent ça ? Comment tu as su ?
- Speaker #0
Franchement, j'ai pas su. Je pense que c'est évident, tu vois. C'est... Tu... Bah je sais pas, tu respires quoi, tu vois, c'est évident. Tu n'y penses pas, tu le fais parce que tu dis que tu aimes ça et que voilà.
- Speaker #1
Il faut s'écouter, en fait il faut réfléchir à ce qui te donne envie de te lever chaque matin, hormis le café, en plus du café. Mais je pense qu'il faut réfléchir à ça et là tu trouveras ta voix tonique qui gagne.
- Speaker #0
Ouais ouais, c'est clair.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je pense.
- Speaker #1
Est-ce que tu as autre chose que tu avais envie de dire ? aux gens, peut-être un événement que tu as ou peut-être un conseil à donner. que tu n'as pas dit ?
- Speaker #0
Alors là, tu me prends du coup... Je ne sais pas, mais... Qu'est-ce que je peux te dire ? Déjà, je donne des cours réguliers, je fais ma petite promo.
- Speaker #1
Voilà, c'est fait pour.
- Speaker #0
Je donne des cours réguliers les jeudis à Gare de Lyon dans un studio qui s'appelle The Field. Les mardis dans un studio dans le 92 qui s'appelle G-Base. Et voilà, suivez-moi, regardez ce que je fais, intéressez-vous... au twerk à la culture et pas juste les petites meufs avec leurs petites fesses qui twerkent dans les clips de Booba, même si j'en fais partie. Mais voilà, le twerk, ce n'est pas que ça. Et puis, je ne fais pas que du twerk. Donc voilà, n'hésitez pas à bien regarder. Et surtout, j'ai envie de dire, pour peut-être clôturer, pensez à vous. Pensez à vous. Ouais, soyez égoïstes. Et voilà.
- Speaker #1
Et votre monde s'en portera mieux.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
Merci beaucoup Souplesse. Merci pour ce bel échange. Et d'avoir exposé tout ça aux spectateurs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et à nous-mêmes. Et voilà, un grand merci à Aurora Studio, Aurora Agency, toujours Kevin et Dani. Et on se retrouve très vite pour le prochain épisode. Salut Souplesse.
- Speaker #0
Salut. Ciao.